Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Romans 10:1-10

Frères, l'affection de mon cœur et mes prières à Dieu sont tournées vers leur salut, car je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais non pas avec discernement ; méconnaissant en effet la justice de Dieu, et cherchant à établir la leur propre, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ met fin à la loi, pour donner la justice à celui qui croit, quel qu'il soit. Moïse en effet définit la justice qui vient de la loi, en disant que « l'homme qui les aura pratiqués vivra par elle, » tandis que la justice qui vient de la foi parle ainsi : « Ne dis pas en ton cœur : Qui est-ce qui montera au ciel ? » (ce qui revient à en faire descendre Christ) ; ou bien : « Qui est-ce qui descendra dans l'abîme ? » (ce qui revient à ramener Christ du milieu des morts). Mais que dit-elle ? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur ; » c'est-à-dire la parole de la foi que nous prêchons. Car si tu professes de ta bouche la déclaration que Jésus est Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé, parce que c'est du cœur que l'on croit à la justice, et que c'est de la bouche que l'on fait profession pour le salut.

First Reading

Genesis 40

Et il arriva après ces choses que l'échanson du roi d'Égypte et le panetier faillirent envers leur seigneur, le roi d'Égypte. Et Pharaon se courrouça contre ses deux eunuques, le grand échanson et le grand panetier. Et il les incarcéra dans la maison du chef des satellites, dans la maison de force, lieu où Joseph était détenu. Et le chef des satellites plaça Joseph auprès d'eux, et il les servait, et ils furent quelque temps en prison. Alors ils eurent tous les deux un songe ; chacun le sien, dans une seule nuit, chacun avec un sens attaché à son songe, l'échanson et le panetier du roi d'Égypte détenus dans la maison de force. Et Joseph entrant chez eux le matin les regarda, et voici, ils étaient sombres. Et Joseph questionna les deux eunuques de Pharaon détenus avec lui dans la maison de son maître et leur dit : Pourquoi avez-vous un air triste aujourd'hui ? Et ils lui répondirent : Nous avons eu un songe, et il n'y a personne pour l'interpréter. Alors Joseph leur dit : N'est-ce pas à Dieu qu'appartiennent les interprétations ? Faites-m'en donc le récit ! Alors le grand échanson raconta à Joseph le songe qu'il avait eu, et lui dit : En songeant voilà que j'avais un cep devant moi. Et le cep avait trois pampres ; et après avoir jeté ses bourgeons, il épanouit ses fleurs et les grappes donnèrent des raisins mûrs. Or j'avais dans ma main la coupe de Pharaon ; alors je pris les raisins, et en exprimai le jus dans la coupe de Pharaon, et je mis la coupe dans la main de Pharaon. Alors Joseph lui dit : En voici l'interprétation : Les trois pampres sont trois jours ; encore trois jours et Pharaon te relèvera la tête et te rétablira dans ton poste, et tu mettras la coupe dans la main de Pharaon l'usage de ci-devant, quand tu étais son échanson. Mais garde par devers toi le souvenir de moi, quand tu seras en bon point, et montre-moi de la bonté, et fais mention de moi auprès de Pharaon et tire-moi de cette maison ! Car j'ai été ravi du pays des Hébreux, et ici je n'ai rien fait non plus pour être mis en prison. Et le grand panetier voyant qu'il interprétait en bien, dit à Joseph : Dans le songe que j'ai fait, voici, j'avais trois corbeilles de pain blanc sur la tête. Et la corbeille supérieure contenait de tous les aliments préparés pour Pharaon en boulangerie, et les oiseaux les mangeaient dans la corbeille que je portais sur la tête. Alors Joseph répondit et dit : En voici l'interprétation : les trois corbeilles sont trois jours ; encore trois jours et Pharaon t'élèvera la tête, et te pendra à un arbre, et les oiseaux mangeront ta chair sur toi. Et le troisième jour, jour de naissance de Pharaon, il se fit un festin à tous ses serviteurs, et il éleva la tête du grand échanson et la tête du grand panetier parmi ses serviteurs, en rétablissant le grand échanson dans son office d'échanson, pour qu'il mît la coupe dans la main de Pharaon, et en faisant pendre le grand panetier, conformément à l'interprétation que Joseph leur avait donnée. Mais le grand échanson ne pensa point à Joseph qu'il oublia.

