Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Genesis 17:1-20

Et lorsque Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, l'Éternel apparut à Abram et lui dit : Je suis Dieu, le Tout-puissant, marche en ma présence et sois irréprochable, et j'établirai mon alliance entre moi et toi, et je te donnerai un accroissement de plus en plus grand. Alors Abram tomba la face contre terre et Dieu lui parla en ces termes : Pour moi, voici, je tiens mon alliance avec toi, et tu deviendras père d'une multitude de peuples. Et désormais on ne t'appellera plus de ton nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham, car je te constitue père d'une multitude de peuples. Et je te rendrai de plus en plus fécond, et je ferai de toi une souche de peuples et des rois proviendront de toi. Et j'érige mon alliance entre moi et toi et tes descendants après toi pour toutes leurs générations en alliance éternelle, savoir que je serai ton Dieu à toi et à ta postérité après toi. Et je te donne et à ta postérité après toi le pays de tes pèlerinages, le pays de Canaan, en propriété éternelle, et je serai leur Dieu. Et Dieu dit à Abraham : Pour toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi dans toutes leurs générations. Voici l'alliance que vous observerez entre moi et vous, et ta postérité après toi, c'est que tous vos mâles seront circoncis ; vous vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. Tout mâle sera circoncis par vous à l'âge de huit jours dans vos générations, le serf soit né à la maison, soit acquis à prix d'argent, chacun des fils de l'étranger qui ne sera pas de ta race ; vous aurez à circoncire le serf soit né à la maison, soit acquis à prix d'argent, et ainsi vous porterez en votre chair mon alliance, en alliance éternelle. Quant au mâle incirconcis dont la chair du prépuce n'aura pas subi la circoncision, un tel individu sera exterminé du milieu de son peuple ; il aura violé mon alliance. Et Dieu dit à Abraham : Saraï, ta femme, ne sera plus le appelée du nom de Saraï, mais son nom sera Sarah. Et je la bénis, et je te ferai aussi naître d'elle un fils ; je la bénis et elle deviendra une souche de peuples, et des rois proviendront d'elle. Alors Abraham tomba la face contre terre, et il rit et dit en son cœur : A un centenaire naîtrait-il un fils, et Sarah, nonagénaire, enfanterait-elle ? Et Abraham dit à Dieu : Puisse Ismaël vivre sous ton regard ! Et Dieu dit : Ce n'est pas cela ! Sarah, ta femme, t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom d'Isaac ; et j'érigerai mon alliance avec lui en alliance éternelle pour sa postérité après lui. Et je t'exauce quant à Ismaël : voici je le bénirai et le rendrai fécond, et lui donnerai un grand accroissement ; il engendrera douze princes et je le ferai devenir un grand peuple.

