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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Ézéchiel 37

La main de l'Éternel se fit sentir à moi, et l'Éternel m'emmena en esprit, et me déposa dans le milieu de la vallée. Or elle était remplie d'ossements ; et Il m'en fit faire le tour, tout le tour, et voici, il y en avait beaucoup sur le sol de la vallée, et voici, ils étaient extrêmement secs. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements reprendront-ils vie ? Et je dis : Seigneur Éternel, c'est toi qui le sais ! Et Il me dit : Prophétise sur ces ossements et dis-leur : Ossements desséchés, entendez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel, à ces ossements : Voici, j'introduirai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie ; et je vous donnerai des nerfs, et ferai croître sur vous de la chair, et vous recouvrirai de peau, et je mettrai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie, et que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et je prophétisai suivant l'ordre qui m'en était donné. Et pendant que je prophétisais, voici, il se fit un bruissement et une rumeur, et les os s'assemblèrent, os avec os. Et je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et une peau les recouvrit par dessus, mais un esprit ne les pénétrait pas. Et Il me dit : Adresse la prophétie à l'esprit ; prophétise, fils de l'homme, et dis à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Esprit, arrive des quatre vents, et pénètre ces morts, afin qu'ils reprennent vie ! Et je prophétisai selon l'ordre qui m'était donné, et l'esprit les pénétra et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds ; c'était une grande, très grande multitude. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël. Voici, ils disent : « Nos ossements sont desséchés, et notre espoir s'est évanoui, nous sommes anéantis ! » Prophétise donc et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'ouvrirai vos tombeaux et vous ferai sortir de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai au pays d'Israël ; et vous reconnaîtrez que je suis l'Éternel, quand j'ouvrirai vos tombeaux, et que je vous ferai, ô mon peuple, sortir de vos tombeaux ; et je mettrai mon esprit en vous, afin que vous repreniez vie, et je vous établirai dans votre pays, afin que vous reconnaissiez que c'est moi, l'Éternel, qui l'aurai dit et fait, dit l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois, et inscris-y : « Pour Juda et les enfants d'Israël qui lui sont associés. » Prends encore une pièce de bois, et inscris-y : « Pour Joseph, bois d'Éphraïm et de toute la maison d'Israël qui lui est associée. » Et rapproche-les l'une de l'autre pour en former une seule pièce, afin qu'elles ne fassent qu'un en ta main. Et quand les enfants de ton peuple te diront : « Ne nous expliqueras-tu pas ce que cela signifie ? » disleur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est entre les mains d'Éphraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées, et je l'assemblerai avec lui, avec le bois de Juda, et j'en formerai une seule pièce, afin qu'ils ne fassent qu'un en ma main. Et tu tiendras en ta main sous leurs yeux les pièces de bois où tu auras mis l'inscription, et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je retirerai les enfants d'Israël d'entre les peuples au milieu desquels ils vivent, et je les rassemblerai de toutes parts, et les ramènerai dans leur pays ; et je ferai d'eux un seul peuple dans le pays, sur les montagnes d'Israël ; et un seul roi sera le roi d'eux tous ; et ils ne formeront plus deux peuples, et ne se diviseront plus en deux royaumes ; et ils ne se souilleront plus par leurs abominations, et leurs infamies, et tous leurs péchés ; et je les délivrerai de toutes les demeures où ils ont péché, et je les purifierai ; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu : et mon serviteur David sera leur roi, et leur seul pasteur pour eux tous ; et ils suivront mes lois et garderont mes commandements, et les pratiqueront ; et ils habiteront le pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob, où vos pères ont habité, et où ils habiteront, eux et leurs enfants, et les enfants de leurs enfants, éternellement ; et David mon serviteur sera leur prince éternellement ; et je leur donnerai une alliance de paix ; c'est une alliance éternelle qu'ils auront ; et je les établirai, et les ferai se multiplier, et fixerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour l'éternité ; et je demeurerai avec eux, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Et les nations reconnaîtront que je suis l'Éternel qui sanctifie Israël, quand mon sanctuaire sera au milieu d'eux pour l'éternité.

