Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Éphésiens 1:15-23

C'est pourquoi, moi aussi, ayant appris quelle est votre foi au Seigneur Jésus et votre fidélité envers tous les saints, je ne cesse de rendre des actions de grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation ; les yeux de votre cœur étant illuminés par sa connaissance, de telle sorte que vous sachiez quelle est l'espérance attachée à Son appel, quelle est la richesse de la gloire de Son héritage parmi les saints, et quelle est, envers nous qui croyons, l'excessive grandeur de Son pouvoir, qui se montre dans l'efficace puissante de Sa force, qu'il a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à Sa droite dans les cieux, au-dessus de toute espèce d'autorité, et de domination, et de puissance, et de seigneurie, et de tout nom donné, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans celui qui est à venir ; et Il a tout placé sous ses pieds, et Il l'a donné comme chef universel à l'Église qui est son corps, la plénitude de Celui qui, de toutes manières, remplit toutes choses.

Première lecture

Genèse 41

Et au bout de deux ans Pharaon eut un songe, et voici, il se tenait près du Nil. Et voilà que du Nil surgirent sept vaches de belle apparence et au corps bien nourri, et elles se mirent à brouter parmi les roseaux ; et voilà que sept autres vaches surgirent après elles du fleuve, de chétive apparence et au corps maigre, et elles se mirent à côté des vaches qui étaient sur la rive du fleuve. Et les vaches de chétive apparence et au corps maigre mangèrent les sept vaches de belle apparence et bien nourries. Puis Pharaon s'éveilla. Et il se rendormit et fit un deuxième songe, et voici, sept épis croissaient sur une seule tige, bien fournis et beaux. Et voilà que sept épis maigres et brûlés par le vent d'Est poussèrent après les premiers. Et les épis maigres engloutirent les épis bien fournis et pleins. Puis Pharaon se réveilla, et voilà que c'était un songe. Et le matin son esprit était agité, et il fit mander tous les hiérogrammates de l'Égypte et tous ses sages, et Pharaon leur raconta le songe qu'il avait eu ; mais aucun d'eux ne sut lui en donner l'interprétation. Alors le grand échanson s'adressa à Pharaon en ces termes : Je me rappelle aujourd'hui mes manquements. Pharaon s'était courroucé contre ses serviteurs, et m'avait incarcéré dans la maison du chef des satellites, moi et le grand panetier. Et dans une même nuit nous eûmes l'un et l'autre un songe, et le songe que chacun de nous avait, était en rapport avec sa signification. Et il y avait là avec nous un jeune Hébreu, esclave du chef des satellites, et nous lui racontâmes et il nous interpréta nos songes ; il nous donna à chacun une interprétation en rapport avec le songe qu'il avait eu. Et il est arrivé que l'événement a correspondu à l'interprétation qu'il nous avait donnée : Pharaon me rétablit dans mon office et fit pendre le grand panetier. Alors Pharaon fit mander Joseph, qu'on se hâta de tirer de la prison ; et il se rasa et changea d'habits et il se présenta devant Pharaon. Et Pharaon dit à Joseph : J'ai fait un songe, et il n'y a personne pour l'interpréter ; et j'ai appris qu'ayant entendu ]e récit d'un songe tu l'interprètes. Alors Joseph répondit à Pharaon et dit : Je n'y suis pour rien. C'est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon. Et Pharaon dit à Joseph : Pendant que je songeais, voici, je me tenais sur le bord du Nil. Et voilà que du fleuve surgirent sept vaches au corps bien nourri et de belle apparence, et elles se mirent à brouter parmi les roseaux. Et voilà que sept autres vaches surgirent après elles, d'une très chétive et très grêle apparence et au corps maigre ; je n'en avais jamais vu de si chétives dans tout le pays d'Égypte. Et les vaches maigres et chétives mangèrent les sept premières qui étaient bien nourries ; et celles-ci passèrent dans leur panse, et l'on ne pouvait se douter qu'elles eussent passé dans leur panse ; et leur apparence était aussi chétive qu'auparavant. Alors je m'éveillai. Et pendant le songe je regardais, et voici, sept épis croissaient sur une seule tige, pleins et beaux. Et voilà que sept épis stériles, maigres, brûlés par le vent d'Est poussèrent après les premiers, et les épis maigres engloutirent les sept beaux épis. Et c'est ce que j'ai raconté aux hiérogrammates, mais aucun n'a pu me