Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Toi donc, fils de l'homme, prophétise contre Gog et dis : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : J'en veux à toi, Gog, prince de Rosch, Mésech et Thubal ! Je te détournerai et t'entraînerai, et te tirerai du fond du nord, et t'amènerai sur les montagnes d'Israël. Et j'arracherai ton arc de ta main gauche, et ferai tomber tes flèches de ta main droite ; sur les montagnes d'Israël tu succomberas, toi et tous tes bataillons, et les peuples qui sont avec toi ; des vautours, de tous les oiseaux et des bêtes des champs je te ferai la pâture ; sur la face de la terre tu tomberas, car j'ai parlé, dit le Seigneur, l'Éternel. Et je darderai un feu en Magog et sur ceux qui habitent les îles en sécurité, afin qu'ils sachent que je suis l'Éternel. Et je manifesterai mon saint nom au milieu de mon peuple d'Israël, et n'exposerai plus mon saint nom au déshonneur ; mais les nations reconnaîtront que je suis l'Éternel, le Saint d'Israël. Voici, il vient, il arrive, dit le Seigneur, l'Éternel, ce jour que j'ai dit. Alors les habitants des villes d'Israël sortiront et allumeront et brûleront les armes et les boucliers et les pavois, les arcs et les flèches, les épieux et les lances, et s'en feront du feu pendant sept années. Ils n'iront point chercher du bois dans la campagne, ni en couper dans les forêts, car c'est avec les armes qu'ils nourriront leur feu : et ils dépouilleront ceux qui les auront dépouillés, et pilleront ceux qui les auront pillés, dit le Seigneur, l'Éternel. Et dans ce même jour je donnerai là à Gog un lieu pour son tombeau en Israël, la vallée des voyageurs, à l'orient de la mer ; et cela fermera le passage aux voyageurs ; c'est là qu'on enterrera Gog et toute sa multitude, et on la nommera Vallée de la multitude de Gog. Et la maison d'Israël les enterrera, afin de purifier le pays, durant sept mois ; et tout le peuple du pays enterrera ; et cela lui donnera un nom au jour où je me glorifierai, dit le Seigneur, l'Éternel. Et ils choisiront des hommes en permanence dont les uns parcourront le pays, et les autres à leur suite enterreront les corps restés sur la face du pays, afin de le purifier ; pendant sept mois entiers ils feront cette recherche. Et les premiers parcourront le pays ; et si l'un d'eux aperçoit les ossements d'un homme, il élèvera à côté un cippe, en attendant que les fossoyeurs l'enterrent dans la vallée de la multitude de Gog. Hamona sera aussi le nom d'une ville. Et c'est ainsi qu'ils purifieront le pays. Or, fils de l'homme, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Dis aux oiseaux, à tous les volatiles et à toutes les bêtes des champs : Rassemblez-vous et venez, réunissez-vous de toutes parts pour le sacrifice où je vais égorger des victimes pour vous, grand sacrifice sur les montagnes d'Israël, et repaissez-vous de chair et abreuvez-vous de sang ! C'est de la chair des héros que vous y serez nourris, et du sang des princes de la terre que vous boirez ; ce sont tout autant de béliers, d'agneaux et de boucs, de taureaux engraissés en Basan. Et vous mangerez de la graisse, à vous rassasier, et vous boirez du sang, à vous enivrer, au sacrifice où pour vous j'égorgerai des victimes ; et à ma table vous vous rassasierez de chevaux et de cavaliers, de héros et de toutes sortes d'hommes de guerre, dit le Seigneur, l'Éternel. Et je manifesterai ma gloire parmi les nations, et toutes les nations seront témoins du jugement que j'exercerai, et des coups dont les frappera ma main ; et toute la maison d'Israël comprendra que moi, l'Éternel, je suis son Dieu, dès ce jour-là et à l'avenir ; et les nations comprendront que c'est par suite de son crime que la maison d'Israël a été déportée, parce qu'ils furent coupables envers moi, et que je leur cachai ma face, et que je les livrai à la main de leurs ennemis, afin que par l'épée ils périssent tous. Je les ai traités selon leur souillure et leur désobéissance, et je leur ai caché ma face. Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Maintenant je veux ramener les captifs de Jacob, et prendre pitié de toute la maison d'Israël, et être jaloux de mon saint nom. Alors ils comprendront quel fut leur opprobre et tout le crime qu'ils ont commis contre moi, lorsqu'ils habiteront leur pays en sécurité, sans terreur aucune, lorsque je les ramènerai du milieu des peuples, et les recueillerai des pays de leurs ennemis, et que je manifesterai ma sainteté sur eux au milieu de peuples nombreux. Alors ils reconnaîtront que moi, l'Éternel, je suis leur Dieu, quand, après les avoir envoyés captifs aux nations, je les réunirai dans leur pays, sans laisser aucun d'eux là au milieu d'elles ; et je ne leur cacherai plus ma face, parce que j'aurai répandu mon Esprit sur la maison d'Israël, dit le Seigneur, l'Éternel.
