Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
2 Corinthians 12:1-10
Faut-il s'enorgueillir ? Il est vrai que cela n'est pas utile, néanmoins j'en viendrai même aux visions et aux révélations du Seigneur : je connais un homme en Christ qui, il y a quatorze ans, que ce fût avec son corps, je l'ignore, que ce fût sans son corps, je l'ignore, Dieu le sait, un homme, dis-je, qui fut enlevé jusqu'au troisième ciel. Et je sais que ce même homme, que ce fût avec son corps, que ce fût sans son corps, Dieu le sait, fut enlevé dans le paradis, et entendit d'ineffables paroles qu'il n'est pas permis à un homme de proférer. C'est pour cet homme-là que je m'enorgueillirai, mais pour moi-même je ne m'enorgueillirai point, si ce n'est de mes faiblesses, (ce n'est pas que, si je voulais m'enorgueillir, j'eusse perdu la raison, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens, afin que personne ne m'attribue plus que ce qu'il me voit faire ou m'entend dire) et si ce n'est de l'excès de mes révélations. C'est pourquoi, afin que je ne m'exalte point, il m'a été donné, comme une épreuve pour la chair, un ange de Satan, afin qu'il me soufflette pour que je ne m'exalte point ; trois fois j'ai prié à son sujet le seigneur, afin qu'il s'éloignât de moi, et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car la puissance déploie tous ses effets dans la faiblesse. » Je m'enorgueillirai donc beaucoup plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je prends plaisir aux faiblesses, aux injures, aux calamités, aux persécutions et aux détresses, à cause de Christ ; car quand je suis faible, alors je suis puissant.
First Reading
Jeremiah 34
La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel, lorsque Nébucadnézar, roi de Babel, et toute son armée, et tous les royaumes des pays de sa domination, et tous les peuples faisaient la guerre à Jérusalem et à toutes ses villes. Il dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Va, et parle à Sédécias, roi de Juda, et lui dis : Ainsi parle l'Éternel : Voici, je livre cette ville aux mains du roi de Babel, pour qu'il la brûle par le feu ; et toi, tu n'échapperas pas non plus à sa main, mais tu seras pris et livré à sa main, et tes yeux rencontreront les yeux du roi de Babel, et tu lui parleras bouche à bouche, et tu iras à Babel. Cependant, écoute la parole de l'Éternel, Sédécias, roi de Juda ! Ainsi prononce l'Éternel sur toi : Tu ne mourras point par l'épée, tu mourras en paix, et comme on brûla des parfums pour tes pères, les rois précédents qui furent avant toi, de même on en brûlera pour toi, et l'on élèvera pour toi la complainte : « Hélas ! Seigneur ! » Car j'ai prononcé cette parole, dit l'Éternel. Et Jérémie, le prophète, dit à Sédécias, roi de Juda, toutes ces paroles à Jérusalem. Or, l'armée du roi de Babel faisait la guerre à Jérusalem et à toutes les villes de Juda qui étaient restées, et à Lachis et à Aséka ; car elles étaient restées d'entre les villes de Juda, étant des villes fortes. La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel, après que le roi Sédécias eut fait une alliance avec tout le peuple de Jérusalem, dans le but de promulguer entre eux un affranchissement, en vertu duquel chacun rendrait la liberté à son serviteur, et chacun à sa servante, homme et femme de la race des Hébreux, et personne ne prendrait pour esclave le Juif, son frère. Et tous les princes et tout le peuple qui étaient entrés dans l'alliance, consentirent à affranchir chacun son serviteur, et chacun sa servante, pour ne plus les tenir en esclavage : ils consentirent et les affranchirent. Mais ils changèrent ensuite, et reprirent les serviteurs et les servantes qu'ils avaient affranchis, et se les assujettirent comme serviteurs et servantes. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie par l'Éternel en ces mots : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Je fis une alliance avec vos pères, le jour où je les tirai du pays d'Egypte, de la maison de servitude, disant : Au terme de sept années vous affranchirez chacun votre frère, l'Hébreu qui se sera vendu à vous ; il te servira six années, puis tu lui rendras sa liberté. Mais vos pères ne m'écoutèrent point et ne prêtèrent point l'oreille. Mais vous, vous êtes revenus en ce jour, et avez fait ce qui est droit à mes yeux, en promulguant chacun la liberté pour son prochain, et vous avez fait une alliance devant moi dans la maison appelée de mon nom ; mais vous êtes revenus en arrière, et vous avez profané mon nom, en reprenant chacun son serviteur et chacun sa servante à qui vous aviez rendu la liberté, et vous les avez assujettis à être vos serviteurs et vos servantes. C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Vous ne m'avez point obéi jusqu'à promulguer la liberté chacun pour son frère, et chacun pour son prochain. Voici, je promulgue votre liberté, dit l'Éternel, et vous serez à l'épée, à la peste et à la famine, et je vous abandonne aux avanies de tous les royaumes de la terre. Et j'assimilerai les hommes transgresseurs de mon alliance, qui n'ont pas accompli les articles de l'alliance qu'ils ont conclue devant moi, au taureau qu'ils ont coupé en deux, et entre les quartiers duquel ils ont passé, les princes de Juda, et les princes de Jérusalem, les eunuques et les Sacrificateurs, et tout le peuple du pays, qui ont passé entre les quartiers de la victime. Et je les livrerai aux mains de leurs ennemis, et aux mains de ceux qui en veulent à leur vie, et leurs cadavres seront la pâture des oiseaux des Cieux et des bêtes de la terre. Et Sédécias aussi, roi de Juda, et. ses princes, je les livrerai aux mains de leurs ennemis, et aux mains de ceux qui en veulent à leur vie, et aux mains de l'armée du roi de Babel, qui [pour le moment] s'est éloigné de vous. Voici, j'en donne l'ordre, dit l'Éternel, et je les ramènerai contre cette ville, pour qu'ils l'assiègent et s'en emparent, et la brûlent par le feu, et des villes de Juda je ferai un désert sans habitants.
