Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Acts 13:40-52

Prenez donc garde que ne survienne pas ce qui a été dit dans les prophètes : « Voyez, ô contempteurs, et soyez étonnés et disparaissez, parce que, de votre temps, s'opère une œuvre, une œuvre à laquelle vous ne croiriez certainement pas, si quelqu'un vous la racontait. » Or, comme ils sortaient, on leur demanda de répéter le sabbat suivant les mêmes choses ; puis, quand la congrégation se fut dispersée, plusieurs Juifs et prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui, s'adressant à eux, les persuadaient de s'attacher à la grâce de Dieu. Et le sabbat suivant presque toute la ville se réunit pour entendre la parole de Dieu. Mais les Juifs, ayant vu cette foule, furent remplis de jalousie, et ils contredisaient les paroles de Paul en l'injuriant. Paul et Barnabas, tout remplis d'assurance, dirent : « C'est à vous qu'il fallait d'abord annoncer la parole de Dieu ; puisque vous la repoussez, et que vous ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les Gentils. Car, voici ce que nous a prescrit le Seigneur : « Je t'ai établi pour être la lumière des Gentils, afin que tu serves à répandre le salut jusques à l'extrémité de la terre. » En entendant cela les Gentils étaient dans la joie, et ils glorifiaient la parole de Dieu, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent. Cependant la parole du seigneur se répandait dans tout le pays ; mais les Juifs excitèrent les grandes dames dévotes et les principaux de la ville, et provoquèrent une persécution contre Paul et Barnabas, et ils les chassèrent de leur territoire. Mais ceux-ci, ayant secoué contre eux la poussière de leurs pieds, se rendirent à Icone, et les disciples étaient remplis de joie et d'esprit saint.

First Reading

Isaiah 26

En ce même jour, on chantera cet hymne dans le pays de Juda : « Nous avons une ville forte ; le secours qu'il donne, nous est un rempart et un fossé. Ouvrez les portes, afin qu'entre un peuple juste, gardien de la fidélité. Au cœur affermi tu réserves la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi. Confiez-vous en l'Éternel perpétuellement, car l'Éternel est l'Éternel, un rocher pour tous les siècles. Car Il précipita les habitants du lieu élevé, de la ville éminente, Il l'étendit, l'étendit par terre, la coucha dans la poussière. Elle est foulée par les pieds, les pieds des malheureux, sous les pas des petits. » « Le sentier du juste est une voie unie ; du juste tu nivelles et aplanis l'ornière. Sur la voie de tes jugements nous t'attendons aussi, Éternel, et ton nom et ton souvenir sont les vœux de notre âme. Mon âme te désire la nuit, et en moi mon esprit te cherche ; car dès que [tu révèles] tes jugements à la terre, les habitants du monde sont instruits de la justice. Quand l'impie obtient grâce, il n'apprend pas la justice ; il est pervers dans le pays de la droiture, et ne considère point la grandeur de l'Éternel. » « Éternel, ta main fut levée : ils ne l'ont pas vu ! ils verront, et en seront confus, ton zèle pour le peuple, et le feu dévorera tes adversaires. Éternel, tu nous donnes la paix, car c'est toi qui opères pour nous tout ce que nous faisons. Éternel, notre Dieu, nous fûmes asservis à d'autres maîtres qu'à toi ; mais à toi seul nous devons d'invoquer ton nom. Des morts ne ressusciteront pas, des ombres ne se relèveront pas ; car tu les as châtiés et tu les as détruits, et tu as anéanti toute leur mémoire. » « Tu accrois le peuple, Éternel, tu accrois le peuple, tu te montres glorieux, tu recules toutes les limites du pays. Éternel, dans l'angoisse ils regardèrent vers toi, se répandirent en prières, quand ils sentirent tes châtiments. Comme la femme enceinte près de son terme ressent des douleurs et crie pendant son tourment, tels étions-nous loin de toi, Éternel. Nous eûmes le poids d'une grossesse, et les angoisses, et l'enfantement ne donna que du vent ; le salut du pays n'est pas produit et les habitants du monde ne sont pas nés. Que tes morts revivent, et que mes cadavres ressuscitent ! Réveillez-vous et chantez, habitants de la poudre, car ta rosée est une rosée de végétation, et la terre rendra le jour aux ombres ! » Allons ! mon peuple, entre dans tes chambres et ferme les portes derrière toi ! cache-toi pour un court instant, jusqu'à ce que le courroux soit passé. Car voici, l'Éternel sort de son séjour pour infliger aux habitants de la terre la peine de leurs crimes, et la terre laissera voir leur sang, et ne recèlera plus ses morts.