Première lecture
Mon fils, n'oublie pas mes leçons, et que ton cœur garde mes préceptes ! Car ils prolongeront tes jours et tes années de vie, et te donneront la paix. Que l'amour et la vérité ne te quittent pas ; lie-les à ton col, écris-les sur les tablettes de ton cœur ! Alors tu trouveras grâce et bon succès devant Dieu et devant les hommes. Confie-toi en Dieu de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ton propre sens ! En toutes tes voies regarde vers Lui, et Il aplanira tes sentiers. Ne sois point sage à tes propres yeux ; crains l'Éternel, et fuis le mal ! ce sera la santé de ton corps, et le rafraîchissement de tes os. Honore Dieu avec ta richesse, et avec les prémices de tout ton revenu ! et tes greniers se rempliront d'abondance, et de moût tes cuves regorgeront. Ne méprise pas, mon fils, la correction de l'Éternel, et ne t'irrite point de ses châtiments ! Car c'est celui qu'il aime que l'Éternel châtie, comme un père l'enfant auquel il prend plaisir.
Première lecture
Et comme Josué était devant Jéricho, il arriva qu'ayant levé les yeux il regardait ; et voilà qu'un homme se tenait debout en face de lui, son épée nue à la main. Et Josué alla à lui et lui dit : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? Et il répondit : Non, mais je suis Chef d'Armée de l'Éternel ; maintenant j'arrive… Alors Josué se jeta la face contre terre et se prosterna, et lui dit : Qu'est-ce que mon Seigneur veut dire à son serviteur ? Et le Chef d'Armée de l'Éternel dit à Josué : Ote tes sandales de tes pieds ; car le lieu où tu te tiens est saint. Et ainsi fit Josué.
Première lecture
Et étant partis nous montâmes du côté de Basan ; alors vint à notre rencontre Og, Roi de Basan, lui et tout son peuple pour nous attaquer à Edrei. Et l'Éternel me dit : Ne le redoute pas, car je livre entre tes mains, et lui et tout son peuple et son pays, et tu le traiteras comme tu as traité Sihon, Roi des Amoréens, qui résidait à Hesbon. L'Éternel, notre Dieu, livra, donc aussi entre nos mains Og, Roi de Basan, et tout son peuple, et nous le battîmes jusqu'à ne lui laisser aucun réchappé. Et en même temps nous prîmes toutes ses villes ; il n'y eut pas une place que nous ne leur enlevâmes, soixante villes, tout le canton d'Argob, royaume de Og en Basan. Toutes ces villes, à l'exception des villes rurales, très nombreuses, étaient munies de hautes murailles, de portes et de barres. Et nous les dévouâmes, comme nous l'avions fait à Sihon, Roi de Hesbon, dévouant toutes villes, hommes, femmes et enfants. Mais nous fîmes notre butin de la totalité du bétail et des dépouilles des villes. C'est ainsi qu'en ce temps-là nous conquîmes le pays sur les deux rois des Amoréens au delà du Jourdain depuis le torrent de l'Arnon jusqu'au mont Hermon (les Sidoniens donnent à l'Hermon le nom de Sirion et les Amoréens celui de Sénir), toutes les villes de la plaine, et tout Galaad et tout Basan jusqu'à Salcha et Edrei, villes du royaume de Og en Basan. (Og, Roi de Basan, était le seul survivant