Première lecture

Ésaïe 6:1-13

L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert. Car l'Éternel éloignera les hommes, et grande sera la solitude dans le pays. Que s'il y reste encore la dixième partie, une seconde ruine l'atteindra. Mais tel un térébinthe ou un chêne auquel, après la coupe, il reste un rejeton, ainsi [il lui restera] une sainte race pour rejeton.

Première lecture

Josué 2:1-24

Et Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux éclaireurs avec cette instruction : Allez explorer le pays, surtout Jéricho. Et ils partirent et arrivèrent chez une courtisane nommée Rahab, et y couchèrent. Et l'avis en fut donné au Roi de Jéricho en ces termes : Voilà que cette nuit il est arrivé ici deux hommes de la part des enfants d'Israël pour reconnaître le pays. Alors le Roi de Jéricho fit faire ce message à Rahab : Livre les hommes arrivés chez toi et introduits dans ta maison, car c'est pour explorer tout le pays qu'ils sont venus. Mais cette femme prit les deux hommes et les cacha et dit : En effet, ces hommes sont arrivés chez moi, mais sans que je sache d'où ils sont, et comme la porte allait être fermée à la tombée de la nuit, ces hommes s'en sont allés ; j'ignore où ils se sont rendus ; courez vite après eux, car vous les atteindrez. Or elle les avait fait monter sur le toit et cachés sous des tiges de lin étendues par elle sur le toit. Et ces gens se mirent à leur poursuite sur le chemin qui mène au Jourdain par les gués, et l'on ferma la porte après la sortie des gens qui allaient à leur poursuite. Et avant qu'ils se couchassent, elle monta vers eux sur le toit, et elle dit à ces hommes : Je sais que l'Éternel vous a donné le pays ; et que vous nous inspirez la terreur et que tous les habitants du pays tremblent devant vous. Car nous avons appris comment l'Éternel a desséché les eaux de la Mer aux algues devant vous lorsque vous sortiez de l'Egypte, et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain, Sihon et Og, que vous avez dévoués. A cette nouvelle notre cœur a été déconcerté, et il n'existe plus chez personne aucun courage pour vous tenir tête, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les Cieux, et en bas sur la terre. A présent jurez-moi donc par l'Éternel, que comme je vous ai montré de la bonté, vous montrerez aussi de la bonté à la maison de mon père, et donnez-moi une preuve de loyauté, et laissez la vie à mon père et à ma mère et à mes frères et à mes sœurs et à tous ceux qui leur appartiennent, et sauvez nos âmes de la mort. Et ces hommes lui dirent : Que nos âmes soient livrées à la mort pour vous ! Si vous ne dénoncez pas notre démarche présente, nous agirons envers toi, quand l'Éternel nous livrera le pays, avec bonté et bonne foi. Alors au moyen d'une corde, elle les dévala par la fenêtre, car sa maison était sur la muraille de la ville, et elle logeait sur la muraille de la ville. Et elle leur dit : Gagnez la montagne pour n'être pas atteints par ceux qui vous poursuivent, et restez-y cachés trois jours jusqu'au retour des gens qui sont à votre poursuite, et ensuite continuez votre route. Et ces hommes lui dirent : Nous allons nous acquitter du serment que tu nous as fait faire. Voici, à notre entrée dans le pays attache ce cordon rouge à la fenêtre par laquelle tu nous as dévalés et recueille chez toi dans ton logis ton père et ta mère et tes frères et toute la maison de ton père, et si quelqu'un d'eux passe la porte de ta maison et paraît dans la rue, c'est sur sa tête que retombera la faute de sa mort, et nous-mêmes nous en serons innocents ; mais si on met la main sur aucun de ceux qui seront avec toi dans la maison, la faute de sa mort retombera sur notre tête. Et si tu dénonces notre démarche présente, nous sommes déliés envers toi du serment que tu as exigé de nous. Et elle dit : Comme vous le dites, ainsi soit fait ; et elle les congédia, et ils partirent. Et elle attacha le cordon rouge à la fenêtre. Étant donc partis, ils arrivèrent à la montagne où ils restèrent trois jours jusqu'au retour de ceux qui les poursuivaient. Et ceux-ci les cherchèrent sur toute la route, mais ne les trouvèrent pas. Alors les deux hommes s'en retournant descendirent la montagne et repassèrent [le Jourdain] ; et étant venus auprès de Josué, fils de Nun, ils lui racontèrent tout ce qui leur était avenu. Et ils dirent à Josué : Oui, l'Éternel a livré tout ce pays entre nos mains, et même devant nous tous les habitants du pays tremblent.