donner d'explication. Alors Joseph dit à Pharaon : C'est un songe unique qu'a eu Pharaon ; Dieu a indiqué à Pharaon ce qu'il veut faire. Les sept belles vaches sont sept années, et les sept beaux épis sont sept années ; c'est un seul songe. Et les sept vaches maigres et hideuses qui surgirent après les premières sont sept années, et les sept épis vides, brûlés par le vent d'Est, seront sept années de famine. C'est le sens de ce que j'ai dit à Pharaon en ces termes : Dieu a montré à Pharaon ce qu'il veut faire. Voici, sept années viennent de grande abondance pour tout le pays d'Égypte. Et elles seront suivies de sept années de famine, qui feront oublier toute abondance au pays d'Égypte, et la famine consumera le pays. Et l'on ne saura plus ce que c'est que l'abondance dans le pays en face de cette famine-là qui suivra, car elle sera très intense. Que si Pharaon a vu le songe se répéter deux fois, c'est que la chose est arrêtée par devers Dieu et que Dieu va se hâter de la mettre à exécution. Maintenant donc, que Pharaon voie à se trouver un homme entendu et sage et qu'il le prépose sur le pays d'Égypte. Il s'agit pour Pharaon d'établir des inspecteurs sur le pays et de prélever un cinquième dans le pays d'Égypte, pendant les sept années d'abondance. Et qu'ils recueillent toutes les subsistances de ces bonnes années qui viennent, et que, sous la main de Pharaon, ils amassent du blé dans les villes pour la subsistance, et le mettent en réserve, afin que ces denrées soient une ressource pour le pays dans les sept années de famine qu'il y aura dans le pays d'Égypte, afin que le pays ne succombe pas à la famine. Et ce discours agréa à Pharaon et à tous ses serviteurs. Et Pharaon dit à ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu ? Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t'a donné la connaissance de tout cela, nul n'est entendu et sage comme toi. C'est toi qui seras préposé sur ma maison, et tout mon peuple se conformera aux paroles de ta bouche, ce n'est que par le trône que je serai supérieur à toi. Et Pharaon dit à Joseph : Voici, je te prépose sur tout le pays d'Égypte. Et Pharaon ôta son anneau de son doigt et le mit au doigt de Joseph, et il le revêtit d'habits de lin et lui passa une chaîne d'or au col. Et il le fit monter sur le second de ses chars, et l'on criait devant lui : Inclinez-vous ! car il l'a préposé sur tout le pays d'Égypte. Et Pharaon dit à Joseph : Je suis Pharaon ! et sans ton ordre nul ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte. Et Pharaon appela Joseph du nom de Tsaphnath-Phaheneach (sauveur du monde) et lui donna pour femme Asnath, fille de Potiphar, prêtre de On. Et Joseph inspecta le pays d'Égypte. Or Joseph avait l'âge de trente ans lorsqu'il parut devant Pharaon, roi d'Égypte. Et Joseph se retira de devant Pharaon, et fit la tournée de tout le pays d'Égypte. Et pendant les sept années d'abondance la terre produisit à foison. Alors il recueillit toutes les denrées des sept bonnes années qu'il y eut au pays d'Égypte, et déposa les denrées dans les villes, mettant dans chaque ville les denrées du territoire qui l'entourait. Et Joseph amassa le blé, comme le sable de la mer, en quantité immense, jusqu'à ce qu'on dut cesser de compter, car c'était incalculable. Cependant avant qu'arrivât l'année de la famine, il naquit à Joseph deux fils que lui enfanta Asnath, fille de Potiphar, prêtre de On. Et Joseph appela le premier-né du nom de Manassé : « car Dieu m'a fait oublier toute ma peine, et toute la maison de mon père. » Et il appela le second du nom de Ephraïm : « car Dieu m'a rendu fécond dans le pays de ma tribulation. » Et les sept années d'abondance qu'il y eut au pays d'Egypte s'écoulèrent, puis commencèrent à venir les sept années de famine, ainsi que Joseph l'avait annoncé, et il y avait famine dans toutes les contrées, mais dans tout le pays d'Égypte il y avait du pain. Et quand tout le pays fut affamé et que le peuple éleva ses cris vers Pharaon pour avoir du pain, Pharaon dit à tous les Egyptiens : Allez à Joseph ! faites ce qu'il vous dira. Et la famine régnait sur toute la face de la terre, et Joseph ouvrit tous les lieux où il y avait du blé, et en vendit aux Egyptiens, et la famine était forte dans le pays d'Égypte. Et tous les pays arrivaient en Égypte pour acheter du blé auprès de Joseph, car la famine était forte dans tous les pays.

