Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
Isaiah 21:1-13
Oracle contre le désert de la mer.Comme l'ouragan du midi s'avance, ainsi il arrive du désert, de la terre redoutable. Une vision menaçante m'a été révélée : le pillard pille et le dévastateur dévaste. « Avance, Elam ! Assiège, Mède ! A tous les soupirs je vais mettre un terme. » C'est pourquoi mes reins sont remplis d'angoisses, des douleurs me saisissent pareilles aux douleurs de la femme en travail ; le tourment m'ôte l'ouïe, et les angoisses la vue ; mon cœur s'égare ; l'horreur m'assaille ; de ma nuit de réjouissances on a fait une nuit de terreur. On dresse la table, la sentinelle veille, on mange, on boit : « Debout ! chefs, oignez le bouclier ! » Car ainsi m'a parlé le Seigneur : Va, place la sentinelle : ce qu'elle verra, elle te le rapportera. Elle vit de la cavalerie, des cavaliers sur des chevaux, deux à deux, des cavaliers sur des ânes, des cavaliers sur des chameaux, et elle écouta, écoutant avec grande attention. Et elle cria comme un lion : Avec constance, Seigneur, je me tenais le jour dans la vedette et j'étais à mon poste toutes les nuits : et voici venir de la cavalerie, des cavaliers sur des chevaux deux à deux. Puis reprenant la parole, elle dit : Babel tombe, tombe, et toutes ses idoles brisées jonchent la terre. O toi, mon peuple qu'on triture, mon grain qui est sur l'aire ! Ce que j'ai ouï de l'Éternel des armées, Dieu d'Israël, je vous l'ai déclaré. Oracle contre Duma.De Séïr on me crie : Sentinelle, que reste-t-il de la nuit, que reste-t-il de la nuit ? La sentinelle dit : Le matin vient, puis aussi la nuit. Si vous voulez interroger, interrogez ! Revenez-y ! Oracle contre l'Arabie.Dans les steppes d'Arabie vous passez la nuit, caravanes de Dedan !
First Reading
Micah 6
Écoutez donc ce que dit l'Éternel ! « Lève-toi, plaide devant les montagnes, et que les collines entendent ta voix ! » Écoutez, montagnes, le procès de l'Éternel, et vous, immobiles fondements de la terre ! car l'Éternel fait un procès à son peuple, et avec Israël Il entre en débat. « Mon peuple, que t'ai-je fait ? et en quoi t'ai-je peiné ? Réponds-moi ! Car je te tirai du pays d'Egypte, et de la maison de servitude je te rachetai, et j'envoyai devant toi Moïse, Aaron et Marie. Mon peuple ! rappelle-toi donc ce que projetait Balak, roi de Moab, et ce que lui répondit Balaam, fils de Béor, de Sittim à Guilgal, afin que tu reconnaisses les bontés de l'Éternel. » « Avec quoi-me présenterai-je devant l'Éternel, rendrai-je mon hommage au Dieu suprême ! Me présenterai-je avec des holocaustes, avec des veaux d'un an ? L'Éternel agréera-t-Il des milliers de béliers, des myriades de torrents d'huile ? Offrirai-je mon premier-né pour expier mon crime, le fruit de mes entrailles pour expier le péché de mon âme ? » O homme, Il t'a révélé ce qui est bien ; et que requiert de toi l'Éternel, sinon de pratiquer la justice, et d'aimer la piété, et de marcher humblement avec ton Dieu ? La voix de l'Éternel fait appel à la Ville ; et salut à qui prend garde à ton nom ! Entendez la verge et qui l'envoie ! Y a-t-il encore dans la maison de l'impie des trésors iniques et un épha réduit, abominable ? Puis-je être pur pour qui a une balance inique et une bourse avec de faux poids ? Parce que ses riches sont pleins de violence, et que ses habitants profèrent le mensonge, et ont dans la bouche une langue trompeuse, moi aussi je te frapperai à mort, exerçant des ravages à cause de tes péchés. Tu mangeras et ne te rassasieras pas, et l'inanition sera dans ton corps ; tu mettras à part, mais ne sauveras pas, et ce que tu sauveras, je le livrerai à l'épée. Tu sèmeras et ne moissonneras pas ; tu pressureras l'olive et ne t'oindras point d'huile ; le moût, et ne boiras point de vin. Et l'on observe les règles d'Omri et toute la manière de la maison d'Achab, et vous suivez leurs conseils, afin que je fasse de toi un objet d'horreur et de ses habitants un objet de dérision, et vous porterez l'opprobre de mon peuple.
