Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Colossians 2:16-23
Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger et le boire, ou au sujet d'une fête, ou d'une néoménie, ou d'un sabbat, ce qui est une ombre des choses futures, tandis que le corps est à Christ. Que personne ne vous frustre à son gré du prix, au nom de l'humilité et du culte des anges, tandis que, se livrant à ses visions, il est enflé d'un vain orgueil par ses dispositions charnelles, et ne s'attache pas au chef, duquel tout le corps, rendu bien compact par l'assistance des nerfs et des muscles, tire l'accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez encore dans le monde, vous impose-t-on les prescriptions suivantes : « Ne prends point, ne goûte point, ne touche point, » lesquelles tendent toutes à corrompre, quand on les pratique selon les commandements et les enseignements humains, qui, possédant, il est vrai, un renom de sagesse, en raison d'un culte arbitraire et d'une humilité dus au mépris du corps, non en raison d'aucun mérite, ne servent qu'à satisfaire la chair ?
First Reading
Ezekiel 40
La vingt-cinquième année de notre déportation, au commencement de l'année, le dixième jour du mois, quatorze ans après la ruine de la ville, en ce jour-là, la main de l'Éternel se fit sentir à moi, et m'y transporta. Ce fut en vision divine qu'il me transporta au pays d'Israël, et me plaça sur une montagne très élevée, de laquelle [on voyait] comme une ville construite au midi. Il m'y transporta, et voici, il s'y trouvait un homme dont l'aspect était comme l'aspect de l'airain, et il avait en sa main un cordeau de lin et une perche à mesurer, et il se tenait à la porte. Et l'homme me dit : Fils de l'homme, considère de tes yeux, et écoute de tes oreilles, et observe attentivement tout ce que je vais te montrer ; car c'est pour qu'on te le montre, que tu as été transporté ici. Rapporte tout ce que tu verras à la maison d'Israël. Et voici, un mur régnait extérieurement autour de la maison, tout à l'entour. Or l'homme tenait en sa main une perche de six coudées, dont chacune était d'une coudée et une palme. Et il mesura la largeur de cette construction ; elle était d'une perche, et la hauteur d'une perche. Puis il vint à la porte qui donne à l'orient, et en monta les degrés et mesura le seuil de la porte ; il avait une perche en largeur ; c'était là l'un des seuils ; sa largeur était d'une perche ; et chaque appartement avait une perche en longueur, et une perche en largeur ; et entre les appartements il y avait cinq coudées ; et le seuil intérieur de la porte à côté du vestibule de la porte avait une perche. Et il mesura le vestibule de la porte intérieurement ; il avait une perche. Et il mesura le vestibule de la porte ; il avait huit coudées, et ses piliers deux coudées ; c'était le vestibule de la porte en dedans. Quant aux appartements de la porte qui donnait à l'orient, il y en avait trois d'un côté et trois de l'autre : ils étaient tous trois de la même dimension, et les piliers de l'un et de l'autre côté avaient la même dimension. Puis il mesura la largeur de l'ouverture de la porte ; elle était de dix coudées ; la longueur de la voie de la porte était de treize coudées ; et il y avait devant les appartements un bord d'une coudée, et un bord d'une coudée de l'autre côté ; et chaque appartement avait six coudées d'un côté et six coudées de l'autre. Puis il mesura toute la porte depuis le toit d'un appartement jusqu'au toit de l'autre, c'était une largeur de vingt-cinq coudées entre les deux ouvertures opposées ; et il trouva pour les piliers soixante coudées ; et près des piliers il y avait une cour, la porte étant tout autour ; et depuis le devant de la porte d'entrée jusqu'au devant du vestibule de la porte intérieure il y avait cinquante coudées. Et il y avait aux appartements des fenêtres fermées, et à leurs piliers en dedans de la porte tout autour ; et de même au vestibule il y avait des fenêtres tout autour intérieurement, et sur les piliers étaient [sculptés] des palmiers. Alors il m'introduisit dans le parvis extérieur ; et voici, il y avait des chambres, et un pavé fait dans le parvis tout autour ; il y avait trente chambres sur le pavé. Or le pavé était à côté des portes, parallèle à la longueur des portes, c'était le pavé inférieur. Et il mesura extérieurement la largeur, depuis le devant de la porte inférieure jusqu'au devant du parvis intérieur ; c'étaient cent coudées à l'orient et au nord. Il mesura aussi en longueur et en largeur la porte qui donnait au nord, dans le parvis extérieur, et ses appartements dont il y avait trois d'un côté et trois de l'autre. Et ses piliers et ses vestibules avaient la dimension de la première porte ; sa longueur cinquante coudées, et sa largeur vingt-cinq coudées : et ses fenêtres, et son vestibule, et ses palmiers avaient les mêmes dimensions qu'à la porte de l'orient ; et on y montait par sept degrés, et son vestibule était en dedans. Et il y avait une porte au parvis intérieur, vis-à-vis de la porte du nord et de l'orient ; et il mesura d'une porte à l'autre porte cent coudées. Ensuite il me conduisit au midi ; et voici, il y avait une porte au midi : et il mesura ses piliers et ses vestibules ; c'étaient les mêmes dimensions ; et elle avait, ainsi que son vestibule, des fenêtres de tous côtés, pareilles aux autres fenêtres ; la longueur était de cinquante coudées, et la largeur de vingt-cinq coudées ; et sept marches formaient son escalier, et son vestibule était en dedans ; il y avait aussi des palmiers, un d'un côté et un de l'autre, à ses piliers. Et le parvis intérieur avait une porte du côté du midi. Et il mesura d'une porte à l'autre porte au côté du midi cent coudées. Ensuite il m'introduisit dans le parvis intérieur par la porte du midi ; et il trouva à la porte du midi les mêmes dimensions, et à ses appartements et à ses piliers et à ses vestibules les mêmes dimensions. Elle avait, ainsi que son vestibule, des fenêtres tout autour ; la longueur était de cinquante coudées et la largeur de vingt-cinq coudées. (Et il y avait tout autour un vestibule de vingt-cinq coudées en longueur et de cinq de largeur.) Or son vestibule était du côté du parvis extérieur, et