Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Romains 15:25-33

Mais pour le moment je me rends à Jérusalem pour le service des saints, parce que la Macédoine a bien voulu, ainsi que l'Achaïe, faire une collecte pour les pauvres d'entre les saints qui sont à Jérusalem ; ils l'ont bien voulu en effet, comme étant leurs débiteurs, car, puisque les Gentils ont partagé leurs biens spirituels, ils doivent aussi les assister avec les biens charnels. Après donc que j'aurai terminé cette affaire et que je me serai déchargé de cette recette, je partirai pour l'Espagne en passant par chez vous. Or, je sais qu'en venant à vous j'y viendrai avec une pleine et entière bénédiction de Christ. En attendant je vous invite, par notre seigneur Jésus-Christ et par la charité qu'inspire l'Esprit, à combattre avec moi dans les prières qui s'adressent pour moi à Dieu, afin que je sois délivré des récalcitrants qui sont en Judée, et que le don que je porte à Jérusalem soit bien reçu par les saints, afin que ce soit dans la joie que je vienne à vous par la volonté du Seigneur Jésus. Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen !

Première lecture

Exode 23

Tu ne répéteras pas de faux bruits ; tu ne donneras point la main à l'impie pour être témoin inique. Tu ne suivras point la foule dans le mal, et dans un procès tu ne déposeras point en déviant à la suite de la foule pour faire fléchir [la loi]. Pour le pauvre même tu ne seras point partial, quand il est en cause. Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, ramène-le-lui. Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous le faix et que tu répugnes à l'en dégager, joins-toi à lui pour le dégager. Ne fais pas plier le droit de ton indigent quand il plaide. Tiens-toi loin d'une cause inique, et ne sois le meurtrier ni de l'innocent ni du juste ; car je n'absous point l'impie. N'accepte pas de présent ; car les présents aveuglent les clairvoyants et ruinent la cause des justes. N'opprime pas l'étranger, car vous savez ce que l'étranger a dans l'âme, ayant été vous-mêmes étrangers dans le pays d'Egypte. Six années tu ensemenceras ton sol, et en récolteras le produit ; mais la septième, tu le laisseras en repos et en jachère, afin que les indigents de ton peuple en jouissent, et ce qu'ils laisseront servira de pâturage aux bêtes des champs. Ainsi feras-tu avec tes vignes et tes olivaies. Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, et le septième, tu chômeras afin que ton bœuf et ton âne aient du relâche et que le fils de ta servante et l'étranger puissent respirer. Et vous prendrez, garde à tout ce que je vous ai dit, et vous ne mentionnerez pas le nom d'autres dieux, qu'on ne l'entende pas sortir de votre bouche. Trois fois dans l'année tu célébreras une fête en mon honneur : Tu observeras la fête des azymes ; sept jours tu mangeras des pains non levés, ainsi que je te l'ai commandé, à l'époque du mois des épis ; car c'est alors que tu es sorti d'Egypte ; et tu ne te présenteras pas devant moi les mains vides ; et la fête de la moisson, des prémices de tes cultures, de ce que tu auras semé dans les champs ; et la fête de la rentrée des fruits vers la fin de l'année, quand tu fais rentrer des champs tes récoltes. Trois fois l'année tous tes mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel. Tu n'offriras pas sur du levain le sacrifice du sang de ma victime ; et la graisse de ma fête ne sera pas gardée jusqu'au lendemain. Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, la fleur des prémices de ton sol.Ne fais point cuire un chevreau au lait de sa mère. Voici, j'envoie un ange devant toi pour te garder en chemin et t'amener au lieu que j'ai préparé ; prends garde à toi devant lui et écoute sa voix, et ne lui résiste pas, car il ne pardonnera point vos désobéissances, parce que mon nom est en lui. Car si tu es docile à sa voix, et si tu fais tout ce que je prescris, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Car mon ange te précédera et t'introduira chez les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Cananéens et les Hévites et les Jébusites, et je les exterminerai. Tu n'adoreras point leurs dieux et ne te laisseras point aller à les servir, tu n'imiteras pas non plus leur conduite, mais tu les détruiras et mettras leurs statues en pièces. Et vous servirez l'Éternel, votre Dieu, qui alors bénira ton pain et ton eau, et je bannirai les maladies du milieu de vous. Dans ton pays il n'y aura ni femme qui enfante avant terme, ni épouse stérile, et je te laisserai accomplir le nombre de tes jours. Je te ferai précéder par ma terreur, et je troublerai tous les peuples chez qui tu pénétreras, et je te montrerai le dos de tes ennemis. Et je te ferai précéder par les frelons qui chasseront devant toi les Hévites et les Cananéens et les Héthiens. Je ne les chasserai pas devant toi en une seule année, de peur que le pays ne devienne inculte et que tu n'aies contre toi les bêtes des champs multipliées. Je les chasserai peu à peu devant toi jusqu'à ce que tu te sois propagé et rendu maître du pays. Et je fixe tes limites de la Mer aux algues à la mer de Philistie, et du désert au Fleuve, car je veux livrer entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne leur accorderas point d'alliance, ni à eux ni à leurs dieux ; ils ne demeureront point dans ton pays de peur qu'ils ne te portent à pécher contre moi, car le culte que tu rendrais à leurs dieux te tournerait à piège.