First Reading
Isaiah 11:1-10
Mais il sort un rameau de la souche d'Isaï, et un rejeton naît de ses racines ; et l'Esprit de l'Éternel repose sur lui, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Il prend son plaisir dans la crainte de l'Éternel, et ne juge point d'après le regard de ses yeux, ni ne décide d'après l'ouïe de ses oreilles ; et il juge avec justice les petits, et il est un arbitre équitable pour les malheureux de la terre, et il frappe la terre de la verge de sa bouche, et du souffle de ses lèvres donne la mort à l'impie ; et la justice est la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses flancs. Alors le loup gîtera avec l'agneau, et la panthère se couchera près du chevreau ; le veau, le lionceau et le gras bétail vivront ensemble, et un petit garçon sera leur conducteur ; et la génisse et l'ourse brouteront ensemble, leurs petits seront couchés ensemble, et le lion comme le bœuf mangera du fourrage, et l'enfant qu'on allaite se jouera près du trou de la vipère, et celui qu'on sèvre présentera sa main au gîte du basilic. Il n'y aura plus ni mal ni corruption sur toute ma sainte montagne, car la connaissance de l'Éternel remplira la terre, comme les eaux couvrent le fond de la mer. Et dans ce même temps, le rejeton d'Isaï sera là comme un étendard pour les peuples ; les nations s'adresseront à lui, et sa demeure est glorieuse.
Morning Prayer — First Lesson
Isaiah 23
Oracle contre Tyr.Gémissez, navires de Tarsis ! car elle est détruite : plus de maisons ! personne n'y entre : la nouvelle leur en vient du pays de Cittim. Frissonnez, habitants de la côte que remplissaient les marchands de Sidon, qui parcourent les mers ! Sur les vastes eaux flottait le blé du fleuve noir, les moissons du Nil, son revenu ; et elle était le marché des nations. Sois honteuse, Sidon ! car la mer, le fort de la mer, tient ce langage : « Je n'eus point les douleurs, et n'enfantai point, je ne nourris point de jeunes hommes et n'élevai point de vierges. » Quand la nouvelle en viendra en Egypte, ils trembleront aux nouvelles de Tyr. Passez à Tarsis, gémissez, habitants de la côte ! Est-ce là votre ville joyeuse, dont l'origine remontait à l'antiquité ? Ses pieds la mènent demeurer au loin comme étrangère. Qui a porté cet arrêt contre Tyr, la distributrice des couronnes, dont les marchands étaient des princes, et les trafiquants les notables de la terre ? L'Éternel des armées a porté cet arrêt, pour profaner toute grandeur brillante, et couvrir de mépris tous les notables de la terre. Parcours librement ton pays, pareille au Nil, fille de Tarsis ! Il n'y a plus de chaînes ! Il étendit sa main sur la mer, ébranla les royaumes ; l'Éternel commanda à Canaan de détruire ses forts, et Il dit : Désormais tu ne te réjouiras plus, vierge déshonorée, fille de Sidon ! Lève-toi ! passe chez les Cittiens ! là non plus nul repos pour toi ! Vois le pays des Chaldéens ! Ce peuple [naguère] n'était pas ; l'Assyrien assigna ce pays aux habitants du désert : ils élèvent leurs vedettes, détruisent ses palais et les mettent en ruines. Gémissez, navires de Tarsis, car votre boulevard est détruit. Et en ce temps-là Tyr sera oubliée soixante-dix ans, le temps de la vie d'un roi ; mais au bout de soixante-dix ans, il en arrivera à Tyr selon la chanson de la courtisane : « Prends le luth, parcours la ville, courtisane oubliée, tire de beaux sons de la lyre, redouble tes chants, pour qu'on se souvienne de toi ! » Et au bout de soixante-dix ans, l'Éternel jettera les yeux sur Tyr, et ses gains impurs lui reviendront, et elle aura commerce avec tous les royaumes du monde sur la face de la terre. Mais ses profits et ses gains impurs seront consacrés à l'Éternel ; ils ne seront ni accumulés ni mis en réserve, mais ses profits seront la part de ceux qui habitent devant l'Éternel, pour les nourrir abondamment, et pour les vêtir avec magnificence.
Epistle
Romans 13:11-14
Cela importe d'autant plus que, connaissant les circonstances, vous savez que c'est le moment de vous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que quand nous avons cru, la nuit s'avance et le jour s'approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière ; conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, fuyant les excès et les orgies, le libertinage et les débauches, les disputes et les jalousies. Revêtez-vous au contraire de Christ-Jésus, et ne soignez pas la chair de manière à éveiller ses convoitises.
