Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Acts 7:9-16
Et les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Egypte ; et Dieu était avec lui, et Il le tira de toutes ses tribulations, et Il le dota de grâce et de sagesse en présence de Pharaon roi d'Egypte, et Il le plaça à la tête de l'Egypte et de toute cette maison. Or il survint une famine dans toute l'Egypte et dans Chanaan, et une grande tribulation, et nos pères ne trouvaient pas de quoi subsister. Mais Jacob, ayant appris qu'il y avait des vivres en Egypte, y envoya nos pères une première fois, et, au second voyage, Joseph fut reconnu par ses frères, et la race de Joseph devint manifeste pour Pharaon. Puis Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de soixante et quinze personnes. Or Jacob descendit, puis il mourut, lui et nos pères, » et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu'Abraham avait acquis à prix d'argent des fils d'Emmor à Sichem.
First Reading
Deuteronomy 34
Et Moïse monta des plaines de Moab au mont Nébo, sommité du Pisga, vis-à-vis de Jéricho, et l'Éternel lui fit regarder tout le pays, Galaad jusqu'à Dan, et tout Nephthali, et le pays d'Ephraïm et de Manassé, et tout le pays de Juda jusqu'à la Mer occidentale et le Midi et le District [du Jourdain], la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu'à Tsohar. Et l'Éternel lui dit : Tel est le pays que j'ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob en disant : Je le donnerai à ta race. Je te l'ai fait regarder de tes yeux, mais tu n'y passeras point. Et ainsi mourut là Moïse, serviteur de l'Éternel, dans le pays de Moab, par l'ordre de l'Éternel. Et Il l'ensevelit dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Pehor, et personne n'a connu son tombeau jusqu'aujourd'hui. Or Moïse à sa mort était âgé de cent vingt ans ; ses yeux ne s'étaient point éteints, et il n'avait point perdu ses forces. Et les enfants d'Israël pleurèrent Moïse dans les plaines de Moab pendant trente jours ; et ils accomplirent le temps des pleurs et du deuil de Moïse. Et Josué, fils de Nun, fut rempli de l'esprit de sagesse, car Moïse avait imposé ses mains sur lui et les enfants d'Israël lui obéirent et se conformèrent aux ordres que l'Éternel avait donnés à Moïse. Et il ne parut plus en Israël de prophète pareil à Moïse (que l'Éternel connaissait face en face) sous le rapport de tous les signes et miracles que l'Éternel lui avait donné la mission d'opérer dans le pays d'Egypte sur Pharaon et tous ses serviteurs et tout son pays, et sous le rapport de toute la main puissante et de tous les actes grands et terribles que Moïse exécuta aux yeux de tout Israël.
First Reading
2 Samuel 7:1-17
Comme le Roi était établi dans sa maison, et que de toutes parts l'Éternel lui assurait le repos de la part de tous ses ennemis, le Roi dit à Nathan, le prophète : Considère donc que j'habite un palais de cèdre et que l'Arche de Dieu loge entre des toiles ! Et Nathan dit au Roi : Tout ce que tu as au cœur, va, exécute-le, car l'Éternel est avec foi. Mais, la nuit même, la parole de l'Éternel fut adressée à Nathan en ces termes : Va et dis à mon serviteur, à David : Ainsi parle l'Éternel : Est-ce bien toi qui me bâtiras une Maison pour ma Résidence ? Aussi bien, je n'ai point eu de maison comme demeure depuis le jour où j'ai tiré de l'Egypte les enfants d'Israël, jusqu'au jour actuel, et j'ai voyagé sous la tente et dans le pavillon en tous les lieux que j'ai parcourus avec tous les enfants d'Israël. Ai-je dit un mot à l'une des Tribus d'Israël à qui j'avais commis la conduite de mon peuple d'Israël, et demandé : Pourquoi ne m'élevez-vous pas un palais de cèdre ? Eh bien donc ! tu diras à mon serviteur, à David : Ainsi parle l'Éternel des armées : Je t'ai tiré du pâturage où tu suivais les troupeaux, pour te faire prince de mon peuple, d'Israël ; et j'ai été avec toi dans toutes tes migrations, et j'ai exterminé tous tes ennemis devant toi, et je t'ai créé un grand nom, égal au nom des Grands qui sont sur la terre, et j'ai préparé un sol pour mon peuple d'Israël, et je l'ai planté pour qu'il demeure en place et ne soit plus agité, et que désormais les impies ne le tourmentent plus comme dans l'origine et depuis le temps où j'ordonnai des Juges sur mon peuple d'Israël ; et je t'ai assuré le repos de la part de tous tes ennemis ; et l'Éternel t'annonce qu'il te créera une dynastie. Quand tu auras accompli le nombre de tes jours et seras gisant à côté de tes pères, j'élèverai après toi ton descendant issu de tes entrailles, et j'affermirai sa souveraineté. C'est lui qui bâtira une maison à Mon Nom, et je consoliderai son trône royal pour l'éternité. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils, et, s'il s'égare, je le châtierai d'une verge humaine et de coups tels que sont ceux des fils de l'homme, et je ne lui retirerai pas ma grâce, comme je l'ai retirée à Saül que j'ai fait retirer devant toi. Et ta maison et ta souveraineté sont affermies pour l'éternité devant toi, ton trône est consolidé pour l'éternité. Nathan tint à David un langage conforme à toutes ces paroles et à toute cette révélation.
