Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
1 Corinthians 1:26-31
Considérez en effet, frères, que l'appel qui vous a été adressé ne concerne ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles ; mais Dieu a choisi les choses folles du monde afin de confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde, afin de confondre les fortes, et Dieu a choisi les choses basses du monde et celles qui sont méprisées et celles qui ne sont rien, pour renverser celles qui sont, afin que personne ne s'enorgueillisse devant Dieu. Or c'est à Lui que vous devez d'être unis à Christ Jésus qui, par la volonté de Dieu, est devenu notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption, afin que, comme il est écrit : « Que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ! »
First Reading
Isaiah 33
Malheur à toi, dévastateur, qui n'as pas encore été dévasté, et spoliateur, qu'on n'a pas dépouillé ! Quand tu auras achevé tes ravages, tu seras ravagé ; quand tu auras fini de dépouiller, on te dépouillera. Éternel, sois-nous propice, nous nous attendons à toi ! sois notre bras chaque matin, et notre aide au temps de la détresse ! A ta voix tonnante les peuples fuient, à ton lever les nations se dissipent. On ramasse votre butin, comme ramasse la sauterelle ; on s'y précipite, comme la locuste se précipite. L'Éternel est élevé, car Il habite les lieux très-hauts, Il remplit Sion de justice et d'équité. Et ce sera la sécurité de tes jours ; la sagesse et la science sont une riche source de salut ; et la crainte de l'Éternel, c'est là son trésor. Voici, leurs guerriers poussent des cris au dehors ; les messagers de paix pleurent amèrement. Les chemins sont désolés ; on cesse de pratiquer les sentiers. Il rompt l'alliance, méprise les villes, et ne fait aucun cas des hommes. Le pays est en deuil et languit ; le Liban est confus, dans la douleur ; Saron ressemble au désert, Basan et le Carmel perdent leurs feuilles. Maintenant je vais me lever, dit l'Éternel, maintenant me dresser, maintenant m'élever. Dans vos flancs vous portez du foin, et vous enfanterez de la balle ; votre souffle est un feu qui vous consumera. Et les peuples seront embrasés, calcinés ; ronces coupées, ils brûleront au feu. Écoutez, peuples lointains, ce que j'ai fait, et vous qui êtes près, connaissez ma puissance ! En Sion les pécheurs tremblent, le frisson saisit les impies. « Qui de nous tiendra devant le feu consumant ? qui de nous tiendra devant les flammes éternelles ? » – Celui qui est dans la voie de la justice, et qui parle selon la droiture, qui méprise les gains extorqués, qui secoue sa main pour ne point recevoir de dons corrupteurs, qui se bouche les oreilles pour n'être point complice de meurtres et qui ferme ses yeux pour ne point voir le mal, celui-là habitera un séjour éminent, des rochers fortifiés seront sa citadelle, son pain lui sera donné et son eau ne tarira pas. Tes yeux contempleront le Roi dans sa beauté, ils verront des pays lointains. Ton cœur se rappellera le temps de la terreur. « Où est celui qui tenait le registre ? où, celui qui tenait la balance ? où, celui qui inspectait les tours ? » Tu ne verras plus le peuple cruel, le peuple au langage obscur que l'on n'entend pas, à la langue bégayante que l'on ne comprend pas. Contemple Sion, la ville de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem un séjour tranquille, une tente qu'on ne lève plus, dont les pieux ne sont plus arrachés, dont nulle corde n'est détachée. Car là l'Éternel dans sa magnificence nous tient lieu de rivières, de larges fleuves ; un vaisseau à rames n'oserait y passer, un navire puissant n'oserait y voguer. Car l'Éternel notre juge, l'Éternel notre législateur, l'Éternel notre Roi est celui qui nous sauve. Tes cordes sont lâches, ne tiennent point leur mât ferme, ni les voiles tendues. Alors le butin et les dépouilles en abondance sont partagés, [même] les boiteux prennent part au pillage, et aucun habitant ne dit : « Je suis malade ! » Au peuple qui y habite, le péché est pardonné.
