Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Exodus 19:10-19

Et Moïse exposa à l'Éternel les paroles du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple et sanctifie-les aujourd'hui et demain ; et qu'ils lavent leurs manteaux. Et qu'ils se tiennent prêts pour le troisième jour ; car le troisième jour l'Éternel descendra à la vue de tout le peuple sur le mont de Sinaï. Et tu parqueras le peuple de tous côtés, et tu diras : Prenez garde de monter à la montagne, et d'en toucher la limite ; quiconque touchera la montagne sera mis à mort. Nulle main ne la touchera sous peine d'être lapidé ou passé par les armes, et pour l'animal et pour l'homme il y va de sa vie. Dès que la trompette sonnera, ils monteront à la montagne. Et Moïse redescendit de la montagne vers le peuple, et il sanctifia le peuple et ils lavèrent leurs manteaux. Et il dit au peuple : Soyez prêts pour le troisième jour, et abstenez-vous de femme. Et le troisième jour au matin il y eut des tonnerres et des éclairs, et un nuage épais couvrait la montagne, et la trompette sonnait avec une grande force, et tout le peuple qui était dans le camp trembla. Et Moïse conduisit le peuple hors du camp à la rencontre de Dieu, et ils prirent place au pied de la montagne. Or tout le mont de Sinaï se couvrit de fumée en face de l'Éternel qui y descendait au milieu du feu ; et la fumée s'en élevait comme une fumée de fournaise, et toute la montagne branlait fortement. Et la trompette allait sonnant en éclats plus bruyants ; Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre.

First Reading

Deuteronomy 9

Écoute, Israël, tu vas aujourd'hui passer le Jourdain pour marcher à la conquête de nations grandes et fortes plus que toi, de villes grandes et fortifiées jusques au ciel, du peuple des Anakites, grand et de haute taille que tu connais et duquel tu as ouï dire : Qui tiendrait tête aux Anakites ? Or, sache maintenant que c'est l'Éternel, ton Dieu, qui marchera à votre tête, en feu dévorant ; c'est lui qui les détruira, lui qui les fera plier devant toi, et tu les chasseras et les extermineras bien vite, comme l'Éternel te l'a promis. Ne dis pas en ton cœur, lorsque l'Éternel, ton Dieu, les dissipera devant toi : C'est à raison de ma justice que l'Éternel m'a fait parvenir à la conquête de ce pays ; quand c'est à raison de l'impiété de ces nations-là que l'Éternel les chasse devant toi. Ce n'est pas à raison de ta justice et de la droiture de ton cœur que tu viens conquérir leur pays, mais c'est à raison de l'impiété de ces nations-là que l'Éternel, ton Dieu, les chasse devant toi, et afin de mettre à effet la promesse que l'Éternel fit par serment à tes pères, à Abraham, à lsaac et à Jacob. Reconnais donc que ce n'est pas pour ta justice que l'Éternel, ton Dieu, te donne ce beau pays pour en faire la conquête ; car tu es un peuple au col roide. Rappelle-toi, n'oublie pas comment tu as provoqué la colère de l'Éternel, ton Dieu, dans le désert ; depuis le jour que tu es sorti du pays d'Egypte jusqu'à votre arrivée en ce lieu-ci, vous avez été en rébellion contre l'Éternel. Et en Horeb vous avez irrité l'Éternel, et Il s'est courroucé contre vous au point de penser à vous détruire, lorsque je montai à la montagne pour recevoir les Tables de pierre, Tables de l'alliance que l'Éternel concluait avec vous. Et je demeurai sur la montagne quarante jours et quarante nuits sans manger de pain et sans boire d'eau ; et l'Éternel me donna les deux Tables de pierre écrites du doigt de Dieu et portant le texte de toutes les paroles que l'Éternel vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu le jour de l'Assemblée. Et au bout des quarante jours et des quarante nuits, l'Éternel me donna les deux Tables de pierre, Tables de l'alliance, et l'Éternel me dit : Lève-toi, hâte-toi de descendre d'ici, car ton peuple, que tu as retiré de l'Egypte, forfait ; ils ont bientôt quitté la voie que je leur avais prescrite : ils se sont fabriqué une idole de fonte. Puis l'Éternel me parla en ces termes : Je considère ce peuple-là ; et, voici, c'est un peuple au col roide ; ne m'arrête pas ! je veux les anéantir et effacer leur nom de dessous les Cieux, et faire de toi un peuple plus fort et plus grand que lui. Me retournant donc je descendis de la montagne, les deux Tables de l'alliance dans mes deux mains, et le feu embrasait la montagne. Et je vis ! et voilà que vous aviez péché contre l'Éternel, votre Dieu, vous vous étiez fait un veau de fonte ; vous aviez bientôt quitté la voie que vous avait prescrite l'Éternel. Alors saisissant les deux Tables je les jetai hors de mes deux mains et les brisai sous vos yeux. Ensuite je m'abattis devant l'Éternel, comme auparavant, quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain ni boire d'eau, à cause de tous vos péchés que vous aviez commis en faisant ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, pour l'irriter. Car j'appréhendais, vu la colère et le courroux dont l'Éternel était animé contre vous au point de vouloir vous anéantir, mais l'Éternel m'exauça encore cette fois. Et l'Éternel était aussi tellement irrité contre Aaron qu'il voulait le détruire, et j'intercédai alors aussi pour Aaron. Et l'objet de votre péché, le veau que vous aviez fait, je le pris et je le brûlai au feu ; et l'ayant concassé et bien trituré jusqu'à le réduire en poudre menue, j'en jetai la poudre dans la rivière qui descend de la montagne. Et à Thabeèra et à Massa et aux tombeaux de la convoitise vous excitâtes la colère de l'Éternel, et aussi lorsque l'Éternel vous envoyait de Cadès-Barnéa en disant : Montez et faites la conquête du pays que je vous ai donné ; vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu, et vous n'eûtes pas foi en lui, et n'obéîtes point à sa voix. Vous avez été en rébellion contre l'Éternel, depuis que je vous connais. Je fus donc abattu devant l'Éternel pendant les quarante jours et les quarante nuits où je m'étais abattu, parce que l'Éternel avait parlé de vous détruire et je suppliai l'Éternel en disant : Seigneur, Éternel, ne perds pas ton peuple et ton héritage que tu as racheté, dans ta grande puissance, que tu as retiré de l'Egypte d'une main forte. Souviens-toi de tes serviteurs, d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ne regarde pas à la roideur de ce peuple, ni à son impiété ni à son péché, de peur que le pays d'où tu nous as retirés, ne dise : C'est par impuissance de l'Éternel à les introduire dans le pays qu'il leur avait promis, et parce qu'il les haïssait, qu'il les en a tirés pour les faire mourir dans le désert. Hé ! ils sont ton peuple et ton héritage que tu as délivré par ta grande force et de ton bras étendu.