First Reading

Exodus 8:1-32

Et l'Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta main avec ton bâton sur les eaux courantes, sur les canaux et sur les lacs, et fais monter les grenouilles sur la terre d'Egypte. Et Aaron étendit sa main sur les eaux de l'Egypte, et les grenouilles s'avancèrent et couvrirent la terre d'Egypte. Mais les hiérogrammates en firent autant par leurs charmes et attirèrent les grenouilles sur la terre d'Egypte. Alors Pharaon manda Moïse et Aaron et dit : Intercédez auprès de l'Éternel, afin qu'il éloigne les grenouilles de moi et de mon peuple, et je laisserai le peuple aller offrir un sacrifice à l'Éternel. Et Moïse dit à Pharaon : Fixe-moi le temps où je dois intercéder pour toi et tes serviteurs et ton peuple, afin d'exterminer les grenouilles de chez toi et de tes maisons ; il n'en restera que dans le Nil. Et il dit : Demain. Et Moïse dit : Comme tu le dis ! afin que tu saches qu'il n'y a point de Dieu, comme l'Éternel, notre Dieu. Et les grenouilles seront éloignées de toi et de tes maisons et de tes serviteurs et de ton peuple ; il n'en restera que dans le Nil. Alors Moïse et Aaron sortirent de chez Pharaon, et Moïse éleva ses cris à l'Éternel au sujet des grenouilles dont Il avait affligé Pharaon. Et l'Éternel opéra ce que demandait Moïse, et les grenouilles périrent et disparurent des maisons, des cours et des champs. Et on les réunit par monceaux, et le pays fut infecté. Mais quand Pharaon se sentit reprendre haleine, il endurcit son cœur, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé. Alors l'Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ton bâton et frappe la poussière de la terre, afin qu'elle se change en moustiques dans tout le pays d'Egypte. Et ils le firent, et Aaron étendit sa main avec son bâton et frappa la poussière de la terre ; et il y eut des moustiques sur les hommes et sur le bétail, toute la poussière de la terre fut changée en moustiques dans tout le pays d'Egypte. Et les hiérogrammates entreprirent aussi par le moyen de leurs charmes de produire les moustiques, mais ils n'y parvinrent pas, et il y eut des moustiques sur l'homme et sur le bétail. Alors les hiérogrammates dirent à Pharaon : C'est le doigt de Dieu ! Mais le cœur de Pharaon s'endurcit et il ne les écouta pas, ainsi que l'avait annoncé l'Éternel. Alors l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi le matin et te présente devant Pharaon ; voici, il ira vers le fleuve et tu lui diras : Ainsi parle l'Éternel : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve. Car si tu ne laisses pas mon peuple partir, voici, j'enverrai contre toi et contre tes serviteurs et contre ton peuple et contre tes maisons les moucherons, et les maisons des Égyptiens se rempliront de moucherons, de même que le sol sur lequel ils sont. Et dans cette journée-là j'excepterai la contrée de Gosen où habite mon peuple, en sorte que là il n'y aura point de moucherons, afin que tu comprennes que moi, l'Éternel, je suis ici dans le pays ; et je ferai une différence entre mon peuple et ton peuple, demain ce signe aura lieu. Et ainsi fit l'Éternel ; et les moucherons pénétrèrent en masse dans la demeure de Pharaon et dans la demeure de ses serviteurs, et dans tout le pays d'Egypte ; le pays fut infesté par les moucherons. Alors Pharaon manda Moïse et Aaron et dit : Allez ! offrez le sacrifice à votre Dieu dans le pays. Et Moïse dit : C'est ce qu'il ne convient point de faire ; car nous offririons à l'Éternel, notre Dieu, un sacrifice qui est l'abomination des Égyptiens. Si nous offrions un sacrifice qui est l'abomination des Égyptiens, sous leurs yeux, ne nous lapideraient-ils pas ? Nous nous avancerons dans le désert à trois jours de marche, et nous offrirons à l'Éternel, notre Dieu, le sacrifice tel qu'il nous le prescrira. Et Pharaon dit : Je vous laisserai aller offrir à l'Éternel, votre Dieu, un sacrifice dans le désert, seulement n'allez pas à une grande distance ; intercédez pour moi ! Et Moïse dit : Voici, je sors de chez toi, et j'intercéderai auprès de l'Éternel, et demain les moucherons se retireront loin de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Seulement que Pharaon ne persiste pas à tromper en ne permettant pas au peuple d'aller offrir un sacrifice à l'Éternel. Puis Moïse sortit de chez Pharaon et intercéda auprès de l'Éternel. Et l'Éternel fit comme Moïse avait dit, et les moucherons se retirèrent loin de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple ; il n'en resta pas un. Mais Pharaon endurcit son cœur cette fois-ci encore, et ne laissa point partir le peuple. Et Moïse lui dit : Quand je retournerai à la ville, j'élèverai mes mains vers l'Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu reconnaisses que la terre est à l'Éternel. Mais ni toi ni tes serviteurs, je le sais, n'aurez encore crainte de l'Éternel Dieu. (Or le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleur. Mais le froment et l'épeautre ne furent point frappés, car ils sont tardifs.)

Morning Prayer — First Lesson

Exodus 24

Et Il dit à Moïse : Monte vers l'Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des Anciens d'Israël, et adorez à distance. Et que Moïse s'approche seul de l'Éternel, mais qu'eux ne s'approchent pas et que le peuple ne monte pas avec lui. Moïse vint donc exposer au peuple toutes les paroles de l'Éternel et toutes les lois, et d'une voix tout le peuple répondit et dit : Nous exécuterons tous les ordres qu'a prescrits l'Éternel. Alors Moïse mit par écrit toutes les paroles de l'Éternel ; puis, s'étant levé le matin, il dressa un autel au pied de la montagne et douze cippes pour les douze tribus d'Israël. Et il délégua les jeunes hommes des enfants d'Israël pour offrir des holocaustes et sacrifier à l'Éternel des taureaux en hosties pacifiques. Et Moïse prit une moitié du sang qu'il mit dans des bassins, et avec l'autre moitié il aspergea l'autel. Et il prit l'acte de l'alliance et le lut aux oreilles du peuple, et ils dirent : Tout ce qu'a prononcé l'Éternel, nous le ferons et nous obéirons. Et Moïse prit le sang et en aspergea le peuple, et il dit : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel traite avec vous pour toutes ces lois. Alors Moïse monta, ainsi que Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des Anciens d'Israël. Et ils virent le Dieu d'Israël, et sous ses pieds c'était comme un travail de saphir transparent et pareil au ciel même en pureté. Mais Il ne porta pas la main sur les nobles d'Israël, et ils eurent la vue de Dieu ; et ils mangèrent et burent. Et l'Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne et tiens-t'y, et je te donnerai les Tables de pierre et la Loi et l'ordonnance que j'ai écrites, afin de les inculquer. Alors Moïse se leva ainsi que Josué qui le servait, et Moïse monta sur la montagne de Dieu. Et il dit aux Anciens : Attendez-nous ici jusqu'à notre retour auprès de vous. Voici, vous avez avec vous Aaron et Hur ; si quelqu'un a un démêlé, qu'il s'adresse à eux. Moïse monta donc à la montagne et une nuée couvrait la montagne, et la gloire de l'Éternel reposait sur le mont de Sinaï qui fut pendant six jours couvert de la nuée. Et le septième jour Il appela Moïse du sein de la nuée. Et l'aspect de la gloire de l'Éternel était celui d'un feu dévorant sur la cime de la montagne aux yeux des enfants d'Israël. Et Moïse pénétra dans l'intérieur de la nuée et monta sur la montagne, et Moïse passa quarante jours et quarante nuits sur la montagne.

Epistle

2 Timothy 4:1-8

Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère. Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche ; j'ai combattu le bon combat ; j'ai achevé la course ; j'ai gardé la foi ; du reste, la couronne de justice m'est réservée ; le seigneur, le juste juge, me l'accordera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui désirent son apparition.

