Bosko

Today's Readings

The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.

First Reading

Ephesians 4:20-24

Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité.

First Reading

Ezekiel 12

Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, tu résides au milieu d'une race rebelle, qui a des yeux pour voir, mais ne voit pas, des oreilles pour entendre, mais n'entend pas, car c'est une race rebelle. Mais toi, fils de l'homme, fais-toi un attirail d'émigrant, et émigre de jour sous leurs yeux, et émigre du lieu où tu es, en un autre lieu, sous leurs yeux. Peut-être verront-ils qu'ils sont une race rebelle. Et tu feras partir ton attirail, comme un attirail d'émigrant, de jour sous leurs yeux, et toi, tu partiras le soir sous leurs yeux, comme on part pour émigrer. Sous leurs yeux fais une brèche au mur de ta maison, et fais sortir ton attirail parla. Sous leurs yeux mets-le sur ton épaule, emporte-le de nuit, tu te voileras le visage pour ne pas voir le pays ; car je t'ai mis comme signe prophétique devant la maison d'Israël. Et j'exécutai l'ordre que j'avais reçu. Je fis sortir mon attirail comme un attirail d'émigrant, de jour ; et le soir je fis une brèche au mur de ma maison avec la main, et le fis sortir de nuit, le prenant sur l'épaule sous leurs yeux. Et le matin, la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, la maison d'Israël, cette race rebelle, ne t'a-t-elle pas dit : Que fais-tu ? Dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : C'est le prince qui est à Jérusalem que désigne cette prophétie, ainsi que toute la maison d'Israël qui s'y trouve. Dis : Je suis votre signe prophétique. La chose que j'ai faite, est celle qui leur arrivera : ils émigreront et iront en captivité. Et le prince qui est parmi eux portera sur son épaule un fardeau, de nuit, et partira ; à la muraille on fera une brèche pour l'y faire passer ; il se voilera le visage pour ne pas voir de ses yeux le pays. Et j'étendrai mon réseau sur lui, afin qu'il se prenne dans mon filet, et je l'amènerai à Babel, au pays des Chaldéens, mais il ne le verra pas et il y mourra. Et tous ceux qui l'entourent, ses auxiliaires, et tous ses bataillons, je les disséminerai à tous les vents, et tirerai l'épée derrière eux. Alors ils reconnaîtront que je suis l'Éternel, quand je les aurai dispersés parmi les nations, et disséminés dans les pays divers. Cependant j'en laisserai un petit nombre survivre à l'épée, à la famine et à la peste, afin qu'ils racontent toutes leurs abominations aux nations chez lesquelles ils viendront, et qu'ils reconnaissent que je suis l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, mange ton pain dans le trouble, et bois ton eau dans l'anxiété et les alarmes ! Et dis au peuple du pays : Ainsi prononce le Seigneur, l'Éternel, sur les habitants de Jérusalem dans le pays d'Israël : Ils mangeront leur pain dans les alarmes, et boiront leur eau dans la stupeur, parce que leur pays sera désolé, dépouillé de tout ce qui y est, à cause de l'injustice de tous ceux qui l'habitent ; et les villes peuplées deviendront désertes, et le pays sera désolé, afin que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, qu'est-ce que ces discours moqueurs dans le pays d'Israël ? vous dites : Les jours se prolongent, et toutes les visions sont perdues. Pour cela dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Je ferai cesser ces discours moqueurs, et on ne les tiendra plus en Israël. Dis-leur au contraire : Le temps approche, et toutes les visions s'accompliront. Car désormais il n'y aura plus de visions vaines, ni d'oracles trompeurs dans la maison d'Israël ; car je suis l'Éternel ; je parle, et ce que je dis s'exécutera, sans plus long délai : oui, c'est durant vos jours, race rebelle, que je parle et que j'exécuterai ma parole, dit le Seigneur, l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, voici, les hommes d'Israël disent : La vision qu'il a, est à long terme, et c'est pour des temps éloignés qu'il prophétise. C'est pourquoi dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Tout ce que j'ai prononcé, ne sera plus ajourné, et mes paroles seront exécutées, dit le Seigneur, l'Éternel.

First Reading

Habakkuk 3:17-19

Car le figuier ne fleurit pas et la vigne ne donne pas de récolte, le jet de l'olivier est trompeur, et les guérets ne donnent point de pain, dans le bercail il y a faute de brebis et plus de bœufs dans les étables. Toutefois je mets ma joie en l'Éternel, et mon allégresse en Dieu mon sauveur. L'Éternel, le Seigneur est ma force, Il me donne les pieds de la biche pour me faire atteindre mes hauteurs.Au maître chantre sur le mode de mon luth.

