Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Romans 7:1-12

Ou bien ignorez-vous, frères (car je parle à des gens qui connaissent la loi), que la loi n'a puissance sur l'homme que pendant qu'il vit ? En effet la femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il vit, mais si le mari vient à mourir, elle est dégagée de la loi qui la liait au mari. C'est pourquoi, pendant la vie du mari, elle méritera le nom d'adultère si elle se donne à un autre mari ; mais si son mari vient à mourir, elle est affranchie de la loi, en sorte qu'elle n'est pas adultère en se donnant à un autre mari. Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous avez été mis à mort en ce qui concerne la loi par le moyen du corps de Christ, pour que vous vous donniez à un autre, à celui qui est ressuscité d'entre les morts afin que nous portions des fruits pour Dieu ; car lorsque nous vivions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de manière à porter des fruits pour la mort. Mais maintenant nous avons été dégagés de la loi, en mourant à ce qui nous retenait captifs, en sorte que nous servons sous le régime nouveau de l'Esprit et non sous le régime ancien de la lettre. Que dirons-nous donc ? Que la loi est un principe de péché ? Loin de nous cette pensée ! Cependant je n'aurais pas connu le péché sans l'entremise de la loi ; et en effet je ne connaîtrais pas la convoitise, si la loi ne disait : « Tu ne convoiteras point. » Mais le péché saisissant l'occasion a développé en moi, grâce à ce commandement, toute sorte de convoitise ; car sans la loi le péché est mort. Pour moi, je vivais une fois sans la loi ; mais quand le commandement est survenu, le péché a repris vie, et moi je suis mort, et le commandement qui conduit à la vie s'est précisément trouvé pour moi conduire à la mort ; car le péché saisissant l'occasion m'a trompé par le moyen du commandement, et m'a fait mourir par son moyen. Ainsi, la loi, il est vrai, est sainte, et le commandement est saint, juste et bon…

First Reading

Genesis 31

Et il entendit les propos des fils de Laban qui disaient : Jacob s'est emparé de tout ce qui était à notre père, et c'est de ce qui était à notre père qu'il a formé toute cette opulence. Et Jacob remarqua l'air de Laban, et voici, il n'était plus envers lui comme ci-devant. Et l'Éternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères et au lieu de ta naissance, et je serai avec toi. Alors Jacob dépêcha auprès de Rachel et de Léa pour les faire venir aux champs vers son troupeau. Et il leur dit : Je vois que votre père n'a plus pour moi le même air que ci-devant ; mais le Dieu de mon père a été avec moi. Vous-mêmes vous savez que j'ai servi votre père de tout mon pouvoir, mais votre père m'a trompé et a changé mon salaire dix fois, mais Dieu ne lui a pas permis de me nuire. Quand il parlait ainsi : Tu auras pour ton salaire les tachetées, toutes les brebis mettaient bas des agneaux tachetés ; et quand il disait : Tu auras pour salaire les bigarrées, tout le troupeau mettait bas des portées bigarrées. C'est ainsi que Dieu a retiré le troupeau de votre père et me l'a donné. Et il arriva à l'époque de l'accouplement des brebis que je levai les yeux, et eus une vue en songe ; et voilà que les béliers qui saillissaient les brebis, étaient bigarrés, tachetés et marquetés. Et l'ange de Dieu me dit dans le songe : Jacob ! Et je dis : Me voici. Et il dit : Lève donc les yeux et regarde ! tous les béliers qui saillissent les brebis, sont bigarrés, tachetés et marquetés ; car j'ai vu tout ce que te fait Laban. Je suis le Dieu de Beth-El où tu as oint un monument et où tu m'as fait un vœu. Or lève-toi, quitte ce pays, et retourne au pays de ta naissance. Alors Rachel et Léa répondirent et lui dirent : Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père ? N'avons-nous pas été regardées par lui comme des étrangères ? car il nous a vendues, et a aussi mangé l'argent payé pour nous. Toute la richesse que Dieu a retirée à notre père, est à nous et à nos enfants : dès lors fais tout ce que Dieu t'a dit. Sur quoi Jacob se mit en devoir et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux et emmena tout son bétail et tous ses biens qu'il avait acquis, le bétail qui était sa propriété acquise en Mésopotamie, pour venir joindre son père Isaac au pays de Canaan. Cependant Laban était allé faire la tonte de ses brebis. Et Rachel déroba les Théraphims de son père. Et Jacob trompa le cœur de Laban, l'Araméen, en ne le prévenant pas de sa fuite. Il prit donc la fuite avec tout ce qui lui appartenait, et il se mit en route et passa le fleuve, et prit la direction de la montagne de Galaad. Et le troisième jour Laban eut avis de la fuite de Jacob. Alors il prit ses frères avec lui, et le poursuivit sept journées de marche et il l'atteignit à la montagne de Galaad. Mais Dieu vint trouver Laban, l'Araméen, dans un songe de la nuit et lui dit : Garde-toi de rien dire à Jacob, ni en bien, ni en mal ! Laban atteignit donc Jacob. Or Jacob avait dressé sa tente sur la montagne, et Laban la dressa aussi avec ses frères sur la montagne de Galaad. Alors Laban dit à Jacob : Qu'as-tu fait d'avoir trompé mon cœur et emmené mes filles comme des captives prises avec l'épée ? Pourquoi fuir clandestinement, et me tromper et ne pas m'informer ? et je t'aurais accompagné joyeusement, au son des chants, de la cymbale et du luth. Et pourquoi ne m'as-tu pas laissé donner le baiser à mes fils et à mes filles ? Dès lors tu as follement agi. J'ai la force en main pour vous faire du mal, mais le Dieu de votre père m'a parlé hier et m'a dit : Garde-toi de rien dire à Jacob, ni en bien, ni en mal. Eh bien ! tu es parti parce que tu languissais après la maison de ton père ; mais pourquoi m'as-tu dérobé mes dieux ? Alors Jacob répondit et dit à Laban : J'étais en crainte pensant que tu me soustrairais tes filles. Mais celui chez qui tu trouveras tes dieux, ne restera pas en vie ! En présence de nos frères fouille ce qui m'appartient, et reprends-les. Or Jacob ignorait que Rachel les avait dérobés. Puis Laban entra dans la tente de Jacob et dans la tente de Léa et dans la tente des deux servantes, et ne trouva rien ; et il sortit de la tente de Léa et entra dans la tente de Rachel. Or Rachel avait pris les Théraphims et les avait mis dans le bât d'un chameau et s'était assise dessus. Et Laban fouilla toute la tente et ne trouva rien. Et elle dit à son père : Que mon seigneur ne s'irrite pas de ce que je ne puis me lever devant toi, car j'ai ce qui survient aux femmes. Et il chercha et ne trouva point les Théraphims. Alors Jacob s'irrita et querella Laban ; et prenant la parole Jacob dit à Laban : Quel est mon crime, quel est mon péché pour que tu m'aies poursuivi, pour que tu aies fouillé tous mes bagages ? Lequel de tous les meubles de ta maison as-tu trouvé ? Produis-le ici devant mes frères et tes frères, et qu'ils soient arbitres entre nous deux ! Voici vingt ans que j'ai passés avec toi ; tes brebis et tes chèvres n'ont point avorté, et je n'ai pas mangé les béliers de ton troupeau ; je ne t'apportais point les bêtes déchirées, j'en supportais la perte, et tu me réclamais ce qui m'était volé de jour et ce qui m'était volé de nuit ; de jour j'étais dévoré par le chaud, et de nuit par la froidure, et le sommeil fuyait mes paupières. Me voici avec vingt ans passés à te servir dans ta maison, quatorze ans pour tes deux filles et six ans pour ton troupeau ; et dix fois tu as changé mon salaire. Si le Dieu de mon père et le Dieu d'Abraham et Celui qu'Isaac redoute n'eût été avec moi, tu m'aurais laissé partir sans rien. Dieu a eu égard à ma misère et au labeur de mes mains, et la nuit dernière Il a jugé. Alors Laban répondit et dit à Jacob : Ces filles sont mes filles, et ces fils, mes fils, et ce troupeau, mon troupeau, et tout ce que tu vois, est à moi ; et pour mes filles que puis-je faire aujourd'hui, et pour leurs fils qu'elles ont enfantés ? Eh bien donc ! faisons un pacte moi et toi et qu'il soit témoin entre moi et toi ! Alors Jacob prit une pierre, et l'érigea en monument. Et Jacob dit à ses frères : Ramassez des pierres ; et ils prirent des pierres et en firent une pile, et ils mangèrent là sur la pile. Et Laban l'appela du nom de Jegar Sahadutha ; mais Jacob l'appela Galed (pile du témoignage). Et Laban dit : Que cette pile soit aujourd'hui témoin entre moi et toi. C'est pourquoi on l'appelle du nom de Galed et de Mitspa (vedette) parce qu'il dit : Que l'Éternel veille entre toi et moi, quand nous ne serons plus en vue l'un de l'autre, à ce que tu ne rendes pas mes filles malheureuses, et que tu n'associes pas d'autres femmes à mes filles. Personne n'est avec nous, vois, Dieu est témoin entre moi et toi. Et Laban dit à Jacob : Voici cette pile, et voici ce monument que j'ai élevé entre toi et moi, qu'elle soit témoin cette pile, qu'il soit témoin ce monument, que pour nous nuire l'un à l'autre nous ne nous avancerons point au-delà de ce monument, ni moi de ton côté, ni toi de mon côté. Que le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nachor soit soit juge entre nous, le Dieu de leurs pères. Alors Jacob jura par Celui qu'Isaac, son père, redoutait. Et Jacob offrit un sacrifice sur la montagne, et il invita ses frères à manger le pain, et ils mangèrent le pain et passèrent la nuit sur la montagne. Et Laban se leva le matin, et donna le baiser à ses fils et à ses filles, et les bénit et partit, et Laban retourna chez lui.

