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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Exode 1:1-22

Et voici les noms des fils d'Israël venus en Egypte avec Jacob ; ils vinrent chacun avec sa maison : Ruben, Siméon, Lévi et Juda ; Issaschar, Zabulon et Benjamin ; Dan et Nephthali ; Gad et Asser ; et toutes les personnes issues des entrailles de Jacob étaient au nombre de soixante-dix âmes ; or Joseph était en Egypte. Et Joseph mourut ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là. Et les enfants d'Israël furent féconds et pullulèrent et se multiplièrent et s'accrurent de plus en plus, et ils remplirent le pays. Alors il s'éleva un nouveau roi sur l'Egypte, qui ne connaissait point Joseph. Et il dit à son peuple : Voilà que le peuple des enfants d'Israël est plus grand et plus fort que nous : eh bien ! opposons-lui la prudence afin qu'il n'augmente pas, et que, le cas échéant d'une guerre, il ne se joigne pas à nos ennemis pour nous combattre, puis partir du pays. Et l'on préposa sur lui des chefs de corvée dans le but de l'accabler sous leur faix ; et il bâtit pour Pharaon des villes de dépôt, Pithom et Ramsès. Mais plus on l'accablait, plus il multipliait et se propageait ; et ils prirent peur des enfants d'Israël. Et les Égyptiens firent peser sur les enfants d'Israël une servitude oppressive, et par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les travaux de la campagne ils empoisonnaient leur vie, par tout l'ouvrage auquel ils les employaient tyranniquement. Et le roi d'Egypte parla aux sages-femmes des Hébreux, parmi lesquelles une se nommait Siphra, et une autre Puha, et dit : Lorsque vous accoucherez les femmes des Hébreux, et que pendant le travail vous verrez que c'est un fils, tuez-le ; mais si c'est une fille, laissez-la vivre. Mais les sages-femmes craignirent Dieu et ne se conformèrent point à l'ordre du roi d'Egypte, et elles laissèrent vivre les enfants. Alors le roi d'Egypte manda les sages-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi de la sorte et laissé vivre les enfants ? Et les sages-femmes répondirent à Pharaon : C'est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes, car elles sont vigoureuses, et, avant l'arrivée de la sage-femme, elles ont déjà enfanté. Et Dieu fit du bien aux sages-femmes, et le peuple se multiplia et s'accrut beaucoup. Et parce que les sages femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu leur éleva des maisons. Alors Pharaon prescrivit cet ordre à tout son peuple : Vous jetterez au Nil tous les fils qui naîtront, mais vous laisserez vivre les filles.

Épître

Romains 8:35-39

Qui est-ce qui nous séparera de l'amour de Dieu manifesté en Christ-Jésus ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée, selon qu'il est écrit : « Car c'est à cause de Toi que nous sommes mis à mort tout le long du jour ; nous avons été regardés comme des brebis de tuerie ? » Mais au contraire en tout cela nous sommes plus que vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés ; car je suis convaincu que ni la mort ni la vie, ni anges ni dominations, ni choses présentes ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Christ-Jésus notre Seigneur.

Première lecture

Galates 4:8-20

Mais, tandis qu'alors, ne connaissant point Dieu, vous étiez esclaves de ceux qui, par leur nature, ne sont pas des Dieux, maintenant, que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus par Lui, comment vous tournez-vous derechef vers les faibles et pauvres rudiments, auxquels vous voulez recommencer à vous asservir tout de nouveau ? Vous observez les jours, et les mois, et les temps, et les années ! Je crains pour vous d'avoir inutilement travaillé parmi vous. Devenez comme moi, je vous en prie, frères, car moi-même je suis devenu comme vous.Vous ne m'avez point offensé ; mais vous savez que ce fut à cause d'une faiblesse de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé la bonne nouvelle, et que vous n'avez alors ni méprisé, ni rejeté avec dégoût l'épreuve où vous avez été mis par ma chair, mais que vous m'avez reçu au contraire comme un ange de Dieu, comme Christ Jésus. Qu'est-ce donc qui faisait votre béatitude ? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. En sorte que je suis devenu votre ennemi en vous disant la vérité ! Ce n'est pas avec un zèle louable qu'ils s'attachent à vous, mais ils veulent nous séparer, afin que vous vous attachiez avec zèle à eux. Mais c'est à ce qui est bien que vous devez vous attacher avec un zèle louable, en tout temps, et non pas seulement pendant que je me trouve parmi vous. Mes enfants, vous, pour qui je souffre derechef les douleurs de l'enfantement jusques à ce que Christ ait été formé en vous, je voudrais bien me trouver maintenant parmi vous et changer de ton, car je suis inquiet à votre sujet.