Morning Prayer — First Lesson

Micah 4

Et dans la suite des temps la montagne de la maison de l'Éternel se trouvera établie sur la cime des montagnes et élevée au-dessus des collines, et les peuples y afflueront. Et des peuples nombreux viendront et diront : « Allons, montons à la montagne de l'Éternel et à la maison du Dieu de Jacob, et qu'il nous instruise de ses voies-et nous marcherons sur ses sentiers ! » car de Sion émanera la loi, et la parole de l'Éternel de Jérusalem ! Et Il sera le juge de beaucoup de peuples et l'arbitre de nations nombreuses au loin, et ils forgeront leurs épées en faucilles et leurs lances en serpes, et un peuple contre un peuple ne lèvera plus l'épée, et ils n'apprendront plus la guerre. Alors ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, sans être troublés, car la bouche de l'Éternel des armées a prononcé. Comme tous les peuples marchent chacun au nom de son Dieu, nous, nous marcherons au nom de l'Éternel, notre Dieu, à jamais, perpétuellement. En ce jour-là, dit l'Éternel, je recueillerai les boiteux, et rassemblerai les expulsés et ceux que j'aurai maltraités, et je ferai des boiteux une réserve, et des disséminés un peuple nombreux, et l'Éternel sera leur Roi sur la montagne de Sion, dès lors à jamais. Et toi, vedette du troupeau, colline de la fille de Sion, à toi parviendra, reviendra l'empire de jadis, la royauté de la fille de Jérusalem. Eh bien ! pourquoi pousses-tu des cris ? Es-tu sans roi, ou ton conseiller est-il mort, que la douleur te saisit comme la femme en travail ? Sois tremblante et angoissée, fille de Sion, comme la femme en travail ! Car maintenant tu vas sortir de la ville, et séjourner dans les champs, puis gagner Babel ; mais là tu seras délivrée, là l'Éternel te rachètera de la main de tes ennemis. Maintenant s'unissent contre toi des peuples nombreux qui disent : « Qu'elle soit profanée ! et que le spectacle de Sion réjouisse nos regards ! » Mais ils ne connaissent pas les pensées de l'Éternel, et ne comprennent pas son conseil, car Il les ramassera comme les gerbes sur l'aire. Sus ! triture, fille de Sion ! car je fais ta corne de fer et ton sabot d'airain, pour que tu écrases nombre de peuples, et que tu consacres à l'Éternel leur butin, et leurs richesses au Seigneur de toute la terre.

Epistle

Galatians 5:25-26;6:1-10

Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres. Frères, quand même un homme est ouvertement surpris dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, corrigez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et ainsi vous accomplirez la loi de Christ ; car si quelqu'un s'imagine être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se déçoit lui-même ; mais qu'il examine ses propres œuvres, et alors c'est par rapport à lui-même seulement qu'il aura de quoi s'enorgueillir, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge ; toutefois que celui auquel est enseignée la parole s'unisse à celui qui la lui enseigne pour tout ce qui est bien. Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu'un homme sème, c'est aussi ce qu'il moissonnera. En effet, celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la perdition, tandis que celui qui sème pour l'esprit moissonnera de l'esprit la vie éternelle. Mais ne nous décourageons point de faire le bien, car nous moissonnerons au temps voulu, si nous ne nous relâchons point. Ainsi donc, tant que nous en aurons l'occasion, faisons ce qui est bien envers tous, mais surtout envers ceux qui composent la famille de la foi.

First Reading

Genesis 11

Et une seule langue et un seul langage existait sur toute la terre. Et il arriva que dans leurs migrations à l'Orient ils rencontrèrent une plaine au pays de Sinear, et ils s'y fixèrent. Et ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! fabriquons des briques, et nous les ferons cuire. Et les briques leur tinrent lieu de pierres, et l'asphalte leur tint lieu de mortier. Et ils dirent : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont la cime touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. Alors l'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l' Éternel dit : Voici, c'est un seul peuple et une seule langue pour eux tous, et c'est le commencement de leur entreprise, et maintenant ils ne seraient entravés dans rien de ce qu'ils projettent d'exécuter. Allons ! descendons et confondons là leur langage, afin que l'un n'entende plus le langage de l'autre. Et l'Éternel les dispersa ainsi de là sur la face de toute la terre, et ils discontinuèrent de bâtir la ville. C'est pour cela qu'on l'appela du nom de Babel ; car c'est là que l'Éternel confondit le langage de toute la terre, et c'est de là que l'Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. C'est ici l'histoire de Sem. – Sem était âgé de cent ans lorsqu'il engendra Arphachsad, deux ans après le déluge. Et après la naissance d'Arphachsad, Sem vécut cinq cents ans et il engendra des fils et des filles. Et Arphachsad avait trente-cinq ans de vie lorsqu'il engendra Sélach. Et après la naissance de Sélach, Arphachsad vécut quatre cent-trois ans, et il engendra des fils et des filles. Et Selach avait trente ans de vie lorsqu'il engendra Héber. Et après la naissance de Héber, Sélach vécut quatre cent-trois ans, et il engendra des fils et des filles. Et Héber vécut trente-quatre ans, puis il engendra Péleg. Et après la naissance de Péleg, Héber vécut quatre cent trente ans, et il engendra des fils et des filles. Et Péleg vécut trente ans, puis il engendra Régu. Et après la naissance de Régu, Péleg vécut deux cent-neuf ans, et il engendra des fils et des filles. Et Régu vécut trente-deux ans, puis il engendra Sérug. Et après la naissance de Sérug, Régu vécut deux cent-sept ans, et il engendra des fils et des filles. Et Sérug vécut trente ans, puis il engendra Nachor. Et après la naissance de Nachor, Sérug vécut deux cents ans, et il engendra des fils et des filles. Et Nachor vécut vingt-neuf ans, puis il engendra Thérach. Et après la naissance de Thérach, Nachor vécut cent dix-neuf ans, et il engendra des fils et des filles. Et Thérach ayant soixante-dix ans de vie engendra Abram, Nachor et Haran. Et c'est ici l'histoire de Thérach. – Thérach engendra Abram, Nachor et Haran, et Haran engendra Lot. Et Haran mourut avant Thérach, son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée. Et Abram et Nachor prirent femme : le nom de la femme d'Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milcah, fille de Haran, père de Milcah, et père de Jiscah. Or Saraï était stérile, elle était sans enfants. Alors Thérach prit Abram, son fils, et Lot, fils de Haran, fils de son fils, et Saraï, sa bru, femme d'Abram, son fils, et ils émigrèrent l'un avec l'autre d'Ur en Chaldée pour gagner le pays de Canaan ; et ils atteignirent Charan, et ils s'y fixèrent. Et les jours de Thérach furent deux cent-cinq ans, et Thérach mourut à Charan. –