Première lecture

Deutéronome 1

Ce sont ici les discours que Moïse adressa à tout Israël au delà du Jourdain dans le désert, dans la plaine vis-à-vis de Suph entre Paran et Thophel et Laban et Hatseroth et Dizahab. Il y a onze journées de marche de Horeb, par la route de la montagne de Séir, à Cadès-Barnéa. Et dans la quarantième année, dans le onzième mois, le premier jour du mois, Moïse exposa aux enfants d'Israël toutes les choses dont l'Éternel l'avait chargé pour eux, après qu'il eut défait Sihon, Roi des Amoréens, qui résidait à Hesbon, et Og, Roi de Basan, qui résidait à Astharoth, près de Edrei. Au delà du Jourdain, dans le pays de Moab, Moïse commença à expliquer cette Loi en ces termes : L'Éternel, notre Dieu, nous parla sur Horeb en ces termes : Vous avez assez séjourné dans cette montagne. Faisant volte-face mettez-vous en marche et gagnez les Monts Amoréens et tous les lieux adjacents de la plaine, de la montagne, du Pays-bas et du Midi et du bord de la mer, le pays des Cananéens et le Liban jusqu'au Grand-Fleuve, le fleuve Phrath. Voici, je vous livre ce pays, marchez à la conquête du pays que l'Éternel a juré à vos pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de leur donner et à leur race après eux. Et dans ce temps-là je vous dis : Je ne puis, à moi seul, être chargé de vous. L'Éternel, votre Dieu, vous a multipliés et voilà que vous êtes aujourd'hui égaux en nombre aux étoiles du ciel. Que l'Éternel, Dieu de vos pères, augmente mille fois votre nombre présent, et qu'il vous bénisse, comme Il vous l'a promis. Mais comment serais-je, à moi seul, chargé de votre poids et de votre fardeau et de vos contestations ? Donnez-vous donc des hommes sages, intelligents et connus tirés de vos Tribus, et je les mettrai à votre tête. Et vous me répondîtes et dîtes : La chose que tu nous proposes de faire est bonne. Alors je pris les chefs de vos Tribus, hommes sages et connus, et je les préposai sur vous comme supérieurs, comme chefs de mille, et chefs de cent, et chefs de cinquante, et chefs de dix, et comme officiers de vos Tribus. Et dans le même temps je donnai à vos Juges mes instructions en ces termes : Donnez audience à vos frères en cause l'un avec l'autre, et dites justice entre un homme et son prochain et son étranger ; ne faites point acception des personnes dans le jugement ; écoutez le petit comme le grand ; n'ayez peur de personne ; car c'est le tribunal de Dieu. Et les causes qui seront trop difficiles pour vous, portez-les devant moi, pour que j'en connaisse. C'est ainsi que dans ce temps je vous prescrivis toutes les choses que vous aviez à faire. Puis étant partis d'Horeb nous parcourûmes tout le désert, ce grand et affreux désert que vous avez vu sur le chemin des Monts Amoréens, ainsi que l'Éternel, notre Dieu, nous l'avait commandé, et nous arrivâmes à Cadès-Barnéa. Et je vous dis : Vous êtes parvenus aux Monts Amoréens que l'Éternel, notre Dieu, va nous donner. Vois, l'Éternel, ton Dieu, t'a livré ce pays, montes-y, fais-en la conquête, comme te l'a dit l'Éternel, Dieu de tes pères ; sois sans crainte et sans peur. Alors vous vîntes tous vous présenter à moi, et vous dîtes : Envoyons des hommes en avant de nous, qui examinent pour nous ce pays, et reviennent nous informer de la route par où nous devons y monter et des villes où nous arriverons. Et j'agréai la chose, et je choisis parmi