First Reading

Deuteronomy 1

Ce sont ici les discours que Moïse adressa à tout Israël au delà du Jourdain dans le désert, dans la plaine vis-à-vis de Suph entre Paran et Thophel et Laban et Hatseroth et Dizahab. Il y a onze journées de marche de Horeb, par la route de la montagne de Séir, à Cadès-Barnéa. Et dans la quarantième année, dans le onzième mois, le premier jour du mois, Moïse exposa aux enfants d'Israël toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé pour eux, après qu'il eut défait Sihon, Roi des Amoréens, qui résidait à Hesbon, et Og, Roi de Basan, qui résidait à Astharoth, près de Edrei. Au delà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à expliquer cette Loi en ces termes : L'Éternel, notre Dieu, nous parla sur Horeb en ces termes : Vous avez assez séjourné dans cette montagne. Faisant volte-face mettez-vous en marche et gagnez les Monts Amoréens et tous les lieux adjacents de la plaine, de la montagne, du Pays-bas et du Midi et du bord de la mer, le pays des Cananéens et le Liban jusqu'au Grand-Fleuve, le fleuve Phrath. Voici, je vous livre ce pays, marchez à la conquête du pays que l'Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de leur donner et à leur race après eux. Et dans ce temps-là je vous dis : Je ne puis, à moi seul, être chargé de vous. L'Éternel, votre Dieu, vous a multipliés et voilà que vous êtes aujourd'hui égaux en nombre aux étoiles du ciel. Que l'Éternel, Dieu de vos pères, augmente mille fois votre nombre présent, et qu'il vous bénisse, comme Il vous l'a promis. Mais comment serais-je, à moi seul, chargé de votre poids et de votre fardeau et de vos contestations ? Donnez-vous donc des hommes sages, intelligents et connus tirés de vos Tribus, et je les mettrai à votre tête. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu nous proposes de faire est bonne. Alors je pris les chefs de vos Tribus, hommes sages et connus, et je les préposai sur vous comme supérieurs, comme chefs de mille, et chefs de cent, et chefs de cinquante, et chefs de dix, et comme officiers de vos Tribus. Et dans le même temps je donnai à vos Juges mes instructions en ces termes : Donnez audience à vos frères en cause l'un avec l'autre, et dites justice entre un homme et son prochain et son étranger ; ne faites point acception des personnes dans le jugement ; écoutez le petit comme le grand ; n'ayez peur de personne ; car c'est le tribunal de Dieu. Et les causes qui seront trop difficiles pour vous, portez-les devant moi, pour que j'en connaisse. C'est ainsi que dans ce temps je vous prescrivis toutes les choses que vous aviez à faire. Puis étant partis d'Horeb nous parcourûmes tout le désert, ce grand et affreux désert que vous avez vu sur le chemin des Monts Amoréens, ainsi que l'Éternel, notre Dieu, nous l'avait commandé, et nous arrivâmes à Cadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes parvenus aux Monts Amoréens que l'Éternel, notre Dieu, va nous donner. Vois, l'Éternel, ton Dieu, t'a livré ce pays, montes-y, fais-en la conquête, comme te l'a dit l'Éternel, Dieu de tes pères ; sois sans crainte et sans peur. Alors vous vîntes tous vous présenter à moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes en avant de nous, qui examinent pour nous ce pays, et reviennent nous informer de la route par où nous devons y monter et des villes où nous arriverons. Et j'agréai la chose, et je choisis parmi vous douze hommes, un homme par Tribu. Et ils partirent et gravirent la montagne, et s'avancèrent jusqu'à la vallée d'Escol, et ils firent la reconnaissance de ce pays. Et ils prirent dans leurs mains des fruits de ce pays et nous les rapportèrent et nous rendirent compte en ces mots : C'est un bon pays que l'Éternel, notre Dieu, veut nous donner. Mais vous ne voulûtes pas y monter, et vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu. Et murmurant dans vos tentes vous dîtes : C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a retirés du pays d'Egypte pour nous livrer aux mains des Amoréens, afin de nous détruire. Où irons-nous ? Nos frères ont amolli notre courage en disant : C'est un peuple plus nombreux et de plus haute taille que nous, ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; et nous y avons aussi vu les fils des Anakites. Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas et n'ayez pas peur d'eux. L'Éternel, votre Dieu, qui marche à votre tête, combattra lui-même pour vous, comme Il a toujours fait pour vous en Egypte à vos yeux, et dans le désert où tu as vu que l'Éternel, ton Dieu, t'a porté ainsi qu'un père porte son fils, tout le long de la route que vous avez parcourue, jusqu'à votre arrivée en ce lieu. Mais malgré cela vous n'eûtes pas foi dans l'Éternel, votre Dieu, qui vous précédait dans le trajet pour vous explorer un lieu où pouvoir camper, la nuit dans la colonne de feu pour vous faire voir la route que vous aviez à suivre, et le jour dans la nuée. Et l'Éternel entendit vos propos et se courrouça et prononça ce serment : Pas un de ces hommes dans cette race méchante ne verra ce beau pays que je promis par serment, de donner à leurs pères, sauf Caleb, fils de Jephunné ; lui, il le verra et je lui donnerai la contrée qu'il a touchée de ses pieds, ainsi qu'à ses fils, parce qu'il a eu pour l'Éternel une pleine obéissance. Même contre moi l'Éternel fut irrité à cause de vous et Il dit : Toi non plus tu n'y entreras pas ; Josué, fils de Nun, qui se tient debout en ta présence, lui, y entrera ; encourage-le, car c'est lui qui en fera le partage à Israël. Et vos enfants desquels vous dites qu'ils seront un butin, et vos fils qui aujourd'hui n'ont pas la connaissance du bien et du mal, ce sont eux qui y entreront, et c'est à eux que je le donnerai, et eux qui en feront la conquête. Quant à vous, faites volte-face et partez pour le désert du côté de la Mer aux algues. Alors vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l'Éternel, nous irons en avant et nous battrons absolument comme l'Éternel, notre Dieu, nous l'a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes, et eûtes la témérité de vous avancer dans la montagne. Et l'Éternel me dit : Dis-leur : N'avancez pas, et ne livrez pas bataille, car je ne suis pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas mis en déroute par vos ennemis. Et je vous parlai, mais vous n'écoutâtes point et vous contrevîntes à l'ordre de l'Éternel, et vous eûtes l'audace de vous avancer dans la montagne. Alors les Amoréens, habitants de cette montagne, sortirent à votre rencontre, et vous donnèrent la chasse comme font les abeilles et ils vous défirent en Séir jusqu'à Horma. Et vous revîntes et pleurâtes devant l'Éternel, mais l'Éternel n'écouta point votre voix et ne prit point garde à vous. Ainsi vous restâtes longtemps à Cadès, le temps que vous y avez passé.

