Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Acts 4:13-22
Voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et ayant appris que c'étaient des hommes sans instruction et du commun, ils étaient dans l'étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus ; et, comme ils voyaient debout à côté d'eux l'homme qui avait été guéri, ils n'avaient rien à objecter, Mais, leur ayant ordonné de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux en disant : « Que pouvons-nous faire à ces hommes-là ? Car un miracle notoire a été opéré par eux, il est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier ; mais, afin qu'il ne se divulgue pas davantage parmi le peuple, ordonnons-leur avec menaces de ne plus parler en ce nom-là à personne. » Et les ayant rappelés, ils leur interdirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean leur répliquèrent : « Jugez s'il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu ? Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler de ce que nous savons et de ce que nous avons entendu. » Mais ils les renvoyèrent avec de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir à cause du peuple, parce que tout le monde glorifiait Dieu de ce qui était arrivé ; car l'homme sur lequel s'était opéré le miracle de cette guérison avait plus de quarante ans.
First Reading
Deuteronomy 23
Aucun individu mutilé par compression ou par amputation de l'urètre ne sera admis dans l'Assemblée de l'Éternel. Aucun bâtard ne sera admis dans l'Assemblée de l'Éternel ; même sa dixième génération ne sera pas admise dans l'Assemblée de l'Éternel. Ne seront pas admis non plus les Ammonites et les Moabites dans l'Assemblée de l'Éternel ; même leur dixième génération ne sera pas admise dans l'Assemblée de l'Éternel, jamais ; parce qu'ils ne vous ont pas présenté le pain et l'eau pendant le trajet, lors de votre sortie de l'Egypte, et parce qu'ils ont soudoyé pour te nuire, Balaam, fils de Behor, de Pethor en Mésopotamie, pour te maudire. Mais l'Éternel, ton Dieu, n'a pas voulu écouter Balaam, et l'Éternel, ton Dieu, a changé sa malédiction en bénédiction, parce que l'Éternel, ton Dieu, t'aimait. Tu ne t'intéresseras en aucun temps à leur prospérité et à leur bien-être, jamais. Tu n'abomineras pas l'Edomite, car il est ton frère. Tu n'abomineras pas l'Égyptien, car tu fus son hôte dans son pays. Les fils qui leur naîtront à la troisième génération, seront admissibles dans l'Assemblée de l'Éternel. Quand tu seras en campement, marchant contre tes ennemis, évite avec soin toute indécence. S'il se trouve chez toi quelqu'un qui ne soit pas en état de pureté à la suite d'un accident nocturne, qu'il se transporte hors du camp ; il ne doit pas entrer dans l'intérieur du camp, mais vers le soir il se baignera dans l'eau, et au coucher du soleil il rentrera dans l'intérieur du camp. Tu auras aussi des lieux d'aisance hors du camp, et tu iras là, dehors. Et à tes outils tu joindras une pelle, et quand tu iras dehors, tu t'en serviras pour en faire un creux et recouvrir tes déjections. Car l'Éternel, ton Dieu, est présent dans ton camp, pour te délivrer, et faire céder tes ennemis devant toi ; ton camp doit donc être saint, de peur que s'il y voit quelque chose de dégoûtant, Il ne se retire loin de toi. Tu ne livreras pas à son maître l'esclave qui se sera sauvé chez toi de chez son maître. Il demeurera chez toi dans ton intérieur, au lieu qu'il aura choisi dans l'une de tes villes, où bon lui semblera ; tu ne seras pas dur envers lui. Qu'il ne se trouve aucune prostituée parmi les filles d'Israël, et aucun prostitué parmi les fils d'Israël. Tu n'apporteras ni le don fait à une prostituée, ni le prix payé à un chien, dans la maison de l'Éternel, ton Dieu, ensuite d'un vœu quelconque, car l'un et l'autre sont l'abomination de l'Éternel, ton Dieu. Tu n'exigeras point d'intérêts de ton frère, ni intérêt d'argent, ni intérêt de denrées, ni intérêt de rien de ce qui se prête à intérêts. Mais de l'homme du dehors tu pourras exiger des intérêts, et non pas de ton frère, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras dans le pays dont tu viens faire la conquête. Quand tu fais un vœu à l'Éternel, ton Dieu, ne tarde pas à l'accomplir ; car l'Éternel, ton Dieu, le réclamera de toi, et tu te chargerais d'un péché. Si tu t'abstiens de vœux, tu ne te charges point d'un péché. Tiens ce que tes lèvres ont exprimé, et agis conformément au vœu que tu as fait librement à l'Éternel, ton Dieu, à ce que ta bouche a prononcé. Si tu entres dans la vigne de ton prochain, tu peux manger des raisins à souhait, à te rassasier, mais n'en mets point dans ton panier. Si tu entres dans le champ de ton prochain, tu peux cueillir des épis avec la main, mais ne fais pas jouer la faucille dans la moisson de ton prochain.
First Reading
1 Samuel 8:1-22
Et lorsque Samuel fut vieux, il préposa ses fils comme Juges sur Israël. Et son fils premier-né se nommait Joël et son second fils Abija, et ils exerçaient la judicature à Beerséba. Mais ses fils ne suivirent pas ses errements ; la cupidité les fit dévier et ils acceptèrent des présents et firent plier la justice. Alors tous les Anciens d'Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama pour lui dire : Voilà que tu es âgé et tes fils ne suivent pas tes errements ; ainsi, établis-nous un roi qui nous régisse, comme toutes les nations. Et Samuel trouva mauvais qu'ils tinssent ce langage : Donne-nous un roi pour nous régir ! et Samuel pria l'Éternel. Et l'Éternel dit à Samuel : Ecoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira ; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent pour ne plus m'avoir pour leur roi. La conduite que toujours ils ont tenue [envers moi] à partir du jour où je les retirai de l'Egypte, jusqu'aujourd'hui, en m'abandonnant et servant d'autres dieux, cette même conduite ils l'ont aussi envers toi. Eh bien ! écoute leur voix, mais adresse-leur une sommation, et leur explique le régime du roi qui régnera sur eux. Et Samuel rapporta toutes les paroles de l'Éternel au peuple qui demandait un roi. Et il dit : Voici quel sera le régime du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils qu'il mettra pour lui sur ses chars et dans sa cavalerie, et comme coureurs ils précéderont son char, et il se servira d'eux pour en faire des chefs de mille et des chefs de cinquante, et pour travailler à son labour et pour récolter ses moissons et pour confectionner ses armes de guerre et l'attirail de ses chars. Et il prendra vos filles comme parfumeuses, comme cuisinières et comme boulangères. Et il prendra vos champs et vos vignes et vos olivaies, vos meilleures [terres] pour en doter ses serviteurs. Et il lèvera des dîmes sur vos grains et vos vignes pour les donner à ses eunuques et à ses domestiques. Et il prendra vos serviteurs et vos servantes et vos jeunes gens d'élite, les meilleurs, et vos ânes pour les employer à ses affaires. Il dîmera vos brebis et vous-mêmes serez ses serviteurs. Et dans ce temps vous récriminerez contre le roi choisi par vous-mêmes, et l'Éternel ne vous exaucera pas. Mais le peuple refusa d'écouter la voix de Samuel et ils dirent : Non ! car il nous faut au-dessus de nous un roi, afin que nous soyons sur le pied de toutes les nations, et que notre roi nous rende la justice, et marche à notre tête et soutienne nos guerres. Et Samuel entendit tous les propos du peuple et en fit rapport à l'Éternel. Et l'Éternel dit à Samuel : Acquiesce à leur vœu et donne-leur un roi. Et Samuel dit aux hommes d'Israël : Allez chacun de vous dans sa ville.