ses piliers avaient des palmiers, et huit marches formaient son escalier. Alors il m'introduisit dans le parvis intérieur du côté de l'orient, et il trouva à cette porte les mêmes dimensions, et à ses appartements et à ses piliers et à ses vestibules les mêmes dimensions ; et elle avait, ainsi que son vestibule, des fenêtres tout autour ; la longueur était de cinquante coudées, et la largeur de vingt-cinq coudées. Or son vestibule était du côté du parvis extérieur, et il y avait des palmiers sur ses piliers d'un côté et de l'autre, et huit marches formaient son escalier. Puis il m'introduisit dans la porte du nord, et il trouva les mêmes dimensions, à ses appartements, à ses piliers et à ses vestibules, et elle avait des fenêtres de tous côtés ; la longueur était de cinquante coudées, et la largeur de vingt-cinq coudées. Or son vestibule était du côté du parvis extérieur, et il y avait des palmiers à ses piliers d'un côté et de l'autre, et huit marches formaient son escalier. Or il y avait une chambre avec sa porte entre les piliers aux portes ; c'est là qu'on devait laver les holocaustes. Et dans le vestibule de la porte se trouvaient deux tables d'un côté, et deux tables de l'autre, pour y égorger l'holocauste et les victimes pour le péché et pour le délit. De plus, au côté extérieur, près de l'escalier qui montait à l'ouverture de la porte du nord, il y avait deux tables, et à l'autre côté qui appartenait au vestibule de la porte, il y avait deux tables : quatre tables de ci et quatre tables de là, à côté de la porte ; en tout huit tables, où l'on devait égorger les victimes. Il y avait aussi quatre tables à l'escalier, de pierre de taille, longues d'une coudée et demie, et larges d'une coudée et demie, et hautes d'une coudée : on y devait déposer les instruments avec lesquels on égorge les holocaustes et les autres victimes ; et des crochets larges d'une palme étaient fixés au dedans de la maison de toutes parts ; et les tables devaient recevoir la chair des sacrifices. Et en dehors de la porte intérieure il y avait des chambres pour les chantres dans le parvis intérieur, elles étaient à côté de la porte du nord, ayant leur façade au midi, et une autre à côté de la porte de l'orient, ayant sa façade au nord. Alors il me dit : « Cette chambre dont la façade est au midi, est pour les prêtres chargés du service de la maison, et la chambre dont la façade est au nord, est pour les prêtres chargés du service de l'autel. Ce sont les enfants de Tsadok qui entre les enfants de Lévi auront accès auprès de l'Éternel pour le servir. » – Alors il mesura le parvis qui avait en longueur cent coudées et en largeur cent coudées, en carré. Or l'autel était devant la maison. Alors il me conduisit au vestibule de la maison, et il mesura les piliers de ce vestibule : il y avait cinq coudées d'un côté et cinq coudées de l'autre. Et la largeur de la porte était de trois coudées d'un côté et trois coudées de l'autre ; la longueur du vestibule était de vingt coudées, et la largeur de onze coudées, et on y montait par des degrés ; et il y avait des colonnes près des piliers, l'une d'un côté, l'autre de l'autre.
First Reading
Ezra 3:1-13
Et l'on touchait au septième mois, et les enfants d'Israël étaient dans [leurs] villes, et le peuple se rassembla comme un seul homme à Jérusalem. Alors se levèrent Jésuah, fils de Jotsadac, et ses frères, les Prêtres, et Zorobabel, fils de Sealthiel, et ses frères, et ils bâtirent l'autel du Dieu d'Israël pour y offrir des holocaustes aux termes du texte de la Loi de Moïse, l'homme de Dieu. Et ils assirent l'autel sur ses fondements, parce qu'ils étaient sous la terreur que leur donnaient les peuples des pays [voisins], et ils y offrirent des holocaustes à l'Éternel, les holocaustes du matin et du soir. Et ils firent la fête des Loges aux termes du texte écrit, et offrirent jour par jour des holocaustes, selon le nombre voulu et le rite, l'ordinaire de chaque jour, et après cela les holocaustes perpétuels et ceux des nouvelles lunes et de toutes les solennités consacrées de l'Éternel, et pour tous ceux qui faisaient à l'Éternel des offrandes spontanées. A partir du premier jour du septième mois ils commencèrent à sacrifier les holocaustes à l'Éternel. Cependant les fondements du Temple de l'Éternel n'étaient point encore posés. Et ils donnèrent de l'argent aux tailleurs de pierre et aux charpentiers, et des vivres et des boissons et de l'huile aux Sidoniens et aux Tyriens pour qu'ils leur amenassent du bois de cèdre du Liban par mer à Joppe, selon l'autorisation qu'ils avaient reçue de Cyrus, roi de Perse. Et la seconde année depuis leur retour à la Maison de Dieu à Jérusalem, au second mois, commencèrent Zorobabel, fils de Sealthiel, et Jésuah, fils de Jotsadac, et le reste de leurs frères, les Prêtres et les Lévites et tous ceux qui de la captivité étaient revenus à Jérusalem, et ils établirent les Lévites de vingt ans et au-dessus pour présider à la bâtisse de la Maison de l'Éternel. Et Jésuah, ses fils et ses frères, Cadmiel et ses fils, fils de Juda, furent à leur poste comme un seul homme pour surveiller les ouvriers occupés à la maison de Dieu ; [de même] les fils de Hènadad, leurs fils et leurs frères, les Lévites. Et lorsque les constructeurs posaient les fondements du Temple de l'Éternel, les Prêtres en costume portaient présence, avec des trompettes, ainsi que les Lévites, fils d'Asaph, avec des cymbales pour louer l'Éternel selon le mode de David, roi d'Israël. Et ils se répondaient en chantant, et en louant l'Éternel de ce qu'il est bon, et sa miséricorde éternelle envers Israël. Et tout le peuple acclama par une puissante acclamation à la louange de l'Éternel, la fondation de la Maison de l'Éternel. Mais plusieurs des Prêtres et des Lévites, et des chefs des maisons patriarcales, vieillards qui avaient vu la première Maison dans sa structure, quand cette maison fut devant leurs yeux, se mirent à pleurer à grand bruit ; d'un autre côté plusieurs élevaient la voix en cris de joie. Et le peuple ne pouvait distinguer entre le bruit des acclamations de joie et le bruit des pleurs dans le peuple ; car le peuple poussait une immense clameur dont le bruit s'entendait au loin.
