Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Galatians 4:21-31

Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne prêtez-vous point l'oreille à la loi ? Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la servante, et un de la femme libre ; mais celui de la servante naquit selon la chair, tandis que celui de la femme libre naquit par l'effet de la promesse. Ce sont là des allégories ; car ces femmes représentent deux alliances : l'une qui vient de la montagne de Sina, et qui engendré pour la servitude, c'est Agar, (or le mot Agar désigne en Arabie le mont Sina) ; mais elle correspond à la Jérusalem actuelle, car celle-ci est dans la servitude avec ses enfants, tandis que la Jérusalem d'en haut est libre ; c'est elle qui est notre mère ; car il est écrit : « Réjouis-toi stérile, qui n'enfantes point ; éclate et crie, toi qui ne ressens pas les douleurs de l'enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme qui a le mari. » Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; mais, de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit, il en est encore ainsi maintenant. Mais que dit l'Écriture ? « Chasse la servante et son fils ; car le fils de la servante n'héritera certainement pas avec le fils de la femme libre. » C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants d'une servante, mais de la femme libre ;

First Reading

Jeremiah 48

Contre Moab.Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Malheur à Nébo, car elle est ravagée ! Kiriathaïm est honteuse et conquise ; Misgab est honteuse et atterrée. Elle n'est plus, la gloire de Moab ; à Hesbon on forme contre elle des plans funestes : « Venez, et retranchons-la du nombre des nations ! » Toi aussi, Madmène, tu seras détruite ; derrière toi l'épée marche. Une voix plaintive part de Choronaïm : il y a ruine et grand désastre. Moab est écrasée ; les petits y font retentir leurs cris ; car sur la montée de Luchith les pleurs montent avec les pleurs, et sur la pente de Choronaïm on entend les cris angoissés de la détresse. Fuyez, sauvez votre vie, et soyez comme un homme nu dans le désert ! Car, à cause de ta confiance en tes gains et tes trésors, toi aussi, tu seras conquise, et Camos s'en ira captif, et ses prêtres et ses princes avec lui. Et le dévastateur fond sur toutes les villes, et aucune ville n'échappe ; la vallée est ruinée, et la plaine dévastée, comme l'Éternel l'a prononcé. Donnez des ailes à Moab, qu'elle parte au vol ! et ses villes seront désolées, dépeuplées. Malédiction à celui qui exécute l'œuvre de l'Éternel infidèlement, et malédiction à celui qui du sang sèvre son glaive ! Dès sa jeunesse Moab fut tranquille, et elle reposait sur ses lies, et ne fut pas transvasée de vase en vase, et elle ne fut point emmenée captive ; aussi conserva-t-elle son goût, et son parfum ne fut point altéré. C'est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je lui enverrai des brasseurs qui remueront et videront ses vases, et briseront ses cruches. Et Moab sera confuse à cause de Camos, comme la maison d'Israël fut confuse à cause de Béthel, l'objet de sa confiance. Comment diriez-vous : Nou sommes des héros, et de vaillants guerriers ? Moab est saccagée, et ses villes montent [en fumée], et l'élite de ses jeunes hommes descend à la tuerie, dit le Roi dont l'Éternel des armées est le nom. La ruine de Moab est près d'arriver, et son désastre vient en grande hâte. Plaignez-la, vous tous ses voisins, et vous tous qui connaissez son nom, dites : Comment a été brisé le bâton de la puissance, le sceptre de la majesté ? Descends de ta gloire, et t'assieds sur la terre aride, habitante, fille de Dibon ! car le dévastateur de Moab monte contre toi, pour détruire tes forteresses. Tiens-toi sur le chemin, et regarde, habitante d'Aroër ! interroge le fugitif et celle qui s'échappe, et dis : Qu'est-il arrivé ? Moab est dans la honte, car elle est atterrée ; gémissez et criez, publiez sur l'Arnon que Moab est détruite ! Et le jugement est venu sur le pays de la plaine, sur Holon, et sur Jahtsa, et sur Méphaath, et sur Dibon, et sur Nébo, et sur Beth-Diblathaïm, et sur Kiriathaïm, et sur Beth-Gamoul, et sur Beth-Maon, et sur Kérioth, et sur Botsra, et sur toutes les villes du pays de Moab éloignées et proches. La corne de Moab est abattue, et son bras est brisé, dit l'Éternel. Frappez-la d'enivrement, car elle s'éleva contre l'Éternel ! et que Moab s'agite dans son vomissement, et soit, elle aussi, livrée à la risée ! Et Israël ne fut-il pas ta risée ? Parmi les voleurs avait-il été surpris, que, parlant de lui, tu hoches incessamment la tête ? Abandonnez les villes, et logez-vous sur les rochers, habitants de Moab, et soyez comme la colombe qui niche à l'entrée de la caverne ! Nous avons ouï parler de l'orgueil de Moab, qui est très altière, et de sa hauteur, et de son orgueil, et de sa fierté, et de son cœur superbe. Je connais, dit l'Éternel, son arrogance et son vain parler ; ils ont vécu dans la vanité. Aussi je me lamente sur Moab, et pour tout Moab je soupire ; sur les hommes de Kir-Charès on gémit. Vigne de Sibma, je verse sur toi plus de larmes que sur Jaëser ; tes pampres ont traversé la mer, et pénétré jusqu'à la mer de Jaëser ; le dévastateur fond sur ta moisson et sur ta vendange. La joie et la gaieté sont bannies des vergers et de la terre de Moab ; je fais tarir le vin dans les pressoirs ; on ne foule plus le raisin au milieu des cris d'allégresse ; c'est cri de guerre, et non plus cri de joie. Depuis Hesbon qui gémit jusqu'à Elealé, à Jahats ils font retentir leurs voix ; de Tsoar à Choronaïm, à Eglath-Schelischia ; car les eaux de Nimrim sont aussi désolées. Je retrancherai en Moab, dit l'Éternel, ceux qui sacrifient sur les hauteurs et encensent ses dieux. C'est pourquoi mon cœur, comme la flûte, gémit sur Moab ; et sur les hommes de Kir-Charès, mon cœur, comme la flûte, gémit ; c'est pourquoi les trésors qu'ils ont acquis, périront. Car toute tête devient chauve, et toute barbe est coupée, toutes les mains portent des incisions, et tous les reins le cilice. Sur tous les toits de Moab et dans toutes ses rues, tout mène deuil, parce que j'ai brisé Moab comme un vase qui déplaît, dit l'Éternel. Comme elle est abattue ! Gémissez ! Comme Moab tourne le dos dans son opprobre ! Et Moab devient la risée et l'épouvante de tous ses alentours. Car ainsi parle l'Éternel : Voici, comme l'aigle, il vole et déploie ses ailes sur Moab. Kérioth est conquise, et ses forts sont pris ; et le cœur des héros de Moab en ce jour sera comme le cœur de la femme en travail. Et Moab sera exterminée du milieu des nations, car elle s'est insurgée contre l'Éternel. Terreur, et fosse, et filet devant toi, habitant de Moab ! dit l'Éternel. Échappé à la terreur, on tombera dans la fosse, et si l'on se tire de la fosse, on sera pris dans le filet. Car je fais venir sur elle, sur Moab, le temps de son châtiment, dit l'Éternel. A l'ombre de Hesbon les fuyards se tiennent languissants ; car un feu sort de Hesbon, et une flamme du milieu de Sihon, et elle dévore la contrée de Moab, et le crâne des fils du tumulte. Malheur à toi, Moab ! c'en est fait du peuple de Camos ! car tes fils sont emmenés captifs, et tes filles captives. Mais je ramènerai les captifs de Moab dans la suite des temps, dit l'Éternel. Tel est le jugement de Moab.