Morning Prayer — Second Lesson

Matthew 12

En ce temps-là Jésus fit route le jour du sabbat à travers les champs de blé. Or ses disciples eurent faim, et ils se mirent à arracher des épis et à manger. Mais les pharisiens l'ayant vu lui dirent : « Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire un jour de sabbat. » Mais il leur dit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ceux qui étaient avec lui ? Comment il entra dans la maison de Dieu, et comment ils mangèrent les pains de proposition qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? Ou bien n'avez-vous pas lu dans la loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le temple profanent le sabbat sans se rendre coupables ? Or je vous déclare qu'il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Mais si vous saviez ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables ; car le fils de l'homme est maître du sabbat. » Et, s'étant éloigné de là, il vint dans leur synagogue. Et voici, il s'y trouvait un homme qui avait une main sèche. Et ils lui demandèrent : « Est-il permis d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » C'était afin de pouvoir l'accuser. Mais il leur dit : « Quel sera l'homme d'entre vous qui possédera une seule brebis, et si celle-ci vient à tomber le jour du sabbat dans un fossé, est-ce qu'il ne la saisira pas et ne l'en retirera pas ? Combien donc un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis ! En sorte qu'il est permis de bien faire le jour du sabbat. » Alors il dit à cet homme : « Étends ta main ; » et il l'étendit, et elle redevint saine comme l'autre. Or les pharisiens étant sortis tinrent conseil contre lui afin de le faire périr. Mais Jésus l'ayant su s'éloigna de là, et beaucoup de gens le suivirent, et ils les guérit tous, et il leur adressa des remontrances pour qu'ils ne le fissent pas connaître ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voici Mon serviteur que J'ai choisi, Mon bien-aimé en qui Mon âme a pris plaisir. Je mettrai Mon esprit sur lui, et il dénoncera le jugement aux nations. Il ne contestera ni ne criera point, et personne n'entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau froissé, et il n'éteindra point le lumignon fumant, jusques à ce qu'il ait fait triompher le jugement, et les nations espéreront en son nom. » Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, en sorte que ce muet parlait et voyait, et toute la foule fut stupéfaite, et elle disait : « Cet homme n'est-il point le fils de David ? » Mais les pharisiens l'ayant entendu dirent : « Cet homme ne chasse les démons que grâce à Béézéboul, chef des démons. » Mais connaissant leurs pensées, il leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou toute famille divisée contre elle-même ne subsistera pas. Et si Satan chasse Satan, il a été divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si, moi, c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais, si c'est grâce à l'esprit de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusques à vous. Ou bien, comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison de l'homme fort et piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison ? Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. C'est pourquoi je vous le déclare : tout péché et tout blasphème vous sera pardonné à vous autres hommes, mais le blasphème contre l'esprit ne sera point pardonné. Et celui qui aura parlé contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais celui qui aura parlé contre l'esprit saint, il ne lui sera certainement pas pardonné, ni dans ce temps-ci, ni dans le temps à venir. Ou bien admettez que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou bien admettez que l'arbre est pourri et que son fruit est pourri ; car c'est au fruit que se connaît l'arbre. Engeance de vipères, comment pouvez-vous, méchants comme vous êtes, dire de bonnes choses ? Car c'est par ce qui déborde du cœur, que la bouche parle. L'homme bon tire de son bon trésor de bonnes choses, et l'homme mauvais tire de son mauvais trésor de mauvaises choses. Mais je vous déclare que toute parole oiseuse que diront les hommes, ils en rendront compte au jour du jugement ; car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné. » Alors quelques-uns des scribes s'adressèrent à lui, en disant : « Maître, nous voulons voir un signe dont tu sois l'auteur. » Mais il leur répliqua : « Une génération méchante et adultère réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas le prophète. Car de même que Jonas fut dans le ventre de la baleine trois jours et trois nuits, de même le fils de l'homme sera dans le cœur de la terre trois jours et trois nuits. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront, car ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec cette génération, et elle la condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. Mais, quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. Alors il dit : « Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui-même, et, après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. Il en sera aussi de même pour cette méchante génération. » Pendant qu'il parlait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. [Or, quelqu'un lui dit : voici, ta mère et tes frères sont là dehors qui cherchent à te parler.] Mais Jésus répliqua à celui qui le lui disait : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Et ayant étendu la main vers ses disciples, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ! Car quiconque aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, c'est lui qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

Responsorial Psalm

Psalm 110

Cantique de David.L'Éternel dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je te donne pour marchepied tes ennemis. » De Sion l'Éternel étendra le sceptre de ta puissance. Domine au milieu de tes ennemis ! Ton peuple s'empresse au jour de ton armement, dans une pompe sainte ; ta jeunesse vient à toi comme une rosée sortant du sein de l'aurore. L'Éternel a juré, et ne s'en repentira point : « Tu es sacrificateur pour l'éternité à l'instar de Melchisédek. » Le Seigneur à ta droite a mis des rois en pièces au jour de sa colère. Il fera justice parmi les peuples : tout est plein de cadavres ; Il a mis des têtes en pièces sur un vaste pays. Il boira au torrent dans sa marche, puis Il relèvera la tête.

Gospel

Luke 7:11-16

Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. »