First Reading
Daniel 2:1-23
Et la seconde année du règne de Nébucadnézar, Nébucadnézar eut des songes. Et son esprit était agité, et il avait perdu le sommeil. Et le roi ordonna de convoquer les devins et les enchanteurs, et les mages et les Chaldéens pour qu'ils exposassent au roi ses songes ; et ils vinrent et se présentèrent devant le roi. Et le roi leur dit : J'ai eu un songe, et mon esprit s'agite pour avoir la connaissance de ce songe. Et les Chaldéens dirent au roi en langue araméenne : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! dis le songe à tes serviteurs, et nous t'en découvrirons le sens. Le roi répondit et dit aux Chaldéens : La parole est émanée de moi ! Si vous ne me faites connaître le songe et sa signification, vous serez coupés par morceaux, et vos maisons seront changées en tas de fumier. Mais si vous m'exposez le songe et sa signification, vous recevrez de moi des dons et des largesses, et de grands honneurs ; indiquez-moi donc quel est le songe, et quel en est le sens ! Ils répondirent de nouveau, et dirent : Que le roi dise le songe à ses serviteurs, et nous en découvrirons le sens. Le roi répondit et dit : Je comprends, à en être certain, que c'est du temps que vous voulez gagner, par la raison que vous voyez que la parole est émanée de moi. Si donc vous ne me faites pas connaître le songe, c'est là votre unique but, et vous vous êtes entendus pour me débiter des mensonges et des faussetés, jusqu'à ce que le moment ait changé : ainsi, racontez-moi le songe, et je saurai que vous êtes capables de m'en donner l'explication. Les Chaldéens répliquèrent devant le roi, et dirent : Sur la terre sèche il n'est personne qui soit en état d'exposer la chose énoncée par le roi : aussi, jamais roi, quelque grand et puissant qu'il fût, n'a exigé chose pareille d'aucun devin, enchanteur et Chaldéen. La chose qu'exige le roi est trop difficile, et pour la découvrir au roi il n'y en a pas d'autre que les dieux qui n'habitent pas au milieu des mortels. A cause de cela le roi se mit en colère, et fut fort courroucé, et il ordonna de faire périr tous les sages de Babel. Et l'édit fut promulgué, et les sages devaient être mis à mort ; et l'on cherchait Daniel et ses compagnons pour les mettre à mort. Alors Daniel fit une réponse sage et prudente à Arioch, chef des satellites du roi, qui était sorti pour mettre à mort les sages de Babel. Prenant la parole il dit à Arioch, général du roi : Pourquoi cet édit sévère de par le roi ? Alors Arioch fit connaître à Daniel ce qui en était. Et Daniel entra, et pria le roi de lui accorder un délai et la permission de donner au roi l'explication. Puis Daniel se rendit dans sa maison, et informa Hananias, Misaël, et Azarias, ses compagnons, de l'état des choses : qu'il leur fallait implorer la miséricorde du Dieu du ciel au sujet de ce mystère, afin que Daniel et ses compagnons ne périssent pas avec les autres sages de Babel. Après cela, dans une vision nocturne le mystère fut dévoilé à Daniel ; puis Daniel bénit le Dieu du ciel. Daniel prit la parole et dit : Béni soit le nom de Dieu de l'éternité à l'éternité ! car Il a, oui, Il a sagesse et puissance ! C'est lui qui opère les vicissitudes des temps et des époques, qui dépose des rois, et élève des rois, qui accorde la sagesse aux sages, et l'intelligence à ceux qui savent comprendre. Il met à nu les profondeurs et les secrets, Il pénètre ce qui est ténébreux, et la lumière demeure auprès de lui. A toi, Dieu de mes pères, j'élève mes actions de grâces et mes louanges, parce que tu m'as accordé la sagesse et la force, et que tu m'as révélé ce que je te demandais ; car tu nous as révélé la pensée du roi.
Morning Prayer — First Lesson
Jeremiah 52
Sédécias était âgé de vingt-un ans, quand il devint roi, et il régna onze ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Hamital, fille de Jérémie de Libna. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, tout comme avait fait Jéhojakim. A cause de cela l'Éternel fut tellement irrité contre Jérusalem et contre Juda, qu'il les bannit de sa présence. Or Sédécias s'était révolté contre le roi de Babel. Et la neuvième année de son règne, le dixième mois, le dixième jour du mois, Nébucadnézar, roi de Babel, arriva avec toute son armée devant Jérusalem ; et ils l'assiégèrent, et élevèrent des terrasses tout à l'entour. Et la ville fut bloquée jusqu'à la onzième année du roi Sédécias. Au quatrième mois, le neuvième jour du mois, la famine s'empara de la ville, et il n'y avait point de pain pour le peuple du pays. Et la brèche fut faite, et tous les hommes de guerre prirent la fuite, et sortirent de la ville pendant la nuit par la porte qui est entre les deux murs près du jardin du roi : cependant les Chaldéens cernaient la ville, et ils prirent le chemin de la plaine. Mais l'armée des Chaldéens poursuivit le roi, et ils atteignirent Sédécias dans les plaines de Jéricho, et toute son armée se débanda. Et ils se saisirent du roi, et le conduisirent au roi de Babel à Ribla, dans le pays de Hamath ; et celui-ci prononça son jugement. Et le roi de Babel égorgea les fils de Sédécias sous ses yeux, et il égorgea aussi tous les princes de Juda à Ribla. Et il creva les yeux à Sédécias, et le lia avec des chaînes, et le roi de Babel le fit conduire à Babel, où il le tint en prison jusqu'à sa mort. Et le cinquième mois, le dixième jour du mois, (c'était la dix-neuvième année du roi Nébucadnézar, roi de Babel) Nébuzaradan, chef des satellites, ministre du roi à Babel, vint à Jérusalem, et brûla la maison de l'Éternel et la maison du roi et toutes les maisons de Jérusalem ; il brûla par le feu toutes les grandes maisons. Et toute l'armée des Chaldéens qui était avec le chef des satellites, démolit tous les murs de Jérusalem dans toute sa circonférence. Et Nébuzaradan, chef des satellites, emmena [plusieurs] d'entre les petits du peuple, et le reste du peuple laissé