First Reading

Ruth 1

Et à l'époque du régime des juges il survint une famine dans le pays. Et un homme de Bethléhem de Juda émigra pour établir son séjour en Moabie, lui, sa femme et ses deux fils. Or le nom de cet homme était Elimélech, et le nom de sa femme, Noomi, et le nom de ses deux fils, Mahlon et Chilion, Ephratites de Bethléhem de Juda. Et arrivés en Moabie, ils s'y fixèrent. Cependant Elimélech, mari de Noomi, vint à mourir, et elle resta avec ses deux fils. Et ils épousèrent des femmes Moabites qui se nommaient, l'une, Orpa, l'autre Ruth, et ils demeurèrent là près de dix ans. Puis Mahlon et Chilion moururent tous deux aussi, et la femme survécut à ses deux fils et à son mari. Alors elle se disposa avec ses deux brus à revenir de Moabie, parce qu'en Moabie elle avait appris que l'Éternel avait visité son peuple pour lui donner du pain. Elle quitta donc le lieu où elle avait vécu, et ses deux brus avec elle, et elles se mirent en chemin pour retourner au pays de Juda. Alors Noomi dit à ses deux brus : Allez, retournez chacune dans la maison de sa mère ! Que l'Éternel agisse envers vous avec amour, comme vous l'avez fait envers les décédés et envers moi ! Que l'Éternel vous donne de trouver le repos chacune dans la maison d'un époux ! Et elle les embrassa. Alors elles élevèrent leur voix et pleurèrent ; et elles lui dirent : Non ! nous irons avec toi rejoindre ton peuple. Et Noomi dit : Retournez donc, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir pour vous des époux ? Retournez, mes filles, allez ! Car je suis trop vieille pour être à un mari. Quand je penserais : Il y a lieu pour moi d'espérer ; quand cette nuit même je me trouverais mariée, bien plus, quand j'enfanterais des fils, voudriez-vous pour cela attendre qu'ils aient grandi, et vous séquestrer pour ne point vous marier ? Oh ! non ! mes filles ! j'ai plus d'amertumes que vous, car la main de l'Éternel a frappé sur moi. Et elles élevèrent leur voix et se remirent à pleurer. Alors Orpa donna le baiser à sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle. Et [Noomi] dit : Voilà que ta belle-sœur est allée retrouver son peuple et son Dieu : suis ta belle-sœur et t'en retourne. Mais Ruth dit : Ne me presse pas de te quitter, de renoncer à te suivre ! non ! où tu iras, j'irai, où tu coucheras, je coucherai ; ton peuple est mon peuple, et ton Dieu mon Dieu : où tu mourras, je veux mourir, et là trouver ma sépulture ; si non, que l'Éternel m'inflige ceci et plus encore ! c'est la mort qui mettra une barrière entre moi et toi. Et la voyant fermement résolue à l'accompagner, Noomi renonça à la contrarier. Elles firent donc le voyage à elles deux jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et à leur entrée dans Bethléhem, toute la ville s'émut à leur occasion, et les femmes disaient : Est-ce Noomi ? Et elle leur répondit : Ne m'appelez pas Noomi (ma suavité) ! appelez-moi Mara (amertume), car le Tout-Puissant m'a affligée de bien des amertumes. Pourvue je suis partie et l'Éternel me ramène dénuée. Pourquoi m'appeler Noomi, quand l'Éternel se prononce contre moi et que le Tout-Puissant m'a rendue malheureuse ? Ainsi revint Noomi accompagnée de Ruth, la Moabite, sa bru, qui avait quitté les champs de Moab ; or elles arrivaient à Bethléhem au début de la moisson des orges.

Morning Prayer — Second Lesson

Mark 9

Et il leur disait : « En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le royaume de Dieu inauguré avec puissance. » Et six jours après Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et ses vêtements devinrent éblouissants ; si blancs qu'il n'est pas sur la terre de foulon qui puisse ainsi blanchir. Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils conversaient avec Jésus ; et Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Rabbi, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas en effet ce qu'il devait dire, car ils avaient été saisis d'effroi. Et une nuée survint qui les couvrit, et de la nuée sortit une voix : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé ! Écoutez-le. » Et ayant sur-le-champ regardé autour d'eux, ils ne virent plus personne avec eux, sauf Jésus seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, il leur donna des ordres, afin qu'ils ne racontassent à personne ce qu'ils avaient vu, si ce n'est lorsque le fils de l'homme serait ressuscité des morts. Et ils s'attachèrent à cette parole se demandant entre eux : Que signifie : « ressusciter des morts ? » Et ils l'interrogeaient en disant : « Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il leur dit : « Il est vrai qu'Élie, après être premièrement venu, doit rétablir toutes choses. Et comment est-il écrit à propos du Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être compté pour rien ? Mais je vous déclare qu'Élie aussi est venu, et qu'ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient, selon qu'il est écrit à propos de lui. » Et quand ils furent arrivés vers les disciples ils virent autour d'eux une foule nombreuse et des scribes qui discutaient avec eux. Et aussitôt toute la foule l'ayant vu fut dans l'épouvante, et elle accourait pour le saluer. Et il leur demanda : « Sur quoi discutez-vous avec eux ? » Et quelqu'un de la foule lui répliqua : « Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet ; et où que ce soit qu'il s'empare de lui, il le terrasse ; et il écume et grince les dents et devient tout roide ; et j'ai parlé à tes disciples afin qu'ils le chassassent, et ils n'ont pas pu. » Et lui leur réplique : « O génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Amenez-le moi. » Et on le lui amena. Et quand il l'eut vu, l'esprit le jeta aussitôt en convulsion, et étant tombé à terre, il se roulait en écumant. Et il demanda au père : « Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? » Et il dit : « Depuis son enfance ; et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans les eaux, afin de le faire périr ; mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours par compassion pour nous. » Or Jésus lui dit : « Quant à ton : « Si tu peux, » toutes choses sont possibles pour celui qui croit. » Aussitôt le père du jeune enfant de s'écrier : « Je crois ; viens au secours de mon incrédulité. » Mais Jésus ayant vu accourir la multitude réprimanda l'esprit impur, en lui disant : « Esprit muet et sourd, c'est moi, c'est moi qui te l'ordonne, sors de lui et ne rentre plus en lui. » Et ayant poussé des cris et l'ayant jeté en de violentes convulsions, il sortit ; et il devint comme un cadavre, en sorte que la plupart disaient : « Il est mort. » Mais Jésus lui ayant pris les mains le fit lever, et il se tint debout. Et lorsqu'il fut rentré au logis, ses disciples lui demandaient en particulier : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « Cette espèce-là ne peut sortir par aucun autre moyen que par la prière. » Et étant sortis de là ils cheminaient au travers de la Galilée, et il ne voulait pas que personne le sût ; car il instruisait ses disciples et disait : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et, quand il aura été mis à mort, au bout de trois jours il ressuscitera. » Mais eux ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l'interroger. Et ils arrivèrent à Capharnaoum. Et lorsqu'il fut dans la maison, il leur demandait : « Sur quoi discutiez-vous en chemin ? » Mais ils se taisaient ; car ils avaient discuté entre eux en chemin quel était le plus grand. Et s'étant assis, il appela les douze, et il leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. » Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux, et l'ayant serré dans ses bras, il leur dit : « Celui qui aura reçu en mon nom l'un de ces petits enfants-là, me reçoit, et celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais Celui qui m'a envoyé. » Jean lui dit : « Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, et nous l'en empêchions parce qu'il ne nous suivait pas. » Mais Jésus dit : « Ne l'en empêchez pas ; car il n'est personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt après dire du mal de moi ; car quiconque n'est pas contre nous est pour nous. En effet celui qui vous aura donné à boire un verre d'eau, par la raison que vous êtes à Christ, en vérité je vous déclare qu'il ne perdra certainement pas sa récompense. Et celui qui aura scandalisé un seul de ces petits qui croient en moi, beaucoup mieux vaudrait pour lui qu'on passât autour de son col une meule de moulin à âne, et qu'on le jetât dans la mer. Et si ta main a été pour toi une occasion de scandale, coupe-la ; il est bon que tu entres estropié dans la vie, plutôt que d'aller, en ayant tes deux mains, dans la géhenne, dans le feu inextinguible ; [ là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.] Et si ton pied est pour toi une occasion de scandale, coupe-le ; il est bon que tu entres boiteux dans la vie, plutôt que d'être jeté, en ayant tes deux pieds, dans la géhenne ; [ là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.] Et si ton œil est pour toi une occasion de scandale, arrache-le ; il est bon que tu entres borgne dans le royaume de Dieu, plutôt que d'être jeté, en ayant deux yeux, dans la géhenne, là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point ; car chacun sera salé de feu. Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ?

