Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Proverbs 3:1-12

Mon fils, n'oublie pas mes leçons, et que ton cœur garde mes préceptes ! Car ils prolongeront tes jours et tes années de vie, et te donneront la paix. Que l'amour et la vérité ne te quittent pas ; lie-les à ton col, écris-les sur les tablettes de ton cœur ! Alors tu trouveras grâce et bon succès devant Dieu et devant les hommes. Confie-toi en Dieu de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ton propre sens ! En toutes tes voies regarde vers Lui, et Il aplanira tes sentiers. Ne sois point sage à tes propres yeux ; crains l'Éternel, et fuis le mal ! ce sera la santé de ton corps, et le rafraîchissement de tes os. Honore Dieu avec ta richesse, et avec les prémices de tout ton revenu ! et tes greniers se rempliront d'abondance, et de moût tes cuves regorgeront. Ne méprise pas, mon fils, la correction de l'Éternel, et ne t'irrite point de ses châtiments ! Car c'est celui qu'il aime que l'Éternel châtie, comme un père l'enfant auquel il prend plaisir.

First Reading

Exodus 23

Tu ne répéteras pas de faux bruits ; tu ne donneras point la main à l'impie pour être témoin inique. Tu ne suivras point la foule dans le mal, et dans un procès tu ne déposeras point en déviant à la suite de la foule pour faire fléchir [la loi]. Pour le pauvre même tu ne seras point partial, quand il est en cause. Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, ramène-le-lui. Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous le faix et que tu répugnes à l'en dégager, joins-toi à lui pour le dégager. Ne fais pas plier le droit de ton indigent quand il plaide. Tiens-toi loin d'une cause inique, et ne sois le meurtrier ni de l'innocent ni du juste ; car je n'absous point l'impie. N'accepte pas de présent ; car les présents aveuglent les clairvoyants et ruinent la cause des justes. N'opprime pas l'étranger, car vous savez ce que l'étranger a dans l'âme, ayant été vous-mêmes étrangers dans le pays d'Egypte. Six années tu ensemenceras ton sol, et en récolteras le produit ; mais la septième, tu le laisseras en repos et en jachère, afin que les indigents de ton peuple en jouissent, et ce qu'ils laisseront servira de pâturage aux bêtes des champs. Ainsi feras-tu avec tes vignes et tes olivaies. Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, et le septième, tu chômeras afin que ton bœuf et ton âne aient du relâche et que le fils de ta servante et l'étranger puissent respirer. Et vous prendrez, garde à tout ce que je vous ai dit, et vous ne mentionnerez pas le nom d'autres dieux, qu'on ne l'entende pas sortir de votre bouche. Trois fois dans l'année tu célébreras une fête en mon honneur : Tu observeras la fête des azymes ; sept jours tu mangeras des pains non levés, ainsi que je te l'ai commandé, à l'époque du mois des épis ; car c'est alors que tu es sorti d'Egypte ; et tu ne te présenteras pas devant moi les mains vides ; et la fête de la moisson, des prémices de tes cultures, de ce que tu auras semé dans les champs ; et la fête de la rentrée des fruits vers la fin de l'année, quand tu fais rentrer des champs tes récoltes. Trois fois l'année tous tes mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel. Tu n'offriras pas sur du levain le sacrifice du sang de ma victime ; et la graisse de ma fête ne sera pas gardée jusqu'au lendemain. Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, la fleur des prémices de ton sol.Ne fais point cuire un chevreau au lait de sa mère. Voici, j'envoie un ange devant toi pour te garder en chemin et t'amener au lieu que j'ai préparé ; prends garde à toi devant lui et écoute sa voix, et ne lui résiste pas, car il ne pardonnera point vos désobéissances, parce que mon nom est en lui. Car si tu es docile à sa voix, et si tu fais tout ce que je prescris, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Car mon ange te précédera et t'introduira chez les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Cananéens et les Hévites et les Jébusites, et je les exterminerai. Tu n'adoreras point leurs dieux et ne te laisseras point aller à les servir, tu n'imiteras pas non plus leur conduite, mais tu les détruiras et mettras leurs statues en pièces. Et vous servirez l'Éternel, votre Dieu, qui alors bénira ton pain et ton eau, et je bannirai les maladies du milieu de vous. Dans ton pays il n'y aura ni femme qui enfante avant terme, ni épouse stérile, et je te laisserai accomplir le nombre de tes jours. Je te ferai précéder par ma terreur, et je troublerai tous les peuples chez qui tu pénétreras, et je te montrerai le dos de tes ennemis. Et je te ferai précéder par les frelons qui chasseront devant toi les Hévites et les Cananéens et les Héthiens. Je ne les chasserai pas devant toi en une seule année, de peur que le pays ne devienne inculte et que tu n'aies contre toi les bêtes des champs multipliées. Je les chasserai peu à peu devant toi jusqu'à ce que tu te sois propagé et rendu maître du pays. Et je fixe tes limites de la Mer aux algues à la mer de Philistie, et du désert au Fleuve, car je veux livrer entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne leur accorderas point d'alliance, ni à eux ni à leurs dieux ; ils ne demeureront point dans ton pays de peur qu'ils ne te portent à pécher contre moi, car le culte que tu rendrais à leurs dieux te tournerait à piège.