First Reading

Judges 4:1-24

Et les enfants d'Israël recommencèrent à faire ce qui déplaît à l'Éternel ; or Ehud était mort. Alors l'Éternel les vendit entre les mains de Jabin, roi de Canaan, qui régnait à Hatsor, et son chef d'armée était Sisera, lequel demeurait à Haroseth-Gojim. Et les enfants d'Israël crièrent vers l'Éternel, car il avait neuf cents chars ferrés, et il opprima fortement les enfants d'Israël durant vingt ans. Or c'était Debora, femme prophète, mariée à Lappidoth, qui à cette époque était juge en Israël. Et elle siégeait sous le Palmier de Debora entre Rama et Béthel dans la montagne d'Ephraïm. Et les enfants d'Israël montaient auprès d'elle pour obtenir jugement. Alors elle envoya mander Barak, fils d'Abinoam, de Kédès-Nephthali ; et elle lui dit : Voici, l'Éternel, Dieu d'Israël, l'ordonne ; va occuper le mont Thabor, prenant avec toi dix mille hommes parmi les enfants de Nephthali et les enfants de Zabulon, et j'attirerai vers toi au torrent du Kison, Sisera, chef d'armée de Jabin, et ses chars et sa troupe et je le livrerai entre tes mains. Et Barak lui dit : Si tu marches avec moi, je marcherai ; mais si tu ne marches pas avec moi, je ne marcherai pas. Et elle dit : Oui, je veux marcher avec toi ; seulement tu ne rencontreras pas ta gloire sur la voie que tu prends, car c'est à la main d'une femme que l'Éternel livrera Sisera. Puis Debora se leva et se rendit avec Barak à Kédès. Alors Barak cita Zabulon et Nephthali à Kédès, et dix mille hommes marchèrent sous sa conduite, et Debora l'accompagna. (Or Héber, le Kénite, s'était séparé des Kénites, des fils de Hobab, beau-père de Moïse, et il dressa ses tentes jusqu'aux chênes de Tsaannaïm, situé près de Kédès.) Et Sisera fut informé que Barak, fils d'Abinoam, s'était porté au mont Thabor. Alors de Haroseth-Gojim Sisera rassembla vers le torrent du Kison tous ses chars, neuf cents chars ferrés et toute la troupe qui était sous ses ordres. Alors Debora dit à Barak : Debout ! car, voici la journée où l'Éternel livre Sisera entre tes mains ! L'Éternel n'ouvre-t-Il pas la marche devant toi ? Et Barak descendit du mont Thabor suivi de dix mille hommes. Alors l'Éternel mit en déroute Sisera et tous ses chars et toute son armée à la pointe de l'épée devant Barak, et Sisera descendit de son char et s'enfuit à pied. Cependant Barak poursuivit les chars et l'armée jusqu'à Haroseth-Gojim. Et toute l'armée de Sisera tomba sous le tranchant de l'épée ; pas un ne survécut. Quant à Sisera, il se réfugia à pied dans la tente de Jaël, femme de Héber, le Kénite. Car il y avait paix entre Jabin, roi de Hatsor, et la maison de Héber, le Kénite. Alors Jaël sortit au-devant de Sisera et lui dit : Entre, mon Seigneur, entre chez moi ! sois sans crainte ! Et il entra chez elle dans la tente, et elle le couvrit d'un tapis. Et il lui dit : Donne-moi donc un peu d'eau à boire, car j'ai soif. Et elle ouvrit l'outre du lait, et le fit boire et le couvrit. Et il lui dit : Tiens-toi à l'entrée de la tente, et dans le cas où un homme viendrait et te questionnerait en disant : Y a-t-il quelqu'un ici ? réponds : Personne. Alors Jaël, femme de Héber, prit l'épieu de la tente, et arma sa main du marteau et pénétra doucement vers lui et lui enfonça dans la tempe l'épieu qui se ficha dans le sol. Or il était profondément endormi et exténué, et il mourut. Et voici, Barak était à la poursuite de Sisera, et Jaël sortit à sa rencontre et lui dit : Viens ! je vais te montrer l'homme que tu cherches. Et il entra chez elle, et voilà que Sisera était étendu mort, l'épieu dans la tempe. C'est ainsi que ce jour Dieu fit fléchir Jabin, roi de Canaan, devant les enfants d'Israël. Et la main des enfants d'Israël s'appesantit de plus en plus sur Jabin, roi de Canaan, jusqu'à ce qu'ils eussent extirpé Jabin, roi de Canaan.