First Reading

Amos 2:6-16

Ainsi parle l'Éternel : A cause de trois, de quatre crimes d'Israël, je ne m'en rétracte point, parce qu'ils vendent le juste pour de l'argent, et le pauvre pour une paire de sandales. Leur ardent désir est de voir la poudre de la terre sur la tête des petits, et dans la cause des misérables ils prévariquent, et le fils et le père s'approchent de la même femme, afin de déshonorer mon saint nom. Ils s'étendent sur des vêtements engagés, a côté de toutes sortes d'autels, et ils boivent dans la maison de leurs dieux un vin extorqué. Et pourtant j'anéantis devant eux les Amoréens qui avaient la taille des cèdres et la force des chênes, et je les anéantis dans leurs fruits et leurs racines de fond en comble. Et pourtant je vous ramenai du pays d'Egypte, et vous conduisis à travers le désert pendant quarante années, pour vous rendre maîtres du pays des Amoréens ; et de vos fils je fis surgir des prophètes, et de vos jeunes hommes des Nazaréens. N'en est-il pas ainsi, enfants d'Israël ? dit l'Éternel. Cependant vous avez fait boire du vin aux Nazaréens, et aux prophètes vous avez fait cette défense : Ne prophétisez point ! Voici, je vous ferai plier, comme plie le chariot rempli de gerbes ; la retraite est coupée à l'homme agile, et le vigoureux ne pourra déployer sa force, ni le guerrier sauver sa vie ; et l'archer ne tiendra pas, l'homme aux pieds agiles ne pourra se sauver, ni le cavalier sauver sa vie ; et le plus vaillant des héros s'enfuira nu en ce jour-là, dit l'Éternel.

