Today's Readings
The Scripture readings appointed for today, with the full text in your language. Follow the daily readings for your tradition, every morning, in the Bosko app.
First Reading
1 Timothy 6:1-5
Que tous les esclaves qui sont sous le joug envisagent leurs propres maîtres comme dignes de tout respect, afin que le nom de Dieu et l'enseignement ne soient l'objet d'aucune calomnie ; et, d'un autre côté, que ceux qui ont des fidèles pour maîtres ne les méprisent pas parce que ce sont des frères, mais qu'ils les servent d'autant mieux que ceux qui profitent de leur bonne conduite sont des fidèles et des bien-aimés. Voilà ce que tu dois enseigner et prescrire. Si quelqu'un enseigne une autre doctrine, et n'adhère pas aux saines paroles de notre seigneur Jésus-Christ et à l'enseignement conforme à la piété, il est enflé d'orgueil, ne sachant rien, mais étant maladivement épris de disputes et de querelles de mots, d'où résultent l'envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d'hommes dont l'intelligence est corrompue, et qui sont privés de la vérité, parce qu'ils envisagent la piété comme une source de revenu.
First Reading
Zechariah 13
En ce jour-là il y aura une source ouverte pour la maison de David et pour les habitants de Jérusalem, pour le péché et la souillure. Et en ce jour-là, dit l'Éternel des armées, j'exterminerai du pays les noms des idoles, pour que leur mémoire se perde, et je bannirai aussi du pays les prophètes et l'esprit impur. Que si quelqu'un prophétise encore, son père et sa mère, ses parents lui diront : « Tu ne dois pas vivre, car tu as proféré le mensonge au nom de l'Éternel ; » et son père et sa mère, ses parents, le transperceront lui prophétisant. Et en ce jour-là les prophètes auront tous honte de leur vision eux prophétisant, et ils ne revêtiront plus le manteau velu pour tromper. Et chacun d'eux dira : Je ne suis point prophète, je suis laboureur, car quelqu'un me vendit dès ma jeunesse. Et si on lui dit : Qu'est-ce donc que ces blessures que tu as aux mains ? il dira : J'ai reçu ces coups dans la maison de mes amants. Épée, réveille-toi ! [fonds] sur mon pasteur et sur un homme qui est mon proche ! dit l'Éternel des armées ; frappe le pasteur, et le troupeau se dispersera, mais je reporterai ma main sur les petits. Et il arrivera dans tout le pays, dit l'Éternel, que les deux tiers en seront exterminés, périront, et que le tiers y survivra. Et je mettrai le tiers au feu et les purifierai, comme on purifie l'argent, et les éprouverai, comme on éprouve l'or. Et ce tiers invoquera mon nom, et moi je l'exaucerai ; je dirai : C'est mon peuple ; et ils diront : L'Éternel est mon Dieu.
First Reading
Isaiah 60:1-6
Debout ! sois illuminée, car ta lumière arrive, et sur toi la gloire de l'Éternel se lève ! Car voici, les ténèbres couvrent la terre, et l'obscurité les nations, mais sur toi l'Éternel se lève, et sa gloire se rend visible sur toi. Et des nations viennent à ta lumière, et des rois à la clarté qui se lève pour toi. Jette les yeux de toutes parts et regarde ! rassemblés ils viennent tous à toi, de loin tes fils arrivent et tes filles sur les bras sont portées. A ce spectacle tu te réjouis, et ton cœur bat et se dilate, car vers toi se dirigent les richesses de la mer, et l'opulence des peuples s'achemine vers toi. Tu seras couverte d'une foule de chameaux, de dromadaires de Madian et d'Epha ; ils viennent tous de Séba, ils portent de l'or et de l'encens et publient les louanges de l'Éternel.