First Reading

Joshua 2:1-24

Et Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux éclaireurs avec cette instruction : Allez explorer le pays, surtout Jéricho. Et ils partirent et arrivèrent chez une courtisane nommée Rahab, et y couchèrent. Et l'avis en fut donné au Roi de Jéricho en ces termes : Voilà que cette nuit il est arrivé ici deux hommes de la part des enfants d'Israël pour reconnaître le pays. Alors le Roi de Jéricho fit faire ce message à Rahab : Livre les hommes arrivés chez toi et introduits dans ta maison, car c'est pour explorer tout le pays qu'ils sont venus. Mais cette femme prit les deux hommes et les cacha et dit : En effet, ces hommes sont arrivés chez moi, mais sans que je sache d'où ils sont, et comme la porte allait être fermée à la tombée de la nuit, ces hommes s'en sont allés ; j'ignore où ils se sont rendus ; courez vite après eux, car vous les atteindrez. Or elle les avait fait monter sur le toit et cachés sous des tiges de lin étendues par elle sur le toit. Et ces gens se mirent à leur poursuite sur le chemin qui mène au Jourdain par les gués, et l'on ferma la porte après la sortie des gens qui allaient à leur poursuite. Et avant qu'ils se couchassent, elle monta vers eux sur le toit, et elle dit à ces hommes : Je sais que l'Éternel vous a donné le pays ; et que vous nous inspirez la terreur et que tous les habitants du pays tremblent devant vous. Car nous avons appris comment l'Éternel a desséché les eaux de la Mer aux algues devant vous lorsque vous sortiez de l'Egypte, et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, Sihon et Og, que vous avez dévoués. A cette nouvelle notre cœur a été déconcerté, et il n'existe plus chez personne aucun courage pour vous tenir tête, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre. A présent jurez-moi donc par l'Éternel, que comme je vous ai montré de la bonté, vous montrerez aussi de la bonté à la maison de mon père, et donnez-moi une preuve de loyauté, et laissez la vie à mon père et à ma mère et à mes frères et à mes sœurs et à tous ceux qui leur appartiennent, et sauvez nos âmes de la mort. Et ces hommes lui dirent : Que nos âmes soient livrées à la mort pour vous ! Si vous ne dénoncez pas notre démarche présente, nous agirons envers toi, quand l'Éternel nous livrera le pays, avec bonté et bonne foi. Alors au moyen d'une corde, elle les dévala par la fenêtre, car sa maison était sur la muraille de la ville, et elle logeait sur la muraille de la ville. Et elle leur dit : Gagnez la montagne pour n'être pas atteints par ceux qui vous poursuivent, et restez-y cachés trois jours jusqu'au retour des gens qui sont à votre poursuite, et ensuite continuez votre route. Et ces hommes lui dirent : Nous allons nous acquitter du serment que tu nous as fait faire. Voici, à notre entrée dans le pays attache ce cordon rouge à la fenêtre par laquelle tu nous as dévalés et recueille chez toi dans ton logis ton père et ta mère et tes frères et toute la maison de ton père, et si quelqu'un d'eux passe la porte de ta maison et paraît dans la rue, c'est sur sa tête que retombera la faute de sa mort, et nous-mêmes nous en serons innocents ; mais si on met la main sur aucun de ceux qui seront avec toi dans la maison, la faute de sa mort retombera sur notre tête. Et si tu dénonces notre démarche présente, nous sommes déliés envers toi du serment que tu as exigé de nous. Et elle dit : Comme vous le dites, ainsi soit fait ; et elle les congédia, et ils partirent. Et elle attacha le cordon rouge à la fenêtre. Étant donc partis, ils arrivèrent à la montagne où ils restèrent trois jours jusqu'au retour de ceux qui les poursuivaient. Et ceux-ci les cherchèrent sur toute la route, mais ne les trouvèrent pas. Alors les deux hommes s'en retournant descendirent la montagne et repassèrent [le Jourdain] ; et étant venus auprès de Josué, fils de Nun, ils lui racontèrent tout ce qui leur était avenu. Et ils dirent à Josué : Oui, l'Éternel a livré tout ce pays entre nos mains, et même devant nous tous les habitants du pays tremblent.

