Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
2 Corinthians 1:1-7
Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l'église de Dieu qui est à Corinthe, ainsi qu'à tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des compassions et le Dieu de toute consolation, qui nous console de toute notre tribulation, afin que nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans toute espèce de tribulation par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ; car, de même que les souffrances de Christ surabondent en nous, c'est de même par Christ que surabonde aussi notre consolation. Mais, si nous sommes exposés à la tribulation, c'est pour votre consolation, laquelle résulte de votre patience à supporter les mêmes souffrances que nous souffrons nous-mêmes, et votre espérance demeure ferme en vous ; si nous sommes consolés, c'est pour votre consolation et votre salut, sachant que, de même que vous participez aux souffrances, vous participez aussi à la consolation.
First Reading
Jeremiah 9
Oh ! que ma tête devienne eau, et mes yeux une fontaine de larmes ! et je pleurerai le jour et la nuit le carnage de mon peuple. Oh ! qu'on me donne au désert l'étape du voyageur ! et je quitterai mon peuple, et m'en irai loin d'eux, car ce sont tous des adultères, un amas d'infidèles. Ils arment leur langue, comme un arc, du mensonge, et ce n'est pas par la vérité qu'ils règnent dans le pays, car ils vont de malice en malice, et ils ne me connaissent pas, dit l'Éternel. Gardez-vous les uns des autres, et ne vous fiez à aucun de vos frères, car tous les frères cherchent à se supplanter, et chaque ami va calomniant. Chacun trompe son ami, et ne parle pas vrai ; ils forment leur langue à proférer le mensonge, ils prennent de la peine pour faire le mal. Tu habites au sein de la fausseté ; c'est par fausseté qu'ils refusent de me connaître, dit l'Éternel. Aussi, ainsi parle l'Éternel des armées : Je veux les passer par le creuset et les soumettre à l'épreuve. Et, que faire d'autre à cause de la fille de mon peuple ? Leur langue est un dard meurtrier, elle profère le mensonge ; de leur bouche ils disent paix ! à leur prochain, et dans leur cœur ils lui dressent des embûches. Pour toutes ces choses ne les punirai-je pas, dit l'Éternel, et d'une telle nation mon âme ne se vengera-t-elle pas ? Sur les montagnes j'élève ma plainte et mes pleurs, et sur les pacages du désert, mes lamentations, car ils sont brûlés, personne ne les parcourt plus, on n'y entend plus la voix des troupeaux, et les oiseaux du ciel et les bêtes ont fui, sont partis. Et je ferai de Jérusalem un monceau de pierres, un gîte des chacals, et des villes de Juda je ferai un désert sans habitants. S'il y a quelque sage, qu'il comprenne ces choses ! s'il en est un à qui l'Éternel ait parlé, qu'il le déclare !… Pourquoi ce pays est-il ruiné, brûlé comme un désert où personne ne passe ? L'Éternel a dit : C'est pour avoir abandonné ma loi que j'avais mise devant eux, pour n'avoir pas obéi à ma voix, et ne l'avoir pas suivie, et pour avoir marché selon l'obstination de leur cœur et à la suite des Baals, comme leurs pères le leur ont enseigné. C'est pourquoi, ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Voici, je nourrirai ce peuple d'absinthe, et l'abreuverai d'eaux vénéneuses, et je les disséminerai parmi des peuples inconnus à eux et à leurs pères, et j'enverrai derrière eux l'épée, jusqu'à ce que je les aie exterminés. Ainsi parle l'Éternel des armées : Cherchez, et appelez les pleureuses, et qu'elles viennent ! et envoyez vers les habiles, et qu'elles arrivent ! qu'elles se hâtent et élèvent sur nous leurs complaintes, pour que les larmes tombent de nos yeux, et que l'eau coule de nos paupières ! Car une voix plaintive part de Sion : « Quelle désolation est la nôtre ! Nous sommes au dernier degré de la honte, car il nous faut quitter le pays, car ils ont renversé nos demeures. » Femmes, écoutez la parole de l'Éternel, et que votre oreille donne accès à la parole de sa bouche ! Enseignez à vos filles des lamentations, et que la femme enseigne des complaintes à sa compagne ! Car la mort entre par nos fenêtres, elle monte dans nos palais, et vient arracher les enfants de la rue, et les jeunes gens des places. Dis : Tel est l'arrêt de l'Éternel : les cadavres des hommes tomberont comme du fumier sur un champ, et comme la gerbe derrière le moissonneur, laquelle personne ne relève. Ainsi parle l'Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, et que le fort ne se glorifie pas de sa force, et que le riche ne se glorifie pas de sa richesse ; mais si l'on se glorifie, que ce soit d'avoir l'intelligence et de me connaître ; car je suis l'Éternel qui fais grâce, droit et justice dans le pays, car c'est à cela que je prends plaisir, dit l'Éternel. Voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je châtierai tous les circoncis avec les incirconcis, l'Egypte et Juda, Edom et les fils d'Ammon, et Moab, et tous ceux qui se rasent les tempes, et ceux qui habitent le désert, car toutes les nations sont incirconcises, et toute la maison d'Israël a le cœur incirconcis.