Morning Prayer — First Lesson
1 Kings 12
Et Roboam se rendit à Sichem, parce que tout Israël était venu à Sichem pour le faire roi. Et lorsque Jéroboam, fils de Nebat, qui se tenait encore en Egypte où il avait fui hors de la présence du Roi Salomon, apprit [la mort de Salomon], il revint d'Egypte. Alors on députa vers lui pour le mander, et Jéroboam arriva, et toute l'Assemblée d'Israël tint à Roboam ce langage : Ton père nous a chargés d'un joug onéreux, mais à présent, toi, allège le rigide service de ton père et le joug onéreux qu'il nous a imposé, et nous serons tes sujets. Et il leur dit : Retirez-vous pour trois jours encore, puis revenez auprès de moi. Et le peuple se retira. Alors Roboam conféra avec les vieillards qui avaient été au service de Salomon, son père, de son vivant, et il leur dit : Quelle réponse me conseillez-vous de rendre à ce peuple ? Et ils lui parlèrent en ces termes : Si aujourd'hui tu accordes ce service à ce peuple, et si tu lui cèdes et l'exauces, et si tu leur adresses des paroles de bonté, ils resteront toujours à ton service. Mais il négligea le conseil que lui donnaient les vieillards, et il conféra avec les jeunes gens qui avaient grandi avec lui et étaient ses ministres. Et il leur dit : Quelle réponse me conseillez-vous de rendre à ce peuple-là qui me tient ce langage : Allège le joug que ton père nous a imposé ? Et les jeunes gens qui avaient grandi avec lui, lui parlèrent en ces termes : Ainsi parle à ce peuple qui t'a tenu ce langage et t'a dit : Ton père nous a chargés d'un joug onéreux, mais toi rends-le plus léger pour nous ; ainsi parle-leur : Mon petit doigt est plus épais que la taille de mon père ; si donc mon père vous a fait porter un joug onéreux, moi j'ajouterai encore à votre joug ; si mon père vous a morigénés avec des lanières, moi je vous morigénerai avec des fouets à pointes. Et Jéroboam et tout le peuple se présentèrent à Roboam le troisième jour ensuite des paroles à eux adressées par le Roi : Revenez auprès de moi dans trois jours ! et le Roi répondit au peuple avec dureté, négligeant le conseil des vieillards, qui lui avait été donné par eux, et selon le conseil des jeunes il leur tint ce langage : Mon père vous a chargés d'un joug pesant, mais moi j'y ajouterai encore, mon père vous a morigénés avec des lanières, mais moi je vous morigénerai avec des fouets à pointes. Ainsi le Roi n'exauça point le peuple ; car ce fut une dispensation de l'Éternel pour la mise à effet de la parole que l'Éternel avait émise par l'organe d'Ahia, de Silo, à Jéroboam, fils de Nebat. Et lorsque tous les Israélites virent que le Roi ne les exauçait pas, le peuple rendit au Roi sa réponse en ces termes : En quoi sommes-nous participants de David ? Nous ne sommes point cohéritiers du fils d'Isaï. A tes tentes, Israël ! Désormais pourvois à ta maison, David ! Et les Israélites regagnèrent leurs tentes. Et quant aux Israélites domiciliés dans les villes de Juda, Roboam régna sur eux. Alors le Roi Roboam délégua Adoram, qui était préposé sur la corvée, mais il fut reçu à coups de pierres par tout Israël et il en mourut, et en toute hâte le Roi Roboam monta sur un char pour fuir à Jérusalem. C'est ainsi qu'Israël s'est détaché de la maison de David jusqu'à ce jour. Et à la nouvelle du retour de Jéroboam tous les Israélites par députation le mandèrent à l'Assemblée, et ils l'établirent Roi de tout Israël, et il n'y eut plus à la suite de la maison de David que la Tribu de Juda seule. Et Roboam rentré à Jérusalem convoqua toute la maison de Juda et la Tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d'élite portant les armes, pour attaquer la maison d'Israël afin de reconquérir le royaume à Roboam, fils de Salomon. Alors la parole de Dieu fut adressée à Semaïa, homme de Dieu, en ces termes : Parle à Roboam, fils de Salomon, Roi de Juda, et à toute la maison de Juda et de Benjamin et au reste du peuple en ces termes : Ainsi parle l'Éternel : Ne vous mettez point en campagne et n'attaquez point vos frères, les enfants d'Israël ! rentrez chacun chez vous, car cet événement a lieu de par Moi. Et ils obéirent à la parole de l'Éternel et ils s'en retournèrent conformément à la parole de l'Éternel. Et Jéroboam édifia Sichem sur la montagne d'Éphraïm et il y résida, puis il en sortit et édifia Pnuel. Et Jéroboam disait en son cœur : Maintenant le royaume retournera à la maison de David, si ce peuple s'en va offrir des sacrifices dans la Maison de l'Éternel à Jérusalem, et le cœur de ce peuple retournera à leur Souverain, à Roboam, Roi de Juda, et ils me feront mourir, et retourneront à Roboam, Roi de Juda. Alors le Roi se consulta, puis il fit deux veaux d'or, et il dit au peuple : Vous êtes assez montés à Jérusalem ! Israël, voici ton Dieu qui t'a retiré du pays d'Egypte. Et il les plaça, l'un à Béthel, l'autre à Dan. Et ce fait devint une cause de péché, et le peuple allait en pèlerinage vers l'un jusqu'à Dan. Il construisit aussi un temple sur les hauteurs, et créa des prêtres tirés de la masse du peuple et n'appartenant point à la descendance de Lévi. Et Jéroboam institua une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, comme la fête qui existait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l'autel. Et à Béthel il s'y prit ainsi : il fit des sacrifices aux veaux qu'il avait fabriqués, et il établit à Béthel les prêtres des tertres qu'il avait élevés, et il monta à l'autel qu'il avait érigé à Béthel, le quinzième jour du huitième mois, jour qu'il avait imaginé en son cœur et auquel il fixa une fête pour les enfants d'Israël, et il monta à l'autel pour encenser.
Epistle
1 Timothy 5:3-10
Aie des égards pour les veuves, véritables veuves ; mais si une veuve a des enfants ou des descendants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre maison, et à reconnaître les soins de leurs ascendants, car cela est agréable aux yeux de Dieu. Mais celle qui est véritablement veuve, et isolée, a mis son espérance en Dieu, et elle persévère dans les oraisons et les prières nuit et jour, tandis que celle qui s'adonne aux plaisirs est morte, quoique vivante ; voilà ce que tu dois aussi prescrire, afin qu'elles soient irréprochables. Mais si quelqu'un néglige les siens, et surtout ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un infidèle. Qu'une veuve ne soit portée sur le rôle, que si elle n'a pas moins de soixante ans, si elle n'a eu qu'un seul mari, si elle se recommande par de bonnes œuvres, comme d'avoir élevé ses enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, pratiqué toute bonne œuvre.