Morning Prayer — First Lesson

1 Samuel 21

Et David vint à Nob, chez Ahimélech, le Prêtre ; et Ahimélech accourut au devant de David et lui dit : Pourquoi es-tu seul, sans personne avec toi ? Et David répondit au Prêtre Ahimélech : Le Roi m'a chargé d'une affaire et m'a dit : Personne ne doit rien savoir de l'affaire pour laquelle je te dépêche, non plus que des instructions que je t'ai données. Et j'ai marqué aux gens de ma suite un certain lieu pour rendez-vous. Et maintenant ce que tu as sous la main, donne-le moi, cinq pains ou ce qui se trouvera. Et le Prêtre répondit à David et lui dit : Je n'ai pas sous la main de pain ordinaire ; il n'y a que du pain sacré ; si tes gens s'étaient seulement abstenus de femmes ! Et David répondit au Prêtre et lui dit : Ce qui est certain, c'est que depuis nombre de jours tout accès auprès des femmes nous est fermé, et à mon départ mes gens avaient leurs personnes en état de sainteté, et l'usage profane que nous voulons faire d'une chose sacrée, sera aujourd'hui sanctifié par l'état de nos personnes. Alors le Prêtre lui remit le pain sacré, car il n'y avait là pas d'autre pain que le pain de présentation, qu'on avait enlevé de devant l'Éternel pour substituer au moment même du pain chaud à celui qu'on ôtait. [Or là se trouvait en ce jour un homme d'entre les serviteurs de Saül, séquestré devant l'Éternel ; il se nommait Doëg, était Iduméen et grand-maître des bergers de Saül]. Et David dit à Ahimélech : N'as-tu pas à ta portée une pique ou une épée ? Car je n'ai pris avec moi ni mon épée ni mon équipement, car la commission du Roi était pressante. Et le Prêtre dit : L'épée de Goliath, le Philistin, que tu as fait tomber sous tes coups dans la vallée des Térébinthes, voici, est enveloppée dans une toile derrière l'Ephod ; si tu veux la prendre prends-là ; car ici il n'y en a pas d'autre que celle-là. Et David dit : Elle n'a pas sa pareille ; donne-la moi. Et David se remit en route, continuant le jour même à fuir devant Saül, et il arriva chez Achis, Roi de Gath. Et les serviteurs d'Achis disaient de lui : N'est-ce pas David, le Roi du pays ? N'est-ce pas à lui que dans les chœurs on chantait ces paroles : Saül a tué ses mille, et David ses dix mille ! Et ces discours firent impression sur le cœur de David, qui prit une grande peur d'Achis, Roi de Gath. Et il contrefit l'insensé devant eux, et il se démenait comme un furieux entre leurs mains, et il grattait les battants de la porte et laissait couler sa salive dans sa barbe. Alors Achis dit à ses serviteurs : Voici, vous voyez que cet homme est hors de sens ; pourquoi me l'amenez-vous ? Manqué-je de fous, que vous m'amenez celui-ci pour m'exposer à ses accès ? Doit-il entrer dans ma maison ?

Epistle

Acts 8:26-40

Or, un ange du Seigneur s'adressa à Philippe en disant : « Lève-toi, et va du côté du midi sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et s'étant levé il se mit en chemin ; et voici, un Éthiopien, principal eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et qui était son trésorier général, était venu à Jérusalem pour adorer. Or il s'en retournait, et, assis sur son char, il lisait le prophète Ésaïe ; or l'Esprit dit à Philippe : « Approche-toi et tiens-toi collé à ce char. » Et Philippe étant accouru l'entendit qui lisait Ésaïe le prophète, et il dit : « Est-ce que tu comprends bien ce que tu lis ? » Mais l'autre dit : « Eh, comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Or voici quel était le contenu du texte qu'il lisait : « C'est comme une brebis qu'il a été conduit à la tuerie ; et, de même qu'un agneau est muet devant celui qui le tond, de même il n'ouvre point la bouche ; c'est dans l'humiliation que s'est consommé son jugement. Qui dépeindra les hommes de sa génération ? Car sa vie est enlevée de dessus la terre. » L'eunuque s'adressant à Philippe : « Je te prie, dit-il, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? » Là-dessus Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce texte-là, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, comme ils cheminaient le long de la route, ils arrivèrent vers de l'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » Et il fit arrêter son char, et ils descendirent l'un et l'autre dans l'eau, Philippe et l'eunuque, et il le baptisa. Mais, quand ils furent ressortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car tandis qu'il continuait sa route plein de joie, Philippe se trouva dans Azot. Et il s'en allait de côté et d'autre, évangélisant toutes les villes jusques à ce qu'il arrivât à Césarée.