First Reading
Jeremiah 17:5-14
Ainsi parle l'Éternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, et qui prend la chair pour son appui, et dont le cœur déserte l'Éternel ! Il est comme un homme nu dans un désert, et ne voit point le bonheur arriver ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et inhabitée. Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est la confiance ! Il est comme un arbre planté près des eaux ; il pousse ses racines vers le courant, et ne craint pas quand la chaleur vient, et son feuillage est vert, et dans l'année de sécheresse il n'est point inquiet, et il ne cesse de porter du fruit. Rien n'est plus tortueux que le cœur, et il est méchant ; qui peut le connaître ? Moi, l'Éternel, je sonde le cœur, j'éprouve les reins, et cela pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres. Une perdrix qui couve des œufs qu'elle n'a point pondus, tel est l'homme qui se crée une richesse sans la droiture : à la moitié de ses jours il devra la quitter, et à sa fin il se trouvera être un insensé. Le lieu de mon Sanctuaire est un trône de gloire et de majesté dès le commencement. Espoir d'Israël, ô Éternel, quiconque t'abandonne, sera confondu. – « Ceux qui me quittent, seront inscrits sur la poussière, car ils abandonnent la source des eaux vives, l'Éternel. » Guéris-moi, Éternel, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé, car tu es ma gloire.
Morning Prayer — First Lesson
Jeremiah 3
Il dit : Quand un homme répudie sa femme, et qu'elle le quitte, et devient la femme d'un autre, peut-il revenir à elle ? le pays ne serait-il pas profané ? Et toi, tu t'es livrée à nombre d'amants, et tu reviendrais auprès de moi ? dit l'Éternel. Lève les yeux vers les hauteurs, et vois ! Où n'as-tu pas été impudique ? Sur les chemins tu les attendais, telle que l'Arabe dans le désert, et tu souillas le pays par tes prostitutions et ta méchanceté. Aussi les rosées furent-elles supprimées, et les dernières pluies ne vinrent-elles pas ; mais tu as eu un front de prostituée, et tu as refusé de rougir. Maintenant, n'est-ce pas ? tu me dis : « Mon père ! tu fus l'ami de ma jeunesse. Sera-t-Il toujours irrité ? gardera-t-Il sa colère à jamais ? » Voilà ce que tu dis, et tu commets le crime, et le consommes ! Et l'Éternel me parla dans le temps du roi Josias : Vois-tu ce qu'a fait la rebelle Israël ? Elle est allée sur toutes les hautes montagnes et sous tous les arbres verts, et elle s'est prostituée là. Et je disais : Après avoir fait toutes ces choses elle reviendra à moi ; mais elle n'est point revenue. Et sa perfide sœur Juda l'a vu. Et quoique pour cette raison, à cause de l'adultère de la rebelle Israël, je l'eusse répudiée, lui donnant sa lettre de divorce, j'ai vu que cependant la perfide Juda, sa sœur, n'a point eu de crainte, et est allée se prostituer elle aussi. Or cela était arrivé à cause de sa criante impudicité, car elle avait souillé le pays, et commis adultère avec la pierre et avec le bois. Malgré tout cela, sa perfide sœur Juda n'est point revenue à moi de tout son cœur, mais avec hypocrisie, dit l'Éternel. Et l'Éternel me dit : La rebelle Israël est innocente auprès de la perfide Juda. Va, et proclame ces paroles vers le nord et dis : Reviens, rebelle Israël ! dit l'Éternel ; je ne prendrai point pour vous un air sombre, car je suis clément, dit l'Éternel, et mon ressentiment n'est pas éternel. Seulement reconnais ta faute, car tu t'es détachée de l'Éternel, ton Dieu, et tu as fais errer tes pas vers les étrangers sous tous les arbres verts, et vous n'avez point obéi à ma voix, dit l'Éternel. Revenez, enfants rebelles, dit l'Éternel ; car je suis votre Souverain, et je veux vous reprendre, un par ville, et deux par famille, et vous ramener à Sion ; et je vous donnerai des bergers selon mon cœur, qui vous paîtront avec sagesse et intelligence. Et quand un jour vous serez nombreux et multipliés dans le pays, dit l'Éternel, alors on ne parlera plus de l'arche de l'alliance de l'Éternel, elle ne viendra dans l'esprit de personne, et on n'y pensera plus ; et on ne la regrettera plus, et on n'en fera pas une autre. Dans ce temps-là on appellera Jérusalem le trône de l'Éternel, et tous les peuples s'y rallieront au nom de l'Éternel à Jérusalem, et ils ne marcheront plus d'après la dureté de leur cœur mauvais. En ces jours, la maison de Juda cheminera avec la maison d'Israël, et elles viendront ensemble du pays du septentrion dans le pays dont je mis en possession vos pères. Je disais alors : Quel rang tu auras entre les fils ! et je te donnerai un pays délicieux, le plus magnifique héritage parmi les armées des nations. Je disais aussi : Vous m'appellerez « Mon père, » et vous ne vous détacherez pas de moi. Mais, comme une femme est infidèle à son amant, ainsi vous me fûtes infidèles, maison d'Israël, dit l'Éternel. Sur les hauteurs une voix se fait entendre : ce sont les pleurs des enfants d'Israël gémissant d'avoir pris des voies détournées, d'avoir oublié l'Éternel, leur Dieu. Revenez, enfants rebelles, je veux réparer vos égarements. « Voici, nous venons à Toi, car tu es l'Éternel notre Dieu. Oui, c'est une déception que l'abondance qui vient des collines, qui vient des montagnes ; oui, c'est dans l'Éternel, dans notre Dieu, qu'est la ressource d'Israël. Mais l'infamie a consumé les profits de nos pères dès notre jeunesse, leurs brebis et leurs bœufs, leurs fils et leurs filles. Nous sommes gisants dans notre infamie, et notre ignominie nous recouvre, car nous avons péché contre l'Éternel notre Dieu, nous et nos pères, dès notre jeunesse jusques aujourd'hui et nous n'avons point obéi à la voix de l'Éternel, notre Dieu. »
Epistle
1 John 3:13-18
Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Pour nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide, et vous savez que nul homicide n'a en lui d'une manière durable la vie éternelle. Voici à quoi nous avons connu l'amour, c'est que celui-là a donné sa vie pour nous, et nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères. Aussi, celui qui possédant de quoi vivre en ce monde voit son frère dans le besoin, et lui aura fermé ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n'aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en fait et en vérité ;