First Reading
Exodus 21
Ce sont ici les lois que tu leur reproduiras : Si tu achètes un esclave hébreu, six années il servira, et la septième il sortira libre gratuitement. S'il entre de sa personne seule, il sortira de sa personne seule ; s'il a une femme, sa femme sortira avec lui. Si son maître lui donne une femme et qu'il ait d'elle des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront au maître, et il sortira de sa personne seule. Mais si le serviteur dit : J'aime mon maître, ma femme et mes fils, je ne veux pas sortir libre, alors que son maître l'amène devant Dieu, puis l'approche de la porte ou du jambage, et que son maître lui perce l'oreille avec une alène, et il restera à son service à perpétuité. Mais si quelqu'un vend sa fille pour être servante, elle ne sortira point de la même manière que les serviteurs. Si elle déplaît au maître qui se l'était destinée, il moyennera son rachat ; il n'est point autorisé à la vendre chez un peuple étranger, ce qui serait la trahir. Que s'il l'a destinée à son fils, il la traitera d'après le droit des filles. Si en outre il en prend une autre, il ne lui retranchera rien, ni de ses aliments, ni de son habillement, ni de ses droits de femme. Et s'il ne la satisfait pas à ces trois égards, elle pourra sortir gratuitement, sans rançon. Qui portera à un homme un coup dont celui-ci mourra, sera mis à mort. Mais s'il n'y a pas eu guet-apens, et si c'est Dieu qui l'a fait se rencontrer sous ses coups, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier. Mais celui qui aura prémédité de tuer son prochain par surprise, tu l'arracheras de mon autel même pour le mener à la mort. Et quiconque frappera son père et sa mère, sera mis à mort. Celui qui fait rapt d'un homme et le vend ou le retient en sa puissance, sera mis à mort. Et qui maudira son père et sa mère sera mis à mort. Si des individus ont une rixe dans laquelle l'un porte à l'autre avec une pierre ou le poing des coups qui, sans causer sa mort, l'étendent sur son lit, dans le cas où celui-ci pourra se lever et sortir en s'aidant de son bâton, celui qui aura frappé ne subira point de peine ; seulement il lui paiera son séjour au lit et pourvoira à son rétablissement. Si quelqu'un frappe son serviteur ou sa servante avec le bâton, dans le cas où ils mourraient sous ses coups, il y aura vindicte ; seulement dans le cas d'un jour ou plusieurs de survie, la vindicte ne s'exercera pas ; car c'est son argent. Si des individus ont une rixe et portent à une femme enceinte des coups qui ont pour effet un avortement sans qu'il y ait d'autre dommage, ils paieront une amende telle que la leur imposera le mari de la femme, et ils s'en acquitteront devant des arbitres. Mais, s'il y a d'ailleurs dommage, tu rendras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion. Et si quelqu'un frappe son serviteur ou sa servante à l'œil, et le leur fait perdre, il les affranchira, pour l'œil qu'ils auront perdu. Et s'il fait sauter une dent à son serviteur ou à sa servante, il les affranchira pour la dent qu'ils n'ont plus. Et si un bœuf heurte un homme ou une femme et que la mort s'en suive, le bœuf sera lapidé, et on n'en mangera pas la chair, mais le maître du bœuf ne sera point puni. Que si le bœuf était précédemment sujet à heurter, et si malgré les avertissements donnés à son maître, celui-ci ne l'a point surveillé, et que le bœuf ait causé la mort d'un homme ou d'une femme, le bœuf sera lapidé et son maître aussi sera mis à mort. Dans le cas où une indemnité lui serait infligée, il paiera en rançon de sa vie la totalité de la somme qui lui sera imposée. Que ce soit un fils ou une fille qui ait été heurté, on lui fera l'application de cette loi. Si c'est un serviteur ou une servante que le bœuf a heurté, trente sicles d'argent seront payés à leur maître, et le bœuf sera lapidé. Quelqu'un ayant ouvert un fossé ou creusé un puits, et ne l'ayant pas recouvert, si un bœuf ou un âne y tombe, le propriétaire du puits paiera à leur maître l'équivalent en argent, mais la bête morte lui reviendra. Si le bœuf de l'un frappe de la corne le bœuf de l'autre à le tuer, ils vendront le bœuf vivant et s'en partageront le prix, comme ils se partageront aussi le bœuf mort. Ou s'il est notoire que précédemment ce bœuf était sujet à frapper et que son maître ne l'a pas surveillé, ce maître rendra bœuf pour bœuf, et le bœuf mort lui reviendra.
Morning Prayer — Second Lesson
Matthew 2
Or, après que Jésus fut né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici, des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, disant : « Où est le roi des Juifs qui vient d'être mis au monde ? Car nous avons vu son astre en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. » Mais le roi Hérode l'ayant appris, fut troublé et tout Jérusalem avec lui ; et, après avoir rassemblé tous les grands prêtres et les scribes du peuple, il s'informait d'eux où devait naître le Christ. Et ils lui dirent : « A Bethléem de Judée ; c'est ainsi en effet qu'il a été écrit par l'entremise du prophète : Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes point la moindre parmi les chefs de Juda, car c'est de toi que sortira un souverain qui paîtra mon peuple d'Israël. » Alors Hérode, ayant secrètement mandé les mages, s'enquit avec soin auprès d'eux du temps depuis lequel l'astre se montrait, et les envoyant à Bethléem, il dit : « Allez, et prenez d'exactes informations sur le petit enfant ; mais, quand vous l'aurez découvert, faites-le-moi savoir, afin que moi aussi j'aille l'adorer. » Pour eux, après avoir ouï le roi, ils se mirent en route ; et voici, l'astre qu'ils avaient vu en Orient les précédait, jusqu'à ce qu'il s'arrêta dans sa marche au-dessus du lieu où était le petit enfant. Or à la vue de l'astre ils furent remplis d'une très grande joie ; et, étant entrés dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère, et s'étant prosternés ils l'adorèrent, et ayant ouvert leurs trésors ils lui offrirent en présent de l'or, et de l'encens et de la myrrhe. Et ayant été avertis dans un songe de ne point retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Or, après qu'ils eurent regagné leur pays, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant : Éveille-toi, prends avec toi le petit enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et demeures-y jusques à ce que je te le dise ; car Hérode va se mettre en quête du petit enfant pour le faire périr. » Or, s'étant éveillé, il prit avec lui le petit enfant et sa mère pendant la nuit, et il gagna l'Egypte, et il y séjourna jusqu'au trépas d'Hérode ; — afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « De l'Egypte j'ai rappelé Mon fils. » — Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, entra dans un grand courroux, et il envoya mettre à mort tous les enfants qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, âgés de deux ans et au-dessous, conformément à la date dont il s'était enquis avec soin auprès des mages. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Une voix a été entendue dans Rama, des pleurs et de nombreux gémissements ; c'est Rachel qui pleure ses enfants, et elle ne voulait pas être consolée, parce qu'ils ne sont plus. » Or, après qu'Hérode fut trépassé, voici, un ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Egypte, disant : « Éveille-toi, prends avec toi le petit enfant et sa mère, et mets-toi en route pour le pays d'Israël ; car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. » Or, s'étant éveillé, il prit avec lui le petit enfant et sa mère, et il rentra dans le pays d'Israël. Mais, ayant appris qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il craignit de s'y rendre, et ayant été averti dans un songe il gagna le territoire de la Galilée, et, après y être arrivé, il s'établit dans une ville appelée Nazaret ; — afin que fût accompli ce qui a été dit par l'entremise des prophètes : « Il sera appelé Nazoréen. » —
Responsorial Psalm
Psalm 43
Fais-moi justice, ô Dieu, et soutiens ma querelle contre un peuple impitoyable ! Sauve-moi de l'homme fourbe et pervers, car tu es mon Dieu tutélaire ! Pourquoi me rejettes-tu ? Pourquoi vais-je menant deuil sous l'oppression de l'ennemi ? Envoie-moi ta lumière et ta vérité, afin qu'elles me guident, et qu'elles m'amènent à ta montagne sainte et dans tes demeures, pour que je parvienne à l'autel de Dieu, auprès d'un Dieu qui excite les transports de ma joie, et que je te chante avec la harpe, ô Dieu, ô mon Dieu ! Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, je le louerai encore, lui, mon Sauveur et mon Dieu.