Morning Prayer — First Lesson
Isaiah 63
Qui vient là d'Edom, en habits écarlates de Botsra, étalant fièrement son manteau, portant la tête en arrière dans la plénitude de sa force ? – « Moi, qui parlai de justice, tout-puissant pour sauver. » – Pourquoi ton manteau est-il rouge, et tes vêtements comme ceux du pressureur ? – « Seul j'ai foulé au pressoir, et d'aucun des peuples je ne fus assisté, et je les ai foulés dans ma fureur et écrasés dans ma colère, et le suc en a jailli sur mes vêtements, et j'ai eu tout mon manteau taché : car un jour de vengeance était dans ma pensée, et l'année de mes rachetés était venue. Et je regardai, et il n'y avait point d'aide, et je m'étonnai, et point de soutien. Alors mon bras fut mon aide, et ma fureur, tel fut mon soutien, et je foulai des peuples dans ma colère et les écrasai dans ma fureur, à en faire ruisseler le suc sur la terre. » Je chante les grâces de l'Éternel, les louanges de l'Éternel, d'après tout ce que l'Éternel a fait pour nous, et la grande bonté pour la maison d'Israël qu'il leur a témoignée selon ses compassions et la grandeur de ses grâces. Il dit : « Oui, ils sont mon peuple, des enfants qui ne tromperont pas ; » et Il fut pour eux un Sauveur. Dans toutes leurs détresses il n'y eut point de détresse dont l'ange de sa face ne les sauvât ; dans son amour et sa miséricorde Il les racheta, et les leva, les porta tous les jours d'autrefois. Mais ils se rebellèrent, et irritèrent son Esprit Saint ; alors Il se tourna contre eux en ennemi, lui-même leur livra la guerre. Puis [Israël] se souvint des jours d'autrefois, de Moïse et son peuple. « Où est celui qui les tira de la mer avec le berger de son troupeau ? où est celui qui mit au milieu d'eux son esprit saint ? qui à la droite de Moïse conduisit son bras glorieux, entr'ouvrant les eaux devant eux pour se faire un nom éternel ? qui leur fit traverser les flots comme un coursier dans la plaine, sans broncher ? De même que les bestiaux descendent dans la vallée, l'Esprit de l'Éternel les fit arriver au repos. Ainsi tu conduisis ton peuple pour te faire un nom glorieux. » Regarde des Cieux, et vois, de ta demeure sainte et glorieuse ! Où sont ton zèle et ta puissance, l'émotion de ton cœur et ta miséricorde, qui se contiennent envers moi ? Mais tu es notre père, car Abraham ne nous connaît pas, et Israël nous ignore. Toi, Éternel, tu es notre père ; ton nom est notre Sauveur, dès l'éternité. Pourquoi, Éternel, nous fais-tu dévier de tes voies, endurcis-tu notre cœur contre ta crainte ? Reviens, pour l'amour de tes serviteurs, des tribus de ton héritage ! Pour un peu de temps ton peuple saint posséda le pays ; mais nos ennemis foulèrent ton sanctuaire. Nous sommes devenus comme ceux sur qui tu n'as jamais régné, qui ne sont pas appelés de ton nom.
Epistle
Titus 3:4-7
mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle.
First Reading
Isaiah 30
Malheur aux enfants réfractaires, dit l'Éternel, qui prennent des mesures, mais non de par moi, et font des alliances, mais non d'après mon esprit, pour accumuler péché sur péché, qui se mettent en chemin pour l'Egypte sans me consulter, pour s'étayer de l'appui de Pharaon et se réfugier sous l'ombrage de l'Egypte ! Car pour eux l'appui de Pharaon tournera en ignominie, et le refuge sous l'ombrage de l'Egypte en confusion, quoique leurs Princes soient à Tsoan, et que leurs députés aient atteint Chanès. Tous ont honte d'un peuple qui leur est inutile, dont ils ne tirent ni secours, ni profit, mais honte et confusion. Les bêtes de somme sont chargées pour le Midi ; par un pays de détresse et d'angoisse d'où viennent la lionne et le lion, la vipère et le serpent volant, ils portent sur la croupe des ânes leurs richesses, et sur le dos des chameaux leurs trésors, à un peuple dont ils n'auront nul profit. Car l'aide de l'Egypte est néant et vanité ; c'est pourquoi je l'appelle Grand tumulte pour ne point agir. Maintenant va, écris ces choses sur une table devant eux, et marque-les dans un livre, afin qu'elles se conservent pour l'avenir, en témoignage pour l'éternité. Car c'est un peuple rebelle, des enfants menteurs, des enfants qui ne veulent pas écouter la loi de l'Éternel, qui disent aux Voyants : « Ne voyez pas ! » et aux prophètes : « Ne nous prophétisez pas la vérité, dites-nous des choses flatteuses, prophétisez l'illusion ! Sortez de la voie, quittez le sentier, débarrassez notre vue du Saint d'Israël ! » Aussi, ainsi parle le Saint d'Israël : Puisque vous méprisez cette parole, et que vous vous confiez dans ce qui est inique et pervers, et que vous vous y appuyez, à cause de cela ce crime vous sera comme une lézarde ruineuse qui fait saillie sur un mur élevé et en amène soudain tout à coup la chute, et il se brise comme se brise le vase du potier cassé sans pitié, dont les débris n'offrent pas un têt à prendre du feu au foyer, ou à puiser de l'eau à la fontaine. Car ainsi a parlé le Seigneur, l'Éternel, le Saint d'Israël : Dans le retour et le repos sera votre salut, dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force ; mais vous n'avez pas voulu : vous avez dit : « Non ! mais sur des chevaux nous voulons nous mettre en course. » – C'est pourquoi vous serez mis en fuite ! – « Nous voulons monter des coursiers ! » – C'est pourquoi ils courront à votre poursuite. Mille fuiront à la menace d'un seul, et à la menace de cinq vous fuirez, jusqu'à ce que votre reste soit comme le signal au haut de la montagne, et comme l'étendard