Responsorial Psalm

Psalm 65

Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.

Gospel

Matthew 5:13-19

« Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux.

Responsorial Psalm

Psalm 39

Au maître chantre des Jéduthunites. Cantique de David.J'avais dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la langue ; j'aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que les impies seront en ma présence. » Je fus muet, silencieux, évitant même de parler du bonheur. Mais ma douleur s'irritait, mon cœur s'enflammait dans mon sein, où mes pensées allumèrent un feu, et ma langue parla. Éternel, montre-moi le terme de ma vie, et quelle est la durée de mes jours ! O ! que je sache combien je suis fragile ! Voici, tu as donné à mes jours l'espace d'une palme, et ma durée est comme un néant devant toi ; oui, tout homme a la consistance d'un souffle. (Pause) Oui, comme une ombre le mortel se promène ; oui, il s'agite avec bruit pour ce qui passe ; il amasse, et il ne sait qui recueillera. Et maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espoir est en toi. Sauve-moi de tous mes péchés, ne m'expose pas aux outrages de l'impie ! Mais je me tais, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui agis. Eloigne de moi tes plaies ! Je péris sous ta main irritée. Quand par des peines tu châties l'homme d'une faute, semblable à la teigne, tu détruis son bien le plus cher. Oui, tout mortel est un souffle. (Pause) Ecoute ma prière, Éternel, et prête l'oreille à mes cris ! Ne sois point sourd à mes larmes, car je suis un étranger chez toi, un hôte, comme tous mes pères ! Ne tiens plus tes yeux attachés sur moi, afin que je retrouve la sérénité, avant que je m'en aille, et que je ne sois plus !

Responsorial Psalm

Psalm 40

Au maître chantre. Cantique de David.J'attendis fermement l'Éternel ; et se penchant vers moi, Il écouta ma plainte. Et Il me retira de l'horreur de la fosse, de la fange du bourbier ; et Il fit poser mon pied sur le roc, affermissant mes pas ; et Il mit dans ma bouche un cantique nouveau, les louanges de notre Dieu. Témoins de ces choses, plusieurs craindront, et auront confiance dans l'Éternel. Heureux l'homme qui choisit l'Éternel pour placer en lui sa confiance, et ne s'adresse pas aux présomptueux, aux menteurs ! Il est grand, Éternel, mon Dieu, le nombre des miracles et des décrets que tu fis pour nous ; rien n'est comparable à toi : je voudrais les raconter et les dire, il y en a trop pour les énumérer. Ce n'est ni la victime, ni l'offrande que tu aimes, (tu as ouvert mes oreilles à cette instruction) l'holocauste et l'expiation, ce n'est pas ce que tu demandes. Aussi j'ai dit : « Voici, je viens ; c'est ce que me prescrit le livre de la loi. Faire ta volonté, mon Dieu, c'est mon désir, et ta loi est dans mon cœur. » Je proclame [ta] justice dans la grande assemblée ; voici, je ne tiens point mes lèvres fermées : Éternel, tu le sais ! Je ne cèle point ta justice au dedans de mon cœur ; je dis ta fidélité et ton secours, je ne dissimule point ta grâce et ta fidélité à la grande assemblée. Et toi, Éternel, ne retiens pas non plus ta miséricorde envers moi ! Que ta grâce et ta fidélité me gardent toujours ! Car je suis entouré de maux sans nombre ; de mes péchés je reçois des atteintes, je ne puis les voir, ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, et mon cœur m'abandonne. O Éternel, daigne me sauver ! Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient tous ensemble couverts de honte et d'affronts ceux qui attentent à ma vie, pour me la ravir ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils soient stupéfaits de leur propre ignominie ceux qui disent : Le voilà ! Le voilà ! Ainsi tu feras le ravissement et la joie de tous ceux qui te cherchent ; ils diront sans cesse : « Grand est l'Éternel ! » ceux qui désirent ton secours. Je suis un pauvre et un indigent, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur ! Mon Dieu, ne tarde pas !