First Reading

1 Kings 19:19-21

Il partit donc de là et il trouva Elisée, fils de Schaphat, comme il labourait précédé de douze paires de bœufs, et il était auprès de la douzième, et Élie s'avança vers lui et lui jeta son manteau. Sur quoi Elisée quitta ses bestiaux et courut après Élie et dit : Permets-moi de donner le baiser à mon père et à ma mère, puis je te suivrai. Et [Élie] lui dit : Va, retourne ! Cependant qu'est-ce que j'ai fait à ton égard ? Et le quittant il revint en arrière et il prit sa paire de bœufs et l'immola, et avec le harnais de l'attelage il en fit cuire la chair dont il donna à ses gens qui en mangèrent ; et il se leva et suivit Élie et fut à son service.

Morning Prayer — First Lesson

Esther 1

Et au temps d'Assuérus (cet Assuérus régnait de l'Inde à l'Éthiopie sur cent vingt-sept provinces), comme le roi Assuérus était assis sur son trône royal dans Suse, la ville capitale, la troisième année de son règne, il donna un festin à tous ses seigneurs et à ses serviteurs, aux généraux de Perse et de Médie, aux Grands et aux Princes des provinces, devant lui, en déployant l'opulence et la pompe de son empire et la riche magnificence de sa majesté, pendant nombre de jours, pendant cent quatre-vingts jours. Et quand ces jours furent passés, le roi donna à tout le peuple qui se trouvait dans Suse, la ville capitale, depuis le grand jusqu'au petit, un banquet de sept jours dans la cour du jardin de la demeure royale. Des draperies de lin blanc et d'azur y étaient suspendues avec des cordons de byssus et de pourpre à des anneaux d'argent et à des colonnes de marbre ; des divans d'or et d'argent couvraient un parquet d'albâtre et de marbre et de perles et d'écaille. Et l'on versait à boire dans des vases d'or, et il y avait variété de vaisselle, et le vin royal en abondance, à la façon des rois. Et ordre était donné de ne point forcer à boire, car ainsi l'avait prescrit le roi à tous les grands officiers de sa maison, de faire selon le gré de chacun. De son côté, la reine Vasthi donna un banquet de femmes dans la demeure royale du roi Assuérus. Le septième jour, comme le vin avait mis le cœur du roi en belle humeur, il ordonna à Mehuman, Biztha, Harbona, Bigtha et Abagtha, Zéther et Charcas, les sept eunuques qui étaient de service devant le roi Assuérus, d'amener la reine Vasthi devant le roi, avec la couronne royale, pour faire voir sa beauté aux peuples et aux Grands, car elle avait une belle figure. Mais la reine Vasthi refusa de se rendre à l'ordre du roi, porté par les eunuques. Alors le roi fut fort irrité, et la colère bouillonnait au dedans de lui. Et le roi s'adressa aux sages qui avaient la connaissance des temps (car ainsi se traitaient les affaires du roi devant tous les jurisconsultes et hommes de loi ; et le plus près de lui étaient Charsena, Séthar, Admatha, Tharsis, Mérès, Marsena, Memuchan, les sept seigneurs de Perse et de Médie qui avaient la faculté de voir la face du roi et occupaient la première place dans le royaume) : Aux termes de la loi que faut-il faire à la reine Vasthi pour n'avoir pas exécuté l'ordre du roi Assuérus, porté par les eunuques ? Alors Memuchan dit devant le roi et les Grands : Ce n'est pas au roi seul que la reine Vasthi a manqué, mais à tous les Grands et à toutes les populations de toutes les provinces du roi Assuérus. Car l'acte de la reine se répandra chez toutes les femmes pour leur faire mépriser leurs maris, puisqu'elles diront : Le roi Assuérus a dit d'amener la reine Vasthi devant lui, et elle n'est pas venue. Et aujourd'hui même les dames des Perses et des Mèdes, qui ont entendu la réponse de la reine, la répéteront à tous les Grands du roi, et il y aura assez de mépris et de colère. Si c'est l'agrément du roi, qu'il émane de lui une ordonnance royale, qui soit consignée dans les lois de Perse et de Médie pour ne pas se perdre : que Vasthi ne se présente plus devant le roi Assuérus, et que le roi confère sa qualité de reine à une autre, meilleure qu'elle. Et l'ordonnance du roi qui sera portée dans tout son royaume, car il est grand, une fois entendue, toutes les femmes rendront honneur à leurs maris, du grand au petit. Et la proposition plut au roi et aux Grands, et le roi fit ce que Memuchan avait proposé. Et il expédia des lettres à toutes les provinces du roi, dans l'écriture de chaque province, et dans l'idiome de chaque peuple ; elles portaient : que chaque mari devait être maître dans sa maison, et parlerait la langue de son peuple.