First Reading
2 Kings 17:1-18
La douzième année d'Achaz, roi de Juda, Hosée, fils d'Éla, devint roi d'Israël à Samarie, pour neuf ans. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, seulement pas à l'égal des rois d'Israël, ses prédécesseurs. Contre lui s'avança Salmanassar, roi d'Assyrie, et Hosée lui fut assujetti, et lui paya un tribut. Mais le roi d'Assyrie découvrit une menée chez Hosée, lequel envoyait des messagers à So, roi d'Egypte, et ne payait point le tribut au roi d'Assyrie année par année ; c'est pourquoi le roi d'Assyrie le fit prisonnier et le mit aux fers dans un cachot. Et le roi d'Assyrie s'avança sur tout le pays, et marcha contre Samarie qu'il assiégea trois ans. La neuvième année d'Hosée le roi d'Assyrie prit Samarie et déporta les Israélites en Assyrie, et les établit à Chala et au Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes. C'est que les enfants d'Israël s'étaient rendus coupables envers l'Éternel, leur Dieu, qui les avait retirés du pays d'Egypte, de dessous la main de Pharaon, roi d'Egypte, et qu'ils révérèrent des dieux différents. Et ils suivirent les us des nations que l'Éternel avait chassées devant les enfants d'Israël, et des rois d'Israël qui les avaient institués. Et les enfants d'Israël firent parade de choses qui ne sont pas bien, en opposition à l'Éternel, leur Dieu, et s'élevèrent des tertres dans toutes leurs villes, depuis les tours d'observation aux places fortes. Et ils se dressèrent des colonnes et des Astartés sur toute colline éminente, et sous tout arbre vert. Et là ils offrirent l'encens sur tous les tertres comme les nations que l'Éternel avait exilées devant eux, et pratiquèrent des choses mauvaises pour provoquer l'Éternel. Et ils servirent les idoles dont l'Éternel leur avait dit : Vous n'en ferez rien. Et l'Éternel somma Israël et Juda par l'organe de tous ses prophètes, de tout Voyant, en ces termes : Quittez vos voies mauvaises et gardez mes commandements, mes statuts, d'après toute la Loi que j'ai prescrite à vos pères, et tous les messages que je vous ai envoyés par l'organe de mes serviteurs les prophètes ! Mais ils n'écoutèrent point, ils roidirent leur col comme le col de leurs pères, qui n'avaient pas cru en l'Éternel, leur Dieu. Et ils méprisèrent ses statuts et son alliance qu'il avait conclue avec leurs pères, et ses sommations qu'il leur adressait, et ils suivirent les vaines idoles et s'adonnèrent à la vanité, et imitèrent les nations de leurs alentours que l'Éternel leur avait commandé de ne point imiter. Et ils négligèrent tous les commandements de l'Éternel, leur Dieu, et se fabriquèrent des images de fonte, deux veaux, et ils se firent des Astartés, et adorèrent toute l'armée des cieux, et rendirent un culte à Baal. Et ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles et pratiquèrent la divination et les augures et se vendirent pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, afin de le provoquer. Alors l'Éternel se courrouça fort contre Israël et Il les exclut de sa présence : il ne resta que la tribu de Juda seule.
Morning Prayer — First Lesson
Job 6
Et Job reprit et dit : Ah ! qu'on pèse, qu'on pèse mon tourment ! et qu'on mette mon malheur dans la balance aussi ! car sur le sable des mers il l'emporte en grandeur : de là mes paroles outrées ! Car je porte sur moi les flèches du Tout-puissant, de leur poison mon cœur est abreuvé ; les terreurs de Dieu m'ont cerné. L'onagre brait-il auprès de la verdure ? Le taureau mugit-il auprès de son fourrage ? Mange-t-on ce qui est insipide, sans sel ? Le blanc de l'œuf a-t-il une saveur ? Mon âme refuse d'y toucher, et c'est comme une pourriture qui infecte mon pain. O, si mon vœu pouvait s'accomplir, et si Dieu remplissait mon souhait ! S'il plaisait à Dieu de m'écraser, d'étendre sa main, et de me retrancher ! Ainsi j'aurais encore une consolation, et une joie dans les maux qu'il ne m'épargne pas, car je n'ai point renié la parole du Dieu Saint. Qu'est-ce que ma force pour attendre ? et qu'est-ce que ma fin, pour patienter ? Ma force est-elle la force de la pierre ? mon corps est-il d'airain ? Par moi-même ne suis-je pas sans ressources, et le secours n'est-il pas refoulé loin de moi ? A l'affligé son ami doit de l'affection, sinon il dépouille la crainte du Tout-puissant. Mes frères sont perfides comme le torrent, comme les eaux des ravins, qui tarissent, que troublent les glaces, où s'enfonce la neige, qui, au temps de leur baisse, se dissipent, et, quand vient la chaleur, leur lit se trouve à sec. Les caravanes s'écartent de leur route, s'avancent dans le désert, et périssent ; là portent leurs regards les caravanes de Théma, là les voyageurs de Séba placent leur espérance ; ils ont honte d'avoir eu confiance, ils y arrivent, et sont confus. De même vous n'êtes rien, vous voyez la terreur, et tremblez. Est-ce que j'ai dit : Donnez-moi ! et avec vos biens, gagnez-moi la faveur ! et tirez-moi de la main de l'ennemi, et de la main des furieux rachetez-moi ? Instruisez-moi ! je veux me taire, et faites-moi sentir en quoi j'ai failli ! Quelle force dans le langage de la vérité ! mais que démontrent vos remontrances ? Est-ce des discours que vous pensez à reprendre ? mais on livre au vent les propos du désespoir. Oui, sur l'orphelin vous jetez le filet, et vous creusez la fosse devant votre ami. Mais ici, veuillez me regarder ! et vos yeux vous diront si je suis un menteur. Revenez donc ! qu'il n'y ait pas injustice ! revenez ! j'ai encore raison sur ce point. L'injustice est-elle sur ma langue, et mon palais ne distingue-t-il pas ce qui est mauvais ?