Responsorial Psalm

Psalm 40

Au maître chantre. Cantique de David.J'attendis fermement l'Éternel ; et se penchant vers moi, Il écouta ma plainte. Et Il me retira de l'horreur de la fosse, de la fange du bourbier ; et Il fit poser mon pied sur le roc, affermissant mes pas ; et Il mit dans ma bouche un cantique nouveau, les louanges de notre Dieu. Témoins de ces choses, plusieurs craindront, et auront confiance dans l'Éternel. Heureux l'homme qui choisit l'Éternel pour placer en lui sa confiance, et ne s'adresse pas aux présomptueux, aux menteurs ! Il est grand, Éternel, mon Dieu, le nombre des miracles et des décrets que tu fis pour nous ; rien n'est comparable à toi : je voudrais les raconter et les dire, il y en a trop pour les énumérer. Ce n'est ni la victime, ni l'offrande que tu aimes, (tu as ouvert mes oreilles à cette instruction) l'holocauste et l'expiation, ce n'est pas ce que tu demandes. Aussi j'ai dit : « Voici, je viens ; c'est ce que me prescrit le livre de la loi. Faire ta volonté, mon Dieu, c'est mon désir, et ta loi est dans mon cœur. » Je proclame [ta] justice dans la grande assemblée ; voici, je ne tiens point mes lèvres fermées : Éternel, tu le sais ! Je ne cèle point ta justice au dedans de mon cœur ; je dis ta fidélité et ton secours, je ne dissimule point ta grâce et ta fidélité à la grande assemblée. Et toi, Éternel, ne retiens pas non plus ta miséricorde envers moi ! Que ta grâce et ta fidélité me gardent toujours ! Car je suis entouré de maux sans nombre ; de mes péchés je reçois des atteintes, je ne puis les voir, ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, et mon cœur m'abandonne. O Éternel, daigne me sauver ! Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient tous ensemble couverts de honte et d'affronts ceux qui attentent à ma vie, pour me la ravir ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils soient stupéfaits de leur propre ignominie ceux qui disent : Le voilà ! Le voilà ! Ainsi tu feras le ravissement et la joie de tous ceux qui te cherchent ; ils diront sans cesse : « Grand est l'Éternel ! » ceux qui désirent ton secours. Je suis un pauvre et un indigent, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur ! Mon Dieu, ne tarde pas !

Evening Prayer — First Lesson

Exodus 32

Et le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, se rassembla autour d'Aaron et lui dit : Allons ! fais-nous un Dieu qui marche devant nous, car nous ne savons ce qu'est devenu ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte. Et Aaron leur dit : Enlevez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. Et tous ils s'ôtèrent les anneaux d'or qu'ils avaient aux oreilles et les apportèrent à Aaron. Alors Aaron les ayant reçus de leurs mains, les jeta au moule dans l'atelier et il en fit un veau de fonte ; alors ils dirent : Israël, voilà ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et Aaron voyant cela dressa un autel devant lui et fit publier : Demain c'est fête en l'honneur de l'Éternel. Et à leur lever le lendemain, ils sacrifièrent des holocaustes et ils offrirent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s'assit pour manger et boire, puis ils se mirent à danser. Alors l'Éternel parla à Moïse : Va, descends, car il forfait ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte : ils se sont promptement écartés de la voie que je leur ai prescrite : ils se sont fabriqué un veau de fonte et l'ont adoré, et lui ont fait des sacrifices et ont dit : Israël, c'est là ton Dieu qui t'a tiré du pays d'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Je regarde ce peuple, et voici, c'est un peuple au col roide ; or maintenant donc laisse-moi agir ; il faut que ma colère s'allume contre eux et que je les détruise, mais de toi je ferai une grande nation. Et Moïse chercha à apaiser l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, pourquoi ta colère s'allumerait-elle contre ton peuple que tu as tiré du pays d'Egypte par une grande force et d'une main puissante ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur perte qu'il les a fait partir, afin de les tuer dans les montagnes et de les exterminer de la face de la terre ? Reviens de ton courroux qui s'enflamme, et repens-toi de la menace que tu as faite à ton peuple. Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as juré par toi-même et auxquels tu as dit : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays que j'ai promis, je le donnerai à vos descendants en propriété éternelle. Alors l'Éternel se repentit de la menace qu'il avait dit vouloir exécuter sur son peuple. Et Moïse se tourna et descendit de la montagne, portant à la main les Deux Tables du Témoignage, tables écrites des deux côtés ; elles étaient écrites aussi bien d'un côté que de l'autre. Et les tables étaient l'ouvrage de Dieu, et l'écriture était l'écriture de Dieu gravée sur les tables. Alors Josué entendit les cris du peuple qui vociférait, et dit à Moïse : C'est le cri de guerre dans le camp. Et Moïse répondit : Ce ne sont ni les cris de gens qui chantent victoire, ni les cris de gens qui déplorent une défaite ; j'entends les voix de gens qui chantent. Et lorsqu'il fut près du camp et qu'il aperçut le veau et les chœurs, Moïse fut enflammé de colère et il jeta d'entre ses mains les tables et les brisa au pied de la montagne. Puis il prit le veau qu'ils avaient fait et le brûla au feu, et le broya jusqu'à le réduire en une poudre, qu'il répandit sur l'eau qu'il fit boire aux enfants d'Israël. Et Moïse dit à Aaron : Que t'a fait ce peuple pour le charger d'un grand péché ? Et Aaron dit : Que la colère de mon seigneur ne s'allume pas ! Tu connais ce peuple et sa perversité ; ils m'ont dit : Fais-nous un Dieu qui marche à notre tête ; car ce Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. C'est alors que je leur ai dit : Que tous ceux qui portent de l'or l'enlèvent. Et ils me l'ont remis, et je l'ai exposé au feu, et il en est résulté ce veau. Et lorsque Moïse vit que le peuple était sans frein, Aaron lui ayant lâché la bride, et deviendrait le jouet de ses ennemis, Moïse se plaça à la porte du camp et dit : A moi tous ceux qui sont à l'Éternel ! Et tous les fils de Lévi se réunirent auprès de lui. Et il leur dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Mettez chacun l'épée au côté, passez et repassez d'une porte du camp à l'autre porte, et tuez chacun votre frère et chacun votre ami et chacun votre prochain. Et les fils de Lévi exécutèrent l'ordre de Moïse, et en ce jour dans le peuple il tomba environ trois mille hommes. Et Moïse dit : Accomplissez aujourd'hui votre consécration à l'Éternel, même au prix de votre fils et de votre frère, et cela pour attirer sur vous aujourd'hui une bénédiction. Et le lendemain Moïse dit au peuple : Vous avez commis un grand péché ; or je vais monter vers l'Éternel ; peut-être pourrai-je expier votre péché. Moïse retourna donc auprès de l'Éternel et dit : Hélas ! ce peuple s'est rendu coupable d'un grand péché, et ils se sont fait un dieu d'or. Puisses-tu maintenant pardonner leur péché ! sinon, oh ! efface-moi de ton livre écrit par toi. Et l'Éternel dit à Moïse : Ce sont ceux qui ont péché contre moi que j'effacerai de mon livre, va maintenant et mène le peuple où je t'ai dit : Voici, mon ange te précédera ; mais au jour de mes châtiments je les châtierai de leur péché. Ainsi l'Éternel frappa le peuple pour avoir fait le veau exécuté par Aaron.