dans la ville, et les transfuges qui avaient passé du côté du roi de Babel, et le reste de la multitude. Mais Nébuzaradan, chef des satellites, en laissa d'entre les petits du pays pour être vignerons et laboureurs. Et les Chaldéens brisèrent les colonnes d'airain qui étaient dans la maison de l'Éternel, et les piédestaux et la mer d'airain qui étaient dans la maison de l'Éternel, et ils en transportèrent tout l'airain à Babel. Et les chaudières, et les pelles, et les couteaux, et les fioles, et les coupes, et tous les ustensiles d'airain employés au service, ils les prirent ; et les bassins, et les brasiers, et les plats, et les pots, et les chandeliers, et les coupes et les calices, tout ce qui était d'or et d'argent, le chef des satellites le prit. Les deux colonnes, l'une des mers et les douze taureaux d'airain qui tenaient lieu de piédestal, et qu'avait faits le roi Salomon pour la maison de l'Éternel ; le poids de l'airain de tous ces meubles était immense. Quant aux colonnes ; chaque colonne avait dix-huit coudées de haut, et un cordon de douze coudées l'entourait, et leur épaisseur était de quatre doigts, car elles étaient creuses ; et elles étaient surmontées d'un chapiteau d'airain, et la hauteur d'un chapiteau était de cinq coudées ; il y avait aussi un réseau et des grenades tout autour du chapiteau, le tout d'airain ; il y avait les mêmes choses à l'autre colonne, et les grenades aussi. Et les grenades étaient au nombre de quatre-vingt-seize du côté visible, et toutes les grenades étaient au nombre de cent tout autour du réseau. Et le chef des satellites prit Séraïa, souverain sacrificateur, et Sophonie, sacrificateur en second, et les trois gardes du seuil ; et de la ville il prit un eunuque qui était préposé sur les hommes de guerre, et sept hommes parmi ceux qui voyaient le visage du roi, et qui furent trouvés dans la ville, et le secrétaire, général de l'armée, qui enrôlait le peuple du pays pour l'armée, et soixante hommes du peuple du pays, qui furent trouvés dans la ville ; Nébuzaradan, chef des satellites, les prit et les conduisit au roi de Babel à Ribla. Et le roi de Babel les frappa et les mit à mort à Ribla, dans le pays de Hamath. Et c'est ainsi que Juda fut emmené loin de son pays. C'est ici le peuple que Nébucadnézar emmena : la septième année, trois mille et vingt-trois Juifs ; la dix-huitième année de Nébucadnézar, de Jérusalem, huit cent trente-deux âmes ; la vingt-troisième année de Nébucadnézar, Nébuzaradan, chef des satellites, emmena sept cent quarante-cinq Juifs ; en tout quatre mille six cents âmes. Et la trente-septième année après la déportation de Jéhojachin, roi de Juda, dans le douzième mois, le vingt-cinquième jour du mois, Evilmérodach, roi de Babel, l'année où il devint roi, releva la tête de Jéhojachin, roi de Juda, et le fit sortir de prison ; et il lui dit des paroles de bonté, et plaça son siège au-dessus du siège des rois qui étaient avec lui à Babel, et il lui fit changer ses habits de prisonnier ; et il mangea constamment en sa présence pendant tout le temps de sa vie. Et son entretien lui fut toujours fourni par le roi de Babel, jour par jour, jusqu'au jour de sa mort, tout le temps de sa vie.
Epistle
2 Corinthians 10:17-18;11:1-2
Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur. Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ;
First Reading
Ecclesiastes 12
Et souviens-toi de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours des maux arrivent, et que viennent les années dont tu diras : Je n'y ai point de plaisir ! avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, et la lune et les étoiles, et que les nuages reparaissent après la pluie ; temps où les gardes de la maison ont le tremblement, et où les hommes robustes se courbent ; où les meunières sont oisives, parce que leur nombre est réduit ; où celles qui regardent de leurs fenêtres ont des yeux ternes ; où les portes sont fermées du côté du dehors ; cependant le moulin rend des sons grêles, et l'on s'éveille au chant du passereau et l'on trouve faibles tous les effets du chant ; alors aussi on redoute les lieux élevés, et l'on a des terreurs en marchant et l'on dédaigne l'amande, et l'on se dégoûte de la sauterelle et la câpre a perdu sa vertu ; car l'homme s'avance vers son séjour éternel, et les pleureuses vont parcourir les rues ; avant que le cordon d'argent soit détaché, et la lampe d'or mise en pièces ; et avant qu'à la fontaine le seau se brise et qu'à la citerne la roue soit rompue, et que la poudre retourne dans la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné. Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité ! Au reste, comme d'ailleurs l'Ecclésiaste était sage, il enseigna aussi la science au peuple, et il fit des investigations et des recherches, et il fut l'auteur d'un grand nombre de maximes. L'Ecclésiaste s'appliqua à trouver des propos excellents ; et ce qui a été écrit avec droiture, est le langage, de la vérité. Les paroles des sages sont comme des aiguillons, et les maîtres des assemblées sont comme des clous bien plantés ; c'est un seul Berger qui les donne. D'ailleurs, mon fils, c'est là que tu iras puiser la lumière ; la composition de beaucoup de livres n'a pas de fin, et trop d'étude est une fatigue pour le corps. Ecoutons la conclusion de tout le discours : Crains Dieu et garde ses commandements ! car c'est là le tout pour l'homme. Car Dieu fera venir toutes les œuvres au jugement qu'il tiendra sur tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 10
Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel. Mais, comme Pierre était incertain en lui-même sur ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici, les hommes dépêchés par Cornélius, après s'être enquis où était la maison de Simon, se présentèrent devant le porche, et, après avoir appelé, ils demandèrent : « Est-ce que Simon, surnommé Pierre, loge ici ? » Or, pendant que Pierre réfléchissait sur la vision, l'Esprit dit : « Voici, deux hommes te cherchent, mais lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » Or, Pierre étant descendu dit à ces hommes : « Voici, c'est moi qui suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? » Et ils dirent : « Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, et auquel toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'écouter ce que tu diras. » Les ayant donc priés d'entrer, il les hébergea ; mais le lendemain, il se leva pour partir avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. Le lendemain il entra dans Césarée. Or Cornélius, qui les attendait, avait invité ses parents et ses intimes amis. Et, quand Pierre fut sur le point d'entrer, Cornélius allant à sa rencontre se jeta à ses pieds pour l'adorer ; mais Pierre le releva en disant : « Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme ; » et il entra en s'entretenant avec lui, et il trouva beaucoup de gens rassemblés, et il leur dit : « Vous savez à quel point il est interdit à un Juif de frayer ou de s'aboucher avec un étranger, eh bien, quant à moi, Dieu m'a appris à n'appeler aucun homme souillé ou impur ; c'est pourquoi je suis venu, sans même faire d'objections, sur l'invitation que j'ai reçue ; informez-moi donc du motif pour lequel vous m'avez fait venir. » Et Cornélius dit : « Il y a quatre jours, à cette heure-ci, que je faisais dans ma maison la prière de la neuvième heure, et voici, un homme se présenta devant moi en habit blanc, et dit : « Cornélius ! ta prière a été exaucée, et tes aumônes ont été remémorées devant Dieu ; envoie donc à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il loge dans la maison de Simon corroyeur proche de la mer. » Aussitôt donc j'ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir ; maintenant donc nous sommes tous présents devant Dieu, pour entendre tout ce qui t'est prescrit par le Seigneur. » Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice Lui est agréable ; Il a envoyé la parole aux fils d'Israël en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ ; celui-ci est seigneur de tous. Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée après le baptême que Jean a prêché ; vous savez, en ce qui concerne Jésus de Nazareth, comment Dieu l'a oint d'esprit saint et de force, lui qui s'en est allé de côté et d'autre faisant du bien, et guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, car Dieu était avec lui, et c'est nous qui sommes les témoins de tout ce qu'il a fait, soit dans le pays des Juifs, soit à Jérusalem ; c'est lui qu'ils ont été jusqu'à mettre à mort en le pendant à une croix, et que Dieu a ressuscité au bout de trois jours ; et Il a permis qu'il apparût, non pas à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait élus d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts ; et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.
Responsorial Psalm
Psalm 51
Au maître chantre. Cantique de David, quand Nathan, le prophète, vint vers lui, après que David se fut approché de Bathséba.Fais-moi grâce, ô Dieu, selon ta miséricorde, selon tes grandes compassions, efface mes péchés ! Lave, lave encore, et enlève mon crime, et purifie-moi de mon péché ! Car je connais ma faute, et mon péché est toujours en face de moi. Contre toi, toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux… [Je l'avoue] afin que ta justice ressorte, quand tu prononces, et ta pureté, quand tu juges. Voici, je naquis en péché, et en iniquité ma mère me conçut. Voici, tu aimes la vérité dans le cœur : fais-moi donc intérieurement connaître la sagesse ! Avec l'hysope fais sur moi l'expiation, afin que je devienne pur ! lave-moi, pour que je sois plus blanc que la neige ! Annonce-moi l'allégresse et la joie ! fais tressaillir mes os que tu as brisés ! Cache-toi la face devant mes péchés, et efface toutes mes fautes ! Crée en moi un cœur pur, ô Dieu ! et mets en moi un esprit ferme et nouveau ! Ne me bannis pas de ta présence, et ne me retire pas ton Esprit Saint ! Rends-moi les délices de ton secours, et d'un esprit prompt à bien faire donne-moi l'appui ! Alors aux pécheurs je montrerai tes voies, et ceux qui s'écartent, reviendront à toi. Décharge-moi du sang versé, ô Dieu, mon Dieu Sauveur, afin que ma langue chante ta grâce ! Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera tes louanges. Car tu n'aimes pas les sacrifices, sinon j'en offrirais ; les holocaustes ne te sont point agréables. Le sacrifice que Dieu veut, c'est un esprit contrit ; un cœur contrit et brisé, de toi, ô Dieu, n'est point dédaigné, Sois par ta faveur le bienfaiteur de Sion, édifie les murs de Jérusalem ! Alors tu agréeras les pieux sacrifices, les holocaustes et les victimes entières, car sur ton autel on offrira des taureaux.
Gospel
Matthew 25:1-13
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure.
Responsorial Psalm
Psalm 64
Au maître chantre. Cantique de David.Entends, ô Dieu, ma voix, quand je gémis ! Préserve ma vie de l'ennemi qui m'effraie ! Mets-moi à couvert des complots des méchants, de la troupe de ceux qui font le mal, qui aiguisent leur langue comme une épée, et décochent, comme des flèches, des paroles amères, pour atteindre en cachette l'innocent ; soudain ils l'atteignent, et sont sans crainte. Résolus à faire un mauvais coup, ils se concertent pour cacher des pièges, et disent : « Qui en serait témoin ? » Ils projettent des crimes : « Nous sommes prêts, le plan est conçu ! » Et tous ils cachent le fond de leur pensée et de leurs cœurs. Alors Dieu les atteint de sa flèche ; leur défaite est soudaine, et ils tombent : leur langue même en est cause ; tous ceux qui les voient, fuient, et tous les hommes sont saisis de crainte, et publient l'œuvre de Dieu, et reconnaissent son action. Le juste est ravi de l'Éternel, et se confie en lui, et tous les hommes droits se glorifient.