Morning Prayer — First Lesson

Lamentations 4:1-21

Comme l'or s'est terni, comme les superbes joyaux se sont altérés ! Les pierres sacrées jonchent tous les carrefours. Les fils de Sion, ses enfants chéris, qui avaient le prix de l'or fin, comme les voilà mis au taux de la vaisselle d'argile, ouvrage des mains du potier ! Les chacals mêmes présentent la mamelle à leurs petits qu'ils allaitent ; la fille de mon peuple est barbare, comme l'autruche de la steppe. La langue du nourrisson est collée par la soif à son palais ; les enfants demandent du pain, personne ne leur en distribue. Ceux qui mangeaient des mets délicats, souffrent le dénuement dans les rues ; ceux qui étaient portés sur la pourpre, prennent le fumier pour leur couche. Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que la peine de Sodome qui fut bouleversée en un moment, sans être assaillie par des mains humaines. Ses princes avaient un éclat plus pur que la neige, plus brillant que le lait ; ils avaient un corps vermeil comme le corail, et la beauté du saphir ; leur aspect est devenu plus sombre que le noir ; ils ne sont plus reconnus dans les rues, leur peau s'attache à leurs os, elle a la sécheresse du bois. Les victimes de l'épée ont un meilleur sort que les victimes de la faim, qui dépérissent minées par la disette de ce que rendent les champs. Les mains de femmes aimantes font cuire leurs propres enfants ; ils servent à les nourrir dans le désastre de la fille de mon peuple. L'Éternel a achevé ses vengeances, versé le feu de sa colère ; dans Sion Il alluma un feu qui dévora ses fondements. Les rois de la terre, ni aucun des habitants du monde ne croyaient que l'ennemi et l'adversaire pénétrassent dans les portes de Jérusalem. Ce fut à cause des péchés de leurs prophètes, des crimes de leurs sacrificateurs qui dans son enceinte répandirent le sang des justes. Ils erraient dans les rues comme aveugles, souillés de sang, personne ne pouvant toucher leurs vêtements. « Loin de nous, impurs ! » leur criait-on, « loin de nous ! loin de nous, ne nous touchez pas ! » Ils sont maintenant en fuite, ils errent aussi ; on dit parmi les nations : « Ils n'auront plus leur demeure ! » L'aspect de l'Éternel les a dissipés, Il ne tourne plus ses regards vers eux ; on n'a point égard aux sacrificateurs ; on ne prend point pitié des vieillards. Nos yeux languissent encore après notre délivrance ; vanité ! De nos vedettes nous cherchons à découvrir un peuple ; il ne nous délivre pas ! Ils enlacent nos pas, pour nous empêcher de marcher dans nos rues ; notre fin approche, nos temps sont accomplis, oui, notre fin arrive. Ceux qui nous poursuivent, sont plus légers que les aigles du ciel ; sur les montagnes ils nous serrent de près, et en embuscade dans le désert ils nous épient. L'âme de notre vie, l'Oint de l'Éternel, a été pris dans leurs fosses, lui dont nous disions : Nous vivrons à son ombre au milieu des nations. Livre-toi à la joie et aux transports, fille d'Édom, habitante du pays de Uts ! Mais le calice te sera aussi passé ; tu seras enivrée et mise à nu.