First Reading

Genesis 39:1-23

Cependant Joseph fut emmené en Égypte, et Potiphar, eunuque de Pharaon, chef des satellites, Egyptien, l'acheta des Ismaélites qui l'avaient amené. Et l'Éternel fut avec Joseph, et il fut un homme qui réussit étant dans la maison de son maître, l'Egyptien. Et son maître voyant que l'Éternel était avec lui et faisait réussir entre ses mains tout ce qu'il entreprenait, Joseph trouva grâce à ses yeux, et fut à son service personnel, et son maître le fit intendant de sa maison et lui remit en main tout ce qu'il avait. Et dès qu'il lui eut confié l'intendance de sa maison et de tout ce qu'il avait, l'Éternel bénit la maison de l'Egyptien pour l'amour de Joseph, et il y eut bénédiction de l'Éternel sur tout ce qui lui appartenait au dedans et au dehors. Et il abandonna à Joseph le maniement de tout ce qu'il avait, et avec lui, il ne prenait plus souci de rien, sinon des aliments dont il se nourrissait. Or Joseph avait une belle taille et une belle figure. Et sur ces entrefaites il advint que la femme de son maître porta ses regards sur Joseph, et lui dit : Couche avec moi ! Et il s'y refusa et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître ne revoit après moi quoi que ce soit dans la maison, et il m'a donné le maniement de tout ce qu'il a ; il n'a pas dans cette maison une plus haute position que moi, et il ne me tient à distance de rien, que de toi, parce que tu es sa femme : comment donc pour-rais-je commettre ce grand crime et pécher contre Dieu ? Et quoiqu'elle parlât à Joseph tous les jours, il ne voulait point l'écouter, pour coucher auprès d'elle et avoir commerce avec elle ; et il lui arriva dans ce temps, d'entrer dans la maison pour vaquer à son occupation, dans un moment où aucun des gens de la maison n'était au logis ; alors elle le saisit par son vêtement en disant : Couche avec moi ! Et il laissa son vêtement dans sa main, et s'enfuit et courut dehors. Et quand elle vit qu'il lui avait laissé son vêtement dans la main, et s'était enfui dehors, elle appela les gens de sa maison et leur dit : Voyez, il nous a amené un homme hébreu pour se jouer de nous. Il est entré chez moi pour coucher avec moi ; alors j'ai appelé à haute voix, et quand il m'a entendu élever la voix et appeler, il a laissé son vêtement à mes côtés et s'est enfui et a couru dehors ; et elle posa le vêtement à côté d'elle en attendant le retour de son seigneur au logis. Et elle lui parla dans ce sens en ces termes : L'esclave hébreu que tu nous as amené est entré chez moi pour se jouer de moi ; puis quand j'ai élevé la voix et appelé, il a laissé son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors. Et à l'ouïe des discours de sa femme qui lui avait parlé en ces termes : Ton esclave m'a traitée de la sorte, le maître de Joseph fut enflammé de colère, et il le prit et le mit dans la maison de force, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient détenus ; et il fut là dans la maison de force. Mais l'Éternel fut avec Joseph et lui concilia de la bienveillance et lui fit trouver grâce aux yeux du commandant de la maison de force. Et le commandant de la maison de force plaça sous l'autorité de Joseph tous les prisonniers qui étaient dans la maison de force ; et tout ce qui s'y faisait se faisait par lui. Le commandant de la maison de force ne contrôlait rien de ce qu'il avait à manier, parce que l'Éternel était avec lui ; et l'Éternel faisait réussir ce qu'il entreprenait.