Prière du matin — première lecture

Exode 10

Alors l'Éternel dit à Moïse : Va auprès de Pharaon, car j'ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, afin d'opérer mes signes, là au milieu d'eux, et afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils les faits que j'ai accomplis en Egypte et mes signes que j'y opère, afin que vous reconnaissiez en moi l'Éternel. Et Moïse et Aaron se rendirent auprès de Pharaon, et lui dirent : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Jusques à quand refuseras-tu de t'humilier devant moi ? laisse partir mon peuple pour qu'il me serve. Car si tu refuses de laisser partir mon peuple, voici, demain j'amènerai des sauterelles sur ton territoire, et elles couvriront la face du pays à empêcher d'apercevoir le sol, et elles dévoreront le reste échappé que vous a laissé la grêle, et elles dévoreront tous les arbres qui vous croissent dans les champs, et elles rempliront tes maisons et les maisons de tous tes serviteurs, et les maisons de tous les Égyptiens ; rien de pareil n'aura été vu par tes pères ni par les pères de tes pères, depuis qu'ils sont dans le pays jusqu'aujourd'hui. Et se tournant, il sortit de chez Pharaon. Alors les serviteurs de Pharaon lui dirent : Jusques à quand cet homme sera-t-il pour nous un piège ? Permets à ces gens d'aller servir l'Éternel, leur Dieu. Ne comprends-tu pas encore que l'Egypte se ruine. Et l'on ramena Moïse et Aaron auprès de Pharaon, et il leur dit : Allez rendre votre culte à l'Éternel, votre Dieu ! Quels sont tous ceux qui iront ? Et Moïse répondit : Nous irons avec nos jeunes gens et nos vieillards, nous irons avec nos fils et nos filles, avec nos brebis et nos bœufs ; car il s'agit pour nous de la fête de l'Éternel. Et il leur dit : Ainsi soit l'Éternel avec vous, comme je vais vous laisser partir avec vos enfants ! ? voyez vous-mêmes que vous avez du mal en vue ! Pas ainsi ! Partez, vous les hommes, pour rendre votre culte à l'Éternel, car c'est là ce que vous avez demandé. Puis on les chassa de la présence de Pharaon. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur le pays d'Egypte, pour faire venir les sauterelles sur le pays d'Egypte, afin qu'elles dévorent toutes les plantes de la terre, tout ce que la grêle a laissé. Et Moïse étendit son bâton sur le pays d'Egypte, et l'Éternel dirigea un vent d'Est sur le pays pendant toute cette journée et toute la nuit ; et le matin étant venu, le vent d'Est apporta les sauterelles. Et les sauterelles envahirent tout le pays d'Egypte, et s'établirent dans tout le territoire de l'Egypte en légions immenses ; avant elles il n'y avait pas eu de sauterelles comme celles-là, et après elles il n'y en aura plus de pareilles. Et elles couvrirent la face de tout le pays, et tout le pays en fut obscurci, et elles dévorèrent toutes les plantes du sol, et tous les fruits des arbres que la grêle avait épargnés, et il ne resta aucune verdure aux arbres ni aux plantes des champs dans tout le pays d'Egypte. Alors Pharaon fit en hâte appeler Moïse et Aaron, et il dit : J'ai péché contre l'Éternel, votre Dieu, et contre vous. Et maintenant pardonne-moi mon péché cette fois seulement et intercédez auprès de l'Éternel, votre Dieu, afin qu'il éloigne de moi cette mortalité seulement. Et il sortit de chez Pharaon et intercéda auprès de l'Éternel. Alors l'Éternel fit souffler à l'opposite un très fort vent d'Ouest qui entraîna les sauterelles et les refoula dans la Mer aux algues, et il ne resta pas une seule sauterelle dans tout le territoire de l'Egypte. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa point partir les enfants d'Israël. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel, pour que des ténèbres couvrent le pays d'Egypte, des ténèbres palpables. Et Moïse étendit sa main vers le ciel, et il y eut pendant trois jours d'épaisses ténèbres dans tout le pays d'Egypte. On ne s'apercevait pas les uns les autres et personne ne se leva de son séant pendant trois jours ; mais tous les enfants d'Israël avaient la lumière dans les lieux où ils habitaient. Alors Pharaon manda Moïse et dit : Partez, rendez votre culte à l'Éternel ! on ne retiendra que vos brebis et vos bœufs ; vos enfants peuvent aussi vous accompagner. Et Moïse dit : Il faut aussi que tu nous donnes les victimes et les holocaustes que nous sacrifierons à l'Éternel, notre Dieu. Et nos troupeaux aussi nous accompagneront ; il ne restera ici pas même un sabot, car c'est là que nous prendrons les victimes que nous offrirons à l'Éternel, notre Dieu ; et nous ignorons quels sacrifices nous aurons à faire jusqu'à ce que nous soyons arrivés là. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne voulut point les laisser partir. Et Pharaon lui dit : Sors de chez moi, prends garde à toi, et ne reparais pas en ma présence, car le jour où tu paraîtras en ma présence, tu mourras. Et Moïse reprit : Tu as bien dit ! je ne reparaîtrai plus en ta présence.