First Reading
Isaiah 5
Je veux chanter pour mon ami le chant de mon ami sur sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Et il la défonça, et en ôta les pierres, et y mit un plant généreux, et bâtit une tour au milieu d'elle, et y creusa aussi un pressoir ; et il espérait qu'elle donnerait de bons raisins, mais elle a donné des fruits sauvages. Et maintenant, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne ! Qu'y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n'aie fait pour elle ? D'où vient, quand j'en espérais de bons raisins, qu'elle a produit des fruits sauvages ? – Et maintenant, je vous annonce ce que je vais faire à ma vigne : enlever sa clôture, pour qu'elle soit broutée ; abattre son mur, pour qu'elle soit foulée ; et je la ruinerai, et elle ne sera ni taillée, ni sarclée, pour qu'elle monte en ronces et en épines, et aux nuages je défendrai d'y laisser descendre la pluie. Mais la vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël ; et les hommes de Juda, son plant favori ; Il en attendait des mœurs justes, et voici, il y a des meurtres ; de l'innocence, et voici, l'on y crie vengeance. Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, joignent champ à champ, jusqu'à ne plus laisser de terrain, et à être seuls établis dans le pays ! A mes oreilles l'Éternel des armées le dit : Oui, leurs maisons nombreuses seront dévastées, et ces grandes et belles maisons, vides d'habitants ! Car dix arpents de vignes rendront un bath, et un homer de semences rendra un épha. Malheur à ceux qui, debout dès le matin, courent après la cervoise, et veillent bien avant dans la nuit, échauffés par le vin ! Et le luth, et la harpe, la cymbale et la flûte, et le vin entrent dans leurs festins ; mais à l'œuvre de l'Éternel ils n'ont point égard, et ne considèrent point l'ouvrage de ses mains. Aussi mon peuple marche à la captivité sans s'en douter ; et sa noblesse va sentir la faim, et sa multitude brûler de soif. Aussi l'Enfer ouvre une bouche avide et une gueule béante sans mesure ; et leur magnificence, et leur pompe, et leur tumulte, et toutes leurs joies y tombent. Alors l'homme sera abaissé et le personnage humilié, et les regards des superbes abaissés, et l'Éternel des armées sera élevé par ses jugements, et le Dieu saint sanctifié par sa justice. Alors des brebis paîtront comme dans leur pâturage, et des étrangers dévoreront les champs désolés des riches. Malheur à ceux qui tirent à eux le crime avec les cordes du vice, et le péché comme avec les traits d'un chariot ! qui disent : « Qu'il hâte, qu'il accélère son œuvre, afin que nous voyions ! qu'il arrive, qu'il s'exécute le décret du Saint d'Israël, pour que nous sachions ! » Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent l'obscurité en lumière et la lumière en obscurité, qui changent l'amertume en douceur et la douceur en amertume ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, et qui se croient sensés ! Malheur aux héroïques buveurs de vin, et aux hommes braves pour mêler la cervoise, qui pour un présent renvoient l'impie absous, et frustrent le juste de son droit ! Aussi, comme la langue du feu dévore le chaume, et comme l'herbe sèche s'affaisse dans les flammes, de même leur racine sera comme une vermoulure, et leur fleur s'élèvera comme une poussière ; car ils méprisent la loi de l'Éternel des armées, et dédaignent la parole du Saint d'Israël. Aussi la colère de l'Éternel s'allume contre son peuple, et Il étend sa main contre lui et les frappe ; et les montagnes en tremblent, et leurs cadavres comme le fumier jonchent les rues. Cependant sa colère ne se ralentit pas, et sa main est toujours étendue. Et Il dresse un étendard pour appeler les peuples lointains, et Il en siffle un des bouts de la terre ; et voici, prompt et rapide, il arrive ; personne n'y est las, personne n'y chancelle ; il ne dort ni ne sommeille, et la ceinture de ses reins ne se détache point, et les courroies de sa chaussure ne se rompent point. Ses traits sont acérés et tous ses arcs bandés ; le sabot de ses chevaux est comparable au caillou, et ses roues à l'ouragan. Son rugissement est celui de la lionne ; il rugit comme les jeunes lions, il gronde et saisit sa proie et l'emporte, et personne ne la sauve ; et en ce jour contre lui il grondera comme gronde la mer. Et si on regarde la terre, voici, ce sont des ténèbres, angoisse et lumière, puis ténèbres dans son ciel.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 6
Or en ce temps-là, comme le nombre des disciples s'augmentait, il y eut des plaintes des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. Et les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, dirent : « Il ne convient pas que nous abandonnions la parole de Dieu pour servir aux tables ; mais recherchons, frères, sept hommes d'entre vous, qui aient l'approbation générale et soient remplis d'esprit et de sagesse, auxquels nous remettrons cette besogne ; pour nous, nous vaquerons à la prière et au service de la parole. » Et la proposition trouva faveur auprès de toute la multitude, et ils élurent Etienne, homme rempli de foi et d'esprit saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas prosélyte d'Antioche, qu'ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. Et la parole de Dieu prospérait, et le nombre des disciples s'accroissait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de prêtres embrassaient la foi. Cependant Etienne, rempli de grâce et de puissance, faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Mais quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de Cilicie et d'Asie, entamèrent une discussion avec Etienne, et ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'esprit avec lesquels il parlait. Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : « Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; » et ils émurent le peuple, ainsi que les anciens et les scribes, et s'étant jetés sur lui, ils l'entraînèrent et l'amenèrent dans le sanhédrin, et ils produisirent de faux témoins qui dirent : « Cet homme-ci ne cesse de proférer des paroles contre ce lieu saint et contre la loi ; car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazoréen détruira ce lieu, et changera les coutumes que nous a transmises Moïse. » Et ayant fixé leurs regards sur lui, tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin virent que son visage ressemblait au visage d'un ange.