Première lecture

Exode 9:1-35

Alors l'Éternel dit à Moïse : Aborde Pharaon et lui dis : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir, car si tu refuses de le laisser aller et si tu le retiens encore, l'Éternel fera main basse sur tes troupeaux qui sont dans les champs, chevaux, ânes, chameaux, bœufs et brebis, il y aura mortalité très grande. Et l'Éternel fera une distinction entre les troupeaux d'Israël et les troupeaux des Égyptiens, et il ne périra rien de ce qui est aux enfants d'Israël. Et l'Éternel fixa le moment et dit : Demain l'Éternel exécutera cette menace dans le pays. Et ainsi fit l'Éternel le lendemain, et tous les troupeaux des Égyptiens périrent, et des troupeaux des enfants d'Israël il ne périt rien. Et Pharaon fit prendre des informations, et voici, des troupeaux d'Israël rien n'avait péri, pas un individu. Mais Pharaon endurcit son cœur et ne laissa point partir le peuple. Alors l'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez vos mains pleines de suie de fournaise, et que Moïse la répande en l'air aux yeux de Pharaon, et elle se changera en une poussière qui couvrira tout le pays d'Egypte, et produira sur les hommes et les bestiaux des ulcères avec éruption de pustules dans tout le pays d'Egypte. Et ils prirent, de la suie de fournaise, et se présentèrent devant Pharaon, et Moïse la répandit en l'air, et elle produisit sur les hommes et les bestiaux une éruption d'ulcères avec des pustules. Et les hiérogrammates ne purent plus tenir tête à Moïse à cause des ulcères, car les hiérogrammates et tous les Égyptiens étaient couverts d'ulcères. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé à Moïse. Alors l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi le matin et présente-toi devant Pharaon et dis-lui : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir. Car cette fois je veux envoyer toutes mes plaies contre ta personne et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que sur toute la terre nul n'est mon égal. Car maintenant j'aurais étendu ma main et frappé et toi et ton peuple de la peste à l'exterminer de la terre ; mais si je t'ai laissé debout, c'est pour te rendre témoin de ma puissance, et afin que l'on redise mon nom par toute la terre. Si tu te roidis encore contre mon peuple pour l'empêcher d'aller, voici, demain j'enverrai une très forte pluie de grêle, telle qu'il n'y en aura jamais eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa création jusqu'aujourd'hui. Maintenant donc dépêche des messagers et mets en sûreté tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans les champs. Tous les hommes et tous les bestiaux qui se trouveront dans les champs, et n'auront pas été recueillis au gîte, s'ils sont atteints par la grêle, périront. Ceux d'entre les serviteurs de Pharaon qui craignirent la menace de l'Éternel, mirent en hâte à l'abri leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les maisons. Mais ceux qui ne tinrent pas compte de la menace de l'Éternel, laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel, et qu'il tombe de la grêle sur tout le pays d'Egypte, sur les hommes et sur les bestiaux et sur toutes les plantes des champs au pays d'Egypte. Et Moïse étendit son bâton vers le ciel, et l'Éternel détacha tonnerres et grêles, et le feu courut sur la terre, et l'Éternel fit tomber une pluie de grêle sur le pays d'Egypte. Et c'était une grêle mêlée à un feu continu, tellement forte qu'on n'en avait jamais vu de pareille dans tout le pays d'Egypte depuis qu'il formait un peuple. Et la grêle frappa dans tout le pays d'Egypte tout ce qui était dans les champs, depuis l'homme aux bestiaux, et la grêle frappa toutes les plantes des champs et brisa tous les arbres des champs. Il n'y eut que la contrée de Gosen où étaient les enfants d'Israël, qui n'eut point de grêle. Alors Pharaon envoya appeler Moïse et Aaron et il leur dit : Cette fois j'ai péché, l'Éternel est le juste, et moi et mon peuple les coupables. Intercédez auprès de l'Éternel ! Assez de tonnerres de Dieu et de grêle ! et je vous laisserai partir et vous ne serez plus retenus. Et Moïse lui dit : Quand je retournerai à la ville, j'élèverai mes mains vers l'Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu reconnaisses que la terre est à l'Éternel. Mais ni toi ni tes serviteurs, je le sais, n'aurez encore crainte de l'Éternel Dieu. (Or le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleur. Mais le froment et l'épeautre ne furent point frappés, car ils sont tardifs.) Moïse ayant donc quitté Pharaon se rendait à la ville. Et il étendit ses mains vers l'Éternel, et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne tomba plus sur la terre. Et Pharaon voyant que la pluie avait cessé avec la grêle et les tonnerres, persista à pécher et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. Et le cœur de Pharaon s'obstina, et il ne laissa point partir les enfants d'Israël, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé par l'organe de Moïse.

Prière du matin — première lecture

Ésaïe 58:1-13

Crie à plein gosier, ne te retiens pas ! à l'égal de la trompette élève la voix, et annonce à mon peuple son crime et à la maison de Jacob son péché ! Journellement ils m'interrogent et désirent savoir mes voies ; comme un peuple qui pratiquerait la justice et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu, ils demandent de moi des arrêts de justice ; ils désirent l'approche de Dieu : « Pourquoi jeûnons-nous [disent-ils], et tu ne le vois pas ? pourquoi nous traiter durement, et tu l'ignores ? » Voici, dans votre jour de jeûne vous courez à vos affaires, et exigez toutes vos corvées. Voici, vous jeûnez pour vous quereller, et pour disputer, et frapper d'un poing sacrilège. Vous ne jeûnez pas aujourd'hui à faire exaucer vos cris dans les lieux très hauts. Est-ce là le jeûne que j'aime, le jour où l'homme se traite durement ? Quoi ! plier la tête comme un jonc, et se coucher sur le cilice et la cendre, est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, un jour approuvé de l'Éternel ? Voici le jeûne que j'aime : c'est qu'on délie les chaînes de l'impiété, qu'on fasse tomber les courroies du joug, qu'on affranchisse les opprimés et que vous enleviez toute sorte de joug ; et encore, que tu distribues ton pain à celui qui a faim, et amènes au logis les pauvres errants, que, si tu vois un homme nu, tu l'habilles, et que tu ne te dérobes pas à ton frère. Alors ta félicité éclora comme l'aurore, et ta guérison fera de rapides progrès, et ta justice marchera devant toi, et la gloire de l'Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et l'Éternel répondra ; tu crieras et Il dira : « Me voici ! » si dans ton sein tu cesses de mettre sous le joug, de montrer au doigt et de dire du mal. Si tu fais part de tes aliments à celui qui a faim, et rassasies l'âme indigente, alors pendant les ténèbres ta lumière se lèvera, et ton obscurité sera comme le midi. Et l'Éternel sera ton guide constant, et dans les lieux brûlés Il rassasiera ton âme, et redonnera de la vigueur à tes os ; tu seras comme un jardin arrosé et comme une source dont les eaux ne trompent jamais. Et les tiens relèveront les ruines anciennes, tu réédifieras des fondements mis à nu depuis plusieurs âges, et on te nommera réparateur des brèches, restaurateur des chemins pour peupler le pays. Si tu sais empêcher tes pieds de violer le sabbat, et ne pas suivre tes caprices dans mon jour saint, et si tu appelles le sabbat un délice, honoré de la consécration de l'Éternel, et si tu l'honores en ne pratiquant point tes voies, ne courant point à tes affaires, et ne tenant point de vains discours,