Première lecture

Genèse 32

Jacob de son côté poursuivit sa route, et il eut la rencontre d'anges de Dieu. Et il dit en les voyant : C'est le camp de Dieu ! Et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm (double camp). Et Jacob envoya devant lui des messagers à Esaü, son frère, dans le pays de Seïr, dans le pays d'Edom ; et il leur donna ses instructions en ces termes : Ainsi vous parlerez à mon seigneur Esaü : Ainsi parle ton serviteur Jacob : J'ai séjourné chez Laban et y suis resté jusqu'à présent, et j'ai acquis des bœufs et des ânes, des brebis, et des serviteurs et des servantes, et j'en fais donner avis à mon seigneur, pour trouver grâce à tes yeux. Et les messagers revinrent auprès de Jacob en disant : Nous nous sommes rendus chez ton frère, chez Esaü ; et de plus il est en marche à ta rencontre et a quatre cents hommes avec lui. Alors Jacob craignit fort et fut dans la détresse, et il partagea le monde qui était avec lui, et le menu et le gros bétail et les chameaux, en deux camps. Et il dit : Si Esaü fond sur l'un des camps et le met en déroute, le camp qui restera pourra se sauver. Et Jacob dit : Dieu de mon père Abraham, et Dieu de mon père Isaac, Éternel, qui m'as dit : Retourne dans ton pays et dans ta patrie, je veux être ton bienfaiteur ! je Suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité que tu as montrée à ton serviteur ; car avec mon bâton j'ai passé ce Jourdain, et maintenant je forme deux caravanes. Ah ! sauve-moi de la main de mon frère, de la main d'Esaü, car je le redoute, je crains qu'il ne vienne et ne me fasse tomber sous ses coups, la mère sur les enfants. Aussi bien tu as dit : Je veux être ton bienfaiteur, et rendre ta postérité égale au sable de la mer, qu'on ne peut compter tant il est immense. Et il passa cette nuit en ce lieu, et il prit dans ce qu'il transportait avec lui un présent pour Esaü, son frère, deux cents chèvres, vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers, trente chamelles mères avec leurs petits, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânes. Et il les remit à ses serviteurs, chaque troupeau séparément, et il dit à ses serviteurs : Précédez-moi, et laissez une distance entre un troupeau et l'autre. Et il donna cet ordre au premier : Si Esaü, mon frère, te rencontre et te fait cette question : A qui es-tu ? et où vas-tu ? et à qui est ce troupeau qui est devant toi ? tu répondras : A ton serviteur Jacob ; c'est un présent envoyé à mon seigneur Esaü, et voici, il vient lui-même après nous. Et il donna aussi ses ordres et au second, et au troisième, et à tous ceux qui marchaient derrière les troupeaux, en ces termes : C'est en ces termes que vous parlerez à Esaü, quand vous le trouverez, et vous direz : Voici, ton serviteur Jacob vient aussi après nous. Car il se disait : Je veux l'apaiser au moyen du présent qui me précède, et ensuite je le verrai ; peut-être me fera-t-il bon accueil. Et ainsi le présent prenait l'avance sur lui ; et il passa cette nuit au camp. Et il se leva la même nuit et prit ses deux femmes et ses deux servantes et ses onze enfants, et passa le gué du Jabok, et les prit et leur fit passer la rivière, et il transporta tout ce qu'il avait. Et Jacob resta ainsi seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Et voyant qu'il ne pouvait le vaincre, il le frappa à l'articulation de la hanche, et l'articulation de la hanche de Jacob fut luxée pendant qu'il luttait avec lui. Et il dit : Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. Et il dit : Je ne te laisse point aller que tu ne m'aies béni. Et il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Et il dit : Jacob ne sera plus le nom dont on t'appellera, mais Israël, car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes et tu l'as emporté. Et Jacob l'interrogeant lui dit : Découvre-moi donc ton nom. Et il dit : Pourquoi me demandes-tu donc mon nom ? Et Il le bénit là. Et Jacob appela ce lieu du nom de Pniel (face de Dieu) ; « car j'ai vu Dieu face à face et mon âme a été sauvée. » Et le soleil se levait comme il passait à Pniel ; mais il boitait de sa hanche. C'est pourquoi les enfants d'Israël ne mangent point jusqu'aujourd'hui le tendon qui est à l'articulation de la hanche, parce qu'il avait frappé l'articulation de la hanche de Jacob, le tendon.