First Reading

Numbers 22:1-41

Et étant partis, les fils d'Israël vinrent camper dans les plaines de Moab au delà du Jourdain, près de Jéricho. Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens. Et Moab conçut un grand effroi en face de ce peuple, car il était fort nombreux, et Moab eut peur à la vue des enfants d'Israël. Et Moab dit aux Anciens de Madian : Cette troupe va tout dévorer autour de nous, comme le bœuf broute la verdure de la campagne. Or Balak, fils de Tsippor, était alors Roi de Moab. Alors Balak envoya des messagers à Balaam, fils de Behor, à Pethor, sur le Fleuve (l'Euphrate) dans le pays des fils de son peuple, pour le mander en lui disant : Voici, un peuple est sorti de l'Égypte ; voilà qu'il couvre la face entière du pays, et il est campé en face de moi : maintenant viens donc ! maudis pour moi ce peuple-là, car il est plus fort que moi ; peut-être ainsi l'emporterai-je ; nous le battrons et je le chasserai du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. Les Anciens de Moab et les Anciens de Madian partirent, ayant en main le salaire pour le devin. Et ils arrivèrent auprès de Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak. Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rendrai réponse d'après ce que l'Éternel m'aura dit. Et les princes de Moab restèrent chez Balaam. Puis Dieu vint à Balaam et dit : Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, Roi de Moab, m'a fait dire : Voici, un peuple sorti de l'Egypte couvre la face du pays : viens donc, maudis pour moi ce peuple ; peut-être ainsi serai-je à même de le combattre et de le chasser. Et Dieu dit à Balaam : Ne va pas avec eux ; tu n'as point à maudire ce peuple, car il est béni. Et Balaam se leva le matin et dit aux princes de Balak : Allez-vous-en dans votre pays, car l'Éternel a refusé de me permettre de vous accompagner. Alors les princes de Moab se levèrent et revinrent auprès de Balak à qui ils dirent : Balaam a refusé de nous accompagner. Mais Balak délégua de nouveau des princes en plus grand nombre et plus considérables que les premiers. Et ils vinrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balak, fils de Tsippor : Je t'en prie, ne te laisse point arrêter de te rendre auprès de moi. Car je t'accorderai beaucoup d'honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras : viens donc, et maudis pour moi ce peuple-là. Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais contrevenir à l'ordre de l'Éternel, mon Dieu, en faisant peu ou beaucoup. Mais je vous prie aussi de rester ici cette nuit et je verrai ce que l'Éternel me dira cette seconde fois. Et pendant la nuit Dieu vint à Balaam et lui dit : Si ces hommes sont venus pour te mander, lève-toi et accompagne-les, mais tu ne feras que ce que je te dirai. Balaam se leva donc le matin et mit le harnais à son ânesse, et s'achemina avec les princes de Moab. Mais la colère de Dieu s'alluma parce qu'il était parti, et l'Ange de l'Éternel se posta sur le chemin pour s'opposer à lui. Or il était monté sur son ânesse ayant avec lui ses deux valets. Et l'ânesse aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, et son épée nue dans sa main, et l'ânesse s'écarta de la route et entra dans les champs ; et Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans la route. Alors l'Ange vint se placer sur le sentier des vignes, où il y avait mur d'un côté et mur de l'autre. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel se serra contre la muraille et serra le pied de Balaam contre la muraille et il la frappa de nouveau. Et l'Ange de l'Éternel passa encore en avant et se plaça dans un lieu étroit où il n'y avait aucune voie pour s'écarter ni à droite ni à gauche. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel s'abattit sous Balaam ; et Balaam s'enflamma de colère et frappa l'ânesse avec son bâton. Alors l'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que t'ai-je fait pour m'avoir battue déjà trois fois ? Et Balaam dit à l'ânesse : C'est que tu as été rétive pour moi ; que n'ai-je une épée dans ma main ? je t'aurais déjà tuée. Et l'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse que, depuis que tu es, tu as montée jusqu'aujourd'hui ? Ai-je l'habitude de te faire pareille chose ? Et il dit : Non ! Alors l'Éternel dessilla les yeux de Balaam et il aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, son épée nue à la main, et il s'inclina et se prosterna la face contre terre. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour m'opposer, parce que je te vois suivre une voie périlleuse. Et l'ânesse m'a vu et à mon aspect s'est écartée déjà trois fois. Si elle ne se fût pas écartée de moi, certes je t'aurais déjà tué, et à elle j'aurais laissé la vie. Et Balaam dit à l'Ange de l'Éternel : J'ai péché, car j'ignorais que tu fusses posté contre moi sur le chemin, et maintenant, si tu me désapprouves, je m'en retournerai. Et l'Ange de l'Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; mais ne dis pas autre chose que les paroles que je te dirai. Et Balaam chemina avec les princes de Balak. Et Balak apprenant que Balaam arrivait, vint au-devant de lui jusqu'à la ville de Moab, à la limite de l'Arnon qui est l'extrême frontière. Et Balak dit à Balaam : N'ai-je pas envoyé auprès de toi pour te mander ? Pourquoi ne t'es-tu pas rendu auprès de moi ? vraiment, ne suis-je pas en état de te donner des honneurs ? Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis arrivé auprès de toi ; maintenant est-ce que je puis tenir tout discours ? je rendrai les paroles que l'Éternel me mettra dans la bouche. Et Balaam accompagna Balak et ils allèrent à Kiriath-Chutsoth. Et Balak fit un sacrifice de gros et de menu bétail, et en envoya à Balaam et aux princes qui l'accompagnaient. Et le matin Balak prit Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Bahal d'où il pût découvrir l'extrémité du peuple.