Responsorial Psalm

Psalm 94

Dieu des vengeances, Éternel, Dieu des vengeances, apparais ! Lève-toi, juge de la terre, rends aux orgueilleux un salaire ! Jusques à quand les impies, Éternel, jusques à quand les impies seront-ils triomphants ? Ils profèrent, ils vomissent des discours violents, et tous les méchants se glorifient. Éternel, ils écrasent ton peuple, et humilient ton héritage ; ils égorgent la veuve et l'étranger, et mettent à mort les orphelins ; puis ils disent : « L'Éternel ne le voit pas, et le Dieu de Jacoh n'y prend pas garde. » Prenez-y garde, vous, les plus stupides des hommes ! et vous, insensés, quand aurez-vous la sagesse ? Celui qui a planté l'oreille, n'entendrait-Il pas ? Celui qui a formé l'œil, ne verrait-Il pas ? Celui qui fait la leçon aux peuples, ne punirait-Il pas, lui qui instruit l'intelligence de l'homme ? L'Éternel connaît les pensées des hommes ; Il sait qu'elles sont un néant. Heureux l'homme que tu instruis, Éternel, et que tu enseignes par tes leçons, pour le calmer en face des jours mauvais, jusqu'à ce que la fosse soit creusée à l'impie ! Car l'Éternel ne délaisse point son peuple, et n'abandonne point son héritage ; car les jugements rentreront dans la justice, et tous ceux qui ont le cœur droit, la suivront. Qui est-ce qui prend mon parti contre les méchants ? Qui est-ce qui m'assiste contre les artisans du mal ? Si Dieu n'était mon aide, bientôt mon âme habiterait le séjour du silence. Si je dis : Mon pied chancelle ; alors ta grâce, Éternel, vient me soutenir. Dans les mille anxiétés de mon cœur, tes consolations restaurent mon âme. Te ferais-tu l'allié d'une tyrannie funeste qui complote la ruine en dépit de la loi ? Ils se liguent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent. Mais l'Éternel est mon rempart, et mon Dieu, mon rocher de refuge. Il leur paiera le salaire de leur crime, et par leur malice même Il les détruira, Il les détruira, l'Éternel, notre Dieu.

Responsorial Psalm

Psalm 104

Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es très grand, tu es revêtu de splendeur et de majesté ! Il s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, Il déploie les Cieux comme une tenture ; Il élève sur les eaux le haut de sa demeure, Il fait des nuées son char, Il s'avance sur les ailes du vent. Il fait des vents ses messagers, et ses ministres, du feu enflammé. Il assit la terre sur ses bases, elle est inébranlable pour toujours, pour jamais. Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un manteau, les eaux se tenaient sur les montagnes ; à ta menace elles ont fui, à la voix de ton tonnerre elles ont reculé : les montagnes montèrent, les vallées descendirent à la place que tu leur assignas. Tu posas des limites qu'elles ne franchiraient plus, afin qu'elles ne vinssent plus recouvrir la terre. Tu fais jaillir des sources pour former les ruisseaux ; ils s'écoulent entre les montagnes ; ils abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y étanchent leur soif. Sur leurs bords séjournent les oiseaux du ciel, entre les rameaux ils font entendre leur voix. Du haut de sa demeure Il arrose les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres. Il fait croître l'herbe pour les quadrupèdes, et les plantes pour le service de l'homme, tirant ainsi le pain du sein de la terre ; et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et, plus que l'huile, fait resplendir son visage ; et le pain qui fortifie le cœur de l'homme. Les arbres de l'Éternel sont rassasiés, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où viennent nicher les oiseaux, la cigogne, qui habite les pins. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, et les rochers sont l'asile des gerboises. Il créa la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son couchant. Tu fais l'obscurité, et il est nuit : alors toutes les bêtes des forêts sont en mouvement ; les jeunes lions rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur pâture. Le soleil se lève : ils se retirent, et vont reposer dans leurs tanières. L'homme se rend à son travail, et à son labour jusques au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est pleine de tes richesses. Dans cette mer grande et vaste fourmillent sans nombre des animaux petits et grands. Là circulent les navires, le Léviathan que tu formas pour s'y jouer. Tous ils s'attendent à toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de biens. Tu caches ta face, ils sont éperdus ; tu leur retires le souffle, ils expirent et rentrent dans leur poudre. Tu émets ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. La gloire de l'Éternel demeure à jamais ; l'Éternel se réjouit de ses œuvres. Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles sont fumantes. Je veux chanter l'Etemel, tant que je vivrai, célébrer mon Dieu, tant que je serai. Que mes chants lui soient agréables ! Je fais mes délices de l'Éternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les impies cessent d'être ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Alléluia !

Responsorial Psalm

Psalm 103

De David.Mon âme, bénis l'Éternel, et que tout ce qui est en moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l'Éternel, et n'oublie point tous ses bienfaits ! Il pardonne toute ton iniquité ; Il guérit toutes tes maladies ; Il rachète ta vie du tombeau ; Il te couronne de grâce et de miséricorde ; Il rassasie de biens la fleur de ton âge, et, comme l'aigle, Il te fait rajeunir. L'Éternel rend la justice, et Il fait droit à tous les opprimés. Il découvrit ses voies à Moïse, et aux enfants d'Israël ses hauts faits. L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en amour. Il n'est pas toujours accusateur, et son ressentiment n'est pas éternel. Il ne nous traita point suivant nos péchés, et ne nous paya point le salaire de nos crimes ; car autant le Ciel s'élève au-dessus de la terre, autant sa grâce fut immense pour ceux qui le craignent. Autant le Levant est éloigné du Couchant, autant Il a mis nos iniquités à distance de nous. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l'Éternel eut compassion de ceux qui le craignent. Car Il connaît notre origine, Il se rappelle que nous sommes poudre. L'homme !… ses jours sont comme l'herbe ; il fleurit comme une fleur des champs ; qu'un vent passe sur elle, c'en est fait, et son sol même ne la reconnaît plus. La grâce de l'Éternel de l'éternité à l'éternité demeure sur ceux qui le craignent, et sa justice, sur les enfants de leurs enfants, sur ceux qui gardent son alliance, et se rappellent ses commandements, pour les accomplir. L'Éternel a établi son trône dans les Cieux, et son empire domine toutes choses. Bénissez l'Éternel, vous ses anges, héros puissants, qui exécutez sa parole, dociles à la voix de sa parole ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses armées, vous ses ministres, qui faites sa volonté ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de sa souveraineté ! Mon âme, bénis l'Éternel !