du reste des géants ; voici, son lit, lit de fer, n'est-il pas à Rabba dans le pays des fils d'Ammon, ayant neuf coudées de longueur et quatre coudées de largeur, coudée d'homme ?) Et dans ce temps-là nous conquîmes ce pays depuis Aroër sur l'Arnon. Et la moitié de la montagne de Galaad avec ses villes, je la donnai aux Rubénites et. aux Gadites ; et le reste de Galaad et tout Basan, royaume de Og, je le donnai à la demi-Tribu de Manassé, tout le canton d'Argob, Basan tout entier ; c'est ce qui s'appelle le pays des géants. Jaïr, fils de Manassé, conquit tout le canton d'Argob jusqu'aux frontières des Gesurites et des Maachathites, et il y donna, à Basan, d'après son nom, le nom de bourgs de Jaïr, jusqu'aujourd'hui. Et à Machir je donnai Galaad. Et aux Rubénites et aux Gadites, je donnai une partie de Galaad et jusqu'au torrent de l'Arnon, ce qui est en dedans du torrent et le territoire adjacent, jusqu'au Jabbok, torrent frontière des fils d'Ammon, et la plaine et le Jourdain et le territoire adjacent depuis Kinnéreth jusqu'à la mer de la plaine, la Mer-Salée, au pied du Pisga, à l'Orient. En ce temps-là je vous donnai ce commandement : L'Éternel, votre Dieu, vous a livré ce pays pour le conquérir. Il faut que vous, tout ce que vous avez de guerriers, vous marchiez armés en tête de vos frères, les fils d'Israël. Vos femmes, vos enfants et vos troupeaux seuls (je sais que vous avez de nombreux troupeaux) resteront dans vos villes que je vous ai données, jusqu'à ce que l'Éternel ait accordé à vos frères le repos comme à vous, et qu'eux aussi aient conquis le pays que l'Éternel, votre Dieu, leur donne au delà du Jourdain ; alors vous pourrez chacun de vous revenir dans votre conquête que je vous ai donnée. Et dans ce temps je donnai mes instructions à Josué en ces termes : Tes yeux ont vu tout ce que l'Éternel, votre Dieu, a fait à ces deux Rois : ainsi fera l'Éternel à tous les royaumes que tu vas envahir. Ne les redoutez pas, car l'Éternel, votre Dieu, lui-même combattra pour vous. Et dans ce même temps je fis à l'Éternel cette supplication : Seigneur, Éternel, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta majesté et ta main puissante ; car où est dans les Cieux et sur la terre un Dieu qui fasse rien de pareil à tes œuvres et à tes exploits ? Oh ! permets aussi que je passe et que je voie ce beau pays de l'autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban ! Mais l'Éternel se courrouça contre moi à cause de vous, et Il ne m'exauça pas, et l'Éternel me dit : C'est assez ! ne me parle plus de cette affaire. Monte au sommet du Pisga, puis porte tes regards à l'occident et au septentrion et au midi et à l'orient, et contemple de tes yeux ; car tu ne passeras pas ce Jourdain. Et laisse tes instructions à Josué, affermis et fortifie-le ; car c'est lui qui marchera à la tête de ce peuple, et qui leur partagera le pays que tu verras. Nous demeurâmes donc dans la vallée vis-à-vis de Beth-Pehor.
Épître
Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde.