Morning Prayer — First Lesson

Joshua 8

Et l'Éternel dit à Josué : Sois sans crainte et sans peur ! Prends avec toi tous les gens de guerre et mets-toi en campagne et marche sur Aï. Vois ! j'ai livré entre tes mains le Roi d'Aï et son peuple et sa ville et son pays. Et tu traiteras Aï et son Roi comme tu as traité Jéricho et son Roi ; mettez au pillage à votre profit ses dépouilles et ses bestiaux seulement. Dresse une embuscade à la ville par derrière. Alors Josué et tous les gens de guerre se mirent en mouvement pour marcher sur Aï. Et Josué fit choix de trente mille hommes, braves guerriers, qu'il fit partir de nuit. Et il leur donna ces instructions : Faites attention ! vous resterez en embuscade en vue de la ville, derrière la ville, ne vous éloignez pas trop de la ville et tenez-vous tous prêts. Moi de mon côté, et toute la troupe qui m'accompagne, nous nous approcherons de la ville, et lorsqu'ils sortiront à notre rencontre comme la première fois, nous prendrons la fuite devant eux. Et laissez-les nous poursuivre jusqu'à ce que nous les ayons attirés loin de la ville ; car ils diront : ils fuient devant nous comme la première fois. Nous fuirons donc devant eux. Vous alors, sortez de l'embuscade et emparez-vous de la ville ; et l'Éternel, votre Dieu, la livrera entre vos mains. Et quand vous aurez pris la ville, mettez-y le feu. Vous agirez comme a dit l'Éternel. Faites attention ! je vous ai donné l'ordre. Josué les chargea donc de cette mission. Arrivés au lieu de l'embuscade, ils prirent position entre Béthel et Aï, à l'occident d'Aï. Cependant Josué passa cette nuit-là au milieu de sa troupe. Et le matin Josué s'étant levé fit passer sa troupe à la revue, puis il se porta, lui et les Anciens d'Israël, à la tête du peuple, devant Aï. Et tous les gens de guerre qui étaient avec lui, se mirent en marche et s'avancèrent et arrivèrent en vue de la ville ; et ils campèrent au nord d'Aï, laissant la vallée entre eux et Aï. Or c'était environ cinq mille hommes qu'il prit et mit en embuscade entre Béthel et Aï, à l'occident de la ville. Et lorsque le peuple eut dressé tout son camp qui était au nord de la ville, tandis que l'embuscade se trouvait à l'occident de la ville, Josué s'avança cette nuit même au milieu de la vallée. Et lorsque le Roi d'Aï s'aperçut de cela, les hommes de la ville se levèrent en hâte et firent une sortie contre Israël, le Roi et tout le peuple se portant au point convenu devant la plaine. Or il ne se doutait pas de l'embuscade dressée contre lui derrière la ville. Josué et tout Israël se laissèrent donc battre par eux, et s'enfuirent dans la direction du désert. Alors tout le peuple resté dans la ville fut convoqué pour aller à leur poursuite ; et ils poursuivirent Josué et furent attirés loin de la ville. Et il ne resta dans Aï et dans Béthel pas un homme qui ne sortît pour poursuivre Israël ; et ils laissèrent la ville ouverte, et ils poursuivaient Israël. Alors l'Éternel dit à Josué : Étends contre Aï la pique que tu as à la main, car je vais la livrer entre tes mains ; et Josué étendit contre la ville la pique qu'il avait à la main, et les gens embusqués sortirent en hâte de leur poste ; et comme il étendait sa main, ils accouraient ; ils entrèrent dans la ville et la prirent, et aussitôt ils mirent le feu à la ville. Alors les gens d'Aï ramenèrent leurs regards en arrière, et ils virent ; voilà que la fumée de la ville montait vers le ciel ; et il n'y avait pour eux aucun moyen de fuir ni d'un côté ni de l'autre ; et la troupe qui fuyait vers le désert se retourna contre ceux qui la poursuivaient. Car Josué et tout Israël voyant la ville prise par les gens de l'embuscade, et la fumée de la ville, qui s'élevait, firent volte-face et mirent en déroute les hommes d'Aï. Ceux-là étant ressortis de la ville à leur rencontre, ceux d'Aï étaient cernés par les Israélites, par les uns d'un côté, par les autres de l'autre. Et les Israélites les battirent à ne pas leur laisser un survivant, ni un réchappé. Et ils prirent vivant le Roi d'Aï et l'amenèrent à Josué. Et lorsque Israël eut achevé le carnage des habitants d'Aï dans la campagne, le désert où ils l'avaient poursuivi, et qu'ils furent tous tombés, jusqu'au dernier, sous le tranchant de l'épée, tous les Israélites revinrent à Aï, et ils la mirent à sac avec le tranchant de l'épée. Et tous ceux qui périrent dans cette journée, hommes et femmes, furent au nombre de douze mille, tous gens d'Aï. Et Josué ne retira sa main qu'il tenait étendue avec la pique, que lorsque l'anathème fut exécuté sur tous les habitants d'Aï. Les Israélites ne prirent pour eux comme butin que le bétail et les dépouilles de cette ville, selon l'ordre que l'Éternel avait prescrit à Josué. Et Josué brûla Aï et en fit un monceau de ruines éternelles, jusqu'aujourd'hui. Quant au Roi d'Aï, il le pendit à un arbre jusqu'au soir, et avec le coucher du soleil il fit enlever de l'arbre son cadavre que l'on jeta à l'entrée de la porte de la ville, et sur lequel on éleva un grand tas de pierres, qui est demeuré jusqu'aujourd'hui. Alors Josué bâtit un autel à l'Éternel, Dieu d'Israël, sur le mont Ebal, ainsi que Moïse, serviteur de l'Éternel, l'avait ordonné aux enfants d'Israël, et qu'il est écrit dans le livre de la Loi de Moïse, un autel de pierres brutes que l'on ne piqua point avec le fer. Et ils y offrirent des holocaustes à l'Éternel, et y firent des sacrifices pacifiques. Et là il grava sur les pierres la copie de la Loi de Moïse qu'il transcrivit en présence des enfants d'Israël. Et tous les Israélites et leurs Anciens et les Officiers et leurs Juges se tenaient des deux côtés de l'Arche devant les Prêtres, les Lévites, porteurs de l'Arche de l'Alliance de l'Éternel, les étrangers aussi bien que les nationaux, une moitié près du mont Garizim, et l'autre moitié près du mont Ebal, conformément à l'ordre donné précédemment par Moïse, serviteur de l'Éternel, de bénir le peuple d'Israël. Et après cela il donna lecture de toutes les paroles de la Loi, bénédiction et malédiction, en tout point selon le texte du livre de la Loi. Il n'y eut pas un mot de tout ce que Moïse prescrit, dont Josué ne donnât lecture devant toute l'Assemblée d'Israël, et les femmes et les enfants et les étrangers marchant au milieu d'eux.