Evening Prayer — First Lesson

Micah 5

Pour le moment vous formez vos bataillons, hommes des bataillons ; on met le siège devant nous : ils frappent de la verge la joue du juge d'Israël. Mais toi, Bethléhem Ephrata, trop petite pour être l'une des souches de Juda, de toi me sortira Celui qui sera dominateur en Israël, et dont l'origine remonte à l'antiquité et aux temps éternels. C'est pourquoi il les mettra à merci, jusqu'au temps où celle qui doit enfanter, enfante, et les restes de ses frères rejoindront les enfants d'Israël. Et il se tiendra là et sera pasteur avec la vertu de l'Éternel et avec la majesté du nom de l'Éternel son Dieu, et ils seront en sécurité, car dès lors il sera grand jusqu'aux bouts de la terre. Et il sera lui-même la Paix. Si l'Assyrien envahit notre pays et porte ses pas dans nos palais, nous lui opposerons sept pasteurs et huit princes du peuple. Et ils paîtront la terre d'Assyrie avec l'épée, et la terre de Nemrod au dedans de ses portes ; et il délivrera de l'Assyrien, s'il envahit notre pays et porte ses pas dans nos frontières. Et les restes de Jacob seront au milieu de peuples nombreux comme une rosée qui vient de l'Éternel, comme sur l'herbe les gouttes de la pluie qui n'attendent rien de l'homme, et n'espèrent rien des enfants des hommes. Et les restes de Jacob seront au milieu des peuples, parmi les nations nombreuses, comme le lion parmi les bêtes de la forêt, comme le lionceau dans un troupeau de brebis, où ayant pénétré il foule et déchire, et personne pour sauver. Que ta main soit levée sur tes adversaires, et que tous tes ennemis soient exterminés ! Et en ce jour-là, dit l'Éternel, j'exterminerai du milieu de toi tes chevaux, et détruirai tes chars, et j'exterminerai les villes de ton pays et démolirai tous tes forts, et j'exterminerai de ta main les enchantements, et tu n'auras plus de divinateurs, et j'exterminerai tes idoles et tes statues du milieu de toi, et tu n'adoreras plus l'ouvrage de tes mains ; et j'arracherai tes Aschères du milieu de toi, et détruirai tes villes, et dans ma colère et mon courroux j'exercerai mes vengeances sur les nations qui ne veulent pas écouter.

Second Reading

Romans 11

Je me dis donc : Dieu n'a-t-il point rejeté Son peuple ? Loin de nous cette pensée ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a point rejeté Son peuple que d'avance Il avait élu. Ou bien ignorez-vous ce que dit l'Écriture dans le passage où Élie implore Dieu contre Israël ? « Seigneur, ils ont tué Tes prophètes, ils ont renversé Tes autels ; et moi je suis demeuré seul, et ils en veulent à ma vie. » Mais que lui dit la réponse divine ? « J'ai laissé subsister pour Moi sept mille hommes, qui n'ont pas fléchi le genou devant la déesse Baal. » De même donc, il y a eu aussi dans les circonstances actuelles un restant selon l'élection de la grâce ; mais si c'est par grâce, cela ne vient plus des œuvres ; puisque dans ce cas la grâce ne serait plus grâce. Si, au contraire, cela vient des œuvres, il n'y a plus de grâce ; puisque l'œuvre n'est plus une grâce. Qu'y a-t-il donc à dire ? C'est que ce qu'Israël recherche, il ne l'a pas obtenu ; mais les élus l'ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, conformément à ce qui est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusques au jour d'aujourd'hui. » Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, une chasse, une pierre d'achoppement, et une rétribution ; que leurs yeux soient plongés dans des ténèbres qui les empêchent de voir ; et tiens leur dos constamment courbé. » Je me dis donc : n'ont-ils point trébuché, afin qu'ils tombassent ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est à leur faute qu'est dû le salut des Gentils, afin d'exciter leur jalousie. Or, si leur faute fait la richesse du monde, et si leur défaite fait la richesse des Gentils, à combien plus forte raison leur pleine restauration ! Or, c'est pour vous, Gentils, que je parle. En tant que je suis donc l'apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère en cherchant, s'il est possible, à exciter la jalousie de ma race et à en sauver quelques-uns. Car si leur rejet fut la réconciliation du monde, que sera leur réhabilitation, sinon une vie surgissant d'entre les morts ? Or, si les prémices sont saintes, la pâte l'est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont aussi. Mais si quelques-uns des rameaux ont été arrachés, et si toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as été mis en communication avec la racine d'où l'olivier tire son suc, ne prends pas les rameaux en pitié. Mais si tu le fais, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : « Les rameaux ont été arrachés, afin que moi je fusse greffé. » Sans-doute ; mais c'est pour cause d'incrédulité qu'ils ont été arrachés, et toi, c'est par la foi que tu subsistes ; n'en conçois pas d'orgueil, mais sois dans la crainte ; car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, Il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; d'un côté la sévérité envers ceux qui sont tombés ; de l'autre envers toi la bonté de Dieu, si tu persistes à t'en montrer digne ; autrement, toi aussi, tu seras retranché. Et eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. En effet, si toi, tu as été retranché de l'olivier naturellement sauvage, et as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci, qui sont les rameaux naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !

Second Reading

II Peter 1

Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ, à ceux auxquels est échue une foi de même prix qu'à nous, grâce à la justice de notre Dieu et sauveur Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre seigneur, dont la divine puissance nous donne gratuitement tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété, grâce à la connaissance de Celui qui nous a appelés par Sa gloire et Sa vertu, par lesquelles Il accomplit gratuitement pour nous les précieuses et suprêmes promesses, afin que par celles-ci vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. Or, c'est aussi précisément pour cela que vous devez, en y mettant tout votre zèle, ajouter à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité ; car la possession et l'abondance de ces choses ne vous rend ni paresseux ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui, en effet, qui ne les possède point, est un aveugle, un myope qui a oublié la purification de ses anciens péchés. C'est pourquoi, frères, faites d'autant plus d'efforts pour consolider votre vocation et votre élection, car en agissant ainsi vous ne broncherez certainement jamais ; c'est ainsi, en effet, que vous sera richement accordée l'entrée dans le royaume éternel de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. C'est pourquoi je devrai toujours vous remémorer ces choses, quoique vous les connaissiez, et que vous soyez affermis dans la vérité actuelle ; mais je crois de mon devoir, tant que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par le ressouvenir, sachant que pour moi le dépouillement de cette tente doit être subit, selon que notre seigneur Jésus-Christ me l'a aussi fait savoir. Mais je ferai encore mes efforts pour qu'en tout temps vous puissiez, après mon départ, vous ressouvenir de ces choses. Car ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ ; mais c'est pour avoir été témoins oculaires de sa majesté ; car, lorsqu'il reçut de Dieu son Père l'honneur et la gloire, une voix lui fut adressée en ces termes par la Gloire suprême : « Mon fils, Mon bien-aimé, c'est celui-ci en qui J'ai pris plaisir. » Et cette voix nous l'avons entendue venant du ciel, quand nous étions avec lui sur la sainte montagne, et nous en tenons pour plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusques à ce que le jour luise, et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant avant tout qu'aucune prophétie de l'écriture n'est le résultat d'une interprétation privée ; car ce n'est pas de la volonté d'un homme qu'une prophétie est jamais sortie, mais c'est poussés par l'Esprit Saint, que des hommes ont parlé de la part de Dieu.

Second Reading

Acts 27:1-26

Or, quand il eut été décidé que nous nous rendrions par mer en Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la cohorte Auguste ; puis nous étant embarqués sur un vaisseau d'Adramytte, qui devait faire escale dans les ports d'Asie, nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique. Le jour suivant nous touchâmes à Sidon, et Julius, par bienveillance pour Paul, lui permit de se rendre auprès des amis pour profiter de leurs bons soins. Partis de là, nous rangeâmes la côte de Chypre parce que les vents étaient contraires, et, traversant la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous abordâmes à Myrrha en Lycie. Et là, le centurion ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie en partance pour l'Italie, il nous y embarqua. Mais, après plusieurs jours d'une lente navigation, nous arrivâmes à grand'peine à la hauteur de Cnide, et le vent ne nous ayant pas permis d'y aborder nous rangeâmes la côte de la Crète du côté de Salmone ; et, après l'avoir côtoyée avec peine, nous arrivâmes à un endroit appelé Beauxports, près duquel était la ville de Lasée. Cependant, un temps considérable s'étant écoulé et la navigation étant devenue dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée, Paul leur adressait des représentations en disant : « Je prévois que c'est au péril et au grand détriment, non seulement de la cargaison et du navire, mais encore de nos vies, que se fera la navigation. » Mais le centurion se fia au pilote et au patron plutôt qu'à ce que disait Paul. D'ailleurs le port étant impropre pour un hivernage, la plupart émirent l'avis de s'en éloigner et de chercher à atteindre, pour passer l'hiver, Phénix, port de Crète qui regardait le sud-ouest et le nord-ouest. Le vent du sud s'étant légèrement levé, ils s'imaginèrent réussir dans leur projet, et, ayant levé l'ancre, ils côtoyèrent la Crète de plus près. Mais bientôt, un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna contre le rivage, et, comme le navire était entraîné sans pouvoir tenir contre le vent, nous nous voyions aller à la dérive. Et, ayant dépassé une petite île nommé Cauda, nous réussîmes avec peine à nous rendre maîtres du canot ; après l'avoir hissé, ils se servirent d'engins pour ceindre le navire. Puis, craignant d'être jetés sur la Syrte, ils descendirent les agrès et ils voguaient ainsi ; mais, comme nous étions violemment battus par la tempête, ils lancèrent le lendemain la cargaison à la mer, et le jour suivant ils y jetèrent de leurs propres mains le mobilier du navire. Privés, pendant plusieurs jours, de la vue du soleil et des étoiles, et constamment en butte à une violente tempête, tout espoir de salut nous était ravi. Et, comme on se livrait à une grande abstinence, Paul, s'étant alors levé au milieu d'eux, dit : « Il aurait fallu, sans doute, suivre le conseil que je vous avais donné de ne point quitter la Crète, et éviter ainsi cette détresse et cette perte ; toutefois, dans l'état des choses, je vous invite à prendre courage, car aucune de nos vies ne sera perdue, mais seulement le navire. En effet, cette nuit même, un ange du Dieu auquel j'appartiens et à qui je rends un culte, m'est apparu, en disant : « Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici, Dieu t'a octroyé tous ceux qui naviguent avec toi. » C'est pourquoi prenez courage, car j'ai cette foi en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit ; c'est sur quelque île que nous devons être jetés. »

Second Reading

Hebrews 3:1-6

Ainsi donc, frères saints, vous auxquels est adressé un appel céleste, portez vos regards sur l'envoyé et le grand prêtre de notre confession, Jésus, qui est fidèle à Celui qui l'a créé, comme l'a été aussi Moïse, dans Sa maison. En effet il a été jugé d'autant plus digne d'une plus grande gloire que Moïse, que celui qui s'est construit une maison possède une plus grande gloire que la maison même ; car toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu ; et, tandis que Moïse a été fidèle dans toute Sa maison, comme un serviteur chargé de rendre témoignage à ce qui devait être proclamé, Christ l'est comme un fils à la tête de sa propre maison.C'est nous qui sommes sa maison, si nous persistons à être assurés et glorieux de notre espérance.