sur la colline. Aussi tarde-t-il à l'Éternel de vous être propice : aussi se lèverait-Il pour vous prendre en pitié, car l'Éternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui se confient en lui ! Oui, peuple de Sion qui habites Jérusalem, tu n'as plus à pleurer ! Il veut t'être propice à ton cri d'alarme, et t'exaucer, dès qu'il l'ouïra. Et le Seigneur vous donnera du pain dans l'angoisse, et de l'eau dans la détresse, et tes docteurs ne devront plus se cacher, mais tes yeux regarderont tes docteurs, et tes oreilles écouteront la parole que derrière toi ils disent : « Voici le chemin ! marchez-y ! » quand vous allez à droite, et que vous allez à gauche. Alors vous souillerez le revêtement de vos idoles d'argent et les draperies de vos images d'or ; vous les jetterez comme de l'ordure ; hors d'ici ! leur direz-vous. C'est pourquoi Il vous donnera les pluies des semailles, quand vous ensemencez le sol, et le pain, produit du sol, sera savoureux et nourrissant, et en ce même temps les troupeaux brouteront dans des pacages spacieux. Et les bœufs et les ânes qui travaillent la terre, mangeront un fourrage salé qu'on vannera avec le van et la pelle. Et sur tout mont élevé et sur toute colline éminente il y aura des ruisseaux, des courants d'eau, au jour du grand massacre, de la chute des tours. Et la lumière de la lune sera comme l'éclat du soleil, et l'éclat du soleil sera sept fois plus grand, comme l'éclat de sept jours, quand l'Éternel bandera la plaie de son peuple et guérira les meurtrissures de ses coups. Voici venir de loin le nom de l'Éternel avec le feu de la colère et le terrible incendie ; ses lèvres sont pleines de fureur, et sa langue est comme une flamme dévorante, et son souffle comme un torrent débordé qui s'élève à hauteur d'homme, pour vanner les nations dans le van de la ruine, et mettre la bride de l'égarement entre les mâchoires des nations. Vous chanterez comme dans la nuit de la fête solennelle, et votre cœur aura la joie du pèlerin qui au son de la flûte se rend à la montagne de l'Éternel, au rocher d'Israël. Et l'Éternel fera entendre les éclats de sa voix, et voir le mouvement de son bras avec la fureur de la colère, le feu de la flamme dévorante, l'inondation et la tempête et les pierres de la grêle. Oui, à la voix de l'Éternel l'Assyrien tremblera, de sa verge Il le frappera. Et partout où passera la verge qu'il lui destine, et dont l'Éternel le battra, les cymbales et les harpes retentiront, et Il lui livrera des assauts impétueux. Oui, dès longtemps une Topheth est prête, même pour le roi elle est préparée, profonde et large : son bûcher a du feu et du bois en abondance, le souffle de l'Éternel comme un torrent de soufre l'allume.
Morning Prayer — Second Lesson
Acts 27
Or, quand il eut été décidé que nous nous rendrions par mer en Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la cohorte Auguste ; puis nous étant embarqués sur un vaisseau d'Adramytte, qui devait faire escale dans les ports d'Asie, nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique. Le jour suivant nous touchâmes à Sidon, et Julius, par bienveillance pour Paul, lui permit de se rendre auprès des amis pour profiter de leurs bons soins. Partis de là, nous rangeâmes la côte de Chypre parce que les vents étaient contraires, et, traversant la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous abordâmes à Myrrha en Lycie. Et là, le centurion ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie en partance pour l'Italie, il nous y embarqua. Mais, après plusieurs jours d'une lente navigation, nous arrivâmes à grand'peine à la hauteur de Cnide, et le vent ne nous ayant pas permis d'y aborder nous rangeâmes la côte de la Crète du côté de Salmone ; et, après l'avoir côtoyée avec peine, nous arrivâmes à un endroit appelé Beauxports, près duquel était la ville de Lasée. Cependant, un temps considérable s'étant écoulé et la navigation étant devenue dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée, Paul leur adressait des représentations en disant : « Je prévois que c'est au péril et au grand détriment, non seulement de la cargaison et du navire, mais encore de nos vies, que se fera la navigation. » Mais le centurion se fia au pilote et au patron plutôt qu'à ce que disait Paul. D'ailleurs le port étant impropre pour un hivernage, la plupart émirent l'avis de s'en éloigner et de chercher à atteindre, pour passer l'hiver, Phénix, port de Crète qui regardait le sud-ouest et le nord-ouest. Le vent du sud s'étant légèrement levé, ils s'imaginèrent réussir dans leur projet, et, ayant levé l'ancre, ils côtoyèrent la Crète de plus près. Mais bientôt, un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna contre le rivage, et, comme le navire était entraîné sans pouvoir tenir contre le vent, nous nous voyions aller à la dérive. Et, ayant dépassé une petite île nommé Cauda, nous réussîmes avec peine à nous rendre maîtres du canot ; après l'avoir hissé, ils se servirent d'engins pour ceindre le navire. Puis, craignant d'être jetés sur la Syrte, ils descendirent les agrès et ils voguaient ainsi ; mais, comme nous étions violemment battus par la tempête, ils lancèrent le lendemain la cargaison à la mer, et le jour suivant ils y jetèrent de leurs propres mains le mobilier du navire. Privés, pendant plusieurs jours, de la vue du soleil et des étoiles, et constamment en butte à une violente tempête, tout espoir de salut nous était ravi. Et, comme on se livrait à une grande