Morning Prayer — First Lesson

Daniel 12

Et dans ce temps-là Michel, le grand prince, qui tient le parti des fils de ton peuple, se lèvera, et il y aura un temps d'angoisse, tel qu'il n'y en a pas eu depuis l'existence d'un peuple jusqu'à cette époque-là ; mais dans le même temps ton peuple sera délivré, tous ceux qui sont inscrits dans le livre [de la vie]. Et plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre, se réveilleront, les uns pour une vie éternelle, et les autres pour l'opprobre et une ignominie éternelle. Mais les intelligents brilleront de l'éclat du firmament, et ceux qui auront conduit à la justice cette multitude, [brilleront] comme les étoiles éternellement, à jamais. Mais toi, Daniel, serre les paroles et scelle le livre jusqu'à l'époque de la fin. Plusieurs le parcourront, et la connaissance augmentera. Et moi Daniel, je regardai, et voici, deux autres personnages étaient là, l'un en deçà de la rive du fleuve, et l'autre au delà de la rive du fleuve. Et l'un dit à l'homme vêtu de lin qui se tenait en dessus des ondes du fleuve : A quand la fin de ces faits singuliers ? Et j'entendis l'homme vêtu de lin qui se tenait en dessus des ondes du fleuve, et levant la main droite et la main gauche vers le ciel, il fit ce serment par Celui dont la vie est éternelle : Encore un temps, [deux] temps et demi, et lorsque la dispersion d'une partie du peuple saint sera consommée, tout cela s'accomplira. Et j'entendais, mais je ne comprenais pas, et je dis : Mon Seigneur, quelle issue auront ces choses ? Et il me dit : Va, Daniel ; car les paroles resteront serrées et scellées jusqu'à l'époque de la fin. Plusieurs seront triés, blanchis et épurés, et les impies pratiqueront l'impiété, et aucun des impies n'y prendra garde, mais les intelligents y prendront garde. Cependant, depuis le temps de l'abolition du sacrifice perpétuel et du placement de l'abomination du dévastateur, il y a mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attend, et atteint mille trois cent trente-cinq jours ! Mais toi, marche vers la fin, et tu te reposeras, et tu seras debout pour ton lot à la fin des jours.

Epistle

Galatians 3:16-22

or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa postérité ; il n'est pas dit : « et aux postérités, » comme s'il y en avait plusieurs, mais comme n'y en ayant qu'une seule : « et à ta postérité, » qui est Christ. Or, voici ce que je dis : une convention que Dieu a antérieurement sanctionnée, la loi, survenue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas de manière que la promesse soit mise à néant ; car, si l'héritage provient de la loi, ce n'est plus de la promesse : or, c'est par une promesse que Dieu en a gratuitement fait don à Abraham. — Qu'est-ce donc que la loi ? — C'est à cause des transgressions qu'elle a été ensuite instituée, (jusques à ce que fut venue la postérité à laquelle ont été faites les promesses), ayant été mise en vigueur par des anges au moyen d'un médiateur. — Mais le médiateur ne représente pas une seule partie, tandis que Dieu est un seul. — La loi est-elle donc contre les promesses ? Loin de nous cette pensée ! En effet, si une loi eut été donnée, qui fût capable de procurer la vie, c'est réellement dans la loi qu'existerait la justice ; mais, au contraire, l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse se réalisât, par la foi en Jésus-Christ, pour ceux qui croient.