Epistle

Romans 5:1-5

Ayant donc été justifiés par la foi, soyons en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons aussi obtenu l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous nous enorgueillissons à cause de l'espérance de la gloire de Dieu, et non seulement à cause de cela, mais encore nous nous enorgueillissons des tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, et la patience le mérite, et le mérite l'espérance. Or l'espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l'Esprit saint qui nous a été donné,

First Reading

Nehemiah 7

Et lorsque le mur fut restauré, je posai les battants des portes, et les Portiers, et les Chantres et les Lévites furent mis en fonctions. Et je donnai mes ordres à Hanani, mon frère, et à Hanania, commandant de la citadelle de Jérusalem, (car c'était un homme fidèle et craignant Dieu plus que beaucoup) et je leur dis : Les portes de Jérusalem ne s'ouvriront pas avant que le soleil soit ardent ; et pendant qu'on est encore debout, il faudra les fermer et les clore. Et formez un guet des habitants de Jérusalem, et que chacun soit à son poste vis-à-vis de sa maison. Or la ville était spacieuse et grande, mais ne contenait que peu de population, et l'on n'avait pas encore bâti de maisons. Alors mon Dieu me mit dans le cœur l'idée d'assembler les nobles et les chefs et le peuple pour un recensement. Et je trouvai un registre de ceux qui étaient rentrés les premiers, et voici ce que j'y trouvai consigné. Ce sont ici les ressortissants de la province revenus de la captivité, de la déportation, que Nebucadnetsar, roi de Babel, avait emmenés et qui revinrent à Jérusalem et en Juda, chacun dans sa ville, lesquels vinrent avec Zorobabel : Jésuah, Néhémie, Azaria, Raamia, Nahemani, Mordechaï, Bilsan, Mispéreth, Bigvaï, Nehum, Baëna. Nombre des hommes du peuple d'Israël : les fils de Paréos, deux mille cent soixante-douze ; les fils de Sephatia, trois cent soixante-douze ; les fils d'Arach, six cent cinquante-deux ; les fils de Pachath-Moab, des fils de Jésuah et de Joab, deux mille huit cent dix-huit ; les fils de Eilam, mille deux cent cinquante-quatre ; les fils de Zattu, huit cent quarante-cinq ; les fils de Zaccaï, sept cent soixante ; les fils de Binnuï, six cent quarante-huit ; les fils de Bébaï, six cent vingt-huit ; les fils de Azgad, deux mille trois cent vingt-deux ; les fils d'Adonicam, six cent soixante-sept ; les fils de Bigvaï, deux mille soixante-sept ; les fils d'Adin, six cent cinquante-cinq ; les fils de Ater [de la famille de] Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit ; les fils de Hasum, trois cent vingt-huit ; les fils de Betsaï, trois cent vingt-quatre ; les fils de Hariph, cent douze ; les fils de Gibéon, quatre-vingt-quinze ; les gens de Bethléhem et Netopha, cent quatre-vingt-huit ; les gens d'Anathoth, cent vingt-huit ; les gens de Beth-Azmaveth, quarante-deux ; les gens de Kiriath-Jearim, Caphira et Beéroth, sept cent quarante-trois ; les gens de Rama et Géba, six cent vingt-un ; les gens de Michmas, cent vingt-deux ; les gens de Béthel et Aï, cent vingt-trois ; les gens de Nebo, l'autre, cinquante-deux ; les fils d'Eilam, l'autre, mille deux cent cinquante-quatre ; les fils de Harim, trois cent vingt ; les fils de Jéricho, trois cent quarante-cinq ; les fils de Lod, Hadid et Ono, sept cent vingt-un ; les fils de Senaa, trois mille neuf cent trente ; les Prêtres : les fils de Jedaïa, de la maison de Jésuah, neuf cent soixante-treize ; les fils de Immer, mille cinquante-deux ; les fils de Paschur, mille deux cent quarante-sept ; les fils de Harim, mille dix-sept ; les Lévites : les fils de Jésuah, de Cadmiel, des fils de Hodva, soixante-quatorze ; les Chantres : les fils d'Asaph, cent quarante-huit ; les Portiers : les fils de Sallum, les fils d'Ater, les fils de Talmon, les fils d'Accub ; les fils de Hatita, les fils de Sobaï, cent trente-huit ; les Assujettis : les fils de Tsiha, les fils de Hasupha, les fils de Tabbaoth, les fils de Keiros, les fils de Sia, les fils de Phadon, les fils de Lebana, les fils de Hagaba, les fils de Salmaï, les fils de Hanan, les fils de Giddel, les fils de Gahar, les fils de Reaïa, les fils de Retsin, les fils de Necoda, les fils de Gazzam, les fils de Uzza, les fils de Paseach, les fils de Bèsaï, les fils de Meünim, les fils de Nephusim, les fils de Bacbuc, les fils de Hacupha, les fils de Harhur, les fils de Bathsélith, les fils de Mehida, les fils de Harsa, les fils de Barcos, les fils de Sisera, les fils de Thamach, les fils de Netsiah, les fils de Hatipha ; les fils des serviteurs de Salomon : les fils de Sotaï, les fils de Sophéreth, les fils de Pherida, les fils de Jaëla, les fils de Darcon, les fils de Giddel, les fils de Sephatia, les fils de Hattil, les fils de Pochéreth-Halsébaïm, les fils de Amon : tous les assujettis et fils des serviteurs de Salomon : trois cent quatre-vingt-douze. Et voici ceux qui revinrent de Thel-Mélah, Thel-Harsa, Chérub-Addon et Immer (mais ils ne purent indiquer leurs maisons patriarcales, ni leur souche, ni s'ils étaient d'Israël) : les fils de Delaïa, les fils de Tobie, les fils de Necoda, six cent quarante-deux ; et des Prêtres : les fils de Hobaïa, les fils de Haccots, les fils de Barzillaï qui prit femme parmi les filles de Barzillaï de Galaad et fut appelé de leur nom. Ceux-là cherchèrent leur acte généalogique, mais il ne se trouva pas, et ils furent exclus du sacerdoce. Et le Thirsatha (gouverneur) leur défendit de manger des choses sacro-saintes jusqu'à ce que reparût un Prêtre pour consulter l'Urim et le Thummim. Toute l'Assemblée en masse était de quarante-deux mille trois cent soixante, sans leurs serviteurs et leurs servantes dont il y avait sept mille trois cent trente-sept. A eux appartenaient deux cent quarante-cinq chantres et chanteresses. Ils avaient sept cent trente-six chevaux, deux cent quarante-cinq mulets, quatre cent trente-cinq chameaux, six mille sept cent vingt ânes. Et sur le nombre des chefs des maisons patriarcales plusieurs firent des dons pour l'entreprise. Le Thirsatha donna pour le trésor, en or mille dariques, cinquante jattes, cinq cent trente costumes de Prêtres. Et parmi les chefs des maisons patriarcales plusieurs donnèrent pour la caisse de l'entreprise, en or vingt mille dariques, et en argent deux mille deux cents mines. Et ce que le reste du peuple donna, était, en or vingt mille dariques, et. en argent deux mille mines, et soixante-sept costumes de Prêtres. Et ainsi les Prêtres et les Lévites, et les Portiers et les Chantres et les gens du peuple et les assujettis et tous les Israélites habitèrent dans leurs villes.