Morning Prayer — First Lesson
2 Samuel 18
Et David passa en revue la troupe qu'il avait avec lui et la mit sous la conduite de chefs de mille et de chefs de cent. Et David confia le commandement d'un tiers de l'armée à Joab, celui d'un tiers à Abisaï, fils de Tseruïa, frère de Joab, et celui d'un tiers à Ithaï de Gath. Et le Roi dit à l'armée : Je veux aussi moi-même marcher avec vous. Et l'armée dit : N'en fais rien ! car si nous fuyons, ils n'auront aucun souci de nous ; et si la moitié d'entre nous périssent, ils n'auront aucun souci de nous ; car tu es comme dix mille de nous ; il vaut donc mieux que de la ville tu sois à même de nous secourir. Et le Roi leur dit : Je ferai ce qui à vos yeux est préférable. Et le Roi vint se placer à côté de la Porte et toute l'armée sortit par centaines et milliers. Et le Roi fit cette injonction à Joab, et à Abisaï et à Ithaï : Ménagez-moi le jeune homme Absalom ! Et tout le peuple entendit l'injonction de David à tous les chefs touchant Absalom. Et l'armée sortit dans les champs à la rencontre d'Israël ; et le combat eut lieu dans la forêt d'Ephraïm. Et le peuple d'Israël y fut battu par les serviteurs de David, et il y eut là en cette journée grand carnage, vingt mille hommes. Et le combat se déploya sur toute la contrée et la forêt fit plus de victimes dans le peuple que le glaive en cette journée. Et Absalom se trouva fortuitement en vue des serviteurs de David. Or Absalom montait un mulet, et son mulet s'engagea sous l'épaisse ramure du grand Térébinthe, et sa tête se prit au térébinthe, et il resta suspendu entre le ciel et la terre, tandis que le mulet qu'il'avait sous lui prit le large. Et un homme le vit dans cet état et en donna avis à Joab en ces termes : Voilà que j'ai vu Absalom pendu au Térébinthe. Et Joab dit à son informateur : Mais, si tu l'as vu, pourquoi ne l'as-tu pas abattu par terre au lieu même ? pour ma part, je t'aurais donné dix sicles d'argent et un ceinturon. Et l'homme dit à Joab : Et eussé-je senti dans ma main le poids de mille sicles d'argent, je n'aurais pas porté la main sur le fils du Roi, car à nos oreilles le Roi a fait cette injonction à toi et à Abisaï et à Ithaï : Prenez garde chacun de vous au jeune homme, à Absalom. Et dans le cas où j'aurais attenté à sa vie en guet-apens, d'un côté rien ne reste caché au Roi, de l'autre, toi-même tu aurais été contre moi. Et Joab dit : Non, pour cela je n'attendrai pas devant toi ! Et il prit trois épieux dans sa main, et il les enfonça dans le sein d'Absalom. Celui-ci était encore en vie au cœur du térébinthe, lorsque survinrent dix jeunes hommes, écuyers de Joab, qui l'égorgèrent et lui donnèrent la mort. Alors Joab sonna de la trompette, et la troupe se replia cessant de harceler Israël ; car Joab voulait épargner le peuple. Et ils prirent Absalom et le jetèrent dans la forêt dans un grand creux, et sur lui ils élevèrent un très gros tas de pierres. Et tous les Israélites s'enfuirent chacun dans sa tente. Or de son vivant Absalom s'était procuré et érigé un cippe qui est dans la vallée royale ; car il disait : Je n'ai point de fils pour perpétuer le souvenir de mon nom ; et il donna son nom au cippe, appelé Cippe d'Absalom jusqu'à nos jours. Cependant Ahimaats, fils de Tsadoc, dit : Je vais courir porter au Roi la bonne nouvelle que l'Éternel lui a fait droit en le tirant des mains de ses ennemis. Et Joab lui dit : Non, ce n'est pas le jour pour toi de porter la nouvelle ; tu feras le message un autre jour aujourd'hui tu ne dois pas faire le message vu la circonstance de la mort du fils du Roi. Et Joab dit à Chusi : Va annoncer au Roi ce que tu as vu. Et Chusi s'inclina devant Joab et partit à la course. Et Ahimaats, fils de Tsadoc, revint à la charge et dit à Joab : Quoi qu'il puisse arriver, je veux moi aussi, avec votre permission, me mettre en course après Chusi ! Et Joab dit : A quoi bon cette course, mon fils ? Ce n'est pas là pour toi un message profitable. « Quoi qu'il arrive, je veux aller. » Et il lui dit : Cours donc ! Et Ahimaats franchit à la course le chemin de la plaine et il devança Chusi. Cependant David était assis entre les deux portes, et la sentinelle parcourait le toit de la porte attenante à la muraille ; et levant les yeux elle regarda ; et voilà que venait en courant un homme seul. Et la sentinelle cria et avertit le Roi ; et le Roi dit : S'il est seul, c'est un bon message qu'il vient rendre. Et il arrivait toujours plus près. Et la sentinelle aperçut un autre homme qui accourait, et la sentinelle cria du côté de la porte et dit : Voilà qu'un homme accourt seul. Et le Roi dit : C'est aussi un messager. Et la sentinelle dit : A voir la manière de courir du premier, c'est comme celle d'Ahimaats, fils de Tsadoc. Et le Roi dit : C'est un homme de bien, c'est du bien qui l'amène. Et Ahimaats cria et dit au Roi : Tout va bien ! Et il s'inclina devant le Roi le visage contre terre et dit : Béni soit l'Éternel, ton Dieu, qui a arrêté les hommes qui levaient leur main contre mon Seigneur, le Roi ! Et le Roi dit : Est-il sain et sauf, le jeune homme, Absalom ? Et Ahimaats dit : Je voyais bien la grande mêlée lorsque Joab dépêcha le serviteur du Roi (Chusi) et ton serviteur, mais je ne suis au fait de rien. Et le Roi dit : Approche et tiens-toi ici ! Et il s'approcha et resta debout. Et voilà qu'alors arriva Chusi ; et Chusi dit : Que mon Seigneur le Roi reçoive la bonne nouvelle : l'Éternel t'a fait droit aujourd'hui en te tirant des mains de tous ceux qui se soulevaient contre toi. Et le Roi dit à Chusi : Est-il sain et sauf, le jeune homme, Absalom ? Et Chusi dit : Qu'il en advienne comme au jeune homme, à tous les ennemis du Roi, mon Seigneur, et à tous ceux qui se lèvent contre toi pour te nuire. Alors le Roi eut de l'ébranlement et il monta à l'étage supérieur de la porte et pleura ; et ainsi parlait-il en s'en allant : Mon fils Absalom ! mon fils, mon fils Absalom ! Oh ! si seulement j'étais mort à ta place, Absalom ! mon fils ! mon fils !