First Reading
Proverbs 18
Celui qui s'isole, suit sa fantaisie, il s'irrite contre tout ce qui est raisonnable. Ce n'est pas la raison qu'aime l'insensé, mais il aime à montrer son sentiment. Quand vient l'impiété vient aussi le mépris, et avec l'infamie, l'opprobre. Les paroles qui sortent de la bouche de l'homme, sont des eaux profondes ; la source de la sagesse est une rivière abondante. Il est mal de prendre parti pour l'impie, afin de débouter le juste dans le jugement. Les lèvres de l'insensé apportent les querelles, et sa bouche excite aux coups. La bouche de l'impie est pour lui une cause de ruine, et ses lèvres, un piège à sa vie. Les propos du rapporteur sont comme des friandises ; ils se glissent jusqu'au fond des entrailles. Celui-là aussi qui travaille lâchement, est frère du dissipateur. Le nom de l'Éternel est une forte tour, le juste y accourt, et se trouve en lieu sûr. L'opulence du riche est sa forteresse, et comme une haute muraille, dans son opinion. Avant la chute le cœur de l'homme s'élève ; et l'humilité précède la gloire. Qui répond avant d'écouter, manque de sens, et sera confus. L'âme de l'homme supporte ses souffrances ; mais une âme abattue, qui la relèvera ? Le cœur de l'homme de sens acquiert la science, et l'oreille des sages est à la recherche de la science. Par des présents l'homme se fait jour ; et ils l'introduisent chez les grands. Il [paraît] juste celui qui dans sa cause parle le premier ; mais que vienne sa partie, et alors examine-le. Le sort met fin aux contestations ; et entre les puissants il décide. Un frère est plus rebelle qu'une ville forte ; et les querelles {[}des frères{]} sont comme les verrous d'un palais. Des fruits de sa bouche chacun est nourri, il est nourri de ce que ses lèvres lui rapportent. La mort et la vie dépendent de la langue ; celui qui en aime l'usage, en goûtera les fruits. Trouver une femme c'est trouver le bonheur, et obtenir une faveur de l'Éternel. Le pauvre parle en suppliant ; mais le riche répond durement. Tel a beaucoup de relations à son détriment ; mais, ayez un ami, il s'attache plus qu'un frère.
Morning Prayer — Second Lesson
John 6
Après cela Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. Or une foule nombreuse suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades ; mais Jésus monta sur la montagne, et il s'y tenait assis avec ses disciples. Or la Pâque était proche, la fête des Juifs. Jésus ayant donc levé les yeux et ayant vu qu'une foule nombreuse venait vers lui, il dit à Philippe : « Où pourrons-nous acheter des pains afin que ces gens-là se nourrissent ? » — Or il parlait ainsi afin de l'éprouver, car pour lui il savait ce qu'il allait faire. — Philippe lui répliqua ; « Deux cents deniers de pains ne leur suffisent pas pour que chacun en reçoive un peu. » Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : « Il y a ici un jeune enfant qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? » Jésus dit : « Faites étendre les gens. » Or il y avait beaucoup d'herbe en cet endroit. Les hommes au nombre d'environ cinq mille s'étendirent donc. Jésus prit donc les pains ; et après avoir rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient couchés, de même fit-il aussi avec les poissons, tant qu'ils en voulaient. Mais lorsqu'ils furent repus, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu. » Ils les rassemblèrent donc, et remplirent douze corbeilles avec les morceaux des cinq pains d'orge, que laissèrent ceux qui avaient mangé. Les gens ayant donc vu les miracles qu'il avait faits disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » Jésus donc, ayant su qu'ils devaient venir et l'enlever afin de le faire roi, se retira derechef seul sur la montagne. Mais, quand le soir fut venu, ses disciples descendirent vers la mer, et étant montés dans une barque ils se dirigeaient de l'autre côté de la mer vers Capharnaoum ; et l'obscurité était déjà survenue, et Jésus n'était pas encore venu à eux, et la mer, sur laquelle soufflait un grand vent, était agitée. Après donc qu'ils eurent ramé pendant environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et arrivé près de la barque, et ils eurent peur. Mais il leur dit : « C'est moi, n'ayez pas peur. » Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda sur le rivage vers lequel ils se rendaient. Le lendemain, la foule qui se trouvait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là de barque qu'une seule, et que Jésus n'était point entré dans la barque avec ses disciples, mais que ses disciples seuls étaient partis ; d'autres barques étaient venues de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces. Lors donc que la foule vit que Jésus n'était pas là non plus que ses disciples, ils montèrent eux-mêmes dans les barques et vinrent à Capharnaoum à la recherche de Jésus ; et l'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu venu ici ? » Jésus leur répliqua : « En vérité, en vérité je vous le déclare, vous me recherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés ; travaillez à vous procurer, non la nourriture qui périt, mais la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, je veux dire Dieu, a marqué de Son sceau. » Ils lui dirent donc : « Qu'avons-nous à faire pour accomplir l'œuvre de Dieu ? » Jésus leur répliqua : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ils lui dirent donc : « Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions et que nous te croyions ? Que travailles-tu à nous procurer ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, comme il est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. » Jésus leur dit donc : « En vérité, en vérité je vous le déclare, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain venu du ciel ; car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent donc : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » Jésus leur dit : « C'est moi qui suis le pain de la vie ; celui qui vient à moi n'aura certainement jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura certainement jamais soif ; mais je vous ai dit que, quoique vous m'ayez vu, vous ne croyez cependant pas. Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne me mettrai certainement pas dehors celui qui vient à moi, car je suis descendu du ciel, non pour faire ma propre volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé ; or c'est ici la volonté de Celui qui m'a envoyé, que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour ; car c'est ici la volonté de mon Père, que quiconque contemple le Fils et croit en lui possède la vie éternelle, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. » Les Juifs murmuraient donc à son sujet, parce qu'il avait dit : « Je suis le pain qui est descendu du ciel, » et ils disaient : « Est-ce que celui-ci n'est pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment maintenant dit-il : je suis descendu du ciel ? » Jésus leur répliqua : « Ne murmurez pas entre vous ; personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ; » quiconque a écouté le Père et a été instruit par Lui vient à moi ; ce n'est pas que personne ait vu le Père, si ce n'est celui qui est auprès de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit possède la vie éternelle. C'est moi qui suis le pain de la vie ; vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts ; le pain qui descend du ciel est tel, qu'on doit en manger et ne point mourir ; c'est moi qui suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour l'éternité ; mais le pain aussi que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. » Les Juifs discutaient donc entre eux en disant : « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus donc leur dit : « En vérité, en vérité je vous le déclare, si vous ne mangez la chair du fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes ; celui qui mange ma chair et qui boit mon sang possède la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ; car ma chair est une vraie nourriture, et mon sang est un vrai breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui ; de même que le Père qui est vivant m'a envoyé et que moi aussi je vis à cause du Père, de même aussi celui qui me mange vivra à cause de moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel ; ce n'est pas comme les pères qui ont mangé et qui sont morts, celui qui mange ce pain-là vivra pour l'éternité. » Il dit ces choses en enseignant dans la synagogue à Capharnaoum. Plusieurs donc de ses disciples l'ayant ouï dirent : « Ce discours est choquant, qui peut l'écouter ? » Mais Jésus, connaissant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur dit : « Cela vous scandalise-t-il ? Si donc vous voyez le fils de l'homme remonter là où il était premièrement… ? C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien ; les paroles que je vous ai adressées sont esprit et sont vie ; mais il y en a quelques-uns parmi vous qui ne croient pas. » Jésus en effet savait dès le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas et quel était celui qui le livrerait, et il dit : « C'est à cause de cela que je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. » En conséquence plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ne marchaient plus avec lui. Jésus donc dit aux Douze : « Et vous aussi, ne voulez-vous point vous en aller ? » Simon Pierre lui répliqua : « Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu possèdes les paroles de la vie éternelle, et nous, nous avons cru et nous avons connu que c'est toi qui es le saint de Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? Et pourtant l'un d'entre vous est un traître ! » — Or il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; car c'était lui qui devait le livrer, lui, un des Douze. –
Responsorial Psalm
Psalm 15
Cantique de David.Éternel, qui sera ton hôte dans ta tente ? Qui habitera sur ta sainte montagne ? Celui qui vit dans l'intégrité, et pratique la justice, et dit la vérité telle qu'elle est dans son cœur ; dont la langue ne sème point la calomnie, à son prochain ne cause point de dommage, et ne profère pas d'outrages contre son frère ; aux yeux de qui le réprouvé est digne de mépris, et qui honore les hommes craignant l'Éternel ; qui jure au méchant, et ne se dédit point ; qui ne tire de son argent aucun intérêt, et contre l'innocent n'accepte point de présents. Qui ainsi agira, ne sera point ébranlé.
Gospel
John 15:12-16
Voici quel est mon commandement : c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ; il n'est personne qui ait un plus grand amour que celui qui porte quelqu'un à sacrifier sa propre vie pour ses amis ; vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ; je ne vous appelle plus esclaves, parce que l'esclave ne sait pas ce que fait son seigneur ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne.
Responsorial Psalm
Psalm 39
Au maître chantre des Jéduthunites. Cantique de David.J'avais dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la langue ; j'aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que les impies seront en ma présence. » Je fus muet, silencieux, évitant même de parler du bonheur. Mais ma douleur s'irritait, mon cœur s'enflammait dans mon sein, où mes pensées allumèrent un feu, et ma langue parla. Éternel, montre-moi le terme de ma vie, et quelle est la durée de mes jours ! O ! que je sache combien je suis fragile ! Voici, tu as donné à mes jours l'espace d'une palme, et ma durée est comme un néant devant toi ; oui, tout homme a la consistance d'un souffle. (Pause) Oui, comme une ombre le mortel se promène ; oui, il s'agite avec bruit pour ce qui passe ; il amasse, et il ne sait qui recueillera. Et maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espoir est en toi. Sauve-moi de tous mes péchés, ne m'expose pas aux outrages de l'impie ! Mais je me tais, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui agis. Eloigne de moi tes plaies ! Je péris sous ta main irritée. Quand par des peines tu châties l'homme d'une faute, semblable à la teigne, tu détruis son bien le plus cher. Oui, tout mortel est un souffle. (Pause) Ecoute ma prière, Éternel, et prête l'oreille à mes cris ! Ne sois point sourd à mes larmes, car je suis un étranger chez toi, un hôte, comme tous mes pères ! Ne tiens plus tes yeux attachés sur moi, afin que je retrouve la sérénité, avant que je m'en aille, et que je ne sois plus !