abstinence, Paul, s'étant alors levé au milieu d'eux, dit : « Il aurait fallu, sans doute, suivre le conseil que je vous avais donné de ne point quitter la Crète, et éviter ainsi cette détresse et cette perte ; toutefois, dans l'état des choses, je vous invite à prendre courage, car aucune de nos vies ne sera perdue, mais seulement le navire. En effet, cette nuit même, un ange du Dieu auquel j'appartiens et à qui je rends un culte, m'est apparu, en disant : « Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici, Dieu t'a octroyé tous ceux qui naviguent avec toi. » C'est pourquoi prenez courage, car j'ai cette foi en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit ; c'est sur quelque île que nous devons être jetés. » Or, la quatorzième nuit, comme nous étions ballottés sur l'Adriatique, vers le milieu de la nuit, les matelots se crurent dans le voisinage d'une terre, et, ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses, puis, s'étant un peu éloignés et l'ayant jetée de nouveau, ils trouvèrent quinze brasses. Craignant alors que nous ne fussions jetés sur des récifs, ils jetèrent quatre ancres de la poupe et implorèrent l'arrivée du jour. Mais, comme les matelots cherchaient à s'enfuir du navire, et qu'ils avaient mis le canot à la mer, sous prétexte de porter en avant des ancres de la proue, Paul dit au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. » Alors les soldats coupèrent les cordes du canot et le laissèrent s'éloigner. Cependant, en attendant le jour, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture, en disant : « Voici aujourd'hui le quatorzième jour d'attente que vous passez dans l'abstinence sans rien prendre ; c'est pourquoi je vous invite aussi à prendre de la nourriture, car votre salut en dépend ; en effet il ne se perdra pas un cheveu de la tête d'aucun de vous. » Après avoir ainsi parlé, il prit du pain, et ayant rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit et se mit à manger ; et tous, reprenant courage, prirent aussi de la nourriture. Nous étions en tout dans le navire environ soixante-seize personnes. Quand ils se furent rassasiés de nourriture, ils allégèrent le navire en jetant les provisions à la mer. Mais, lorsque le jour fut venu, ils ne reconnaissaient pas la terre ; cependant ils aperçurent un golfe avec une plage sur laquelle ils résolurent, si cela leur était possible, de mettre le navire à l'abri ; puis, ayant coupé les ancres, ils les abandonnèrent à la mer ; en même temps, relâchant les attaches des gouvernails, et mettant la voile au vent, ils se dirigèrent vers la plage. Mais, ayant touché sur une langue de terre, ils firent échouer le navire, et, tandis que, d'un côté, la proue soulevée demeurait hors de l'eau, de l'autre, la poupe était fracassée par la violence du choc. Alors les soldats formèrent le projet de tuer les prisonniers, de peur que l'un d'eux ne s'échappât à la nage ; mais le centurion, qui voulait sauver Paul, les empêcha d'exécuter ce dessein, et il ordonna que ceux qui savaient nager se jetassent les premiers dans l'eau pour parvenir à terre, et, quant aux autres, qu'ils s'aidassent, ceux-ci de planches, et ceux-là de quelque pièce du navire. Et de cette manière il advint que tous arrivèrent à terre sains et saufs.
Responsorial Psalm
Psalm 126
Cantique graduel.Quand l'Éternel ramenait les captifs de Sion, c'était pour nous comme un songe. Alors nos bouches se remplirent de cris de joie, et notre langue, de chants d'allégresse. On disait parmi les nations : « L'Éternel a fait de grandes choses pour eux. » Oui, l'Éternel a fait de grandes choses pour nous, c'est ce qui nous rend joyeux. Éternel, ramène nos captifs, comme des ruisseaux dans la terre du midi. Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec des cris de joie : le semeur s'avance en pleurant, portant la semence qu'il jette ; il revient tout joyeux chargé de ses gerbes.
Gospel
Luke 2:15-20
Et il advint, lorsque les anges les eurent quittés pour regagner le ciel, que les bergers se disaient les uns aux autres : « Eh bien ! allons jusques à Bethléem, et voyons l'accomplissement de cette parole que le Seigneur nous a fait connaître. » Et ils vinrent en toute hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Or, après l'avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit touchant ce petit enfant. Et tous les auditeurs furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Mais Marie retenait toutes ces paroles, en les méditant dans son cœur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient ouï et vu conformément à ce qui leur avait été dit.
Responsorial Psalm
Psalm 53
Au maître chantre. Sur les flûtes. Hymne de David.Les impies ont dit en leur cœur : « Il n'y a point de Dieu ! » Leur méchanceté est perverse, abominable ; il n'y a personne qui fasse le bien. L'Éternel examine des Cieux les enfants des hommes, pour voir s'il y a quelque homme raisonnable, qui cherche Dieu : tous se sont révoltés, pervertis tous ensemble : il n'y a personne qui fasse le bien, pas même un. Ne se reconnaîtront-ils pas tous ces malfaiteurs, qui mangent mon peuple comme du pain ? N'invoqueront-ils point l'Éternel ? Bientôt la terreur les saisira, sans qu'il y ait une cause de terreur. Car Dieu disséminera les ossements de ceux qui campent contre toi : tu les confondras, car Dieu les a rejetés. Ah ! si de Sion le salut venait sur Israël !… \ Que Dieu ramène les captifs de son peuple ! et Jacob se réjouira, et Israël triomphera.