Morning Prayer — First Lesson

Exodus 8

Et l'Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta main avec ton bâton sur les eaux courantes, sur les canaux et sur les lacs, et fais monter les grenouilles sur la terre d'Egypte. Et Aaron étendit sa main sur les eaux de l'Egypte, et les grenouilles s'avancèrent et couvrirent la terre d'Egypte. Mais les hiérogrammates en firent autant par leurs charmes et attirèrent les grenouilles sur la terre d'Egypte. Alors Pharaon manda Moïse et Aaron et dit : Intercédez auprès de l'Éternel, afin qu'il éloigne les grenouilles de moi et de mon peuple, et je laisserai le peuple aller offrir un sacrifice à l'Éternel. Et Moïse dit à Pharaon : Fixe-moi le temps où je dois intercéder pour toi et tes serviteurs et ton peuple, afin d'exterminer les grenouilles de chez toi et de tes maisons ; il n'en restera que dans le Nil. Et il dit : Demain. Et Moïse dit : Comme tu le dis ! afin que tu saches qu'il n'y a point de Dieu, comme l'Éternel, notre Dieu. Et les grenouilles seront éloignées de toi et de tes maisons et de tes serviteurs et de ton peuple ; il n'en restera que dans le Nil. Alors Moïse et Aaron sortirent de chez Pharaon, et Moïse éleva ses cris à l'Éternel au sujet des grenouilles dont Il avait affligé Pharaon. Et l'Éternel opéra ce que demandait Moïse, et les grenouilles périrent et disparurent des maisons, des cours et des champs. Et on les réunit par monceaux, et le pays fut infecté. Mais quand Pharaon se sentit reprendre haleine, il endurcit son cœur, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé. Alors l'Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ton bâton et frappe la poussière de la terre, afin qu'elle se change en moustiques dans tout le pays d'Egypte. Et ils le firent, et Aaron étendit sa main avec son bâton et frappa la poussière de la terre ; et il y eut des moustiques sur les hommes et sur le bétail, toute la poussière de la terre fut changée en moustiques dans tout le pays d'Egypte. Et les hiérogrammates entreprirent aussi par le moyen de leurs charmes de produire les moustiques, mais ils n'y parvinrent pas, et il y eut des moustiques sur l'homme et sur le bétail. Alors les hiérogrammates dirent à Pharaon : C'est le doigt de Dieu ! Mais le cœur de Pharaon s'endurcit et il ne les écouta pas, ainsi que l'avait annoncé l'Éternel. Alors l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi le matin et te présente devant Pharaon ; voici, il ira vers le fleuve et tu lui diras : Ainsi parle l'Éternel : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve. Car si tu ne laisses pas mon peuple partir, voici, j'enverrai contre toi et contre tes serviteurs et contre ton peuple et contre tes maisons les moucherons, et les maisons des Égyptiens se rempliront de moucherons, de même que le sol sur lequel ils sont. Et dans cette journée-là j'excepterai la contrée de Gosen où habite mon peuple, en sorte que là il n'y aura point de moucherons, afin que tu comprennes que moi, l'Éternel, je suis ici dans le pays ; et je ferai une différence entre mon peuple et ton peuple, demain ce signe aura lieu. Et ainsi fit l'Éternel ; et les moucherons pénétrèrent en masse dans la demeure de Pharaon et dans la demeure de ses serviteurs, et dans tout le pays d'Egypte ; le pays fut infesté par les moucherons. Alors Pharaon manda Moïse et Aaron et dit : Allez ! offrez le sacrifice à votre Dieu dans le pays. Et Moïse dit : C'est ce qu'il ne convient point de faire ; car nous offririons à l'Éternel, notre Dieu, un sacrifice qui est l'abomination des Égyptiens. Si nous offrions un sacrifice qui est l'abomination des Égyptiens, sous leurs yeux, ne nous lapideraient-ils pas ? Nous nous avancerons dans le désert à trois jours de marche, et nous offrirons à l'Éternel, notre Dieu, le sacrifice tel qu'il nous le prescrira. Et Pharaon dit : Je vous laisserai aller offrir à l'Éternel, votre Dieu, un sacrifice dans le désert, seulement n'allez pas à une grande distance ; intercédez pour moi ! Et Moïse dit : Voici, je sors de chez toi, et j'intercéderai auprès de l'Éternel, et demain les moucherons se retireront loin de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Seulement que Pharaon ne persiste pas à tromper en ne permettant pas au peuple d'aller offrir un sacrifice à l'Éternel. Puis Moïse sortit de chez Pharaon et intercéda auprès de l'Éternel. Et l'Éternel fit comme Moïse avait dit, et les moucherons se retirèrent loin de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple ; il n'en resta pas un. Mais Pharaon endurcit son cœur cette fois-ci encore, et ne laissa point partir le peuple. Et Moïse lui dit : Quand je retournerai à la ville, j'élèverai mes mains vers l'Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu reconnaisses que la terre est à l'Éternel. Mais ni toi ni tes serviteurs, je le sais, n'aurez encore crainte de l'Éternel Dieu. (Or le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleur. Mais le froment et l'épeautre ne furent point frappés, car ils sont tardifs.)

Epistle

Philippians 4:4-9

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous.