Première lecture

Nombres 22:1-41

Et étant partis, les fils d'Israël vinrent camper dans les plaines de Moab au delà du Jourdain, près de Jéricho. Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens. Et Moab conçut un grand effroi en face de ce peuple, car il était fort nombreux, et Moab eut peur à la vue des enfants d'Israël. Et Moab dit aux Anciens de Madian : Cette troupe va tout dévorer autour de nous, comme le bœuf broute la verdure de la campagne. Or Balak, fils de Tsippor, était alors Roi de Moab. Alors Balak envoya des messagers à Balaam, fils de Behor, à Pethor, sur le Fleuve (l'Euphrate) dans le pays des fils de son peuple, pour le mander en lui disant : Voici, un peuple est sorti de l'Égypte ; voilà qu'il couvre la face entière du pays, et il est campé en face de moi : maintenant viens donc ! maudis pour moi ce peuple-là, car il est plus fort que moi ; peut-être ainsi l'emporterai-je ; nous le battrons et je le chasserai du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. Les Anciens de Moab et les Anciens de Madian partirent, ayant en main le salaire pour le devin. Et ils arrivèrent auprès de Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak. Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rendrai réponse d'après ce que l'Éternel m'aura dit. Et les princes de Moab restèrent chez Balaam. Puis Dieu vint à Balaam et dit : Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, Roi de Moab, m'a fait dire : Voici, un peuple sorti de l'Egypte couvre la face du pays : viens donc, maudis pour moi ce peuple ; peut-être ainsi serai-je à même de le combattre et de le chasser. Et Dieu dit à Balaam : Ne va pas avec eux ; tu n'as point à maudire ce peuple, car il est béni. Et Balaam se leva le matin et dit aux princes de Balak : Allez-vous-en dans votre pays, car l'Éternel a refusé de me permettre de vous accompagner. Alors les princes de Moab se levèrent et revinrent auprès de Balak à qui ils dirent : Balaam a refusé de nous accompagner. Mais Balak délégua de nouveau des princes en plus grand nombre et plus considérables que les premiers. Et ils vinrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balak, fils de Tsippor : Je t'en prie, ne te laisse point arrêter de te rendre auprès de moi. Car je t'accorderai beaucoup d'honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras : viens donc, et maudis pour moi ce peuple-là. Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais contrevenir à l'ordre de l'Éternel, mon Dieu, en faisant peu ou beaucoup. Mais je vous prie aussi de rester ici cette nuit et je verrai ce que l'Éternel me dira cette seconde fois. Et pendant la nuit Dieu vint à Balaam et lui dit : Si ces hommes sont venus pour te mander, lève-toi et accompagne-les, mais tu ne feras que ce que je te dirai. Balaam se leva donc le matin et mit le harnais à son ânesse, et s'achemina avec les princes de Moab. Mais la colère de Dieu s'alluma parce qu'il était parti, et l'Ange de l'Éternel se posta sur le chemin pour s'opposer à lui. Or il était monté sur son ânesse ayant avec lui ses deux valets. Et l'ânesse aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, et son épée nue dans sa main, et l'ânesse s'écarta de la route et entra dans les champs ; et Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans la route. Alors l'Ange vint se placer sur le sentier des vignes, où il y avait mur d'un côté et mur de l'autre. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel se serra contre la muraille et serra le pied de Balaam contre la muraille et il la frappa de nouveau. Et l'Ange de l'Éternel passa encore en avant et se plaça dans un lieu étroit où il n'y avait aucune voie pour s'écarter ni à droite ni à gauche. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel s'abattit sous Balaam ; et Balaam s'enflamma de colère et frappa l'ânesse avec son bâton. Alors l'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que t'ai-je fait pour m'avoir battue déjà trois fois ? Et Balaam dit à l'ânesse : C'est que tu as été rétive pour moi ; que n'ai-je une épée dans ma main ? je t'aurais déjà tuée. Et l'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse que, depuis que tu es, tu as montée jusqu'aujourd'hui ? Ai-je l'habitude de te faire pareille chose ? Et il dit : Non ! Alors l'Éternel dessilla les yeux de Balaam et il aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, son épée nue à la main, et il s'inclina et se prosterna la face contre terre. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour m'opposer, parce que je te vois suivre une voie périlleuse. Et l'ânesse m'a vu et à mon aspect s'est écartée déjà trois fois. Si elle ne se fût pas écartée de moi, certes je t'aurais déjà tué, et à elle j'aurais laissé la vie. Et Balaam dit à l'Ange de l'Éternel : J'ai péché, car j'ignorais que tu fusses posté contre moi sur le chemin, et maintenant, si tu me désapprouves, je m'en retournerai. Et l'Ange de l'Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; mais ne dis pas autre chose que les paroles que je te dirai. Et Balaam chemina avec les princes de Balak. Et Balak apprenant que Balaam arrivait, vint au-devant de lui jusqu'à la ville de Moab, à la limite de l'Arnon qui est l'extrême frontière. Et Balak dit à Balaam : N'ai-je pas envoyé auprès de toi pour te mander ? Pourquoi ne t'es-tu pas rendu auprès de moi ? vraiment, ne suis-je pas en état de te donner des honneurs ? Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis arrivé auprès de toi ; maintenant est-ce que je puis tenir tout discours ? je rendrai les paroles que l'Éternel me mettra dans la bouche. Et Balaam accompagna Balak et ils allèrent à Kiriath-Chutsoth. Et Balak fit un sacrifice de gros et de menu bétail, et en envoya à Balaam et aux princes qui l'accompagnaient. Et le matin Balak prit Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Bahal d'où il pût découvrir l'extrémité du peuple.