Gospel
Luke 7:11-16
Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. »
Responsorial Psalm
Psalm 115
Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, pour l'amour de ta grâce, de ta fidélité ! Pourquoi faut-il que les nations disent : « Où donc est leur Dieu ? » Cependant notre Dieu est dans les Cieux ; tout ce qu'il veut, Il le fait. Leurs idoles sont de l'argent et de l'or, un ouvrage des mains de l'homme. Elles ont une bouche, et ne parlent point ; elles ont des yeux, et ne voient point ; elles ont des oreilles, et n'entendent point ; elles ont des narines, et sont sans odorat ; avec leurs mains elles ne peuvent saisir, avec leurs pieds elles ne peuvent marcher, et elles ne tirent aucun son de leur gosier. Telles elles sont, tels sont ceux qui les fabriquent, tous ceux qui mettent leur confiance en elles. Israël, confie-toi dans l'Éternel ! Il est notre aide et notre bouclier. Maison d'Aaron, confiez-vous dans l'Éternel ! Il est notre aide et notre bouclier. Vous qui craignez l'Éternel, confiez-vous dans l'Éternel ! Il est notre aide et notre bouclier. L'Éternel se souvient de nous : Il bénira, Il bénira la maison d'Israël, Il bénira la maison d'Aaron, Il bénira ceux qui craignent l'Éternel, les petits aussi bien que les grands. Que l'Éternel vous fasse prospérer, vous et vos enfants ! Soyez bénis de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre ! Les Cieux sont les Cieux de l'Éternel, mais Il a donné la terre aux enfants des hommes. Ce ne sont pas les morts qui louent l'Éternel, ni ceux qui sont descendus dans le lieu du silence ; mais nous, nous bénirons l'Éternel, dès maintenant à l'éternité ! Alléluia !
Responsorial Psalm
Psalm 124
Cantique graduel. De David.Sans l'Éternel qui nous fut secourable, (ainsi doit parler Israël) sans l'Éternel qui nous fut secourable, quand les hommes s'élevaient contre nous, ils nous auraient engloutis tout vivants, quand leur fureur s'enflammait contre nous ; alors les eaux nous auraient submergés, et aux torrents notre âme aurait succombé, alors notre âme aurait succombé aux eaux bouillonnantes. Béni soit l'Éternel, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! Notre âme s'est échappée, comme l'oiseau du filet de l'oiseleur ; le filet fut rompu, et nous nous échappâmes, Notre secours est dans le nom de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre.
Responsorial Psalm
Psalm 122
Cantique graduel. De David.Je me réjouis, quand on me dit : Allons à la maison de l'Éternel ! Nos pieds s'arrêtent dans tes Portes, Jérusalem ! Jérusalem, bâtie comme une ville où les édifices se lient l'un à l'autre, rendez-vous des tribus, des tribus de l'Éternel, selon l'ordre donné à Israël, qui vient pour y louer le nom de l'Etemel ! Car des trônes y sont placés pour le siège de la justice, les trônes de la maison de David. Faites des vœux pour la prospérité de Jérusalem ! Heureux soient ceux qui t'aiment ! Que la paix soit dans tes murs, et la sécurité dans tes palais ! En faveur de mes frères et de mes amis, je veux implorer le salut pour toi ; en faveur de la maison de l'Éternel, notre Dieu, je demanderai pour toi le bonheur.