Epistle

Isaiah 53:1-12

Qui ajoute foi à ce que nous annonçons, et pour qui le bras de l'Éternel a-t-il été manifeste ? Il croît devant Lui comme un rejeton, et comme une racine, d'un sol aride. Il n'a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni apparence, pour exciter nos désirs. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et familiarisé avec la maladie, et méprisé comme celui qui se cache le visage devant nous, et nous ne fîmes aucun cas de lui. Cependant il porta nos maladies, et se chargea de nos douleurs, et nous le crûmes puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était percé pour nos péchés, brisé pour nos crimes, le châtiment qui nous sauve tombait sur lui, et c'est par ses plaies que nous sommes guéris. Tous nous errions comme des brebis, nous suivions chacun notre voie, mais l'Éternel fit peser sur lui le crime de nous tous. Il fut maltraité et il fut humilié, et n'ouvrit pas la bouche, tel que l'agneau mené à la boucherie et telle qu'une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n'ouvrit pas la bouche. A l'angoisse et au jugement il est arraché : et qui dira sa durée ? car il est retranché de la terre des vivants, pour le crime de mon peuple il a été frappé. On lui assigna son tombeau à côté des impies, mais dans sa mort il fut avec le riche, car il ne commit point de violences et dans sa bouche il n'y eut point de fraude. Et il plut à Dieu de le briser par la maladie. Mais après avoir donné sa vie en expiation, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. Délivré des peines de son âme, il pourra rassasier ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste en justifiera plusieurs, et de leurs crimes il se chargera. Aussi je lui donnerai son lot parmi les puissants, et avec les braves il partagera le butin, parce qu'il dévoua son âme à la mort, et qu'il fut mis au nombre des malfaiteurs, pour avoir pris sur lui les péchés de plusieurs, et intercédé pour les criminels.