Prière du matin — première lecture

Exode 3

Or Moïse faisait paître les brebis de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madian, et il conduisit le troupeau derrière le désert et gagna la montagne de Dieu en Horeb. Et l'ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu du milieu du buisson ; et il regarda, et voilà que le buisson était enflammé et que le buisson n'était point consumé. Et Moïse dit : Il faut que je tire de côté pour voir cette grande vision, pourquoi le buisson ne brûle pas. Et lorsque l'Éternel vit qu'il tirait de côté pour voir, Dieu l'appela du milieu du buisson et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici. Et Il dit : Ne t'approche pas d'ici, ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens, est une terre sainte. Et Il dit : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Alors Moïse se couvrit le visage, car il craignait de fixer ses regards sur Dieu. Et l'Éternel dit : J'ai vu, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte, et j'ai entendu les cris que lui arrachent ses exacteurs, car je connais ses douleurs. Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et le ramener de ce pays-ci dans un pays excellent et spacieux, dans un pays découlant de lait et de miel, dans le séjour des Cananéens et des Héthiens, et des Amoréens et des Phérisiens et des Hévites et des Jébusites. Et maintenant, voici, les cris des enfants d'Israël sont parvenus jusqu'à moi, et j'ai vu aussi l'oppression dont les Égyptiens les accablent. Va donc, je vais te déléguer auprès de Pharaon, et fais sortir d'Egypte mon peuple, les enfants d'Israël. Et Moïse dit à Dieu : Qui suis-je pour aborder Pharaon et pour faire sortir d'Egypte les enfants d'Israël ? Et Il dit : C'est que je serai avec toi ; voici qui sera pour toi un signe de la mission que je te donne : quand tu feras sortir le peuple de l'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. Et Moïse dit à Dieu : Voici, quand je serai venu auprès des enfants d'Israël et que je leur dirai : Le Dieu de vos pères m'envoie à vous ; et qu'ils me diront : Quel est son nom ? que leur répondrai-je ? Et Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et Il dit : Ainsi parleras-tu aux enfants d'Israël : Je suis m'envoie à vous. Et Dieu dit encore à Moïse : Ainsi parleras-tu aux enfants d'Israël : L'Éternel, Dieu de vos pères, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac et Dieu de Jacob, m'envoie à vous ; c'est là mon nom pour l'éternité, c'est ma dénomination pour tous les âges. Va et assemble les Anciens d'Israël et dis-leur : L'Éternel, Dieu de vos pères, m'est apparu, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et m'a dit : J'ai arrêté mes regards sur vous et sur ce qu'on vous fait en Egypte, et j'ai dit : Je vous retirerai des misères de l'Egypte pour vous amener dans le pays des Cananéens et des Héthiens et des Amoréens et des Phérisiens et des Hévites et des Jébusites, dans un pays découlant de lait et de miel. Et ils prêteront l'oreille à ta voix, et tu te rendras, toi et les Anciens d'Israël, auprès du roi d'Egypte et vous lui direz : L'Éternel, Dieu des Hébreux, nous est apparu ; ainsi, permets-nous maintenant de nous avancer à trois journées de marche dans le désert, et de faire des sacrifices à l'Éternel, notre Dieu. Or je sais que le roi d'Egypte ne vous permettra point de partir, sinon par la force. Et j'étendrai ma main et frapperai l'Egypte au moyen de tous mes miracles que je ferai dans son sein ; après quoi il renverra. Et je ferai trouver grâce à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas à vide. Et chaque femme demandera à sa voisine et à son hôtesse de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or, et des vêtements que vous mettrez à vos fils et à vos filles, et ainsi vous dépouillerez les Égyptiens.

Épître

Hébreux 9:11-15

Mais Christ est survenu comme grand prêtre des biens accomplis, et c'est en traversant le plus grand et le plus parfait tabernacle, qui n'est pas fait de main d'homme (c'est-à-dire qui n'appartient pas à cette création-ci), et en offrant, non pas le sang des boucs et des veaux, mais son propre sang, qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, après avoir obtenu une rédemption éternelle. En effet, si le sang des boucs et des taureaux, et si la cendre d'une vache dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifie suffisamment pour la purification de la chair, à combien plus forte raison le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même à Dieu comme une victime immaculée, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez un culte au Dieu vivant et vrai. Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, une mort ayant eu lieu pour la rédemption des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés voient se réaliser pour eux la promesse de l'héritage éternel ;

Première lecture

Ésaïe 53

Qui ajoute foi à ce que nous annonçons, et pour qui le bras de l'Éternel a-t-il été manifeste ? Il croît devant Lui comme un rejeton, et comme une racine, d'un sol aride. Il n'a ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni apparence, pour exciter nos désirs. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et familiarisé avec la maladie, et méprisé comme celui qui se cache le visage devant nous, et nous ne fîmes aucun cas de lui. Cependant il porta nos maladies, et se chargea de nos douleurs, et nous le crûmes puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était percé pour nos péchés, brisé pour nos crimes, le châtiment qui nous sauve tombait sur lui, et c'est par ses plaies que nous sommes guéris. Tous nous errions comme des brebis, nous suivions chacun notre voie, mais l'Éternel fit peser sur lui le crime de nous tous. Il fut maltraité et il fut humilié, et n'ouvrit pas la bouche, tel que l'agneau mené à la boucherie et telle qu'une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n'ouvrit pas la bouche. A l'angoisse et au jugement il est arraché : et qui dira sa durée ? car il est retranché de la terre des vivants, pour le crime de mon peuple il a été frappé. On lui assigna son tombeau à côté des impies, mais dans sa mort il fut avec le riche, car il ne commit point de violences et dans sa bouche il n'y eut point de fraude. Et il plut à Dieu de le briser par la maladie. Mais après avoir donné sa vie en expiation, il verra une postérité et prolongera ses jours, et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. Délivré des peines de son âme, il pourra rassasier ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste en justifiera plusieurs, et de leurs crimes il se chargera. Aussi je lui donnerai son lot parmi les puissants, et avec les braves il partagera le butin, parce qu'il dévoua son âme à la mort, et qu'il fut mis au nombre des malfaiteurs, pour avoir pris sur lui les péchés de plusieurs, et intercédé pour les criminels.