Epistle
Sirach 44:16-27;45:3-20
First Reading
Proverbs 6
Mon fils, si tu as cautionné ton prochain, si pour un autre tu as donné ta main, si tu es engagé par les paroles de ta bouche, lié par les paroles de ta bouche ; ah ! fais ceci, mon fils, dégage-toi, car tu es tombé entre les mains de ton prochain ! Va et te jette à ses pieds, et presse instamment ton prochain ! N'accorde ni sommeil à tes yeux, ni assoupissement à les paupières ! Dégage-toi, comme la gazelle, de la main, comme l'oiseau, de la main de l'oiseleur ! Va vers la fourmi, paresseux ! observe ses voies, et deviens sage ! Elle n'a ni prince, ni chef, ni souverain ; cependant elle fait en été ses provisions, et durant la moisson recueille sa nourriture. Jusques à quand, paresseux, seras-tu couché ? quand te lèveras-tu secouant ton sommeil ? « Un peu dormir, un peu sommeiller, un peu croiser les bras en étant couché ! » Ainsi, la pauvreté fondra sur toi, comme un larron, et l'indigence, comme un homme portant le bouclier. Il est un indigne l'homme faux, dont la bouche s'écarte de la droiture, qui cligne les yeux, parle du pied, et fait entendre du doigt. Les détours sont dans son cœur, il trame le mal en tout temps, et excite les rixes. Aussi sa ruine arrivera tout-à-coup, soudain il sera brisé, et sans remède. Il y a six choses que hait l'Éternel, et sept qui sont l'abomination de son âme : les yeux hautains, la langue menteuse, et les mains qui répandent le sang innocent ; un cœur qui médite des projets pernicieux, des pieds empressés à courir au mal ; celui qui, faux témoin, profère des mensonges, et celui qui excite des querelles entre les frères. Garde, mon fils, le précepte de ton père, et ne néglige pas les leçons de ta mère ! Tiens-les toujours attachés à ton cœur, et liés à ton col ! Si tu chemines, ils te garderont ; si tu es couché, ils veilleront sur toi ; à ton réveil ils t'entretiendront. Car le précepte est un flambeau, et la leçon une lumière, et les remontrances de la sagesse sont la voie de la vie, pour te préserver de la femme mauvaise, du doux parler de la langue étrangère. Ne convoite point sa beauté dans ton cœur, et que ses paupières ne te captivent pas ! Car pour une impudique on se réduit à un morceau de pain, mais la femme mariée tend un piège à la vie qui est chère. Met-on du feu dans son sein, sans que les vêtements en soient embrasés ? Marche-t-on sur des charbons ardents, sans que les pieds en soient brûlés ? De même pour celui qui va vers la femme de son prochain : qui la touchera, ne restera pas impuni. On ne néglige pas le voleur, quand il vole pour satisfaire son désir, parce qu'il a faim ; mais surpris, il restitue sept fois, et livre tout le bien de sa maison. Qui commet adultère avec une femme, n'a point la raison qui veut se perdre, le fait. Il trouve des coups et de la honte, et son opprobre ne s'efface point. Car la jalousie est une fureur pour l'homme ; il sera sans pitié au jour de la vengeance, il n'aura égard à aucune rançon, et n'acceptera pas, quand tu multiplierais les dons.