Morning Prayer — First Lesson
Judith 9
Epistle
2 Corinthians 4:1-6;4:15-18
C'est pourquoi, revêtus de ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons point courage, mais nous avons rejeté les secrètes manœuvres qui font rougir, ne nous conduisant point avec astuce, et ne falsifiant pas non plus la parole de Dieu, mais nous rendant nous-mêmes recommandables, par la manifestation de la vérité, à toute conscience humaine devant Dieu. Or si notre évangile est encore voilé, c'est parmi ceux qui périssent qu'il est voilé, parmi lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits des incrédules, afin que pour, eux ne brillât point la lumière de l'évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. Car ce n'est pas nous-mêmes, mais c'est Christ Jésus que nous proclamons comme seigneur, et nous-mêmes au contraire comme vos esclaves à cause de Jésus, parce que Dieu qui a dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres, » est Celui qui l'a fait briller dans nos cœurs pour que nous enseignions à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage de Christ. car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.
First Reading
Genesis 20
Et Abraham se transporta de là dans la région du Midi, et se fixa entre Kadès et Sur, et fit un séjour à Gérar. Et Abraham disait de Sarah, sa femme : C'est ma sœur. Alors Abimélech, roi de Gérar, envoya enlever Sarah. Mais Dieu descendit vers Abimélech dans un songe de la nuit, et lui dit : Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée et qui est mariée à un mari. Cependant Abimélech ne s'était point approché d'elle. Et il dit : Seigneur, veux-tu faire périr un peuple, même innocent ? Ne m'a-t-il pas dit : C'est ma sœur, et elle, elle-même a dit : Il est mon frère ? C'est dans l'innocence de mon cœur et la pureté de mes mains que je l'ai fait. Et Dieu lui dit en songe : Je sais aussi que tu l'as fait dans l'innocence de ton cœur, et aussi t'ai-je empoché de pécher contre moi ; c'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touchasses. Maintenant donc rends la femme à son mari, car il est prophète et il intercédera pour toi, afin que tu vives ; mais si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t'appartient. Alors Abimélech se leva le matin, et manda tous ses serviteurs, et redit toutes ces choses à leurs oreilles, et ces hommes furent très effrayés. Et Abimélech fit appeler a Abraham et lui dit : Qu'est-ce que tu nous as fait, et en quoi ai-je manqué à ton égard que tu aies attiré sur moi et sur mon royaume une si grande culpabilité ? Tu t'es porté envers moi à des actions qu'on ne fait pas. Et Abimélech dit à Abraham : Qu'avais-tu en vue pour en agir ainsi avec moi ? Et Abraham dit : C'est que je me disais : assurément il n'y a aucune crainte de Dieu dans ce lieu, et ils me tueront à cause de ma femme. Aussi bien elle est vraiment ma sœur, fille de mon père, seulement n'est-elle pas fille de ma mère, et elle est devenue ma femme. Et lorsque Dieu me fit quitter, pour voyager, la maison de mon père, je lui dis : Fais-moi cette grâce : dans quelque lieu que nous allions, dis de moi : C'est mon frère. Alors Abimélech prit des brebis et des bœufs et des serviteurs et des servantes, et en fit un don à Abraham et lui rendit Sarah, sa femme. Et Abimélech dit : Tu as tout mon pays devant toi ; établis-toi où il le plaira. Et à Sarah il dit : Voici, j'ai donné mille sicles d'argent à ton frère : eh bien ! que ce soit une réparation auprès de tous tes entours, et auprès de tous le voilà justifiée. Alors Abraham intercéda auprès de Dieu, et Dieu guérit Abimélech et sa femme et ses servantes, et elles purent enfanter. Car l'Éternel avait frappé de stérilité toutes les femmes de la maison d'Abimélech, à cause de Sarah, femme d'Abraham.