Responsorial Psalm
Psalm 64
Au maître chantre. Cantique de David.Entends, ô Dieu, ma voix, quand je gémis ! Préserve ma vie de l'ennemi qui m'effraie ! Mets-moi à couvert des complots des méchants, de la troupe de ceux qui font le mal, qui aiguisent leur langue comme une épée, et décochent, comme des flèches, des paroles amères, pour atteindre en cachette l'innocent ; soudain ils l'atteignent, et sont sans crainte. Résolus à faire un mauvais coup, ils se concertent pour cacher des pièges, et disent : « Qui en serait témoin ? » Ils projettent des crimes : « Nous sommes prêts, le plan est conçu ! » Et tous ils cachent le fond de leur pensée et de leurs cœurs. Alors Dieu les atteint de sa flèche ; leur défaite est soudaine, et ils tombent : leur langue même en est cause ; tous ceux qui les voient, fuient, et tous les hommes sont saisis de crainte, et publient l'œuvre de Dieu, et reconnaissent son action. Le juste est ravi de l'Éternel, et se confie en lui, et tous les hommes droits se glorifient.
Responsorial Psalm
Psalm 30
Cantique de David sur l'hymne de la dédicace de la maison.Je t'exalte, Éternel, car tu m'as délivré, refusant à mes ennemis la joie de ma perte. Éternel, mon Dieu ! j'ai crié à toi, et tu m'as guéri. Éternel, tu as retiré mon âme des Enfers, et m'as rendu la vie, entre ceux qui descendent au tombeau. Chantez l'Éternel, vous ses bien-aimés, et louez son saint nom ! Car il est un instant pour son courroux, mais toute la vie pour son amour : le soir, la tristesse est notre hôte, et au matin, c'est l'allégresse. Et moi, je disais dans ma sécurité : A jamais je suis inébranlable ! Éternel, en ta grâce tu avais affermi ma montagne ; mais tu cachas ta face, et je fus éperdu. Éternel, je criai à toi, et je fis au Seigneur ma supplication : « Qu'as-tu à faire de mon sang et de mon trépas ? La poudre peut-elle te louer, et dire ta fidélité ? Ecoute, Éternel, et prends pitié de moi ! Éternel, sois-moi secourable ! » Et tu changeas mon deuil en allégresse, tu délias mon cilice, et me donnas la joie pour ceinture, afin que mon cœur te loue, et ne reste point muet. Éternel, mon Dieu, je veux te louer à jamais !
Evening Prayer — First Lesson
Isaiah 64
O ! si tu entr'ouvrais les Cieux et descendais, par ta présence ébranlant les montagnes, pareil au feu qui brûle la ramée, au feu qui fait bouillir l'eau, pour faire connaître ton nom à tes adversaires, par ta présence ébranlant les nations, comme lorsque tu fis des prodiges que nous n'osions attendre, et descendis, par ta présence ébranlant les montagnes ! Jamais ni l'ouïe, ni l'oreille, ni l'œil ne découvrit un Dieu sinon toi, qui en agît ainsi envers ceux qui s'attendent à lui. Tu viens au-devant de qui se plaît à faire le bien, et de qui suivant tes voies garde ta mémoire. Voici, tu t'irritas, car nous avions péché ; [nous suivîmes] longtemps cette voie ; et nous aurions été sauvés !… Et nous fûmes tous comme un impur et toute notre justice comme une robe immonde, et comme une feuille nous nous flétrîmes tous, et comme un ouragan nos crimes nous emportèrent : et personne qui invoque ton nom ! qui se réveille pour te saisir ! car tu nous as caché ta face et nous laisses périr par l'effet de nos crimes. Mais maintenant, Éternel, tu es notre père, nous l'argile et toi notre formateur, et tous nous sommes l'œuvre de tes mains. Ne t'irrite pas, ô Éternel, à l'extrême, et ne garde pas à jamais la mémoire du crime ! Voici, ah ! regarde, nous sommes tous ton peuple ! Tes villes saintes sont un désert, Sion est un désert, Jérusalem une solitude. Notre maison sainte et glorieuse où nos pères t'ont loué, est incendiée, et tout ce que nous aimions est dévasté. A ces faits peux-tu te contenir, ô Éternel, garder le silence, et nous humilier à l'excès ? je vous destine à l'épée, et vous serez tous jetés à la tuerie, parce que j'ai appelé et que vous n'avez pas répondu, j'ai parlé, et que vous n'avez pas écouté, et avez fait ce qui est mal à mes yeux, et choisi ce que je n'approuve pas.