Morning Prayer — Second Lesson
Mark 7
Et auprès de lui se réunissent les pharisiens et quelques-uns des scribes venus de Jérusalem ; et ayant vu que quelques-uns de ses disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées… (car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point qu'ils ne se soient lavé les mains à poing fermé, conformément à la tradition des anciens, et lorsqu'ils viennent de la place publique ils ne mangent point, qu'ils ne se soient purifiés, et il est plusieurs autres observances qui leur ont été transmises, comme les lavages des coupes, et des brocs, et des vases d'airain)… Et les pharisiens et les scribes lui demandent : « Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains souillées ? » Mais il leur dit : « Comme Ésaïe a bien prophétisé sur vous autres hypocrites, selon qu'il est écrit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; Mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Mettant de côté le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des hommes. » Et il leur disait : « Comme vous savez bien abroger le commandement de Dieu, afin d'observer votre tradition ; car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort ; mais vous, vous dites : « Si un homme dit à son père ou à sa mère : Corban (c'est-à-dire offrande) est fait de ce dont je pourrais t'assister, » vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou sa mère, abrogeant la parole de Dieu par la tradition que vous avez transmise. Et vous faites beaucoup de choses semblables à celles-là. » Et ayant de nouveau appelé à lui la foule, il leur dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez ! Rien de ce qui du dehors de l'homme entre en lui ne le souille, mais c'est ce qui sort de l'homme qui souille l'homme. [ Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.] » Et lorsqu'il fut rentré au logis loin de la foule, les disciples l'interrogeaient sur cette parabole. Et il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes sans intelligence ! Ne comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut pas le souiller, car cela n'entre pas dans son cœur ; mais dans son ventre, et de là va au retrait, lequel purifie tous les aliments. » Mais il disait : « Ce qui sort de l'homme ? voilà ce qui souille l'homme ; car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les impudicités, les larcins, les meurtres, les adultères, les cupidités, les méchancetés, la ruse, la débauche, l'envie, la calomnie, l'orgueil, la déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. » Or s'étant éloigné de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût. Et il ne put demeurer caché, mais aussitôt une femme dont la fille avait un esprit impur ayant ouï parler de lui, vint se jeter à ses pieds. Or cette femme était grecque, syrienne, phénicienne d'origine, et elle l'implorait afin qu'il chassât le démon hors de sa fille. Et il lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle répliqua et lui dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi sous la table mangent une partie des miettes des petits enfants. » Et il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva la petite fille couchée sur son lit, et le démon sorti. Et étant ressorti du territoire de Tyr, il vint, en traversant Sidon, vers la mer de Galilée, par le milieu du territoire de la Décapole. Et on lui amène un sourd dont la voix était confuse, et on le sollicite afin qu'il pose la main sur lui. Et l'ayant emmené à l'écart loin de la foule, il mit ses doigts dans ses oreilles, et ayant craché, il toucha sa langue ; puis, ayant levé les yeux vers le ciel, il soupira, et lui dit : « Ephphatha, » ce qui signifie : « Ouvre-toi. » Et ses oreilles s'ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parlait régulièrement. Et il leur enjoignit de n'en parler à personne ; mais plus il le leur interdisait, d'autant plus s'empressaient-ils de le proclamer ; et ils étaient dans une stupéfaction extrême, et disaient : « Il a tout fait d'une manière admirable, puisqu'il fait même ouïr les sourds et parler ceux qui sont sans voix. »
Responsorial Psalm
Psalm 104
Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es très grand, tu es revêtu de splendeur et de majesté ! Il s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, Il déploie les Cieux comme une tenture ; Il élève sur les eaux le haut de sa demeure, Il fait des nuées son char, Il s'avance sur les ailes du vent. Il fait des vents ses messagers, et ses ministres, du feu enflammé. Il assit la terre sur ses bases, elle est inébranlable pour toujours, pour jamais. Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un manteau, les eaux se tenaient sur les montagnes ; à ta menace elles ont fui, à la voix de ton tonnerre elles ont reculé : les montagnes montèrent, les vallées descendirent à la place que tu leur assignas. Tu posas des limites qu'elles ne franchiraient plus, afin qu'elles ne vinssent plus recouvrir la terre. Tu fais jaillir des sources pour former les ruisseaux ; ils s'écoulent entre les montagnes ; ils abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y étanchent leur soif. Sur leurs bords séjournent les oiseaux du ciel, entre les rameaux ils font entendre leur voix. Du haut de sa demeure Il arrose les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres. Il fait croître l'herbe pour les quadrupèdes, et les plantes pour le service de l'homme, tirant ainsi le pain du sein de la terre ; et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et, plus que l'huile, fait resplendir son visage ; et le pain qui fortifie le cœur de l'homme. Les arbres de l'Éternel sont rassasiés, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où viennent nicher les oiseaux, la cigogne, qui habite les pins. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, et les rochers sont l'asile des gerboises. Il créa la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son couchant. Tu fais l'obscurité, et il est nuit : alors toutes les bêtes des forêts sont en mouvement ; les jeunes lions rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur pâture. Le soleil se lève : ils se retirent, et vont reposer dans leurs tanières. L'homme se rend à son travail, et à son labour jusques au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est pleine de tes richesses. Dans cette mer grande et vaste fourmillent sans nombre des animaux petits et grands. Là circulent les navires, le Léviathan que tu formas pour s'y jouer. Tous ils s'attendent à toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de biens. Tu caches ta face, ils sont éperdus ; tu leur retires le souffle, ils expirent et rentrent dans leur poudre. Tu émets ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. La gloire de l'Éternel demeure à jamais ; l'Éternel se réjouit de ses œuvres. Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles sont fumantes. Je veux chanter l'Etemel, tant que je vivrai, célébrer mon Dieu, tant que je serai. Que mes chants lui soient agréables ! Je fais mes délices de l'Éternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les impies cessent d'être ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Alléluia !