First Reading

Genesis 31

Et il entendit les propos des fils de Laban qui disaient : Jacob s'est emparé de tout ce qui était à notre père, et c'est de ce qui était à notre père qu'il a formé toute cette opulence. Et Jacob remarqua l'air de Laban, et voici, il n'était plus envers lui comme ci-devant. Et l'Éternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères et au lieu de ta naissance, et je serai avec toi. Alors Jacob dépêcha auprès de Rachel et de Léa pour les faire venir aux champs vers son troupeau. Et il leur dit : Je vois que votre père n'a plus pour moi le même air que ci-devant ; mais le Dieu de mon père a été avec moi. Vous-mêmes vous savez que j'ai servi votre père de tout mon pouvoir, mais votre père m'a trompé et a changé mon salaire dix fois, mais Dieu ne lui a pas permis de me nuire. Quand il parlait ainsi : Tu auras pour ton salaire les tachetées, toutes les brebis mettaient bas des agneaux tachetés ; et quand il disait : Tu auras pour salaire les bigarrées, tout le troupeau mettait bas des portées bigarrées. C'est ainsi que Dieu a retiré le troupeau de votre père et me l'a donné. Et il arriva à l'époque de l'accouplement des brebis que je levai les yeux, et eus une vue en songe ; et voilà que les béliers qui saillissaient les brebis, étaient bigarrés, tachetés et marquetés. Et l'ange de Dieu me dit dans le songe : Jacob ! Et je dis : Me voici. Et il dit : Lève donc les yeux et regarde ! tous les béliers qui saillissent les brebis, sont bigarrés, tachetés et marquetés ; car j'ai vu tout ce que te fait Laban. Je suis le Dieu de Beth-El où tu as oint un monument et où tu m'as fait un vœu. Or lève-toi, quitte ce pays, et retourne au pays de ta naissance. Alors Rachel et Léa répondirent et lui dirent : Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père ? N'avons-nous pas été regardées par lui comme des étrangères ? car il nous a vendues, et a aussi mangé l'argent payé pour nous. Toute la richesse que Dieu a retirée à notre père, est à nous et à nos enfants : dès lors fais tout ce que Dieu t'a dit. Sur quoi Jacob se mit en devoir et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux et emmena tout son bétail et tous ses biens qu'il avait acquis, le bétail qui était sa propriété acquise en Mésopotamie, pour venir joindre son père Isaac au pays de Canaan. Cependant Laban était allé faire la tonte de ses brebis. Et Rachel déroba les Théraphims de son père. Et Jacob trompa le cœur de Laban, l'Araméen, en ne le prévenant pas de sa fuite. Il prit donc la fuite avec tout ce qui lui appartenait, et il se mit en route et passa le fleuve, et prit la direction de la montagne de Galaad. Et le troisième jour Laban eut avis de la fuite de Jacob. Alors il prit ses frères avec lui, et le poursuivit sept journées de marche et il l'atteignit à la montagne de Galaad. Mais Dieu vint trouver Laban, l'Araméen, dans un songe de la nuit et lui dit : Garde-toi de rien dire à Jacob, ni en bien, ni en mal ! Laban atteignit donc Jacob. Or Jacob avait dressé sa tente sur la montagne, et Laban la dressa aussi avec ses frères sur la montagne de Galaad. Alors Laban dit à Jacob : Qu'as-tu fait d'avoir trompé mon cœur et emmené mes filles comme des captives prises avec l'épée ? Pourquoi fuir clandestinement, et me tromper et ne pas m'informer ? et je t'aurais accompagné joyeusement, au son des chants, de la cymbale et du luth. Et pourquoi ne m'as-tu pas laissé donner le baiser à mes fils et à mes filles ? Dès lors tu as follement agi. J'ai la force en main pour vous faire du mal, mais le Dieu de votre père m'a parlé hier et m'a dit : Garde-toi de rien dire à Jacob, ni en bien, ni en mal. Eh bien ! tu es parti parce que tu languissais après la maison de ton père ; mais pourquoi m'as-tu dérobé mes dieux ? Alors Jacob répondit et dit à Laban : J'étais en crainte pensant que tu me soustrairais tes filles. Mais celui chez qui tu trouveras tes dieux, ne restera pas en vie ! En présence de nos frères fouille ce qui m'appartient, et reprends-les. Or Jacob ignorait que Rachel les avait dérobés. Puis Laban entra dans la tente de Jacob et dans la tente de Léa et dans la tente des deux servantes, et ne trouva rien ; et il sortit de la tente de Léa et entra dans la tente de Rachel. Or Rachel avait pris les Théraphims et les avait mis dans le bât d'un chameau et s'était assise dessus. Et Laban fouilla toute la tente et ne trouva rien. Et elle dit à son père : Que mon seigneur ne s'irrite pas de ce que je ne puis me lever devant toi, car j'ai ce qui survient aux femmes. Et il chercha et ne trouva point les Théraphims. Alors Jacob s'irrita et querella Laban ; et prenant la parole Jacob dit à Laban : Quel est mon crime, quel est mon péché pour que tu m'aies poursuivi, pour que tu aies fouillé tous mes bagages ? Lequel de tous les meubles de ta maison as-tu trouvé ? Produis-le ici devant mes frères et tes frères, et qu'ils soient arbitres entre nous deux ! Voici vingt ans que j'ai passés avec toi ; tes brebis et tes chèvres n'ont point avorté, et je n'ai pas mangé les béliers de ton troupeau ; je ne t'apportais point les bêtes déchirées, j'en supportais la perte, et tu me réclamais ce qui m'était volé de jour et ce qui m'était volé de nuit ; de jour j'étais dévoré par le chaud, et de nuit par la froidure, et le sommeil fuyait mes paupières. Me voici avec vingt ans passés à te servir dans ta maison, quatorze ans pour tes deux filles et six ans pour ton troupeau ; et dix fois tu as changé mon salaire. Si le Dieu de mon père et le Dieu d'Abraham et Celui qu'Isaac redoute n'eût été avec moi, tu m'aurais laissé partir sans rien. Dieu a eu égard à ma misère et au labeur de mes mains, et la nuit dernière Il a jugé. Alors Laban répondit et dit à Jacob : Ces filles sont mes filles, et ces fils, mes fils, et ce troupeau, mon troupeau, et tout ce que tu vois, est à moi ; et pour mes filles que puis-je faire aujourd'hui, et pour leurs fils qu'elles ont enfantés ? Eh bien donc ! faisons un pacte moi et toi et qu'il soit témoin entre moi et toi ! Alors Jacob prit une pierre, et l'érigea en monument. Et Jacob dit à ses frères : Ramassez des pierres ; et ils prirent des pierres et en firent une pile, et ils mangèrent là sur la pile. Et Laban l'appela du nom de Jegar Sahadutha ; mais Jacob l'appela Galed (pile du témoignage). Et Laban dit : Que cette pile soit aujourd'hui témoin entre moi et toi. C'est pourquoi on l'appelle du nom de Galed et de Mitspa (vedette) parce qu'il dit : Que l'Éternel veille entre toi et moi, quand nous ne serons plus en vue l'un de l'autre, à ce que tu ne rendes pas mes filles malheureuses, et que tu n'associes pas d'autres femmes à mes filles. Personne n'est avec nous, vois, Dieu est témoin entre moi et toi. Et Laban dit à Jacob : Voici cette pile, et voici ce monument que j'ai élevé entre toi et moi, qu'elle soit témoin cette pile, qu'il soit témoin ce monument, que pour nous nuire l'un à l'autre nous ne nous avancerons point au-delà de ce monument, ni moi de ton côté, ni toi de mon côté. Que le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nachor soit soit juge entre nous, le Dieu de leurs pères. Alors Jacob jura par Celui qu'Isaac, son père, redoutait. Et Jacob offrit un sacrifice sur la montagne, et il invita ses frères à manger le pain, et ils mangèrent le pain et passèrent la nuit sur la montagne. Et Laban se leva le matin, et donna le baiser à ses fils et à ses filles, et les bénit et partit, et Laban retourna chez lui.

Morning Prayer — Second Lesson

Matthew 28

Or, après le sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie la Magdalène et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel et s'étant approché, fit rouler la pierre, et il se tenait assis dessus ; or son aspect était semblable à un éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Mais de la crainte qu'ils en eurent les surveillants devinrent tout tremblants et comme morts. Mais prenant la parole l'ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'a dit. Venez voir l'endroit où il était couché ; puis allez promptement dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts ; et voici, il vous devance en Galilée, c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. » Et s'étant promptement éloignées du sépulcre avec crainte et grande joie, elles coururent porter cette nouvelle à ses disciples. Et voici, Jésus vint à leur rencontre en disant : « Salut. » Or s'étant approchées, elles saisirent ses pieds et l'adorèrent. Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point. Allez porter cette nouvelle à mes frères, afin qu'ils partent pour la Galilée, et c'est là qu'ils me verront. » Or, pendant qu'elles étaient en chemin, voici, quelques hommes de la garde s'étant rendus à la ville racontèrent aux grands prêtres tout ce qui s'était passé. Et s'étant réunis avec les anciens et ayant tenu conseil, ils donnèrent beaucoup d'argent aux soldats, en disant : « Dites : ses disciples étant venus de nuit l'ont dérobé pendant que nous dormions. Et si le gouverneur en entend parler, nous le gagnerons, et nous vous épargnerons tout souci. » Or ayant pris l'argent ils firent comme ils avaient été endoctrinés, et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs jusques à aujourd'hui. Cependant les onze disciples se rendirent en Galilée sur la montagne, à l'endroit que Jésus leur avait fixé, et l'ayant vu ils l'adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »

Responsorial Psalm

Psalm 47

Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.