Morning Prayer — Second Lesson
Mark 12
Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent. Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. » Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger. Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »
Responsorial Psalm
Psalm 147
Louez l'Etemel ! car il est beau de chanter notre Dieu ; c'est une douceur, la louange est séante. L'Éternel relève Jérusalem ; Il rassemble les bannis d'Israël. Il guérit ceux dont le cœur est blessé, et Il adoucit leurs douleurs. Il fixe le nombre des étoiles, et à toutes Il donne leur nom. Notre Seigneur est grand, sa puissance est immense, et son intelligence sans mesure. L'Éternel restaure les affligés, et Il humilie les impies jusques à terre. Chantez l'Éternel en lui rendant grâces, célébrez notre Dieu avec la harpe ! Il couvre le ciel de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait croître l'herbe sur les montagnes ; Il donne aux animaux leur pâture, aux petits du corbeau qui appellent. Ce n'est pas la force du coursier qui lui plaît, ni les jambes du piéton qui lui sont agréables ; l'Éternel se complaît dans ceux qui le craignent, dans ceux qui espèrent en sa grâce. Jérusalem, loue l'Éternel ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Car Il affermit les verroux de tes Portes, et bénit tes fils dans ton enceinte. Il met la paix à tes frontières, Il te rassasie de la moelle du froment. Il envoie ses ordres à la terre, sa parole court avec célérité. Il fait tomber la pluie, comme de la laine, et Il répand le givre, comme de la cendre. Il précipite sa glace en parcelles menues ; qui pourra tenir devant ses frimas ? Il émet sa parole, et Il les fait fondre, Il fait souffler le vent, et les eaux sont fluides. Il a révélé sa parole à Jacob, ses statuts et ses lois à Israël. Il ne l'a pas fait pour tous les peuples, qui de ses lois n'ont point connaissance. Louez l'Éternel !
Gospel
Luke 10:1-9
Or après cela le seigneur désigna soixante et douze autres personnes, qu'il envoya deux par deux devant lui dans chaque ville et dans chaque lieu où il devait lui-même passer. Or il leur disait : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le Maître de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. Allez ! Voici, je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Ne portez point de bourse, ni de besace, ni de sandales, et ne saluez personne sur la route ; mais dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : « Paix pour cette maison ! » Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui, autrement, elle reviendra à vous. Mais demeurez dans cette maison-là en mangeant et buvant ce qui s'y trouve, car l'ouvrier mérite son salaire ; ne passez point de maison en maison. Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous reçoit, mangez ce qui vous est servi, et guérissez les malades qui s'y trouvent, et dites-leur : « Le royaume de Dieu s'approche de vous. »
Responsorial Psalm
Psalm 122
Cantique graduel. De David.Je me réjouis, quand on me dit : Allons à la maison de l'Éternel ! Nos pieds s'arrêtent dans tes Portes, Jérusalem ! Jérusalem, bâtie comme une ville où les édifices se lient l'un à l'autre, rendez-vous des tribus, des tribus de l'Éternel, selon l'ordre donné à Israël, qui vient pour y louer le nom de l'Etemel ! Car des trônes y sont placés pour le siège de la justice, les trônes de la maison de David. Faites des vœux pour la prospérité de Jérusalem ! Heureux soient ceux qui t'aiment ! Que la paix soit dans tes murs, et la sécurité dans tes palais ! En faveur de mes frères et de mes amis, je veux implorer le salut pour toi ; en faveur de la maison de l'Éternel, notre Dieu, je demanderai pour toi le bonheur.
Responsorial Psalm
Psalm 132
Cantique graduel.Éternel, souviens-toi de David, et de toutes ses tribulations ! Il fit à l'Éternel ce serment, ce vœu au Dieu puissant de Jacob : « Je ne rentre point sous le toit de ma maison, et je ne monte point vers le lit où je repose ; je n'accorde ni le dormir à mes yeux, ni le sommeil à mes paupières, que je n'aie trouvé un séjour pour l'Éternel, une demeure pour le Dieu puissant de Jacob. » Voici, nous apprenions qu'elle était à Ephrata, puis nous la trouvions dans les champs de Jahar. Rendons-nous à Sa demeure, prosternons-nous devant Son marchepied ! Lève-toi, Éternel, viens à ton lieu de repos, toi, et l'arche de ta majesté ! Que tes prêtres soient vêtus de la grâce, et que tes saints poussent des cris de joie ! Pour l'amour de David, ton serviteur, ne rebute pas ton Oint ! L'Éternel fit à David un serment véridique, Il n'en reviendra point : « Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. Si tes fils gardent mon alliance et les lois que je leur enseigne, leurs enfants aussi à jamais seront assis sur ton trône. » Oui, l'Éternel a fait choix de Sion, Il veut y fixer sa demeure. « C'est ici pour jamais le lieu de mon repos, je veux y demeurer, car je l'ai choisie. Je veux bénir sa nourriture, et rassasier de pain ses indigents. Et je revêtirai ses prêtres de salut, et ses saints pousseront des cris de joie. Là j'élèverai la puissance de David, et je tiendrai devant mon Oint un flambeau. Je revêtirai ses ennemis d'opprobre, et sur sa tête son diadème brillera. »
Responsorial Psalm
Psalm 131
Cantique graduel. De David.Éternel, mon cœur est sans orgueil, et mes yeux sans fierté ; je ne m'engage point dans les choses trop grandes ou trop relevées pour moi. Oui, je maintiens mon âme tranquille et calme : tel auprès de la mamelle est un enfant sevré, tel un enfant sevré, telle est mon âme en moi. Israël, espère dans l'Éternel dès maintenant à l'éternité !