Epistle
1 Peter 2:21-25
car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.
First Reading
Daniel 11
Mais moi aussi, la première année de Darius, le Mède, je l'assistai pour le soutenir et le fortifier. Maintenant donc je vais te découvrir la vérité.Voici, il s'élèvera encore trois rois pour les Perses, et le quatrième s'enrichira d'une plus grande richesse que tous ; et quand il sera affermi dans sa richesse, il soulèvera contre lui tout, le royaume de la Grèce. Mais il s'élèvera un roi vaillant, et il régnera avec une grande puissance, et il agira selon son bon plaisir. Et quand il aura sa consistance, son royaume sera morcelé, et donné en part aux quatre vents des Cieux, mais non pas à ses descendants, ni avec la domination qu'il exerçait quand il dominait ; car son empire sera déchiré et dévolu à d'autres à l'exclusion de ceux-là. Et le roi du midi se consolidera, et parmi ses généraux l'un deviendra plus fort que lui, et régnera ; et son règne aura une grande puissance. Et au bout de plusieurs années ils s'allieront, et la fille du roi du midi entrera dans la maison du roi du septentrion, pour opérer un raccommodement. Mais elle ne soutiendra pas l'efficace de l'expédient, et il ne tiendra pas ni lui, ni son expédient ; et elle sera livrée, elle et ceux qui l'auront introduite, et celui qui l'aura engendrée, et celui qui la possédera dans ces temps-là. Mais de la souche des racines de celle-ci surgira pour le remplacer un [prince] qui rejoindra l'armée, et pénétrera dans les forteresses du roi du septentrion, et il les traitera à discrétion, et il sera puissant. Et leurs dieux avec leurs images de fonte, avec leur vaisselle précieuse d'argent et d'or, seront emmenés par lui captifs en Egypte, puis pendant des années il n'inquiétera plus le roi du septentrion. Et celui-ci marchera contre le royaume du roi du midi, mais il reviendra dans son pays. Mais ses fils engageront les hostilités, et réuniront une quantité de forces considérables, et l'un fera une invasion, et inondera, et submergera, puis opérera sa retraite, et ils pousseront les hostilités jusqu'à sa place forte. Alors le roi du midi s'exaspérera, et se mettra en campagne, et lui livrera bataille, au roi du septentrion, et il mettra sur pied de grandes troupes, et les troupes seront placées sous sa conduite. Et ces troupes s'enorgueilliront, et son cœur deviendra superbe, et il mettra en déroute des myriades ; cependant il ne prévaudra pas. Puis, le roi du septentrion reviendra à la charge, et mettra de grandes troupes sur pied, plus nombreuses que les premières, et au bout de quelques années il viendra, arrivera avec une grande armée et beaucoup de bagages. Et dans ces temps-là il y aura une grande levée contre le roi du midi, et des factieux de ton peuple se soulèveront, en accomplissement de la vision, et ils succomberont. Et le roi du septentrion s'avancera, et il élèvera des terrasses, et s'emparera d'une ville forte ; et les bataillons du midi ne tiendront pas, et sa troupe d'élite, elle ne sera pas de force à résister. Et celui qui aura marché contre lui, agira selon son bon plaisir, et personne ne lui tiendra tête ; et il s'établira dans le pays qui est l'ornement [de la terre] ; et il sera maître de consommer. Et il aura en vue d'arriver à la suprématie sur tout son royaume, et à un accommodement avec lui, et il en viendra à bout ; et il lui donnera la fille de la femme, dans le but de le perdre ; mais ceci ne se réalisera pas, et ne lui réussira point. Et il ramènera ses regards sur les îles dont il prendra un grand nombre ; mais un capitaine mettra fin à son propre opprobre, et fera en outre retomber sur lui l'opprobre qu'il avait reçu de lui. Et il tournera ses regards du côté des forteresses de ses États, et il chancellera, et tombera, et ne sera plus trouvé. Et à sa place s'élèvera un [prince] qui fera parcourir par l'exacteur l'ornement de l'empire, et quelque temps après il sera brisé, mais ce ne sera ni dans l'ardeur de la mêlée, ni dans le combat. Et à sa place s'élèvera quelqu'un d'abject, et on ne lui aura point conféré la dignité royale, et il paraîtra inopinément, et s'emparera de la royauté au moyen d'adulations. Et les bataillons qui viendront submergeant, seront submergés par lui, et rompus, de même qu'un prince confédéré. Car dès le moment de sa jonction avec lui, il mettra l'artifice en œuvre, et il entrera en campagne, et il aura le dessus avec un petit nombre d'hommes. A l'improviste il envahira, et même les portions les plus fertiles de la province, et il fera ce qui n'avait été fait ni par ses pères, ni par les pères de ses pères ; il leur distribuera du butin et des dépouilles et des biens, et il formera aussi des projets contre les places fortes, et cela jusqu'à une certaine époque. Et il donnera essor à sa puissance et à son ambition contre le roi du midi avec de grandes forces, et le roi du midi s'engagera dans la guerre avec une armée considérable et extrêmement forte, mais il ne tiendra pas tête ; car on formera contre lui des complots. Ceux-là même qui seront nourris de ses mets délicats, le feront tomber sous leurs coups. Et son armée se débandera, et il tombera beaucoup de morts. Et quant à ces deux rois, en leur cœur ils ne penseront qu'à se nuire ; et à la même table ils parleront en mentant. Mais cela ne réussira pas, car la fin est remise à un terme. Et il reviendra dans ses États avec de grands biens, et son cœur sera hostile à l'Alliance Sainte, et il agira, et il reviendra dans ses États. A une époque fixe il marchera de nouveau contre le midi, mais à la fin il n'en sera pas comme au commencement. Car des navires de Cittim s'avanceront contre lui, et il aura peur, puis il tournera sa rage contre l'Alliance Sainte, et il agira, et derechef il s'entendra avec les déserteurs de l'Alliance Sainte. Et de par lui seront levés des bataillons qui profaneront le sanctuaire, la citadelle, et aboliront le sacrifice perpétuel, et mettront en place l'abomination du dévastateur. Et par des flatteries il entraînera à la défection les impies [opposés] à l'Alliance ; mais le peuple de ceux qui connaissent leur Dieu, prendra courage et agira. Et ceux qui dans le peuple ont de l'intelligence, en éclaireront plusieurs, mais ils succomberont à l'épée et aux flammes, à la captivité et au rapt pendant quelque temps. Et pendant qu'ils succomberont, ils seront aidés d'un faible secours, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Et parmi les intelligents quelques-uns succomberont, afin qu'il se fasse parmi eux une épuration, et un triage, et une purification jusqu'au temps de la fin ; car ceci encore est pour l'époque fixée. Et le roi agira selon son bon plaisir, et il s'insurgera et se soulèvera contre toute divinité, et il proférera des choses monstrueuses contre le Dieu des dieux, et il aura du succès jusqu'à