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I Corinthians 15

Frères, j'attire votre attention sur l'évangile que je vous ai annoncé, que de votre côté vous avez reçu, auquel en outre vous êtes fermement attachés, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous vous tenez aux paroles par lesquelles je vous l'ai annoncé, à moins que ce ne soit inutilement que vous avez cru ! Je vous ai en effet transmis, avant tout, ce que de mon côté j'avais reçu, c'est que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures, et qu'il a été vu par Céphas, puis par les douze ; ensuite il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore maintenant, mais dont quelques-uns sont morts ; ensuite il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres, enfin, après eux tous, il a été vu aussi par moi, qui suis comme l'avorton, car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne mérite pas de porter le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et la grâce qu'il m'a faite n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi. Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru. Mais, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment y a-t-il parmi vous des gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or, si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi, et il se trouve en outre que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, car nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si, en effet, les morts ne ressuscitent pas ; car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est chimérique, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ ont péri. Si c'est seulement pendant cette vie-ci, que nous espérons en Christ, nous sommes plus à plaindre que tout le reste des hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui sont morts ! En effet, comme la mort vient d'un homme, c'est d'un homme aussi que vient la résurrection des morts ; car, de même que c'est en Adam que meurent tous les hommes, de même aussi c'est en Christ que tous ils reprendront vie, mais chacun dans son propre rang : les prémices, c'est Christ, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement ; ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité, et toute puissance ; car il faut qu'il règne jusques à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds ; comme dernier ennemi est détruite la mort, car Il a tout placé sous ses pieds. Or quand il aura dit : « tout est soumis, » il est évident que c'est sauf Celui qui lui a soumis toutes choses ; mais quand toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils même sera soumis à Celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. Ou bien que feront ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils encore baptiser pour eux ? Pourquoi nous-mêmes, de notre côté, bravons-nous le péril à toute heure ? Je meurs tous les jours ; j'en atteste, frères, le droit de m'enorgueillir de vous, que je possède en Christ Jésus notre seigneur. Si c'est humainement que j'ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m'en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent point, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous laissez pas séduire : « mauvaises compagnies gâtent bonnes mœurs ; soyez sobres, comme il convient, et ne péchez pas ; car quelques-uns de vous ne connaissent pas Dieu ; c'est à votre honte que je le dis. Mais, dira quelqu'un : « Comment ressuscitent les morts ? Et avec quelle espèce de corps viennent-ils ? » Insensé ! Ce que, toi, tu sèmes ne reprend pas vie s'il ne meurt, et, quant à ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui renaîtra, que tu sèmes, mais un simple grain, de blé peut-être, ou de toute autre semence ; mais c'est Dieu qui lui donne un corps, selon qu'il Lui a plu, et à chaque semence un corps qui lui est propre. Toute chair n'est pas la même chair, mais autre est celle des hommes, autre la chair des quadrupèdes, autre la chair des volatiles, autre celle des poissons ; et il y a des corps célestes et des corps terrestres ; mais différente est la gloire des célestes et différente celle des terrestres ; autre est l'éclat du soleil, et autre l'éclat de la lune, autre l'éclat des étoiles, car une étoile diffère en éclat d'une autre étoile. Il en est de même pour la résurrection des morts : il est semé dans la corruption, il ressuscite dans l'incorruptibilité ; il est semé dans le déshonneur, il ressuscite dans la gloire ; il est semé dans la faiblesse, il ressuscite dans la force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ; s'il existe un corps animal, il en existe aussi un spirituel ; aussi est-il écrit : « Le premier Adam fut fait pour devenir une âme vivante, » le dernier Adam pour devenir un esprit vivifiant. Or ce qui est spirituel ne précède pas ce qui est animal, mais vient après ; le premier homme tiré de la terre est terrestre, le second homme vient du ciel ; tel qu'est le terrestre, tels aussi sont les terrestres ; et tel qu'est le céleste, tels aussi sont les célestes ; et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Or je vous déclare ceci, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'héritera pas non plus l'incorruptibilité. Voici, je vous annonce un mystère : nous tous, nous ne mourrons pas, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette, car on sonnera de la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés ; car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité ; mais, quand ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole de l'écriture : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est, ô mort, ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? » Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché, tandis que la puissance du péché, c'est la loi ; mais grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus-Christ ! Ainsi donc, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant toujours davantage à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas inutile dans le Seigneur.