Gospel
Matthew 25:14-23
De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. »
Responsorial Psalm
Psalm 147
Louez l'Etemel ! car il est beau de chanter notre Dieu ; c'est une douceur, la louange est séante. L'Éternel relève Jérusalem ; Il rassemble les bannis d'Israël. Il guérit ceux dont le cœur est blessé, et Il adoucit leurs douleurs. Il fixe le nombre des étoiles, et à toutes Il donne leur nom. Notre Seigneur est grand, sa puissance est immense, et son intelligence sans mesure. L'Éternel restaure les affligés, et Il humilie les impies jusques à terre. Chantez l'Éternel en lui rendant grâces, célébrez notre Dieu avec la harpe ! Il couvre le ciel de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait croître l'herbe sur les montagnes ; Il donne aux animaux leur pâture, aux petits du corbeau qui appellent. Ce n'est pas la force du coursier qui lui plaît, ni les jambes du piéton qui lui sont agréables ; l'Éternel se complaît dans ceux qui le craignent, dans ceux qui espèrent en sa grâce. Jérusalem, loue l'Éternel ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Car Il affermit les verroux de tes Portes, et bénit tes fils dans ton enceinte. Il met la paix à tes frontières, Il te rassasie de la moelle du froment. Il envoie ses ordres à la terre, sa parole court avec célérité. Il fait tomber la pluie, comme de la laine, et Il répand le givre, comme de la cendre. Il précipite sa glace en parcelles menues ; qui pourra tenir devant ses frimas ? Il émet sa parole, et Il les fait fondre, Il fait souffler le vent, et les eaux sont fluides. Il a révélé sa parole à Jacob, ses statuts et ses lois à Israël. Il ne l'a pas fait pour tous les peuples, qui de ses lois n'ont point connaissance. Louez l'Éternel !
Responsorial Psalm
Psalm 7
Complainte de David, qu'il chanta à l'Éternel à propos de Cus, Benjamite.Éternel, mon Dieu, à toi j'ai mon recours : sauve-moi de tous mes persécuteurs, et me délivre ! de peur que, comme un lion, ils ne me déchirent, m'écrasant, faute de libérateur. Éternel, mon Dieu ! si c'est ici ce que j'ai fait, s'il y a de l'iniquité dans mes mains, si j'ai payé mon ami par le mal, dépouillé celui qui me haïssait sans cause ; que l'ennemi poursuive ma vie, qu'il m'atteigne et me foule contre terre, et traîne ma gloire dans la poussière ! (Pause) Lève-toi, Éternel, dans ta colère ! élève-toi contre les fureurs de mes ennemis ! Sus ! à moi ! apprête le jugement ! Que l'assemblée des peuples t'environne ! au-dessus d'elle monte sur un lieu élevé ! L'Éternel juge les peuples : Éternel, fais-moi justice ! que selon ma justice et mon innocence il me soit fait ! Mets donc fin à la malice des impies, et fortifie le juste ! toi qui sondes les cœurs et les reins, Dieu juste ! Mon bouclier est par-devers Dieu, qui est en aide à ceux dont le cœur est droit. Dieu est un juste juge, un Dieu prêt à s'irriter en tout temps. S'il ne s'arrête, Il aiguise son épée, Il bande son arc et l'ajuste, et dirige sur lui des traits mortels, des traits qu'il enflamme. Voici, il avait conçu le mal, et portait la malice dans son sein ; mais il a enfanté une déception. Il a fait une fosse, il l'a creusée, mais il est tombé dans le creux par lui préparé. Sa malice retombe sur sa tête, et sa violence redescend sur son front. J'exalterai l'Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l'Éternel, du Très-haut.