First Reading

Ezekiel 45

Et quand vous partagerez au sort le pays par héritages, vous prélèverez sur le pays pour l'Éternel une portion qui sera sainte, et qui aura en longueur vingt-cinq mille [perches] et en largeur dix mille ; elle sera sainte dans toute son étendue. De ce nombre il sera pris pour le sanctuaire cinq cents sur cinq cents en carré, et on y ajoutera tout autour un espace libre de cinquante coudées. Et sur cette mesure tu mesureras en longueur vingt-cinq mille et en largeur dix mille, et ce sera le sanctuaire, le lieu très saint. C'est la portion sainte du pays : elle appartiendra aux prêtres, serviteurs du sanctuaire, qui s'approchent pour servir l'Éternel ; et ce sera l'emplacement pour leurs maisons, et un sanctuaire pour le sanctuaire. Et vingt-cinq mille [perches] en longueur et dix mille en largeur appartiendront en propriété aux lévites, serviteurs de la maison, avec vingt chambres. Et vous donnerez en propriété à la ville cinq mille en largeur, et vingt-cinq mille en longueur, parallèlement à la portion sainte ; cela appartiendra à toute la maison d'Israël. Et au prince vous donnerez en deçà et en delà de la portion sainte et de la propriété de la ville, le long de la portion sainte et le long de la propriété de la ville, au côté de l'occident vers l'occident, et au côté de l'orient vers l'orient, la longueur d'une portion de tribu, depuis la limite de l'occident jusqu'à la limite de l'orient. Ce sera son domaine, sa propriété en Israël, afin que mes princes n'oppriment plus mon peuple, mais laissent le pays à la maison d'Israël selon ses tribus. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : C'est assez, princes d'Israël ! renoncez à la violence et à l'oppression, faites droit et justice, et délivrez mon peuple de vos exactions, dit le Seigneur, l'Éternel. Ayez une balance juste, un épha juste, et un bath juste. L'épha et le bath seront une seule et même mesure, de sorte que le bath contiendra la dixième partie du homer, et l'épha la dixième partie du homer ; la mesure en sera réglée d'après le homer. Et le sicle sera de vingt géras. Vingt sicles, vingt-cinq sicles, quinze sicles formeront chez vous la mine. Voici la part que vous, prélèverez [pour le prince] : la sixième partie de l'épha sur un homer de froment, et la sixième partie de l'épha sur un homer d'orge. La redevance sur l'huile, sur le bath d'huile, est d'un dixième de bath sur le cor, à dix baths pour un homer, car dix baths font un homer. Et une brebis du troupeau, prise sur deux cents dans les pâturages bien arrosés d'Israël, sera l'offrande, et l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, et leur expiation, dit le Seigneur, l'Éternel. Tout le peuple du pays sera tenu à cette offrande envers le prince d'Israël. Et le prince sera chargé des holocaustes, des offrandes et des libations aux fêtes, et aux nouvelles lunes, et aux jours de sabbat, à toutes les solennités de la maison d'Israël : il offrira la victime pour le péché, et l'offrande, et l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, pour faire l'expiation en faveur de la maison d'Israël. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Au premier mois, le premier jour du mois, tu prendras un jeune taureau sans défaut, afin de faire l'expiation pour le sanctuaire. Et le sacrificateur prendra du sang de la victime pour le péché, et en mettra aux jambages de la maison, et aux quatre angles de la partie rentrante de l'autel, et aux jambages de la porte du parvis intérieur. Et tu en feras autant le septième jour du mois, à cause de ceux qui auront péché par méprise ou par ignorance : et c'est ainsi que vous ferez l'expiation pour la maison. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, vous célébrerez la Pâque, la fête des sept jours ; vous mangerez des pains sans levain. Et ce jour-là, le prince offrira pour lui et pour tout le peuple du pays un taureau en sacrifice pour le péché. Et durant les sept jours de la fête il offrira à l'Éternel un holocauste, sept taureaux et sept béliers sans défaut, chacun des sept jours, et une victime pour le péché, un bouc, chaque jour. Et pour offrande il présentera un épha pour chaque taureau et un épha pour chaque bélier, et un hin d'huile par épha. Au septième mois, le quinzième jour du mois, à la fête, il offrira les mêmes sacrifices durant sept jours, tant pour le sacrifice pour le péché que pour l'holocauste et l'offrande et l'huile.

Morning Prayer — Second Lesson

Acts 6

Or en ce temps-là, comme le nombre des disciples s'augmentait, il y eut des plaintes des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. Et les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, dirent : « Il ne convient pas que nous abandonnions la parole de Dieu pour servir aux tables ; mais recherchons, frères, sept hommes d'entre vous, qui aient l'approbation générale et soient remplis d'esprit et de sagesse, auxquels nous remettrons cette besogne ; pour nous, nous vaquerons à la prière et au service de la parole. » Et la proposition trouva faveur auprès de toute la multitude, et ils élurent Etienne, homme rempli de foi et d'esprit saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas prosélyte d'Antioche, qu'ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. Et la parole de Dieu prospérait, et le nombre des disciples s'accroissait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de prêtres embrassaient la foi. Cependant Etienne, rempli de grâce et de puissance, faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Mais quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de Cilicie et d'Asie, entamèrent une discussion avec Etienne, et ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'esprit avec lesquels il parlait. Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : « Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; » et ils émurent le peuple, ainsi que les anciens et les scribes, et s'étant jetés sur lui, ils l'entraînèrent et l'amenèrent dans le sanhédrin, et ils produisirent de faux témoins qui dirent : « Cet homme-ci ne cesse de proférer des paroles contre ce lieu saint et contre la loi ; car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazoréen détruira ce lieu, et changera les coutumes que nous a transmises Moïse. » Et ayant fixé leurs regards sur lui, tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin virent que son visage ressemblait au visage d'un ange.