First Reading

Job 14

L'homme né de la femme est borné dans ses jours, et rassasié d'alarmes. Comme la fleur il pousse, et il est tranché, il fuit comme l'ombre, et n'est point permanent. Et c'est sur lui que tu tiens tes yeux ouverts ! et c'est moi que tu mènes en jugement avec toi ! De la souillure fera-t-on naître un homme pur ? Pas un. Si ses jours sont déterminés, si le nombre de ses mois par devers toi est marqué, si tu en fixas le terme qu'il ne franchira pas, ne le suis plus de l'œil ! pour qu'il ait du relâche, et puisse se réjouir, comme un mercenaire de sa journée ! Pour l'arbre, en effet, il est un espoir : est-il coupé, il reverdit encore, et ne cesse pas de pousser des jets ; si sa racine devient caduque en terre, et que dans la poussière sa tige se meure, au parfum des eaux il se ranime, et, comme un plant, il pousse des rameaux. Mais quand l'homme meurt, le voilà gisant ! quand le mortel expire, où est-il ? L'eau s'est écoulée du lac, et la rivière tarit et se dessèche ; ainsi l'homme se couche, et il ne se relève pas ; jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de ciel, on ne se réveille pas, et l'on n'est point tiré de son sommeil. O ! si dans les Enfers Tu me plongeais, me cachais, jusqu'à ce que passe ta colère, me fixant un terme pour me rendre ton souvenir ! Une fois mort, l'homme revivrait-il ?… Je patienterais durant tous mes jours de corvée, jusqu'à ce qu'on vînt me relever : tu appellerais, et je te répondrais… Tu languirais après l'ouvrage de tes mains ! Mais maintenant tu comptes mes pas ! N'es-tu pas aux aguets de mon péché ? L'acte de mon crime dans le sac est scellé, et tu imagines encore, pour ajouter à ma faute ! Mais enfin la montagne éboulée gît anéantie, et le rocher se mine détaché de sa place : les pierres sont creusées par les eaux, dont les flots emportent la poudre de la terre. Ainsi tu as détruit l'espérance du mortel ; incessamment tu l'assailles, et il s'en va ; tu altères son visage, et le pousses dehors : ses fils sont honorés, et il n'en sait rien ; ils sont dans la bassesse, et il l'ignore ; sa chair ne ressent que sa propre douleur, et son âme pour lui seul s'attriste.

Morning Prayer — Second Lesson

Acts 24

Or, au bout de cinq jours, arrivèrent le grand prêtre Ananias avec quelques anciens et un certain Tertullus, avocat, lesquels adressèrent au gouverneur leur plainte contre Paul. Celui-ci ayant été appelé, Tertullus entama l'accusation en disant : « Nous reconnaissons, excellent Félix, en tout temps et en tous lieux, avec toute sorte de gratitude, que c'est à toi et aux réformes que ta prudence t'a dictées en faveur de cette nation, que nous devons la paix profonde dont nous jouissons ; mais, pour ne pas te retenir plus longtemps, je te prie de nous prêter, avec ta bonté ordinaire, un instant d'attention. Voici le fait : nous avons constaté que cet homme était une peste, qu'il provoquait des divisions parmi tous les Juifs de l'empire, et qu'il était le chef de la secte des Nazoréens ; il a même tenté de profaner le temple, c'est pourquoi nous l'avons arrêté, [et nous avons voulu le juger d'après notre loi ; mais le commandant Lysias étant survenu, l'a violemment arraché de nos mains et te l'a envoyé.] Tu pourras toi-même apprendre de lui, en l'interrogeant, tout ce dont nous l'accusons. » Les Juifs de leur côté se joignirent à l'accusation, prétendant qu'en effet les choses étaient ainsi. Paul, après que le gouverneur lui eut fait signe de prendre la parole, répliqua : « Sachant que tu es, depuis plusieurs années, juge de cette nation, j'entreprends avec confiance ma propre justification ; tu peux d'ailleurs t'assurer qu'il n'y a pas plus de douze jours que je suis arrivé pour adorer à Jérusalem, et ils ne m'ont point surpris discourant avec quelqu'un, ou cherchant à ameuter la foule dans le temple, ni dans les synagogues, ni dans la ville, et ils ne peuvent pas même établir devant toi ce dont ils m'accusent maintenant. Mais je te confesse que, conformément à la doctrine qu'ils appellent secte, je rends un culte au Dieu de mes pères, croyant ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, et ayant en Dieu cette espérance, qu'eux-mêmes partagent aussi, qu'il y aura une résurrection, tant des justes que des injustes ; en conséquence, je m'applique aussi moi-même à avoir constamment une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes. C'est, lorsqu'au bout de plusieurs années, j'étais venu pour faire dans ma nation des aumônes et des offrandes, qu'on m'a trouvé dans le temple occupé de cette manière à accomplir un vœu, sans avoir occasionné ni rassemblement ni bruit ; c'étaient quelques Juifs d'Asie ; ils auraient dû se présenter devant toi et m'accuser s'ils avaient eu de quoi le faire. Ou bien, que ceux qui sont ici disent eux-mêmes de quel crime ils m'ont trouvé coupable, lorsque j'ai comparu devant le sanhédrin, si ce n'est de cette seule parole que j'ai proférée pendant que je comparaissais au milieu d'eux : « C'est à propos de la résurrection des morts que je suis aujourd'hui mis en jugement devant vous. » Mais Félix les ajourna, parce qu'il savait mieux à quoi s'en tenir sur ce qui concernait la doctrine, après avoir dit : « Quand le commandant Lysias sera venu, j'examinerai plus à fond votre affaire. » Puis il ordonna au centurion qu'il fût tenu en prison, en jouissant d'une certaine liberté, et qu'on n'empêchât aucun des siens de lui rendre quelque service. Cependant au bout de quelques jours il vint avec sa femme Drusille, qui était juive, et il fit appeler Paul, et il l'écouta parler de la foi en Christ-Jésus. Mais, comme il discourait sur la justice, la tempérance et le jugement à venir, Félix s'en effraya et dit : « Pour le moment va-t-en, mais, quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai. » En même temps il espérait aussi qu'il recevrait de l'argent de Paul ; aussi le faisait-il appeler à plus d'une reprise pour s'entretenir avec lui. Cependant, après que deux ans se furent écoulés, Félix reçut pour successeur Porcius Festus, et, voulant s'assurer de la gratitude des Juifs, Félix laissa Paul dans les chaînes.