vous douze hommes, un homme par Tribu. Et ils partirent et gravirent la montagne, et s'avancèrent jusqu'à la vallée d'Escol, et ils firent la reconnaissance de ce pays. Et ils prirent dans leurs mains des fruits de ce pays et nous les rapportèrent et nous rendirent compte en ces mots : C'est un bon pays que l'Éternel, notre Dieu, veut nous donner. Mais vous ne voulûtes pas y monter, et vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu. Et murmurant dans vos tentes vous dîtes : C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a retirés du pays d'Egypte pour nous livrer aux mains des Amoréens, afin de nous détruire. Où irons-nous ? Nos frères ont amolli notre courage en disant : C'est un peuple plus nombreux et de plus haute taille que nous, ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; et nous y avons aussi vu les fils des Anakites. Et je vous dis : Ne vous épouvantez pas et n'ayez pas peur d'eux. L'Éternel, votre Dieu, qui marche à votre tête, combattra lui-même pour vous, comme Il a toujours fait pour vous en Egypte à vos yeux, et dans le désert où tu as vu que l'Éternel, ton Dieu, t'a porté ainsi qu'un père porte son fils, tout le long de la route que vous avez parcourue, jusqu'à votre arrivée en ce lieu. Mais malgré cela vous n'eûtes pas foi dans l'Éternel, votre Dieu, qui vous précédait dans le trajet pour vous explorer un lieu où pouvoir camper, la nuit dans la colonne de feu pour vous faire voir la route que vous aviez à suivre, et le jour dans la nuée. Et l'Éternel entendit vos propos et se courrouça et prononça ce serment : Pas un de ces hommes dans cette race méchante ne verra ce beau pays que je promis par serment, de donner à leurs pères, sauf Caleb, fils de Jephunné ; lui, il le verra et je lui donnerai la contrée qu'il a touchée de ses pieds, ainsi qu'à ses fils, parce qu'il a eu pour l'Éternel une pleine obéissance. Même contre moi l'Éternel fut irrité à cause de vous et Il dit : Toi non plus tu n'y entreras pas ; Josué, fils de Nun, qui se tient debout en ta présence, lui, y entrera ; encourage-le, car c'est lui qui en fera le partage à Israël. Et vos enfants desquels vous dites qu'ils seront un butin, et vos fils qui aujourd'hui n'ont pas la connaissance du bien et du mal, ce sont eux qui y entreront, et c'est à eux que je le donnerai, et eux qui en feront la conquête. Quant à vous, faites volte-face et partez pour le désert du côté de la Mer aux algues. Alors vous répondîtes et me dîtes : Nous avons péché contre l'Éternel, nous irons en avant et nous battrons absolument comme l'Éternel, notre Dieu, nous l'a commandé. Et vous ceignîtes chacun ses armes, et eûtes la témérité de vous avancer dans la montagne. Et l'Éternel me dit : Dis-leur : N'avancez pas, et ne livrez pas bataille, car je ne suis pas au milieu de vous, afin que vous ne soyez pas mis en déroute par vos ennemis. Et je vous parlai, mais vous n'écoutâtes point et vous contrevîntes à l'ordre de l'Éternel, et vous eûtes l'audace de vous avancer dans la montagne. Alors les Amoréens, habitants de cette montagne, sortirent à votre rencontre, et vous donnèrent la chasse comme font les abeilles et ils vous défirent en Séir jusqu'à Horma. Et vous revîntes et pleurâtes devant l'Éternel, mais l'Éternel n'écouta point votre voix et ne prit point garde à vous. Ainsi vous restâtes longtemps à Cadès, le temps que vous y avez passé.