Epistle

Susanna 1:1-9,15-17,19-30,33-62

First Reading

Isaiah 53

Qui ajoute foi à ce que nous annonçons, et pour qui le bras de l'Éternel a-t-il été manifeste ? Il croît devant Lui comme un rejeton, et comme une racine, d'un sol aride. Il n'a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni apparence, pour exciter nos désirs. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et familiarisé avec la maladie, et méprisé comme celui qui se cache le visage devant nous, et nous ne fîmes aucun cas de lui. Cependant il porta nos maladies, et se chargea de nos douleurs, et nous le crûmes puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était percé pour nos péchés, brisé pour nos crimes, le châtiment qui nous sauve tombait sur lui, et c'est par ses plaies que nous sommes guéris. Tous nous errions comme des brebis, nous suivions chacun notre voie, mais l'Éternel fit peser sur lui le crime de nous tous. Il fut maltraité et il fut humilié, et n'ouvrit pas la bouche, tel que l'agneau mené à la boucherie et telle qu'une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n'ouvrit pas la bouche. A l'angoisse et au jugement il est arraché : et qui dira sa durée ? car il est retranché de la terre des vivants, pour le crime de mon peuple il a été frappé. On lui assigna son tombeau à côté des impies, mais dans sa mort il fut avec le riche, car il ne commit point de violences et dans sa bouche il n'y eut point de fraude. Et il plut à Dieu de le briser par la maladie. Mais après avoir donné sa vie en expiation, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. Délivré des peines de son âme, il pourra rassasier ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste en justifiera plusieurs, et de leurs crimes il se chargera. Aussi je lui donnerai son lot parmi les puissants, et avec les braves il partagera le butin, parce qu'il dévoua son âme à la mort, et qu'il fut mis au nombre des malfaiteurs, pour avoir pris sur lui les péchés de plusieurs, et intercédé pour les criminels.

Morning Prayer — Second Lesson

Deuteronomy 1

Ce sont ici les discours que Moïse adressa à tout Israël au delà du Jourdain dans le désert, dans la plaine vis-à-vis de Suph entre Paran et Thophel et Laban et Hatseroth et Dizahab. Il y a onze journées de marche de Horeb, par la route de la montagne de Séir, à Cadès-Barnéa. Et dans la quarantième année, dans le onzième mois, le premier jour du mois, Moïse exposa aux enfants d'Israël toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé pour eux, après qu'il eut défait Sihon, Roi des Amoréens, qui résidait à Hesbon, et Og, Roi de Basan, qui résidait à Astharoth, près de Edrei. Au delà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à expliquer cette Loi en ces termes : L'Éternel, notre Dieu, nous parla sur Horeb en ces termes : Vous avez assez séjourné dans cette montagne. Faisant volte-face mettez-vous en marche et gagnez les Monts Amoréens et tous les lieux adjacents de la plaine, de la montagne, du Pays-bas et du Midi et du bord de la mer, le pays des Cananéens et le Liban jusqu'au Grand-Fleuve, le fleuve Phrath. Voici, je vous livre ce pays, marchez à la conquête du pays que l'Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de leur donner et à leur race après eux. Et dans ce temps-là je vous dis : Je ne puis, à moi seul, être chargé de vous. L'Éternel, votre Dieu, vous a multipliés et voilà que vous êtes aujourd'hui égaux en nombre aux étoiles du ciel. Que l'Éternel, Dieu de vos pères, augmente mille fois votre nombre présent, et qu'il vous bénisse, comme Il vous l'a promis. Mais comment serais-je, à moi seul, chargé de votre poids et de votre fardeau et de vos contestations ? Donnez-vous donc des hommes sages, intelligents et connus tirés de vos Tribus, et je les mettrai à votre tête. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu nous proposes de faire est bonne. Alors je pris les chefs de vos Tribus, hommes sages et connus, et je les préposai sur vous comme supérieurs, comme chefs de mille, et chefs de cent, et chefs de cinquante, et chefs de dix, et comme officiers de vos Tribus. Et dans le même temps je donnai à vos Juges mes instructions en ces termes : Donnez audience à vos frères en cause l'un avec l'autre, et dites justice entre un homme et son prochain et son étranger ; ne faites point acception des personnes dans le jugement ; écoutez le petit comme le grand ; n'ayez peur de personne ; car c'est le tribunal de Dieu. Et les causes qui seront trop difficiles pour vous, portez-les devant moi, pour que j'en connaisse. C'est ainsi que dans ce temps je vous prescrivis toutes les choses que vous aviez à faire. Puis étant partis d'Horeb nous parcourûmes tout le désert, ce grand et affreux désert que vous avez vu sur le chemin des Monts Amoréens, ainsi que l'Éternel, notre Dieu, nous l'avait commandé, et nous arrivâmes à Cadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes parvenus aux Monts Amoréens que l'Éternel, notre Dieu, va nous donner. Vois, l'Éternel, ton Dieu, t'a livré ce pays, montes-y, fais-en la conquête, comme te l'a dit l'Éternel, Dieu de tes pères ; sois sans crainte et sans peur. Alors vous vîntes tous vous présenter à moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes en avant de nous, qui examinent pour nous ce pays, et reviennent nous informer de la route par où nous devons y monter et des villes où nous arriverons. Et j'agréai la chose, et je choisis parmi vous douze hommes, un homme par Tribu. Et ils partirent et gravirent la montagne, et s'avancèrent jusqu'à la vallée d'Escol, et ils firent la reconnaissance de ce pays. Et ils prirent dans leurs mains des fruits de ce pays et nous les rapportèrent et nous rendirent compte en ces mots : C'est un bon pays que l'Éternel, notre Dieu, veut nous donner. Mais vous ne voulûtes pas y monter, et vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu. Et murmurant dans vos tentes vous dîtes : C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a retirés du pays d'Egypte pour nous livrer aux mains des Amoréens, afin de nous détruire. Où irons-nous ? Nos frères ont amolli notre courage en disant : C'est un peuple plus nombreux et de plus haute taille que nous, ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; et nous y avons aussi vu les fils des Anakites. Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas et n'ayez pas peur d'eux. L'Éternel, votre Dieu, qui marche à votre tête, combattra lui-même pour vous, comme Il a toujours fait pour vous en Egypte à vos yeux, et dans le désert où tu as vu que l'Éternel, ton Dieu, t'a porté ainsi qu'un père porte son fils, tout le long de la route que vous avez parcourue, jusqu'à votre arrivée en ce lieu. Mais malgré cela vous n'eûtes pas foi dans l'Éternel, votre Dieu, qui vous précédait dans le trajet pour vous explorer un lieu où pouvoir camper, la nuit dans la colonne de feu pour vous faire voir la route que vous aviez à suivre, et le jour dans la nuée. Et l'Éternel entendit vos propos et se courrouça et prononça ce serment : Pas un de ces hommes dans cette race méchante ne verra ce beau pays que je promis par serment, de donner à leurs pères, sauf Caleb, fils de Jephunné ; lui, il le verra et je lui donnerai la contrée qu'il a touchée de ses pieds, ainsi qu'à ses fils, parce qu'il a eu pour l'Éternel une pleine obéissance. Même contre moi l'Éternel fut irrité à cause de vous et Il dit : Toi non plus tu n'y entreras pas ; Josué, fils de Nun, qui se tient debout en ta présence, lui, y entrera ; encourage-le, car c'est lui qui en fera le partage à Israël. Et vos enfants desquels vous dites qu'ils seront un butin, et vos fils qui aujourd'hui n'ont pas la connaissance du bien et du mal, ce sont eux qui y entreront, et c'est à eux que je le donnerai, et eux qui en feront la conquête. Quant à vous, faites volte-face et partez pour le désert du côté de la Mer aux algues. Alors vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l'Éternel, nous irons en avant et nous battrons absolument comme l'Éternel, notre Dieu, nous l'a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes, et eûtes la témérité de vous avancer dans la montagne. Et l'Éternel me dit : Dis-leur : N'avancez pas, et ne livrez pas bataille, car je ne suis pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas mis en déroute par vos ennemis. Et je vous parlai, mais vous n'écoutâtes point et vous contrevîntes à l'ordre de l'Éternel, et vous eûtes l'audace de vous avancer dans la montagne. Alors les Amoréens, habitants de cette montagne, sortirent à votre rencontre, et vous donnèrent la chasse comme font les abeilles et ils vous défirent en Séir jusqu'à Horma. Et vous revîntes et pleurâtes devant l'Éternel, mais l'Éternel n'écouta point votre voix et ne prit point garde à vous. Ainsi vous restâtes longtemps à Cadès, le temps que vous y avez passé.