Evening Prayer — First Lesson
Judith 10
Second Reading
Hebrews 9
Sans doute la première possédait un culte légitime et le sanctuaire terrestre. En effet, un tabernacle avait été construit, (je parle du premier), dans lequel se trouvaient le candélabre, et la table, et le dépôt des pains, et l'autel d'or pour l'encens ; et qui est appelé le lieu saint ; puis, au delà du second voile, un tabernacle qui est appelé le lieu très saint, renfermant l'arche de l'alliance entièrement recouverte d'or, dans laquelle se trouvaient une cruche d'or contenant la manne, la verge d'Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l'alliance ; puis, au-dessus d'elle, sont les chérubins de gloire qui ombragent le propitiatoire ; autant d'objets sur lesquels il n'y a pas lieu de parler maintenant en détail. Les choses étant ainsi disposées, les prêtres qui desservent le culte entrent en tout temps dans le premier tabernacle, tandis que, dans le second, n'entre qu'une fois par an le grand prêtre seul, avec le sang dont il fait offrande pour lui-même et pour les transgressions du peuple ; l'Esprit Saint montrant par là que la route du sanctuaire n'a pas encore été manifestée, tant que subsiste le premier tabernacle, qui est un symbole de l'époque actuelle, d'après lequel des offrandes et des sacrifices sont présentés qui ne peuvent point conduire à la perfection, en ce qui concerne la conscience, celui qui rend le culte, mais qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, sont seulement aussi des institutions charnelles imposées jusques à une époque de réformation. Mais Christ est survenu comme grand prêtre des biens accomplis, et c'est en traversant le plus grand et le plus parfait tabernacle, qui n'est pas fait de main d'homme (c'est-à-dire qui n'appartient pas à cette création-ci), et en offrant, non pas le sang des boucs et des veaux, mais son propre sang, qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, après avoir obtenu une rédemption éternelle. En effet, si le sang des boucs et des taureaux, et si la cendre d'une vache dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifie suffisamment pour la purification de la chair, à combien plus forte raison le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même à Dieu comme une victime immaculée, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez un culte au Dieu vivant et vrai. Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, une mort ayant eu lieu pour la rédemption des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés voient se réaliser pour eux la promesse de l'héritage éternel ; en effet, là où il y a un testament, il est nécessaire de constater la mort du testateur, car, pour être valable, un testament suppose la mort, puisqu'il n'a aucune force tant que vit le testateur. En sorte que, même la première alliance, n'a pas été inaugurée sans effusion de sang ; car, après que Moïse eut proclamé devant tout le peuple chaque commandement selon la teneur de la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine rouge et de l'hysope, et il aspergea le livre et tout le peuple, en disant : « Ceci est le sang de l'alliance que Dieu vous a imposée ; » puis il aspergea également avec le sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. Et, d'après la loi, presque tout est purifié par du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les copies des choses qui sont dans les cieux sont purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices bien supérieurs à ceux-là. En effet, ce n'est pas dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, que Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant devant la face de Dieu pour nous ; et il n'y est pas entré non plus pour s'offrir lui-même souvent en sacrifice, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang étranger ; autrement il aurait fallu qu'il souffrît souvent depuis la fondation du monde, tandis que maintenant, à l'époque de la consommation des siècles, il a été manifesté une seule fois pour anéantir le péché par son sacrifice. Et, en tant qu'il est imposé aux hommes de mourir une seule fois, puis après cela d'être jugés, de même aussi Christ, qui s'est une seule fois offert en sacrifice pour enlever les péchés de plusieurs, se montrera une seconde fois, sans péché, à ceux qui l'attendent avec foi pour être sauvés.
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Revelation 18
Après cela je vis un autre ange, descendant du ciel, ayant une grande autorité, et la terre fut illuminée de sa gloire, et il s'écria d'une voix puissante : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue un habitacle de démons, et une prison pour tout esprit impur et odieux, et une prison pour toute bête impure et odieuse, parce que, grâce à l'ardeur de son impudicité, toutes les nations sont tombées, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l'impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe. » Et j'entendis une autre voix venant du ciel qui disait : « Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne preniez point part à ses péchés, et que vous n'ayez point à souffrir de ses fléaux ; car ses péchés se sont accumulés jusques au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités ! Payez la comme elle-même a payé, et doublez deux fois en raison de ses propres œuvres ; dans le calice qu'elle a préparé, préparez-lui une double rasade ; autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil ; car elle dit en son cœur : Je trône en reine et je ne suis point veuve, et je ne connaîtrai certainement pas le deuil. C'est pour cela qu'en un seul jour ses fléaux fondront sur elle : la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu ; car Il est puissant le Dieu qui l'a jugée ! Et les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront sur elle, quand ils verront la fumée de son embrasement, se tenant à distance par crainte de son tourment, en disant : Malheur, malheur, ô la grande ville, ô Babylone, la ville puissante ; car en une seule heure est survenue ta condamnation ! Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil au milieu d'elle, parce que personne n'achète plus leur cargaison : cargaison d'or, et d'argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de soie, et d'écarlate ; et toute espèce d'ustensiles en thuya, et toute espèce d'ustensiles en ivoire, et toute espèce d'ustensiles en pierre très précieuse, et en airain, et en fer, et en marbre ; et l'encens, et les épices, et les parfums, et la myrrhe, et l'essence, et le vin, et l'huile, et la fine farine, et le blé, et le gros et le menu bétail ; et cargaison de chevaux, et de chars, et de corps ; et des vies humaines. Et le fruit que convoitait ton âme s'est éloigné de toi ; et toutes les magnificences et les splendeurs t'ont été ravies, et ils ne les retrouveront certainement plus. Les marchands de ces choses, qui se sont enrichis grâce à elle, se tiendront à distance, par crainte de son tourment, dans les larmes et dans le deuil, en disant : Malheur, malheur, ô la grande ville revêtue d'écarlate, et de pourpre et de fin lin, et couverte d'or, et de pierres précieuses et de perles ; car en une seule heure toute cette grande richesse a été détruite ! Et tous les pilotes et tous ceux qui naviguent dans cette direction, et les matelots, et tous ceux qui exploitent la mer se tinrent à distance, et ils s'écrièrent en voyant la place de son embrasement : Laquelle est semblable à la grande cité ? Et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et ils s'écrièrent : Malheur, malheur, ô la grande ville, où se sont enrichis, grâce à son opulence, tous ceux qui possèdent les vaisseaux sur la mer ; car en une seule heure elle a été détruite ! Réjouis-toi à son sujet, ô ciel, et vous les saints, et les apôtres, et les prophètes ! Car, en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » Alors un ange souleva une pierre semblable à une grande meule de moulin, et il la jeta dans la mer, en disant : « C'est ainsi qu'avec violence sera précipitée Babylone, la grande ville ; on ne la trouvera certainement plus ! Et la voix des joueurs de harpes, et des musiciens, et des joueurs de flûte et de trompette, ne sera certainement plus ouïe au milieu de toi ; et aucun artisan ne sera certainement plus trouvé chez toi ; et le bruit du moulin ne sera certainement plus ouï chez toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera certainement plus ouïe chez toi. C'est que les grands de la terre étaient tes marchands, c'est que toutes les nations ont été égarées par tes sortilèges. Et l'on a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints, et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre. »
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Philippians 2:1-11
Si donc il existe quelque consolation en Christ, s'il existe quelque soulagement de la charité, s'il existe quelque union d'esprit, s'il existe quelque tendresse et quelques compassions, rendez ma joie parfaite, afin d'être animés du même sentiment, ayant la même charité, formant une seule âme, étant animés d'un seul et même sentiment, et d'aucun de ceux qu'inspirent l'intrigue et la vaine gloire, mais regardant réciproquement les autres par humilité comme supérieurs à vous-mêmes, ne songeant point chacun à vos propres intérêts, mais chacun aussi à ceux des autres. Soyez animés au dedans de vous des sentiments dont fut aussi animé Christ Jésus, lequel, existant en forme de Dieu, n'a pas considéré comme une proie l'égalité avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme d'esclave, en naissant d'une manière semblable aux hommes ; et, après avoir été trouvé, quant à l'apparence, semblable à un homme, il s'est humilié lui-même en se montrant obéissant jusques à mourir, à mourir même sur une croix ; c'est pourquoi aussi Dieu l'a haut élevé, et lui a octroyé le nom qui est au-dessus de toute espèce de nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre, et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
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Hebrews 11:17-22
C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements.
Gospel
John 15
« Je suis le véritable cep, et mon Père est le vigneron ; tout sarment en moi qui ne porte point de fruit, Il le retranche, et tout sarment qui porte son fruit, Il le nettoie, afin qu'il porte plus de fruit. Déjà vous êtes nets, à cause de la parole que je vous ai adressée. Demeurez en moi, et moi en vous ; comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s'il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Moi, je suis le cep, vous, les sarments ; celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez pas faire la moindre chose. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche ; puis on les rassemble, et on les jette dans le feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Pour que mon Père soit glorifié, il faut que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous deveniez mes disciples. Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour ; si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements du Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ; il n'est personne qui ait un plus grand amour que celui qui porte quelqu'un à sacrifier sa propre vie pour ses amis ; vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ; je ne vous appelle plus esclaves, parce que l'esclave ne sait pas ce que fait son seigneur ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne. Voici ce que je vous commande : c'est que vous vous aimiez les uns les autres. » « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous ; si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est sien ; mais comme vous n'êtes pas du monde, mais que c'est moi qui vous ai choisis du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : L'esclave n'est pas plus grand que son seigneur ; s'ils m'ont poursuivi, ils vous poursuivront aussi ; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre ; mais ils feront tout cela contre vous à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu, et si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant ils n'ont pas d'excuse pour leur péché. Celui qui me hait hait aussi mon Père ; si je n'avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant, quoiqu'ils les aient vues, ils ont haï, et moi, et mon Père. Mais il fallait que fût accomplie la parole qui est écrite dans leur loi : « Ils m'ont haï gratuitement. » Quand sera venu le défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de la vérité qui sort d'auprès du Père, c'est lui qui témoignera en ma faveur ; mais, vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes dès le commencement avec moi. »
Evening Prayer — Second Lesson
2 Corinthians 8