Responsorial Psalm
Psalm 6
Au maître chantre. Avec les instruments à cordes. En octave. Cantique de David.Éternel, ne me châtie pas selon ta colère, et ne me punis pas selon ton courroux ! Sois-moi propice, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont ébranlés, et mon âme est fort ébranlée : mais toi, Éternel, jusques à quand ?… Reviens, Éternel, délivre mon âme, sauve-moi pour l'amour de ta grâce ! Car dans la mort ta mémoire n'est pas rappelée, et dans les Enfers qui pourrait te louer ? Je m'épuise en soupirs, et chaque nuit je baigne mon lit de pleurs, j'en inonde ma couche. Mes yeux s'éteignent dans le chagrin, ils dépérissent à cause de tous mes ennemis. Loin de moi, vous tous les artisans de malice ! car l'Éternel entend la voix de mes pleurs ; l'Éternel entend ma supplication, l'Éternel accueille ma prière. Tous mes ennemis sont confus, saisis d'un grand effroi, ils reculent confondus tout-à-coup.
Evening Prayer — First Lesson
Job 7
L'homme ne fait-il pas sur la terre le service d'un soldat, et ses jours ne sont-ils pas comme les jours d'un mercenaire ? Comme l'esclave soupire après l'ombre, et comme un journalier attend son salaire, ainsi j'eus pour mon lot des mois de douleur, et des nuits de tourment ont été mon partage. Couché, je dis : Quand me lèverai-je ? la nuit finira-t-elle ? et je m'excède d'agitations jusqu'à l'aube du jour. Mon corps se couvre de vers et d'une croûte terreuse, ma peau se roidit, et de nouveau suppure. Mes jours fuient plus prompts que la navette, ils se consument, et je suis sans espoir. Souviens-Toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront plus de bonheur ; l'œil de celui qui me voit, ne m'apercevra plus ; Tes yeux me chercheront, et je ne serai plus. La nuée se dissipe et s'en va : ainsi, qui descend aux Enfers, n'en revient pas, il ne rentre plus dans sa maison, et ses lieux ne le reconnaissent plus. Aussi ne mettrai-je pas un frein à ma bouche, mais je parlerai dans l'angoisse de mon cœur, et me plaindrai dans l'amertume de mon âme. Suis-je une mer ? suis-je un dragon, que contre moi Tu mettes une barrière ? Quand je dis : Mon lit me soulagera, ma couche portera une partie de ma peine ! alors tu m'effraies par des songes, et par des visions tu m'épouvantes. Aussi je préférerais suffoquer, mourir, à conserver ma chair. Je dédaigne la vie ! je ne vivrai pas toujours !… Suspends tes coups, car mes jours sont un souffle ! Qu'est-ce que l'homme, pour que tu l'honores, pour que tu prennes garde à lui, que tu t'occupes de lui chaque matin, et l'éprouves à tous les instants ? Jusques à quand les yeux ne me quitteront-ils pas, ne me laisseras-tu pas le temps d'avaler ma salive ? Si j'ai péché, qu'ai-je pu te faire, observateur des hommes ? Pourquoi me fais-tu le but de tes coups, tellement que je suis à moi-même un fardeau ? Et que ne pardonnes-tu ma faute, et ne passes-tu mon péché ? car bientôt je dormirai dans la poudre, et tu me chercheras, et je ne serai plus.