Première lecture

Cantique des Cantiques 1

Cantique des cantiques, de Salomon.Qu'il m'embrasse des baisers de sa bouche ! car tes caresses sont plus exquises que le vin. L'huile qui te parfume a une odeur suave ; ton nom est un parfum qui se répand ; aussi les vierges ont pour toi de l'amour. Entraîne-moi ! nous courrons après toi. Le roi m'introduit dans ses appartements : dans nos transports, de toi nous voulons nous réjouir, célébrer ton amour plutôt que le vin ; on a pour toi un véritable amour. Je suis noire, mais gracieuse, filles de Jérusalem, comme les tentes de Cédar, comme les draperies de Salomon. Ne me considérez pas, parce que je suis noire, parce que le soleil a lancé sur moi ses regards ; les fils de ma mère, irrités contre moi, m'ont réduite à garder les vignes, et ma vigne, la mienne, je n'ai pu la garder. – Dis-moi, ô toi qu'aime mon âme, où tu pais tes brebis, où tu les fais reposer à midi ! car pourquoi errerais-je éperdue autour des troupeaux de les compagnons ? – – Si tu l'ignores, ô la plus belle des femmes, suis seulement les traces des brebis, et mène paître tes chevreaux près des cabanes des bergers. Au coursier du char de Pharaon je te compare, ma bien-aimée. Tes joues sont belles, entre les rangs [de perles], et ton col, au milieu des colliers. Nous le ferons des colliers d'or semés de points d'argent.– – Tandis que le roi est entouré de sa cour, mon nard exhale son parfum. Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, qui toujours est fixé sur mon sein. Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troène des vignobles d'En-Gueddi. – – Voici, tu es belle, ma bien-aimée, tu es belle ! tes yeux sont ceux de la colombe. – – Voici, tu es beau, mon bien-aimé, tu es aimable aussi ; et notre lit c'est la verdure, les solives de nos maisons sont les cèdres, et nos lambris, les cyprès.

Évangile

Jean 12:24-26

en vérité, en vérité je vous le déclare, si le grain de blé ne meurt après être tombé dans la terre, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur ; si quelqu'un veut me servir, le Père l'honorera…

Psaume responsorial

Psaumes 77

Au maître chantre préposé aux Jeduthunites. Cantique d'Asaph.Ma voix s'élève à Dieu, et je prie ; ma voix s'élève à Dieu, ô qu'il m'écoute ! Dans mon jour d'angoisse je cherche le Seigneur ; la nuit mes mains sont tendues, et ne se lassent point ; mon âme repousse la consolation. Je pense à Dieu, et je gémis, je réfléchis, et mon esprit se voile. (Pause) Tu tiens mes paupières éveillées, je suis agité, et je ne puis parler. Je repasse les jours de jadis, les années d'autrefois, je me rappelle mes chants de la nuit, je réfléchis en mon cœur, et mon esprit cherche. Le Seigneur rejettera-t-Il à jamais, ne sera-t-Il plus désormais propice ? Pour toujours sa grâce a-t-elle cessé, en est-ce fait de la promesse à perpétuité ? Dieu a-t-Il oublié la pitié, et dans sa colère arrêté le cours de ses compassions ? (Pause) Et je dis : Voici ce qui me fait souffrir : la droite du Très-haut n'est plus la même… Je veux rappeler les actes de l'Éternel ; car je me rappelle tes miracles d'autrefois ; et je veux méditer sur toutes tes œuvres, et considérer tes hauts faits. O Dieu, ta voie est sainte ; quel Dieu est grand comme Dieu ? Tu es le Dieu qui fais des miracles ! Tu as manifesté ta puissance parmi les peuples. De ton bras tu délivras ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. (Pause) Les eaux t'ont vu, ô Dieu, les eaux t'ont vu, et ont tremblé, et les flots ont été ébranlés. Les nuages ont épandu les eaux, et les nues ont fait entendre une voix, et tes flèches volèrent. Ton tonnerre éclata en roulements, les éclairs illuminèrent le monde. La terre s'émut et trembla. La mer fut ton chemin, et les grandes eaux, tes sentiers ; et l'on ne put reconnaître tes traces. Comme un troupeau tu conduisis ton peuple, par les mains de Moïse et d'Aaron.