Responsorial Psalm
Psalm 92
Cantique pour le jour du repos.Il est beau de louer l'Éternel, et de chanter ton nom, ô Très-haut ! le matin de redire ta faveur, et ta fidélité durant les nuits, aux sons du décachorde et du luth, aux accords de la harpe. Car tu me réjouis, Éternel, par tes hauts faits, et je suis ravi des ouvrages de tes mains. Que tes œuvres sont grandes, ô Éternel, et tes pensées profondes ! L'homme stupide l'ignore, et l'insensé ne le comprend pas. Que les impies lèvent comme la plante, et que tous les méchants fleurissent, c'est pour être détruits à jamais. Et toi, tu es éternellement élevé, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis, Seigneur, voici, tes ennemis périssent, tous ceux qui font le mal, sont dissipés. Mais tu relèves mon front, comme celui des taureaux, je suis arrosé d'une huile nouvelle ; mes adversaires réjouissent mes regards, et la chute de mes méchants ennemis flatte mon oreille. Le juste verdit comme le palmier, il croît comme un cèdre au Liban. Planté dans la maison de l'Éternel, il prospère dans les parvis de notre Dieu, et pousse encore des jets dans la vieillesse même ; il est plein de sève, et son feuillage est épais ; pour proclamer que l'Éternel est juste, qu'il est mon rocher, et ne fait rien d'inique.
Gospel
Luke 21:25-33
« Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point.
Responsorial Psalm
Psalm 29
Cantique de David.Fils de Dieu, rendez à l'Éternel, rendez à l'Éternel l'honneur et la gloire ! Rendez à l'Éternel l'honneur dû à son nom ! Adorez l'Éternel avec une pompe sainte ! La voix de l'Éternel retentit sur les eaux, le Dieu glorieux fait gronder le tonnerre ; on entend l'Éternel sur les grandes eaux. La voix de l'Éternel est puissante, la voix de l'Éternel est majestueuse ; la voix de l'Éternel brise les cèdres, l'Éternel brise les cèdres du Liban, et Il les fait bondir, comme les jeunes taureaux, et le Liban et le Sirion, comme les buffles. La voix de l'Éternel darde des flammes de feu ; la voix de l'Éternel ébranle le désert, l'Éternel ébranle le désert de Kadès. La voix de l'Éternel fait avorter les biches, elle dépouille les forêts ; et dans Son palais tout s'écrie : Gloire ! L'Éternel sur son trône présidait au déluge, et sur son trône l'Éternel régnera à jamais. L'Éternel donnera la force à son peuple ; l'Éternel bénira son peuple de la paix.
Responsorial Psalm
Psalm 39
Au maître chantre des Jéduthunites. Cantique de David.J'avais dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la langue ; j'aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que les impies seront en ma présence. » Je fus muet, silencieux, évitant même de parler du bonheur. Mais ma douleur s'irritait, mon cœur s'enflammait dans mon sein, où mes pensées allumèrent un feu, et ma langue parla. Éternel, montre-moi le terme de ma vie, et quelle est la durée de mes jours ! O ! que je sache combien je suis fragile ! Voici, tu as donné à mes jours l'espace d'une palme, et ma durée est comme un néant devant toi ; oui, tout homme a la consistance d'un souffle. (Pause) Oui, comme une ombre le mortel se promène ; oui, il s'agite avec bruit pour ce qui passe ; il amasse, et il ne sait qui recueillera. Et maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espoir est en toi. Sauve-moi de tous mes péchés, ne m'expose pas aux outrages de l'impie ! Mais je me tais, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui agis. Eloigne de moi tes plaies ! Je péris sous ta main irritée. Quand par des peines tu châties l'homme d'une faute, semblable à la teigne, tu détruis son bien le plus cher. Oui, tout mortel est un souffle. (Pause) Ecoute ma prière, Éternel, et prête l'oreille à mes cris ! Ne sois point sourd à mes larmes, car je suis un étranger chez toi, un hôte, comme tous mes pères ! Ne tiens plus tes yeux attachés sur moi, afin que je retrouve la sérénité, avant que je m'en aille, et que je ne sois plus !