Épître

Joël 2:12-19

Mais, encore à présent, dit l'Éternel, revenez à moi de tout votre cœur, et avec jeûne et avec larmes et gémissements ! Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l'Éternel votre Dieu, car Il est clément et pitoyable, patient et plein d'amour, et Il envoie les maux à regret. Qui sait ? Il reviendra peut-être et aura du regret, et laissera après lui des bénédictions, des offrandes et des libations pour l'Éternel votre Dieu. Sonnez de la trompette en Sion ! consacrez un jeûne ! convoquez une assemblée ! réunissez le peuple, formez une sainte convocation ! assemblez les vieillards, réunissez les enfants et les nourrissons à la mamelle ! que l'époux quitte sa chambre, et l'épouse son lit nuptial ! qu'entre le vestibule et l'autel pleurent les sacrificateurs, ministres de l'Éternel, et qu'ils disent : Éternel, épargne ton peuple, et ne livre pas ton patrimoine à l'opprobre, pour qu'il devienne la fable des peuples ! pourquoi dirait-on parmi les nations : Où est leur Dieu ? Alors l'Éternel prendra de l'intérêt pour son pays et épargnera son peuple, et l'Éternel répondra et dira à son peuple : Voici, je vous enverrai le blé et le moût et l'huile, et vous vous en rassasierez, et je ne vous livrerai plus à l'opprobre parmi les nations.

Première lecture

Ruth 2

Et Noomi avait du côté de son mari un parent, grand homme de bien, de la famille d'Elimélech, et il se nommait Boaz. Et Ruth, la Moabite, dit à Noomi : Laisse-moi donc aller au champ glaner des épis à la suite de celui aux yeux de qui je trouverai grâce ! Et elle lui dit : Va, ma fille. Et elle alla, et elle vint et glana dans le champ à la suite des moissonneurs. Et fortuitement il se trouva que c'était une pièce de terre de Boaz qui était de la famille d'Elimélech. Et voilà que Boaz vint de Bethléhem ; et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Et ils lui dirent : Que l'Éternel te bénisse ! Et Boaz dit à son valet préposé sur les moissonneurs : A qui est cette jeune personne ? Et le valet préposé sur les moissonneurs répondit et dit : C'est une jeune Moabite revenue de Moabie avec Noomi ; et elle m'a dit : Permets-moi de glaner et de ramasser des épis près des javelles à la suite des moissonneurs ! et elle est venue et a été assidue depuis le matin jusqu'à présent, sauf un court moment de repos qu'elle a pris sous le couvert. Et Boaz dit à Ruth : Entends-tu, ma fille ! Ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t'en va pas d'ici et joins-toi à mes servantes ; aie les yeux sur le champ qu'on moissonne, et suis-les. Voici, j'ai défendu aux valets de toucher à toi. Et, si tu as soif, va aux cruches et bois de ce que puiseront les valets. Alors Ruth tombant à ses pieds et s'inclinant jusqu'à terre lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux pour que tu me traites comme une connaissance, et je suis une étrangère ? Et Boaz répondit et lui dit : On m'a raconté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance pour venir chez un peuple que tu ne connaissais ni d'hier, ni d'avant-hier. Que l'Éternel te rende ce que tu as fait et qu'une parfaite récompense te soit accordée par l'Éternel, Dieu d'Israël, sous les ailes de qui tu es venue te réfugier ! Et elle dit : Puissé-je trouver grâce à tes yeux, mon Seigneur ! Car tu m'as consolée et tu as parlé au cœur de ta servante, et pourtant je ne suis pas comme l'une de tes servantes. Et au moment du repas Boaz lui dit : Approche et mange de ce pain, et trempe ta mouillette dans le vinaigre. Alors elle s'assit à côté des moissonneurs, et il lui présenta du grain rôti et elle mangea et se rassasia et en garda des restes. Et elle se leva pour glaner. Alors Boaz donna cet ordre à ses valets : Elle glanera même entre les javelles, et vous ne lui ferez point affront. Et pour elle des faisceaux vous extrairez aussi quelque chose que vous négligerez afin qu'elle le recueille, et vous ne la gronderez point. Et elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle égrena sa glane, et il y eut environ un épha d'orge. Et elle l'emporta et vint à la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané ; et Ruth ayant sorti ce qu'elle avait réservé de son repas, le lui donna. Alors sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui ? D'où vient ce fruit de ton travail ? béni soit celui qui a pris intérêt à toi ! Et elle indiqua à sa belle-mère celui chez qui elle avait travaillé, et dit : Le nom de l'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui est Boaz. Alors Noomi dit à sa bru : Béni soit-il par l'Éternel qui ne s'est point désisté de son amour envers les vivants et envers les décédés ! Et Noomi lui dit : Cet homme est notre parent, un de nos proches, ayant envers nous le droit et le devoir lignager. Et Ruth, la Moabite, dit : Il m'a dit encore : Joins-toi à mes gens jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson. Et Noomi dit à Ruth, sa bru : Il est bon, ma fille, que pour sortir tu accompagnes ses servantes, afin qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ. Elle se joignit donc aux servantes de Boaz pour glaner jusqu'à la fin de la moisson des orges et de celle du froment. Et elle habitait chez sa belle-mère.