Gospel

Matthew 18:1-5

Or, en ce moment-là, les disciples s'approchèrent de Jésus en disant : « Quel est donc le plus grand dans le royaume des cieux ? » Et ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et dit : « En vérité, je vous le déclare, si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. Quiconque donc s'humiliera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; et celui qui aura reçu en mon nom un seul petit enfant comme celui-là, il me reçoit ;

Responsorial Psalm

Psalm 30

Cantique de David sur l'hymne de la dédicace de la maison.Je t'exalte, Éternel, car tu m'as délivré, refusant à mes ennemis la joie de ma perte. Éternel, mon Dieu ! j'ai crié à toi, et tu m'as guéri. Éternel, tu as retiré mon âme des Enfers, et m'as rendu la vie, entre ceux qui descendent au tombeau. Chantez l'Éternel, vous ses bien-aimés, et louez son saint nom ! Car il est un instant pour son courroux, mais toute la vie pour son amour : le soir, la tristesse est notre hôte, et au matin, c'est l'allégresse. Et moi, je disais dans ma sécurité : A jamais je suis inébranlable ! Éternel, en ta grâce tu avais affermi ma montagne ; mais tu cachas ta face, et je fus éperdu. Éternel, je criai à toi, et je fis au Seigneur ma supplication : « Qu'as-tu à faire de mon sang et de mon trépas ? La poudre peut-elle te louer, et dire ta fidélité ? Ecoute, Éternel, et prends pitié de moi ! Éternel, sois-moi secourable ! » Et tu changeas mon deuil en allégresse, tu délias mon cilice, et me donnas la joie pour ceinture, afin que mon cœur te loue, et ne reste point muet. Éternel, mon Dieu, je veux te louer à jamais !

Responsorial Psalm

Psalm 31

Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, auprès de toi je me réfugie ; que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice, délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille ! hâte-toi ! sauve-moi ! Sois pour moi un rocher, un asile, une citadelle pour me sauver ! Car tu es mon rocher et ma citadelle, et, pour l'amour de ton nom, tu me guideras et tu me conduiras, tu me tireras des rets cachés par eux sous mes pas, car tu es mon soutien ! Je confie à tes mains la garde de ma vie ; tu me délivreras, Dieu fidèle. Je hais les adorateurs des vaines idoles, et c'est dans l'Éternel que je mets mon espoir, Je serai réjoui et transporté de ta grâce ; de ce que tu auras pris garde à ma misère, et fait attention aux angoisses de mon âme, ne me livrant pas aux mains de l'ennemi, mais ouvrant à mes pieds une voie spacieuse. Éternel, aie pitié de moi ! car je suis angoissé, le chagrin ronge mes yeux, mon âme et mon sein. Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les soupirs ; ma force succombe à ma peine, et mes os sont minés. A cause de tous mes ennemis je suis un opprobre, le grand opprobre même de mes voisins, et la terreur de mes amis ; ceux qui me voient dans la rue, me fuient. Je suis oublié comme un mort, banni de la pensée, je suis comme un vase mis au rebut ; car j'entends les sourds propos de plusieurs, de toute part l'alarme me vient, quand ensemble ils se concertent contre moi ; ils complotent de m'ôter la vie. Mais en toi je me confie, Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes instants sont en ta main ; tire-moi de la main de mes ennemis et de mes oppresseurs ! Fais luire ta face sur ton serviteur ! Sauve-moi dans ta clémence ! Éternel, que je ne sois pas confondu, car je t'invoque ! Confonds les impies ! que, réduits au silence, ils deviennent la proie des Enfers ! Rends muettes les lèvres menteuses, qui tiennent contre le juste des discours violents, avec orgueil et mépris ! Quelle est grande la bonté que tu gardes à tes saints, que tu témoignes à ceux qui se confient en toi, à la face des hommes ! Tu les protèges de l'abri de ta face contre les complots des hommes ; tu les dérobes dans ta loge aux attaques de la langue. Béni soit l'Éternel, de ce qu'il signala sa bonté envers moi, et me mit comme dans une ville forte ! Je disais dans mes alarmes : Je suis banni de ta présence. Mais tu écoutas ma voix suppliante, quand je t'implorai. Aimez l'Éternel, vous tous ses saints ! L'Éternel garde les fidèles, et paie à l'orgueilleux un abondant salaire. Prenez courage, et que votre cœur s'assure, vous tous qui espérez dans l'Éternel !

Responsorial Psalm

Psalm 31

Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, auprès de toi je me réfugie ; que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice, délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille ! hâte-toi ! sauve-moi ! Sois pour moi un rocher, un asile, une citadelle pour me sauver ! Car tu es mon rocher et ma citadelle, et, pour l'amour de ton nom, tu me guideras et tu me conduiras, tu me tireras des rets cachés par eux sous mes pas, car tu es mon soutien ! Je confie à tes mains la garde de ma vie ; tu me délivreras, Dieu fidèle. Je hais les adorateurs des vaines idoles, et c'est dans l'Éternel que je mets mon espoir, Je serai réjoui et transporté de ta grâce ; de ce que tu auras pris garde à ma misère, et fait attention aux angoisses de mon âme, ne me livrant pas aux mains de l'ennemi, mais ouvrant à mes pieds une voie spacieuse. Éternel, aie pitié de moi ! car je suis angoissé, le chagrin ronge mes yeux, mon âme et mon sein. Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les soupirs ; ma force succombe à ma peine, et mes os sont minés. A cause de tous mes ennemis je suis un opprobre, le grand opprobre même de mes voisins, et la terreur de mes amis ; ceux qui me voient dans la rue, me fuient. Je suis oublié comme un mort, banni de la pensée, je suis comme un vase mis au rebut ; car j'entends les sourds propos de plusieurs, de toute part l'alarme me vient, quand ensemble ils se concertent contre moi ; ils complotent de m'ôter la vie. Mais en toi je me confie, Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes instants sont en ta main ; tire-moi de la main de mes ennemis et de mes oppresseurs ! Fais luire ta face sur ton serviteur ! Sauve-moi dans ta clémence ! Éternel, que je ne sois pas confondu, car je t'invoque ! Confonds les impies ! que, réduits au silence, ils deviennent la proie des Enfers ! Rends muettes les lèvres menteuses, qui tiennent contre le juste des discours violents, avec orgueil et mépris ! Quelle est grande la bonté que tu gardes à tes saints, que tu témoignes à ceux qui se confient en toi, à la face des hommes ! Tu les protèges de l'abri de ta face contre les complots des hommes ; tu les dérobes dans ta loge aux attaques de la langue. Béni soit l'Éternel, de ce qu'il signala sa bonté envers moi, et me mit comme dans une ville forte ! Je disais dans mes alarmes : Je suis banni de ta présence. Mais tu écoutas ma voix suppliante, quand je t'implorai. Aimez l'Éternel, vous tous ses saints ! L'Éternel garde les fidèles, et paie à l'orgueilleux un abondant salaire. Prenez courage, et que votre cœur s'assure, vous tous qui espérez dans l'Éternel !