Responsorial Psalm

Psalm 84

Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !

Gospel

Luke 17:11-19

Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. »

Responsorial Psalm

Psalm 78

Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.

Responsorial Psalm

Psalm 88

Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.

Responsorial Psalm

Psalm 87

Cantique des fils de Coré.Il a sa résidence sur les montagnes saintes ; l'Éternel aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob. Il est dit de toi des choses glorieuses, Cité de Dieu ! (Pause) « Je me vois reconnu par l'Egypte et Babel ; voici, la Philistie, et Tyr avec l'Ethiopie, les uns et les autres reçoivent dans Sion une [nouvelle] naissance. » Et il est dit de Sion : « Des hommes et des hommes y reçoivent une [nouvelle] naissance, et Lui-même, le Très-haut, la consolide. » L'Éternel énumère les peuples en les inscrivant : « Ceux-ci reçoivent là une [nouvelle] naissance. (Pause) Et les chantres, et les danseurs [s'écrient :] « Toutes mes sources sont en toi. »

Evening Prayer — First Lesson

Hosea 1

La parole de l'Éternel qui fut adressée à Osée, fils de Beéri, dans le temps de Hosias, de Jotham, d'Achaz, d'Ézéchias, rois de Juda, et dans le temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d'Israël. Quand l'Éternel commença à parler à Osée, l'Éternel dit à Osée : Va, prends-toi une femme impure et des enfants impurs, car le pays pour se livrer à l'impureté quitte l'Éternel. Et il alla, et prit Gomer, fille de Diblaïm ; et elle devint enceinte et lui enfanta un fils. Et l'Éternel lui dit : Appelle-le du nom de Jizréel, car encore un peu de temps et je vengerai sur la maison de Jéhu le sang versé à Jizréel, et je mettrai fin au royaume de la maison d'Israël. Et il arrivera dans ce jour-là que je briserai l'arc d'Israël dans la vallée de Jizréel. Et elle devint encore enceinte, et enfanta une fille. Et Il lui dit : Appelle-la du nom de Disgraciée, car désormais je ne donnerai plus ma grâce à la maison d'Israël, pour lui pardonner. Mais à la maison de Juda je veux donner ma grâce, et la sauver par l'Éternel, son Dieu, et je ne la sauverai ni par l'arc, ni par l'épée, ni par la guerre, ni par les chevaux, ni par la cavalerie. Et elle sevra Disgraciée, et elle conçut et enfanta un fils. Et Il dit : Appelle-le du nom de Tu-n'es-pas-mon-peuple ; car vous n'êtes pas mon peuple, et moi je ne suis plus à vous. Mais elle ne reconnaît pas que c'est moi qui lui ai donné le blé et le moût et l'huile, et en abondance l'argent et l'or dont ils ont fait un Baal. Aussi je retirerai mon blé dans sa saison et mon moût à son époque, et reprendrai ma laine et mon lin, couverture de sa nudité.