Psaume responsorial

Psaumes 32

Hymne de David. O bonheur de celui dont la faute est pardonnée, et le péché remis ! O bonheur de l'homme à qui l'Éternel n'impute point le crime, et dont le cœur est sans hypocrisie ! Tant que je fus muet, mes os se consumaient par mes soupirs de tout le jour. Car le jour et la nuit j'étais sous le poids de ta main, la sève de ma vie séchait, comme aux feux de l'été. (Pause) Je t'avouai mon péché, et ne cachai point mon crime ; je dis : Je veux à l'Éternel confesser mon forfait ! et tu pardonnas le crime de mon péché. (Pause) Aussi, que tout fidèle te prie dans le temps où l'on te trouve ! Seul, au débordement des grandes eaux, il n'en sera pas atteint. Tu es mon asile, tu me gardes contre l'angoisse, et tu m'entoures de chants de délivrance. (Pause) Je veux t'instruire et te montrer la voie qu'il te faut suivre ; je veux t'avertir, fixant mes yeux sur toi. Ne soyez pas comme le cheval et le mulet stupide, qui, sans la bride et le mors du frein qui les dompte, ne t'approcheraient pas. Il y a beaucoup de douleurs pour l'impie ; mais celui qui dans l'Éternel met sa confiance, est environné de sa grâce. Justes, que l'Éternel excite votre joie et vos transports, et chantez, vous tous dont le cœur est droit !

Psaume responsorial

Psaumes 32

Hymne de David. O bonheur de celui dont la faute est pardonnée, et le péché remis ! O bonheur de l'homme à qui l'Éternel n'impute point le crime, et dont le cœur est sans hypocrisie ! Tant que je fus muet, mes os se consumaient par mes soupirs de tout le jour. Car le jour et la nuit j'étais sous le poids de ta main, la sève de ma vie séchait, comme aux feux de l'été. (Pause) Je t'avouai mon péché, et ne cachai point mon crime ; je dis : Je veux à l'Éternel confesser mon forfait ! et tu pardonnas le crime de mon péché. (Pause) Aussi, que tout fidèle te prie dans le temps où l'on te trouve ! Seul, au débordement des grandes eaux, il n'en sera pas atteint. Tu es mon asile, tu me gardes contre l'angoisse, et tu m'entoures de chants de délivrance. (Pause) Je veux t'instruire et te montrer la voie qu'il te faut suivre ; je veux t'avertir, fixant mes yeux sur toi. Ne soyez pas comme le cheval et le mulet stupide, qui, sans la bride et le mors du frein qui les dompte, ne t'approcheraient pas. Il y a beaucoup de douleurs pour l'impie ; mais celui qui dans l'Éternel met sa confiance, est environné de sa grâce. Justes, que l'Éternel excite votre joie et vos transports, et chantez, vous tous dont le cœur est droit !

Psaume responsorial

Psaumes 48

Cantique des fils de Coré. L'Éternel est grand et digne d'être loué, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Délices de toute la terre, le mont de Sion s'élève magnifique, sur ses flancs au Nord il porte la ville du grand Roi. Dieu pour ses palais s'est montré un rempart. Car voici, les rois se liguèrent : ensemble ils disparurent. Ils virent, et furent aussitôt éperdus, ils prirent l'épouvante, et s'enfuirent ; là même ils furent saisis du tremblement, des angoisses de l'enfantement, au souffle du vent d'Orient, qui fracasse les navires de Tarsis. Ce qu'on nous avait dit, nous l'avons vu nous-mêmes dans la ville de l'Éternel des armées, ville de notre Dieu ; Dieu la maintient à jamais. (Pause) O Dieu, nous pensons à ta grâce dans l'enceinte de ton temple. Que ta louange, ô Dieu, aussi bien que ton nom, retentisse jusqu'aux bouts de la terre ! De justice ta droite est remplie. La montagne de Sion est dans la joie, et les filles de Juda dans l'allégresse, à cause de tes jugements. Faites le tour de Sion et de son enceinte, comptez ses tours, examinez son fossé, faites la revue de ses palais, pour en parler à la race future ! Car ce Dieu est notre Dieu pour toujours, à jamais : Il nous conduira jusqu'à la mort.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 2:1-16