First Reading

Ezekiel 37

La main de l'Éternel se fit sentir à moi, et l'Éternel m'emmena en esprit, et me déposa dans le milieu de la vallée. Or elle était remplie d'ossements ; et Il m'en fit faire le tour, tout le tour, et voici, il y en avait beaucoup sur le sol de la vallée, et voici, ils étaient extrêmement secs. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements reprendront-ils vie ? Et je dis : Seigneur Éternel, c'est toi qui le sais ! Et Il me dit : Prophétise sur ces ossements et dis-leur : Ossements desséchés, entendez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel, à ces ossements : Voici, j'introduirai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie ; et je vous donnerai des nerfs, et ferai croître sur vous de la chair, et vous recouvrirai de peau, et je mettrai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie, et que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et je prophétisai suivant l'ordre qui m'en était donné. Et pendant que je prophétisais, voici, il se fit un bruissement et une rumeur, et les os s'assemblèrent, os avec os. Et je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et une peau les recouvrit par dessus, mais un esprit ne les pénétrait pas. Et Il me dit : Adresse la prophétie à l'esprit ; prophétise, fils de l'homme, et dis à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Esprit, arrive des quatre vents, et pénètre ces morts, afin qu'ils reprennent vie ! Et je prophétisai selon l'ordre qui m'était donné, et l'esprit les pénétra et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds ; c'était une grande, très grande multitude. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël. Voici, ils disent : « Nos ossements sont desséchés, et notre espoir s'est évanoui, nous sommes anéantis ! » Prophétise donc et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'ouvrirai vos tombeaux et vous ferai sortir de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai au pays d'Israël ; et vous reconnaîtrez que je suis l'Éternel, quand j'ouvrirai vos tombeaux, et que je vous ferai, ô mon peuple, sortir de vos tombeaux ; et je mettrai mon esprit en vous, afin que vous repreniez vie, et je vous établirai dans votre pays, afin que vous reconnaissiez que c'est moi, l'Éternel, qui l'aurai dit et fait, dit l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois, et inscris-y : « Pour Juda et les enfants d'Israël qui lui sont associés. » Prends encore une pièce de bois, et inscris-y : « Pour Joseph, bois d'Éphraïm et de toute la maison d'Israël qui lui est associée. » Et rapproche-les l'une de l'autre pour en former une seule pièce, afin qu'elles ne fassent qu'un en ta main. Et quand les enfants de ton peuple te diront : « Ne nous expliqueras-tu pas ce que cela signifie ? » disleur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est entre les mains d'Éphraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées, et je l'assemblerai avec lui, avec le bois de Juda, et j'en formerai une seule pièce, afin qu'ils ne fassent qu'un en ma main. Et tu tiendras en ta main sous leurs yeux les pièces de bois où tu auras mis l'inscription, et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je retirerai les enfants d'Israël d'entre les peuples au milieu desquels ils vivent, et je les rassemblerai de toutes parts, et les ramènerai dans leur pays ; et je ferai d'eux un seul peuple dans le pays, sur les montagnes d'Israël ; et un seul roi sera le roi d'eux tous ; et ils ne formeront plus deux peuples, et ne se diviseront plus en deux royaumes ; et ils ne se souilleront plus par leurs abominations, et leurs infamies, et tous leurs péchés ; et je les délivrerai de toutes les demeures où ils ont péché, et je les purifierai ; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu : et mon serviteur David sera leur roi, et leur seul pasteur pour eux tous ; et ils suivront mes lois et garderont mes commandements, et les pratiqueront ; et ils habiteront le pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob, où vos pères ont habité, et où ils habiteront, eux et leurs enfants, et les enfants de leurs enfants, éternellement ; et David mon serviteur sera leur prince éternellement ; et je leur donnerai une alliance de paix ; c'est une alliance éternelle qu'ils auront ; et je les établirai, et les ferai se multiplier, et fixerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour l'éternité ; et je demeurerai avec eux, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Et les nations reconnaîtront que je suis l'Éternel qui sanctifie Israël, quand mon sanctuaire sera au milieu d'eux pour l'éternité.

Morning Prayer — Second Lesson

John 16:1-16

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera. Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »

Responsorial Psalm

Psalm 146

Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !

Gospel

Luke 22:39-71;23:1-53

Et étant sorti il s'achemina, selon sa coutume, vers la montagne des Oliviers ; or les disciples aussi le suivaient. Mais lorsqu'il fut arrivé en cet endroit, il leur dit : « Priez pour ne pas entrer en tentation. » Et lui-même s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si Tu le veux, fais passer cette coupe loin de moi ! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui se fasse. » [ Or un ange venu du ciel lui apparut pour le fortifier, et étant entré en agonie, il priait avec plus d'instance ; mais sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.] Et s'étant levé après sa prière, il vint vers ses disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez afin que vous n'entriez pas en tentation. » Pendant qu'il parlait encore, voici venir une foule, et le nommé Judas, un des douze, la précédait, et il s'approcha de Jésus pour l'embrasser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le fils de l'homme ! » Et ceux qui étaient avec lui voyant ce qui allait arriver dirent : « Seigneur, si nous frappions de l'épée ? » Et l'un d'entre eux frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite. Mais Jésus prenant la parole dit : « Attendez que ceci soit fait, » et lui ayant touché l'oreille, il le guérit. Or Jésus dit aux grands prêtres et aux chefs des gardes du temple et aux anciens qui s'étaient portés contre lui : « Vous êtes sortis, comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons. Pendant que j'étais chaque jour avec vous dans le temple, vous n'avez pas mis les mains sur moi ; mais c'est ici votre heure, et le règne des ténèbres. » Or l'ayant saisi, ils l'emmenèrent, et ils le conduisirent dans la maison du grand, prêtre. Mais Pierre le suivait de loin. Or après qu'ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu'ils se furent assis ensemble, Pierre se trouvait assis au milieu d'eux. Mais une servante l'ayant vu assis à la lueur du feu et l'ayant regardé fixement, dit : « Celui-ci aussi était avec lui. » Mais lui le nia en disant : « Je ne le connais point, femme ! » Et peu après un autre l'ayant vu, dit : « Toi aussi, tu en es. » Mais Pierre dit : « O homme, je n'en suis point ! » Et au bout d'environ une heure un autre insistait en disant : « Certainement celui-ci aussi était avec lui ; car il est aussi Galiléen. » Mais Pierre dit : « O homme, j'ignore ce dont tu parles. » Et tout à coup, comme il parlait encore, un coq chanta, et le seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du seigneur, qui lui avait dit : « Avant que le coq ait chanté aujourd'hui tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti il pleura amèrement. Et les hommes qui le tenaient le bafouaient après l'avoir frappé, et l'ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient en disant : « Prophétise ! Quel est celui qui t'a frappé ? » Et ils disaient contre lui beaucoup d'autres injures. Et lorsque le jour fut venu, le corps des anciens du peuple se réunit ainsi que les grands prêtres et les scribes, et ils l'amenèrent devant leur propre tribunal, en disant : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais il leur dit : « Si je vous le disais, vous ne le croiriez certainement pas ; si, d'un autre côté, je vous interrogeais, vous ne répondriez certainement pas. Mais désormais le fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. «  Or ils dirent tous : « Tu es donc le fils de Dieu ? » Or il leur dit : « C'est vous-mêmes qui dites que je le suis. » Mais ils dirent : « Qu'avons-nous encore besoin de témoignage, puisque c'est nous-mêmes qui l'avons entendu de sa bouche ? » Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.

Responsorial Psalm

Psalm 90

Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !

Responsorial Psalm

Psalm 91

Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »

Responsorial Psalm

Psalm 16

Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.

Evening Prayer — First Lesson

Daniel 9:20

Et je parlais et priais encore, et confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, et je laissais tomber mes prières devant l'Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu ;

Second Reading

Romans 6

Que dirons-nous donc ? Demeurons dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de nous cette pensée ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci, et ne mettez pas non plus vos membres à la disposition du péché comme des instruments d'iniquité, mais mettez-vous vous-mêmes à la disposition de Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et mettez aussi vos membres à la disposition de Dieu comme des instruments de justice. Car le péché n'aura pas de puissance sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ? Péchons, parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ? Loin de nous cette pensée ! Ne savez-vous pas qu'en vous mettant comme esclaves à la disposition de quelqu'un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui auquel vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que vous, qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi de cœur au modèle d'enseignement qui vous a été transmis, et de ce qu'après avoir été affranchis du péché vous avez été asservis à la justice ; je parle d'une manière humaine à cause de la faiblesse de votre chair. Eh bien, de même que vous avez mis vos membres comme esclaves à la disposition de l'impureté et du désordre, de même mettez maintenant vos membres comme esclaves à la disposition de la justice pour parvenir à la sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres quant à la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous rougissez maintenant ? Elles n'ont en effet d'autre résultat que la mort, tandis que maintenant que vous avez été affranchis du péché et asservis à Dieu, le fruit que vous retirez a pour effet la sanctification et pour résultat la vie éternelle. Car le salaire que paie le péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.