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II Corinthians 10

Or c'est moi-même Paul, qui vous exhorte, au nom de la mansuétude et de la clémence de Christ, moi qui parmi vous me montre sous d'humbles apparences, il est vrai, tandis qu'absent je prends envers vous un ton d'assurance ; mais je vous prie que je n'aie pas, en étant présent, à prendre ce même ton avec la hardiesse dont je me propose d'user contre certaines gens qui nous regardent comme marchant selon la chair. En effet, si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair ; car les armes de notre guerre ne sont pas charnelles, mais puissantes, grâces à Dieu, pour la destruction des ouvrages ennemis, en sorte que nous détruisons toute conception et tout rempart qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et que nous rendons toute pensée prisonnière de l'obéissance de Christ, et que nous sommes prêts à punir toute espèce de désobéissance, quand votre obéissance sera devenue parfaite. Est-ce aux apparences que vous vous arrêtez ? Si quelqu'un croit posséder l'assurance d'appartenir à Christ, qu'il réfléchisse aussi en lui-même que, de même qu'il appartient à Christ, nous aussi, nous lui appartenons ; car, quand même je me serais enorgueilli, un peu plus qu'il ne faut, de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je n'aurai point à en rougir, afin que je ne paraisse pas chercher à vous effrayer par mes lettres. On dit en effet : « ses lettres sont, il est vrai, sévères et fortes, mais, quand il est présent, sa personne est faible et sa parole méprisée. » Que celui qui parle delà sorte réfléchisse que, tels nous sommes en paroles par nos lettres lorsque nous sommes absents, tels aussi nous sommes par le fait quand nous sommes présents ; car je n'ose point nous confondre ou nous comparer avec quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes ; mais, en se mesurant eux-mêmes à eux-mêmes, et en se comparant eux-mêmes à eux-mêmes, ils se montrent sans intelligence ; mais, pour nous, nous ne nous enorgueillirons point hors de toute mesure, ce sera au contraire selon la mesure des limites au dedans desquelles Dieu nous a assigné notre lot, de manière à venir aussi jusques à vous. Est-ce qu'en effet, comme si nous ne venions pas à vous, nous dépassons nos limites ? Mais c'est bien aussi jusques à vous que nous sommes parvenus en prêchant l'évangile de Christ, loin de nous enorgueillir, hors de toute mesure, de travaux étrangers, mais ayant l'espérance, notre foi allant croissant, de grandir de plus en plus à vos yeux, sans sortir de nos limites, en portant la bonne nouvelle plus loin que vous, non en nous enorgueillissant, dans des limites étrangères, d'un travail déjà fait. Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur.

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Hebrews 8

Mais le point capital de ce que nous disons, c'est que nous possédons un grand prêtre tel, qu'il s'est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle qui a été dressé par le Seigneur, non par un homme. En effet tout grand prêtre est institué pour présenter des offrandes et des sacrifices, en sorte qu'il était nécessaire que celui-ci eût aussi quelque chose à présenter. Si donc il était sur la terre, il ne serait pas même prêtre, — puisque là se trouvent ceux qui présentent les offrandes selon la loi, lesquels rendent un culte à une copie et à une ombre des choses qui sont dans le ciel, selon l'oracle par lequel il fut répondu à Moïse, qui allait, construire le tabernacle : « Aie soin, dit-Il en effet, de tout exécuter selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne ; » — mais maintenant il a obtenu un ministère bien supérieur, d'autant plus qu'il est médiateur d'une alliance encore plus excellente, et dont la loi repose sur de bien meilleures promesses. En effet, si cette première loi était irréprochable, il n'y avait pas à chercher la place d'une autre, tandis que c'est d'un ton de reproche qu'il leur dit : « Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, où Je conclurai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle, non plus comme l'alliance que J'ai faite avec leurs pères dans le temps où Je les pris par la main pour les faire sortir de la terre d'Egypte, parce qu'ils n'ont pas persévéré dans Mon alliance, et que, de Mon côté, Je les ai négligés, dit le Seigneur. Car voici l'alliance que Je ferai avec la maison d'Israël, après ce temps-là, dit le Seigneur : Je mettrai Mes lois dans leur pensée, et Je les écrirai sur leurs cœurs, et Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son concitoyen, et chacun son frère, en disant : Apprends à connaître le Seigneur, car tous Me connaîtront parmi eux, depuis le petit jusqu'au grand, parce que Je me montrerai miséricordieux pour leurs injustices, et que Je ne me souviendrai absolument plus de leurs péchés. » En disant : « une nouvelle, » Il a frappé la première de décrépitude ; or ce qui est décrépit et vieilli est près de disparaître.

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Acts 14:19-28

Mais il survint d'Antioche et d'Icône des Juifs qui gagnèrent la foule, et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, croyant qu'il était mort ; mais, les disciples s'étant rangés en cercle autour de lui, il se leva et entra dans la ville, et le lendemain il partit avec Barnabas pour Derbe. Et, après avoir évangélisé dans cette ville et y avoir fait de nombreux disciples, ils revinrent à Lystre, et à Icône, et à Antioche, fortifiant l'âme des disciples, les exhortant à persister dans la foi, et leur apprenant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu. Puis, après avoir élu dans chaque église des anciens, ils les recommandèrent, par des prières accompagnées de jeûnes, au Seigneur en qui ils avaient cru. Et, ayant traversé la Pisidie, ils vinrent en Pamphylie, et, après avoir prêché la parole à Perge, ils descendirent à Attalie, et de là ils firent voile pour Antioche, d'où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient d'accomplir. Puis, après qu'ils furent arrivés et qu'ils eurent réuni l'église, ils racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment Il avait ouvert aux Gentils la porte de la foi. Or, pendant qu'ils faisaient un séjour assez prolongé auprès des disciples,