Evening Prayer — First Lesson

Exodus 9

Alors l'Éternel dit à Moïse : Aborde Pharaon et lui dis : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir, car si tu refuses de le laisser aller et si tu le retiens encore, l'Éternel fera main basse sur tes troupeaux qui sont dans les champs, chevaux, ânes, chameaux, bœufs et brebis, il y aura mortalité très grande. Et l'Éternel fera une distinction entre les troupeaux d'Israël et les troupeaux des Égyptiens, et il ne périra rien de ce qui est aux enfants d'Israël. Et l'Éternel fixa le moment et dit : Demain l'Éternel exécutera cette menace dans le pays. Et ainsi fit l'Éternel le lendemain, et tous les troupeaux des Égyptiens périrent, et des troupeaux des enfants d'Israël il ne périt rien. Et Pharaon fit prendre des informations, et voici, des troupeaux d'Israël rien n'avait péri, pas un individu. Mais Pharaon endurcit son cœur et ne laissa point partir le peuple. Alors l'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez vos mains pleines de suie de fournaise, et que Moïse la répande en l'air aux yeux de Pharaon, et elle se changera en une poussière qui couvrira tout le pays d'Egypte, et produira sur les hommes et les bestiaux des ulcères avec éruption de pustules dans tout le pays d'Egypte. Et ils prirent, de la suie de fournaise, et se présentèrent devant Pharaon, et Moïse la répandit en l'air, et elle produisit sur les hommes et les bestiaux une éruption d'ulcères avec des pustules. Et les hiérogrammates ne purent plus tenir tête à Moïse à cause des ulcères, car les hiérogrammates et tous les Égyptiens étaient couverts d'ulcères. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé à Moïse. Alors l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi le matin et présente-toi devant Pharaon et dis-lui : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir. Car cette fois je veux envoyer toutes mes plaies contre ta personne et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que sur toute la terre nul n'est mon égal. Car maintenant j'aurais étendu ma main et frappé et toi et ton peuple de la peste à l'exterminer de la terre ; mais si je t'ai laissé debout, c'est pour te rendre témoin de ma puissance, et afin que l'on redise mon nom par toute la terre. Si tu te roidis encore contre mon peuple pour l'empêcher d'aller, voici, demain j'enverrai une très forte pluie de grêle, telle qu'il n'y en aura jamais eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa création jusqu'aujourd'hui. Maintenant donc dépêche des messagers et mets en sûreté tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans les champs. Tous les hommes et tous les bestiaux qui se trouveront dans les champs, et n'auront pas été recueillis au gîte, s'ils sont atteints par la grêle, périront. Ceux d'entre les serviteurs de Pharaon qui craignirent la menace de l'Éternel, mirent en hâte à l'abri leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les maisons. Mais ceux qui ne tinrent pas compte de la menace de l'Éternel, laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel, et qu'il tombe de la grêle sur tout le pays d'Egypte, sur les hommes et sur les bestiaux et sur toutes les plantes des champs au pays d'Egypte. Et Moïse étendit son bâton vers le ciel, et l'Éternel détacha tonnerres et grêles, et le feu courut sur la terre, et l'Éternel fit tomber une pluie de grêle sur le pays d'Egypte. Et c'était une grêle mêlée à un feu continu, tellement forte qu'on n'en avait jamais vu de pareille dans tout le pays d'Egypte depuis qu'il formait un peuple. Et la grêle frappa dans tout le pays d'Egypte tout ce qui était dans les champs, depuis l'homme aux bestiaux, et la grêle frappa toutes les plantes des champs et brisa tous les arbres des champs. Il n'y eut que la contrée de Gosen où étaient les enfants d'Israël, qui n'eut point de grêle. Alors Pharaon envoya appeler Moïse et Aaron et il leur dit : Cette fois j'ai péché, l'Éternel est le juste, et moi et mon peuple les coupables. Intercédez auprès de l'Éternel ! Assez de tonnerres de Dieu et de grêle ! et je vous laisserai partir et vous ne serez plus retenus. Et Moïse lui dit : Quand je retournerai à la ville, j'élèverai mes mains vers l'Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu reconnaisses que la terre est à l'Éternel. Mais ni toi ni tes serviteurs, je le sais, n'aurez encore crainte de l'Éternel Dieu. (Or le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleur. Mais le froment et l'épeautre ne furent point frappés, car ils sont tardifs.) Moïse ayant donc quitté Pharaon se rendait à la ville. Et il étendit ses mains vers l'Éternel, et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne tomba plus sur la terre. Et Pharaon voyant que la pluie avait cessé avec la grêle et les tonnerres, persista à pécher et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. Et le cœur de Pharaon s'obstina, et il ne laissa point partir les enfants d'Israël, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé par l'organe de Moïse.

Second Reading

Jude 1

Judas, esclave de Jésus-Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père et gardés par Jésus-Christ : que la miséricorde, et la paix, et la charité vous soient multipliées ! Bien-aimés, comme j'étais tout occupé du désir de vous écrire sur notre salut commun, j'ai été forcé de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi, qui a été une fois pour toutes transmise aux saints. En effet certains hommes se sont glissés, qui d'avance ont été jadis désignés pour ce jugement : des impies, qui transforment en débauche la grâce de notre Dieu, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus-Christ. Mais je veux vous rappeler, à vous qui savez tout une fois pour toutes, que Jésus, après avoir tiré le peuple hors du pays d'Egypte, fit, en second lieu, périr ceux qui n'avaient pas cru ; et qu'il retient dans l'obscurité, par des chaînes éternelles, pour le jugement du grand jour, les anges qui n'ont pas conservé leur propre puissance, mais qui ont abandonné leur séjour naturel ; que Sodome et Gomorrhe et les villes circonvoisines, qui, de la même manière, s'étaient livrées à l'impudicité et charnellement adonnées à des unions contre nature, subsistent sous le coup de leur châtiment comme une image du feu éternel. Néanmoins, ces hommes aussi, frappés d'hallucination, d'un côté souillent également la chair, de l'autre méprisent la Seigneurie et calomnient les gloires. Lorsque Michel l'archange, discutant jadis avec le diable, lui disputait le corps de Moïse, il n'osa pas porter contre lui un jugement calomniateur, mais il dit : « Que le Seigneur te réprimande ! » Mais, pour eux, ils calomnient tout ce qu'ils ignorent, tandis que tout ce qu'ils connaissent naturellement comme les animaux privés de raison, c'est par là qu'ils se perdent. Malheur à eux, car ils ont suivi le chemin de Caïn, et ils se sont jetés en vue du gain, dans l'égarement de Balaam, et ils se sont perdus par la rébellion de Coré. Ce sont eux qui sont les écueils dans vos agapes, y faisant effrontément bonne chère, se paissant eux-mêmes : nuages sans eau poussés par les vents ; arbres d'automne privés de fruits, deux fois morts, déracinés ; flots de la mer furieux, rejetant l'écume de leurs propres infamies ; astres errants, auxquels l'obscurité des ténèbres est réservée pour l'éternité. Or, c'est aussi pour eux qu'a prophétisé Enoch, le septième depuis Adam, en disant : « Voici, le Seigneur est venu avec Ses saintes myriades pour porter un jugement contre tous les hommes et pour faire rendre compte à tous les impies de toutes les œuvres d'impiété qu'ils ont commises, et de toutes les paroles insultantes qu'ont proférées contre Lui des pécheurs impies. Ce sont des mécontents qui murmurent sur leur sort ; ils suivent leurs propres convoitises, et leur bouche profère d'orgueilleux, discours ; ils admirent les gens par motif d'utilité. Mais, pour vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qu'ont prononcées d'avance les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ ; car ils vous disaient : « Dans l'époque dernière il y aura des railleurs, qui suivront leurs propres convoitises pleines d'impiété. » Ce sont ceux qui se séparent, hommes animaux qui n'ont pas l'esprit ; mais, pour vous, bien-aimés, vous établissant vous-mêmes sur la base de votre très sainte foi, priant par l'esprit saint, maintenons-nous nous-mêmes dans la charité de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Et quant aux uns, ayez-en pitié ; s'ils hésitent, sauvez-les, en les arrachant du feu ; mais quant aux autres, ayez en pitié avec crainte, vous qui devez haïr, même la tunique souillée par la chair. Or, c'est à Celui qui peut vous préserver de tout faux pas, et vous faire paraître devant Sa gloire irrépréhensibles et pleins d'allégresse, au seul Dieu, notre Sauveur par Jésus-Christ notre seigneur, qu'appartiennent la gloire, la majesté, la force et l'autorité, dès avant toute la durée du temps, et maintenant, et pour tous les siècles. Amen !