Épître

Actes 8:26-40

Or, un ange du Seigneur s'adressa à Philippe en disant : « Lève-toi, et va du côté du midi sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et s'étant levé il se mit en chemin ; et voici, un Éthiopien, principal eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et qui était son trésorier général, était venu à Jérusalem pour adorer. Or il s'en retournait, et, assis sur son char, il lisait le prophète Ésaïe ; or l'Esprit dit à Philippe : « Approche-toi et tiens-toi collé à ce char. » Et Philippe étant accouru l'entendit qui lisait Ésaïe le prophète, et il dit : « Est-ce que tu comprends bien ce que tu lis ? » Mais l'autre dit : « Eh, comment le pourrais-je, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Or voici quel était le contenu du texte qu'il lisait : « C'est comme une brebis qu'il a été conduit à la tuerie ; et, de même qu'un agneau est muet devant celui qui le tond, de même il n'ouvre point la bouche ; c'est dans l'humiliation que s'est consommé son jugement. Qui dépeindra les hommes de sa génération ? Car sa vie est enlevée de dessus la terre. » L'eunuque s'adressant à Philippe : « Je te prie, dit-il, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? » Là-dessus Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce texte-là, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Or, comme ils cheminaient le long de la route, ils arrivèrent vers de l'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? » Et il fit arrêter son char, et ils descendirent l'un et l'autre dans l'eau, Philippe et l'eunuque, et il le baptisa. Mais, quand ils furent ressortis de l'eau, l'esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus, car tandis qu'il continuait sa route plein de joie, Philippe se trouva dans Azot. Et il s'en allait de côté et d'autre, évangélisant toutes les villes jusques à ce qu'il arrivât à Césarée.

Psaume responsorial

Psaumes 146

Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !

Psaume responsorial

Psaumes 16

Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.

Évangile

Jean 20:11-18

Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses.

Psaume responsorial

Psaumes 70

Au maître chantre. De David. En souvenir.>O Dieu, pour me délivrer, Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre ceux qui attentent à ma vie ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils fassent retraite par l'effet de leur honte ceux qui disent : « Le voilà ! le voilà ! » Alors tu feras la joie et l'allégresse de tous ceux qui te cherchent ; et ils diront toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui désirent ton secours. Et moi, je suis misérable et dénué : ô Dieu ! accours vers moi ! Tu es mon aide et mon libérateur ! Éternel, ne tarde pas !

Psaume responsorial

Psaumes 91

Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »

Deuxième lecture

Malachie 2:1-9

A présent donc, à vous cet ordre, sacrificateurs ! Si vous n'obéissez pas et n'avez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit l'Éternel des armées, j'enverrai parmi vous la malédiction, et maudirai vos bénédictions ; oui, je les maudirai, parce que vous ne l'avez pas à cœur. Voici, j'interdirai vos semences et vous jetterai du fumier au visage, le fumier de vos victimes solennelles dans lequel on vous poussera. Et vous saurez que je vous ai adressé cet ordre, afin que mon alliance avec Lévi subsistât, dit l'Éternel des armées. Mon alliance avec lui fut vie et paix, et je les lui accordai pour qu'il eût. la crainte ; et il me craignit et à mon nom il trembla. La loi de vérité fut dans sa bouche, et l'iniquité ne s'est point trouvée sur ses lèvres ; en paix et en droiture il marcha avec moi, et en retira beaucoup du péché. Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et c'est à sa bouche qu'on doit demander la loi, car il est le messager de l'Éternel des armées. Mais vous, vous vous êtes écartés de la voie, vous avez été par la loi même cause de la chute de plusieurs, et vous avez anéanti l'alliance de Lévi, dit l'Éternel des armées. De même aussi moi je vous rendrai méprisables et abjects pour tout le peuple, parce que vous ne gardez pas mes voies et que vous faites acception des personnes devant la loi.