Morning Prayer — Second Lesson

Matthew 28

Or, après le sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie la Magdalène et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel et s'étant approché, fit rouler la pierre, et il se tenait assis dessus ; or son aspect était semblable à un éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Mais de la crainte qu'ils en eurent les surveillants devinrent tout tremblants et comme morts. Mais prenant la parole l'ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'a dit. Venez voir l'endroit où il était couché ; puis allez promptement dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts ; et voici, il vous devance en Galilée, c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. » Et s'étant promptement éloignées du sépulcre avec crainte et grande joie, elles coururent porter cette nouvelle à ses disciples. Et voici, Jésus vint à leur rencontre en disant : « Salut. » Or s'étant approchées, elles saisirent ses pieds et l'adorèrent. Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point. Allez porter cette nouvelle à mes frères, afin qu'ils partent pour la Galilée, et c'est là qu'ils me verront. » Or, pendant qu'elles étaient en chemin, voici, quelques hommes de la garde s'étant rendus à la ville racontèrent aux grands prêtres tout ce qui s'était passé. Et s'étant réunis avec les anciens et ayant tenu conseil, ils donnèrent beaucoup d'argent aux soldats, en disant : « Dites : ses disciples étant venus de nuit l'ont dérobé pendant que nous dormions. Et si le gouverneur en entend parler, nous le gagnerons, et nous vous épargnerons tout souci. » Or ayant pris l'argent ils firent comme ils avaient été endoctrinés, et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs jusques à aujourd'hui. Cependant les onze disciples se rendirent en Galilée sur la montagne, à l'endroit que Jésus leur avait fixé, et l'ayant vu ils l'adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »

Responsorial Psalm

Psalm 93

L'Éternel règne, revêtu de majesté ; la force est son vêtement, sa ceinture : aussi le monde est ferme et ne chancelle pas. Ton trône est ferme dès les anciens jours, tu es depuis l'éternité. Les flots élèvent, ô Éternel, les flots élèvent leur voix, les flots élèvent leur murmure. Plus que les voix des eaux immenses, que les vagues magnifiques de la mer, l'Éternel est magnifique dans les hautes régions. Tes témoignages sont parfaitement sûrs. La sainteté sied à ta maison, ô Éternel, pour la durée des temps.

Gospel

Luke 4:38-44

Mais ayant quitté la synagogue il entra dans la maison de Simon ; or la belle-mère de Simon était prise d'une grosse fièvre, et ils le consultèrent à son sujet. Et s'étant placé au-dessus d'elle, il réprimanda la fièvre et elle la quitta ; or aussitôt s'étant levée, elle les servait. Or, comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent ; et imposant les mains à chacun d'eux, il les guérit. Mais des démons sortaient aussi de plusieurs d'entre eux, en criant et en disant : « Tu es le fils de Dieu. » Et les réprimandant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ. Mais quand le jour eut paru, il sortit pour se rendre dans un lieu désert, et la foule le cherchait, et elle vint jusques à lui, et elle le retenait pour qu'il ne s'éloignât pas d'eux. Mais il leur dit : « Il faut que j'annonce aussi à d'autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. » Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.