Prière du matin — deuxième lecture

Marc 2:13-23

Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. » Et il advint que le jour du sabbat il traversait les champs de blé, et ses disciples se mirent, tout en marchant, à arracher les épis.

Psaume responsorial

Psaumes 66

Au maître chantre. Cantique.Terre, élève à Dieu de toutes parts tes acclamations ! Chantez son nom glorieux, que vos hymnes le glorifient ! Dites à Dieu : « Que tes œuvres sont admirables ! Aux effets de ta grande puissance tes ennemis dissimulent devant toi ; toute la terre t'adore et te célèbre ; célèbre ton nom ! » (Pause) Venez et contemplez les œuvres de Dieu, admirable en ce qu'il opère pour les enfants des hommes ! Il transforma la mer en terre sèche ; au travers du fleuve ils passèrent à pied, et Il excita nos transports. Il exerce par son pouvoir un empire éternel, ses yeux observent les peuples : que les rebelles ne s'insurgent pas ! (Pause) Peuples, bénissez notre Dieu, et proclamez sa louange ! Il redonna la vie à nos âmes, et ne laissa pas nos pieds trébucher. Car tu nous as éprouvés, ô Dieu, purifiés, comme l'on purifie l'argent. Tu nous enlaças dans le filet, et tu mis un faix sur nos reins ; tu donnas à des hommes nos têtes pour monture, nous passâmes par le feu et les eaux ; mais tu nous en as tirés pour nous combler de biens. Je viens dans ta maison avec des holocaustes ; je veux m'acquitter envers toi de mes vœux exprimés par mes lèvres, prononcés par ma bouche dans ma détresse. Je t'offrirai des holocaustes et des brebis engraissées, et ferai fumer la graisse des béliers ; je te sacrifierai des taureaux et des boucs. (Pause) Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, je veux raconter ce qu'il fit pour mon âme. De ma bouche je l'invoquai ; et sa louange est maintenant sur ma langue. Si dans mon cœur j'avais eu le mal en vue, le Seigneur ne m'eût pas exaucé ; mais Dieu m'a exaucé, Il a été attentif aux accents de ma prière. Béni soit Dieu, qui n'a pas rebuté ma prière, et ne m'a pas refusé sa grâce !

Évangile

Matthieu 6:16-21

Or, quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air sombre ; car ils altèrent leur visage afin de faire voir aux hommes qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la vermoulure détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, ou ni la teigne ni la vermoulure ne détruisent, et où les voleurs ne font effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera ton cœur.

Psaume responsorial

Psaumes 86

Prière de David.Éternel, prête l'oreille, exauce-moi ! car je suis misérable et pauvre. Garde mon âme, car je suis fidèle ! Sois en aide, toi, mon Dieu, à ton serviteur qui se confie en toi ! Prends pitié de moi, Seigneur, car je t'implore tous les jours ! Réjouis l'âme de ton serviteur, car à toi, Seigneur, j'élève mon âme. Car, Seigneur, tu es bon et clément, et riche en amour pour tous ceux qui t'invoquent. Éternel, prête l'oreille à ma prière, sois attentif à mes supplications. Dans mon jour de détresse, je t'implore, parce que tu m'exauces. Entre les dieux nul n'est pareil à toi, Seigneur, et rien n'égale tes œuvres. Que tous les peuples que tu as faits, viennent se prosterner devant toi, Seigneur, et honorer ton nom ! Car tu es grand, tu opères des miracles, seul tu es Dieu. Éternel, montre-moi ta voie, pour que je marche dans ta vérité ! Concentre mon cœur dans la crainte de ton nom ! Je veux te louer, Seigneur, mon Dieu, de tout mon cœur, et honorer éternellement ton nom ! car ta miséricorde est grande envers moi ; tu arraches mon âme du fond des Enfers. O Dieu ! des superbes s'élèvent contre moi, et une bande de furieux attente à ma vie ; et ils n'ont pas les yeux tournés vers toi. Cependant, Seigneur, tu es un Dieu miséricordieux et bon lent à t'irriter, et riche en grâce et en fidélité. Tourne tes regards vers moi, et prends pitié de moi ! Accorde ta protection à ton serviteur, et sois en aide au fils de ta servante. Opère en ma faveur un signe pour me sauver ! Que mes ennemis le voient, et soient confondus ! car, Éternel, tu m'assistes et me consoles.