Psaume responsorial
Alléluia ! Des Cieux louez l'Éternel ! Louez-le dans les lieux très-hauts ! Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes les étoiles brillantes ! Louez-le, Cieux des Cieux, et vous les eaux, qui êtes au-dessus des Cieux ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car Il commanda, et ils furent créés, et Il les établit pour jamais, pour l'éternité ; Il leur donna des lois, et ils ne les transgressent pas. De la terre louez l'Éternel ! bêtes de la mer, et vous tous les abîmes, feu et grêle, neige et brouillard, vent des tempêtes, qui exécutez ses ordres, montagnes et toutes les collines, arbres à fruit, et vous tous les cèdres, animaux, et vous tous les bestiaux, reptiles et oiseaux ailés, rois de la terre, et vous tous les peuples, princes, et vous tous les juges de la terre, jeunes hommes et vierges, vieillards de concert avec les enfants ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car son nom seul est éminent, sa magnificence est plus haute que la terre et les Cieux ; et Il relève la tête de son peuple, la gloire de tous ses saints, des enfants d'Israël, du peuple qui Lui tient de près. Alléluia !
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.
Évangile
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts.
Psaume responsorial
De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}
Psaume responsorial
L'Éternel règne, revêtu de majesté ; la force est son vêtement, sa ceinture : aussi le monde est ferme et ne chancelle pas. Ton trône est ferme dès les anciens jours, tu es depuis l'éternité. Les flots élèvent, ô Éternel, les flots élèvent leur voix, les flots élèvent leur murmure. Plus que les voix des eaux immenses, que les vagues magnifiques de la mer, l'Éternel est magnifique dans les hautes régions. Tes témoignages sont parfaitement sûrs. La sainteté sied à ta maison, ô Éternel, pour la durée des temps.
Deuxième lecture
Mais, quand le Seigneur aura achevé toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, je sévirai contre le fruit du cœur orgueilleux du Roi d'Assyrie, et contre l'arrogance de ses yeux hautains. Car il dit : « Par la force de mon bras je l'ai fait, et par ma sagesse, car je suis intelligent ; j'ai déplacé les bornes des peuples, et pillé leurs trésors, et comme un héros j'en ai précipité de leurs trônes, et ma main s'empara des biens des peuples, comme d'un nid ; comme on ramasse des œufs abandonnés, moi j'ai ramassé toute la terre, et il n'y en eut pas un qui remuât l'aile, et ouvrît la bouche et jetât un cri ! » La cognée est-elle insolente envers le bûcheron qui se sert d'elle, et la scie, superbe envers celui qui la manie, comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève, comme si le bâton soulevait le bras ? C'est pourquoi le Seigneur, le Seigneur des armées, parmi ses guerriers bien nourris enverra le dépérissement, et au milieu de sa magnificence s'allumera un incendie, comme un incendie de feu, et la Lumière d'Israël deviendra un feu, et son Saint, une flamme qui embrasera et dévorera ses ronces et ses épines en un jour. Et il détruira la magnificence de sa forêt et de ses campagnes, corps et âme, et il en sera comme d'un malade qui dépérit, et le reste des arbres de sa forêt pourra être compté, et un enfant en écrirait le nombre. Et en ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de prendre pour appui leur oppresseur, et ils s'appuieront sur l'Éternel, le Saint d'Israël, avec confiance.