Responsorial Psalm

Psalm 141

Au maître chantre. De David.Éternel, je t'invoque : accours à mon aide ! Entends ma voix, quand je t'invoque ! Que ma prière, comme l'encens, arrive jusqu'à toi, et l'élévation de mes mains, comme l'offrande du soir ! Mets, ô Éternel, une garde devant ma bouche, et surveille la porte de mes lèvres ! Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal, pour commettre des forfaits par impiété, avec les hommes artisans de crime, et pour que je ne goûte pas leurs friandises ! Que le Juste me frappe, c'est amour ; qu'il me châtie, c'est de l'huile sur ma tête ; que ma tête ne se refuse pas, si ses coups se répètent ! Mais par mes prières je m'élève contre leur malice. Si du rocher leurs princes sont précipités, alors on ouïra comme mes paroles seront douces. Tels les éclats et les copeaux qui jonchent le sol, ainsi nos os furent semés à la bouche des Enfers. Oui, Éternel, Seigneur, mes yeux se lèvent vers toi ; j'ai recours à toi : ne laisse pas ma vie se perdre ! Préserve-moi des pièges qu'ils me tendent, et des filets des méchants ! Fais tomber les méchants dans leurs propres filets, et qu'en même temps j'échappe !

Responsorial Psalm

Psalm 150

Alléluia ! Louez Dieu dans son Sanctuaire ! Louez-le dans son glorieux firmament ! Louez-le pour ses hauts faits ! Louez-le à proportion de sa grandeur ! Louez-le au son de la trompette ! Louez-le avec le luth et la harpe ! Louez-le avec les cymbales et en chœur ! Louez-le au son des cordes et du chalumeau ! Louez-le avec les cymbales sonores ! Louez-le avec les cymbales bruyantes ! Que tout ce qui respire loue l'Éternel ! Alléluia !

Responsorial Psalm

Psalm 148

Alléluia ! Des Cieux louez l'Éternel ! Louez-le dans les lieux très-hauts ! Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes les étoiles brillantes ! Louez-le, Cieux des Cieux, et vous les eaux, qui êtes au-dessus des Cieux ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car Il commanda, et ils furent créés, et Il les établit pour jamais, pour l'éternité ; Il leur donna des lois, et ils ne les transgressent pas. De la terre louez l'Éternel ! bêtes de la mer, et vous tous les abîmes, feu et grêle, neige et brouillard, vent des tempêtes, qui exécutez ses ordres, montagnes et toutes les collines, arbres à fruit, et vous tous les cèdres, animaux, et vous tous les bestiaux, reptiles et oiseaux ailés, rois de la terre, et vous tous les peuples, princes, et vous tous les juges de la terre, jeunes hommes et vierges, vieillards de concert avec les enfants ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car son nom seul est éminent, sa magnificence est plus haute que la terre et les Cieux ; et Il relève la tête de son peuple, la gloire de tous ses saints, des enfants d'Israël, du peuple qui Lui tient de près. Alléluia !