Second Reading

I Corinthians 15

Frères, j'attire votre attention sur l'évangile que je vous ai annoncé, que de votre côté vous avez reçu, auquel en outre vous êtes fermement attachés, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous vous tenez aux paroles par lesquelles je vous l'ai annoncé, à moins que ce ne soit inutilement que vous avez cru ! Je vous ai en effet transmis, avant tout, ce que de mon côté j'avais reçu, c'est que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures, et qu'il a été vu par Céphas, puis par les douze ; ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore maintenant, mais dont quelques-uns sont morts ; ensuite il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres, enfin, après eux tous, il a été vu aussi par moi, qui suis comme l'avorton, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne mérite pas de porter le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et la grâce qu'il m'a faite n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru. Mais, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment y a-t-il parmi vous des gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or, si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi, et il se trouve en outre que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, car nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si, en effet, les morts ne ressuscitent pas ; car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est chimérique, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ ont péri. Si c'est seulement pendant cette vie-ci, que nous espérons en Christ, nous sommes plus à plaindre que tout le reste des hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui sont morts ! En effet, comme la mort vient d'un homme, c'est d'un homme aussi que vient la résurrection des morts ; car, de même que c'est en Adam que meurent tous les hommes, de même aussi c'est en Christ que tous ils reprendront vie, mais chacun dans son propre rang : les prémices, c'est Christ, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement ; ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité, et toute puissance ; car il faut qu'il règne jusques à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds ; comme dernier ennemi est détruite la mort, car Il a tout placé sous ses pieds. Or quand il aura dit : « tout est soumis, » il est évident que c'est sauf Celui qui lui a soumis toutes choses ; mais quand toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils même sera soumis à Celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. Ou bien que feront ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils encore baptiser pour eux ? Pourquoi nous-mêmes, de notre côté, bravons-nous le péril à toute heure ? Je meurs tous les jours ; j'en atteste, frères, le droit de m'enorgueillir de vous, que je possède en Christ Jésus notre seigneur. Si c'est humainement que j'ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m'en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent point, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous laissez pas séduire : « mauvaises compagnies gâtent bonnes mœurs ; soyez sobres, comme il convient, et ne péchez pas ; car quelques-uns de vous ne connaissent pas Dieu ; c'est à votre honte que je le dis. Mais, dira quelqu'un : « Comment ressuscitent les morts ? Et avec quelle espèce de corps viennent-ils ? » Insensé ! Ce que, toi, tu sèmes ne reprend pas vie s'il ne meurt, et, quant à ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui renaîtra, que tu sèmes, mais un simple grain, de blé peut-être, ou de toute autre semence ; mais c'est Dieu qui lui donne un corps, selon qu'il Lui a plu, et à chaque semence un corps qui lui est propre. Toute chair n'est pas la même chair, mais autre est celle des hommes, autre la chair des quadrupèdes, autre la chair des volatiles, autre celle des poissons ; et il y a des corps célestes et des corps terrestres ; mais différente est la gloire des célestes et différente celle des terrestres ; autre est l'éclat du soleil, et autre l'éclat de la lune, autre l'éclat des étoiles, car une étoile diffère en éclat d'une autre étoile. Il en est de même pour la résurrection des morts : il est semé dans la corruption, il ressuscite dans l'incorruptibilité ; il est semé dans le déshonneur, il ressuscite dans la gloire ; il est semé dans la faiblesse, il ressuscite dans la force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ; s'il existe un corps animal, il en existe aussi un spirituel ; aussi est-il écrit : « Le premier Adam fut fait pour devenir une âme vivante, » le dernier Adam pour devenir un esprit vivifiant. Or ce qui est spirituel ne précède pas ce qui est animal, mais vient après ; le premier homme tiré de la terre est terrestre, le second homme vient du ciel ; tel qu'est le terrestre, tels aussi sont les terrestres ; et tel qu'est le céleste, tels aussi sont les célestes ; et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Or je vous déclare ceci, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'héritera pas non plus l'incorruptibilité. Voici, je vous annonce un mystère : nous tous, nous ne mourrons pas, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette, car on sonnera de la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés ; car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité ; mais, quand ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole de l'écriture : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est, ô mort, ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? » Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché, tandis que la puissance du péché, c'est la loi ; mais grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus-Christ ! Ainsi donc, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant toujours davantage à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas inutile dans le Seigneur.

Second Reading

1 Corinthians 1:18-31

car, tandis que la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu ; en effet il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages, J'anéantirai l'intelligence des intelligents. » Où y a-t-il un sage ? Où un scribe ? Où un disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-Il pas frappé de folie la sagesse du monde ? » Car, comme dans la sagesse de Dieu le monde n'a pas reconnu Dieu par la sagesse, Dieu a jugé bon de sauver les croyants par la folie de la prédication, puisque, tandis que les Juifs demandent des miracles et que les Grecs de leur côté recherchent la sagesse, du nôtre nous prêchons Christ crucifié, pour les Juifs un scandale, et pour les Gentils une folie, mais pour eux-mêmes, quand ils ont été appelés, soit Juifs soit Grecs, Christ puissance de Dieu et sagesse de Dieu ; car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. Considérez en effet, frères, que l'appel qui vous a été adressé ne concerne ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles ; mais Dieu a choisi les choses folles du monde afin de confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde, afin de confondre les fortes, et Dieu a choisi les choses basses du monde et celles qui sont méprisées et celles qui ne sont rien, pour renverser celles qui sont, afin que personne ne s'enorgueillisse devant Dieu. Or c'est à Lui que vous devez d'être unis à Christ Jésus qui, par la volonté de Dieu, est devenu notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption, afin que, comme il est écrit : « Que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ! »

Second Reading

Galatians 2:1-10

Ensuite, après quatorze ans d'intervalle, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, en prenant aussi Tite avec moi. Mais j'y montai par suite d'une révélation, et je leur exposai l'évangile que je prêche parmi les Gentils, mais je m'entretins séparément avec les plus considérés, afin de ne pas courir ou de n'avoir pas couru inutilement. Mais Tite qui m'accompagnait, et qui était Grec, ne put pas même être contraint de se faire circoncire, et ce fut à cause des faux frères intrus qui s'étaient furtivement introduits pour espionner la liberté que nous possédons en Christ Jésus, afin de nous asservir complètement ; auxquels nous n'accordâmes, pas même un instant, la soumission qu'ils demandaient, afin que la vérité de l'évangile vous fût maintenue. Mais, de la part de ceux qui étaient tenus en haute considération… quels qu'ils aient été, cela ne me fait rien ; Dieu ne fait pas acception de personnes… quant à moi en effet, les plus considérés ne me suggérèrent rien, mais au contraire, voyant que l'évangile de l'incirconcision m'a été confié, comme à Pierre celui de la circoncision, (en effet Celui qui a agi en faveur de Pierre pour l'apostolat de la circoncision a aussi agi en ma faveur parmi les Gentils), et reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui sont tenus pour les colonnes, me donnèrent leurs mains droites ainsi qu'à Barnabas, en signe d'union, afin que, nous, nous allassions vers les Gentils, et eux vers les circoncis ; demandant seulement que nous nous souvinssions des pauvres, ce que je me suis aussi appliqué à faire, précisément à cause de cela.