Deuxième lecture

Romains 6

Que dirons-nous donc ? Demeurons dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de nous cette pensée ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci, et ne mettez pas non plus vos membres à la disposition du péché comme des instruments d'iniquité, mais mettez-vous vous-mêmes à la disposition de Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et mettez aussi vos membres à la disposition de Dieu comme des instruments de justice. Car le péché n'aura pas de puissance sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ? Péchons, parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ? Loin de nous cette pensée ! Ne savez-vous pas qu'en vous mettant comme esclaves à la disposition de quelqu'un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui auquel vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que vous, qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi de cœur au modèle d'enseignement qui vous a été transmis, et de ce qu'après avoir été affranchis du péché vous avez été asservis à la justice ; je parle d'une manière humaine à cause de la faiblesse de votre chair. Eh bien, de même que vous avez mis vos membres comme esclaves à la disposition de l'impureté et du désordre, de même mettez maintenant vos membres comme esclaves à la disposition de la justice pour parvenir à la sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres quant à la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous rougissez maintenant ? Elles n'ont en effet d'autre résultat que la mort, tandis que maintenant que vous avez été affranchis du péché et asservis à Dieu, le fruit que vous retirez a pour effet la sanctification et pour résultat la vie éternelle. Car le salaire que paie le péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.

Deuxième lecture

Hébreux 4

Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos, afin que personne ne donne, en tombant, le même exemple de désobéissance ; car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.

Deuxième lecture

Philippiens 2:12-18

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, que ce ne soit pas seulement en ma présence, mais bien plus encore maintenant en mon absence, que vous travailliez à votre propre salut avec crainte et tremblement, car c'est Dieu qui effectue en vous, et la volonté, et l'action, d'après Son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin de devenir irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération pervertie et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde, en portant avec vous la parole de vie, ce qui sera pour moi un motif de m'enorgueillir, lors de la journée de Christ, de n'avoir ni couru en vain, ni travaillé en vain. Mais, dussé-je servir de libation en officiant dans le sacrifice de votre foi, je m'en réjouis, et je suis dans la joie avec vous tous ; vous aussi, réjouissez-vous de même, et soyez avec moi dans la joie.

Évangile

Jean 20

Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

Évangile

Marc 11:27-33

Et ils arrivent derechef à Jérusalem, et pendant qu'il se promenait lui-même dans le temple les grands prêtres et les scribes et les anciens viennent à lui, et ils lui disaient : « En vertu de quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui est-ce qui t'a donné cette autorité pour faire ces choses ? » Mais Jésus leur dit : « Je vous adresserai une seule question ; et répondez-moi, et je vous dirai en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Et ils réfléchissaient entre eux, en disant : « Si nous disons : du ciel, il dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Au contraire, disons-nous : des hommes ?…  » Ils craignaient la foule, car tous tenaient Jean pour avoir été réellement un prophète. Et ils répliquent à Jésus : « Nous ne savons. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. »

Évangile

Marc 4:1-9

Et il commença à enseigner près de la mer. Et une foule très nombreuse se rassemble autour de lui, en sorte qu'étant monté sur une barque il s'assit dans la mer, et toute la foule se tenait près de la mer sur le rivage. Et il leur enseignait beaucoup de choses sous forme de paraboles, et il leur disait dans son enseignement : « Écoutez, voici, le semeur sortit pour semer, et il advint, pendant qu'il semait, qu'une partie tomba le long du chemin, et les oiseaux vinrent et la mangèrent toute. Et une autre partie tomba sur le sol rocailleux et là où elle n'avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas un sol profond ; et, quand le soleil se fut levé, elle fut brûlée, et, comme elle n'avait pas de racine, elle sécha. Et une autre partie tomba dans les épines, les épines montèrent et l'étouffèrent, et elle ne donna pas de fruit. Et une autre partie tomba dans la bonne terre, et elle donnait du fruit qui montait et grandissait, et elle rapportait à raison de trente, et à raison de soixante, et à raison de cent. » Et il disait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! »

Évangile

Jean 2

Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.