Responsorial Psalm
Psalm 49
Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Ecoutez ces choses, vous tous les peuples ; prêtez l'oreille, vous tous habitants du monde, et vous enfants des hommes, et vous fils des humains, tous ensemble, et le riche et le pauvre ! Ma bouche exposera la sagesse, et mon cœur en méditant a trouvé la science : mon oreille en écoute les inspirations, et je vais au son du luth révéler ma pensée. Que craindrais-je au jour du malheur, quand je suis enveloppé de la malice de ceux qui me tendent des embûches, qui se confient en leurs biens, et sont vains de leur grande richesse ? L'homme ne saurait racheter son frère, ni donner à Dieu une rançon pour lui. Il en coûte trop pour racheter une vie, et jamais il n'aura les moyens de donner à quelqu'un une vie éternelle, ni de lui épargner la vue du tombeau. Non ! il le verra ! Les sages meurent, et avec eux le fou et le stupide périssent, et laissent leurs biens à d'autres. Leurs vœux sont d'avoir des maisons éternelles, et des demeures qui durent aux siècles des siècles : leurs noms sont célèbres sur la terre. Mais l'homme dans la splendeur n'est pas permanent, il est assimilé aux animaux que l'on égorge. Telle est la voie sur laquelle ils se fient ; et ceux qui les suivent, approuvent leur langage. (Pause) Comme un troupeau ils sont chassés aux Enfers ; la Mort devient leur berger, et les justes les foulent sous leurs pas ; en un instant leur figure est la proie des Enfers, bannie du séjour qu'on lui avait préparé. Cependant Dieu arrachera mon âme au pouvoir des Enfers, qui voudraient me saisir. (Pause) Ne crains point, quand un homme s'enrichit, quand sa maison croît en splendeur ! Car il n'emporte pas tout en mourant, sa splendeur après lui ne descendra pas. Que dans sa vie il se trouve heureux, qu'on te vante du bien-être que tu sais te donner ; il te faut rejoindre tes pères, qui jamais ne reverront la lumière. L'homme qui est dans la splendeur, et n'a pas la sagesse, est assimilé aux animaux que l'on égorge.
Responsorial Psalm
Psalm 48
Cantique des fils de Coré. L'Éternel est grand et digne d'être loué, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Délices de toute la terre, le mont de Sion s'élève magnifique, sur ses flancs au Nord il porte la ville du grand Roi. Dieu pour ses palais s'est montré un rempart. Car voici, les rois se liguèrent : ensemble ils disparurent. Ils virent, et furent aussitôt éperdus, ils prirent l'épouvante, et s'enfuirent ; là même ils furent saisis du tremblement, des angoisses de l'enfantement, au souffle du vent d'Orient, qui fracasse les navires de Tarsis. Ce qu'on nous avait dit, nous l'avons vu nous-mêmes dans la ville de l'Éternel des armées, ville de notre Dieu ; Dieu la maintient à jamais. (Pause) O Dieu, nous pensons à ta grâce dans l'enceinte de ton temple. Que ta louange, ô Dieu, aussi bien que ton nom, retentisse jusqu'aux bouts de la terre ! De justice ta droite est remplie. La montagne de Sion est dans la joie, et les filles de Juda dans l'allégresse, à cause de tes jugements. Faites le tour de Sion et de son enceinte, comptez ses tours, examinez son fossé, faites la revue de ses palais, pour en parler à la race future ! Car ce Dieu est notre Dieu pour toujours, à jamais : Il nous conduira jusqu'à la mort.
Evening Prayer — First Lesson
Jeremiah 4
Si tu reviens à moi, Israël, dit l'Éternel, tu reviendras ici ; et si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant ; et si tu jures par « la vie de l'Éternel, » selon la vérité, la droiture et la justice, les nations se serviront de son nom pour bénir, et se glorifieront de lui. Car ainsi parle l'Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Faites-vous des novales et ne semez point parmi les épines ! Circoncisez-vous pour l'Éternel, et enlevez le prépuce de vos cœurs, hommes de Juda, et habitants de Jérusalem, de peur que ma colère n'éclate comme un feu, et ne consume sans que personne éteigne, à cause de la méchanceté de vos actions. Annoncez en Juda, et publiez à Jérusalem, et parlez, et sonnez de la trompette dans le pays, criez à pleine voix et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! Tournez l'étendard vers Sion, fuyez, ne vous arrêtez pas ! Car du nord J'amène la calamité et un grand désastre. Le lion sort de son fourré, et le destructeur des peuples part, il sort de son lieu, pour faire de ton pays un désert ; tes villes seront détruites, dépeuplées. Aussi, ceignez le cilice, gémissez, et lamentez-vous, car l'ardente colère de l'Éternel ne s'éloigne pas de vous. Et dans ce jour-là, dit l'Éternel, le cœur manquera au roi et aux princes, et les sacrificateurs seront atterrés, et les prophètes seront stupéfaits. Alors je dis : Ah ! Seigneur, Éternel, en vérité tu as trompé ce peuple et Jérusalem en disant : Vous serez sains et saufs ! et cependant l'épée pénètre jusqu'à son cœur. Dans ce temps-là, il sera dit à ce peuple et à Jérusalem : Un vent brûlant vient des collines du désert dans la direction de la fille de mon peuple, non point pour nettoyer, ni pour émonder, un vent plus fort que pour cela viendra de par moi ; et alors à mon tour je prononcerai ma sentence contre eux. Voici, Il s'avance comme les nuées, et ses chars sont comme l'ouragan, et ses chevaux plus légers que les aigles. « Malheur à nous, car nous sommes dévastés ! » Purge de méchanceté ton cœur, Jérusalem, afin que tu sois sauvée ! Jusques à quand séjourneront dans ton cœur tes pensées désastreuses ? Car une voix publie depuis Dan, et annonce un désastre depuis la montagne d'Éphraïm. Annoncez-le aux nations ! Voici, publiez-le dans Jérusalem : des assiégeants arrivent d'une terre lointaine, et ils poussent leur voix contre les villes de Juda. Comme les gardes d'un champ ils te cerneront ; car elle s'est révoltée contre moi, dit l'Éternel. Ta conduite et tes œuvres ont attiré ces choses sur toi ; c'est l'effet de ta méchanceté ; oui, cela est amer, oui, cela pénètre jusqu'à ton cœur. « Mes entrailles ! mes entrailles ! je souffre dans les cellules de mon cœur ; mon cœur bouillonne, je ne puis me taire ; car tu entends, mon âme, le son de la trompette, le cri de guerre. Ruine sur ruine est annoncée, car tout le pays est désolé ; tout à coup mes tentes sont détruites, en un instant mes pavillons. Jusques à quand verrai-je l'étendard, ouïrai-je le son de la trompette ? » – « C'est que Mon peuple est en délire, il ne Me connaît pas ; ce sont des fils insensés, destitués d'intelligence ; ce sont des sages pour faire le mal ; mais pour faire le bien, ce sont des ignorants. » Je regarde la terre, et voici, elle est déserte et vide ; et les Cieux, ils n'ont plus leur lumière. Je regarde les montagnes, et voici, elles tremblent, et toutes les collines s'ébranlent. Je regarde, et voici, il n'y a point d'homme, et tous les oiseaux des Cieux ont fui. Je regarde, et voici, le Carmel est un désert, et toutes ses villes sont détruites par l'Éternel et par le feu de sa colère. Car ainsi parle l'Éternel : La dévastation couvrira le pays ; mais je ne la ferai pas totale. Pour cela le pays est en deuil, et le ciel s'obscurcit, parce que je l'ai dit, je l'ai arrêté, et je ne m'en repens point, et n'en reviendrai point. Au bruit des cavaliers et des archers toute ville est en fuite ; on gagne les forêts, et on gravit les rochers ; toute ville est abandonnée, il n'y reste personne. Et toi, ville désolée, que feras-tu ? Quand même tu t'habilles de pourpre, que tu te pares d'une parure d'or, que tu bordes de fard tes yeux, en vain t'embellis-tu, les amants te dédaignent, ils en veulent à ta vie. Car j'entends comme la voix d'une femme en travail, un cri d'angoisse comme au premier enfantement : c'est la voix de la fille de Sion ; elle soupire, étend les bras : « C'en est fait de moi ! mon âme succombe sous les meurtriers ! »
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Hebrews 2
C'est pourquoi nous devons faire d'autant plus attention à ce que nous avons entendu, de peur que nous ne périssions ; car, si la parole proclamée par des anges a été irréfragable, et si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? Un salut qui, d'abord proclamé par le seigneur, nous a été annoncé d'une manière irréfragable par ceux qui l'ont entendu, Dieu y joignant Son témoignage par des signes, et des prodiges, et des miracles divers, et des communications de l'esprit saint, selon Sa volonté. En effet ce n'est point à des anges qu'il a soumis le monde nouveau dont nous parlons ; mais quelqu'un a quelque part rendu ce témoignage : « Qu'est-ce que l'homme, pour que Tu te souviennes de lui ? Ou le fils de l'homme, pour que Tu en prennes soin ? Tu l'as un peu rabaissé au-dessous des anges ; Tu l'as couronné de gloire et d'honneur ; Tu lui as soumis toutes choses, les mettant sous ses pieds, » En effet, en soumettant toutes choses, Il n'a rien laissé qui ne lui fût soumis, et toutefois nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais, celui qui a été un peu rabaissé au-dessous des anges, Jésus, nous le contemplons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, lui qui a dû, par la grâce de Dieu, goûter la mort pour tous. Car il était digne de Celui, à cause de qui et par qui toutes choses subsistent, puisqu'il voulait conduire à la gloire des fils nombreux, d'amener à la perfection par des souffrances le prince de leur salut. En effet celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés relèvent tous d'un Seul, c'est pourquoi il ne rougit pas de les appeler frères, lorsqu'il dit : « J'annoncerai Ton nom à mes frères, je Te célébrerai au milieu de l'assemblée ; » et derechef : « Pour moi je me confierai en Lui ; » et encore : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m'a donnés. » Ainsi donc, puisque les enfants ont en partage le sang et la chair, lui aussi y a de même participé, afin que, par la mort, il anéantît celui qui possède la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient, durant toute leur vie, tenus en esclavage ; car ce n'est certes point à des anges qu'il porte secours, mais c'est à la postérité d'Abraham ; en sorte qu'il devait être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin de pouvoir être compatissant, et de devenir, dans le service de Dieu, un grand prêtre pour faire l'expiation des péchés du peuple ; car c'est pour avoir été lui-même tenté dans ce qu'il a souffert, qu'il peut secourir ceux qui sont tentés.
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Ephesians 5
devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. » Prenez donc scrupuleusement garde à la manière dont vous vous conduisez, non pas comme des gens dépourvus de sagesse, mais comme des sages, mettant bien le temps à profit, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne devenez pas déraisonnables, mais comprenez quelle est la volonté de notre seigneur, et ne vous enivrez pas de vin, ce qui entraîne avec soi le dérèglement ; mais soyez remplis de l'Esprit, vous parlant les uns aux autres par des psaumes, et des hymnes, et des chants, chantant et célébrant en votre cœur le seigneur, rendant grâces constamment pour toutes choses, au nom de notre seigneur Christ Jésus, à Dieu le Père, nous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.