Responsorial Psalm

Psalm 119:89-104

Éternellement, Seigneur, ta parole subsiste dans les Cieux, d'âge en âge ta vérité demeure ; tu as fondé la terre, et elle est stable ; suivant tes lois tout subsiste aujourd'hui, car toutes choses te sont assujetties. Si ta loi n'eût fait mes délices, j'aurais péri dans ma misère. Jamais je n'oublierai tes commandements, car c'est par eux que tu me fais vivre. Je suis à toi : donne-moi ton secours ! car je cherche tes commandements. Les impies m'attendent pour me faire périr ; je suis attentif à tes ordres. A toute chose parfaite j'ai vu une fin ; ta loi est infinieMem. Combien j'aime ta loi ! elle est ma pensée de tous les jours. Tes préceptes me rendent plus sage que mes ennemis. car ils sont toujours avec moi. Je suis plus expert que tous mes maîtres, car tes ordonnances sont la pensée que j'ai ; je suis plus entendu que les vieillards, car j'observe tes commandements. Je tiens mon pied loin de tout mauvais sentier, afin que j'observe ta parole. Je ne m'écarte point de ta loi, car c'est toi qui m'instruis. Que ta parole est douce à mon palais ! elle l'est plus que le miel à ma bouche. Dans tes commandements je puise l'intelligence, aussi je hais tous les sentiers du mensonge.Nun.

Gospel

John 8:1-11

[Or Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers ; mais à l'aube il vint de nouveau dans le temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme prise en flagrant délit d'adultère, et l'ayant placée au milieu, ils lui disent : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère ; or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là ; toi donc que prononces-tu ? » Or ils parlaient ainsi pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Mais comme ils persistaient à l'interroger, s'étant relevé il leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. » Et s'étant baissé de nouveau il écrivait avec le doigt sur la terre. Mais eux, l'ayant entendu, et étant repris par leur conscience, ils sortirent l'un après l'autre, à commencer par les anciens jusques aux derniers, et Jésus fut laissé seul avec la femme qui était au milieu. Or Jésus s'étant relevé et n'ayant vu personne que la femme lui dit : « Femme, où sont-ils ces gens qui se sont faits tes accusateurs ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? » Or elle dit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas, va, et ne pèche plus. » ]