l'achèvement des vengeances ; car l'arrêt recevra son exécution. Il ne reconnaîtra pas même les dieux de ses pères, ni la Désirée des femmes, et il ne reconnaîtra aucun dieu quelconque, mais il les bravera tous : cependant il honorera le dieu des forteresses sur son piédestal, et au dieu inconnu de ses pères il rendra ses hommages avec de l'or et de l'argent, et des pierres précieuses et des joyaux. C'est ainsi qu'il procédera contre les citadelles fortifiées, avec le dieu étranger ; à quiconque le reconnaîtra, il accordera de grands honneurs, et il les établira souverains de plusieurs, et leur distribuera des terres en récompense. Et au temps de la fin, le roi du midi se heurtera avec lui, et le roi du septentrion reviendra l'assaillir avec des chars, et de la cavalerie, et une flotte nombreuse, et il s'avancera dans les terres, et submergera et inondera. Il viendra aussi dans le pays qui est l'ornement [de la terre], et des multitudes succomberont ; mais ceux-ci s'échapperont de ses mains, Edom et Moab, et l'élite des enfants d'Ammon. Et il portera la main sur les pays divers, et le pays d'Egypte n'échappera pas non plus. Et il s'emparera des trésors d'or et d'argent, et de tout ce que l'Egypte a de précieux ; et les Libyens et les Éthiopiens suivront ses pas. Mais du levant et du nord des bruits viendront l'effrayer, et il se mettra en campagne avec un grand courroux, pour en massacrer et en détruire plusieurs. Et il dressera ses tentes pareilles à des palais entre la mer et le mont du saint ornement, mais il marche à sa fin, et nul ne l'assiste.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 20
Mais, lorsque le tumulte eut cessé, Paul, ayant fait appeler les disciples, leur adressa des exhortations, et, après leur avoir dit adieu, il partit pour se rendre en Macédoine. Quand il eut parcouru ce pays-là, et qu'il leur eut adressé de nombreuses exhortations, il passa en Grèce, et, après trois mois de séjour, une embûche que lui tendirent les Juifs au moment où il allait s'embarquer pour la Syrie, lui fit prendre le parti de revenir par la Macédoine. Il était accompagné par Sopatros fils de Pyrrhus de Bérée, par les Thessaloniciens Aristarque et Secundus, par Gaïus de Derbe et Timothée, et par les Asiates Tychique et Trophime. Ceux-ci ayant pris les devants nous attendirent à Troas. Pour nous, nous nous embarquâmes à Philippes, après les jours des pains sans levain, et nous vînmes les rejoindre au bout de cinq jours à Troas, où nous séjournâmes sept jours. Or, le premier jour de la semaine, comme nous nous étions réunis pour rompre le pain, Paul discourait avec eux, comme devant partir le lendemain, et il prolongea son discours jusques à minuit. Or il y avait de nombreuses lampes dans la chambre haute où nous étions réunis ; et un jeune homme, nommé Eutyche, qui était assis sur la fenêtre, fut saisi d'un profond sommeil pendant que Paul prolongeait son discours, et, entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. Mais Paul étant descendu se jeta sur lui, et l'ayant pris à bras-le-corps, il dit : « Ne vous troublez pas ; car son âme est en lui. » Puis, étant remonté et ayant rompu le pain et pris part au repas, il conversa longtemps encore jusques à l'aube, après quoi il partit. Cependant on avait ramené l'enfant vivant, ce qui ne fut pas une médiocre consolation. Pour nous, ayant pris les devants avec le navire, nous nous embarquâmes pour Assos, où nous devions reprendre Paul ; car cela avait été ainsi décidé, lui-même devant faire la route à pied. Or, lorsqu'il nous eut rejoints à Assos, nous touchâmes, après l'avoir pris, à Mitylène, et, après en être partis, nous arrivâmes le lendemain en face de Chios, le soir nous abordâmes à Samos, et le jour suivant nous parvînmes à Milet. Paul avait en effet résolu de passer devant Éphèse sans s'y arrêter, afin de ne pas perdre de temps en Asie ; car il faisait diligence, afin de se trouver, si cela lui était possible, à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Cependant de Milet il envoya à Éphèse, pour faire venir auprès de lui les anciens de l'église, et, lorsqu'ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit :« Vous savez comment, dès le premier jour où je suis arrivé en Asie, je me suis, pendant tout le temps, comporté avec vous, m'asservissant au seigneur en toute humilité, au milieu des larmes et des épreuves qui me sont advenues par les embûches des Juifs ; vous savez comment je n'ai rien supprimé de ce qui était utile, pour me dispenser de vous prêcher et de vous enseigner en public et de maison en maison, annonçant, soit aux Juifs, soit aux Grecs, la repentance envers Dieu et la foi en notre seigneur Jésus. Et maintenant, voici, me trouvant, quant à moi, contraint par l'Esprit, je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m'y adviendra, si ce n'est que, de ville en ville, l'esprit saint m'atteste que des chaînes et des tribulations m'attendent. Mais je n'estime pas que ma vie vaille pour moi-même la peine d'en parler, pourvu que je puisse accomplir ma course et le ministère que j'ai reçu du seigneur Jésus d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. Et maintenant, voici, je sais que vous ne verrez plus mon visage, vous tous parmi lesquels j'ai vécu en prêchant le royaume ; c'est pourquoi je vous déclare aujourd'hui, que je suis net du sang de tous ; car je ne me suis point soustrait à l'obligation de vous annoncer tout le conseil de Dieu. Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau, au milieu duquel l'esprit saint vous a établis évêques, pour paître l'Église de Dieu, qu'il S'est acquise par Son propre sang, car je sais qu'après mon départ s'introduiront parmi vous des loups dangereux, qui n'épargneront pas le troupeau, et que, du milieu de vous, surgiront des hommes qui prêcheront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux. C'est pourquoi veillez, vous rappelant que, pendant trois ans, je n'ai pas cessé, nuit et jour, d'exhorter avec larmes chacun de vous. Et maintenant je vous remets au Seigneur et à la parole de Sa grâce, lui qui peut édifier et donner une part d'héritage parmi tous ceux qui ont été sanctifiés. Je n'ai convoité ni l'argent, ni l'or, ni le vêtement de personne ; vous savez vous-mêmes que ce sont les mains que voilà qui ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi ; je vous ai montré qu'il faut, en travaillant ainsi, ménager les faibles et se rappeler les paroles du seigneur Jésus, car il a dit lui-même : « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » Après avoir ainsi parlé, il se jeta à genoux et pria avec eux tous. Et ils versèrent tous d'abondantes larmes, et, s'étant jetés au cou de Paul, ils l'embrassaient tendrement, s'affligeant surtout de ce qu'il avait dit qu'ils ne verraient plus son visage, et ils l'accompagnèrent jusques au navire.