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Revelation 4:1-11
Après cela je vis, et voici, une porte était ouverte dans le ciel, et la première voix que j'avais entendue, comme d'une trompette qui me parlait, disait : « Monte ici, et je te montrerai tout ce qui doit arriver après cela. » Aussitôt je me trouvai inspiré ; et voici, un trône était dressé dans le ciel, et sur ce trône Quelqu'un était assis. Et Celui qui était assis était semblable par Son aspect à une pierre de jaspe et de cornaline, et il y avait autour du trône un arc-en-ciel semblable par son aspect à une émeraude. Et autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur les vingt-quatre trônes des anciens assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. Et du trône sortent des éclairs, et des voix, et des tonnerres ; et sept lampes de feu brûlent devant le trône, qui sont les sept esprits de Dieu. Et devant le trône il y a comme une mer vitreuse semblable à du cristal ; et au milieu du trône et autour du trône il y a quatre animaux pleins d'yeux par devant et par derrière. Et le premier animal est semblable à un lion, et le second animal est semblable à un veau, et le troisième animal a le visage comme d'un homme, et le quatrième animal est semblable à un aigle qui vole. Et les quatre animaux, chacun d'eux ayant six ailes, sont remplis d'yeux tout autour et intérieurement ; et ils ne cessent jour et nuit de dire :« Saint, saint, saint, le Seigneur Dieu, Le Tout-Puissant, Qui était et qui est et qui doit venir ! » Et tant que les animaux rendront gloire, honneur et actions de grâces à Celui qui est assis sur le trône, à Celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre anciens se prosterneront devant Celui qui est assis sur le trône et adoreront Celui qui vit aux siècles des siècles, et jetteront leurs couronnes devant le trône en disant : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, De recevoir la gloire, et l'honneur, et la puissance ; Car Tu as créé toutes choses, Et c'est par Ta volonté qu'elles ont eu l'être. »
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1 Thessalonians 5:12-22
Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal.
Gospel
John 21
Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts. Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui redit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui dit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Fais paître mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « M'aimes-tu ? » et il dit : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t'aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité je te le déclare, lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te portera là où tu ne veux pas. » Or il dit cela pour indiquer par quel genre de mort il glorifierait Dieu, et après avoir dit cela, il dit : « Suis-moi. » Pierre, s'étant retourné, se voit suivi par le disciple que Jésus aimait, et qui, pendant le repas, s'était appuyé contre sa poitrine, et qui avait dit : « Seigneur, quel est celui qui doit te livrer ? » Pierre donc l'ayant vu dit à Jésus : « Seigneur, mais celui-ci, qu'en sera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? Quant à toi, suis-moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne devait pas mourir ; mais Jésus ne lui dit pas : « Il ne doit point mourir, » mais : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est lui qui est le disciple qui atteste ces choses, et qui a aussi écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ; mais il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus, lesquelles, si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres où elles seraient écrites.
Evening Prayer — Second Lesson
1 Timothy 2;1 Timothy 3
J'exhorte donc avant tout, que l'on adresse des oraisons, des prières, des supplications, et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois, et pour tous ceux qui exercent le commandement, afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et en toute honnêteté. C'est là une chose bonne et agréable aux yeux de Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et qu'ils parviennent à la connaissance de la vérité. Car il n'y a qu'un seul Dieu, et il n'y a aussi entre Dieu et les hommes qu'un seul médiateur, l'homme Christ Jésus qui s'est donné lui-même comme une rançon pour tous, au temps convenable, ce que j'ai été chargé d'annoncer, moi, qui suis prédicateur et apôtre (je dis la vérité, je ne mens point), et docteur des Gentils en esprit et en vérité. Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni dispute, et que, de même, les femmes se parent avec pudeur et modestie d'un costume décent, non de tresses et d'or, ou de perles, ou de vêtements précieux, mais comme il sied à des femmes qui font profession de piété par de bonnes œuvres. Que la femme se laisse tranquillement instruire avec une parfaite soumission ; mais je ne permets à une femme ni d'enseigner, ni de dominer sur l'homme, je veux, au contraire, qu'elle demeure tranquille, car Adam a été formé le premier, puis ensuite Ève ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, mais c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression ; toutefois elle sera sauvée par l'enfantement, à condition de persévérer avec sagesse dans la foi, la charité et la sanctification. C'est une vérité certaine que, si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une œuvre excellente ; il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, rangé, hospitalier, capable d'enseigner, ni buveur, ni emporté, mais doux, n'aimant ni les querelles ni l'argent, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission avec un parfait respect ; (mais si quelqu'un ne sait pas gouverner sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'église de Dieu ?), n'étant pas un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne donne prise au jugement du Diable, mais il faut qu'il reçoive aussi un bon témoignage de ceux du dehors, afin qu'il ne donne prise ni aux invectives, ni aux pièges du Diable. De même il faut que les diacres soient honnêtes, sans duplicité, point adonnés aux excès du vin, ni désireux d'un gain sordide, adhérant, avec une conscience pure, au mystère de la foi ; mais il faut qu'eux aussi soient examinés d'abord ; ensuite qu'on les admette comme diacres, s'ils sont irrépréhensibles. De même, il faut que les femmes soient honnêtes, point médisantes, sobres, et fidèles en toutes choses. Que les diacres soient maris d'une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leurs propres maisons ; car ceux qui ont bien rempli cet office acquièrent pour eux-mêmes une bonne place, et une grande assurance fondée sur la foi en Christ Jésus. Je t'écris ces choses, tout en espérant te rejoindre avant peu, mais, si je tarde, afin que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, qui est l'église du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la vérité. Et, de l'aveu général, grand est le mystère de la piété : Celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l'esprit, il s'est montré aux anges, il a été prêché parmi les nations, on a cru en lui dans le monde, il a été enlevé dans la gloire ;
Gospel
John 8:1-11
[Or Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers ; mais à l'aube il vint de nouveau dans le temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme prise en flagrant délit d'adultère, et l'ayant placée au milieu, ils lui disent : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère ; or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là ; toi donc que prononces-tu ? » Or ils parlaient ainsi pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Mais comme ils persistaient à l'interroger, s'étant relevé il leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. » Et s'étant baissé de nouveau il écrivait avec le doigt sur la terre. Mais eux, l'ayant entendu, et étant repris par leur conscience, ils sortirent l'un après l'autre, à commencer par les anciens jusques aux derniers, et Jésus fut laissé seul avec la femme qui était au milieu. Or Jésus s'étant relevé et n'ayant vu personne que la femme lui dit : « Femme, où sont-ils ces gens qui se sont faits tes accusateurs ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? » Or elle dit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas, va, et ne pèche plus. » ]
Gospel
Matthew 11:20-26
Alors il se mit à censurer les villes où avaient été faits la plupart de ses miracles, de ce qu'elles ne s'étaient pas repenties : « Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi Bethsaïdan ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. En attendant je vous le déclare, le sort de Tyr et de Sidon sera, au jour du jugement, plus supportable que le vôtre. Et toi, Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts, car si c'était dans Sodome qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits chez toi, elle aurait subsisté jusques à aujourd'hui. En attendant je vous déclare que le sort du pays de Sodome sera, au jour du jugement, plus supportable que le tien. » En ce moment-là Jésus reprenant la parole dit : « Je Te rends grâces, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as révélées aux simples, oui, Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux.