Responsorial Psalm

Psalm 5

Au maître chantre. Avec les flûtes. Cantique de David, Prête l'oreille à mes paroles, Éternel ! sois attentif à mes soupirs ! Ecoute ma voix qui appelle, ô mon Roi ! ô mon Dieu ! car c'est toi que je prie. Éternel, dès le matin tu entends ma voix, dès le matin je me tourne vers toi, et j'attends. Car tu n'es point un Dieu qui aime l'impiété ; le méchant chez toi n'est point accueilli ; les superbes n'osent paraître à tes yeux ; tu hais tous ceux qui font le mal ; tu détruis les menteurs, et les hommes de sang et de fraude, l'Éternel les abhorre. Mais moi, par ton grand amour, je viens dans ta maison, je me prosterne dans ton saint temple, en ta crainte. Éternel, fais-moi marcher dans ta justice, à cause de mes ennemis ! Aplanis devant moi ta voie ! Car dans leur bouche il n'y a point de vérité, dans leur cœur, c'est envie de nuire, leur gosier est un sépulcre ouvert, et ils rendent leur langue flatteuse. Punis-les, ô Dieu ! déjoue leurs projets ! A cause de leurs nombreux crimes, renverse-les ! car ils se rebellent contre toi. Alors se réjouiront tous ceux qui se confient en toi ; et ils te célébreront à jamais, parce que tu les protèges ; et tu seras l'allégresse de tous ceux qui aiment ton nom. Car tu bénis le juste, ô Éternel ; comme d'un bouclier tu l'entoures de grâce.

Gospel

John 20:11-18

Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses.

Responsorial Psalm

Psalm 140

Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, délivre-moi des hommes malfaisants ! Garde-moi contre les hommes violents, qui complotent le mal dans leur cœur, et toujours sont occupés de guerres ! Ils dardent leur langue, tels que des serpents, et le venin de l'aspic est sous leurs lèvres. (Pause) Garantis-moi, Éternel, contre le bras de l'impie, et préserve-moi des hommes violents, qui méditent de faire broncher mes pieds ! Des superbes cachent sous mes pas des pièges et des lacs, ils tendent des rets au bord de la voie, et me dressent des embûches. (Pause) Je dis à l'Éternel : Tu es mon Dieu ! Éternel, prête l'oreille à ma voix suppliante ! L'Éternel, le Seigneur, est mon puissant secours ; tu abrites ma tête au jour de la mêlée. Éternel, n'accomplis pas les souhaits de l'impie ! Ne laisse pas leur plan réussir ; ils en seraient fiers ! (Pause) Que sur la tête de ceux qui me cernent, retombent les menaces que prononcent leurs lèvres ! Que sur eux des charbons soient secoués, et qu'il les précipite dans les flammes, et dans les flots, pour qu'ils ne se relèvent pas ! L'homme à la langue {[}méchante{]} ne dure pas sur la terre ; et le violent, le malheur le poursuit à coups redoublés. Je sais que l'Éternel fait droit à l'affligé, et justice aux indigents. Oui, les justes célébreront ton nom ; les hommes droits demeurent en ta présence.

Responsorial Psalm

Psalm 99

L'Éternel règne, les peuples tremblent ; Il est assis sur les Chérubins, la terre est ébranlée. L'Éternel est grand en Sion, et élevé au-dessus de tous les peuples : qu'ils chantent Ton nom grand et redoutable, Il est saint ! et la force du Roi qui aime la justice ! Tu as fondé l'équité, et créé en Jacob la justice et le droit. Exaltez l'Éternel, notre Dieu, et vous prosternez sur le marchepied de son trône ! Il est saint ! Moïse et Aaron, ses Lévites, et Samuel qui invoquait son nom, implorèrent l'Éternel, et Il les exauça. Il leur parla dans la colonne de nuée ; ils gardèrent ses commandements, et l'ordonnance qu'il leur avait donnée. Éternel, notre Dieu, tu les as exaucés ; tu fus pour eux un Dieu qui pardonne, et un Dieu vengeur, à cause de leurs méfaits. Exaltez l'Éternel, notre Dieu, et prosternez-vous sur sa sainte montagne ! Car Il est saint, l'Éternel, notre Dieu.

Responsorial Psalm

Psalm 94

Dieu des vengeances, Éternel, Dieu des vengeances, apparais ! Lève-toi, juge de la terre, rends aux orgueilleux un salaire ! Jusques à quand les impies, Éternel, jusques à quand les impies seront-ils triomphants ? Ils profèrent, ils vomissent des discours violents, et tous les méchants se glorifient. Éternel, ils écrasent ton peuple, et humilient ton héritage ; ils égorgent la veuve et l'étranger, et mettent à mort les orphelins ; puis ils disent : « L'Éternel ne le voit pas, et le Dieu de Jacoh n'y prend pas garde. » Prenez-y garde, vous, les plus stupides des hommes ! et vous, insensés, quand aurez-vous la sagesse ? Celui qui a planté l'oreille, n'entendrait-Il pas ? Celui qui a formé l'œil, ne verrait-Il pas ? Celui qui fait la leçon aux peuples, ne punirait-Il pas, lui qui instruit l'intelligence de l'homme ? L'Éternel connaît les pensées des hommes ; Il sait qu'elles sont un néant. Heureux l'homme que tu instruis, Éternel, et que tu enseignes par tes leçons, pour le calmer en face des jours mauvais, jusqu'à ce que la fosse soit creusée à l'impie ! Car l'Éternel ne délaisse point son peuple, et n'abandonne point son héritage ; car les jugements rentreront dans la justice, et tous ceux qui ont le cœur droit, la suivront. Qui est-ce qui prend mon parti contre les méchants ? Qui est-ce qui m'assiste contre les artisans du mal ? Si Dieu n'était mon aide, bientôt mon âme habiterait le séjour du silence. Si je dis : Mon pied chancelle ; alors ta grâce, Éternel, vient me soutenir. Dans les mille anxiétés de mon cœur, tes consolations restaurent mon âme. Te ferais-tu l'allié d'une tyrannie funeste qui complote la ruine en dépit de la loi ? Ils se liguent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent. Mais l'Éternel est mon rempart, et mon Dieu, mon rocher de refuge. Il leur paiera le salaire de leur crime, et par leur malice même Il les détruira, Il les détruira, l'Éternel, notre Dieu.