Second Reading
Hebrews 8
Mais le point capital de ce que nous disons, c'est que nous possédons un grand prêtre tel, qu'il s'est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle qui a été dressé par le Seigneur, non par un homme. En effet tout grand prêtre est institué pour présenter des offrandes et des sacrifices, en sorte qu'il était nécessaire que celui-ci eût aussi quelque chose à présenter. Si donc il était sur la terre, il ne serait pas même prêtre, — puisque là se trouvent ceux qui présentent les offrandes selon la loi, lesquels rendent un culte à une copie et à une ombre des choses qui sont dans le ciel, selon l'oracle par lequel il fut répondu à Moïse, qui allait, construire le tabernacle : « Aie soin, dit-Il en effet, de tout exécuter selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne ; » — mais maintenant il a obtenu un ministère bien supérieur, d'autant plus qu'il est médiateur d'une alliance encore plus excellente, et dont la loi repose sur de bien meilleures promesses. En effet, si cette première loi était irréprochable, il n'y avait pas à chercher la place d'une autre, tandis que c'est d'un ton de reproche qu'il leur dit : « Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, où Je conclurai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle, non plus comme l'alliance que J'ai faite avec leurs pères dans le temps où Je les pris par la main pour les faire sortir de la terre d'Egypte, parce qu'ils n'ont pas persévéré dans Mon alliance, et que, de Mon côté, Je les ai négligés, dit le Seigneur. Car voici l'alliance que Je ferai avec la maison d'Israël, après ce temps-là, dit le Seigneur : Je mettrai Mes lois dans leur pensée, et Je les écrirai sur leurs cœurs, et Je serai leur Dieu, et ils seront Mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son concitoyen, et chacun son frère, en disant : Apprends à connaître le Seigneur, car tous Me connaîtront parmi eux, depuis le petit jusqu'au grand, parce que Je me montrerai miséricordieux pour leurs injustices, et que Je ne me souviendrai absolument plus de leurs péchés. » En disant : « une nouvelle, » Il a frappé la première de décrépitude ; or ce qui est décrépit et vieilli est près de disparaître.
Second Reading
I Timothy 5
N'accable pas de reproches le vieillard, mais parle-lui comme à un père, aux jeunes gens comme à des frères, aux femmes âgées comme à des mères, aux jeunes femmes comme à des sœurs en toute pureté. Aie des égards pour les veuves, véritables veuves ; mais si une veuve a des enfants ou des descendants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre maison, et à reconnaître les soins de leurs ascendants, car cela est agréable aux yeux de Dieu. Mais celle qui est véritablement veuve, et isolée, a mis son espérance en Dieu, et elle persévère dans les oraisons et les prières nuit et jour, tandis que celle qui s'adonne aux plaisirs est morte, quoique vivante ; voilà ce que tu dois aussi prescrire, afin qu'elles soient irréprochables. Mais si quelqu'un néglige les siens, et surtout ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un infidèle. Qu'une veuve ne soit portée sur le rôle, que si elle n'a pas moins de soixante ans, si elle n'a eu qu'un seul mari, si elle se recommande par de bonnes œuvres, comme d'avoir élevé ses enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, pratiqué toute bonne œuvre. Mais repousse les veuves plus jeunes, car, quand la volupté les détache de Christ, elles veulent se marier, et elles encourent ainsi le blâme d'avoir rompu leur premier engagement ; mais en outre elles apprennent encore, dans leur fainéantise, à courir les maisons, et elles ne sont pas seulement fainéantes, mais de plus bavardes et intrigantes, disant ce qui ne convient pas. Je veux donc que les plus jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent point à l'adversaire l'occasion de les calomnier, car quelques-unes déjà ont déserté pour suivre Satan. Si une fidèle a des veuves, qu'elle les assiste, et que l'église n'en ait pas la charge afin qu'elle puisse assister les véritables veuves. Que les anciens qui président bien soient honorés d'une double rémunération, surtout ceux qui s'appliquent à la prédication et à l'enseignement, car l'Écriture dit : « Tu n'emmusèleras point le bœuf qui foule le grain, » et l'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un ancien, à moins qu'elle ne repose sur le témoignage de deux ou trois personnes ; mais ceux qui pèchent, réprimande-les devant tous les autres, afin que ces derniers aussi en conçoivent de la crainte. Je t'adjure devant Dieu, devant Christ Jésus, et devant les anges élus, d'observer cette règle sans prévention, et de ne rien faire par suggestion. N'impose précipitamment les mains à personne, et ne te rends pas complice des péchés des autres. Conserve-toi toi-même pur ; ne continue plus à ne boire que de l'eau, mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes incommodités. Les péchés de certains hommes sont évidents, avant même tout jugement, tandis que chez d'autres ils ne se manifestent qu'ensuite ; de même aussi les bonnes actions sont évidentes, celles qui ne le sont pas d'abord ne peuvent rester secrètes.
Second Reading
1 John 5:5-13
Or, quel est celui qui remporte la victoire sur le monde, sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ? C'est ce Jésus-Christ qui est venu avec de l'eau et du sang, non pas avec l'eau seule, mais avec l'eau et avec le sang ; et l'Esprit est celui qui témoigne, parce que l'Esprit est la vérité ; car ils sont trois ceux qui témoignent : l'Esprit, et l'eau, et le sang, et les trois s'accordent. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c'est le témoignage de Dieu, puisqu'il a rendu témoignage à Son fils. Celui qui croit au fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage ; celui qui ne croit pas Dieu en fait un menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à Son fils. Et voici en quoi consiste ce témoignage : c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en Son fils ; celui qui possède le Fils possède la vie ; celui qui ne possède pas le fils de Dieu ne possède point la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous possédez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du fils de Dieu.
Second Reading
Romans 11:25-36
Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !
Gospel
John 8
[Or Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers ; mais à l'aube il vint de nouveau dans le temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme prise en flagrant délit d'adultère, et l'ayant placée au milieu, ils lui disent : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère ; or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là ; toi donc que prononces-tu ? » Or ils parlaient ainsi pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Mais comme ils persistaient à l'interroger, s'étant relevé il leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. » Et s'étant baissé de nouveau il écrivait avec le doigt sur la terre. Mais eux, l'ayant entendu, et étant repris par leur conscience, ils sortirent l'un après l'autre, à commencer par les anciens jusques aux derniers, et Jésus fut laissé seul avec la femme qui était au milieu. Or Jésus s'étant relevé et n'ayant vu personne que la femme lui dit : « Femme, où sont-ils ces gens qui se sont faits tes accusateurs ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? » Or elle dit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas, va, et ne pèche plus. » ] Jésus s'adressa donc derechef à eux en disant : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera certainement point dans les ténèbres, mais il possédera la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent donc : « Tu portes témoignage en ta faveur ; ton témoignage n'est pas véridique. » Jésus leur répliqua : « Lors même que je porte témoignage en ma faveur, mon témoignage est véridique, parce que je sais d'où je suis venu et où je vais, mais vous, vous ne savez d'où je viens et où je vais. Pour vous, vous jugez selon la chair, pour moi je ne juge personne ; mais d'ailleurs si je juge, mon jugement est véritable, parce que je ne suis pas seul, mais qu'avec moi est aussi le Père qui m'a envoyé. Et en outre dans votre loi il est écrit que le témoignage de deux hommes est véridique ; c'est moi qui porte témoignage en ma faveur, et le Père qui m'a envoyé porte aussi témoignage en ma faveur. » Ils lui disaient donc : « Où est ton Père ? » Jésus répliqua : « Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles près du trésor, pendant qu'il enseignait dans le temple ; et personne ne le saisit, parce que son heure n'était pas encore venue. Il leur dit donc derechef : « Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir. » Les Juifs disaient donc : « Est-ce qu'il se tuera, qu'il dit : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir ? » Et il leur disait : « Pour vous, vous êtes d'en bas, mais je suis d'en haut ; vous, vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde. Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que c'est moi qui le suis, vous mourrez dans vos péchés. » Ils lui disaient donc : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur dit : « Cela même dont je vous parle dès le commencement. J'ai beaucoup à dire et à juger à votre égard, mais Celui qui m'a envoyé est véridique, et quant à moi, ce que j'ai entendu de Lui, c'est ce dont je parle dans le monde. » Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus dit donc : « Quand vous aurez élevé le fils de l'homme, alors vous connaîtrez que c'est moi qui le suis, et que je ne fais rien de mon chef, mais que je parle comme mon Père m'a enseigné, et que Celui qui m'a envoyé est avec moi ; Il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui Lui plaît. » Pendant qu'il parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Jésus disait donc aux Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la postérité d'Abraham, et jamais nous ne fûmes esclaves de personne ; comment peux-tu dire : vous deviendrez libres ? » Jésus leur répliqua : « En vérité, en vérité je vous déclare que quiconque pratique le péché est esclave du péché ; or l'esclave ne demeure pas éternellement dans la famille ; le fils y demeure éternellement ; si donc le fils vous délivre, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham, mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne trouve pas accès parmi vous. Pour moi, je parle de ce que j'ai vu auprès de mon Père ; vous donc aussi, vous faites ce que vous avez appris de votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham ; mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi, un homme qui vous ai annoncé la vérité que j'ai entendue de Dieu ; c'est ce que n'a point fait Abraham ; vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes point nés d'un commerce impudique, nous n'avons qu'un seul et unique père, qui est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre père, vous m'aimeriez ; en effet je suis issu de Dieu et je viens de Lui, car je ne suis point venu de mon chef, mais c'est Lui qui m'a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole ; pour vous, vous êtes issus du père qui est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père ; il a été homicide dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui ; lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et en est le père. Mais moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui d'entre vous me convainc de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est issu de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous, vous ne les écoutez pas, parce que vous n'êtes pas issus de Dieu. » Les Juifs lui répliquèrent : « N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon ? » Jésus répliqua : « Pour moi, je n'ai pas de démon, mais j'honore mon Père, et vous, vous me déshonorez ; mais je ne recherche pas ma propre gloire ; il y en a Un qui la recherche et qui juge. En vérité, en vérité je vous déclare que si quelqu'un a observé ma parole, il ne verra certainement jamais la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous reconnaissons que tu as un démon ; Abraham est mort ainsi que les prophètes, et toi tu dis : Si quelqu'un a observé ma parole, il ne verra certainement jamais la mort. Est-ce que tu es plus grand que notre père Abraham, lequel est pourtant mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? » Jésus répliqua : « Si c'est moi qui me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, Lui que vous dites être votre Dieu, et cependant vous ne Le connaissez pas, mais moi je Le connais ; et si je disais que je ne Le connais pas, je serais un menteur comme vous, mais je Le connais et j'observe Sa parole. Abraham votre père a tressailli de joie de ce qu'il verrait ma journée, et il l'a vue, et il s'est réjoui. » Les Juifs lui dirent donc : « Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! » Jésus leur dit : « En vérité, en vérité je vous le déclare, avant qu'Abraham existât, je suis. » Ils prirent donc des pierres pour les lui jeter ; Jésus se cacha et sortit du temple.