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2 Timothy 4:19-22

Salue Prisca et Aquilas, et la famille d'Onésiphore ; Eraste est resté à Corinthe ; quant à Trophime, ils l'ont laissé malade à Milet. Tâche de venir avant l'hiver. Euboulos te salue, ainsi que Pudens, et Linus, et Claudia, et tous les frères. Que le seigneur Jésus soit avec ton esprit ! Que la grâce soit avec vous !

Gospel

Mark 11

Et quand ils arrivent près de Jérusalem, à Bedphagé et à Béthanie, vers la montagne des Oliviers, il dépêche deux de ses disciples, et leur dit : « Allez dans le village, qui est en face de vous, et dès que vous y serez entrés vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est encore assis ; détachez-le et amenez-le ; et si quelqu'un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? dites : Le Seigneur en a besoin, et il le renvoie aussitôt ici. » Et ils s'en allèrent, et ils trouvèrent un ânon attaché près d'une porte, au dehors, sur la place, et ils le détachèrent ; et quelques-uns de ceux qui se trouvaient là leur disaient : « Pourquoi détachez-vous cet ânon ? » Et eux leur répondirent comme Jésus l'avait dit ; et ils les laissèrent faire. Et ils amènent l'ânon à Jésus, et ils jettent sur lui leurs manteaux, et il s'assit sur lui ; et plusieurs étendirent leurs manteaux sur le chemin, et d'autres des rameaux qu'ils avaient coupés dans les champs ; et ceux qui précédaient et ceux qui suivaient s'écriaient :« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le royaume qui arrive de notre père David ! Hosanna dans les lieux très hauts ! » Et il entra à Jérusalem dans le temple ; et après avoir porté ses regards sur tout ce qui l'entourait, comme le soir était déjà venu, il repartit pour Béthanie avec les douze. Et le lendemain, après qu'ils furent sortis de Béthanie, il eut faim ; et ayant vu de loin un figuier couvert de feuilles, il s'approcha pour voir si peut-être il y trouverait quelque chose ; et après s'en être approché il n'y trouva rien que des feuilles, car ce n'était pas le moment des figues. Et prenant la parole, il lui dit : « Que personne ne mange plus jamais de toi aucun fruit. » Et ses disciples l'entendaient. Et ils arrivent à Jérusalem. Et lorsqu'il fut entré dans le temple, il se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il ne permettait pas que personne transportât aucun ustensile au travers du temple ; et il enseignait et disait : « N'est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière par toutes les nations ; mais vous, vous en avez fait une caverne de brigands ? » Et les grands prêtres et les scribes l'entendirent, et ils cherchaient comment ils pourraient le faire périr ; car ils le craignaient, parce que toute la foule était stupéfaite de son enseignement. Et lorsque le soir fut venu, ils sortaient de la ville. Et en repassant le matin, ils virent le figuier séché jusques aux racines. Et Pierre s'étant ressouvenu lui dit : « Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché. » Et Jésus leur réplique : « Ayez foi en Dieu ! En vérité je vous déclare que celui qui aura dit à cette montagne : Déplace-toi et te jette dans la mer ; et qui n'aura point douté en son cœur, mais qui croit que ce qu'il dit se fait, cela se réalisera pour lui. C'est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous implorez et demandez, croyez que vous l'avez reçu, et cela se réalisera pour vous. Et lorsque vous serez debout pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin que votre Père aussi qui est dans les cieux vous pardonne vos fautes. » [ Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans le cieux, ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.] Et ils arrivent derechef à Jérusalem, et pendant qu'il se promenait lui-même dans le temple les grands prêtres et les scribes et les anciens viennent à lui, et ils lui disaient : « En vertu de quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui est-ce qui t'a donné cette autorité pour faire ces choses ? » Mais Jésus leur dit : « Je vous adresserai une seule question ; et répondez-moi, et je vous dirai en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Et ils réfléchissaient entre eux, en disant : « Si nous disons : du ciel, il dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Au contraire, disons-nous : des hommes ?…  » Ils craignaient la foule, car tous tenaient Jean pour avoir été réellement un prophète. Et ils répliquent à Jésus : « Nous ne savons. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. »