Evening Prayer — First Lesson

1 Samuel 22

Et David partit de là et se retira dans la caverne d'Adullam. A cette nouvelle, ses frères et toute la maison de son père descendirent auprès de lui. Et autour de lui s'attroupèrent tous ceux qui étaient dans la gêne et avaient des créanciers et la vie amère, et il devint leur chef, et il se trouva avoir environ quatre cents hommes. Et de là David se rendit à Mitspeh en Moabie, et il dit au Roi de Moab : Veuille permettre à mon père et à ma mère d'émigrer chez toi jusqu'à ce que je sache ce que Dieu me dispensera. Et il les amena au roi de Moab, avec lequel ils demeurèrent tout le temps que David passa dans le lieu fort. Et le prophète de Gad dit à David : Ne reste pas dans le lieu fort ; pars et viens au pays de Juda. Et David partit et gagna la forêt de Hareth. Et Saül apprit qu'on était renseigné sur David et ses compagnons. Or Saül siérait à Gibea sous le Tamarin sur la hauteur, ayant la pique à la main et entouré de tous ses serviteurs debout autour. Et Saül dit à ses serviteurs debout autour de lui : Ecoutez, enfants de Benjamin ! Le fils d'Isaï vous dotera-t-il bien tous de champs et de vignes, et fera-t-il de vous tous des chefs de mille hommes et des capitaines de cent, que vous vous êtes ligués contre moi sans qu'aucun m'ait dénoncé le pacte de mon fils avec le fils d'Isaï, sans qu'aucun me montre de la sympathie et me révèle que mon fils aposte mon serviteur pour m'épier comme il le fait aujourd'hui ? Alors Doëg, l'Iduméen, qui se tenait à côté des serviteurs de Saül, répondit et dit : J'ai vu le fils d'Isaï venir à Nob chez Ahimélech, lequel a consulté pour lui l'Éternel et lui a donné des vivres et remis l'épée de Goliath le Philistin. Alors le Roi fit mander Ahimélech, fils d'Ahitub, le Prêtre, et toute la maison de son père les Prêtres, qui étaient à Nob, et tous ils parurent devant le Roi. Et Saül dit : Ecoute donc, fils d'Ahitub ! Et il dit : Me voici mon Seigneur ! Et Saül lui dit : Pourquoi vous êtes-vous ligués contre moi, toi et le fils d'Isaï, car tu lui as donné du pain et une épée et pour lui tu as consulté Dieu, afin qu'il se dresse contre moi en insidiateur jusqu'aujourd'hui ? Et Ahimélech répondit au Roi et dit : Mais de tous tes serviteurs lequel a comme David la confiance du Roi, dont il est d'ailleurs le gendre, et dont il a l'oreille étant admis à son intimité et considéré dans ta maison ? Est-ce d'aujourd'hui que j'ai commencé à consulter Dieu pour lui ? Ce serait odieux à moi ! Que le Roi n'inculpe en rien ton serviteur, ni toute la maison de mon père ; car ton serviteur en tout cela n'a aucune complicité, ni petite ni grande. Mais le Roi dit à Ahimélech : Il faut que tu meures, Ahimélech, toi et toute la maison de ton père ! Et le Roi dit aux coureurs qui se trouvaient près de lui : Allez et mettez à mort les Prêtres de l'Éternel, parce que eux aussi donnent la main à David, et parce que instruits de sa fuite ils ne me l'ont pas dénoncée. Mais les serviteurs du Roi ne voulurent pas prêter leurs mains au massacre des Prêtres de l'Éternel. Alors le Roi dit à Doëg : Va, toi, et fais main basse sur les Prêtres. Et Doëg, l'Iduméen, s'avança et il massacra les Prêtres, et en ce jour-là il donna la mort à quatre-vingt-cinq hommes portant l'éphod de lin. Et Nob, la ville sacerdotale, il la passa au fil de l'épée ; hommes, femmes, enfants, nourrissons, bœufs, ânes et moutons, tout fut passé au fil de l'épée. Cependant il échappa un fils d'Ahimélech, fils d'Ahitub, il se nommait Abiathar, et il s'enfuit à la suite de David. Et Abiathar annonça à David que Saül avait fait mourir les Prêtres de l'Éternel. Et David dit à Abiathar : J'ai compris ce jour-là même que, puisque Doëg, l'Iduméen, était présent, il ne manquerait pas d'informer Saül. C'est moi qui ai occasionné la mort de toutes les personnes de la maison de ton père. Reste avec moi ! Sois sans crainte ! car qui attente à ma vie, attente à la tienne, près de moi tu es bien gardé.