Psaume responsorial

Psaumes 41

Au maître chantre. Cantique de David. Heureux celui qui s'intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l'Éternel le délivre ; l'Éternel le garde et le conserve, et il jouira du bonheur sur la terre. Tu ne le livreras pas au caprice de ses ennemis. L'Éternel le soutiendra sur le lit des souffrances ; et toujours Tu fais prendre une tournure heureuse au mal qui l'étend sur sa couche. Je dis : Éternel ! prends pitié de moi ! guéris-moi ! car j'ai péché contre toi. Mes ennemis tiennent sur moi de méchants propos : « Quand mourra-t-il, et périra son nom ? » L'un d'eux vient-il me voir, son langage est faux ; son cœur se fait provision de malice ; il s'en va, et il parle au dehors. Entre eux contre moi mes ennemis chuchotent ; contre moi ils complotent ma perte. « Quelque crime le met à la gêne ; [disent-ils] le voilà gisant, il ne se relèvera pas. » Mon ami même, qui a ma confiance et mange mon pain, lève le talon contre moi. Mais toi, Éternel, aie pitié de moi, et me relève, afin que je puisse leur payer leur salaire ! Ce qui me prouvera que tu m'aimes, c'est que je n'excite pas la joie de mon ennemi. Mais voici, tu me maintiens dans mon intégrité, et tu me placeras sous ton regard à jamais. \csp{ Béni soit l'Éternel, Dieu d'Israël, de l'éternité à l'éternité ! Ainsi soit-il ! ainsi soit-il !}

Psaume responsorial

Psaumes 41

Au maître chantre. Cantique de David. Heureux celui qui s'intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l'Éternel le délivre ; l'Éternel le garde et le conserve, et il jouira du bonheur sur la terre. Tu ne le livreras pas au caprice de ses ennemis. L'Éternel le soutiendra sur le lit des souffrances ; et toujours Tu fais prendre une tournure heureuse au mal qui l'étend sur sa couche. Je dis : Éternel ! prends pitié de moi ! guéris-moi ! car j'ai péché contre toi. Mes ennemis tiennent sur moi de méchants propos : « Quand mourra-t-il, et périra son nom ? » L'un d'eux vient-il me voir, son langage est faux ; son cœur se fait provision de malice ; il s'en va, et il parle au dehors. Entre eux contre moi mes ennemis chuchotent ; contre moi ils complotent ma perte. « Quelque crime le met à la gêne ; [disent-ils] le voilà gisant, il ne se relèvera pas. » Mon ami même, qui a ma confiance et mange mon pain, lève le talon contre moi. Mais toi, Éternel, aie pitié de moi, et me relève, afin que je puisse leur payer leur salaire ! Ce qui me prouvera que tu m'aimes, c'est que je n'excite pas la joie de mon ennemi. Mais voici, tu me maintiens dans mon intégrité, et tu me placeras sous ton regard à jamais. \csp{ Béni soit l'Éternel, Dieu d'Israël, de l'éternité à l'éternité ! Ainsi soit-il ! ainsi soit-il !}

Prière du soir — première lecture

Jonas 3

Et la parole de l'Éternel fut adressée pour la seconde fois à Jonas en ces mots : Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et proclames-y la proclamation que je vais te dire. Alors Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de l'Éternel. Or Ninive était une grande ville devant Dieu, ayant trois jours de marche. Et Jonas commença à faire dans la ville une journée de marche, et fit la proclamation en ces mots : Encore quarante jours et Ninive est détruite. Et les gens de Ninive crurent Dieu, et ils publièrent un jeûne, et ils se revêtirent tous du cilice et les grands et les petits. Et lorsque le bruit en parvint au roi de Ninive, il se leva de son trône et déposa son manteau, et se couvrit du cilice, et s'assit sur la cendre. Et il fit crier et dire dans Ninive, de par le roi et ses grands, ces paroles : Que les hommes et les animaux, le bétail et les troupeaux ne goûtent de rien, ne paissent point et ne boivent point d'eau ! et que les hommes et les bestiaux soient recouverts du cilice ! que l'on crie à Dieu avec force ! et que chacun revienne de sa mauvaise voie et de l'injustice de ses mains ! Qui sait ? Dieu se repentira de nouveau ! Il reviendra de l'ardeur de sa colère, et nous ne périrons pas. Et Dieu voyant qu'ils en agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie, Dieu se repentit du mal qu'il avait parlé de leur faire, et Il ne le leur fit pas.

Deuxième lecture

1 Corinthiens 16

Quant à la collecte destinée aux saints, suivez, de votre côté, les prescriptions que j'ai données aux églises de la Galatie : Que le premier jour de la semaine chacun de vous mette à part chez lui les épargnes qu'il lui plaît de faire, afin qu'on n'attende pas que je sois arrivé pour commencer les collectes. Mais quand je serai arrivé, ceux que vous aurez choisis, je les enverrai avec une lettre porter votre offrande à Jérusalem, et s'il convenait que je m'y rendisse aussi, ils feront route avec moi. Je viendrai chez vous quand j'aurai traversé la Macédoine ; car je dois traverser la Macédoine, tandis que je séjournerai peut-être chez vous, ou même que j'y passerai l'hiver, afin que ce soit vous qui m'escortiez là où je me rendrai. Je ne veux pas en effet vous visiter maintenant en passant, car j'espère séjourner quelque temps parmi vous, si le Seigneur le permet ; mais je séjournerai à Éphèse, jusques à la Pentecôte, car une grande et puissante porte m'a été ouverte, et les adversaires sont nombreux. Cependant si Timothée arrive, veillez à ce qu'il soit sans inquiétude parmi vous, car il travaille à l'œuvre du seigneur comme moi ; que personne donc ne le méprise, mais escortez-le pacifiquement afin qu'il revienne vers moi, car je l'attends. Quant au frère Apollos, je l'ai souvent exhorté à se rendre auprès de vous avec les frères, mais la volonté de s'y rendre maintenant n'y était décidément pas ; cependant il partira dès qu'il en aura l'occasion. Veillez, soyez fermes dans la foi, comportez-vous virilement, fortifiez-vous ; que toutes vos affaires se fassent avec charité. Or je vous exhorte, frères,… vous savez que la famille de Stéphanas forme les prémices de l'Achaïe et qu'elle s'est elle-même consacrée au service des saints,… je vous exhorte, dis-je, à vous soumettre de votre côté à de tels ministres et à tous ceux qui agissent et travaillent avec eux. Pour moi, je me suis réjoui de l'arrivée de Stéphanas, de Fortounatus et d'Achaïcus, parce qu'ils ont suppléé à votre absence, car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre ; reconnaissez donc le mérite de tels hommes ! Les églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous adressent de nombreuses salutations dans le seigneur, ainsi que l'église qui se trouve dans leur maison. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. La salutation de la main de moi Paul : Si quelqu'un n'aime pas le seigneur, qu'il soit anathème ! Maranatha. Que la grâce du seigneur Jésus soit avec vous ! Ma charité est avec vous tous en Christ Jésus.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 9