Prière du matin — deuxième lecture

Deutéronome 1

Ce sont ici les discours que Moïse adressa à tout Israël au delà du Jourdain dans le désert, dans la plaine vis-à-vis de Suph entre Paran et Thophel et Laban et Hatseroth et Dizahab. Il y a onze journées de marche de Horeb, par la route de la montagne de Séir, à Cadès-Barnéa. Et dans la quarantième année, dans le onzième mois, le premier jour du mois, Moïse exposa aux enfants d'Israël toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé pour eux, après qu'il eut défait Sihon, Roi des Amoréens, qui résidait à Hesbon, et Og, Roi de Basan, qui résidait à Astharoth, près de Edrei. Au delà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à expliquer cette Loi en ces termes : L'Éternel, notre Dieu, nous parla sur Horeb en ces termes : Vous avez assez séjourné dans cette montagne. Faisant volte-face mettez-vous en marche et gagnez les Monts Amoréens et tous les lieux adjacents de la plaine, de la montagne, du Pays-bas et du Midi et du bord de la mer, le pays des Cananéens et le Liban jusqu'au Grand-Fleuve, le fleuve Phrath. Voici, je vous livre ce pays, marchez à la conquête du pays que l'Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de leur donner et à leur race après eux. Et dans ce temps-là je vous dis : Je ne puis, à moi seul, être chargé de vous. L'Éternel, votre Dieu, vous a multipliés et voilà que vous êtes aujourd'hui égaux en nombre aux étoiles du ciel. Que l'Éternel, Dieu de vos pères, augmente mille fois votre nombre présent, et qu'il vous bénisse, comme Il vous l'a promis. Mais comment serais-je, à moi seul, chargé de votre poids et de votre fardeau et de vos contestations ? Donnez-vous donc des hommes sages, intelligents et connus tirés de vos Tribus, et je les mettrai à votre tête. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu nous proposes de faire est bonne. Alors je pris les chefs de vos Tribus, hommes sages et connus, et je les préposai sur vous comme supérieurs, comme chefs de mille, et chefs de cent, et chefs de cinquante, et chefs de dix, et comme officiers de vos Tribus. Et dans le même temps je donnai à vos Juges mes instructions en ces termes : Donnez audience à vos frères en cause l'un avec l'autre, et dites justice entre un homme et son prochain et son étranger ; ne faites point acception des personnes dans le jugement ; écoutez le petit comme le grand ; n'ayez peur de personne ; car c'est le tribunal de Dieu. Et les causes qui seront trop difficiles pour vous, portez-les devant moi, pour que j'en connaisse. C'est ainsi que dans ce temps je vous prescrivis toutes les choses que vous aviez à faire. Puis étant partis d'Horeb nous parcourûmes tout le désert, ce grand et affreux désert que vous avez vu sur le chemin des Monts Amoréens, ainsi que l'Éternel, notre Dieu, nous l'avait commandé, et nous arrivâmes à Cadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes parvenus aux Monts Amoréens que l'Éternel, notre Dieu, va nous donner. Vois, l'Éternel, ton Dieu, t'a livré ce pays, montes-y, fais-en la conquête, comme te l'a dit l'Éternel, Dieu de tes pères ; sois sans crainte et sans peur. Alors vous vîntes tous vous présenter à moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes en avant de nous, qui examinent pour nous ce pays, et reviennent nous informer de la route par où nous devons y monter et des villes où nous arriverons. Et j'agréai la chose, et je choisis parmi vous douze hommes, un homme par Tribu. Et ils partirent et gravirent la montagne, et s'avancèrent jusqu'à la vallée d'Escol, et ils firent la reconnaissance de ce pays. Et ils prirent dans leurs mains des fruits de ce pays et nous les rapportèrent et nous rendirent compte en ces mots : C'est un bon pays que l'Éternel, notre Dieu, veut nous donner. Mais vous ne voulûtes pas y monter, et vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu. Et murmurant dans vos tentes vous dîtes : C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a retirés du pays d'Egypte pour nous livrer aux mains des Amoréens, afin de nous détruire. Où irons-nous ? Nos frères ont amolli notre courage en disant : C'est un peuple plus nombreux et de plus haute taille que nous, ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; et nous y avons aussi vu les fils des Anakites. Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas et n'ayez pas peur d'eux. L'Éternel, votre Dieu, qui marche à votre tête, combattra lui-même pour vous, comme Il a toujours fait pour vous en Egypte à vos yeux, et dans le désert où tu as vu que l'Éternel, ton Dieu, t'a porté ainsi qu'un père porte son fils, tout le long de la route que vous avez parcourue, jusqu'à votre arrivée en ce lieu. Mais malgré cela vous n'eûtes pas foi dans l'Éternel, votre Dieu, qui vous précédait dans le trajet pour vous explorer un lieu où pouvoir camper, la nuit dans la colonne de feu pour vous faire voir la route que vous aviez à suivre, et le jour dans la nuée. Et l'Éternel entendit vos propos et se courrouça et prononça ce serment : Pas un de ces hommes dans cette race méchante ne verra ce beau pays que je promis par serment, de donner à leurs pères, sauf Caleb, fils de Jephunné ; lui, il le verra et je lui donnerai la contrée qu'il a touchée de ses pieds, ainsi qu'à ses fils, parce qu'il a eu pour l'Éternel une pleine obéissance. Même contre moi l'Éternel fut irrité à cause de vous et Il dit : Toi non plus tu n'y entreras pas ; Josué, fils de Nun, qui se tient debout en ta présence, lui, y entrera ; encourage-le, car c'est lui qui en fera le partage à Israël. Et vos enfants desquels vous dites qu'ils seront un butin, et vos fils qui aujourd'hui n'ont pas la connaissance du bien et du mal, ce sont eux qui y entreront, et c'est à eux que je le donnerai, et eux qui en feront la conquête. Quant à vous, faites volte-face et partez pour le désert du côté de la Mer aux algues. Alors vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l'Éternel, nous irons en avant et nous battrons absolument comme l'Éternel, notre Dieu, nous l'a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes, et eûtes la témérité de vous avancer dans la montagne. Et l'Éternel me dit : Dis-leur : N'avancez pas, et ne livrez pas bataille, car je ne suis pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas mis en déroute par vos ennemis. Et je vous parlai, mais vous n'écoutâtes point et vous contrevîntes à l'ordre de l'Éternel, et vous eûtes l'audace de vous avancer dans la montagne. Alors les Amoréens, habitants de cette montagne, sortirent à votre rencontre, et vous donnèrent la chasse comme font les abeilles et ils vous défirent en Séir jusqu'à Horma. Et vous revîntes et pleurâtes devant l'Éternel, mais l'Éternel n'écouta point votre voix et ne prit point garde à vous. Ainsi vous restâtes longtemps à Cadès, le temps que vous y avez passé.