Second Reading

II Corinthians 4

C'est pourquoi, revêtus de ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons point courage, mais nous avons rejeté les secrètes manœuvres qui font rougir, ne nous conduisant point avec astuce, et ne falsifiant pas non plus la parole de Dieu, mais nous rendant nous-mêmes recommandables, par la manifestation de la vérité, à toute conscience humaine devant Dieu. Or si notre évangile est encore voilé, c'est parmi ceux qui périssent qu'il est voilé, parmi lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits des incrédules, afin que pour, eux ne brillât point la lumière de l'évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. Car ce n'est pas nous-mêmes, mais c'est Christ Jésus que nous proclamons comme seigneur, et nous-mêmes au contraire comme vos esclaves à cause de Jésus, parce que Dieu qui a dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres, » est Celui qui l'a fait briller dans nos cœurs pour que nous enseignions à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage de Christ. Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.

Second Reading

Hebrews 12

Ainsi donc, nous aussi, puisque nous avons autour de nous une si grande nuée de témoins, après nous être débarrassés de tout ce qui nous alourdit et du péché qui nous enlace si aisément, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les yeux fixés sur Jésus le chef et le consommateur de la foi, lui qui, à cause de la joie qui lui était offerte, a supporté la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse. Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles qui fît refuser par ceux qui l'entendirent qu'on leur en adressât une de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : « Si même un animal touche la montagne, il sera lapidé ; » et l'apparition était si effrayante que Moïse dit : « Je suis effrayé et tout tremblant. » Ne vous êtes-vous pas, en effet, approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste, et des myriades dont se compose le grand chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, et du juge qui est le Dieu de tous, et des esprits des justes qui ont été amenés à la perfection, et de Jésus qui est le médiateur d'une nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux qu'Abel ? Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle ; car si ceux-là n'échappèrent pas, pour avoir refusé d'écouter Celui qui, sur la terre, rendait des oracles, à combien plus forte raison n'échapperons-nous pas si nous nous détournons de Celui qui en rend du haut des cieux, Lui, dont la voix ébranla alors la terre, tandis que maintenant Il a fait cette promesse : « Une fois encore Je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. » Or les mots « une fois encore » indiquent le changement des choses qui peuvent être ébranlées parce qu'elles ont été faites. C'est pourquoi, comme nous sommes mis en possession d'un royaume inébranlable, soyons pénétrés d'une reconnaissance qui nous fasse rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec vénération et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Second Reading

Colossians 2:6-15

Ainsi donc, conformément à la manière dont vous avez reçu Christ Jésus le seigneur, conduisez-vous comme étant unis à lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis par la foi selon l'enseignement que vous avez reçu, la possédant en abondance avec des actions de grâces. Prenez garde qu'il n'y ait personne qui fasse de vous sa proie par le moyen de la philosophie et d'une vaine erreur, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ, car c'est en lui qu'habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, et vous êtes par lui pleinement remplis, lui qui est le chef de toute domination et de toute autorité, lui, en qui aussi vous avez été circoncis par une circoncision qui n'a pas été faite manuellement, par le dépouillement du corps de la chair, par la circoncision de Christ, ayant été ensevelis avec lui dans le baptême ; c'est encore en lui, et avec lui, que vous êtes ressuscités par la foi en la puissance de Dieu qui l'a ressuscité des morts, ainsi que vous, qui étiez morts par vos fautes et par l'incirconcision de votre chair. Il nous a vivifiés avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos fautes, après avoir effacé l'obligation qui nous rendait débiteurs des commandements, laquelle subsistait contre nous, et Il l'a fait disparaître en la clouant à la croix, après avoir dépouillé les dominations et les autorités ; et Il les a données en spectacle en triomphant ouvertement d'elles par ce moyen.

Second Reading

1 Corinthians 11:23-32

car j'ai moi-même reçu du seigneur ce que je vous ai aussi transmis, c'est que le seigneur, dans la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi ; » de même aussi la coupe après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, faites ceci, toutes les fois que vous en buvez, en mémoire de moi. » Toutes les fois, en effet, que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du seigneur, jusques à ce qu'il soit venu ; en sorte que quiconque aura mangé le pain, ou bu la coupe du seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du seigneur. Mais que chacun s'examine lui-même, et qu'en conséquence il mange le pain et boive la coupe, car celui qui mange et boit mange et boit pour lui-même une condamnation, s'il ne reconnaît pas ce qu'est le corps ; c'est pourquoi il y en a plusieurs parmi vous qui sont infirmes et malades, et qu'un grand nombre sont morts. Mais si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; toutefois en étant jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur afin de n'être pas condamnés avec le monde.

Gospel

John 10

En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment. C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Mon Père m'aime, parce que moi je sacrifie ma vie, afin de la reprendre ; personne ne me l'a enlevée, mais je la sacrifie de moi-même ; j'ai le pouvoir de la sacrifier, et j'ai le pouvoir de la reprendre ; j'ai reçu cet ordre de mon Père. » Il y eut derechef dissentiment parmi les Juifs à cause de ces paroles ; plusieurs d'entre eux disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l'écoutez-vous ? » D'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d'un démoniaque ; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? » Alors eut lieu à Jérusalem la fête de la Dédicace ; c'était en hiver, et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent donc et ils lui disaient : « Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si c'est toi qui es le Christ, dis-le-nous ouvertement. » Jésus leur répliqua : « Je vous l'ai dit, et vous ne l'avez pas cru. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui témoigne en faveur de moi ; mais vous, vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ; mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront certainement jamais, et personne ne les arrachera de ma main ; ce que mon Père m'a donné est plus grand que toutes choses, et personne ne peut l'arracher de la main du Père. Moi et le Père nous sommes un. » Les Juifs apportèrent derechef des pierres, afin de le lapider. Jésus leur répliqua : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui venaient du Père ; pour laquelle de ces œuvres-là me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répliquèrent : « Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, étant un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre loi : « J'ai dit : Vous êtes des Dieux ? » Si elle a appelé Dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée (et l'Écriture ne peut être abolie), celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis fils de Dieu ! Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces œuvres, afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. » Ils cherchaient derechef à le saisir, et il échappa de leur main, et il s'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans l'endroit où se tenait Jean lorsqu'il commença à baptiser, et il demeurait là. Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : « Il est vrai que Jean n'a fait aucun miracle, mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et plusieurs crurent en lui en ce lieu-là.