Evening Prayer — First Lesson

Esther 2

Après ces choses, lorsque la colère du roi Assuérus se fut calmée, il repensa à Vasthi, et à ce qu'elle avait fait, et à ce qu'il avait décidé à son sujet. Alors les écuyers du roi, qui étaient à son service, dirent : Que l'on cherche pour le roi de jeunes vierges, belles de figure, et que le roi prépose des commissaires dans toutes les provinces de son empire, chargés de rassembler toutes les vierges, belles de figure, dans la ville capitale de Suse, à la maison des femmes sous l'autorité de Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes, qui leur donnera leurs cosmétiques, et que la jeune fille qui plaira au roi devienne reine à la place de Vasthi. Et l'avis eut l'agrément du roi, qui le suivit. Cependant il y avait dans Suse, la ville capitale, un Juif, nommé Mardochée, fils de Jaïr, fils de Siméï, fils de Kis, homme de Benjamin, lequel avait été emmené de Jérusalem avec les captifs déportés avec Jéchonias, roi de Juda, qu'avait emmené Nebucadnetsar, roi de Babel. Et il était tuteur de Hadassa, c'est-à-dire Esther, fille de son oncle, car elle n'avait plus ni père ni mère. Et la jeune fille était belle de figure et avait bon air. Et à la mort de son père et de sa mère, Mardochée l'avait adoptée pour fille. Et lorsque fut publié l'ordre du roi et son édit, et qu'un grand nombre de jeunes filles furent rassemblées dans Suse, la ville capitale, sous la garde de Hégaï, il arriva qu'Esther fut prise et menée au palais du roi, et remise à Hégaï, gardien des femmes. Et la jeune fille lui plut et gagna ses bonnes grâces, et il s'empressa de lui fournir ses cosmétiques et ses aliments, et de lui donner sept suivantes d'élite de la maison du roi, et il la transféra, elle et ses femmes, dans le meilleur appartement du logis des femmes. Esther n'avait point révélé sa nation, ni sa naissance, car Mardochée lui avait enjoint de n'en pas faire la révélation. Et journellement Mardochée allait et venait devant la cour du logis des femmes pour apprendre des nouvelles d'Esther et de ce qui arrivait d'elle. Et quand venait le tour pour chaque jeune fille d'être admise chez le roi Assuérus, après s'être traitée selon le régime prescrit aux femmes pendant douze mois (car c'est le temps que durent leurs ablutions, que six mois elles font avec l'huile de myrrhe et six mois avec des baumes et d'autres cosmétiques de femmes), alors seulement la jeune fille entrait chez le roi. Et tout ce qu'elle demandait lui était donné pour s'en parer en passant du logis des femmes au palais du roi. Le soir elle entrait et le matin elle retournait dans l'autre logis des femmes sous la surveillance de Saasgaz, eunuque du roi, gardien des concubines. Elle ne rentrait point chez le roi à moins d'être désirée par le roi et appelée nominativement. Et lorsque vint le tour d'Esther, fille d'Abihaïl, oncle de Mardochée qui l'avait adoptée pour fille, de venir chez le roi, elle ne demanda rien autre que ce que désigna Hégaï, eunuque du roi, gardien des femmes. Et Esther gagnait les bonnes grâces de tous ceux qui la voyaient. Et Esther fut amenée chez le roi Assuérus, dans son palais royal, le dixième mois qui est le mois de Tébeth, la septième année de son règne. Et le roi éprouva pour Esther plus d'amour que pour toutes les autres femmes, et elle gagna sa faveur et ses bonnes grâces plus que toutes les autres jeunes filles. Et il posa la couronne royale sur sa tête et la fit reine en place de Vasthi. Et le roi donna un grand festin à tous ses Grands et serviteurs, le festin d'Esther, et accorda un relâche aux provinces et fit des présents à la façon d'un roi. Et lorsque les jeunes filles furent rassemblées pour la seconde fois, Mardochée était assis à la porte du roi. Esther n'avait point révélé sa naissance ni son peuple, comme Mardochée le lui avait commandé ; et Esther exécutait les ordres de Mardochée, comme quand elle était sous sa tutelle. Dans ce même temps, comme Mardochée était assis à la porte du roi, Bigthan et Thérès, deux eunuques du roi, des gardes du seuil, s'exaspérèrent, et ils tentèrent de porter la main sur le roi Assuérus. Et la chose vint à la connaissance de Mardochée qui en informa la reine Esther. Et Esther le redit au roi de la part de Mardochée. Et le fait fut soumis à une enquête, et trouvé tel, et ils furent tous les deux pendus à un arbre. Et cela fut consigné dans le livre des annales devant le roi.

Second Reading

Titus 1

Paul, — esclave de Dieu, et apôtre de Christ Jésus pour la foi des élus de Dieu, et pour la connaissance de la vérité qui s'accorde avec la piété, lesquelles se fondent sur l'espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne ment point, nous a promise avant les temps éternels, tandis qu'à l'époque convenable Il a manifesté Sa parole, par la prédication qui m'a été confiée selon le mandat de Dieu notre sauveur, — à Tite, mon enfant légitime par une foi commune : Grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père, et Christ Jésus notre sauveur ! Si je t'ai laissé eu Crète, c'est afin que tu presses les réformes qui restent à faire et que, dans chaque ville, tu établisses des anciens, aux conditions que je t'ai prescrites : être irréprochable, mari d'une seule femme, avoir des enfants croyants qui ne puissent être accusés de vivre dans la débauche, ou qui soient indisciplinés ; car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu, qu'il ne soit ni insolent, ni colère, ni buveur, ni emporté, ni désireux d'un gain sordide, mais hospitalier, ami des gens de bien, sage, juste, pieux, tempérant, attaché à la parole qui est fidèlement conforme à la doctrine, afin qu'il soit capable, soit de consoler ceux qui sont en butte aux tribulations, soit de réfuter les objectants. En effet il y a beaucoup de gens indisciplinés, de discoureurs frivoles, et de séducteurs (surtout ceux de la circoncision), auxquels il faut fermer la bouche ; ce sont eux qui bouleversent des familles entières en enseignant ce qui ne convient pas, en vue d'un gain sordide. L'un d'entre eux, qui a été leur propre prophète, a dit : « Les Crétois sont toujours menteurs, de méchantes bêles, des ventres paresseux. » Ce témoignage est vrai. C'est pourquoi reprends-les vertement, afin qu'ils aient une foi saine, et qu'ils ne s'attachent point à des fables juives et à des commandements d'hommes qui se détournent de la vérité. Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais, pour ceux qui sont souillés et infidèles, rien n'est pur ; or, leur intelligence et leur conscience sont souillées, ils professent de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils Le renient, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre.