Responsorial Psalm

Psalm 72

De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}

Responsorial Psalm

Psalm 73

Cantique d'Asaph.Oui, Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui ont un cœur pur. Cependant mon pied fut bien près de broncher ; un rien eût déroulé mes pas ; car j'enviais les superbes : j'avais le bonheur des impies sous les yeux. Car ils sont exempts de douleurs jusqu'à leur mort, et leur corps est bien entretenu ; ils sont en dehors des peines des mortels, et comme les humains ils ne sont point frappés. Aussi, comme un collier l'orgueil les entoure, et comme un habit la violence les revêt. L'embonpoint rend leurs yeux saillants, et les pensées de leur cœur se produisent. Ils sont moqueurs, et parlent méchamment ; de leur hauteur ils parlent d'opprimer ; de leur bouche ils affrontent le ciel même, et leur langue se démène sur la terre. Aussi, c'est de ce côté que Son peuple se tourne ; il veut aussi s'abreuver aux eaux abondantes, et dit : « Comment Dieu prendrait-il connaissance, et le Tout-puissant aurait-Il la science ? » Les voilà ces impies ! et toujours tranquilles ils grossissent leurs trésors. C'est en pure perte que je gardai mon cœur net, et que je lavai mes mains dans l'innocence ; et je fus frappé tous les jours, et chaque matin je subis ma peine. Si je disais : Je veux parler ainsi, voici, je trahirais la race de tes enfants. Alors je réfléchis, pour me rendre compte de ces choses ; c'était à mes yeux une tâche difficile, jusqu'à ce que, pénétrant dans les sanctuaires de Dieu, je fis attention à la fin de ces hommes Tu ne les as placés que sur un sol glissant ; tu les fait tomber, et ils sont en ruine. Comme ils sont anéantis tout à coup, emportés et détruits par une chute soudaine ! Tel un songe au réveil, ainsi, les réveillant, Seigneur, tu mets avec mépris leur fantôme à néant. Quand mon cœur s'exaspérait, et que dans mes reins je sentais l'aiguillon, alors j'étais stupide, et dans l'ignorance, j'étais disposé comme une brute envers toi. Cependant je te demeurai toujours attaché ; tu me pris par la main, par ma droite. Par ta sagesse tu me conduiras, et enfin tu me recueilleras dans la gloire. Qui ai-je dans les Cieux ? Et auprès de toi je n'aime rien sur la terre. Que mon cœur et ma chair soient consumés, le rocher de mon cœur et ma part, c'est Dieu, à jamais ! Car voici, ceux qui te désertent, périssent ; tu détruis tous ceux qui loin de toi vont se prostituer. Mais pour moi, être près de Dieu, c'est mon bien. Je mets ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, afin de pouvoir raconter toutes tes œuvres.

Responsorial Psalm

Psalm 70

Au maître chantre. De David. En souvenir.>O Dieu, pour me délivrer, Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre ceux qui attentent à ma vie ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils fassent retraite par l'effet de leur honte ceux qui disent : « Le voilà ! le voilà ! » Alors tu feras la joie et l'allégresse de tous ceux qui te cherchent ; et ils diront toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui désirent ton secours. Et moi, je suis misérable et dénué : ô Dieu ! accours vers moi ! Tu es mon aide et mon libérateur ! Éternel, ne tarde pas !

Evening Prayer — First Lesson

Joshua 9

A ces nouvelles, tous les rois du pays en deçà du Jourdain, de la Montagne, du Pays-bas et de toutes les côtes de la Grande Mer vis-à-vis du Liban, les Héthiens, et les Amoréens, les Cananéens, les Périzzites, les Hévites et les Jébusites se coalisèrent pour attaquer Josué et Israël, d'un commun accord. Mais les habitants de Gabaon apprenant comment Josué avait traité Jéricho et Aï, eurent de leur côté recours à la ruse. Ils partirent donc et allèrent en ambassade, et, sur leurs ânes, ils emportèrent des sacs usés, et des outres à vin usées, trouées et ravaudées, et à leurs pieds de vieilles sandales rapetassées, et sur eux-mêmes des haillons, et tout leur pain de provision était sec et en miettes. Et ils se rendirent vers Josué au camp de Guilgal, et ils lui dirent ainsi qu'aux hommes d'Israël : Nous arrivons d'un pays lointain ; dès là accordez-nous une alliance. Et les hommes d'Israël dirent à ces Hévites : Vous habitez peut-être au milieu de nous ; comment nous serait-il possible de vous accorder une alliance ? Et ils dirent à Josué : Nous sommes tes serviteurs. Et Josué leur dit : Qui êtes-vous ? d'où pouvez-vous venir ? Et ils lui dirent : Tes serviteurs viennent, au nom de l'Éternel, ton Dieu, d'un pays très éloigné ; car nous avons entendu parler de Lui et de tout ce qu'il a fait en Egypte, et de tout ce qu'il a fait aux deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, à Sihon, roi de Hesbon, et à Og, roi de Basan, qui était à Astaroth. Et nos Anciens et tous les habitants de notre pays nous ont parlé en ces termes : Prenez avec vous des provisions pour le voyage et allez vous présenter à eux et leur dire : Nous sommes vos serviteurs ; accordez-nous donc une alliance. Voyez ! notre pain, nous l'avons pour notre viatique pris chaud dans nos maisons le jour de notre départ pour venir à vous ; et maintenant, le voilà sec et en miettes. Et ces outres à vin que nous avons remplies neuves, les voilà trouées, et ces habits que nous portons et ces souliers que nous avons, se sont usés par l'effet d'une marche bien longue. Alors les Israélites acceptèrent de leurs provisions, et ils ne consultèrent point l'Éternel. Et Josué fit avec eux une capitulation et leur accorda une alliance portant qu'on leur laisserait la vie ; et les Princes de l'Assemblée se lièrent envers eux par un serment. Et trois jours après leur avoir accordé l'alliance ils apprirent qu'ils étaient tout près d'eux et habitaient au milieu d'eux. Et les enfants d'Israël se mirent en marche et atteignirent leurs villes le troisième jour ; or leurs villes étaient Gabaon, et Caphira et Beéroth et Kiriath-Jearim. Et les enfants d'Israël ne les exterminèrent pas à cause du serment que leur avaient fait les Princes de l'Assemblée par l'Éternel, Dieu d'Israël. Alors toute l'Assemblée murmura contre les Princes. Et tous les Princes dirent à toute l'Assemblée : Nous leur avons fait serment par l'Éternel, Dieu d'Israël ; dès lors nous ne pouvons porter la main sur eux. Voici comment nous les traiterons : nous leur laisserons la vie afin de ne pas attirer sur nous des Vengeances…, en suite du serment que nous leur avons fait. Et les Princes leur dirent : Ils auront la vie sauve. Et ils devinrent coupeurs de bois et porteurs d'eau auprès de toute l'Assemblée, comme les Princes le leur avaient dit. Alors Josué les fit venir et leur parla en ces termes : Pourquoi nous avez-vous trompés en disant : Nous sommes à une très grande distance de vous, tandis que vous habitez au milieu de nous ? dès là vous êtes maudits, et vous ne cesserez jamais d'être dans la servitude, de couper le bois et de puiser l'eau pour la maison de mon Dieu. Et ils répondirent à Josué et dirent : C'est qu'on avait instruit tes serviteurs de l'ordre donné par l'Éternel, ton Dieu, à Moïse, son serviteur, de vous livrer tout ce pays et d'en exterminer tous les habitants devant vous ; aussi avons-nous eu grande peur pour nos vies à votre aspect ; c'est pourquoi nous avons agi de telle sorte. Et maintenant nous voici entre tes mains : traite-nous comme il te semblera bon et juste de le faire. Et Josué agit ainsi à leur égard, et il les sauva des mains des enfants d'Israël, qui ne les massacrèrent pas ; mais en ce jour Josué disposa d'eux pour couper le bois et puiser l'eau pour l'Assemblée et pour l'Autel de l'Éternel jusqu'aujourd'hui, au lieu que choisirait l'Éternel.