En effet, quant à ce qui concerne le secours destiné aux saints, il est superflu que je vous en écrive ; car je connais votre bonne volonté qui me donne l'occasion de m'enorgueillir pour vous auprès des Macédoniens, de ce que l'Achaïe est prête depuis l'an dernier, et de ce que votre zèle a stimulé le plus grand nombre ; mais j'ai envoyé les frères, afin que notre droit de nous enorgueillir de vous ne soit pas, sur ce point, mis à néant, et pour que, comme je l'ai dit, vous soyez prêts, de peur que des Macédoniens ne viennent avec moi et ne trouvent que vous n'êtes pas prêts, et que nous-mêmes (pour ne pas dire vous), nous n'ayons à rougir dans cette affaire. J'ai donc jugé nécessaire d'inviter les frères à me précéder auprès de vous, et à prendre au préalable, en ce qui concerne le bienfait promis d'avance de votre part, des mesures telles qu'on le trouve disponible comme un témoignage de bienfaisance et non de cupidité. Or c'est ici que celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et que celui qui sème largement moissonnera aussi largement. Que chacun donne selon ce qu'il a d'avance résolu dans son cœur, non avec tristesse ou par contrainte, car Dieu aime un donateur joyeux. Or Dieu est puissant pour faire abonder sur vous toute espèce de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses une entière suffisance, vous subveniez abondamment à toute bonne œuvre, selon qu'il est écrit : « Il a répandu, il a donné aux pauvres, sa justice demeure pour l'éternité. » Or Celui qui fournit au semeur de la semence et du pain pour sa nourriture vous fournira et vous multipliera la semence, et Il fera croître les produits de votre justice, en sorte que vous serez riches à tous égards pour toutes les libéralités qui sont de nature à faire offrir, par notre moyen, des actions de grâces à Dieu ; car le secours de cette contribution non seulement subvient aux besoins des saints, mais encore il surabonde par de nombreuses actions de grâces adressées à Christ. Et c'est pour ce méritoire secours qu'ils glorifient Dieu, à cause de votre obéissance dans la profession de l'évangile de Christ, et de la libéralité que vous inspire votre attachement pour eux et pour tous ; tandis que, de leur côté, dans les prières qu'ils font pour vous, ils soupirent après vous à cause de la grâce de Dieu qui déborde sur vous. Grâces soient rendues à Dieu pour Son inénarrable bienfait !

Deuxième lecture

1 Corinthiens 10:1-13

En effet je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que nos pères étaient tous sous la nuée et que tous ils ont traversé la mer, et que tous ils ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, et que tous ils ont mangé le même aliment spirituel, et que tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils s'abreuvaient à un rocher spirituel qui les suivait, or ce rocher était Christ. Toutefois ce ne fut pas au plus grand nombre d'entre eux que Dieu prit plaisir, car ils demeurèrent gisants dans le désert. Or toutes ces choses ont eu lieu pour nous servir d'exemples, afin que nous ne convoitions point de mauvaises choses, comme eux-mêmes l'ont fait. Ne devenez pas non plus idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : « Le peuple s'assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer. » Ne nous livrons pas non plus à l'impudicité, comme s'y livrèrent quelques-uns d'entre eux, et ils périrent en un seul jour au nombre de vingt-trois mille. Ne tentons pas non plus le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, et ils étaient tués par les serpents. Ne murmurez pas non plus, comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, et ils furent tués par l'exterminateur. Or ces choses leur arrivaient figurément, mais elles ont été écrites pour notre instruction, pour nous, auxquels a abouti la fin des siècles ; ainsi donc que celui qui s'imagine rester debout prenne garde qu'il ne tombe ! Vous n'avez pas été exposés à des tentations surhumaines, et, Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; au contraire, avec la tentation Il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Deuxième lecture

Philémon 1:1-7

Paul, prisonnier de Christ Jésus, et le frère Timothée, au bien-aimé Philémon, notre coopérateur, et à la sœur Apphia, et à Archippe notre compagnon de combat, et à l'église qui se réunit dans ta maison : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! J'adresse à mon Dieu de constantes actions de grâces, en faisant mention de toi dans mes prières, étant instruit de la charité et de la foi que tu témoignes envers le Seigneur Jésus, et envers tous les saints, afin que la communication de ta foi devienne efficace pour Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien. J'ai, en effet, éprouvé une grande joie et une grande consolation à cause de ta charité, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.