Et moi-même aussi, frères, quand je suis arrivé parmi vous, je suis venu sans vous annoncer avec une grande supériorité de langage ou de sagesse le témoignage de Dieu ; car je ne me suis pas proposé de savoir quoi que ce soit parmi vous sauf Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Et pour moi, c'est dans un état de faiblesse et de crainte et de grande perplexité, que j'ai vécu au milieu de vous, et mon langage et ma prédication n'ont point consisté en discours persuasifs dictés par la sagesse, mais en une démonstration d'esprit et de puissance, afin que votre foi ne reposât pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. C'est une sagesse, toutefois, que nous prêchons parmi les parfaits, mais une sagesse qui ne relève ni de ce siècle, ni des chefs de ce siècle qui sont anéantis ; nous prêchons au contraire la sagesse secrète de Dieu, la sagesse cachée que Dieu a prédestinée avant les siècles pour notre gloire, qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue (car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire), mais, comme il est écrit, « les choses qu'aucun œil n'a vues, et aucune oreille entendues, et qui ne sont montées dans le cœur d'aucun homme, toutes les choses que Dieu a préparées pour ceux qui L'aiment.  » C'est à nous, en effet, que Dieu les a révélées par l'Esprit, car l'Esprit scrute tout, et même les profondeurs de Dieu. En effet, quel est parmi les hommes celui qui connaît ce qui se passe dans un homme, si ce n'est l'esprit de cet homme, qui est en lui ? De même aussi personne n'a connu ce qui se passe en Dieu, si ce n'est l'esprit de Dieu. Or, quant à nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions ce que, par Sa grâce, Dieu nous a donné. Et nous en parlons aussi, non avec des paroles enseignées par une sagesse humaine, mais enseignées par l'Esprit, rapprochant spirituellement les choses spirituelles ; mais l'homme animal n'accepte pas ce qui vient de l'esprit de Dieu, car c'est pour lui une folie et il ne peut le comprendre, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. Or, le spirituel juge toutes choses, tandis qu'il n'est lui-même jugé par personne ; car « qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir L'instruire ? » Mais nous, nous possédons la pensée du Seigneur.

Deuxième lecture

2 Timothée 4:9-18

Tâche de me rejoindre promptement, car Démas m'a abandonné par préférence pour le présent siècle, et il est parti pour Thessalonique, Crescens pour la Galatie, Tite pour la Dalmatie ; Lucas est seul avec moi. Prends Marc pour l'amener avec toi, car il m'est utile pour le ministère. Quant à Tychique, je l'ai envoyé à Éphèse. Apporte, quand tu viendras, le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, ainsi que les livres, surtout les parchemins. Alexandre le fondeur m'a témoigné beaucoup de malveillance (le seigneur lui rendra selon ses œuvres) ; tiens-toi aussi en garde contre lui, car il s'est fortement opposé à notre prédication. Dans ma première défense personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné ; que cela ne leur soit pas imputé. Mais c'est le Seigneur qui m'a assisté et qui m'a fortifié, afin que par moi la prédication eût une pleine efficace, que tous les Gentils l'entendissent, et que je fusse tiré de la gueule du lion. Le seigneur me garantira de toute mauvaise action, et il me sauvera pour m'introduire dans son céleste royaume. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !

Deuxième lecture

1 Corinthiens 16

Quant à la collecte destinée aux saints, suivez, de votre côté, les prescriptions que j'ai données aux églises de la Galatie : Que le premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui les épargnes qu'il lui plaît de faire, afin qu'on n'attende pas que je sois arrivé pour commencer les collectes. Mais quand je serai arrivé, ceux que vous aurez choisis, je les enverrai avec une lettre porter votre offrande à Jérusalem, et s'il convenait que je m'y rendisse aussi, ils feront route avec moi. Je viendrai chez vous quand j'aurai traversé la Macédoine ; car je dois traverser la Macédoine, tandis que je séjournerai peut-être chez vous, ou même que j'y passerai l'hiver, afin que ce soit vous qui m'escortiez là où je me rendrai. Je ne veux pas en effet vous visiter maintenant en passant, car j'espère séjourner quelque temps parmi vous, si le Seigneur le permet ; mais je séjournerai à Éphèse, jusques à la Pentecôte, car une grande et puissante porte m'a été ouverte, et les adversaires sont nombreux. Cependant si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans inquiétude parmi vous, car il travaille à l'œuvre du seigneur comme moi ; que personne donc ne le méprise, mais escortez-le pacifiquement afin qu'il revienne vers moi, car je l'attends. Quant au frère Apollos, je l'ai souvent exhorté à se rendre auprès de vous avec les frères, mais la volonté de s'y rendre maintenant n'y était décidément pas ; cependant il partira dès qu'il en aura l'occasion. Veillez, soyez fermes dans la foi, comportez-vous virilement, fortifiez-vous ; que toutes vos affaires se fassent avec charité. Or je vous exhorte, frères,… vous savez que la famille de Stéphanas forme les prémices de l'Achaïe et qu'elle s'est elle-même consacrée au service des saints,… je vous exhorte, dis-je, à vous soumettre de votre côté à de tels ministres et à tous ceux qui agissent et travaillent avec eux. Pour moi, je me suis réjoui de l'arrivée de Stéphanas, de Fortounatus et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre ; reconnaissez donc le mérite de tels hommes ! Les églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous adressent de nombreuses salutations dans le seigneur, ainsi que l'église qui se trouve dans leur maison. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. La salutation de la main de moi Paul : Si quelqu'un n'aime pas le seigneur, qu'il soit anathème ! Maranatha. Que la grâce du seigneur Jésus soit avec vous ! Ma charité est avec vous tous en Christ Jésus.