Gospel

Luke 11

Et il advint, pendant qu'il était lui-même en prière en quelque endroit, que, lorsqu'il eut fini, l'un de ses disciples lui dit : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean aussi l'a enseigné à ses disciples. » Or il leur dit : « Quand vous priez, dites : « Père, que Ton nom soit sanctifié ; que Ton royaume vienne ; donne-nous chaque jour le pain de notre subsistance, et remets-nous nos péchés, car nous aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous expose pas à la tentation. » Et il leur dit : « Lequel de vous, ayant un ami et s'étant rendu auprès de lui sur le minuit pour lui dire : « Ami, prête-moi trois pains, parce qu'un mien ami venant de voyage est arrivé chez moi, et je n'ai rien à lui offrir ; et l'autre lui ayant répondu de l'intérieur : « Ne me dérange pas, ma porte est déjà fermée, et mes petits enfants sont au lit avec moi, je ne puis pas me lever pour t'en donner… » Je vous déclare que, quoiqu'il ne se lève pas pour lui en donner comme étant son ami, du moins à cause de son indiscrétion il se lèvera pour lui en donner autant qu'il en demande. Eh bien, moi je vous dis, demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; heurtez et on vous ouvrira ; car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et à celui qui heurte, on ouvre. Quel est parmi vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place d'un poisson, lui donnera un serpent ? Ou encore, qui, s'il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il l'Esprit saint à ceux qui le Lui demandent ? » Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! » Or comme la foule grossissait, il se mit à dire : « Cette génération est méchante ; elle réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas ; car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninévites, de même le fils de l'homme en sera aussi un pour cette génération. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec les hommes de cette génération, et elle les condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas, Personne, après avoir allumé une lampe, ne la place dans un souterrain, ni sous le boisseau, mais sur son support, afin que ceux qui entrent en voient la lumière. Ton œil est la lampe du corps ; quand ton œil est sain, tout ton corps aussi est illuminé, mais quand il est malade, ton corps aussi est ténébreux. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Si donc tout ton corps est illuminé, n'ayant rien de ténébreux, il sera entièrement illuminé, comme lorsque la lampe t'éclaire par son rayonnement. » Or, pendant qu'il parlait, un pharisien le sollicite de faire collation chez lui ; et y étant entré il se mit à table. Ce que le pharisien ayant vu, il fut étonné de ce qu'il ne s'était pas d'abord lavé avant la collation. Mais le seigneur lui dit : « Maintenant vous autres pharisiens vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais votre dedans est rempli de rapine et de méchanceté. Insensés ! Est-ce que Celui qui a fait le dehors n'a pas fait aussi le dedans ? Eh bien, donnez-en le contenu en aumônes, et voici, tout est net pour vous. Mais malheur à vous, pharisiens, car vous payez la dîme de la menthe, et de la rue, et de toutes les plantes potagères, et vous méprisez le jugement et l'amour de Dieu. Mais ce sont ces choses-ci qu'il fallait pratiquer, sans toutefois négliger celles-là. Malheur à vous, pharisiens, car vous aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous, car vous êtes comme les sépulcres masqués, et les hommes en marchant dessus ne s'en doutent pas. » Or un des légistes prenant la parole, lui dit : « Maître, en parlant de la sorte tu nous insultes aussi. » Mais il dit : « Malheur aussi à vous autres légistes, car vous chargez les hommes de fardeaux intolérables, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d'un seul de vos doigts. Malheur à vous, car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont fait mourir ! Vous donnez donc votre témoignage et votre approbation aux œuvres de vos pères, car, tandis que de leur côté ils les ont fait mourir, du vôtre vous bâtissez ! C'est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, dont ils tueront les uns et poursuivront les autres, afin qu'on redemande compte à cette génération du sang de tous les prophètes, versé dès la fondation du monde, depuis le sang d'Abel jusques au sang de Zacharie qui fut mis à mort entre l'autel et la maison. Oui, je vous le déclare, on en demandera compte à cette génération. Malheur à vous légistes, car vous avez enlevé la clef de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés et vous avez empêché ceux qui voulaient entrer. » Et après qu'il fut sorti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à l'obséder d'une manière terrible, et à le presser de questions, en lui dressant des pièges, pour attraper quelque parole sortie de sa bouche.

Evening Prayer — Second Lesson

Romans 12

Je vous invite donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ; c'est là le culte que vous devez raisonnablement rendre. Et ne vous modelez pas sur le siècle présent, mais soyez transfigurés par le renouvellement de votre intelligence, afin d'apprécier ce qu'est la volonté de Dieu, qui est bonne, agréable, et parfaite. Car, par la grâce qui m'a été donnée, j'invite chacun de vous à ne point nourrir des sentiments qui dépassent ceux qu'il faut avoir, mais à être animé de sentiments convenables, proportionnés à la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. En effet, de même que, dans un seul corps, nous avons plusieurs membres, mais que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même nous sommes, quoique plusieurs, un seul corps en Christ, tandis que nous sommes, chacun pris à part, les membres les uns des autres. Ayant ainsi des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, soit de prophétie, exerçons-le selon la proportion de la foi ; soit de ministère, exerçons-le dans le ministère ; soit qu'il s'agisse de celui qui enseigne, qu'il se livre à l'enseignement, ou de celui qui exhorte, qu'il se livre à l'exhortation ; que celui qui distribue le fasse avec simplicité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui compatit le fasse avec aménité. Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez en haine le mal, attachez-vous fortement au bien. Quant à l'amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; quant aux égards, devancez-vous réciproquement ; quant au zèle, ne soyez pas indolents. Soyez bouillants d'esprit, asservis au Seigneur, joyeux par l'espérance, fermes dans la tribulation, persévérants dans la prière. Prenez part aux besoins des saints, exercez l'hospitalité. Bénissez les persécuteurs, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez, les uns pour les autres, des sentiments semblables. Ne visez pas aux grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous complaisez pas dans vos propres pensées. Ne rendez à personne mal pour mal ; ayez à cœur ce qui est bon en présence de tous les hommes. S'il est possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : « A Moi la vengeance ; c'est Moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif donne-lui à boire ; car en agissant ainsi tu entasseras des charbons de feu sur sa tête. » Ne sois pas subjugué par le mal, mais subjugue le mal par le bien.