Responsorial Psalm
Psalm 74
Hymne d'Asaph.Pourquoi, ô Dieu, rejettes-tu toujours, ta colère fume-t-elle sur le troupeau dont tu es le pasteur ? Aie souvenir de ton peuple que tu acquis autrefois, réclamas comme ta tribu d'héritage, de la montagne de Sion, où tu fixas ta demeure ! Dirige tes pas vers des ruines déjà vieilles ! L'ennemi dévaste tout dans le Sanctuaire. Tes adversaires rugissent au sein de tes parvis : c'est leur culte qu'ils érigent en culte. On dirait des hommes qui lèvent et font retomber les haches dans l'épaisseur d'un bois. Et ils en brisent déjà les sculptures, sous les cognées et les marteaux à la fois. Ils mettent en feu ton Sanctuaire ; sacrilèges ils renversent la demeure de ton nom. Ils disent en leur cœur : « Accablons-les tous ensemble ! » Ils brûlent dans le pays tous les saints lieux d'assemblée. Nous ne voyons plus notre culte, il n'y a plus de prophète, nous n'avons personne qui sache jusques à quand… ! Jusques à quand, ô Dieu, l'ennemi sera-t-il insultant ? Toujours l'ennemi méprisera-t-il ton nom ? Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein, et extermine ! Cependant Dieu est mon Roi dès les temps de jadis, opérant des délivrances dans le sein du pays. Par ta puissance tu entr'ouvris la mer, tu brisas les têtes des dragons dans ses eaux. Tu fracassas les têtes des Léviathans, et les livras en proie aux hôtes du désert. Tu fis jaillir des sources et des torrents, tu desséchas des fleuves qui ne tarissent jamais. A toi est le jour, et à toi la nuit ; tu disposas les luminaires et le soleil. Tu as placé toutes les bornes de la terre ; l'été et l'hiver, c'est toi qui les as faits. Souviens-t'en : l'ennemi outrage l'Éternel, et un peuple en délire insulte à ton nom. Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes affligés ! Considère l'alliance ! car les retraites du pays sont pleines de repaires de la violence. Ne renvoie pas l'opprimé confus ! Que l'affligé et le pauvre aient à louer ton nom ! Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Pense aux outrages que te fait l'impie tous les jours ! N'oublie pas la clameur de tes ennemis, la rumeur de tes adversaires qui s'élève sans cesse.
Responsorial Psalm
Psalm 73
Cantique d'Asaph.Oui, Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui ont un cœur pur. Cependant mon pied fut bien près de broncher ; un rien eût déroulé mes pas ; car j'enviais les superbes : j'avais le bonheur des impies sous les yeux. Car ils sont exempts de douleurs jusqu'à leur mort, et leur corps est bien entretenu ; ils sont en dehors des peines des mortels, et comme les humains ils ne sont point frappés. Aussi, comme un collier l'orgueil les entoure, et comme un habit la violence les revêt. L'embonpoint rend leurs yeux saillants, et les pensées de leur cœur se produisent. Ils sont moqueurs, et parlent méchamment ; de leur hauteur ils parlent d'opprimer ; de leur bouche ils affrontent le ciel même, et leur langue se démène sur la terre. Aussi, c'est de ce côté que Son peuple se tourne ; il veut aussi s'abreuver aux eaux abondantes, et dit : « Comment Dieu prendrait-il connaissance, et le Tout-puissant aurait-Il la science ? » Les voilà ces impies ! et toujours tranquilles ils grossissent leurs trésors. C'est en pure perte que je gardai mon cœur net, et que je lavai mes mains dans l'innocence ; et je fus frappé tous les jours, et chaque matin je subis ma peine. Si je disais : Je veux parler ainsi, voici, je trahirais la race de tes enfants. Alors je réfléchis, pour me rendre compte de ces choses ; c'était à mes yeux une tâche difficile, jusqu'à ce que, pénétrant dans les sanctuaires de Dieu, je fis attention à la fin de ces hommes Tu ne les as placés que sur un sol glissant ; tu les fait tomber, et ils sont en ruine. Comme ils sont anéantis tout à coup, emportés et détruits par une chute soudaine ! Tel un songe au réveil, ainsi, les réveillant, Seigneur, tu mets avec mépris leur fantôme à néant. Quand mon cœur s'exaspérait, et que dans mes reins je sentais l'aiguillon, alors j'étais stupide, et dans l'ignorance, j'étais disposé comme une brute envers toi. Cependant je te demeurai toujours attaché ; tu me pris par la main, par ma droite. Par ta sagesse tu me conduiras, et enfin tu me recueilleras dans la gloire. Qui ai-je dans les Cieux ? Et auprès de toi je n'aime rien sur la terre. Que mon cœur et ma chair soient consumés, le rocher de mon cœur et ma part, c'est Dieu, à jamais ! Car voici, ceux qui te désertent, périssent ; tu détruis tous ceux qui loin de toi vont se prostituer. Mais pour moi, être près de Dieu, c'est mon bien. Je mets ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, afin de pouvoir raconter toutes tes œuvres.
Evening Prayer — First Lesson
Lamentations 1
Comme elle est assise solitaire, la ville [jadis] grande et peuplée ! Elle est comme une veuve, celle qui fut grande parmi les nations, elle primait entre les États, et la voilà tributaire ! Elle pleure, elle pleure durant la nuit, et les larmes couvrent ses joues ; de tous ceux qu'elle aimait, aucun ne la console ; tous ses alliés l'ont trahie, et lui sont devenus hostiles. Juda émigré, fuyant l'oppression et un profond esclavage ; il va séjourner au milieu des nations, il n'y trouve aucun repos ; tous ses persécuteurs l'atteignent aux défilés. Les chemins de Sion sont dans le deuil, car personne ne se rend plus aux fêtes solennelles ; toutes ses Portes sont désertes ; ses sacrificateurs gémissent, ses vierges sont désolées, et elle est remplie d'amertume. Ses adversaires ont le dessus, ses ennemis sont heureux et tranquilles, car l'Éternel l'afflige à cause de ses nombreux forfaits ; ses enfants marchent prisonniers en tête des ennemis ; et la fille de Sion a perdu toute sa splendeur ; ses princes sont comme des cerfs qui ne trouvent point de pâture, et ils marchent débiles devant celui qui les chasse. Pendant ses