Prière du soir — première lecture

Exode 11

(Et l'Éternel dit à Moïse : J'infligerai encore une plaie à Pharaon et à l'Egypte ; après quoi il vous laissera partir d'ici ; quand il vous laissera partir, ce sera en vous chassant entièrement d'ici. Dis donc aux oreilles du peuple qu'on ait à demander, chacun à son voisin, et chacune à sa voisine, de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or. Et l'Éternel concilia au peuple les bonnes grâces des Égyptiens. Et Moïse était aussi un personnage très considérable dans le pays d'Egypte aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple.) Et Moïse dit : Ainsi parle l'Éternel : A minuit je traverserai l'Egypte, et tous les premiers-nés du pays d'Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône jusqu'au premier-né de la servante qui tourne la meule, mourront ainsi que les premiers-nés des bestiaux. Et il y aura un grand gémissement dans tout le pays d'Egypte, tel qu'il n'y en a point eu et tel qu'il n'y en aura plus. Mais tous les enfants d'Israël, depuis les hommes aux bestiaux, ne verront pas même le bout de la langue d'un chien, afin que vous sentiez la différence que l'Éternel fait entre les Égyptiens et Israël. Et tous ces tiens serviteurs descendront vers moi et s'inclineront devant moi et diront : Pars, toi et tout le peuple qui te suit ; après quoi je partirai. Et enflammé de colère il quitta Pharaon. Et l'Éternel dit à Moïse : Pharaon ne vous écoute pas, afin que mes miracles se multiplient dans le pays d'Egypte. Et Moïse et Aaron opérèrent tous ces miracles sous les yeux de Pharaon, mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne laissa point sortir de son pays les enfants d'Israël.

Deuxième lecture

1 Jean 1

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, relativement à la parole de vie, — et la vie a été manifestée, et ce que nous avons vu, nous vous l'attestons et nous vous l'annonçons, à savoir la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous ; or notre communion est avec le Père et avec Son fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. Et voici la nouvelle que nous avons apprise de lui et que nous vous annonçons : c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a en Lui aucunes ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec Lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; mais si nous marchons dans la lumière comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, Son fils, nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous ; si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n'est point en nous.

Évangile

Matthieu 14:1-12

En ce temps-là Hérode le tétrarque ouït parler de la renommée de Jésus, et il dit à ses serviteurs : « Cet homme est Jean le baptiste ; il est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui. » Hérode, en effet, après avoir fait dans le temps arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe son frère ; car Jean lui disait : « Il ne t'est pas permis de la posséder. » Et quoiqu'il eût désiré le faire mourir, il avait craint la foule, car on le regardait comme un prophète. Mais lors de la fête anniversaire de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode, en sorte qu'il s'engagea par serment à lui donner quoi que ce fût qu'elle demanderait. Or, ayant été endoctrinée par sa mère : « Donne-moi, » dit-elle, « ici, sur un plat, la tête de Jean le baptiste. » Et le roi attristé ordonna, à cause de son serment et des convives, qu'on la donnât, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Et sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, et elle la porta à sa mère. Et ses disciples vinrent enlever le cadavre, et ils l'enterrèrent, et ils allèrent en informer Jésus.