Deuxième lecture
Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus ; car la loi de l'Esprit de vie t'a affranchi en Christ-Jésus de la loi du péché et de la mort. En effet, ce qui était impossible à la loi, parce que la chair la rendait impuissante, Dieu, en envoyant Son propre fils avec une chair semblable à celle du péché, et à cause du péché, a condamné le péché dans la chair, afin que ce qu'a décrété la loi s'accomplit en nous, qui ne nous conduisons pas selon la chair, mais selon l'Esprit. Car ceux qui vivent selon la chair s'intéressent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'Esprit s'intéressent aux choses de l'Esprit. En effet l'affection de la chair donne la mort, tandis que l'affection de l'Esprit donne la vie et la paix, parce que l'affection de la chair est inimitié contre Dieu ; en effet elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; car aussi bien ne le peut-elle pas. Or ceux qui vivent dans la chair ne peuvent plaire à Dieu ; mais pour vous, vous ne vivez pas dans la chair, mais dans l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu'un ne possède pas l'Esprit de Christ, celui-là ne lui appartient point. Au contraire, si Christ est en vous, votre corps est mort, il est vrai, à cause du péché, mais votre esprit est vie, à cause de la justice. Or, si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, à cause de Son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons contracté une obligation, non pas envers la chair pour vivre selon la chair, car si vous vivez selon la chair, vous devez mourir, tandis que, si par l'esprit vous faites mourir les actes du corps, vous vivrez ; car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, ce sont ceux-là qui sont fils de Dieu. En effet vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage pour derechef vivre sous la crainte, mais vous avez reçu un esprit d'adoption, dans lequel nous nous écrions : Abba ! Père ! L'Esprit lui-même atteste avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui. Car je pense que les souffrances du temps actuel ne méritent pas d'être mises en balance avec la gloire qui va nous être révélée ; car la création, dans une inquiète expectative, attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. La création a en effet été soumise à la vanité, non de son gré mais à cause de Celui qui l'y a soumise, avec l'espoir que la création, elle aussi, sera affranchie de l'esclavage de la corruption pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu ; car nous savons que la création tout entière est jusques à présent dans les gémissements et les douleurs de l'enfantement. Or, ce n'est pas elle seulement ; mais nous-mêmes aussi, qui possédons les prémices de l'esprit ; nous-mêmes aussi nous gémissons au dedans de nous en attendant avec impatience l'adoption, la rédemption de notre corps. En effet, c'est en espérance que nous avons été sauvés. Or, une espérance que l'on voit n'est pas une espérance, car ce que voit quelqu'un, qu'a-t-il affaire de l'espérer ? Mais si c'est ce que nous ne voyons pas que nous espérons, nous l'attendons avec patience. De même, l'Esprit s'unit aussi à nous pour subvenir à notre faiblesse ; car nous ne savons pas comment nous devons prier selon le besoin, mais c'est l'Esprit lui-même qui intercède par des soupirs inexprimables. Or, Celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. Or, nous savons que, pour ceux qui aiment Dieu, Dieu mène tout à bien, pour ceux, dis-je, qui sont appelés en vertu de Son décret ; car ceux que d'avance Il a connus, Il les a aussi d'avance destinés à reproduire l'image de Son Fils, afin qu'il fût le premier-né parmi plusieurs frères ; mais ceux qu'il a prédestinés, Il les a aussi appelés, et ceux qu'il a appelés, Il les a aussi justifiés, et ceux qu'il a justifiés, Il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc de plus ? Si Dieu est pour nous, qui est-ce qui est contre nous ? Celui même qui n'a pas épargné Son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas encore gratuitement toutes choses avec lui ? Qui est-ce qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? C'est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité ; c'est lui qui se tient aussi à la droite de Dieu ; c'est lui qui intercède aussi pour nous ! Qui est-ce qui nous séparera de l'amour de Dieu manifesté en Christ-Jésus ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée, selon qu'il est écrit : « Car c'est à cause de Toi que nous sommes mis à mort tout le long du jour ; nous avons été regardés comme des brebis de tuerie ? » Mais au contraire en tout cela nous sommes plus que vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés ; car je suis convaincu que ni la mort ni la vie, ni anges ni dominations, ni choses présentes ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Christ-Jésus notre Seigneur.