jours de misère et de tribulation, Jérusalem repasse sur toutes ses prospérités qui aux jours d'autrefois étaient son partage, pendant que son peuple tombe sous la main de l'ennemi, et que personne ne lui est en aide ; les ennemis la regardent, et rient de ce qu'elle a cessé d'être. Jérusalem fut grandement coupable ; de là l'état hideux où elle est réduite ; tous ceux qui l'honoraient, la ravalent, parce qu'ils voient sa nudité ; et elle soupire aussi, et se détourne. Ses souillures sont [attachées] aux pans de sa robe. Elle n'a pas considéré sa fin ; c'est pourquoi elle est extraordinairement abaissée, personne ne la console ! « O Éternel, vois ma misère, comme l'ennemi est triomphant ! » L'ennemi porte la main sur tout ce qui lui est cher ; car elle voit pénétrer dans son sanctuaire des nations auxquelles Tu avais interdit d'entrer dans l'assemblée des tiens. Tout son peuple soupire, il cherche du pain ; il donne ses choses précieuses pour des aliments qui le rappellent à la vie. « O Éternel, vois, et regarde l'abjection où je suis descendue ! » « N'êtes-vous pas touchés, vous tous qui passez ? Regardez ! et voyez s'il est des douleurs égales aux douleurs qui me sont infligées, dont l'Éternel m'afflige au jour de son ardente colère ! D'en haut Il a envoyé un feu dans mes os, et il s'en est rendu maître ; Il a tendu un filet devant mes pieds, m'a fait tomber à la renverse ; Il m'a réduite à la solitude, à une langueur de tous les jours. C'est sa main qui a serré le joug formé par mes crimes ; ils s'entrelacent, ils pèsent sur mon col ; Il a fait fléchir ma vigueur ; le Seigneur m'a livrée aux mains de ceux à qui je ne puis tenir tête. Dans mon sein le Seigneur a dégradé mes héros ; Il a publié une coalition contre moi, afin de tailler en pièces mes jeunes hommes ; le Seigneur a foulé sous le pressoir la vierge, fille de Juda. C'est sur cela que je pleure, que mes yeux, mes yeux fondent en larmes ; car ils sont loin de moi ceux qui me consoleraient, me rappelleraient à la vie ; mes fils sont exterminés, car l'ennemi l'emporte. » Sion tend les mains, il n'y a personne pour la consoler ; l'Éternel a fait marcher contre Jacob ses ennemis de toutes parts, et parmi eux Jérusalem fut comme une femme pendant sa souillure. « L'Éternel est juste, car je fus rebelle à ses ordres. O écoutez, vous tous les peuples, et voyez mes douleurs ! Mes vierges et mes jeunes hommes sont partis pour la captivité. J'implorai mes amis, ils m'ont trompée. Mes sacrificateurs et mes Anciens expirent dans la ville ; car en vain ils ont cherché un aliment pour ranimer leur vie. O Éternel, vois comme je suis angoissée ! Mes entrailles bouillonnent ; mon cœur est bouleversé au dedans de moi, car je me suis rebellée. Au dehors l'épée ravage, comme la mort au dedans. Ils m'entendent gémir, et aucun ne me console ; tous mes ennemis entendent parler de mes maux ; ils se réjouissent, parce que Tu as agi. [Mais] tu amènes le jour que tu as annoncé, et ils me seront assimilés. Que toute leur méchanceté comparaisse devant toi ! et traite-les comme tu m'as traitée pour tous mes forfaits ! Car je pousse beaucoup de soupirs, et mon cœur est dans la langueur. »
Second Reading
I Corinthians 12
Mais en ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut. En effet, de même que le corps forme un seul tout et possède plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, bien qu'ils soient plusieurs, forment un seul corps, de même en est-il aussi de Christ ; car c'est dans un seul Esprit que tous nous avons été baptisés pour ne former qu'un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. En effet le corps aussi n'est pas formé d'un seul membre, mais de plusieurs. Si le pied disait : « Parce que je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du corps ; il ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Et si l'oreille disait : « Parce que je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps ; » elle ne cesse pas pour cela de faire partie du corps. Si le corps entier n'était qu'un œil, où serait l'ouïe ? S'il n'était tout entier qu'ouïe, où serait l'odorat ? Mais maintenant Dieu a disposé chacun des membres dans le corps comme Il l'a voulu ; or si tous ils ne formaient qu'un seul membre, où serait le corps ? Mais maintenant il y a plusieurs membres, tandis qu'il n'y a qu'un seul corps. Or l'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi ; » ou bien encore la tête dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous. » Combien plus au contraire les membres du corps qui semblent être plus faibles sont-ils nécessaires ; et ceux qui nous semblent être les moins honorables du corps, ce sont ceux-là que nous entourons d'un plus grand honneur, et nos membres indécents sont couverts avec plus de décence, tandis que ceux qui sont décents n'en ont pas besoin. Or Dieu a composé le corps en donnant davantage à la partie qui a été privée de quelque chose, afin qu'il n'y eût pas de division dans le corps, mais que les membres eussent le même intérêt les uns pour les autres ; et si un seul membre souffre de quoi que ce soit, tous les membres souffrent avec lui, et si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui. Or, pour vous, vous êtes le corps de Christ, et partiellement ses membres ; et Dieu a établi les uns dans l'église, d'abord comme apôtres, secondement comme prophètes, troisièmement comme docteurs, ensuite des miracles, ensuite des dons de guérisons, des emplois d'assistance, des fonctions de gouvernement, des variétés de langues. Est-ce que tous sont apôtres ? Est-ce que tous sont prophètes ? Est-ce que tous sont docteurs ? Est-ce que tous font des miracles ? Est-ce que tous possèdent des dons de guérisons ? Est-ce que tous parlent en langues ? Est-ce que tous interprètent ? Ambitionnez cependant les dons les plus grands, et je vais encore vous indiquer une route excellente.