Responsorial Psalm
Psalm 27
De David. L'Éternel est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je peur ? L'Éternel est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Quand des méchants contre moi s'avancent acharnés, mes ennemis et mes adversaires, ils trébuchent et tombent. Qu'une armée vienne camper contre moi, mon cœur est sans alarmes ; qu'une guerre s'élève contre moi, alors même je suis plein d'assurance. Il est une chose que je demande à l'Éternel, et que je voudrais obtenir, c'est d'habiter la maison de l'Éternel toute ma vie, pour contempler la majesté de l'Éternel, et jouir de la vue de ses parvis. Car Il me cache dans sa loge au mauvais jour, et Il me donne asile sous l'abri de sa tente, et Il m'élève jusques sur un rocher. Aussi désormais ma tête dominera les ennemis qui me cernent, et j'offrirai des victimes dans son tabernacle, au son de la trompette, et je louerai, et je chanterai l'Éternel. Éternel, entends ma voix, je t'invoque ! Sois-moi propice et m'exauce ! Mon cœur te rappelle ta parole : « Cherchez ma face ! » Aussi, Éternel, je cherche ta face. Ne me cache pas ta face ! Dans la colère ne repousse pas ton serviteur ! Tu es mon secours ! Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, mon Dieu sauveur ! Car mon père et ma mère m'abandonneraient, que l'Éternel me recueillerait. Éternel, montre-moi ta voie, et conduis-moi dans le droit sentier, à cause de mes ennemis ! Ne me livre pas à la merci de mes adversaires ! car il s'élève contre moi des témoins menteurs, et des hommes qui respirent la violence. Ah ! si je n'avais pas cru voir la bonté de l'Éternel sur la terre des vivants ! … Espère dans l'Éternel ! Courage ! que ton cœur soit ferme, et espère dans l'Éternel !
Gospel
John 10:11-16
C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.
Responsorial Psalm
Psalm 104
Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es très grand, tu es revêtu de splendeur et de majesté ! Il s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, Il déploie les Cieux comme une tenture ; Il élève sur les eaux le haut de sa demeure, Il fait des nuées son char, Il s'avance sur les ailes du vent. Il fait des vents ses messagers, et ses ministres, du feu enflammé. Il assit la terre sur ses bases, elle est inébranlable pour toujours, pour jamais. Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un manteau, les eaux se tenaient sur les montagnes ; à ta menace elles ont fui, à la voix de ton tonnerre elles ont reculé : les montagnes montèrent, les vallées descendirent à la place que tu leur assignas. Tu posas des limites qu'elles ne franchiraient plus, afin qu'elles ne vinssent plus recouvrir la terre. Tu fais jaillir des sources pour former les ruisseaux ; ils s'écoulent entre les montagnes ; ils abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y étanchent leur soif. Sur leurs bords séjournent les oiseaux du ciel, entre les rameaux ils font entendre leur voix. Du haut de sa demeure Il arrose les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres. Il fait croître l'herbe pour les quadrupèdes, et les plantes pour le service de l'homme, tirant ainsi le pain du sein de la terre ; et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et, plus que l'huile, fait resplendir son visage ; et le pain qui fortifie le cœur de l'homme. Les arbres de l'Éternel sont rassasiés, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où viennent nicher les oiseaux, la cigogne, qui habite les pins. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, et les rochers sont l'asile des gerboises. Il créa la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son couchant. Tu fais l'obscurité, et il est nuit : alors toutes les bêtes des forêts sont en mouvement ; les jeunes lions rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur pâture. Le soleil se lève : ils se retirent, et vont reposer dans leurs tanières. L'homme se rend à son travail, et à son labour jusques au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est pleine de tes richesses. Dans cette mer grande et vaste fourmillent sans nombre des animaux petits et grands. Là circulent les navires, le Léviathan que tu formas pour s'y jouer. Tous ils s'attendent à toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de biens. Tu caches ta face, ils sont éperdus ; tu leur retires le souffle, ils expirent et rentrent dans leur poudre. Tu émets ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. La gloire de l'Éternel demeure à jamais ; l'Éternel se réjouit de ses œuvres. Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles sont fumantes. Je veux chanter l'Etemel, tant que je vivrai, célébrer mon Dieu, tant que je serai. Que mes chants lui soient agréables ! Je fais mes délices de l'Éternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les impies cessent d'être ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Alléluia !