Psaume responsorial

Psaumes 119:89-104

Éternellement, Seigneur, ta parole subsiste dans les Cieux, d'âge en âge ta vérité demeure ; tu as fondé la terre, et elle est stable ; suivant tes lois tout subsiste aujourd'hui, car toutes choses te sont assujetties. Si ta loi n'eût fait mes délices, j'aurais péri dans ma misère. Jamais je n'oublierai tes commandements, car c'est par eux que tu me fais vivre. Je suis à toi : donne-moi ton secours ! car je cherche tes commandements. Les impies m'attendent pour me faire périr ; je suis attentif à tes ordres. A toute chose parfaite j'ai vu une fin ; ta loi est infinieMem. Combien j'aime ta loi ! elle est ma pensée de tous les jours. Tes préceptes me rendent plus sage que mes ennemis. car ils sont toujours avec moi. Je suis plus expert que tous mes maîtres, car tes ordonnances sont la pensée que j'ai ; je suis plus entendu que les vieillards, car j'observe tes commandements. Je tiens mon pied loin de tout mauvais sentier, afin que j'observe ta parole. Je ne m'écarte point de ta loi, car c'est toi qui m'instruis. Que ta parole est douce à mon palais ! elle l'est plus que le miel à ma bouche. Dans tes commandements je puise l'intelligence, aussi je hais tous les sentiers du mensonge.Nun.

Évangile

Jean 8:46-59

Qui d'entre vous me convainc de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est issu de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous, vous ne les écoutez pas, parce que vous n'êtes pas issus de Dieu. » Les Juifs lui répliquèrent : « N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon ? » Jésus répliqua : « Pour moi, je n'ai pas de démon, mais j'honore mon Père, et vous, vous me déshonorez ; mais je ne recherche pas ma propre gloire ; il y en a Un qui la recherche et qui juge. En vérité, en vérité je vous déclare que si quelqu'un a observé ma parole, il ne verra certainement jamais la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous reconnaissons que tu as un démon ; Abraham est mort ainsi que les prophètes, et toi tu dis : Si quelqu'un a observé ma parole, il ne verra certainement jamais la mort. Est-ce que tu es plus grand que notre père Abraham, lequel est pourtant mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? » Jésus répliqua : « Si c'est moi qui me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, Lui que vous dites être votre Dieu, et cependant vous ne Le connaissez pas, mais moi je Le connais ; et si je disais que je ne Le connais pas, je serais un menteur comme vous, mais je Le connais et j'observe Sa parole. Abraham votre père a tressailli de joie de ce qu'il verrait ma journée, et il l'a vue, et il s'est réjoui. » Les Juifs lui dirent donc : « Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! » Jésus leur dit : « En vérité, en vérité je vous le déclare, avant qu'Abraham existât, je suis. » Ils prirent donc des pierres pour les lui jeter ; Jésus se cacha et sortit du temple.

Psaume responsorial

Psaumes 52

Au maître chantre. Hymne de David, lorsque Doëg, l'Iduméen, vint et informa Saül et lui dit : David est venu dans la maison d'Achimélech.Pourquoi fais-tu gloire de la méchanceté, superbe ? La grâce de Dieu subsiste toujours. Ta langue médite la ruine, pareille au rasoir affilé, artisan de ruses ! Tu aimes le mal plus que le bien, le mensonge, plus que les paroles vraies. (Pause) Tu aimes tous les discours pernicieux, langue perfide ! Aussi Dieu te détruira pour toujours, Il te saisira, et t'arrachera de ta tente, et t'extirpera de la terre des vivants. (Pause) Les justes en seront témoins, et ils craindront, et ils se riront de lui : « Le voilà cet homme qui ne prit point Dieu pour son rempart, et qui se confiait dans ses grandes richesses, et se prévalait de sa méchanceté ! » Mais moi, je suis comme un vert olivier dans la maison de Dieu, je me confie dans la grâce de Dieu, toujours, à jamais. Je Te louerai éternellement, parce que tu as agi, et j'espère dans ton nom, parce que tu es bon, en présence de tes Saints.