Second Reading
I Peter 1
Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux voyageurs de la dispersion dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie, qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'esprit, pour obéir, et pour recevoir l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre seigneur Jésus-Christ, Lui qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une espérance vivante, pour un héritage incorruptible, immaculé, inaltérable, lequel est réservé dans les cieux pour vous, qui, grâce à la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi, en vue du salut prêt à être révélé dans l'époque dernière, dans laquelle vous devez tressaillir d'allégresse, après avoir été, pendant peu de temps encore, s'il le faut, attristés par des tentations de diverse nature, afin que l'épreuve à laquelle est mise votre foi, plus précieuse que l'or qui, tout périssable qu'il est, est cependant éprouvé par le feu, se tourne en louange, en gloire, et en honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ, que vous aimez sans l'avoir vu, à l'égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous êtes transportés d'une joie inexprimable et glorieuse, parce que vous obtenez, ce qui est le terme de la foi, le salut des âmes. C'est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, recherchant à quel moment ou à quelles circonstances faisait allusion l'esprit qui, en eux, attestait d'avance les souffrances à endurer pour Christ et les gloires dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient chargés des choses qui vous sont maintenant annoncées par l'entremise de ceux qui vous ont prêché la bonne nouvelle par l'esprit saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. C'est pourquoi, ayant ceint les reins de votre pensée en étant sobres, fondez pleinement vos espérances sur la grâce qui doit vous être apportée lors de la révélation de Jésus-Christ. Comme des enfants obéissants, loin de vous conformer aux convoitises auxquelles, dans votre ignorance, vous vous êtes auparavant livrés, devenez au contraire, selon que Celui qui vous a appelés est saint, saints aussi dans toute espèce de genre de vie ; en effet il est écrit : « Vous serez saints, car Moi Je suis saint. » Et si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l'œuvre de chacun, comportez-vous avec crainte pendant le temps de votre voyage, sachant que ce n'est pas par des choses corruptibles, à prix d'argent ou d'or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme agneau irréprochable et sans tache, déjà prédestiné avant la fondation du monde, mais manifesté dans le dernier des temps à cause de vous, qui, par lui, avez cru en Dieu qui l'a ressuscité des morts, et qui lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance se rapportent à Dieu. Ayant sanctifié vos âmes en obéissant à la vérité pour éprouver un amour fraternel sans hypocrisie, aimez-vous ardemment les uns les autres du fond du cœur, vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible mais incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu ; en effet toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe ; l'herbe s'est séchée, et la fleur est tombée, mais la parole du Seigneur demeure pour l'éternité. Or cette parole, c'est celle de la bonne nouvelle qui vous a été prêchée.
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Romans 14
Quant à celui qui est faible en sa persuasion, accueillez-le sans en venir à des querelles d'opinion : l'un croit pouvoir manger de tout, tandis que celui qui est faible ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas ; mais que celui qui ne mange pas ne condamne pas celui qui mange, car Dieu l'a pris à Son service. Qui es-tu, toi qui condamnes un serviteur étranger ? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela regarde son propre maître ; mais il restera debout, car son maître a le pouvoir de le faire tenir droit. L'un distingue un jour d'un autre jour, tandis que l'autre tient tous les jours pour égaux ; que chacun soit dans sa propre intelligence pleinement persuadé. Celui qui met de l'importance à tel ou tel jour le fait pour le Seigneur ; et celui qui mange mange pour le Seigneur, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas le fait en vue du Seigneur, et il rend grâces à Dieu. En effet nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même ; car, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur ; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur ; car Christ est mort et il a vécu afin de régner et sur les morts et sur les vivants, Mais toi, pourquoi condamnes-tu ton frère ? Et toi, de ton côté, pourquoi méprises-tu ton frère ? En effet nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu : car il est écrit : « J'atteste sur Ma vie, dit le Seigneur, que devant Moi fléchira tout genou et que toute langue célébrera Dieu. » Ainsi chacun de nous rendra compte pour lui-même. Ne nous condamnons donc plus les uns les autres ; mais prenez plutôt la résolution de ne pas mettre devant votre frère une pierre de scandale. Je sais, et j'ai dans le Seigneur Jésus la conviction, qu'en soi rien n'est souillé ; ce n'est que pour celui qui pense qu'une chose est souillée, que cette chose-là est souillée. Eh bien ! si, pour un aliment, ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité ; ne jette pas dans la perdition par ton aliment celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège ne soit donc pas calomnié ; car ce qui constitue le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, et la paix, et la joie que donne l'Esprit Saint ; car celui qui s'asservit ainsi à Christ est agréable à Dieu et aux hommes d'un mérite éprouvé. C'est ainsi donc que nous poursuivons ce qui procure la paix et l'édification mutuelle. Ne détruis pas pour un aliment l'œuvre de Dieu. Toutes choses sont pures il est vrai ; mais c'est un mal pour l'homme qui en mange avec scandale. Il convient de ne point manger de viandes, de ne point boire de vin, et de s'abstenir de ce qui fait trébucher ou scandalise ou fait faiblir ton frère. Pour toi, conserve en toi-même devant Dieu la persuasion que tu as ; heureux celui qui ne se juge pas lui-même dans le parti qu'il adopte ! Mais celui qui hésite s'il doit ou non manger est condamné, parce qu'il n'agit pas par persuasion ; or tout ce qui ne se fait pas par persuasion est un péché.