Responsorial Psalm
Psalm 113
Alléluia ! Serviteurs de l'Éternel, louez, louez le nom de l'Éternel ! Béni soit le nom de l'Éternel dès maintenant à jamais ! Du soleil levant jusques au couchant, que le nom de l'Éternel soit loué ! L'Éternel s'élève par dessus tous les peuples, et sa gloire par dessus les Cieux. Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu, qui habite une sublime région, et qui se baisse pour voir les Cieux et la terre ? Il relève l'humble de la poudre, et Il tire le pauvre de la fange, pour le faire asseoir à côté des princes, à côté des princes de son peuple. Il donne dans la maison à l'épouse stérile la condition d'une mère que des fils réjouissent. Alléluia !
Responsorial Psalm
Psalm 108
Cantique de David.O Dieu, mon cœur se rassure ! Par mes chants et mes accords, oui, je veux célébrer ma gloire. Sus ! mon luth et ma harpe ! Je serai debout avec l'aurore ! Je te louerai, Éternel, parmi les peuples, et te chanterai parmi les nations. Car ta grâce est plus grande que les Cieux, et ta fidélité atteint jusques aux nues. Elève-toi, ô Dieu, sur les Cieux, et que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Pour que les bien-aimés soient sauvés, aide-les de ta droite, et nous exauce ! Dieu l'a promis par sa sainteté : je veux m'en réjouir ! « Je vous partagerai Sichem, et vous distribuerai la vallée de Succoth ; Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre royal ; Moab est le bassin où je me baigne, sur Edom je jette ma chaussure, sur la Philistie je pousse des cris de joie. » Qui me conduira dans la ville forte ? qui me mènera jusqu'en Edom ? N'est-ce pas toi, ô Dieu, toi qui nous rejetas, et ne marchas plus, ô Dieu, avec nos armées ? Donne-nous ton aide pour sortir de la gêne, puisque le secours de l'homme est une vanité ! Avec Dieu, nous serons vainqueurs, et c'est lui qui foulera nos ennemis.
Evening Prayer — First Lesson
2 Samuel 19
Et Joab fut averti : Voici, le Roi est en larmes ; il s'abîme dans son deuil pour Absalom. Et la victoire de cette journée devint un deuil pour tout le peuple, car en ce jour le peuple entendait qu'on disait : Le Roi est dans la douleur à cause de son fils. Et en ce jour le peuple rentra dans la ville en s'effaçant de la même manière que filent des troupes, honteuses d'avoir fui dans le combat. Et le Roi se voila le visage et le Roi s'écriait à voix haute : Mon fils Absalom ! Absalom ! mon fils ! mon fils ! Alors Joab entra chez le Roi dans la maison et dit : Aujourd'hui tu as jeté l'abattement sur le visage de tous tes serviteurs qui aujourd'hui ont sauvé ta vie et la vie de tes fils et de tes filles et la vie de tes femmes et la vie de tes concubines, par l'amour que tu témoignes à ceux qui te haïssent et par la haine que tu montres pour ceux qui t'aiment ; car aujourd'hui tu as déclaré ne te soucier ni de capitaines, ni de serviteurs ; car je me suis convaincu aujourd'hui que, si Absalom vivait, et que nous tous, nous fussions morts, alors tu serais content. Maintenant donc lève-toi, sors, et adresse des paroles affectueuses à tes serviteurs ! Car, par l'Éternel je le jure, si tu ne te montres pas, personne ne restera avec toi cette nuit ; et pour toi cela serait plus funeste que tout ce qui a pu t'arriver de funeste depuis ta jeunesse jusqu'à présent. Alors le Roi se leva et s'installa dans la Porte. Et le fait fut annoncé à tout le peuple en ces termes : Voici, le Roi a pris séance dans la Porte. Et tout le peuple se présenta devant le Roi. Cependant les Israélites s'étaient enfuis chacun dans ses tentes. Et dans toutes les Tribus d'Israël tout le monde récriminait et disait : Le Roi nous a arrachés de la main de nos ennemis, et sauvés de la main des Philistins, et maintenant il a fui hors du pays par le fait d'Absalom. Et Absalom que nous avions oint [pour régner] sur nous a péri dans le combat ; à présent pourquoi tardez-vous à réintégrer le Roi ? De son côté, le Roi David envoyait aux Prêtres Tsadoc et Abiathar cette dépêche : Parlez aux Anciens de Juda en ces termes : Pourquoi seriez-vous les derniers à réintégrer le Roi dans sa maison, tandis que le langage de tout Israël parvient jusqu'au Roi dans sa maison ? Vous êtes mes frères, mes os et ma chair : pourquoi seriez-vous donc les derniers à restaurer le Roi ? Et dites à Amasa : N'es-tu pas mes os et ma chair ? Qu'ainsi Dieu me fasse et pis encore, si tu n'entres pas à mon service en permanence comme général d'armée à la place de Joab ! Et il inclina le cœur de tous les hommes de Juda comme d'un seul homme, et par une députation ils firent dire au Roi : « Reviens, toi et tous tes serviteurs ! » Là-dessus le Roi opéra son retour et arriva sur le Jourdain. Et Juda s'avança jusqu'à Guilgal pour aller au-devant du Roi et lui faire passer le Jourdain. Alors accourut Siméï, fils de Géra, Benjaminite, de Bahurim, et il descendit avec les hommes de Juda au-devant du Roi David, ayant avec lui mille hommes de Benjamin, et Tsiba, valet de la maison de Saül, escorté de ses quinze fils et de ses vingt domestiques ; et ils franchirent le Jourdain à la vue du Roi. Et le bac était à l'autre bord à la disposition du Roi, pour passer la maison du Roi, et Siméï, fils de Géra, se prosterna devant le Roi prêt à passer le Jourdain. Et il dit au Roi : Veuille mon Seigneur, le Roi, ne pas me compter une faute, et ne pas se souvenir, pour le garder sur le cœur, du tort qu'a eu ton serviteur, lorsque mon Seigneur le Roi sortait de Jérusalem ! Car ton serviteur sent qu'il a manqué ; et voici, aujourd'hui, de toute la maison de Joseph, je suis le premier à me présenter à la rencontre du Roi, mon Seigneur. Et Abisaï, fils de Tseruïa, prit la parole et dit : Pourquoi faudrait-il que Siméï ne subît pas la mort pour le fait d'avoir maudit l'Oint de l'Éternel ? Et David dit : Quel rapport ai-je avec vous, fils de Tseruïa, qui devenez aujourd'hui mes adversaires ? Aujourd'hui un homme