Psaume responsorial

Psaumes 73

Cantique d'Asaph.Oui, Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui ont un cœur pur. Cependant mon pied fut bien près de broncher ; un rien eût déroulé mes pas ; car j'enviais les superbes : j'avais le bonheur des impies sous les yeux. Car ils sont exempts de douleurs jusqu'à leur mort, et leur corps est bien entretenu ; ils sont en dehors des peines des mortels, et comme les humains ils ne sont point frappés. Aussi, comme un collier l'orgueil les entoure, et comme un habit la violence les revêt. L'embonpoint rend leurs yeux saillants, et les pensées de leur cœur se produisent. Ils sont moqueurs, et parlent méchamment ; de leur hauteur ils parlent d'opprimer ; de leur bouche ils affrontent le ciel même, et leur langue se démène sur la terre. Aussi, c'est de ce côté que Son peuple se tourne ; il veut aussi s'abreuver aux eaux abondantes, et dit : « Comment Dieu prendrait-il connaissance, et le Tout-puissant aurait-Il la science ? » Les voilà ces impies ! et toujours tranquilles ils grossissent leurs trésors. C'est en pure perte que je gardai mon cœur net, et que je lavai mes mains dans l'innocence ; et je fus frappé tous les jours, et chaque matin je subis ma peine. Si je disais : Je veux parler ainsi, voici, je trahirais la race de tes enfants. Alors je réfléchis, pour me rendre compte de ces choses ; c'était à mes yeux une tâche difficile, jusqu'à ce que, pénétrant dans les sanctuaires de Dieu, je fis attention à la fin de ces hommes Tu ne les as placés que sur un sol glissant ; tu les fait tomber, et ils sont en ruine. Comme ils sont anéantis tout à coup, emportés et détruits par une chute soudaine ! Tel un songe au réveil, ainsi, les réveillant, Seigneur, tu mets avec mépris leur fantôme à néant. Quand mon cœur s'exaspérait, et que dans mes reins je sentais l'aiguillon, alors j'étais stupide, et dans l'ignorance, j'étais disposé comme une brute envers toi. Cependant je te demeurai toujours attaché ; tu me pris par la main, par ma droite. Par ta sagesse tu me conduiras, et enfin tu me recueilleras dans la gloire. Qui ai-je dans les Cieux ? Et auprès de toi je n'aime rien sur la terre. Que mon cœur et ma chair soient consumés, le rocher de mon cœur et ma part, c'est Dieu, à jamais ! Car voici, ceux qui te désertent, périssent ; tu détruis tous ceux qui loin de toi vont se prostituer. Mais pour moi, être près de Dieu, c'est mon bien. Je mets ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, afin de pouvoir raconter toutes tes œuvres.

Psaume responsorial

Psaumes 70

Au maître chantre. De David. En souvenir.>O Dieu, pour me délivrer, Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre ceux qui attentent à ma vie ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils fassent retraite par l'effet de leur honte ceux qui disent : « Le voilà ! le voilà ! » Alors tu feras la joie et l'allégresse de tous ceux qui te cherchent ; et ils diront toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui désirent ton secours. Et moi, je suis misérable et dénué : ô Dieu ! accours vers moi ! Tu es mon aide et mon libérateur ! Éternel, ne tarde pas !

Prière du soir — première lecture

Exode 5

Et après cela parurent Moïse et Aaron, et ils dirent à Pharaon : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Laisse mon peuple aller célébrer une fête en mon honneur au désert. Et Pharaon dit : Qui est l'Éternel pour que j'obéisse à sa voix en laissant partir Israël ? Je ne connais point l'Éternel et ne laisserai pas non plus partir Israël. Et ils dirent : Le Dieu des Hébreux nous est apparu, permets-nous donc de nous avancer à trois jours de marche dans le désert, et d'offrir un sacrifice à l'Éternel, notre Dieu, afin qu'il ne nous assaille pas avec la peste ou avec l'épée. Et le roi d'Egypte leur dit : Pourquoi, Moïse et Aaron, voulez-vous distraire le peuple de ses travaux ? Allez à vos corvées ! Et Pharaon dit : Voici, le peuple est déjà nombreux, et vous voulez encore lui faire suspendre ses corvées ! Et ce jour-là même Pharaon donna cet ordre aux exacteurs du peuple et à ses préposés : Désormais ne fournissez plus de paille au peuple pour faire des briques, comme ci-devant ; qu'ils aillent eux-mêmes se ramasser de la paille. Mais vous leur imposerez la même quantité de briques qu'ils faisaient ci-devant ; vous n'en rabattrez rien, car ils se relâchent ; c'est pourquoi ils crient et disent : Nous voudrions aller offrir un sacrifice à notre Dieu. Que l'ouvrage pèse sur ces hommes et les occupe, afin qu'ils ne se mettent pas en quête de propos mensongers. Sur cela les exacteurs du peuple et ses préposés sortirent et parlèrent au peuple en ces termes : Ainsi parle Pharaon : Je ne vous donne plus de paille, allez vous-mêmes vous procurer de la paille où vous en trouverez, car on ne rabat rien de la prestation que vous devez. Alors le peuple se répandit dans tout le pays d'Egypte afin de ramasser du chaume pour paille. Et les exacteurs pressaient et disaient : Achevez votre besogne, la tâche quotidienne, comme quand il y avait de la paille. Et l'on battait les préposés des enfants d'Israël établis sur eux par les exacteurs de Pharaon, en disant : Pourquoi n'avez-vous pas achevé hier et aujourd'hui, comme ci-devant, le nombre fixé de briques ? Alors les préposés des enfants d'Israël vinrent jeter des cris auprès de Pharaon, disant : Pourquoi traites-tu ainsi tes serviteurs ? On ne fournit point de paille à tes serviteurs ; et, faites des briques ! nous dit-on ; et voici tes serviteurs reçoivent des coups ; ton peuple pèche. Et il dit : Tous vous relâchez ! vous vous relâchez ! c'est pourquoi vous dites : nous voulons aller offrir un sacrifice à l'Éternel. Allez donc ! travaillez ! et l'on ne vous fournira point de paille, mais vous livrerez la même quantité de briques. Alors les préposés des enfants d'Israël se virent dans le fâcheux cas de dire : Vous ne rabattrez rien du nombre quotidien de vos briques. Et ayant abordé Moïse et Aaron qui se tenaient là pour les rencontrer quand ils sortiraient de chez Pharaon, ils leur dirent : Que l'Éternel ait l'œil sur vous et juge, car vous nous avez mis en mauvaise odeur auprès de Pharaon et auprès de ses serviteurs, armant leurs mains de l'épée pour nous tuer. Alors Moïse s'adressa de nouveau à l'Éternel et dit : Seigneur, pourquoi as-tu si fort maltraité ce peuple ? pourquoi donc m'as-tu envoyé ? Car depuis que je me suis présenté à Pharaon pour lui parler en ton nom, il fait pis à ce peuple et tu n'as point délivré ton peuple.