Evening Prayer — Second Lesson

Hebrews 11

Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.

Gospel

Mark 14:17-31

Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose.

Gospel

John 13:1-17

Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ; en vérité, en vérité je vous le déclare, un esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni un apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, à condition que vous les pratiquiez.

Gospel

Acts 4

Cependant, tandis qu'ils parlaient au peuple, survinrent contre eux les grands prêtres et le chef des gardes du temple, ainsi que les sadducéens, vexés de ce qu'ils enseignaient le peuple et lui annonçaient en la personne de Jésus la résurrection d'entre les morts, et ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusques au lendemain ; car c'était déjà le soir. Mais plusieurs de ceux qui avaient entendu le discours crurent, et le nombre des hommes arriva à environ cinq mille. Or il advint le lendemain que leurs magistrats, leurs anciens, et leurs scribes se rassemblèrent à Jérusalem, ainsi que Annas le grand prêtre, et Caïaphas, et Jean, et Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des grands prêtres, et les ayant fait comparaître au milieu d'eux, ils leur demandaient : « En vertu de quelle puissance ou de quel nom avez-vous agi ainsi ; vous autres ? » Alors Pierre, rempli de l'esprit saint, leur dit : « Chefs du peuple et anciens, puisque nous avons à répondre aujourd'hui, à propos de la guérison d'un homme infirme, sur la manière dont il a été guéri, qu'il soit notoire à vous tous et à tout le peuple d'Israël, que c'est au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, lui que vous avez crucifié, lui que Dieu a ressuscité d'entre les morts ; c'est grâce à lui que cet homme se présente bien portant devant vous. C'est lui qui est la pierre qui, méprisée par vous ; les constructeurs, est devenue le sommet de l'angle ; et le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n'y a pas un autre nom sous le ciel, qui ait été donné parmi les hommes, par lequel vous deviez être sauvés. » Voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et ayant appris que c'étaient des hommes sans instruction et du commun, ils étaient dans l'étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus ; et, comme ils voyaient debout à côté d'eux l'homme qui avait été guéri, ils n'avaient rien à objecter, Mais, leur ayant ordonné de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux en disant : « Que pouvons-nous faire à ces hommes-là ? Car un miracle notoire a été opéré par eux, il est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier ; mais, afin qu'il ne se divulgue pas davantage parmi le peuple, ordonnons-leur avec menaces de ne plus parler en ce nom-là à personne. » Et les ayant rappelés, ils leur interdirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean leur répliquèrent : « Jugez s'il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu ? Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler de ce que nous savons et de ce que nous avons entendu. » Mais ils les renvoyèrent avec de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir à cause du peuple, parce que tout le monde glorifiait Dieu de ce qui était arrivé ; car l'homme sur lequel s'était opéré le miracle de cette guérison avait plus de quarante ans. Or, quand ils eurent été renvoyés, ils vinrent auprès des leurs et racontèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. Et les autres, après l'avoir ouï, élevèrent unanimement la voix vers Dieu, et dirent : « O Souverain, Toi, qui as créé le ciel et la terre et la mer et tout ce qui s'y trouve, qui, par l'esprit saint dans la bouche de notre père David Ton serviteur, as dit : « Pourquoi des nations ont-elles frémi de colère, et des peuples ont-ils formé de vains projets ? Les rois de la terre se sont insurgés, et les magistrats se sont coalisés contre le Seigneur et contre Son oint ; » — car Hérode et Ponce Pilate se sont effectivement coalisés dans cette ville-ci contre Ton saint serviteur Jésus que Tu as oint, avec des Gentils et avec les peuples d'Israël, pour exécuter tout ce que Ta main et Ton conseil avaient prédéterminé. — Et maintenant, Seigneur, surveille leurs menaces, et donne à Tes esclaves d'annoncer Ta parole avec toute assurance, en étendant Ta main pour qu'il s'opère des guérisons, et pour qu'il se fasse, par le nom de Ton saint serviteur Jésus, des miracles et des prodiges. » Et, après qu'ils eurent prié, le lieu où ils étaient réunis trembla, et ils furent tous remplis du saint esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. Or, la multitude de ceux qui avaient cru était un seul cœur et une seule âme, et pas même un seul d'entre eux ne disait que quoi que ce fût qu'il possédât lui appartînt en propre, mais tout leur était commun. Et les apôtres du seigneur Jésus rendaient avec une grande puissance témoignage de sa résurrection ; et une grande grâce reposait sur eux tous. En effet, personne parmi eux n'était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des fonds de terre ou des maisons les vendaient et apportaient le prix de leurs ventes, et ils le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on répartissait à chacun selon ses besoins. Or Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie, étant traduit, fils d'exhortation, lévite, Cypriote d'origine, ayant vendu un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.