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Romans 1

Paul, — esclave de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour l'évangile de Dieu que d'avance Il avait promis par Ses prophètes dans les écritures saintes, concernant Son Fils, qui est né de la postérité de David, selon la chair, qui a été déclaré Fils de Dieu, avec puissance selon l'Esprit de sainteté, par la résurrection des morts, Jésus-Christ notre Seigneur, par lequel nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour prêcher en son nom l'obéissance de la foi parmi tous les Gentils, parmi lesquels vous êtes aussi, vous qu'a appelés Jésus-Christ, — à tous les bien-aimés de Dieu, appelés à être saints, qui sont à Rome : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, parce que votre foi est proclamée dans le monde entier. Car Dieu, auquel je rends un culte dans mon esprit en prêchant l'évangile de Son Fils, m'est témoin que je fais incessamment mention de vous, demandant constamment dans mes prières si je n'aurai point enfin le bonheur, par la volonté de Dieu, de venir jusques à vous. Car je désire ardemment vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel pour vous affermir, ou plutôt pour trouver de l'encouragement au milieu de vous par la foi qui nous est commune à vous et à moi. Je ne veux pas toutefois que vous ignoriez, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller jusques à vous (et j'en ai été empêché jusques à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous, aussi bien que parmi les autres Gentils : je me dois aux Grecs et aux Barbares, aux sages et aux ignorants. Ainsi, pour ce qui me concerne, je suis impatient de vous porter aussi la bonne nouvelle, à vous qui êtes à Rome. Je n'ai point honte, en effet, de l'évangile, car c'est une puissance de Dieu qui produit le salut pour tout croyant, Juif et Grec ; parce que la justice de Dieu y est révélée par la foi pour la foi, selon qu'il est écrit : « Or celui qui est juste par la foi vivra. » En effet, la colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui asservissent injustement la vérité, parce que ce que l'on connaît de Dieu leur est intérieurement manifesté, car Dieu le leur manifeste. En effet, ce qui en Lui est invisible, tant Sa puissance éternelle que Sa divinité, se fait voir depuis la création du monde par Ses œuvres, quand on y réfléchit ; en sorte qu'ils sont inexcusables, parce qu'ayant connu Dieu, ils ne L'ont point glorifié comme Dieu, ni ne Lui ont rendu grâces, mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur dépourvu d'intelligence s'est obscurci. Se donnant pour sages ils ont été atteints de folie, et ils ont échangé la gloire du Dieu incorruptible contre des simulacres faits à l'image de l'homme corruptible et des oiseaux et des quadrupèdes et des reptiles. C'est pourquoi Dieu les a livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à une impureté telle que leurs corps sont déshonorés parmi eux ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et rendu des hommages et un culte à la créature à l'exclusion du Créateur, qui est béni pour les siècles ! Amen ! C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : d'un côté, en effet, leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature, et de l'autre, les hommes, ayant aussi abandonné l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leur passion les uns pour les autres en perpétrant l'infamie d'hommes à hommes et recevant en eux-mêmes la rétribution qui était due à leur égarement. Et comme ils n'ont pas daigné retenir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, de sorte qu'ils font ce qui est indigne, étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de perversité ; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malveillance ; délateurs, médisants, ennemis de Dieu, insulteurs, superbes, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, insensibles, impitoyables, lesquels, quoiqu'ils connaissent le décret de Dieu qui déclare dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement les pratiquent, mais encore approuvent ceux qui les commettent.

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II Thessalonians 3

Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ ! Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition que vous avez reçue de nous ; vous-mêmes vous savez, en effet, comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas vécu parmi vous dans le désordre, et ce n'est pas gratuitement que nous avons mangé le pain de personne, mais au prix de fatigues et de labeurs, en travaillant nuit et jour, afin de n'être à charge à aucun de vous ; non, parce que nous n'en avons pas le droit, mais afin de nous donner nous-mêmes en exemple à vous, pour que vous nous imitiez ; car, lorsque nous étions parmi vous, nous vous donnions aussi cet ordre : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, en effet, qu'il en est parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent point, mais qui s'occupent de choses inutiles, c'est à ceux de cette espèce, que nous ordonnons et que nous recommandons, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de travailler avec tranquillité pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères, ne vous découragez pas de bien faire ; mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !

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Galatians 5:16-26

Mais je dis : conduisez-vous selon l'esprit et ne satisfaites pas la convoitise de la chair ; en effet la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair, car ils sont opposés l'un à l'autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Mais, si vous êtes conduits pur l'esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont bien connues : ce sont l'impudicité, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, la jalousie, les emportements, les intrigues, les divisions, les sectes, les haines, les excès, les orgies, et tout ce qui leur ressemble ; dont je vous dis d'avance, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres.