Gospel

Matthew 10

Et ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs, de manière à les chasser et à guérir toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier est Simon appelé Pierre, et André son frère ; et Jacques fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques fils d'Alphée et Thaddée ; Simon le Cananéen et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra. Ce sont ces douze que Jésus envoya après leur avoir donné ses ordres, en disant : « N'allez pas du côté des gentils, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Or, une fois en route, prêchez en disant : Le royaume des cieux s'approche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons. C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni besace pour le chemin, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Mais dans quelque ville ou village que vous entriez, enquérez-vous qui il s'y trouve de digne, et demeurez là jusques à ce que vous partiez. Or, en entrant dans la maison saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et celui qui ne vous aura pas reçu et n'aura pas écouté vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville-là et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le déclare : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera, au jour du jugement, plus supportable que le sort de cette ville-là. Voici, je vous envoie comme des brebis parmi des loups. Devenez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes ; mais soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fustigeront dans leurs synagogues ; et même vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi, pour servir de témoignage à eux et aux gentils. Mais quand ils vous auront livrés, ne vous inquiétez ni de la manière ni des choses dont vous devrez parler ; car à cette heure-là ce que vous aurez à dire vous sera donné ; en effet, ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Ainsi donc quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée ; car je suis venu désunir un homme d'avec son père, et une fille d'avec sa mère, et une bru d'avec sa belle-mère, et l'homme aura pour ennemis les membres de sa famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète à titre de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste à titre de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide à titre de disciple, en vérité je vous le déclare, il ne perdra certainement pas sa récompense. »

Evening Prayer — Second Lesson

1 Corinthians 12

Mais en ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut. En effet, de même que le corps forme un seul tout et possède plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient plusieurs, forment un seul corps, de même en est-il aussi de Christ ; car c'est dans un seul Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu'un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. En effet le corps aussi n'est pas formé d'un seul membre, mais de plusieurs. Si le pied disait : « Parce que je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du corps ; il ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Et si l'oreille disait : « Parce que je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps ; » elle ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Si le corps entier n'était qu'un œil, où serait l'ouïe ? S'il n'était tout entier qu'ouïe, où serait l'odorat ? Mais maintenant Dieu a disposé chacun des membres dans le corps comme Il l'a voulu ; or si tous ils ne formaient qu'un seul membre, où serait le corps ? Mais maintenant il y a plusieurs membres, tandis qu'il n'y a qu'un seul corps. Or l'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi ; » ou bien encore la tête dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous. » Combien plus au contraire les membres du corps qui semblent être plus faibles sont-ils nécessaires ; et ceux qui nous semblent être les moins honorables du corps, ce sont ceux-là que nous entourons d'un plus grand honneur, et nos membres indécents sont couverts avec plus de décence, tandis que ceux qui sont décents n'en ont pas besoin. Or Dieu a composé le corps en donnant davantage à la partie qui a été privée de quelque chose, afin qu'il n'y eût pas de division dans le corps, mais que les membres eussent le même intérêt les uns pour les autres ; et si un seul membre souffre de quoi que ce soit, tous les membres souffrent avec lui, et si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui. Or, pour vous, vous êtes le corps de Christ, et partiellement ses membres ; et Dieu a établi les uns dans l'église, d'abord comme apôtres, secondement comme prophètes, troisièmement comme docteurs, ensuite des miracles, ensuite des dons de guérisons, des emplois d'assistance, des fonctions de gouvernement, des variétés de langues. Est-ce que tous sont apôtres ? Est-ce que tous sont prophètes ? Est-ce que tous sont docteurs ? Est-ce que tous font des miracles ? Est-ce que tous possèdent des dons de guérisons ? Est-ce que tous parlent en langues ? Est-ce que tous interprètent ? Ambitionnez cependant les dons les plus grands, et je vais encore vous indiquer une route excellente.

Gospel

Matthew 13:44-58

« Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, qu'il s'éloigna de là, et s'étant rendu dans sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient stupéfaits, et qu'ils disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, Jacques et Joseph et Simon et Judas ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.

Gospel

Luke 4:22-30

Et tous témoignaient en sa faveur, et s'émerveillaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : « Celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais aussi ici dans ta patrie tout ce que nous avons appris qui s'est fait à Capharnaoum. » Mais il ajouta : « En vérité je vous déclare qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie ; mais c'est avec vérité que je vous dis que du temps d'Élie il y avait beaucoup de veuves en Israël, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, en sorte qu'une grande famine eut lieu sur toute la terre, et Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, sauf auprès d'une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël du temps d'Elisée le prophète, et aucun d'eux ne fut nettoyé, sauf Naaman le syrien. » Et ils furent tous remplis de courroux dans la synagogue en entendant ces paroles, et s'étant levés, ils l'expulsèrent de la ville, et ils l'emmenèrent jusques au bord de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à le précipiter. Mais lui, étant passé au milieu d'eux, poursuivait sa route.

Gospel

Matthew 10

Et ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs, de manière à les chasser et à guérir toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier est Simon appelé Pierre, et André son frère ; et Jacques fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques fils d'Alphée et Thaddée ; Simon le Cananéen et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra. Ce sont ces douze que Jésus envoya après leur avoir donné ses ordres, en disant : « N'allez pas du côté des gentils, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Or, une fois en route, prêchez en disant : Le royaume des cieux s'approche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons. C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni besace pour le chemin, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Mais dans quelque ville ou village que vous entriez, enquérez-vous qui il s'y trouve de digne, et demeurez là jusques à ce que vous partiez. Or, en entrant dans la maison saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et celui qui ne vous aura pas reçu et n'aura pas écouté vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville-là et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le déclare : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera, au jour du jugement, plus supportable que le sort de cette ville-là. Voici, je vous envoie comme des brebis parmi des loups. Devenez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes ; mais soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fustigeront dans leurs synagogues ; et même vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi, pour servir de témoignage à eux et aux gentils. Mais quand ils vous auront livrés, ne vous inquiétez ni de la manière ni des choses dont vous devrez parler ; car à cette heure-là ce que vous aurez à dire vous sera donné ; en effet, ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Ainsi donc quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée ; car je suis venu désunir un homme d'avec son père, et une fille d'avec sa mère, et une bru d'avec sa belle-mère, et l'homme aura pour ennemis les membres de sa famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète à titre de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste à titre de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide à titre de disciple, en vérité je vous le déclare, il ne perdra certainement pas sa récompense. »

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.