Evening Prayer — First Lesson
1 Kings 13
Et voilà qu'un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel avec la parole de l'Éternel, comme Jéroboam était debout à l'autel pour offrir l'encens. Et apostrophant l'autel avec la parole de l'Éternel il dit : Autel ! Autel ! ainsi parle l'Éternel : Voici, il naîtra un fils à la maison de David, Josias sera son nom, et sur toi il immolera les prêtres des hauts lieux, qui sur toi offrent l'encens, et sur toi l'on brûlera des ossements humains. Et le même jour il donna un signe et dit : C'est le signe que l'Éternel a parlé : voici, l'autel sera détruit, et la graisse qui y est, se répandra. Et quand le Roi entendit la parole que l'homme de Dieu adressait à l'autel, à Béthel, Jéroboam étendit la main de dessus l'autel en disant : Arrêtez-le ! et la main qu'il étendait contre lui, sécha, et il ne pouvait la ramener à soi. Et l'autel fut mis en pièces, et la graisse coula de l'autel conformément au signe qu'avait donné l'homme de Dieu par ordre de l'Éternel. Alors le Roi prit la parole et dit à l'homme de Dieu : Apaise donc l'Éternel, ton Dieu, et intercède pour moi, afin que je recouvre ma main. Alors l'homme de Dieu apaisa l'Éternel, et la main du Roi put être ramenée et elle revint à son premier état. Et Le Roi parlant à l'homme de Dieu : Entre avec moi [dit-il] dans la maison pour te restaurer, et je te donnerai un présent. Mais l'homme de Dieu dit au Roi : Quand tu me donnerais la moitié de ta maison, je n'entrerais pas avec toi ; d'ailleurs je ne mangerai point de pain et ne boirai point d'eau en ce lieu-ci, car tel est l'ordre compris dans la parole de Dieu qui m'a été adressée : Tu ne mangeras point de pain et ne boiras point d'eau et pour ton retour tu ne prendras pas le chemin par lequel tu seras allé. Puis il partit par un autre chemin, et pour son retour il ne prit point le chemin par lequel il était venu à Béthel. Or à Béthel demeurait un prophète âgé ; et son fils vint lui raconter tout ce qu'avait fait à Béthel ce jour-là l'homme de Dieu, et les paroles qu'il avait adressées au Roi ; et comme [les fils] faisaient ce récit à leur père, celui-ci leur dit : Quel chemin a-t-il pris ? Et ses fils s'assurèrent du chemin pris par l'homme de Dieu venu de Juda. Et il dit à ses fils : Sellez-moi l'âne. Et ils lui sellèrent l'âne, et il le monta. Et il suivit l'homme de Dieu et il le trouva assis sous le Térébinthe, et il lui dit : Es-tu l'homme de Dieu venu de Juda ? Et il répondit : Je le suis. Et il lui dit : Viens avec moi au logis et tu mangeras le pain. Et il répondit : Je ne saurais retourner avec toi, ni entrer avec toi, ni manger du pain, ni boire de l'eau avec toi dans ce lieu, car dans la parole de l'Éternel il m'a été dit : Tu ne mangeras point de pain et ne boiras point d'eau là, et pour ton retour tu ne prendras pas le chemin par lequel tu seras allé. Et il lui dit : Moi aussi je suis prophète comme toi, et un ange m'a parlé avec la parole de l'Éternel, et dit : Ramène-le avec toi dans ta maison, pour qu'il mange du pain et boive de l'eau. Il lui mentait. Alors [le prophète de Juda] revint avec lui et mangea du pain dans sa maison et but de l'eau. Et comme ils étaient assis à table, la parole de l'Éternel fut adressée au prophète qui l'avait ramené, et qui cria à l'homme de Dieu venu de Juda ces mots : Ainsi parle l'Éternel : Puisque tu as désobéi à l'ordre de l'Éternel et n'as pas observé le commandement que t'avait prescrit l'Éternel, ton Dieu, et que tu as rebroussé et que tu as mangé du pain et bu de l'eau dans le lieu duquel Il t'avait dit : Tu n'y mangeras point de pain et n'y boiras point d'eau ; ton cadavre n'entrera point au tombeau de tes pères. Et après avoir mangé le pain et avoir bu, il sella l'âne au prophète qu'il avait ramené, et qui partit ; et il fut rencontré dans la route par un lion qui le tua. Et son cadavre était gisant sur le chemin et l'âne restait à ses côtés, et le lion restait à côté du cadavre. Et voilà que des gens passèrent et virent le cadavre gisant sur le chemin et le lion qui restait à côté du cadavre, et ils vinrent le redire dans la ville qu'habitait le vieux prophète. Ce qu'apprenant, le prophète qui lui avait fait rebrousser chemin, dit : C'est l'homme de Dieu qui a désobéi à l'ordre de l'Éternel ; aussi l'Éternel l'a-t-Il livré au lion qui l'a terrassé et tué selon la parole de l'Éternel qu'il lui avait adressée. Et parlant à ses fils il dit : Sellez-moi l'âne. Et ils le sellèrent. Puis il se mit en route et il trouva le cadavre gisant sur le chemin, et l'âne et le lion restés à côté du cadavre : le lion n'avait ni dévoré le cadavre, ni abattu l'âne. Alors le prophète leva le cadavre de l'homme de Dieu et le plaça sur l'âne et le ramena, et rentra en ville, lui le prophète âgé, pour son deuil et sa sépulture. Et il déposa le cadavre dans son tombeau, et on éleva sur lui la complainte : « Hélas ! mon frère. » Et après avoir vaqué à sa sépulture, il parla à ses fils en ces termes : A ma mort vous m'inhumerez dans le tombeau où l'homme de Dieu est inhumé, et vous déposerez mes os à côté de ses os. Car elle aura son effet, la menace qu'il a proclamée par ordre de l'Éternel contre l'autel de Béthel et contre tous les temples des hauteurs qui sont dans les villes de Samarie. Après ce fait Jéroboam ne quitta point sa mauvaise voie, mais de nouveau il créa des prêtres des tertres, tirés de la masse du peuple, et il instituait qui le voulait, pour en faire un prêtre des hauts lieux. Et par cette manière d'agir il devint la cause du péché de la maison de Jéroboam et de sa destruction et de son extermination de la face de la terre.