Évangile

Matthieu 20

En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. » Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et, comme ils sortaient de Jéricho, une foule nombreuse le suivit ; et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin ayant appris que Jésus passait, s'écrièrent : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Or la foule leur fit des remontrances afin qu'ils se tussent, mais ils s'écrièrent de plus belle : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Et Jésus s'étant arrêté les appela et dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui disent : « Seigneur, que nos yeux s'ouvrent. » Or Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux, et aussitôt ils recouvrèrent la vue et ils le suivirent.

Prière du soir — deuxième lecture

Hébreux 12:3-18

Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse. Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête,

Évangile

Matthieu 17:14-27

Et, quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui, en tombant à ses genoux, et en disant : « Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et très malade ; en effet, il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau ; je l'ai amené à tes disciples, et ils n'ont pu le guérir. » Et Jésus prenant la parole dit : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. » Et Jésus lui fit des remontrances, et le démon sortit de lui, et dès ce moment l'enfant fut guéri. Alors les disciples s'étant approchés de Jésus à l'écart lui dirent : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « A cause de votre peu de foi ; car en vérité je vous le déclare, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait, et rien ne vous serait impossible. [ Mais cette espèce-là ne sort que par la prière et le jeûne »] Or, pendant qu'ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. » Et ils furent dans une grande tristesse. Or, lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaoum, les percepteurs des deux drachmes s'approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? » Il dit : « Oui, » et dès qu'il fut entré dans la maison Jésus le prévint en disant : « Que t'en semble, Simon ? Sur qui les rois de la terre lèvent-ils des impôts ou une capitation ? Sur leurs fils, ou sur les étrangers ? Et lorsqu'il eut dit : « Sur les étrangers, » Jésus lui dit : « Ainsi donc les fils en sont exempts ; mais afin de ne pas les scandaliser, va-t-en à la mer, jette un hameçon et prends le premier poisson venu, et, après lui avoir ouvert la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »

Évangile

Matthieu 21:18-22

Or, le matin, comme il avait repris le chemin de la ville, il eut faim, et ayant vu un figuier sur le chemin il s'en approcha et il n'y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Qu'il ne provienne plus jamais de toi aucun fruit ! » Et subitement le figuier sécha. Ce que les disciples ayant vu, ils s'en étonnèrent en disant : « Comment ce figuier a-t-il subitement séché ? » Mais Jésus leur répliqua : « En vérité je vous déclare que si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : « Déplace-toi et te jette dans la mer, » cela se ferait. Et tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez. »

Évangile

Matthieu 5

Or, lorsqu'il vit cette foule, il monta sur la montagne, et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent, et ayant ouvert la bouche, il les instruisait en disant : « Heureux les pauvres d'esprit, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Heureux les affligés, car c'est eux qui seront consolés. Heureux ceux qui sont doux, car c'est eux qui hériteront la terre. « Heureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, car c'est eux qui seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car c'est à eux qu'il sera fait miséricorde. Heureux ceux qui sont purs de cœur, car c'est eux qui verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux quand on vous aura injuriés et persécutés, et qu'on aura dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est considérable dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel s'est affadi, avec quoi le salera-t-on ? Il ne sert plus à rien, sinon, après avoir été jeté dehors, qu'à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; on n'allume pas non plus une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur son support, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que de même votre lumière brille devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car en vérité je vous le déclare, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra point de la loi avant que tout n'ait été réalisé. En conséquence, celui qui aura enfreint un seul de ces moindres commandements et enseigné aux hommes à faire de même, sera renommé l'un des moindres dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera renommé grand dans le royaume des cieux. Car je vous déclare que si votre justice n'a pas surpassé de beaucoup celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez certainement pas dans le royaume des cieux. « Vous avez appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne tueras point ; mais celui qui aura tué sera justiciable du tribunal. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque s'irrite contre son frère, sera justiciable du tribunal ; et que celui qui aura dit à son frère : Raca, sera justiciable du sanhédrin ; et que celui qui lui aura dit : Insensé, sera justicié dans la géhénne du feu. « Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque grief contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t-en d'abord te réconcilier avec ton frère, et alors reviens présenter ton offrande. Mets-toi promptement d'accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, et le juge à l'huissier, et que tu ne sois jeté en prison. En vérité je te déclare, tu ne sortiras certainement pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrant. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu ne commettras point d'adultère. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle en son cœur. Mais si ton œil droit te fait trébucher, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite te fait trébucher, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est de ton intérêt qu'un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne. Il a encore été dit : « Que celui qui aura répudié sa femme lui remette un acte de divorce. » Eh bien, moi, je vous déclare que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et que celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. « Vous avez encore appris qu'il a été dit par ceux d'autrefois : « Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point jurer du tout, ni par le ciel parce que c'est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c'est le marchepied de Ses pieds, ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Tu ne jureras pas non plus sur ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Mais votre parole sera : oui, oui ! non, non ! Ce qu'on y ajoute vient du malin. « Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.