Deuxième lecture

Romains 1

Paul, — esclave de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour l'évangile de Dieu que d'avance Il avait promis par Ses prophètes dans les écritures saintes, concernant Son Fils, qui est né de la postérité de David, selon la chair, qui a été déclaré Fils de Dieu, avec puissance selon l'Esprit de sainteté, par la résurrection des morts, Jésus-Christ notre Seigneur, par lequel nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour prêcher en son nom l'obéissance de la foi parmi tous les Gentils, parmi lesquels vous êtes aussi, vous qu'a appelés Jésus-Christ, — à tous les bien-aimés de Dieu, appelés à être saints, qui sont à Rome : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, parce que votre foi est proclamée dans le monde entier. Car Dieu, auquel je rends un culte dans mon esprit en prêchant l'évangile de Son Fils, m'est témoin que je fais incessamment mention de vous, demandant constamment dans mes prières si je n'aurai point enfin le bonheur, par la volonté de Dieu, de venir jusques à vous. Car je désire ardemment vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel pour vous affermir, ou plutôt pour trouver de l'encouragement au milieu de vous par la foi qui nous est commune à vous et à moi. Je ne veux pas toutefois que vous ignoriez, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller jusques à vous (et j'en ai été empêché jusques à présent), afin de recueillir quelque fruit parmi vous, aussi bien que parmi les autres Gentils : je me dois aux Grecs et aux Barbares, aux sages et aux ignorants. Ainsi, pour ce qui me concerne, je suis impatient de vous porter aussi la bonne nouvelle, à vous qui êtes à Rome. Je n'ai point honte, en effet, de l'évangile, car c'est une puissance de Dieu qui produit le salut pour tout croyant, Juif et Grec ; parce que la justice de Dieu y est révélée par la foi pour la foi, selon qu'il est écrit : « Or celui qui est juste par la foi vivra. » En effet, la colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui asservissent injustement la vérité, parce que ce que l'on connaît de Dieu leur est intérieurement manifesté, car Dieu le leur manifeste. En effet, ce qui en Lui est invisible, tant Sa puissance éternelle que Sa divinité, se fait voir depuis la création du monde par Ses œuvres, quand on y réfléchit ; en sorte qu'ils sont inexcusables, parce qu'ayant connu Dieu, ils ne L'ont point glorifié comme Dieu, ni ne Lui ont rendu grâces, mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur dépourvu d'intelligence s'est obscurci. Se donnant pour sages ils ont été atteints de folie, et ils ont échangé la gloire du Dieu incorruptible contre des simulacres faits à l'image de l'homme corruptible et des oiseaux et des quadrupèdes et des reptiles. C'est pourquoi Dieu les a livrés, dans les convoitises de leurs cœurs, à une impureté telle que leurs corps sont déshonorés parmi eux ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et rendu des hommages et un culte à la créature à l'exclusion du Créateur, qui est béni pour les siècles ! Amen ! C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : d'un côté, en effet, leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature, et de l'autre, les hommes, ayant aussi abandonné l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leur passion les uns pour les autres en perpétrant l'infamie d'hommes à hommes et recevant en eux-mêmes la rétribution qui était due à leur égarement. Et comme ils n'ont pas daigné retenir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, de sorte qu'ils font ce qui est indigne, étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de perversité ; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malveillance ; délateurs, médisants, ennemis de Dieu, insulteurs, superbes, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, insensibles, impitoyables, lesquels, quoiqu'ils connaissent le décret de Dieu qui déclare dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement les pratiquent, mais encore approuvent ceux qui les commettent.