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Acts 4
Cependant, tandis qu'ils parlaient au peuple, survinrent contre eux les grands prêtres et le chef des gardes du temple, ainsi que les sadducéens, vexés de ce qu'ils enseignaient le peuple et lui annonçaient en la personne de Jésus la résurrection d'entre les morts, et ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusques au lendemain ; car c'était déjà le soir. Mais plusieurs de ceux qui avaient entendu le discours crurent, et le nombre des hommes arriva à environ cinq mille. Or il advint le lendemain que leurs magistrats, leurs anciens, et leurs scribes se rassemblèrent à Jérusalem, ainsi que Annas le grand prêtre, et Caïaphas, et Jean, et Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des grands prêtres, et les ayant fait comparaître au milieu d'eux, ils leur demandaient : « En vertu de quelle puissance ou de quel nom avez-vous agi ainsi ; vous autres ? » Alors Pierre, rempli de l'esprit saint, leur dit : « Chefs du peuple et anciens, puisque nous avons à répondre aujourd'hui, à propos de la guérison d'un homme infirme, sur la manière dont il a été guéri, qu'il soit notoire à vous tous et à tout le peuple d'Israël, que c'est au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, lui que vous avez crucifié, lui que Dieu a ressuscité d'entre les morts ; c'est grâce à lui que cet homme se présente bien portant devant vous. C'est lui qui est la pierre qui, méprisée par vous ; les constructeurs, est devenue le sommet de l'angle ; et le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n'y a pas un autre nom sous le ciel, qui ait été donné parmi les hommes, par lequel vous deviez être sauvés. » Voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et ayant appris que c'étaient des hommes sans instruction et du commun, ils étaient dans l'étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus ; et, comme ils voyaient debout à côté d'eux l'homme qui avait été guéri, ils n'avaient rien à objecter, Mais, leur ayant ordonné de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux en disant : « Que pouvons-nous faire à ces hommes-là ? Car un miracle notoire a été opéré par eux, il est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier ; mais, afin qu'il ne se divulgue pas davantage parmi le peuple, ordonnons-leur avec menaces de ne plus parler en ce nom-là à personne. » Et les ayant rappelés, ils leur interdirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean leur répliquèrent : « Jugez s'il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu ? Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler de ce que nous savons et de ce que nous avons entendu. » Mais ils les renvoyèrent avec de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir à cause du peuple, parce que tout le monde glorifiait Dieu de ce qui était arrivé ; car l'homme sur lequel s'était opéré le miracle de cette guérison avait plus de quarante ans. Or, quand ils eurent été renvoyés, ils vinrent auprès des leurs et racontèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. Et les autres, après l'avoir ouï, élevèrent unanimement la voix vers Dieu, et dirent : « O Souverain, Toi, qui as créé le ciel et la terre et la mer et tout ce qui s'y trouve, qui, par l'esprit saint dans la bouche de notre père David Ton serviteur, as dit : « Pourquoi des nations ont-elles frémi de colère, et des peuples ont-ils formé de vains projets ? Les rois de la terre se sont insurgés, et les magistrats se sont coalisés contre le Seigneur et contre Son oint ; » — car Hérode et Ponce Pilate se sont effectivement coalisés dans cette ville-ci contre Ton saint serviteur Jésus que Tu as oint, avec des Gentils et avec les peuples d'Israël, pour exécuter tout ce que Ta main et Ton conseil avaient prédéterminé. — Et maintenant, Seigneur, surveille leurs menaces, et donne à Tes esclaves d'annoncer Ta parole avec toute assurance, en étendant Ta main pour qu'il s'opère des guérisons, et pour qu'il se fasse, par le nom de Ton saint serviteur Jésus, des miracles et des prodiges. » Et, après qu'ils eurent prié, le lieu où ils étaient réunis trembla, et ils furent tous remplis du saint esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. Or, la multitude de ceux qui avaient cru était un seul cœur et une seule âme, et pas même un seul d'entre eux ne disait que quoi que ce fût qu'il possédât lui appartînt en propre, mais tout leur était commun. Et les apôtres du seigneur Jésus rendaient avec une grande puissance témoignage de sa résurrection ; et une grande grâce reposait sur eux tous. En effet, personne parmi eux n'était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des fonds de terre ou des maisons les vendaient et apportaient le prix de leurs ventes, et ils le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on répartissait à chacun selon ses besoins. Or Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie, étant traduit, fils d'exhortation, lévite, Cypriote d'origine, ayant vendu un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
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Revelation 3
« Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Sardes :Voici ce que dit celui qui possède les sept esprits de Dieu et a les sept étoiles :Je connais tes œuvres ; je sais que tu passes pour être vivant, tandis que tu es mort. Deviens vigilant et fortifie le reste qui s'en allait mourir, car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et observe, et repens-toi. Si tu ne veilles donc pas, j'arriverai comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure j'arriverai sur toi. Cependant tu as à Sardes un petit nombre de personnes qui n'ont pas souillé leurs vêtements, et qui marcheront avec moi dans des vêtements blancs, car elles en sont dignes. Le vainqueur sera ainsi revêtu de vêtements blancs, et je n'effacerai certainement point son nom du livre de la vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant Ses anges. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Philadelphie :Voici ce que dit le véritable, le saint, celui qui tient la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, qui ferme et personne n'ouvre : Je connais tes œuvres ; voici, j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer ; car tu as une faible puissance, et tu as observé ma parole, et tu n'as pas renié mon nom. Voici, je permets que de la synagogue de Satan, de ceux qui se disent eux-mêmes Juifs, et ils ne le sont pas, mais ils mentent…. voici, je ferai qu'ils viennent adorer à tes pieds, et qu'ils sachent que moi je t'ai aimé, et que tu as observé la leçon de constance que je t'ai donnée ; et moi de mon côté je te préserverai de l'heure de la tentation, qui va venir sur l'univers entier afin de mettre à l'épreuve les habitants de la terre. Je vais venir promptement ; retiens ce que tu as, afin que personne n'enlève ta couronne. Le vainqueur, j'en ferai une colonne dans le sanctuaire de mon Dieu, et il n'en sortira certainement plus, et j'écrirai dessus le nom de mon Dieu et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, laquelle descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Laodicée : Voici ce que dit l'amen, le témoin qui est fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : Je connais tes œuvres ; je sais que tu n'es ni froid, ni bouillant. Ainsi parce que tu es tiède, et non pas froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. En effet tu dis : je suis riche et je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que toi tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu ! Je te conseille d'acheter de moi de l'or affiné au feu afin de t'enrichir, et des vêtements blancs afin de te vêtir et de ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, et un collyre pour enduire tes yeux afin que tu voies. Pour moi, tous ceux que j'aime, je les reprends et je les châtie ; sois donc zélé, et repens-toi. Voici, je me tiens auprès de la porte et je heurte : si quelqu'un entend ma voix et qu'il ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi de mon côté j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur Son trône. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. »
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2 Timothy 2:1-13
Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Christ Jésus ; et, ce que tu m'as entendu dire devant plusieurs témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables d'en instruire aussi d'autres. Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus ; aucun homme qui porte les armes ne se laisse entraver par les occupations de la vie ordinaire, afin de plaire à celui qui a rassemblé l'armée ; de même encore nul athlète n'est couronné, s'il n'a lutté selon les règles ; c'est le laboureur qui travaille, qui, le premier, doit avoir sa part des fruits. Réfléchis à ce que je dis ; car le seigneur te donnera l'intelligence de toutes choses. Rappelle-toi Jésus-Christ ressuscité des morts, issu de la postérité de David, selon mon évangile, dans la prédication duquel je souffre jusques à être chargé de chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée ; c'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Christ Jésus, avec une gloire éternelle. C'est une vérité certaine. En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi, il nous reniera ; si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
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2 Peter 4:1-10
Gospel
Matthew 14
En ce temps-là Hérode le tétrarque ouït parler de la renommée de Jésus, et il dit à ses serviteurs : « Cet homme est Jean le baptiste ; il est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui. » Hérode, en effet, après avoir fait dans le temps arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe son frère ; car Jean lui disait : « Il ne t'est pas permis de la posséder. » Et quoiqu'il eût désiré le faire mourir, il avait craint la foule, car on le regardait comme un prophète. Mais lors de la fête anniversaire de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode, en sorte qu'il s'engagea par serment à lui donner quoi que ce fût qu'elle demanderait. Or, ayant été endoctrinée par sa mère : « Donne-moi, » dit-elle, « ici, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. » Et le roi attristé ordonna, à cause de son serment et des convives, qu'on la donnât, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Et sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, et elle la porta à sa mère. Et ses disciples vinrent enlever le cadavre, et ils l'enterrèrent, et ils allèrent en informer Jésus. Or, Jésus l'ayant appris, partit de là sur une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert, et la foule l'ayant su le suivit à pied des différentes villes. Et étant sorti, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers elle, et il guérit leurs malades. Mais, le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui en disant : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée, renvoie la foule, afin qu'elle se rende dans les villages pour s'y acheter des vivres, » Or Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller, donnez-leur vous-mêmes à manger. » Mais ils lui disent : « Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. » Et il dit : « Apportez-les-moi ici, et ordonnez à la foule de s'asseoir sur l'herbe. » Après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; et après les avoir rompus, il donna les pains à ses disciples et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta le surplus des morceaux dans douze corbeilles pleines. Or, ceux qui mangèrent étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans une barque et à passer avant lui sur l'autre rive, jusques à ce qu'il eût renvoyé la foule. Et, après avoir renvoyé la foule, il monta sur la montagne pour prier à l'écart. Mais, le soir étant venu, il se trouva seul en cet endroit. Or, la barque était déjà éloignée de plusieurs stades de la terre, et elle était battue par les flots, car le vent était contraire. Mais à la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer. Or les disciples, en le voyant marcher sur la mer, furent tout troublés, et ils se disaient : « C'est un fantôme, » et dans leur peur ils se mirent à crier. Mais Jésus leur parla aussitôt, en disant : « Courage, c'est moi ; n'ayez pas peur. » Et Pierre lui répliqua : « Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Et il lui dit : « Viens. » Et Pierre, étant descendu de la barque, marcha sur les eaux et vint vers Jésus ; mais en voyant la violence du vent, il eut peur, et ayant commencé à s'enfoncer, il s'écria : « Seigneur, sauve-moi. » Et aussitôt Jésus ayant étendu la main le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et lorsqu'ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Mais ceux qui étaient dans la barque l'adorèrent, en disant : « Tu es vraiment le fils de Dieu. » Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsaret, et les gens de ce lieu-là l'ayant reconnu envoyèrent dans tout le pays circonvoisin, et on lui amena tous les malades, et ils le suppliaient de les laisser toucher seulement la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent guéris.
Evening Prayer — Second Lesson
Romans 3
Quelle est donc la prérogative du Juif ? Ou quelle est l'utilité de la circoncision ? Elle est grande de toute manière. Et d'abord, parce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. Qu'importe en effet que quelques-uns aient été infidèles ? Est-ce que leur infidélité anéantira la fidélité de Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Mais au contraire ; que Dieu soit tenu pour véridique et tout homme pour menteur selon qu'il est écrit : « Afin que Tu sois justifié dans Tes paroles, et que Tu triomphes quand on Te juge. » Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous ? Est-ce qu'en laissant agir Sa colère Dieu est injuste ? Je parle d'une manière tout humaine. Loin de nous cette pensée ! Car en ce cas comment Dieu juge-t-Il le monde, puisque, si la vérité de Dieu a par mon mensonge surabondé pour Sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore condamné comme pécheur ? Et que n'agissons-nous comme nous en sommes calomnieusement accusés, puisque quelques personnes prétendent que nous disons : Faisons le mal afin qu'il en résulte le bien ; ce qui est digne de condamnation ? Eh bien ! Avons-nous quelque chose à alléguer ? Absolument rien ; car nous avons déjà convaincu les Juifs et les Grecs d'être tous sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : « Il n'existe point de juste, pas même un seul ; il n'existe point de sage, il n'existe personne qui cherche Dieu ; tous, ils se sont dévoyés, ils se sont tous ensemble pervertis ; il n'en existe point qui fasse le bien, fût-ce même un seul. C'est un sépulcre béant que leur gosier ; avec leurs langues ils ont rusé ; un venin d'aspics est sous leurs lèvres ; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume ; leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; l'oppression et la misère sont sur leur route, et ils n'ont pas connu le chemin de la paix ; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. » Or nous savons que tout ce que dit la loi, elle l'adresse à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que le monde entier tombe sous le châtiment de Dieu, parce que personne ne sera justifié devant Lui par les œuvres de la loi ; car c'est par la loi que vient la connaissance du péché. Or, maintenant c'est sans la loi qu'est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, mais c'est la justice de Dieu par la foi en Christ pour tous ceux qui croient. En effet il n'y a point de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, étant gratuitement justifiés par Sa grâce, par le moyen de la rédemption accomplie en Christ-Jésus, dont Dieu a fait une victime expiatoire, par la foi en son propre sang, afin de manifester Sa justice, parce qu'il n'avait pas été tenu compte des péchés antérieurs à cause de l'indulgence de Dieu, afin de manifester, dis-je, Sa justice dans les circonstances présentes, pour se montrer Lui-même juste et justifiant celui qui croit en Jésus. Que devient donc la raison de s'enorgueillir ? Elle a été exclue. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi. Nous pensons donc que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Ou bien Dieu ne l'est-Il que des seuls Juifs ? Ne l'est-Il pas aussi des Gentils ? Oui, aussi des Gentils, puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu qui justifiera la circoncision en conséquence de la foi, et l'incirconcision par le moyen de la foi. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de nous cette pensée, au contraire nous établissons la loi.