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II Corinthians 8

Nous vous informons cependant, frères, de la grâce de Dieu qui s'est manifestée parmi les églises de Macédoine, en sorte que, au milieu des nombreuses épreuves de la tribulation, l'excès de leur joie et leur profonde pauvreté ont abondé dans la richesse de leur libéralité, car c'est selon leur pouvoir, je l'atteste, et même au-dessus de leur pouvoir, que d'un mouvement spontané, nous priant avec de grandes instances de leur accorder la faveur de prendre part au secours destiné aux saints, et dépassant nos espérances, ils se sont donnés eux-mêmes tout d'abord au seigneur et à nous, par la volonté de Dieu, en sorte que nous avons invité Tite à achever aussi parmi vous, comme il avait commencé, cette œuvre de bienfaisance ; afin que, de même que vous l'emportez à tous égards en ce qui concerne la foi, et le discours, et la connaissance, et l'empressement à tout faire, et la charité que nous vous avons inspirée, vous l'emportiez aussi dans cette œuvre de bienfaisance. Ce que j'en dis n'est pas pour vous donner un ordre, mais pour éprouver, par l'empressement des autres, ce que vaut à son tour votre charité ; — car vous connaissez la grâce que vous a faite notre seigneur Jésus, et comment c'est à cause de vous qu'il s'est appauvri lorsqu'il était riche, afin que vous-mêmes par sa pauvreté vous devinssiez riches ; — et c'est une opinion que je vous donne sur ce sujet, car cela vous est utile, à vous qui, dès l'an dernier, avez les premiers commencé non seulement à agir, mais encore à vouloir. Eh bien, maintenant, achevez aussi d'agir, afin que, comme il y a eu de votre part bonne volonté, il y ait aussi achèvement selon vos moyens ; car, si la bonne volonté existe, elle plaît selon ce qu'elle a, et non selon ce qu'elle n'a pas, à sa disposition ; car il ne s'agit point, pour soulager les autres, de vous écraser vous-mêmes, mais d'établir l'égalité ; dans les circonstances actuelles votre superflu doit suppléer à leur dénuement, afin qu'à son tour leur superflu supplée à votre dénuement, pour que l'égalité s'établisse, selon qu'il est écrit : « Qui recueillait beaucoup n'avait pas plus, et qui recueillait peu n'avait pas moins. » Mais qu'à Dieu soient rendus grâces, Lui qui met dans le cœur de Tite le même empressement pour vous, car s'il a accédé à mon invitation, c'est pourtant à cause de l'empressement plus grand encore dont il est animé, qu'il va de son plein gré auprès de vous. Mais avec lui nous envoyons le frère, dont l'éloge, en ce qui concerne l'Évangile, est répandu dans toutes les églises, et qui, en outre, a été choisi par les églises comme notre compagnon de voyage dans cette œuvre de bienfaisance, à laquelle nous donnons nos soins pour la gloire du seigneur et pour montrer notre bonne volonté, désirant éviter que personne ne nous critique à propos de cette grosse somme que nous sommes chargés de recueillir ; car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais encore devant les hommes. Or avec eux nous vous envoyons notre frère, dont nous avons souvent reconnu l'empressement dans plusieurs occasions, mais que nous trouvons maintenant encore beaucoup plus empressé. Cependant la grande confiance que j'ai en vous me rassure, soit qu'il s'agisse de Tite, lui qui est mon compagnon et mon coopérateur auprès de vous, soit qu'il s'agisse de nos frères, eux qui sont envoyés des églises et la gloire de Christ ; donnez-leur donc, à la face des églises, la preuve de votre charité, et du motif que nous avons eu de nous enorgueillir de vous.

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1 Corinthians 9:16-23

En effet, ce n'est pas de prêcher la bonne nouvelle, qui est pour moi un motif de m'enorgueillir, car c'est une nécessité qui m'est imposée ; en effet, malheur à moi si je n'annonçais pas la bonne nouvelle ! Car, si c'est volontairement que j'agis ainsi, je reçois une récompense, mais si c'est involontairement, c'est une administration qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C'est, en prêchant la bonne nouvelle, d'offrir gratuitement l'Évangile, afin de ne pas user de mes droits dans la prédication de l'Évangile. Car moi, qui suis indépendant de tous, je me suis asservi à tous, afin d'en gagner le plus grand nombre ; et j'ai été pour les Juifs comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui sont sous la loi comme étant moi-même sous la loi (quoique je ne sois point sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; pour ceux qui sont sans loi, comme étant moi-même sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu et que je vive au contraire dans la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi ; j'ai été faible pour les faibles, afin de gagner les faibles ; j'ai été tout pour tous, afin d'en sauver sûrement quelques-uns. Or je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'en prendre aussi ma part.

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Galatians 5:1-10

c'est pour la liberté que Christ nous a rendus libres ; demeurez donc fermes, et ne vous soumettez pas derechef au joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous déclare que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira à rien ; mais je proteste derechef à tout homme qui se fait circoncire, qu'il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous avez complètement rompu avec Christ, vous tous qui êtes justifiés par la loi ; vous êtes déchus de la grâce. En effet, quant à nous, c'est en esprit que nous saisissons par la foi l'espoir de la justice ; car, en Christ, ni la circoncision n'a quelque valeur, ni l'incirconcision, mais la foi qui montre son efficace par la charité. Vous couriez bien ; qui est-ce qui vous a empêchés d'obéir à la vérité ? Cette influence ne vient pas de Celui qui vous appelle ; un peu de levain fait lever la pâte tout entière. Pour moi, j'ai la confiance que vous ne penserez pas différemment, mais que celui qui vous trouble en portera la peine, quel qu'il soit.

Gospel

Matthew 19

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, qu'il s'éloigna de la Galilée et passa dans le territoire de la Judée, par l'autre côté du Jourdain. Et une foule nombreuse le suivit, et il les guérit en cet endroit. Et des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Est-il permis de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? » Et il répliqua : « N'avez-vous pas lu que Celui qui les créa à l'origine les fit mâle et femelle, et qu'il dit : « à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? » En sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu à conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Ils lui disent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner un acte de divorce et de la répudier ? » Il leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l'origine cela ne s'est pas passé ainsi. Pour moi, je vous le déclare : celui qui aura répudié sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. » Les disciples lui disent : « Si telle est la relation de l'homme avec la la femme, il ne convient pas de se marier. » Mais il leur dit : « Tous n'acquiescent pas à cette parole, mais seulement ceux auxquels cela est accordé ; en effet, il y a des eunuques qui sont sortis tels du ventre de leur mère, et il y a des eunuques qui ont été mutilés par les hommes, et il y a des eunuques qui se sont mutilés eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut acquiescer, acquiesce. » Alors on lui amena de petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et qu'il priât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus dit : « Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux. » Puis, après leur avoir imposé les mains, il partit de là. Et voici, quelqu'un s'étant approché de lui, dit : « Maître que dois-je faire de bon pour posséder la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est Le Bon ; mais si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Or Jésus dit : « Ceux-ci : tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne feras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? » Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends tes biens, et donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens, suis-moi. » Mais le jeune homme, après avoir entendu ce discours, s'en alla tout triste ; car il avait de grandes richesses. Or Jésus dit à ses disciples : « En vérité, je vous déclare qu'un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Or je vous le déclare encore, il est plus facile qu'un chameau passe par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Ce que les disciples ayant ouï, ils étaient dans une grande stupéfaction, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Mais Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, dit : « Quant aux hommes cela est impossible, mais quant à Dieu tout est possible. » Alors Pierre reprenant la parole lui dit : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi ; qu'avons-nous donc à attendre ? » Et Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que vous qui m'avez suivi, lors du renouvellement, quand le fils de l'homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël. Et quiconque a abandonné maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, recevra infiniment davantage, et il héritera la vie éternelle. Mais plusieurs, quoique des derniers, seront des premiers, et des derniers, quoique des premiers.