Évangile

Matthieu 11

Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes. Or, Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres de Christ, députa ses disciples pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien avons-nous à en attendre un autre ? » Et Jésus leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : des aveugles recouvrent la vue, et des boiteux marchent ; des lépreux sont guéris, et des sourds entendent, et des morts ressuscitent, et une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Or, comme ils se mettaient en route, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent les vêtements de luxe habitent dans les demeures des rois. Mais pourquoi y êtes-vous allés ? Pour voir un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : « Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. » En vérité je vous le déclare, il ne s'est élevé parmi les enfants des femmes personne qui fût plus grand que Jean le baptiste ; cependant le moindre dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Or, depuis le temps de Jean le baptiste jusques à aujourd'hui le royaume des cieux est pris par violence et ce sont des violents qui s'en emparent ; car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusques à Jean ; et, si vous voulez l'apprendre, c'est lui qui est l'Élie qui doit venir. Que celui qui a des oreilles entende. Mais à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à de petits enfants assis dans les places publiques, qui, apostrophant les autres, disent : « Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes et vous n'avez donné nul signe de tristesse. En effet, Jean est venu, qui ne mangeait ni ne buvait, et ils disent : il a un démon. Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et ils disent : Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. Eh bien ! la sagesse a été justifiée par ses propres œuvres ! » Alors il se mit à censurer les villes où avaient été faits la plupart de ses miracles, de ce qu'elles ne s'étaient pas repenties : « Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi Bethsaïdan ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. En attendant je vous le déclare, le sort de Tyr et de Sidon sera, au jour du jugement, plus supportable que le vôtre. Et toi, Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts, car si c'était dans Sodome qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits chez toi, elle aurait subsisté jusques à aujourd'hui. En attendant je vous déclare que le sort du pays de Sodome sera, au jour du jugement, plus supportable que le tien. » En ce moment-là Jésus reprenant la parole dit : « Je Te rends grâces, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as révélées aux simples, oui, Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux. Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »

Évangile

Jean 13

Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ; en vérité, en vérité je vous le déclare, un esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni un apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, à condition que vous les pratiquiez. Je ne parle pas de vous tous ; je sais quels sont ceux que j'ai choisis ; mais il faut que ce passage de l'Écriture s'accomplisse : « Celui qui mange mon pain a levé son talon contre moi. » Je vous le dis dès à présent avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez que je le suis. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et que celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. » Après avoir ainsi parlé Jésus fut troublé en son esprit, et il porta témoignage et dit : « En vérité, en vérité je vous déclare que l'un de vous me livrera ! » Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant duquel il parlait. L'un de ses disciples était couché sur le sein de Jésus, c'était celui qu'aimait Jésus ; Simon Pierre lui fait donc signe et lui dit : « Dis quel est celui dont il parle. » L'autre, qui était ainsi appuyé contre la poitrine de Jésus, lui dit : « Seigneur, lequel est-ce ? » Jésus donc répond : « C'est celui pour lequel je tremperai le morceau et auquel je le donnerai. » Ayant donc trempé un morceau, il le prend et le donne à Judas fils de Simon Iscariote. Et le morceau pris, Satan entra alors en lui. Jésus donc lui dit : « Fais au plus tôt ce que tu as à faire. » — Aucun des convives ne comprit à propos de quoi il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient, parce que Judas tenait la bourse, que Jésus lui disait : « Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, » ou bien qu'il voulait qu'il donnât quelque chose aux pauvres. — Ayant donc pris le morceau, Judas sortit immédiatement ; or il faisait nuit. Lors donc qu'il fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui, et Dieu le glorifiera en Lui-même, et Il le glorifiera bientôt. Petits enfants, je suis encore pour peu de temps avec vous ; vous me chercherez, et, comme j'ai dit aux Juifs : là où je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi à vous maintenant. Je vous donne un commandement nouveau, qui est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés pour que, vous aussi, vous vous aimiez les uns les autres ; c'est par là que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus répondit : « Là où je vais, tu ne peux maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je te suivre maintenant ? Je sacrifierai ma vie pour toi. » Jésus répond : « Tu sacrifieras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité je te le déclare, certainement le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.

Évangile

Matthieu 19:1-12

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, qu'il s'éloigna de la Galilée et passa dans le territoire de la Judée, par l'autre côté du Jourdain. Et une foule nombreuse le suivit, et il les guérit en cet endroit. Et des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Est-il permis de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? » Et il répliqua : « N'avez-vous pas lu que Celui qui les créa à l'origine les fit mâle et femelle, et qu'il dit : « à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? » En sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu à conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Ils lui disent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner un acte de divorce et de la répudier ? » Il leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l'origine cela ne s'est pas passé ainsi. Pour moi, je vous le déclare : celui qui aura répudié sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. » Les disciples lui disent : « Si telle est la relation de l'homme avec la la femme, il ne convient pas de se marier. » Mais il leur dit : « Tous n'acquiescent pas à cette parole, mais seulement ceux auxquels cela est accordé ; en effet, il y a des eunuques qui sont sortis tels du ventre de leur mère, et il y a des eunuques qui ont été mutilés par les hommes, et il y a des eunuques qui se sont mutilés eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut acquiescer, acquiesce. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.