Responsorial Psalm
Psalm 5
Au maître chantre. Avec les flûtes. Cantique de David, Prête l'oreille à mes paroles, Éternel ! sois attentif à mes soupirs ! Ecoute ma voix qui appelle, ô mon Roi ! ô mon Dieu ! car c'est toi que je prie. Éternel, dès le matin tu entends ma voix, dès le matin je me tourne vers toi, et j'attends. Car tu n'es point un Dieu qui aime l'impiété ; le méchant chez toi n'est point accueilli ; les superbes n'osent paraître à tes yeux ; tu hais tous ceux qui font le mal ; tu détruis les menteurs, et les hommes de sang et de fraude, l'Éternel les abhorre. Mais moi, par ton grand amour, je viens dans ta maison, je me prosterne dans ton saint temple, en ta crainte. Éternel, fais-moi marcher dans ta justice, à cause de mes ennemis ! Aplanis devant moi ta voie ! Car dans leur bouche il n'y a point de vérité, dans leur cœur, c'est envie de nuire, leur gosier est un sépulcre ouvert, et ils rendent leur langue flatteuse. Punis-les, ô Dieu ! déjoue leurs projets ! A cause de leurs nombreux crimes, renverse-les ! car ils se rebellent contre toi. Alors se réjouiront tous ceux qui se confient en toi ; et ils te célébreront à jamais, parce que tu les protèges ; et tu seras l'allégresse de tous ceux qui aiment ton nom. Car tu bénis le juste, ô Éternel ; comme d'un bouclier tu l'entoures de grâce.
Evening Prayer — First Lesson
Isaiah 24
Voici, l'Éternel vide le pays et le dévaste, et il en bouleverse la surface et en disperse les habitants. Et il en sera du sacrificateur comme du peuple, du maître comme du serviteur, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l'acheteur, du prêteur comme de l'emprunteur, du créancier comme du débiteur. Le pays sera vidé, et il sera mis au pillage, car l'Éternel a prononcé cette parole. Le pays gémit et languit, le monde est dans la langueur et dans le deuil, les sommités du peuple du pays languissent. Or le pays était profané par ses habitants ; car ils violaient les lois, transgressaient les ordonnances, rompaient l'alliance éternelle. Aussi, la malédiction dévore le pays et les habitants en portent la peine ; c'est pourquoi les habitants du pays sont consumés, et il n'en survit qu'un petit nombre. Le moût est triste, et la vigne dépérit ; tous ceux qui avaient le cœur joyeux, soupirent. Les joies des cymbales ont cessé, et le bruit de la gaieté a fini, les joies de la harpe ont cessé. On ne boit plus de vin en chantant, la cervoise est amère aux buveurs. La ville en ruine est une cité déserte ; toute maison est fermée, on n'y entre plus. Sur le vin on se lamente dans les rues, toute joie est disparue, et la gaieté du pays est bannie. Ce qui reste dans la ville, c'est la désolation, et les portes brisées sont en ruines. Car il en est dans le pays, au milieu des peuples, comme à l'abattis des olives, comme au grappillage quand la vendange est finie. Les autres élèvent leurs voix, poussent des cris d'allégresse ; depuis la mer ils célèbrent la majesté de l'Éternel. Aussi glorifiez l'Éternel dans l'orient, dans les îles de la mer le nom de l'Éternel, Dieu d'Israël. Des bouts de la terre nous entendons des chants : « Gloire au juste ! » Mais moi je dis : Ruine sur moi ! ruine sur moi ! malheur à moi ! Les pillards pillent, et les pillards enlèvent du pillage. Effroi, et fosse, et filet devant toi, habitant du pays ! Qui fuit l'effroi, tombe dans la fosse, et qui se tire de la fosse, se prend au filet, car les écluses des lieux très-hauts s'ouvrent, et les fondements de la terre branlent. La terre se brise, la terre se rompt, la terre est ébranlée. La terre chancelle comme un homme ivre, elle se balance comme un hamac, et son péché pèse sur elle, et elle tombe pour ne pas se relever. Et en ce même jour, l'Éternel châtiera l'armée des lieux très-hauts dans les lieux très-hauts, et les rois de la terre sur la terre, et ils seront réunis captifs dans la prison, et enfermés dans le cachot, et après un long temps ils seront châtiés. Alors la lune sera honteuse et le soleil confus ; car l'Éternel des armées règne sur la montagne de Sion et à Jérusalem, et devant ses anciens resplendira la gloire.