Deuxième lecture
C'est pourquoi, laissant, de côté les éléments de la parole de Christ, aspirons à l'état d'homme fait, sans jeter de nouveau, comme fondement de la renonciation aux œuvres mortes et de la foi en Dieu, la doctrine des ablutions, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel. Et c'est là ce que nous ferons, si du moins Dieu le permet ; car il est impossible que ceux qui ont été une fois illuminés, et qui ont goûté le don céleste, et qui sont devenus participants de l'esprit saint, et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances de l'âge nouveau, et qui, ensuite, sont tombés, soient une seconde fois renouvelés pour éprouver de la repentance, eux qui crucifient de nouveau, à leur préjudice, et qui livrent à l'ignominie le fils de Dieu ! En effet une terre qui a bu la pluie souvent tombée sur elle, et qui produit une herbe utile à ceux pour lesquels elle est aussi cultivée, participe à la bénédiction de Dieu, tandis que si elle porte des épines et des chardons, elle est réprouvée, et elle est près de recevoir la malédiction qui a pour terme la destruction par le feu. Mais, quoique nous parlions ainsi, nous comptons, bien-aimés, en ce qui vous concerne, sur quelque chose de mieux et qui aboutisse au salut ; car Dieu est trop juste pour oublier votre travail, et l'affection que vous avez témoignée pour Son nom, par les services que vous avez rendus et que vous rendez aux saints. Nous désirons toutefois que chacun de vous montre jusques à la fin le même zèle pour arriver à la plénitude de l'espérance, afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais qu'au contraire vous deveniez les imitateurs de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. En effet, lorsqu'il fit Sa promesse à Abraham, Dieu, qui ne pouvait prêter serment en prenant à témoin personne de plus grand, jura en se prenant lui-même à témoin, en disant : « Certes Je te bénirai abondamment, et en te donnant l'accroissement Je te ferai prospérer abondamment. » Et ce fut ainsi, qu'ayant persévéré, la promesse se réalisa pour lui. Les hommes, en effet, prêtent serment en prenant à témoin Celui qui est plus grand qu'eux, et le serment met fin pour eux à toute contradiction en confirmant leur déclaration. Il en résulte que Dieu, voulant montrer avec plus d'évidence aux héritiers de Sa promesse l'immutabilité de Son décret, intervint par un serment, afin que, par deux faits immuables dans lesquels il est impossible que Dieu ait menti, nous ayons, nous qui nous sommes mis à l'abri, un puissant encouragement à retenir ferme l'espérance qui nous est offerte et que nous possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide, et qui pénètre au dedans du voile, là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, étant devenu pour l'éternité grand prêtre selon le rang de Melchisédec.
Deuxième lecture
Devenez tous ensemble mes imitateurs, et portez vos regards sur ceux qui se conduisent selon le modèle que vous avez en nous. Il en est en effet plusieurs qui se conduisent… eux dont je vous parlais souvent, et dont maintenant je parle encore avec larmes, les ennemis de la croix de Christ, qui n'ont à attendre que la perdition, qui ont pour dieu leur ventre, et qui mettent leur gloire dans leur infamie, les amateurs des choses de la terre ; car, pour nous, notre société est dans les cieux, d'où nous attendons aussi, comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transformera le corps de notre humiliation à la ressemblance du corps de sa gloire, selon l'efficace du pouvoir qu'il possède de s'assujettir même toutes choses. Ainsi donc, mes frères bien-aimés, après lesquels je soupire, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés !
Évangile
Or, après le sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie la Magdalène et l'autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel et s'étant approché, fit rouler la pierre, et il se tenait assis dessus ; or son aspect était semblable à un éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Mais de la crainte qu'ils en eurent les surveillants devinrent tout tremblants et comme morts. Mais prenant la parole l'ange dit aux femmes : « Pour vous, ne craignez point, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'a dit. Venez voir l'endroit où il était couché ; puis allez promptement dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts ; et voici, il vous devance en Galilée, c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. » Et s'étant promptement éloignées du sépulcre avec crainte et grande joie, elles coururent porter cette nouvelle à ses disciples. Et voici, Jésus vint à leur rencontre en disant : « Salut. » Or s'étant approchées, elles saisirent ses pieds et l'adorèrent. Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point. Allez porter cette nouvelle à mes frères, afin qu'ils partent pour la Galilée, et c'est là qu'ils me verront. » Or, pendant qu'elles étaient en chemin, voici, quelques hommes de la garde s'étant rendus à la ville racontèrent aux grands prêtres tout ce qui s'était passé. Et s'étant réunis avec les anciens et ayant tenu conseil, ils donnèrent beaucoup d'argent aux soldats, en disant : « Dites : ses disciples étant venus de nuit l'ont dérobé pendant que nous dormions. Et si le gouverneur en entend parler, nous le gagnerons, et nous vous épargnerons tout souci. » Or ayant pris l'argent ils firent comme ils avaient été endoctrinés, et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs jusques à aujourd'hui. Cependant les onze disciples se rendirent en Galilée sur la montagne, à l'endroit que Jésus leur avait fixé, et l'ayant vu ils l'adorèrent ; mais il y en eut qui doutèrent. Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »
Évangile
Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. »
Évangile
Et il leur disait : « Est-ce que la lampe vient pour être placée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être placée sous son support ? Car rien n'est caché, si ce n'est afin d'être manifesté, et rien n'a été tenu secret, qu'afin d'être manifesté. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. » Et il leur disait : « Prenez garde à ce que vous entendez ; avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré, et on vous ajoutera du surcroît ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. »
Évangile
Lors donc que le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris que Jésus faisait et baptisait plus de disciples que Jean, (toutefois ce n'était pas Jésus lui-même qui baptisait, mais ses disciples), il quitta la Judée, et se rendit en Galilée. Or il fallait qu'il traversât la Samarie. Il arriva donc dans une ville de Samarie nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph son fils ; or là se trouvait la source de Jacob. Jésus donc fatigué du voyage s'était tout simplement assis près de la source ; c'était environ la sixième heure ; survient une femme samaritaine pour puiser de l'eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Car ses disciples étaient allés à la ville afin d'acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : « Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » — Les Juifs en effet ne frayent pas avec les Samaritains. Jésus lui répliqua : « Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais sollicité, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où as-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui lui-même en a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus lui répliqua : « Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; tandis que celui qui aura bu de l'eau que je lui donnerai n'aura certainement plus jamais soif, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qui est appelé Christ ; lorsque celui-là sera venu, il nous apprendra toutes choses. » « Jésus lui dit: « C'est moi qui le suis, moi qui te parle. » Et là-dessus survinrent ses disciples, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme. Nul cependant ne dit : « Que demandes-tu ? » ou, « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme laissa donc sa cruche et s'en fut à la ville, et elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; n'est-ce point lui qui est le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. Dans l'intervalle les disciples le sollicitaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient donc les uns aux autres : « Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'achever Son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : Encore quatre mois et la moisson arrive ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux, et voyez comme les campagnes blanchissent déjà pour la moisson. Le moissonneur reçoit un salaire, et il serre sa récolte pour la vie éternelle, afin que le semeur se réjouisse aussi bien que le moissonneur ; car c'est ici que s'applique avec vérité la parole qui dit : « Autre est le semeur, et autre le moissonneur. » C'est moi qui vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail. » Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. » Au bout de ces deux jours il sortit de là pour se rendre en Galilée. En effet Jésus lui-même avait déclaré qu'un prophète n'est point honoré dans sa propre patrie ; lors donc qu'il arriva en Galilée, les Galiléens l'accueillirent parce qu'ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête ; car eux-mêmes aussi étaient venus à la fête. Il vint donc derechef à Cana de Galilée, où il avait de l'eau fait du vin. Et il y avait à Capharnaoum un officier royal, dont le fils était malade ; cet homme, ayant appris que Jésus était arrivé de Judée en Galilée, se rendit auprès de lui, et il le sollicitait de venir guérir son fils ; car il était sur le point de mourir. Jésus lui dit donc : « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez absolument point. » L'officier royal lui dit : « Seigneur, descend avant que mon enfant ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et il s'acheminait ; mais comme déjà il descendait, ses esclaves vinrent à sa rencontre en disant que son enfant vivait. Il s'informa donc de l'heure précise à laquelle il s'était trouvé mieux ; ils lui dirent donc : « C'est hier, à la septième heure, que la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut donc que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : « Ton fils vit ; » et il crut, lui, et toute sa famille. Or ce fut là le second miracle que fit encore Jésus lorsqu'il fut venu de Judée en Galilée.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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