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James 2:1-13
Mes frères, ne mêlez pas aux acceptions de personnes la foi en notre glorieux seigneur Jésus-Christ. En effet, s'il vient à entrer dans une de vos synagogues un homme à bagues d'or, en habit somptueux, tandis qu'il vient à entrer aussi un pauvre en méchant habit, mais que vous dirigiez vos regards sur celui qui porte l'habit somptueux et que vous disiez : « Toi, assieds-toi ici à ton aise, » et que vous disiez au pauvre : « Toi, tiens-toi debout, ou assieds-toi là sous mon marchepied, » vous avez douté en vous-mêmes, et vous êtes devenus des juges mal inspirés. Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui L'aiment ? Mais vous, vous avez avili le pauvre ! Est-ce que ce ne sont pas les riches qui vous oppriment, et n'est-ce pas eux qui vous traînent devant les tribunaux ? N'est-ce pas eux qui calomnient le beau nom qui a été invoqué sur vous ? Cependant si vous accomplissez la loi royale, selon le texte de l'écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » vous faites bien ; mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, la loi vous convainquant d'être des transgresseurs ; car quiconque aura observé la loi tout entière, mais aura failli sur un seul point, devient coupable sur tous. En effet Celui qui a dit : « Ne commets point d'adultère, » a dit aussi : « Ne commets point d'homicide. » Or, si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu commettes un homicide, tu deviens un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté ; car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde brave le jugement !
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Ephesians 5:15-21
Prenez donc scrupuleusement garde à la manière dont vous vous conduisez, non pas comme des gens dépourvus de sagesse, mais comme des sages, mettant bien le temps à profit, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne devenez pas déraisonnables, mais comprenez quelle est la volonté de notre seigneur, et ne vous enivrez pas de vin, ce qui entraîne avec soi le dérèglement ; mais soyez remplis de l'Esprit, vous parlant les uns aux autres par des psaumes, et des hymnes, et des chants, chantant et célébrant en votre cœur le seigneur, rendant grâces constamment pour toutes choses, au nom de notre seigneur Christ Jésus, à Dieu le Père, nous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ.
Gospel
Luke 3
Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations, Hérode le tétrarque, réprimandé par lui à propos d'Hérodiade la femme de son frère et à propos de toutes les mauvaises actions que lui, Hérode, avait faites, ajouta encore celle-ci à toutes les autres : il fit mettre Jean en prison. Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.
Evening Prayer — Second Lesson
2 Corinthians 4
C'est pourquoi, revêtus de ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons point courage, mais nous avons rejeté les secrètes manœuvres qui font rougir, ne nous conduisant point avec astuce, et ne falsifiant pas non plus la parole de Dieu, mais nous rendant nous-mêmes recommandables, par la manifestation de la vérité, à toute conscience humaine devant Dieu. Or si notre évangile est encore voilé, c'est parmi ceux qui périssent qu'il est voilé, parmi lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits des incrédules, afin que pour, eux ne brillât point la lumière de l'évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. Car ce n'est pas nous-mêmes, mais c'est Christ Jésus que nous proclamons comme seigneur, et nous-mêmes au contraire comme vos esclaves à cause de Jésus, parce que Dieu qui a dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres, » est Celui qui l'a fait briller dans nos cœurs pour que nous enseignions à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage de Christ. Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.
Gospel
Luke 17:11-19
Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. »
Gospel
Matthew 3:7-12
Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. »
Gospel
Matthew 15
Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. » Et Jésus étant parti de là gagna le territoire de Tyr et de Sidon ; et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie. Et Jésus s'étant éloigné de là vint vers la mer de Galilée, et après être monté sur la montagne, il s'y tenait assis ; et une foule nombreuse s'approcha de lui, ayant avec elle des boiteux, des estropiés, des aveugles, des sourds, et bien d'autres malades, et on les jeta à ses pieds, et il les guérit, en sorte que la foule fut émerveillée de voir des sourds entendre, des estropiés guérir, et des boiteux marcher, et des aveugles recouvrer la vue ; et elle glorifia le Dieu d'Israël. Mais Jésus ayant appelé à lui ses disciples dit : « J'ai compassion de cette foule, car voici trois jours qu'ils restent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger ; cependant je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin : » Et les disciples lui disent : « Où nous procurerons-nous dans un désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? » Et Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Et ayant invité la foule à s'asseoir sur la terre, il prit les sept pains et les poissons, et après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés, et on emporta le surplus des morceaux dans sept paniers pleins. Or, ceux qui mangèrent étaient au nombre d'environ quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Après avoir renvoyé la foule il monta dans la barque, et il vint dans le territoire de Magadan.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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