Evening Prayer — Second Lesson

1 John 3

Voyez quel amour le Père vous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne L'a pas connu. Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que, lorsque cela aura été manifesté, nous Lui serons semblables, parce que nous Le verrons tel qu'il est ; et quiconque fonde cette espérance sur Lui se purifie lui-même, comme celui-là est pur. Quiconque pratique le péché pratique aussi la violation de la loi, et le péché est la violation de la loi ; et vous savez que celui-là a été manifesté afin d'enlever les péchés, et il n'y a pas de péché en lui ; quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a point vu, ni ne l'a point connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise ! Celui qui pratique la justice est juste, comme celui-là est juste ; celui qui pratique le péché relève du diable, car dès le commencement le diable pèche. C'est pour détruire les œuvres du diable, que le fils de Dieu a été manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché, parce que Sa semence demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce que c'est de Dieu qu'il est né. C'est à cela que se reconnaissent les enfants de Dieu et les enfants du diable.Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère ; car voici le message que vous avez ouï dès le commencement : c'est que nous nous aimions les uns les autres, n'étant pas comme Caïn qui relevait du malin et qui égorgea son frère. Et pourquoi l'égorgea-t-il ? Parce que ses œuvres à lui étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes. Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Pour nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide, et vous savez que nul homicide n'a en lui d'une manière durable la vie éternelle. Voici à quoi nous avons connu l'amour, c'est que celui-là a donné sa vie pour nous, et nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères. Aussi, celui qui possédant de quoi vivre en ce monde voit son frère dans le besoin, et lui aura fermé ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n'aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en fait et en vérité ; c'est ainsi que nous connaîtrons que nous relevons de la vérité, et nous rassurerons notre cœur devant Lui, quelque condamnation que porte contre nous notre cœur, parce que Dieu est plus grand que notre cœur, et qu'il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous possédons une ferme assurance devant Dieu, et, quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de Lui, parce que nous observons Ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à Ses yeux ; et voici quel est Son commandement : c'est que nous croyions au nom de Son fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres selon le commandement qu'Il nous a donné. Et celui qui observe Ses commandements demeure en Lui, et Lui en lui ; et c'est grâce à l'Esprit qu'il nous a donné que nous connaissons qu'il demeure en nous.

Gospel

Matthew 4:1-11

Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Et après qu'il eut jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Et, s'étant approché, le tentateur lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis que ces pierres-ci deviennent des pains. » Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. » Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas ; en effet, il est écrit : Car Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Le diable le transporte derechef sur une montagne fort élevée, et il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : « Je te donnerai tout cela, si, te prosternant, tu m'adores. » Alors Jésus lui dit : « Va-t-en, Satan, car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte, et voici, des anges s'approchèrent, et ils le servaient.

Gospel

Matthew 19:13-15

Alors on lui amena de petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et qu'il priât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus dit : « Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux. » Puis, après leur avoir imposé les mains, il partit de là.

Gospel

Mark 2

Et étant, quelques jours après, rentré à Capharnaoum, on ouït dire : « Il est à la maison. » Et il se fit un nombreux rassemblement, en sorte que les environs de la porte n'y suffisaient même plus, et il leur annonçait la parole. Et des gens surviennent lui amenant un paralytique porté par quatre hommes ; et comme ils ne pouvaient, à cause de la foule, le transporter vers lui, ils découvrirent le toit, là où il était ; et après avoir fait une ouverture, ils dévalent la couchette où le paralytique était couché. Et Jésus, ayant vu leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or il y avait là quelques scribes qui étaient assis et qui se disaient dans leurs cœurs : « En parlant ainsi, cet homme blasphème ; qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Et aussitôt Jésus, ayant connu en son esprit ce qu'ils pensaient en eux-mêmes, leur dit : « Pourquoi pensez-vous ces choses-là dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi, et prends ta couchette, et marche ? Or, pour que vous sachiez que fils de l'homme a l'autorité de pardonner les péchés sur la terre…  » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton lit, et va-t-en dans ta maison. » Et il se leva, et aussitôt ayant pris sa couchette il sortit en présence de tous, en sorte que tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu : « car jamais nous n'avons rien vu de semblable. » Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. » Et il advint que le jour du sabbat il traversait les champs de blé, et ses disciples se mirent, tout en marchant, à arracher les épis. Et les pharisiens lui disaient : « Regarde ! pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? » Et il leur disait : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, quand il sentit le besoin, et qu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? Il entra dans la maison de Dieu, du temps du grand prêtre Abiathar, et il mangea les pains de proposition, qu'il n'est pas permis de manger, sauf aux prêtres, et il en donna aussi à ceux qui étaient avec lui. » Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat ; en sorte que le fils de l'homme est maître, même du sabbat. »

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

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