Second Reading
Revelation 5
Puis je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône un livre écrit intérieurement et sur le revers, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant criant d'une voix forte : « Qui est-ce qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux ? » Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. Et moi je pleurais abondamment, en voyant qu'il ne se trouvait personne qui fût digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. Et l'un des anciens me dit : « Ne pleure pas. Voici, il a réussi, le lion de la tribu de Juda, la racine de David, à ouvrir le livre et ses sept sceaux. » Et voici, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, était un agneau qui paraissait immolé : il avait sept cornes, et sept yeux qui sont les esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Et il vint, et il prît de la main droite de Celui qui était assis sur le trône, et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints, et ils chantent un chant nouveau, en disant : « Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, Car tu as été immolé, Et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, Des gens de toute tribu, langue, peuple et nation, Et tu en as fait un royaume et des prêtres, Et ils règnent sur la terre. » Et je vis, et j'entendis la voix d'anges nombreux autour du trône et des animaux et des anciens ; et leur nombre se comptait par myriades de myriades et par milliers de milliers. Ils disaient d'une voix forte : « L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, et la richesse, et la sagesse, et la force, et l'honneur, et la gloire, et la bénédiction ! » Et tous les êtres créés qui sont dans le ciel et sur la terre et sous la terre et sur la mer, et toutes les choses qui s'y trouvent, je les entendis qui disaient :« A l'agneau qui est assis sur le trône appartiennent la bénédiction, l'honneur, la gloire, et la puissance, aux siècles des siècles ! » Et les quatre animaux disaient : « Amen ! » Et les anciens se prosternèrent et adorèrent.
Second Reading
Ephesians 2
Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions. C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.
Second Reading
Galatians 4:4-7
mais, lorsque est arrivé l'accomplissement du temps, Dieu a envoyé Son fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui sont sous la loi pour que nous reçussions l'adoption filiale. Or c'est parce que vous êtes des fils, qu'il a envoyé l'esprit de Son fils dans nos cœurs, lequel s'écrie : Abba ! Père ! En sorte que tu n'es plus un esclave, mais un fils ; or, si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.
Second Reading
Romans 9:30-33
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Gospel
Luke 7
Lorsqu'il eut fini de faire entendre au peuple toutes ces siennes paroles, il entra à Capharnaoum. Or un certain centurion avait un esclave malade et sur le point de mourir, qui lui était très précieux. Mais ayant ouï parler de Jésus, il lui dépêcha des anciens des Juifs, en le suppliant de venir pour tirer d'affaire son esclave. Ceux-ci étant arrivés auprès de Jésus le sollicitaient avec instances en disant : « Il mérite que tu lui accordes cela ; car il aime notre nation, et c'est lui qui nous a bâti notre synagogue. » Or Jésus s'était mis en route avec eux, et il n'était plus qu'à peu de distance de la maison, lorsque le centurion envoya des amis pour lui dire : « Seigneur, ne te dérange pas ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; c'est pourquoi je ne me suis pas même permis d'aller moi-même à toi ; mais dis un mot, et que mon serviteur soit guéri ; car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va, et à un autre : « Viens, » et il vient, et à mon esclave : « Fais cela, » et il le fait. » Or en entendant cela Jésus fut émerveillé de lui, et s'étant tourné vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous déclare que même en Israël je n'ai pas trouvé une si grande foi. » Et ceux qui avaient été envoyés étant retournés à la maison trouvèrent l'esclave en bonne santé. Et il advint ensuite qu'il se rendit dans une ville appelée Naïn, et ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Mais quand il approcha de la porte de la ville, voici, on emportait un mort, fils unique de sa mère ; et celle-ci était veuve, et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur l'ayant vue fut ému de compassion envers elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Et s'étant approché, il toucha le cercueil ; or les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : « Jeune homme, je te dis : lève-toi ! » Et le mort s'assit, et commença à parler ; et il le rendit à sa mère. Mais tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : « Un grand prophète s'est élevé parmi nous, » et : « Dieu a visité Son peuple. » Et cette nouvelle répandit sa renommée dans toute la Judée, et dans tout le pays d'alentour. Et Jean fut informé par ses disciples de tout cela ; et ayant appelé à lui deux de ses disciples, Jean les envoya auprès du Seigneur, pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » Or quand ces hommes furent arrivés vers lui, ils dirent : « Jean le baptiste nous a dépêchés vers toi pour te dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » En ce moment-là il guérit beaucoup de gens de maladies, de plaies, et d'esprits malins, et il rendit la vue à beaucoup d'aveugles ; et il leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : des aveugles recouvrent la vue, des boiteux marchent, des lépreux sont guéris et des sourds entendent, des morts ressuscitent, une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Quand les messagers de Jean furent partis, il commença à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans la mollesse habitent les palais. Mais qu'est-ce que vous y êtes allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. Je vous le déclare : parmi les enfants des femmes personne n'est plus grand que Jean ; cependant le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui ; et après l'avoir entendu, tout le peuple et les publicains ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean, tandis que les pharisiens et les légistes ont anéanti le dessein de Dieu quant à eux-mêmes en ne se faisant pas baptiser par lui. A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération et à qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à de petits enfants assis dans une place publique et s'apostrophant les uns les autres, qui disent : « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes, et vous n'avez pas pleuré. » En effet Jean le baptiste est venu, ne mangeant point de pain et ne buvant point de vin, et vous dites : « Il a un démon. » Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et vous dites : « Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. » Eh bien ! la sagesse a été justifiée par tous ses enfants ! » Or un des pharisiens l'invitait à manger avec lui, et étant entré dans la maison du pharisien, il se mit à table. Et voici, il y avait une femme qui menait dans la ville une mauvaise vie, et ayant appris qu'il était à table dans la maison du pharisien, elle apporta une fiole d'albâtre pleine de parfum, et se tenant derrière lui et à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à mouiller ses pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et elle baisait tendrement ses pieds, et elle les oignait de son parfum. Mais le pharisien qui l'avait invité s'en étant aperçu, il se dit en lui-même : « Si celui-ci était le prophète, il saurait qui, et de quelle espèce, est la femme qui le touche, et que c'est une personne de mauvaise vie. » Et Jésus s'adressant à lui, lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » Et l'autre reprit : « Maître, parle. » « Un certain créancier avait deux débiteurs : L'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante ; comme ils n'avaient pas de quoi payer, il remit la dette à l'un et à l'autre. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? » Simon répliqua : « Je pense que c'est celui auquel il a remis davantage. » Or il lui dit : « Tu as bien jugé. » Et s'étant tourné vers la femme, il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds, tandis que celle-ci a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux ; tu ne m'as point donné de baiser, tandis que celle-ci depuis que je suis entré n'a pas cessé de me baiser tendrement les pieds ; tu n'as pas oint ma tête d'huile, tandis que celle-ci a oint mes pieds de parfum. C'est pourquoi je te le déclare, ses péchés qui étaient nombreux ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé, tandis que celui à qui on pardonne peu, aime peu aussi. » Mais il lui dit à elle : « Tes péchés ont été pardonnés. » Et les convives commencèrent à dire en eux-mêmes : « Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? » Mais il dit à la femme : « Ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. »
Evening Prayer — Second Lesson
Hebrews 11
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
Gospel
Luke 1:26-38
Or, au sixième mois l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, qui appartenait à la famille de David, et le nom de la vierge était Marie. Et étant entré auprès d'elle, il lui dit : « Salut, toi qui es comblée de grâces, le Seigneur est avec toi ! » Mais elle fut troublée de cette parole, et elle réfléchissait sur ce que pouvait signifier une telle salutation. Et l'ange lui dit : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu ; et voici, tu concevras en ton sein et tu mettras au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, et il sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, et il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles, et son règne n'aura point de fin. » Mais Marie dit à l'ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? » Et l'ange lui répliqua : « L'Esprit saint descendra sur toi, et une puissance du Très-Haut te couvrira ; c'est pourquoi aussi l'être saint qui sera engendré sera appelé Fils de Dieu. Et voici, Élisabeth ta parente a, elle aussi, conçu un fils en sa vieillesse, et elle est maintenant dans son sixième mois, elle qui était appelée stérile ; car rien de ce qui vient de Dieu ne sera frappé d'impuissance. » Or Marie dit : « Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole. » Et l'ange s'éloigna d'elle.
Gospel
Luke 22:1-13
Or la fête des pains sans levain, dite la Pâque, approchait, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils pourraient se défaire de lui, car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, nommé Iscariote, qui était du nombre des douze, et il vint conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Et ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent, et il s'engagea. Et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer à l'insu de la foule. Cependant le jour des pains sans levain arriva, dans lequel il fallait immoler la pâque ; et il dépêcha Pierre et Jean en disant : « Allez nous faire les préparatifs nécessaires pour que nous mangions la pâque. » Mais ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il leur dit : « Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et dites au chef de famille : « Le maître te fait dire : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et cet homme vous montrera une grande salle à manger garnie de lits ; faites-y les préparatifs. » Or s'en étant allés ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque.