pourrait-il être mis à mort en Israël ? car ne sais-je pas que c'est aujourd'hui que je suis Roi sur Israël ? Et le Roi dit à Siméï : Tu ne seras point mis à mort. Et le Roi lui en fit le serment. Et Mephiboseth, [petit-]fils de Saül, descendit à la rencontre du Roi. Or il n'avait ni baigné ses pieds, ni fait sa barbe, ni lavé ses habits depuis le jour du départ du Roi jusqu'au jour de son heureux retour. Comme il vint donc de Jérusalem à la rencontre du Roi, le Roi lui dit : Pourquoi n'es-tu pas parti avec moi, Mephiboseth ? Et il répondit : O Roi, mon Seigneur, j'ai été la dupe de mon valet. Car ton serviteur avait donné l'ordre : Selle-moi l'âne ! et je le monterai et joindrai le Roi ; car ton serviteur est perclus et ton serviteur a été desservi par lui auprès de mon Seigneur le Roi. Mais, mon Seigneur le Roi est comme un ange de Dieu ! Fais donc ce qui sera bon à tes yeux ! Car toute la maison de mon père n'avait à attendre de mon Seigneur le Roi que la mort ; et pourtant tu as mis ton serviteur au nombre de tes commensaux. Et quel droit me reste, et quel sujet de me récrier auprès du Roi ? Et le Roi lui dit : Pourquoi prolonger tes discours ? J'ai prononcé : Toi et Tsiba, vous aurez le champ en commun. Et Mephiboseth dit au Roi : Qu'il prenne la totalité dès que mon Seigneur le Roi est heureusement rentré dans sa maison. Et Barzillaï, de Galaad, descendit de Roglim et passa le Jourdain avec le Roi pour raccompagner dans la traversée du Jourdain. Or Barzillaï était très âgé ; il avait quatre-vingts ans ; et il avait fourni le Roi pendant son séjour à Mahanaïm ; car c'était un personnage très considérable. Et le Roi dit à Barzillaï : Passe avec moi sur l'autre rive ; j'aurai soin de toi chez moi à Jérusalem. Et Barzillaï dit au Roi : Quel est le nombre des années de ma vie pour que je suive le Roi à Jérusalem ? J'ai quatre-vingts ans aujourd'hui : suis-je à même de discerner le bien du mal ? et ton serviteur peut-il savourer ce qu'il mange ou ce qu'il boit ? ou puis-je encore jouir de la voix des chantres et des cantatrices ? Et pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge à mon Seigneur le Roi ? C'est pour peu de temps que ton serviteur passerait avec le Roi de l'autre côté du Jourdain ; et pourquoi le Roi m'accorderait-il ce bienfait ? Permets que ton serviteur retourne et que je meure dans ma cité près du tombeau de mon père et de ma mère. Mais, voici, ton serviteur Chimham passera avec mon Seigneur le Roi. Agis-en avec lui, comme tu le trouveras bon. Et le Roi dit : Chimham passera avec moi et je veux le traiter à ton gré, et faire pour l'amour de toi tout ce que tu désirerais de moi. Et ainsi tout le peuple passa le Jourdain ; et le Roi passa ; et le Roi donna le baiser à Barzillaï qu'il bénit et qui regagna sa demeure. Et le roi se dirigea vers Guilgal, et Chimham l'accompagnait, et tout le peuple de Juda formait le cortège du Roi, ainsi que la moitié du peuple d'Israël. Et voilà que tous les hommes d'Israël se présentèrent au Roi et lui dirent : Pourquoi nos frères, les hommes de Juda, t'ont-ils accaparé, et ont-ils conduit le Roi et sa maison à travers le Jourdain, et tous les hommes de David avec lui ? Et tous les hommes de Juda répondirent aux hommes d'Israël : Parce que le Roi me tient de plus près ; et pourquoi donc t'irrites-tu de ce fait ? Avons-nous vécu aux frais du Roi et nous a-t-il dotés de largesses ? Et les hommes d'Israël répondirent aux hommes de Juda et dirent : Je tiens au Roi par dix côtés et à David plus que toi ; et pourquoi m'as-tu ainsi dédaigné ? Et n'est-ce pas moi qui le premier ai parlé de la restauration de mon Roi ? Et les discours des hommes de Juda furent plus rudes que les discours des hommes d'Israël.
Second Reading
Ephesians 5
devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. » Prenez donc scrupuleusement garde à la manière dont vous vous conduisez, non pas comme des gens dépourvus de sagesse, mais comme des sages, mettant bien le temps à profit, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne devenez pas déraisonnables, mais comprenez quelle est la volonté de notre seigneur, et ne vous enivrez pas de vin, ce qui entraîne avec soi le dérèglement ; mais soyez remplis de l'Esprit, vous parlant les uns aux autres par des psaumes, et des hymnes, et des chants, chantant et célébrant en votre cœur le seigneur, rendant grâces constamment pour toutes choses, au nom de notre seigneur Christ Jésus, à Dieu le Père, nous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.
Second Reading
II Peter 3
Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes. Puisque toutes ces choses doivent ainsi se dissoudre, quels ne faut-il pas être par la sainteté de la conduite et par la piété, attendant et hâtant l'avènement de la journée de Dieu, à cause de laquelle les cieux enflammés se dissoudront, et les éléments embrasés doivent se fondre ? Mais selon Sa promesse nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. C'est pourquoi, bien-aimés, efforcez-vous, dans cette attente, d'être trouvés par Lui sans tache et sans reproche dans la paix. Regardez aussi comme une occasion de salut la patience de notre Seigneur, selon que notre bien-aimé frère Paul, suivant la sagesse qui lui a été donnée, vous l'a aussi écrit comme dans toutes les autres lettres où il parle de ces choses, et où il se trouve quelques points difficiles à comprendre, que les ignorants et ceux qui ne sont pas affermis pervertissent pour leur propre perdition, comme le reste des écritures. Pour vous donc, bien-aimés, que vos prévisions vous mettent sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des pervers vous ne perdiez votre ferme assiette ; mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. Qu'à lui soit la gloire, et maintenant, et pour le jour d'éternité !
Second Reading
2 Thessalonians 3:1-5
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ !