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Isaiah 10:12-20

Mais, quand le Seigneur aura achevé toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, je sévirai contre le fruit du cœur orgueilleux du Roi d'Assyrie, et contre l'arrogance de ses yeux hautains. Car il dit : « Par la force de mon bras je l'ai fait, et par ma sagesse, car je suis intelligent ; j'ai déplacé les bornes des peuples, et pillé leurs trésors, et comme un héros j'en ai précipité de leurs trônes, et ma main s'empara des biens des peuples, comme d'un nid ; comme on ramasse des œufs abandonnés, moi j'ai ramassé toute la terre, et il n'y en eut pas un qui remuât l'aile, et ouvrît la bouche et jetât un cri ! » La cognée est-elle insolente envers le bûcheron qui se sert d'elle, et la scie, superbe envers celui qui la manie, comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève, comme si le bâton soulevait le bras ? C'est pourquoi le Seigneur, le Seigneur des armées, parmi ses guerriers bien nourris enverra le dépérissement, et au milieu de sa magnificence s'allumera un incendie, comme un incendie de feu, et la Lumière d'Israël deviendra un feu, et son Saint, une flamme qui embrasera et dévorera ses ronces et ses épines en un jour. Et il détruira la magnificence de sa forêt et de ses campagnes, corps et âme, et il en sera comme d'un malade qui dépérit, et le reste des arbres de sa forêt pourra être compté, et un enfant en écrirait le nombre. Et en ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de prendre pour appui leur oppresseur, et ils s'appuieront sur l'Éternel, le Saint d'Israël, avec confiance.

Gospel

Luke 8

Et il advint plus tard que lui-même s'en allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et avec lui étaient les douze, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d'esprits malins et d'infirmités : c'étaient Marie qui était appelée Magdalène, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne femme de Chouza intendant d'Hérode, et Susanne, et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens. Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance. Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un meuble, ou ne la place sous un lit, mais il la place sur un support. Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis en évidence. Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il s'imagine avoir lui sera enlevé. » Or sa mère et ses frères se rendirent auprès de lui, et ils ne pouvaient l'atteindre à cause de la foule. Et il lui fut dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Mais il leur répliqua : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Or il advint un jour qu'il monta dans une barque, ainsi que ses disciples, et il leur dit : « Passons sur l'autre rive du lac ; » et ils partirent. Mais pendant la traversée il s'endormit, et un tourbillon de vent se précipita sur le lac, et ils étaient submergés et en péril. Mais s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Maître, Maître, nous périssons. » Et lui s'étant réveillé, gourmanda le vent et l'agitation de l'eau ; et ils cessèrent, et il survint du calme. Mais il leur dit : « Où est votre foi ? » Et tout effrayés ils s'émerveillèrent en disant : « Quel est donc celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau ? » Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. Or comme Jésus revenait en arrière, il fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l'attendre. Et voici, survint un homme, dont le nom était Jaïrus, et c'était lui qui était chef de la synagogue ; et étant tombé aux pieds de Jésus, il le sollicitait d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique âgée d'environ douze ans, et qu'elle se mourait. Or, comme il s'y rendait, la foule l'étouffait, et une femme malade depuis douze ans d'un flux de sang, laquelle n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée toucha par derrière la frange de son manteau, et tout à coup son flux de sang s'arrêta. Et Jésus dit : « Qui est-ce qui m'a touché ? » Mais tous s'en défendant, Pierre dit : « Maître, la foule t'entoure et te presse ! » Mais Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force est sortie de moi. » Et la femme, voyant qu'elle était découverte, s'approcha en tremblant, et s'étant jetée à ses pieds, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été tout à coup guérie. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. » Comme il parlait encore, survint quelqu'un de chez le chef de synagogue, disant : « Ta fille est morte, n'importune plus le maître ! » Ce que Jésus ayant ouï, il lui répliqua : « Ne crains point, crois seulement, et elle sera sauvée. » Or, étant entré dans la maison, il ne permit pas que personne entrât avec lui, sauf Pierre, et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais il leur dit : « Ne pleurez pas ; car elle n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. Mais lui, ayant pris sa main, s'écria : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint, et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu'on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits ; mais il leur enjoignit de ne parler à personne de ce qui était arrivé.

Evening Prayer — Second Lesson

1 Thessalonians 5

Quant à ce qui concerne les temps et les époques, frères, vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive ; car vous savez parfaitement vous-mêmes que le jour du seigneur doit venir, comme un voleur pendant la nuit. Or, quand ils diront : « Paix et sûreté ! » alors une perdition subite les surprendra, comme le mal d'enfant la femme enceinte, et ils n'échapperont certainement pas. Mais, pour vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme des voleurs ; car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour. Nous n'appartenons ni à la nuit, ni aux ténèbres ; ainsi donc ne sommeillons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ; car ceux qui sommeillent sommeillent la nuit, et ceux qui s'enivrent s'enivrent la nuit, mais nous, qui appartenons au jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et, pour casque, l'espérance du salut, car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut, par notre seigneur Jésus qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous sommeillions, nous vivions tous avec lui. C'est pourquoi consolez-vous les uns les autres, et édifiez-vous l'un l'autre, comme effectivement vous le faites. Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera. Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. Je vous en adjure au nom du Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !

Gospel

Mark 6:1-13

Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient.

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Mark 4:21-25

Et il leur disait : « Est-ce que la lampe vient pour être placée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être placée sous son support ? Car rien n'est caché, si ce n'est afin d'être manifesté, et rien n'a été tenu secret, qu'afin d'être manifesté. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. » Et il leur disait : « Prenez garde à ce que vous entendez ; avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et on vous ajoutera du surcroît ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. »

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Mark 16

Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car la terreur et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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