Second Reading

Romans 7

Ou bien ignorez-vous, frères (car je parle à des gens qui connaissent la loi), que la loi n'a puissance sur l'homme que pendant qu'il vit ? En effet la femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il vit, mais si le mari vient à mourir, elle est dégagée de la loi qui la liait au mari. C'est pourquoi, pendant la vie du mari, elle méritera le nom d'adultère si elle se donne à un autre mari ; mais si son mari vient à mourir, elle est affranchie de la loi, en sorte qu'elle n'est pas adultère en se donnant à un autre mari. Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous avez été mis à mort en ce qui concerne la loi par le moyen du corps de Christ, pour que vous vous donniez à un autre, à celui qui est ressuscité d'entre les morts afin que nous portions des fruits pour Dieu ; car lorsque nous vivions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de manière à porter des fruits pour la mort. Mais maintenant nous avons été dégagés de la loi, en mourant à ce qui nous retenait captifs, en sorte que nous servons sous le régime nouveau de l'Esprit et non sous le régime ancien de la lettre. Que dirons-nous donc ? Que la loi est un principe de péché ? Loin de nous cette pensée ! Cependant je n'aurais pas connu le péché sans l'entremise de la loi ; et en effet je ne connaîtrais pas la convoitise, si la loi ne disait : « Tu ne convoiteras point. » Mais le péché saisissant l'occasion a développé en moi, grâce à ce commandement, toute sorte de convoitise ; car sans la loi le péché est mort. Pour moi, je vivais une fois sans la loi ; mais quand le commandement est survenu, le péché a repris vie, et moi je suis mort, et le commandement qui conduit à la vie s'est précisément trouvé pour moi conduire à la mort ; car le péché saisissant l'occasion m'a trompé par le moyen du commandement, et m'a fait mourir par son moyen. Ainsi, la loi, il est vrai, est sainte, et le commandement est saint, juste et bon… Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi une cause de mort ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est le péché ; afin qu'il se manifestât comme péché en se servant de ce qui est bon pour me donner la mort, et qu'ainsi le péché devînt, par le moyen du commandement, excessivement pécheur. Nous savons en effet que la loi est spirituelle, mais, pour moi, je suis charnel, vendu au péché ; en effet je ne sais pas ce que je fais, car je n'exécute point ce que je veux, mais c'est ce que je hais que je pratique. Or, si c'est ce que je ne veux pas que je pratique, je conviens avec la loi qu'elle est bonne. Mais maintenant ce n'est plus moi qui fais cela, mais c'est le péché qui habite en moi ; car je sais qu'en moi, c'est-à-dire, en ma chair, il n'habite pas de bien ; en effet, vouloir le bien m'est naturel, mais ce qui ne l'est pas, c'est de le faire ; car le bien que je veux, je ne le pratique pas, mais c'est le mal que je ne veux pas, que j'exécute. Or, si c'est ce que je ne veux pas, que je pratique, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : que, lorsque je veux pratiquer le bien, c'est le mal qui m'est naturel ; en effet j'acquiesce avec joie, à la loi de l'intelligence, selon l'homme intérieur, mais je vois une loi différente dans mes membres, laquelle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera du corps sujet à cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, laissé à moi-même, je m'asservis, il est vrai par l'intelligence, à la loi de Dieu, mais par la chair à la loi du péché.

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Hebrews 12:1-13

Ainsi donc, nous aussi, puisque nous avons autour de nous une si grande nuée de témoins, après nous être débarrassés de tout ce qui nous alourdit et du péché qui nous enlace si aisément, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les yeux fixés sur Jésus le chef et le consommateur de la foi, lui qui, à cause de la joie qui lui était offerte, a supporté la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse.

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Jude 7:1-10

Gospel

Mark 12

Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent. Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. » Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger. Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »

Evening Prayer — Second Lesson

1 Corinthians 13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.

Gospel

Luke 14:1-14

Et il advint, qu'étant entré dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, un jour de sabbat, pour prendre un repas, ils étaient occupés à l'épier. Et voici, il y avait devant lui un homme hydropique ; et Jésus prenant la parole dit aux légistes et aux pharisiens : « Est-il permis, oui ou non, d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » Mais ils se turent ; et l'ayant pris à lui, il le guérit et le congédia ; et il leur dit : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retirera aussitôt le jour du sabbat ? » Et ils ne purent de leur côté répondre à cela. Or il adressait aux conviés une parabole, après avoir remarqué comment ils choisissaient les premières places, en leur disant : « Lorsque tu auras été convié par quelqu'un à des noces, ne t'installe pas à la première place, de peur qu'un plus noble que toi n'ait été convié par lui, et que celui qui vous a conviés l'un et l'autre ne te dise : « Fais place à celui-ci, » et alors tu te mettras avec honte à occuper la dernière place. Mais quand tu auras été convié, va t'établir à la dernière place, afin que, lorsque celui qui t'a convié sera venu, il te dise : « Ami, monte plus haut. » Alors tu seras honoré en présence de tous ceux qui sont à table avec toi. Car quiconque s'élève lui-même sera abaissé et celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. » Or il disait aussi à celui qui l'avait convié : « Quand tu donnes une collation ou un repas, n'invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur tour, et qu'on ne te rende la pareille. Mais quand tu donnes un festin, invite les pauvres, les estropiés les boiteux, les aveugles, et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent te rendre la pareille, car elle te sera rendue lors de la résurrection des justes. »