Second Reading
II Timothy 2
Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Christ Jésus ; et, ce que tu m'as entendu dire devant plusieurs témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables d'en instruire aussi d'autres. Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus ; aucun homme qui porte les armes ne se laisse entraver par les occupations de la vie ordinaire, afin de plaire à celui qui a rassemblé l'armée ; de même encore nul athlète n'est couronné, s'il n'a lutté selon les règles ; c'est le laboureur qui travaille, qui, le premier, doit avoir sa part des fruits. Réfléchis à ce que je dis ; car le seigneur te donnera l'intelligence de toutes choses. Rappelle-toi Jésus-Christ ressuscité des morts, issu de la postérité de David, selon mon évangile, dans la prédication duquel je souffre jusques à être chargé de chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée ; c'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Christ Jésus, avec une gloire éternelle. C'est une vérité certaine. En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi, il nous reniera ; si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. Voilà ce que tu dois remémorer, en prenant le seigneur à témoin. Abstiens-toi des disputes de mots ; cela ne sert de rien, c'est la ruine des auditeurs. Empresse-toi de te mettre à la disposition de Christ, comme un ouvrier qui n'a point à rougir et qui se conforme fidèlement à la parole de la vérité ; mais évite les bavardages profanes, car ceux qui s'y livrent avanceront de plus en plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme une gangrène ; parmi eux se trouvent Hyménée et Philète, qui se sont éloignés de la vérité, prétendant que la résurrection a déjà eu lieu ; et ils détruisent la foi de quelques personnes. Néanmoins le fondement que Dieu a posé demeure ferme, portant pour sceau ces paroles : « Le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent, » et : Que quiconque prononce le nom du seigneur se détourne de l'injustice. Or, dans une grande maison, il n'y a pas seulement des ustensiles d'or et d'argent, mais aussi de bois et de terre ; tandis que les uns sont destinés à un noble emploi, les autres le sont à un emploi ignoble. Si donc quelqu'un se purifie lui-même pour n'être pas de ceux-ci, il sera un ustensile destiné à un noble emploi, sanctifié, utile à son possesseur, préparé pour tout bon usage. Eh bien, fuis les convoitises juvéniles, mais recherche la justice, la foi, la charité, et la paix avec tous ceux qui aiment le Seigneur d'un cœur pur. Repousse, au contraire, les discussions folles et déréglées, sachant qu'elles engendrent des querelles ; or, il ne faut point que l'esclave du Seigneur se querelle, mais qu'il soit doux avec tout le monde, capable d'enseigner, patient, redressant avec mansuétude les opposants, afin de voir si Dieu ne leur donnera peut-être point de se repentir, pour arriver à la connaissance de la vérité, et s'ils ne redeviendront point sages, en se dégageant des pièges du diable, par qui ils ont été capturés pour faire sa volonté.
Second Reading
Acts 7:44-60
Le tabernacle du témoignage était, pour nos pères dans le désert, tel que Celui qui parlait à Moïse lui avait prescrit de le construire, d'après le modèle qu'il avait vu ; nos pères, auxquels il fut transmis, l'introduisirent aussi avec Josué dans le pays conquis sur les nations que Dieu chassa de devant nos pères, jusques à l'époque de David, qui obtint grâce devant Dieu et demanda de trouver une demeure pour la maison de Jacob ; mais ce fut Salomon qui Lui bâtit une maison. Toutefois le Très-Haut n'habite point dans des édifices faits de main d'homme, comme dit le prophète : « Le ciel est Mon trône, et la terre le marchepied de Mes pieds ; quelle maison M'avez-vous bâtie, dit le Seigneur, ou quel est le lieu de Mon repos ? N'est-ce pas Ma main qui a fait toutes ces choses ? » Hommes de col roide, et incirconcis du cœur et des oreilles, vous aussi vous résistez toujours à l'esprit saint, comme vos pères. Quel prophète vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Et ils ont fait mourir ceux qui d'avance annonçaient la venue de ce juste envers lequel vous vous êtes montrés naguère traîtres et meurtriers, vous qui avez reçu la loi comme des commandements d'anges, et qui ne l'avez pas observée ! » En entendant ces paroles ils devenaient furieux en leurs cœurs et grinçaient des dents contre lui. Mais, étant lui-même rempli d'esprit saint et fixant ses regards sur le ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et il dit : « Voici, je vois les cieux ouverts et le fils de l'homme debout à la droite de Dieu. » Poussant alors de grands cris ils se bouchèrent les oreilles, puis ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, et, l'ayant jeté hors de la ville, ils le lapidaient. Et les témoins déposèrent leurs manteaux aux pieds d'un jeune homme appelé Saul, et ils lapidaient Etienne, qui disait dans son invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ! » Et après ces mots il mourut.
Second Reading
1 Timothy 6:11-16
Mais, pour toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, mais recherche la justice, la piété, la foi, la charité, le support, la douceur ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait cette belle confession devant de nombreux témoins. Je t'enjoins, devant Dieu qui appelle toutes choses à l'existence, et devant Christ Jésus qui a prononcé devant Ponce Pilate cette belle confession, d'observer le commandement qui t'est fait, sans tache et sans reproche, jusques à l'apparition de notre seigneur Jésus-Christ, que manifestera, au temps convenable, le bienheureux et unique Souverain, le roi de ceux qui règnent, et le seigneur de ceux qui commandent, le seul qui possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, auquel appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen !
Gospel
Matthew 25
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »
Evening Prayer — Second Lesson
James 2
Mes frères, ne mêlez pas aux acceptions de personnes la foi en notre glorieux seigneur Jésus-Christ. En effet, s'il vient à entrer dans une de vos synagogues un homme à bagues d'or, en habit somptueux, tandis qu'il vient à entrer aussi un pauvre en méchant habit, mais que vous dirigiez vos regards sur celui qui porte l'habit somptueux et que vous disiez : « Toi, assieds-toi ici à ton aise, » et que vous disiez au pauvre : « Toi, tiens-toi debout, ou assieds-toi là sous mon marchepied, » vous avez douté en vous-mêmes, et vous êtes devenus des juges mal inspirés. Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui L'aiment ? Mais vous, vous avez avili le pauvre ! Est-ce que ce ne sont pas les riches qui vous oppriment, et n'est-ce pas eux qui vous traînent devant les tribunaux ? N'est-ce pas eux qui calomnient le beau nom qui a été invoqué sur vous ? Cependant si vous accomplissez la loi royale, selon le texte de l'écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » vous faites bien ; mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, la loi vous convainquant d'être des transgresseurs ; car quiconque aura observé la loi tout entière, mais aura failli sur un seul point, devient coupable sur tous. En effet Celui qui a dit : « Ne commets point d'adultère, » a dit aussi : « Ne commets point d'homicide. » Or, si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu commettes un homicide, tu deviens un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté ; car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde brave le jugement ! A quoi sert, mes frères, que quelqu'un dise qu'il a de la foi, tandis qu'il n'a pas d'œuvres ? Est-ce que la foi peut le sauver ? Si un frère ou une sœur se trouvent nus et privés de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise : « Allez en paix, réchauffez-vous et vous rassasiez, » mais que vous ne leur donniez point ce dont le corps a besoin, à quoi cela sert-il ? De même aussi la foi, si elle n'a pas d'œuvres, est morte en elle-même. Autrement quelqu'un dira : « Toi, tu as de la foi, et moi de mon côté j'ai des œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi de mon côté c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi ; tu crois qu'il existe un seul Dieu, tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils en frémissent ; mais veux-tu apprendre, ô homme frivole, que la foi sans les œuvres est inutile ? Abraham notre père n'a-t-il pas été justifié par les œuvres pour avoir offert Isaac son fils sur l'autel ? Tu vois que la foi coopérait avec ses œuvres ; et c'est par les œuvres que la foi a été parfaite ; et ce texte de l'écriture a été accompli qui dit : Or, Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté pour justice ; et il a été appelé ami de Dieu. » Vous voyez que c'est par les œuvres que l'homme est justifié, et non par la foi seulement. Or, n'est-ce pas aussi de la même manière que Rahab l'impudique a été justifiée par les œuvres, pour avoir reçu les messagers et les avoir fait sortir par un autre chemin ? De même que le corps sans souffle est mort, de même aussi la foi sans œuvres est morte.
Gospel
John 18:1-14
Après avoir dit ces choses Jésus sortit avec ses disciples pour se rendre, au delà du torrent des cèdres, en un lieu où se trouvait un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples. Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi l'endroit, parce que souvent Jésus s'y était réuni à ses disciples. Judas donc, ayant pris la cohorte et des satellites que lui avaient donnés les grands prêtres et les pharisiens, arrive en ce lieu avec des torches, des lanternes et des armes. Jésus donc, qui savait tout ce qui allait lui arriver, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazoréen. » Il leur dit : « C'est moi qui suis Jésus. » Or Judas qui le livrait était aussi avec eux. Lors donc qu'il leur eut dit : « C'est moi qui le suis, » ils reculèrent en arrière et tombèrent par terre. Il leur demanda donc derechef : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus le Nazoréen. » Jésus répondit : « Je vous ai dit que c'est moi qui le suis, si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci. » — Afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun. — Simon Pierre qui avait une épée la tira donc et frappa l'esclave du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite ; or le nom de l'esclave était Malchus. Jésus dit donc à Pierre : « Remets l'épée dans le fourreau ; la coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? » La cohorte, et le commandant, et les satellites des Juifs se saisirent donc de Jésus et le garrottèrent, et ils le conduisirent d'abord chez Annas ; il était en effet beau-père de Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là. — Or Caïaphas était celui qui avait donné aux Juifs le conseil : il convient qu'un seul homme meure pour le peuple. —
Gospel
Matthew 16:1-6
Et les pharisiens et les sadducéens étant survenus, lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur montrer un signe qui vînt du ciel. Mais il leur répliqua : [« Quand le soir est venu, vous dites : Beau temps, car le ciel est rouge. Et, le lendemain : Aujourd'hui, de l'orage, car le ciel est d'un rouge sombre. Vous savez bien discerner l'aspect du ciel, mais vous ne pouvez pas discerner les signes des temps.] Une génération méchante et adultère demande un signe ; et il ne lui sera point donné d'autre signe que le signe de Jonas. » Et les ayant quittés, il s'en alla. Et en passant sur l'autre rive les disciples oublièrent de prendre des pains. Or, Jésus leur dit : « Ayez soin de vous tenir en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. »
Gospel
Matthew 16
Et les pharisiens et les sadducéens étant survenus, lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur montrer un signe qui vînt du ciel. Mais il leur répliqua : [« Quand le soir est venu, vous dites : Beau temps, car le ciel est rouge. Et, le lendemain : Aujourd'hui, de l'orage, car le ciel est d'un rouge sombre. Vous savez bien discerner l'aspect du ciel, mais vous ne pouvez pas discerner les signes des temps.] Une génération méchante et adultère demande un signe ; et il ne lui sera point donné d'autre signe que le signe de Jonas. » Et les ayant quittés, il s'en alla. Et en passant sur l'autre rive les disciples oublièrent de prendre des pains. Or, Jésus leur dit : « Ayez soin de vous tenir en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et se disaient : « C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. » Mais Jésus s'en étant aperçu dit : « Pourquoi réfléchissez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas des pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille, et combien de corbeilles vous emportâtes, ni les sept pains des quatre mille, et combien de paniers vous emportâtes ? Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas à propos de pains que je vous ai parlé ? Mais tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se tenir en garde contre le levain des pains, mais contre l'enseignement des sadducéens et des pharisiens. Or, lorsque Jésus fut arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, il interrogeait ses disciples, en disant : « Qui disent les gens qu'est le fils de l'homme ? » Et ils lui dirent : « Ceux-ci, Jean le baptiste ; ceux-là, Élie ; et d'autres, Jérémie ou l'un des prophètes. » Il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Simon Pierre répliqua : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répliqua : « Heureux es-tu, Simon Barjona, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Pour moi, je te déclare de mon côté que tu es Pierre, et que sur ce roc-là je bâtirai mon église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors il fit des remontrances aux disciples, afin qu'ils ne dissent à personne : « C'est lui qui est le Christ. » Dès lors Jésus-Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait se rendre à Jérusalem, et beaucoup souffrir du fait des anciens et des grands prêtres et des scribes, et être mis à mort, et ressusciter le troisième jour. Et Pierre, l'ayant pris à part, lui dit en lui faisant des remontrances : « Miséricorde te soit faite, Seigneur, certainement cela ne t'arrivera point ! » Mais lui s'étant retourné dit à Pierre : « Va-t-en arrière de moi, Satan, tu m'es une pierre d'achoppement, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite. En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le fils de l'homme venir avec son royaume. »
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Today's readings, every morning
Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.