Gospel
Mark 5
Et ils arrivèrent sur l'autre rive de la mer, dans le pays des Géraséniens. Et lorsqu'il fut sorti de la barque, vint à lui de l'intérieur des tombeaux un homme possédé d'un esprit impur, lequel avait son habitation dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus le garrotter même avec une chaîne, car souvent il avait été garrotté avec des entraves et des chaînes, et il avait mis en pièces les chaînes et broyé les entraves, et personne n'avait la force de le dompter ; et constamment, nuit et jour, il se tenait dans les tombeaux et dans les montagnes, poussant des cris et se frappant lui-même à coups de pierres. Et ayant vu Jésus de loin, il accourut et l'adora, et ayant jeté un grand cri, il dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu très haut ? Je t'en adjure au nom de Dieu, ne me torture pas. » En effet il lui disait : « Esprit impur, sors de cet homme ; » et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » Et il lui dit : « Mon nom est légion, car nous sommes plusieurs. » Et il lui adressait beaucoup de sollicitations afin qu'il ne les envoyât pas hors du pays. Or il y avait là près de la montagne un grand troupeau de pourceaux au pâturage ; et ils le sollicitèrent en disant : « Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux. » Et il le leur permit, et les esprits impurs étant sortis entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, au nombre d'environ deux mille, et ils furent submergés dans la mer. Et ceux qui les faisaient paître s'enfuirent, et ils portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes, et on vint voir ce qui en était de l'événement. Et ils viennent vers Jésus, et ils voient le démoniaque assis, vêtu, et raisonnable, lui qui avait eu la légion, et ils furent saisis de terreur. Et les témoins leur racontèrent comment les choses s'étaient passées pour le démoniaque et les pourceaux ; et ils se mirent à le solliciter de sortir de leur territoire. Et comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque le sollicitait afin de rester avec lui ; et il ne le lui permit pas, mais il lui dit : « Va-t-en dans ta maison auprès des tiens, et rapporte leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et combien Il a eu compassion de toi. » Et il s'en alla, et il commença à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui ; et tous étaient émerveillés. Et quand Jésus eut de nouveau traversé sur l'autre rive dans une barque, une foule nombreuse se rassembla près de lui, et il se tenait auprès la mer. Alors survient un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus ; et l'ayant vu, il tombe à ses pieds, et il lui adressait beaucoup de sollicitations, en disant : « Ma fille est à l'extrémité, viens poser les mains sur elle, afin qu'elle soit guérie et qu'elle vive. » Et il s'en alla avec lui, et une foule nombreuse le suivait, et elle le pressait fortement. Et une femme, qui depuis douze ans avait une perte de sang, et qui avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins, et qui avait dépensé tout son bien et n'y avait rien gagné, mais avait été plutôt de mal en pis, ayant ouï ce qu'on disait de Jésus, vint dans la foule toucher par derrière son manteau ; car elle disait : « Si je puis toucher ses vêtements, je serai guérie. » Et aussitôt l'écoulement de son sang se dessécha, et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de son infirmité ; et aussitôt Jésus ayant senti en lui-même la force qui était sortie de lui, s'étant retourné au milieu de la foule, disait : « Qui est-ce qui a touché mes vêtements ? » Et ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui est-ce qui m'a touché ? » Et il portait autour de lui ses regards pour voir celle qui avait fait cela. Mais la femme effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint, et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a guérie ; va-t-en en paix et sois rétablie de ton infirmité. » Comme il parlait encore surviennent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte, pourquoi importunes-tu encore le maître ? » Mais Jésus, sans faire attention à ce qu'on venait de dire, dit au chef de synagogue : « Ne crains point, crois seulement. » Et il ne permit pas que personne l'accompagnât, sinon Pierre, et Jacques, et Jean le frère de Jacques. Et ils arrivent à la maison du chef de synagogue, et il voit du bruit et des gens qui pleuraient et lamentaient beaucoup ; et étant entré il leur dit : « Pourquoi faites-vous du bruit et pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant chassés, il prend avec lui le père de l'enfant et sa mère et ceux qui étaient avec lui, et il entra là où était l'enfant, et ayant pris la main de l'enfant, il lui dit : Talitha koum, ce qui signifie étant traduit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi. » Et aussitôt la petite fille se leva, et elle marchait ; en effet elle avait douze ans. Et ils furent aussitôt saisis d'un grand étonnement ; et il leur enjoignit fortement que personne ne le sût, et il dit qu'on lui donnât à manger.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
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