Nous vous informons cependant, frères, de la grâce de Dieu qui s'est manifestée parmi les églises de Macédoine, en sorte que, au milieu des nombreuses épreuves de la tribulation, l'excès de leur joie et leur profonde pauvreté ont abondé dans la richesse de leur libéralité, car c'est selon leur pouvoir, je l'atteste, et même au-dessus de leur pouvoir, que d'un mouvement spontané, nous priant avec de grandes instances de leur accorder la faveur de prendre part au secours destiné aux saints, et dépassant nos espérances, ils se sont donnés eux-mêmes tout d'abord au seigneur et à nous, par la volonté de Dieu, en sorte que nous avons invité Tite à achever aussi parmi vous, comme il avait commencé, cette œuvre de bienfaisance ; afin que, de même que vous l'emportez à tous égards en ce qui concerne la foi, et le discours, et la connaissance, et l'empressement à tout faire, et la charité que nous vous avons inspirée, vous l'emportiez aussi dans cette œuvre de bienfaisance. Ce que j'en dis n'est pas pour vous donner un ordre, mais pour éprouver, par l'empressement des autres, ce que vaut à son tour votre charité ; — car vous connaissez la grâce que vous a faite notre seigneur Jésus, et comment c'est à cause de vous qu'il s'est appauvri lorsqu'il était riche, afin que vous-mêmes par sa pauvreté vous devinssiez riches ; — et c'est une opinion que je vous donne sur ce sujet, car cela vous est utile, à vous qui, dès l'an dernier, avez les premiers commencé non seulement à agir, mais encore à vouloir. Eh bien, maintenant, achevez aussi d'agir, afin que, comme il y a eu de votre part bonne volonté, il y ait aussi achèvement selon vos moyens ; car, si la bonne volonté existe, elle plaît selon ce qu'elle a, et non selon ce qu'elle n'a pas, à sa disposition ; car il ne s'agit point, pour soulager les autres, de vous écraser vous-mêmes, mais d'établir l'égalité ; dans les circonstances actuelles votre superflu doit suppléer à leur dénuement, afin qu'à son tour leur superflu supplée à votre dénuement, pour que l'égalité s'établisse, selon qu'il est écrit : « Qui recueillait beaucoup n'avait pas plus, et qui recueillait peu n'avait pas moins. » Mais qu'à Dieu soient rendus grâces, Lui qui met dans le cœur de Tite le même empressement pour vous, car s'il a accédé à mon invitation, c'est pourtant à cause de l'empressement plus grand encore dont il est animé, qu'il va de son plein gré auprès de vous. Mais avec lui nous envoyons le frère, dont l'éloge, en ce qui concerne l'Évangile, est répandu dans toutes les églises, et qui, en outre, a été choisi par les églises comme notre compagnon de voyage dans cette œuvre de bienfaisance, à laquelle nous donnons nos soins pour la gloire du seigneur et pour montrer notre bonne volonté, désirant éviter que personne ne nous critique à propos de cette grosse somme que nous sommes chargés de recueillir ; car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais encore devant les hommes. Or avec eux nous vous envoyons notre frère, dont nous avons souvent reconnu l'empressement dans plusieurs occasions, mais que nous trouvons maintenant encore beaucoup plus empressé. Cependant la grande confiance que j'ai en vous me rassure, soit qu'il s'agisse de Tite, lui qui est mon compagnon et mon coopérateur auprès de vous, soit qu'il s'agisse de nos frères, eux qui sont envoyés des églises et la gloire de Christ ; donnez-leur donc, à la face des églises, la preuve de votre charité, et du motif que nous avons eu de nous enorgueillir de vous.
Gospel
Luke 10:1-12
Or après cela le seigneur désigna soixante et douze autres personnes, qu'il envoya deux par deux devant lui dans chaque ville et dans chaque lieu où il devait lui-même passer. Or il leur disait : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le Maître de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. Allez ! Voici, je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Ne portez point de bourse, ni de besace, ni de sandales, et ne saluez personne sur la route ; mais dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : « Paix pour cette maison ! » Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui, autrement, elle reviendra à vous. Mais demeurez dans cette maison-là en mangeant et buvant ce qui s'y trouve, car l'ouvrier mérite son salaire ; ne passez point de maison en maison. Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous reçoit, mangez ce qui vous est servi, et guérissez les malades qui s'y trouvent, et dites-leur : « Le royaume de Dieu s'approche de vous. » Mais dans quelque ville que vous entriez, si l'on ne vous reçoit pas, parcourez ses rues et dites : « La poussière même de votre ville, qui s'est attachée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la rendre ; sachez cependant ceci, c'est que le royaume de Dieu s'approche. » Je vous déclare qu'en ce jour-là le sort de Sodome sera plus supportable que celui de cette ville-là.
Gospel
Luke 11:5-13
Et il leur dit : « Lequel de vous, ayant un ami et s'étant rendu auprès de lui sur le minuit pour lui dire : « Ami, prête-moi trois pains, parce qu'un mien ami venant de voyage est arrivé chez moi, et je n'ai rien à lui offrir ; et l'autre lui ayant répondu de l'intérieur : « Ne me dérange pas, ma porte est déjà fermée, et mes petits enfants sont au lit avec moi, je ne puis pas me lever pour t'en donner… » Je vous déclare que, quoiqu'il ne se lève pas pour lui en donner comme étant son ami, du moins à cause de son indiscrétion il se lèvera pour lui en donner autant qu'il en demande. Eh bien, moi je vous dis, demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; heurtez et on vous ouvrira ; car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et à celui qui heurte, on ouvre. Quel est parmi vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place d'un poisson, lui donnera un serpent ? Ou encore, qui, s'il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il l'Esprit saint à ceux qui le Lui demandent ? »
Gospel
Luke 9
Or ayant appelé les douze, il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et pour guérir des maladies. Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et opérer des guérisons ; et il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques ; et dans quelque maison que vous entriez, c'est là que vous devez rester et de là que vous devez sortir. Et tous ceux qui ne vous recevront pas… étant sortis de cette ville-là, secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. » Or, étant partis, ils parcouraient les villages en annonçant la bonne nouvelle et en opérant partout des guérisons. Cependant Hérode le tétrarque apprit tout ce qui s'était passé, et il était très perplexe, parce que quelques-uns disaient que Jean était ressuscité des morts, quelques-uns qu'Élie était apparu, d'autres que l'un des anciens prophètes avait surgi. Mais Hérode dit : « Quant à Jean je l'ai fait décapiter ; mais quel est celui-ci dont j'entends ainsi parler ? » Et il cherchait à le voir. Et les apôtres étant revenus lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Et les prenant avec lui il