Evening Prayer — Second Lesson

2 Corinthians 5

Nous savons en effet que, si la tente qui forme notre demeure terrestre vient à être détruite, nous possédons dans les cieux un édifice qui procède de Dieu, une demeure éternelle qui n'a pas été construite de main d'homme ; car nous gémissons déjà dans celle-ci, désireux que nous sommes de revêtir le domicile qui nous vient du ciel, si toutefois nous sommes effectivement trouvés vêtus et non pas nus ; car, dis-je, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons déjà dans l'angoisse, parce que nous ne voulons pas être dépouillés, mais être revêtus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Or, celui qui nous a préparés pour cela même, c'est Dieu, qui nous en a donné l'Esprit pour gage. Étant donc toujours pleins de confiance, et sachant qu'en demeurant dans le corps nous habitons loin du seigneur, car c'est par la foi que nous marchons, non par la vue… nous sommes, dis-je, pleins de confiance, et nous préférons émigrer du corps et demeurer auprès du seigneur. C'est pourquoi nous nous appliquons aussi, soit que nous demeurions, soit que nous émigrions, à lui être agréables, car il faut que tous nous apparaissions tels que nous sommes devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive la rétribution de ce qu'il a fait en son corps, selon le bien ou le mal qu'il a commis. Sachant donc quelle est la crainte qu'on doit avoir du seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes, mais aux yeux de Dieu nous apparaissons tels que nous sommes ; j'espère toutefois que, tels aussi, nous apparaissons dans vos consciences. Nous ne nous recommandons pas derechef à vous, mais nous voulons nous donner une occasion de nous enorgueillir de vous, afin que vous vous en serviez contre ceux qui s'enorgueillissent des apparences et non du cœur. En effet, si nous sommes hors de sens, c'est pour Dieu ; si nous sommes de bon sens, c'est pour vous ; car l'amour de Christ nous subjugue, depuis que nous avons compris que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu'il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et qui est ressuscité pour eux ; en sorte que, quant à nous, désormais nous ne connaissons personne selon la chair ; quoique nous ayons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Ainsi donc, si quelqu'un est en Christ, c'est une nouvelle création ; les choses anciennes sont passées, voici, il s'en est fait de nouvelles. Or tout cela vient de Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation ; parce qu'en effet Dieu réconciliait en Christ le monde avec Lui-même, en ne leur imputant point leurs fautes, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation. C'est donc pour Christ que nous faisons fonction d'ambassadeurs ; c'est comme si Dieu exhortait par notre moyen ; nous vous en conjurons pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ; celui qui ne connut pas le péché, c'est pour nous qu'il l'a traité comme un pécheur, afin qu'en lui nous, possédions la justice de Dieu.

Gospel

Matthew 17:1-13

Et, six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et il les conduit à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le soleil, tandis que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, qui conversaient avec lui. Mais Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Seigneur, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; si tu le veux, je ferai ici trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix sortant de la nuée dit : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé en qui J'ai pris plaisir. Écoutez-le. » Ce que les disciples ayant ouï, ils tombèrent sur leur visage et furent saisis d'une grande peur. Et Jésus s'approcha d'eux, et après les avoir touchés, il dit : « Levez-vous, et n'ayez point peur. » Or, ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna ses ordres en disant : « Ne parlez à personne de cette vision, jusques à ce que le fils de l'homme soit ressuscité des morts. » Et ses disciples lui demandèrent : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il répliqua : « Il est vrai qu'Élie doit venir, et il rétablira toutes choses ; mais je vous déclare qu'Élie est déjà venu, et qu'ils ne l'ont pas reconnu, mais qu'ils ont fait de lui tout ce qu'ils ont voulu ; c'est de la même manière que le fils de l'homme aussi doit souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent que c'était de Jean le baptiste, qu'il leur avait parlé.

Gospel

Luke 5:33-39

Mais ils lui dirent : « Les disciples de Jean jeûnent souvent, et ils font des prières ; il en est aussi de même de ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent. » Mais Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront… et quand l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. » Mais il leur adressait encore une parabole : « Personne n'arrache une pièce à un habit neuf pour la mettre à un vieil habit ; autrement d'un côté on déchirera le neuf, et de l'autre la pièce du neuf ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement le vin nouveau rompra les outres, et lui-même se répandra, et les outres seront perdues ; mais on doit mettre du vin nouveau dans des outres neuves. Personne en buvant du vieux ne désire du nouveau, car il dit : le vieux est bon. »

Gospel

John 21

Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts. Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui redit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui dit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Fais paître mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « M'aimes-tu ? » et il dit : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t'aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité je te le déclare, lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te portera là où tu ne veux pas. » Or il dit cela pour indiquer par quel genre de mort il glorifierait Dieu, et après avoir dit cela, il dit : « Suis-moi. » Pierre, s'étant retourné, se voit suivi par le disciple que Jésus aimait, et qui, pendant le repas, s'était appuyé contre sa poitrine, et qui avait dit : « Seigneur, quel est celui qui doit te livrer ? » Pierre donc l'ayant vu dit à Jésus : « Seigneur, mais celui-ci, qu'en sera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? Quant à toi, suis-moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne devait pas mourir ; mais Jésus ne lui dit pas : « Il ne doit point mourir, » mais : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est lui qui est le disciple qui atteste ces choses, et qui a aussi écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ; mais il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus, lesquelles, si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres où elles seraient écrites.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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