Second Reading

Hebrews 4

Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos, afin que personne ne donne, en tombant, le même exemple de désobéissance ; car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.

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Philippians 2:12-18

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, que ce ne soit pas seulement en ma présence, mais bien plus encore maintenant en mon absence, que vous travailliez à votre propre salut avec crainte et tremblement, car c'est Dieu qui effectue en vous, et la volonté, et l'action, d'après Son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin de devenir irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération pervertie et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde, en portant avec vous la parole de vie, ce qui sera pour moi un motif de m'enorgueillir, lors de la journée de Christ, de n'avoir ni couru en vain, ni travaillé en vain. Mais, dussé-je servir de libation en officiant dans le sacrifice de votre foi, je m'en réjouis, et je suis dans la joie avec vous tous ; vous aussi, réjouissez-vous de même, et soyez avec moi dans la joie.

Second Reading

Isaiah 41:1-14

En silence, Îles, écoutez-moi ! et que les peuples raniment leur force ! qu'ils s'approchent et parlent ! ensemble nous allons engager le débat. Qui de l'Orient a fait surgir celui dont la justice accompagne les pas ? qui lui a livré les nations et assujetti des rois, de leur épée a fait comme une poussière, et de leur arc comme une balle emportée ? Il les poursuit et parcourt sain et sauf le chemin où son pied n'avait jamais marché. Qui l'a fait et exécuté ? Celui qui dès l'origine appela les générations, moi l'Éternel, qui suis le premier et qui demeure le même dans les derniers âges. Les Îles le voient, et sont craintives, les extrémités de la terre tremblent : ils s'approchent, ils viennent. Ils s'aident l'un l'autre ; chacun dit à son frère : « Courage ! » Le forgeron encourage le fondeur, l'ouvrier qui polit au marteau celui qui bat l'enclume ; il dit de la soudure : « Elle est bonne ! » et il le fixe avec des clous, de peur qu'il ne bouge. Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob dont j'ai fait choix, race d'Abraham mon ami, toi que j'ai été prendre au bout de la terre, et que j'ai appelé de son extrémité, à qui j'ai dit : Tu es mon serviteur ; je te choisis, et ne te rejette point ! Ne crains point, car je suis avec toi ! ne t'épouvante point, car je suis ton Dieu, je te fortifie, je te suis en aide, et te soutiens de mon bras sauveur. Voici, ils seront confus et honteux, tous tes furieux ennemis ; ils seront comme n'étant pas ; ils périront, les hommes animés contre toi ; tu les chercheras et ne les trouveras plus, ceux qui te cherchaient querelle ; ils seront comme rien et comme le néant, les hommes qui te livraient la guerre. Car c'est moi, l'Éternel, ton Dieu, qui te prends par la main, qui te dis : Ne crains point, je suis ton aide ! Ne crains point, vermisseau de Jacob, petit reste d'Israël ! je suis ton aide, dit l'Éternel, et le Saint d'Israël est ton vengeur.

Gospel

John 2

Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.

Evening Prayer — Second Lesson

John 16:16

Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. »

Gospel

Mark 11:27-33

Et ils arrivent derechef à Jérusalem, et pendant qu'il se promenait lui-même dans le temple les grands prêtres et les scribes et les anciens viennent à lui, et ils lui disaient : « En vertu de quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui est-ce qui t'a donné cette autorité pour faire ces choses ? » Mais Jésus leur dit : « Je vous adresserai une seule question ; et répondez-moi, et je vous dirai en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Et ils réfléchissaient entre eux, en disant : « Si nous disons : du ciel, il dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Au contraire, disons-nous : des hommes ?…  » Ils craignaient la foule, car tous tenaient Jean pour avoir été réellement un prophète. Et ils répliquent à Jésus : « Nous ne savons. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. »

Gospel

Mark 8:1-10

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha.

Gospel

John 20

Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.