Gospel
John 1
Au commencement était la Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu ; c'est elle qui était au commencement auprès de Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et sans elle pas même une seule des choses qui ont été faites n'a été faite. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas reçue. Il y eut un homme, envoyé de Dieu, dont le nom était Jean ; cet homme vint pour servir de témoin, afin de rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par son moyen. Ce n'est pas lui qui était la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière ; la lumière véritable qui illumine tous les hommes était venue dans le monde. La Parole était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue ; elle est venue chez elle, et les siens ne l'ont pas accueillie ; mais à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné, parce qu'ils croient en son nom, le droit de devenir enfants de Dieu, eux qui ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire telle que doit être celle du Fils unique qui est né du Père ; — Jean lui rend témoignage, et il s'écrie : « C'était de lui que j'ai dit : Celui qui vient après moi a été avant moi, car il existait plus tôt que moi ; » — c'est en effet de sa plénitude que tous nous avons reçu grâce après grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Personne n'a jamais vu Dieu ; le Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui L'a révélé. Et voici quel fut le témoignage de Jean, lorsque les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites, afin de lui demander : « Toi, qui es-tu ? » et qu'il déclara, (et il ne nia point) et qu'il déclara : « Pour moi, je ne suis point le Christ. » Et ils lui demandèrent : « Toi donc, qu'es-tu ? Es-tu Élie ? » Et il dit : « Je ne le suis point. — Es-tu le prophète ? » — Et il répliqua : « Non. » Ils lui dirent donc : « Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il dit : « Je suis la voix de quelqu'un qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe le prophète. » Et on avait envoyé des gens pris parmi les pharisiens, et ils l'interrogèrent et lui dirent : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ? » Il leur répliqua : « Pour moi, je baptise avec de l'eau ; au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi, de la sandale duquel je ne suis pas digne de délier la courroie. » Ces choses se passèrent à Béthanie au delà du Jourdain, là où Jean baptisait. Le lendemain il voit Jésus venant à lui, et il dit : « Voilà l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; c'est à propos de lui que j'ai dit : Après moi vient un homme qui a été avant moi, car il existait plus tôt que moi ; et pour moi je ne le connaissais point, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu, baptisant avec de l'eau. » Et Jean rendit témoignage en disant : « J'ai vu l'Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il est demeuré sur lui ; et pour moi je ne le connaissais point, mais Celui qui m'a envoyé pour baptiser avec de l'eau, Celui-là même m'a dit : Celui sur lequel tu auras vu l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui qui baptise avec l'esprit saint. Et moi j'ai vu ; et j'ai rendu ce témoignage : Celui-ci est le fils de Dieu. » Le lendemain Jean se trouvait là derechef, ainsi que deux de ses disciples, et ayant fixé ses regards sur Jésus qui passait, il dit : « Voilà l'agneau de Dieu. » Et les deux disciples l'entendirent pendant qu'il parlait, et ils suivirent Jésus ; or Jésus s'étant retourné et les ayant vus qui le suivaient, il leur dit : « Que cherchez-vous ? » Mais ils lui dirent : « Rabbi (ce qui étant traduit veut dire Maître), où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc et ils virent où il demeurait, et ils demeurèrent ce jour-là auprès de lui ; c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu les paroles de Jean et qui l'avaient suivi ; c'est lui qui trouve d'abord son propre frère Simon et qui lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » (ce qui étant traduit signifie Christ). Il le conduisit auprès de Jésus ; « Jésus ayant fixé sur lui ses regards dit : « Tu es Simon fils de Jean, tu seras appelé Céphas » (ce qui se traduit par Pierre). « Le lendemain il voulut se rendre en Galilée, et il trouve Philippe, et Jésus lui dit : « Suis-moi. » Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre ; Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé, c'est Jésus fils de Joseph, qui est de Nazareth. » « Nathanaël lui dit : « Est-ce que de Nazareth il peut venir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois, » Jésus vit Nathanaël venant à lui, et il dit de lui : « Voilà vraiment un Israélite dans lequel il n'y a pas de fraude. » Nathanaël lui dit : « D'où me connais-tu ? » Jésus lui répliqua : « Avant que Philippe t'appelât, pendant que tu étais sous le figuier je t'ai vu. » Nathanaël répliqua : « Rabbi, tu es le fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. » Jésus lui répliqua : « Est-ce parce que je t'ai dit que je t'avais vu sous le figuier, que tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et redescendre sur le fils de l'homme. »
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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