Gospel

Matthew 17:1-9

Et, six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et il les conduit à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le soleil, tandis que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, qui conversaient avec lui. Mais Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Seigneur, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; si tu le veux, je ferai ici trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix sortant de la nuée dit : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé en qui J'ai pris plaisir. Écoutez-le. » Ce que les disciples ayant ouï, ils tombèrent sur leur visage et furent saisis d'une grande peur. Et Jésus s'approcha d'eux, et après les avoir touchés, il dit : « Levez-vous, et n'ayez point peur. » Or, ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna ses ordres en disant : « Ne parlez à personne de cette vision, jusques à ce que le fils de l'homme soit ressuscité des morts. »

Gospel

Matthew 22:34-40

Mais les pharisiens, ayant appris qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent au même lieu, et l'un d'entre eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l'épreuve : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ; celui-ci est le grand et le premier commandement ; le second, semblablement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend la loi tout entière, ainsi que les prophètes. »

Gospel

John 11

Or il y avait un malade, Lazare de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. — Or Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et qui essuya ses pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade. — Les sœurs envoyèrent donc auprès de lui en lui faisant dire : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » Ce que Jésus ayant ouï, il dit : « Cette maladie ne doit pas entraîner la mort, mais servir à la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu'il eut appris qu'il était malade, il demeura, il est vrai, pour le moment pendant deux jours dans l'endroit où il se trouvait, puis ensuite il dit aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui disent : Rabbi, naguère les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là derechef ! » Jésus répliqua : « Est-ce qu'il n'y a pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Il parla ainsi, et après il leur dit : « Lazare notre ami s'est endormi, mais je vais pour l'éveiller. » Les disciples lui dirent donc : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » — Mais Jésus avait parlé de sa mort ; tandis qu'eux s'imaginèrent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. — Alors donc Jésus leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis à cause de vous, afin que vous croyiez, de ce que je n'étais pas là ; mais allons vers lui. » Thomas, qui est appelé Didymos, dit donc aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourrions avec lui. » Jésus étant donc arrivé trouva qu'il était depuis déjà quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était rapprochée de Jérusalem d'environ quinze stades, et plusieurs d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, afin de les consoler au sujet de leur frère. Marthe donc, lorsqu'elle apprit que Jésus arrivait, vint à sa rencontre, tandis que Marie demeurait assise dans la maison. Marthe dit donc à Jésus : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait point mort ; et maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu'il ressuscitera lors de la résurrection au dernier jour. » Jésus lui dit : « C'est moi qui suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et tout vivant qui croit en moi ne mourra certainement jamais. Crois-tu cela ? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur, pour moi je crois que c'est toi qui es le Christ, le fils de Dieu, celui qui doit venir dans le monde. » Et après avoir dit cela elle s'en alla, et elle appela Marie sa sœur en lui disant en secret : « Le maître est ici et il t'appelle. » Celle-ci, dès qu'elle eut entendu, se leva en toute hâte et vint vers lui. Or Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était encore à l'endroit où l'avait rencontré Marthe. Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et qui la consolaient, voyant que Marie s'était levée en toute hâte et était sortie, la suivirent en pensant qu'elle allait au sépulcre afin d'y pleurer. Marie donc, lorsqu'elle fut arrivée là où était Jésus, l'ayant vu tomba à ses pieds, en lui disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Jésus donc, lorsqu'il la vit pleurer, et les Juifs venus avec elle pleurer aussi, fut irrité en son esprit, et il tressaillit et dit : « Où l'avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Juifs donc disaient : « Voyez comme il l'aimait. » Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « Est-ce que celui-ci qui a ouvert les yeux de l'aveugle ne pouvait pas faire que celui-ci aussi ne mourût point ? » Jésus donc, derechef irrité en lui-même, se rend au sépulcre ; or c'était une grotte, et une pierre était placée dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du mort, Marthe, lui dit : « Seigneur, il donne déjà de l'odeur ; car voici quatre jours qu'il y est. » Jésus lui dit : « Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je Te rends grâce de ce que Tu m'as écouté ; pour moi je savais bien que Tu m'écoutes toujours, mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que c'est Toi qui m'as envoyé. » Et après avoir dit cela il s'écria à haute voix : « Lazare, viens dehors ! » Le mort sortit, avec les pieds et les mains attachés par des bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Plusieurs donc d'entre les Juifs, qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui ; mais quelques-uns d'entre eux s'en allèrent vers les pharisiens et leur dirent ce qu'avait fait Jésus. Les grands prêtres et les pharisiens rassemblèrent donc le Sanhédrin et ils disaient : « Qu'y a-t-il à faire, car cet homme opère beaucoup de miracles ? Si nous le laissons libre d'agir ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ils nous enlèveront et le lieu et la nation. » Or l'un d'entre eux, Caïaphas, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y entendez rien, et vous ne réfléchissez pas qu'il vous convient mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. » — Or il ne dit point cela de lui-même, mais étant grand prêtre cette année-là il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation, et non pas seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. — A partir donc de ce jour-là ils délibérèrent afin de le faire mourir. Jésus donc ne se montrait plus ouvertement parmi les Juifs, mais de là il s'en alla dans la contrée voisine du désert, dans la ville appelée Ephraïm. Et il y demeura avec les disciples. Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent du reste du pays à Jérusalem avant la Pâque, afin de se purifier. Ils cherchaient donc Jésus et se disaient entre eux en se tenant dans le temple : « Que vous en semble ? Ne viendra-t-il point du tout à la fête ? » Cependant les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres, afin que si quelqu'un savait où il était, il en avertît, pour qu'ils le fissent saisir.

A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Today's readings, every morning

Bosko brings the daily readings for your tradition to your day — with a reflection, the full Bible in 30 translations, and the liturgical calendar, in 18 languages.