Gospel
Luke 6:39-49
Or il leur dit encore une parabole : « Est-ce qu'un aveugle peut guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas l'un et l'autre dans un fossé ? Un disciple n'est pas au-dessus de son maître ; mais chacun sera façonné comme son maître. Mais pourquoi regardes-tu le fétu qui est dans l'œil de ton frère, tandis que tu ne t'aperçois pas de la poutre qui est dans ton propre œil ? Comment peux-tu dire à ton frère : Frère, permets que j'ôte le fétu qui est dans ton œil ; toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et tu verras alors à ôter le fétu qui est dans l'œil de ton frère. Il n'y a pas en effet de bon arbre qui produise du fruit pourri, ni, d'un autre côté, d'arbre pourri qui produise du bon fruit ; car chaque arbre se connaît à son propre fruit ; en effet ce n'est pas sur des épines qu'on recueille des figues, ni sur un buisson qu'on vendange du raisin. L'homme bon du bon trésor de son cœur tire le bien, et le méchant du mauvais tire le mal ; car c'est par ce qui déborde du cœur que sa bouche parle. Mais pourquoi m'appelez-vous : « Seigneur, Seigneur ! » et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, et écoute mes paroles, et les met en pratique, je vous montrerai à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison, lequel a foui et profondément creusé, et placé la fondation sur le roc ; mais une inondation étant survenue, le fleuve a fait irruption contre cette maison-là, et il n'a pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté et n'a pas mis en pratique ressemble à un homme qui a bâti une maison sur la terre sans fondation ; le fleuve a fait irruption contre elle, et aussitôt elle est tombée, et l'écroulement de cette maison-là a été grand. »
Gospel
John 5:39-47
Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez posséder en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui témoignent pour moi, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! Ce n'est pas que j'accepte une gloire dispensée par les hommes, mais j'ai connu que vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu ; moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui acceptez une gloire que vous vous dispensez mutuellement, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient de l'Unique ? Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai auprès du Père ; votre accusateur auprès du Père, c'est Moïse en qui vous avez espéré ; car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car il a écrit sur moi ; mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment pouvez-vous croire à mes paroles ? »
Gospel
Matthew 13
Ce jour-là Jésus, après être sorti de la maison, se tenait assis près de la mer, et une foule nombreuse se rassembla auprès de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'y assit, et toute la foule se tenait debout sur le rivage. Et il leur parla de beaucoup de choses sous forme de paraboles, en disant : « Voici, le semeur sortit pour semer, et pendant qu'il semait, une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux étant venus la mangèrent toute. Mais une autre partie tomba sur les endroits rocailleux où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; mais, le soleil s'étant levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Mais une autre partie tomba sur les épines, et les épines montèrent et l'étouffèrent. Mais une autre partie tomba sur la bonne terre, et elle donnait du fruit à raison de cent, et de soixante, et de trente pour un. Que celui qui a des oreilles entende ! » Et les disciples s'étant approchés lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Mais il leur répliqua : « C'est qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, tandis qu'à eux cela ne leur a pas été donné. Car quiconque a, il lui sera donné et il regorgera ; mais quiconque n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Voici pourquoi je leur parle en paraboles ; c'est qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent ; et c'est pour eux que s'accomplit la prophétie d'Ésaïe, qui dit : Oyez par l'ouïe, et vous ne comprendrez certainement pas ; et en voyant vous verrez et vous n'apercevrez certainement pas : car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils ont difficilement ouï avec les oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient avec les yeux, et qu'ils n'entendent avec les oreilles, et qu'ils ne comprennent avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent ; et Je les guérirai. Mais pour vous, vos yeux sont heureux parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent. Car en vérité je vous déclare que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, et entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu. Pour vous donc, écoutez la parabole du semeur : Quiconque entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin survient et enlève ce qui a été semé dans son cœur ; c'est celui qui a été semé le long du chemin. Quant à celui qui a été semé sur les endroits rocailleux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racine en lui-même, au contraire il est sans persistance, et s'il survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il trébuche aussitôt. Quant à celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la parole, et les soucis du siècle et le faux attrait de la richesse se réunissent pour étouffer la parole et elle devient stérile. Mais celui qui a été semé sur la bonne terre, c'est celui qui entend et comprend la parole ; qui, par conséquent, donne du fruit et rapporte à raison de cent, de soixante et de trente pour un. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ ; mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, et il a encore semé de l'ivraie parmi le blé, et il s'en est allé. Or, quand l'herbe eut poussé et fructifié, alors apparut aussi l'ivraie. Mais les esclaves du chef de famille étant venus lui dirent : « Seigneur, n'est-ce pas une bonne semence que tu as semée dans ton champ ? D'où vient donc qu'il a de l'ivraie ? » Mais il leur dit : « C'est un ennemi qui a fait cela. » Sur quoi ils lui disent : « Veux-tu donc que nous allions la cueillir ? » Mais il dit : « Non, de peur qu'en cueillant l'ivraie vous n'arrachiez le blé avec elle ; laissez-les l'un et l'autre croître ensemble jusqu'à la moisson ; et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l'ivraie et la liez en gerbes pour la brûler toute, mais, quant au blé, serrez-le dans mon grenier. » Il leur proposa une autre parabole en disant : « Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et semé dans son champ ; cette semence est, il est vrai, plus petite que toutes les autres, mais quand elle a crû, elle est plus grande que les plantes potagères et elle devient un arbre, en sorte que les oiseaux du ciel viennent s'abriter dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Jésus dit toutes ces choses en paraboles à la foule, et il ne leur disait rien sans parabole ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « J'ouvrirai ma bouche par des paraboles, je proférerai des choses cachées dès la création. » Alors ayant congédié la foule, il entra dans la maison, et ses disciples s'approchèrent de lui en disant : « Éclaircis-nous la parabole de l'ivraie du champ. » Or il répliqua : « Celui qui sème la bonne semence, c'est le fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du malin ; l'ennemi, c'est le diable qui l'a semée ; la moisson, c'est la consommation du temps, et les moissonneurs, ce sont les anges. De même donc que l'on cueille l'ivraie et qu'on la brûle toute dans le feu, de même en sera-t-il lors de la consommation du temps ; le fils de l'homme enverra ses anges, et ils recueilleront, pour les ôter de son royaume, tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles entende ! « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans le champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché, et dans sa joie il s'en va, et vend tout ce qu'il possède et achète ce champ-là. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; or, ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et il l'a achetée. Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer, et qui a ramené des poissons de toute espèce ; lorsqu'il a été rempli, après l'avoir tiré sur le rivage, et s'être assis, on a recueilli les bons dans des vases, et on a jeté dehors les pourris. Il en sera de même lors de la consommation du temps ; les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes, et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Avez-vous compris toutes ces choses ? » Ils lui dirent : « Oui. » Et lui leur dit : « C'est pour cela que tout scribe qui a été instruit pour le royaume des cieux est semblable à un chef de famille, qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, qu'il s'éloigna de là, et s'étant rendu dans sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient stupéfaits, et qu'ils disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, Jacques et Joseph et Simon et Judas ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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