Gospel

John 10:31-42

Les Juifs apportèrent derechef des pierres, afin de le lapider. Jésus leur répliqua : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui venaient du Père ; pour laquelle de ces œuvres-là me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répliquèrent : « Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, étant un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre loi : « J'ai dit : Vous êtes des Dieux ? » Si elle a appelé Dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée (et l'Écriture ne peut être abolie), celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis fils de Dieu ! Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces œuvres, afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. » Ils cherchaient derechef à le saisir, et il échappa de leur main, et il s'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans l'endroit où se tenait Jean lorsqu'il commença à baptiser, et il demeurait là. Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : « Il est vrai que Jean n'a fait aucun miracle, mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et plusieurs crurent en lui en ce lieu-là.

Gospel

Acts 11

Cependant les apôtres et les frères qui étaient en Judée apprirent que les Gentils avaient aussi reçu la parole de Dieu, et, quand Pierre fut revenu à Jérusalem, les circoncis le querellaient en disant : « Tu es entré chez des hommes incirconcis, et tu as mangé avec eux ! » Pierre, reprenant dès le début, leur fit un exposé suivi, en disant : « J'étais en prière dans la ville de Joppé, et je vis en extase une vision, un objet qui descendait comme une grande toile, laquelle était abaissée du ciel par quatre coins, et elle vint jusques à moi ; y ayant jeté les yeux je regardais avec attention, et je vis les quadrupèdes de la terre, et les bêtes féroces, et les reptiles, et les oiseaux du ciel ; j'entendis aussi une voix qui me disait : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais je dis : « Point du tout, Seigneur, car rien de ce qui est souillé ou impur n'est jamais entré dans ma bouche. » Mais une voix du ciel reprit pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le tenir pour souillé. » Et ceci se répéta trois fois, et tout fut de nouveau hissé dans le ciel. Et voici, aussitôt trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions, lesquels étaient envoyés de Césarée vers moi ; or l'Esprit me dit de m'aboucher avec eux sans hésiter. Ils repartirent donc avec moi et les six frères que voici, et nous arrivâmes dans la maison du personnage. Il nous informa comment il avait vu dans sa maison l'ange qui s'était présenté à lui et lui avait dit : « Envoie à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il t'adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta famille. » Or, comme je commençais à parler, l'esprit saint tomba sur eux, ainsi qu'il était aussi tombé sur nous au commencement ; et je me rappelai le mot du seigneur, lorsqu'il disait : « Jean a baptisé avec de l'eau, tandis que vous, vous serez baptisés avec l'esprit saint, » Puis donc que Dieu leur a fait le même don qu'à nous, pour avoir cru au seigneur Jésus-Christ, comment, moi, eussé-je été capable de m'opposer à Dieu ? » Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc, Dieu a aussi donné aux Gentils la repentance pour les amener à la vie. » Ceux donc qui s'étaient dispersés par suite de la persécution survenue à propos d'Etienne, passèrent jusques en Phénicie, dans l'île de Chypre et à Antioche, n'annonçant la parole à personne qu'aux seuls Juifs. Toutefois quelques-uns d'entre eux étaient des Cypriotes et des Cyrénéens qui, arrivés à Antioche, s'adressèrent aussi aux Hellénistes en leur annonçant la bonne nouvelle du seigneur Jésus. Et la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de croyants se convertit au Seigneur. Le bruit en vint aux oreilles de l'Église qui était à Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusques à Antioche. Lorsqu'il y fut arrivé et qu'il eut vu la grâce de Dieu, il fut réjoui, et il les exhortait tous à demeurer fidèles, dans le seigneur, à la résolution qu'ils avaient prise en leur cœur, car c'était un homme de bien, et rempli d'esprit saint et de foi. Et une foule considérable fut agrégée. Or il s'en fut à Tarse pour en tirer Saul, et, l'ayant trouvé, il le ramena à Antioche ; et il leur arriva de passer jusques à une année tout entière ensemble dans l'église et d'enseigner une foule considérable ; et ce fut à Antioche que, pour la première fois, on donna aux disciples le nom de chrétiens. Or, à la même époque des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche ; et l'un d'eux, nommé Agabus, s'étant levé, il dévoilait par l'Esprit qu'une grande famine devait avoir lieu sur toute la terre, (laquelle eut lieu sous Claude). Or, les disciples résolurent d'adresser, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée ; ce qu'ils firent en l'envoyant aux anciens par l'entremise de Barnabas et de Saul.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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