se retira à l'écart dans une ville appelée Bethsaïda. Mais la foule l'ayant su le suivit, et les ayant accueillis il leur parlait du royaume de Dieu, et il guérissait ceux qui avaient besoin de guérison. Or, le jour commençait à baisser, mais les douze s'étant approchés lui dirent : « Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et dans les campagnes d'alentour pour s'héberger et trouver de la nourriture, car nous sommes ici dans un lieu désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils dirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. » Ils étaient en effet environ cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par rangs d'environ cinquante. » C'est ce qu'ils firent, et ils les firent tous asseoir. Or, après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, ayant levé les yeux vers le ciel, il les bénit et les rompit, et il les donnait à ses disciples pour les offrir à la foule. Et ils mangèrent et furent tous rassasiés, et on emporta les morceaux qu'ils avaient eu de trop dans douze corbeilles. Et il advint, pendant qu'il priait à l'écart, que les disciples se réunirent à lui, et il les interrogea en disant : « Qui dit la foule que je suis ? » Et ils répliquèrent : « Jean le baptiste ; d'autres Élie ; et d'autres qu'un des anciens prophètes a surgi. » Mais il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Pierre lui répliqua : « Le Christ de Dieu. » Mais, après leur avoir adressé des remontrances, il leur défendit de dire cela à personne, disant : « Il faut que le fils de l'homme souffre beaucoup, et qu'il soit réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il soit mis à mort, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Mais il disait à tous : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, et qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera ; en effet que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais de s'être lui-même perdu ou ruiné ? Quiconque en effet aura eu honte de moi et de mes paroles, le fils de l'homme aura honte de lui, quand il sera venu entouré de sa gloire et de celle de son Père et des saints anges. Or je vous déclare en vérité qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement pas la mort jusques à ce qu'ils aient vu le royaume de Dieu. » Or il advint, après ces discours, qu'au bout d'environ huit jours, prenant avec lui Pierre et Jean et Jacques, il monta sur la montagne pour prier. Et pendant qu'il priait, l'apparence de son visage changea et son vêtement devint de la blancheur de l'éclair. Et voici, deux hommes conversaient avec lui ; c'étaient Moïse et Élie, qui apparaissant entourés de gloire parlaient de sa fin, qu'il allait accomplir à Jérusalem. Or Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais quand ils se furent réveillés ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Et il advint, pendant qu'ils se séparaient de lui, que Pierre dit à Jésus : « Maître, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; faisons trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie, » ne sachant ce qu'il disait. Mais pendant qu'il parlait ainsi, une nuée survint, et elle les couvrait, et ils furent effrayés au moment où ils entrèrent dans la nuée. Et une voix sortit de la nuée disant : « Celui-ci est Mon Fils élu, écoutez-le. » Et après que la voix se fut fait entendre, Jésus se trouva seul. Et eux se turent et ne rapportèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu. Or il advint le jour suivant, après qu'ils furent descendus de la montagne, qu'une foule nombreuse vint à sa rencontre ; et voici, un homme s'écria du sein de la foule : « Maître, je te prie, jette un regard sur mon fils, car c'est mon fils unique, et voici, un esprit le saisit et aussitôt il crie ; et il le jette en convulsion en le faisant écumer, et à peine cesse-t-il un moment de le maltraiter. Et j'ai prié tes disciples de le chasser et ils n'ont pas pu. Mais Jésus répliqua : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je ? Amène ici ton fils. » Et comme il s'approchait, le démon le terrassa et le jeta en convulsion. Mais Jésus réprimanda l'esprit impur, et guérit l'enfant, et le rendit à son père. Et tous étaient stupéfaits de la grandeur de Dieu. Mais, pendant que tous s'émerveillaient de tout ce qu'il faisait, il dit à ses disciples : « Pour vous, mettez-vous dans les oreilles ces paroles, c'est que le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais ils ne comprenaient pas cette parole, et elle leur demeurait cachée afin qu'ils ne la comprissent pas, et ils craignaient de l'interroger là-dessus. Or une pensée s'empara d'eux, à savoir lequel d'entre eux était le plus grand ? Mais Jésus, connaissant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant et le plaça auprès de lui, et il leur dit : « Quiconque aura reçu ce petit enfant en mon nom, me reçoit, et quiconque m'aura reçu, reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui, en effet, qui parmi vous tous est le plus petit, c'est celui-là qui est grand. » Or Jean répliqua : « Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, et nous l'en empêchions parce qu'il ne nous suit pas. » Mais Jésus lui dit : « Ne l'en empêchez pas ; car celui qui n'est pas contre vous est pour vous. » Or il advint, lorsque l'époque de son enlèvement approchait de son terme, que lui-même prit la résolution de se rendre à Jérusalem, et il dépêcha des messagers devant lui. Et étant partis ils entrèrent dans un village des Samaritains pour lui préparer un logement ; et on ne le reçut point, parce qu'il se dirigeait de sa personne vers Jérusalem. Or les disciples Jacques et Jean l'ayant vu, dirent : « Seigneur, veux-tu que nous disions qu'un feu descende du ciel et les consume ? » Mais s'étant retourné vers eux, il les réprimanda, et ils se rendirent dans un autre village. Et pendant qu'ils étaient en chemin quelqu'un lui dit : « Je te suivrai où que ce soit que tu t'en ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris, mais le fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Or il dit à un autre : « Suis-moi ; » mais celui-ci dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. » Mais il lui dit : « Laisse les morts enterrer leurs morts, mais, pour toi, va-t-en annoncer le royaume de Dieu. » Or un autre encore dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais permets-moi d'abord de prendre congé des gens de ma maison. » Mais Jésus dit : « Celui qui, après avoir mis la main à la charrue, regarde en arrière, n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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