Second Reading
3 John 2:1-10
Gospel
Matthew 3
Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »
Evening Prayer — Second Lesson
2 Peter 2
Sans doute, il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, de même que parmi vous aussi il y aura de faux docteurs qui introduiront des hérésies pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une subite perdition ; et leurs débauches trouveront de nombreux sectateurs, à cause desquels la voie de la vérité sera calomniée ; et dans leur cupidité ils vous exploiteront au moyen de discours fallacieux ; mais il y a longtemps que pour eux la sentence est prête, et que leur perdition ne sommeille plus. Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais les a plongés dans les fosses obscures de l'enfer, où ils sont gardés pour le jugement ; et s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais si, lorsqu'il a déchaîné le déluge sur le monde des impies, Il a préservé Noé, lui huitième, comme prédicateur de la justice ; et s'il a condamné, en les réduisant en cendres, les villes de Sodome et de Gomorrhe, dont Il a fait pour les impies une préfiguration de l'avenir ; et s'il a protégé le juste Loth, victime de la conduite débordée des hommes pervers, (car ce juste, qui habitait parmi eux, avait journellement son âme juste mise à la torture par les œuvres criminelles dont ses yeux et ses oreilles le rendaient témoin) ; le Seigneur sait délivrer de la tentation ceux qui sont pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, surtout ceux qui s'adonnent charnellement à une convoitise impure, et qui méprisent la Seigneurie. Audacieux, insolents, ils ne craignent pas de calomnier les gloires, tandis que les anges, qui sont plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles devant le Seigneur un jugement calomniateur. Mais pour ceux-ci, comme des animaux privés de raison dont la nature est de naître pour être pris et tués, calomniant ce qu'ils ignorent, ils seront victimes de leur propre corruption, en recevant la rétribution due à l'injustice, eux qui mettent leur plaisir dans les délices du jour, hommes tarés et flétris qui se livrent aux excès dans leurs agapes en faisant bonne chère avec vous, qui ont les yeux fixés sur la femme adultère et insatiables de péché, qui prennent par leurs amorces les âmes mal affermies, qui ont un cœur exercé à la cupidité, enfants de malédiction ! Après avoir abandonné le droit chemin, ils se sont égarés ; ayant suivi le chemin de Balaam, fils de Béor, ils ont préféré la rétribution due à l'injustice ; mais reçut une leçon pour sa propre prévarication : une bête de somme muette, s'étant exprimée par la voix au milieu des hommes, s'opposa à la démence du prophète. Ces gens-là sont des sources sans eau et des nuées chassées par un tourbillon ; c'est à eux qu'est réservée l'obscurité des ténèbres ; car, en proférant d'orgueilleux discours pleins d'inanité, ils prennent à l'amorce de la débauche, au sein des convoitises de la chair, les hommes qui viennent à peine d'échapper, qui vivent dans l'égarement, leur promettant la liberté, eux qui sont eux-mêmes esclaves de la corruption ; car on est esclave de qui vous subjugue. Or, si, après avoir abandonné les souillures du monde, grâce à la connaissance du seigneur et sauveur Jésus-Christ, ils sont de nouveau enlacés et subjugués par elles, leur nouvelle condition est pire que la première ; car il leur valait mieux n'avoir point connu la voie de la justice, que de se détourner, une fois qu'ils l'avaient connue, du saint commandement qui leur avait été transmis ; en eux s'est réalisée la vérité du proverbe : « C'est un chien retourné à son propre vomissement, et c'est une truie lavée allant se vautrer dans la boue. »
Gospel
Luke 3:1-18
Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations,
Gospel
John 3:22-30
Après cela Jésus vient, ainsi que ses disciples, dans le pays de Judée et il y séjournait avec eux, et il baptisait. Or Jean baptisait aussi à Énon près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on venait, et on se faisait baptiser ; car Jean n'avait pas encore été jeté en prison. Il y eut donc de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif au sujet de l'ablution. Et ils vinrent vers Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, c'est lui qui baptise, et tous viennent vers lui. » Jean répliqua : « Un homme ne peut pas s'attribuer la moindre chose, si cela ne lui a été donné du ciel ; vous-mêmes vous m'êtes témoins que j'ai dit : Ce n'est pas moi qui suis le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui qui possède l'épouse est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui est présent et qui l'entend, est plein de joie à cause de la voix de l'époux ; cette joie donc, qui est la mienne, a été accomplie ; il faut qu'il croisse, mais que moi je diminue.
Gospel
Matthew 8
Or, lorsqu'il fut descendu de la montagne, une foule nombreuse le suivit, et voici, un lépreux s'étant approché l'adorait en disant : « Seigneur, si tu le veux tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri. » Et aussitôt sa lèpre fut guérie. Et Jésus lui dit : « Garde-toi d'en parler à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente l'offrande qu'a prescrite Moïse, pour leur servir d'attestation. » Or, lorsqu'il fut entré à Capharnaoum, un centurion s'approcha de lui, en le sollicitant et en disant : « Seigneur, mon serviteur est au lit à la maison, atteint de paralysie et cruellement souffrant. » Il lui dit : « J'irai le guérir. » Mais le centurion répliqua : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va ; et à un autre : « Viens » et il vient ; et à mon esclave : « Fais cela » et il le fait. » Or, en l'entendant, Jésus fut émerveillé, et il dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le déclare, je n'ai trouvé chez personne en Israël une si grande foi ; mais je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et du couchant et s'attableront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait comme tu as cru. » Et en ce moment-là le serviteur fut guéri. Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère qui était au lit et avait la fièvre ; et il toucha sa main et la fièvre la quitta, et elle se leva, et elle le servait. Mais quand le soir fut venu on lui amena plusieurs démoniaques, et d'un mot il chassa les esprits et il guérit tous les malades ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « C'est lui qui a pris nos infirmités et qui a porté nos maladies. » Or, Jésus se voyant entouré de la foule ordonna de passer sur l'autre rive. Et un scribe s'étant approché lui dit : « Maître, je te suivrai où que ce soit que tu ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Mais un autre des disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord, et d'enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » Et lorsqu'il fut monté sur une barque, ses disciples le suivirent ; et voici une grande tourmente s'éleva sur la mer, en sorte que la barque était couverte par les vagues ; mais lui s'était endormi. Et s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Seigneur, au secours, nous sommes perdus. » Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés, gens de peu de foi ? » Alors s'étant levé, il gourmanda les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Or les gens émerveillés disaient : « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? » Et quand il fut arrivé sur l'autre rive, dans le pays des Gadaréniens, vinrent à sa rencontre deux démoniaques sortis des tombeaux, et qui étaient si furieux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. Et voici, ils s'écrièrent : « Qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous torturer ? » Or, loin d'eux paissait un troupeau de nombreux pourceaux. Mais les démons le sollicitaient en disant : « Si tu nous chasses, envoie-nous dans le troupeau des pourceaux. » Et il leur dit : « Allez ! » Or étant sortis ils s'en allèrent dans les pourceaux, et voici, tout le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Mais les pâtres s'enfuirent, et s'en étant allés à la ville ils rapportèrent tout ce qui s'était passé et ce qui était advenu aux démoniaques. Et voici, toute la ville sortit à la rencontre de Jésus, et l'ayant vu ils le sollicitèrent de s'éloigner de leur territoire.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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