Evening Prayer — Second Lesson
3 John 1
L'ancien, à Gaïus le bien-aimé que j'aime véritablement ! Bien-aimé, je te souhaite qu'à tous égards tu prospères et sois en bonne santé, comme prospère ton âme ; car j'ai été très fort réjoui de l'arrivée des frères qui ont rendu témoignage à ta vérité, à la manière, dis-je, dont tu marches dans la vérité. Je n'ai pas de plus grande grâce que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. Bien-aimé, tu accomplis fidèlement tout ce que tu as à faire pour les frères, bien qu'ils soient étrangers ; lesquels ont rendu témoignage à ta charité à la face de l'église, et au voyage desquels tu feras bien de pourvoir d'une manière digne de Dieu ; car c'est pour le nom qu'ils sont partis sans rien recevoir des Gentils. Nous devons donc nous intéresser à eux, afin de coopérer avec eux pour la vérité. Tu as écrit quelques mots à l'église ; mais Diotrèphe, qui s'arroge parmi eux le premier rang, ne nous admet pas ; c'est pourquoi, si je viens, je signalerai les actes auxquels il se livre, lui qui se répand contre nous en de méchants propos et qui non content de cela, non seulement n'accueille pas lui-même les frères, mais s'oppose à ceux qui veulent le faire et les chasse de l'église. Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien ; celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu. Démétrius a pour lui le témoignage de tous et de la vérité elle-même ; et nous aussi nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est véridique. J'aurais beaucoup de choses à t'écrire, mais je ne veux pas t'écrire avec l'encre et le roseau ; mais j'espère te voir bientôt, et nous parlerons bouche à bouche.
Gospel
Luke 2:41-52
Et ses parents se rendaient, chaque année à Jérusalem lors de la fête de Pâque. Et quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête, et qu'après en avoir célébré les divers jours, ils s'en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem, et ses parents ne s'en aperçurent point ; mais croyant qu'il était dans la caravane, ils firent une journée de chemin et ils le cherchaient parmi leurs parents et connaissances ; et ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Et il advint qu'au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le temple assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Et tous étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Et l'ayant vu, ils furent consternés, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi ainsi envers nous ? Voici, ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. » Et il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? » Et ils ne comprirent pas ce qu'il leur avait dit. Puis il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère retenait toutes choses en son cœur. Et Jésus progressait en sagesse, et en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.
Gospel
Luke 2:36-40
Et là se trouvait Anne, prophétesse, fille de Phanouel de la tribu d'Aser. Cette femme (fort avancée en âge, puisqu'après avoir vécu avec un mari sept ans depuis sa virginité, elle avait atteint dans son veuvage l'âge de quatre-vingt-quatre ans), cette femme qui ne bougeait du temple, où elle rendait à Dieu nuit et jour un culte par des jeûnes et des prières, et qui était survenue en ce moment même, adressait des actions de grâces à Dieu et parlait de Lui à tous ceux qui attendaient la rédemption de Jérusalem. Et lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était prescrit par la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée dans leur ville de Nazareth. Cependant le petit enfant grandissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la grâce de Dieu était sur lui.
Gospel
Matthew 1
Table généalogique de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; Juda engendra de Thamar Pharès et Zaré ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon engendra Boes de Rachab ; Boes engendra Jobed de Ruth ; Jobed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asaph ; Asaph engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ; Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amos ; Amos engendra Josias ; Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la déportation de Babylone. Après la déportation de Babylone Jéchonias engendre Sélathiel ; Sélathiel engendre Zorobabel ; Zorobabel engendre Abioud ; Abioud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Élioud ; Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle naquit Jésus qui est appelé Christ. Toutes les générations forment donc d'Abraham jusques à David, quatorze générations, et de David jusques à la déportation de Babylone, quatorze générations, et de la déportation de Babylone jusques au Christ, quatorze générations. Or, voici quelle fut la naissance du Christ Jésus : Sa mère Marie ayant été fiancée à Joseph, avant qu'ils eussent vécu ensemble elle se trouva enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Mais, comme Joseph son mari était un homme juste et qui ne voulait pas la déceler, il se résolut à la répudier secrètement. Or, après qu'il eut formé ce projet, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : « Joseph, fils de David, ne crains point de garder Marie pour ta femme, car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; or elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. » — Or tout cela est advenu afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « Voici, la vierge sera enceinte, et elle mettra au monde un fils, et ils lui donneront le nom d'Emmanouel ; » ce qui signifie, étant traduit : Avec nous Dieu. — Or Joseph s'étant éveillé de son sommeil agit comme le lui avait prescrit l'ange du Seigneur, et il garda sa femme ; et il ne la connaissait point jusqu'à ce qu'elle eût mis au monde un fils, et il lui donna le nom de Jésus.
A daily plan reading through Scripture in course. Bible text is in the public domain. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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