Deuxième lecture

2 Thessaloniciens 3

Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ ! Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition que vous avez reçue de nous ; vous-mêmes vous savez, en effet, comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas vécu parmi vous dans le désordre, et ce n'est pas gratuitement que nous avons mangé le pain de personne, mais au prix de fatigues et de labeurs, en travaillant nuit et jour, afin de n'être à charge à aucun de vous ; non, parce que nous n'en avons pas le droit, mais afin de nous donner nous-mêmes en exemple à vous, pour que vous nous imitiez ; car, lorsque nous étions parmi vous, nous vous donnions aussi cet ordre : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, en effet, qu'il en est parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent point, mais qui s'occupent de choses inutiles, c'est à ceux de cette espèce, que nous ordonnons et que nous recommandons, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de travailler avec tranquillité pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères, ne vous découragez pas de bien faire ; mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !

Deuxième lecture

Galates 5:16-26

Mais je dis : conduisez-vous selon l'esprit et ne satisfaites pas la convoitise de la chair ; en effet la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair, car ils sont opposés l'un à l'autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Mais, si vous êtes conduits pur l'esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont bien connues : ce sont l'impudicité, l'impureté, la débauche, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, la jalousie, les emportements, les intrigues, les divisions, les sectes, les haines, les excès, les orgies, et tout ce qui leur ressemble ; dont je vous dis d'avance, comme je vous l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l'esprit est la charité, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la probité, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ce n'est pas à de telles choses que s'oppose la loi. Or, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi selon l'esprit. Ne devenons pas glorieux, nous provoquant les uns les autres, nous enviant les uns les autres.

Deuxième lecture

Éphésiens 4:7-13

Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ,

Évangile

Luc 8

Et il advint plus tard que lui-même s'en allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et avec lui étaient les douze, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d'esprits malins et d'infirmités : c'étaient Marie qui était appelée Magdalène, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne femme de Chouza intendant d'Hérode, et Susanne, et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens. Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance. Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un meuble, ou ne la place sous un lit, mais il la place sur un support. Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis en évidence. Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il s'imagine avoir lui sera enlevé. » Or sa mère et ses frères se rendirent auprès de lui, et ils ne pouvaient l'atteindre à cause de la foule. Et il lui fut dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Mais il leur répliqua : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Or il advint un jour qu'il monta dans une barque, ainsi que ses disciples, et il leur dit : « Passons sur l'autre rive du lac ; » et ils partirent. Mais pendant la traversée il s'endormit, et un tourbillon de vent se précipita sur le lac, et ils étaient submergés et en péril. Mais s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Maître, Maître, nous périssons. » Et lui s'étant réveillé, gourmanda le vent et l'agitation de l'eau ; et ils cessèrent, et il survint du calme. Mais il leur dit : « Où est votre foi ? » Et tout effrayés ils s'émerveillèrent en disant : « Quel est donc celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau ? » Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. Or comme Jésus revenait en arrière, il fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l'attendre. Et voici, survint un homme, dont le nom était Jaïrus, et c'était lui qui était chef de la synagogue ; et étant tombé aux pieds de Jésus, il le sollicitait d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique âgée d'environ douze ans, et qu'elle se mourait. Or, comme il s'y rendait, la foule l'étouffait, et une femme malade depuis douze ans d'un flux de sang, laquelle n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée toucha par derrière la frange de son manteau, et tout à coup son flux de sang s'arrêta. Et Jésus dit : « Qui est-ce qui m'a touché ? » Mais tous s'en défendant, Pierre dit : « Maître, la foule t'entoure et te presse ! » Mais Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force est sortie de moi. » Et la femme, voyant qu'elle était découverte, s'approcha en tremblant, et s'étant jetée à ses pieds, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été tout à coup guérie. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. » Comme il parlait encore, survint quelqu'un de chez le chef de synagogue, disant : « Ta fille est morte, n'importune plus le maître ! » Ce que Jésus ayant ouï, il lui répliqua : « Ne crains point, crois seulement, et elle sera sauvée. » Or, étant entré dans la maison, il ne permit pas que personne entrât avec lui, sauf Pierre, et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais il leur dit : « Ne pleurez pas ; car elle n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. Mais lui, ayant pris sa main, s'écria : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint, et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu'on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits ; mais il leur enjoignit de ne parler à personne de ce qui était arrivé.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Thessaloniciens 5

Quant à ce qui concerne les temps et les époques, frères, vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive ; car vous savez parfaitement vous-mêmes que le jour du seigneur doit venir, comme un voleur pendant la nuit. Or, quand ils diront : « Paix et sûreté ! » alors une perdition subite les surprendra, comme le mal d'enfant la femme enceinte, et ils n'échapperont certainement pas. Mais, pour vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme des voleurs ; car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour. Nous n'appartenons ni à la nuit, ni aux ténèbres ; ainsi donc ne sommeillons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres ; car ceux qui sommeillent sommeillent la nuit, et ceux qui s'enivrent s'enivrent la nuit, mais nous, qui appartenons au jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et, pour casque, l'espérance du salut, car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut, par notre seigneur Jésus qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous sommeillions, nous vivions tous avec lui. C'est pourquoi consolez-vous les uns les autres, et édifiez-vous l'un l'autre, comme effectivement vous le faites. Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera. Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. Je vous en adjure au nom du Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !

Évangile

Marc 6:1-13

Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient.

Évangile

Matthieu 6:14-21

En effet, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs fautes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos propres fautes. Or, quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air sombre ; car ils altèrent leur visage afin de faire voir aux hommes qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la vermoulure détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, ou ni la teigne ni la vermoulure ne détruisent, et où les voleurs ne font effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera ton cœur.

Évangile

Marc 16

Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car la terreur et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.