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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Hébreux 5:1-10

En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec.

Première lecture

Deutéronome 18

Les Prêtres, les Lévites, la Tribu de Lévi entière, n'auront ni portion ni lot au milieu d'Israël : ils jouiront des sacrifices ignés de l'Éternel et de Sa part ; ils n'auront aucune propriété parmi leurs frères. L'Éternel est leur lot, comme Il le leur a dit. Et voici ce que les Prêtres ont le droit de réclamer du peuple et de ceux qui sacrifient des victimes, soit gros, soit menu bétail : on donnera au Prêtre l'épaule et les deux mâchoires et le ventricule gras. Tu leur donneras les prémices de ton froment, de ton moût et de ton huile, et les prémices de la tonte de tes moutons. Car l'Éternel, ton Dieu, l'a choisi entre toutes tes Tribus pour porter présence officiant de par l'Éternel, lui et ses fils à perpétuité. Et si le Lévite sort de l'une de tes villes où il est domicilié, dans tout Israël, et que suivant tout le désir de son âme il arrive au lieu qu'aura choisi l'Éternel, et y officie de par l'Éternel, son Dieu, ainsi que tous ses frères les Lévites présents pour servir l'Éternel, ils jouiront de portions égales, outre ce qu'ils peuvent vendre de leur patrimoine. Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, qui pratique la divination, les maléfices, les enchantements et les conjurations, personne qui fasse des nœuds magiques, évoque les morts, se livre aux sciences occultes, interroge les trépassés. Car quiconque fait ces choses est l'abomination de l'Éternel, et c'est à cause de cette abomination-là que l'Éternel, ton Dieu, va les chasser devant toi. C'est sans partage que tu dois appartenir à l'Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu vas expulser, écoutent les enchanteurs et les devins ; mais à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. C'est un prophète de ton sein, d'entre tes frères, semblable à moi que te suscitera l'Éternel, ton Dieu, c'est Lui que vous écouterez ; ainsi que tu l'as demandé à l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, le jour de l'Assemblée, lorsque tu dis : Désormais je ne veux plus entendre la voix de l'Éternel, mon Dieu, ni voir ce grand feu, afin de ne pas mourir. Et l'Éternel me dit : Ce qu'ils ont dit est bien ; je leur susciterai un prophète du sein de leurs frères, semblable à toi, et je mettrai mes paroles en sa bouche, et il leur dira tout ce dont je le chargerai. Et à quiconque n'écoutera pas mes paroles qu'il prononcera en mon nom, je lui en demanderai compte. Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom ce que je ne lui aurai point commandé de dire, et celui qui parlera au nom de dieux étrangers, ce prophète mourra. Et si tu dis en ton cœur : A quoi reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point prononcée ?… ce que dira ce prophète au nom de l'Éternel et qui n'aura pas lieu, et ne s'accomplira pas, telle sera la parole que l'Éternel n'aura pas dite ; le prophète l'a dite par audace : n'aie pas peur de lui.

Première lecture

Ruth 4:1-22

Et Boaz se rendit à la Porte, et il y prit séance. El voilà que vint à passer le parent lignager dont Boaz avait parlé ; alors il dit : Toi, un tel, viens ici et y prends séance. Et il tira de côté et y prit séance. Et Boaz fit choix de dix hommes parmi les Anciens de la ville et dit : Prenez séance. Et ils prirent séance. Et il dit au parent lignager : La pièce de terre appartenant à notre frère Elimélech est mise en vente par Noomi revenue de Moabie. Et je me suis dit : Je veux t'en donner avis et te dire : Fais-en l'acquisition devant l'assistance et devant les Anciens de mon peuple ; si tu veux user du droit de retrait, fais le retrait ; si tu ne veux pas, déclare-le-moi, pour que je sois au fait. Car hors toi il n'y a personne pour faire le retrait, et je viens après toi. Et l'autre dit : Je veux faire le retrait. Et Boaz dit : En achetant le champ des mains de Noomi, et de Ruth, la Moabite, femme du décédé, tu l'achètes à la condition de faire revivre le nom du décédé sur son héritage. Sur ce le parent lignager dit : Dans ce cas je ne puis exercer mon droit sans ruiner mon héritage. Use à ton profit de mon droit de retrait ! car je ne puis faire le retrait. Or voici ce qui se pratiquait jadis en Israël, lors d'un retrait ou d'une mutation, pour ratifier toute transaction : l'une des parties ôtait sa sandale et la donnait à l'autre : telle était la coutume en Israël. Le parent lignager dit donc à Boaz : Fais l'achat pour toi ! et il ôta sa sandale. Et Boaz dit aux Anciens et à tout le peuple : Aujourd'hui vous êtes témoins que j'ai acquis par transmission, de Noomi tout ce qui appartenait à Elimélech, à Chilion et à Mahlon, et que j'ai aussi acquis comme ma femme Ruth, la Moabite, femme de Mahlon, pour faire revivre le nom du décédé sur son héritage afin que le nom du décédé ne soit pas extirpé de la souche de ses frères, et de la Porte de sa cité. Soyez-en témoins aujourd'hui ! Et tout le peuple présent dans la Porte et les Anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison, pareille à Rachel et à Léa qui toutes deux ont élevé la maison d'Israël ! Prospère en Ephratha et fais-toi un nom en Bethléhem ! Et que ta maison soit égalée à la maison de Pérets que Thamar enfanta à Juda, par la postérité que l'Éternel te fera naître de cette jeune femme ! C'est ainsi que Boaz épousa Ruth ; et elle devint sa femme, et il s'approcha d'elle. Et l'Éternel lui accorda une grossesse, et elle enfanta un fils. Alors les femmes dirent à Noomi : Béni soit l'Éternel qui en ce jour ne t'a pas laissée sans te donner un réparateur ; et que son nom soit prononcé en Israël ! Il sera un réconfort pour ton âme, et un appui pour ta vieillesse. Car ta bru qui t'aime, l'a enfanté, elle qui pour toi vaut mieux que sept fils ! Et Noomi prit l'enfant, et le plaça sur son sein ; et elle fut sa garde soigneuse. Et les voisines lui donnèrent un nom et dirent : Un fils est né à Noomi ! Et elles l'appelèrent du nom d'Obed ; c'est lui qui fut le père d'Isaï, père de David. Et voici la généalogie de Pérets : Pérets engendra Hetsron ; et Hetsron engendra Ram ; et Ram engendra Amminadab ; et Amminadab engendra Nahesson ; et Nahesson engendra Salmon ; et Salmon engendra Boaz ; et Boaz engendra Obed ; et Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.

Prière du matin — première lecture

Nombres 22

Et étant partis, les fils d'Israël vinrent camper dans les plaines de Moab au delà du Jourdain, près de Jéricho. Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens. Et Moab conçut un grand effroi en face de ce peuple, car il était fort nombreux, et Moab eut peur à la vue des enfants d'Israël. Et Moab dit aux Anciens de Madian : Cette troupe va tout dévorer autour de nous, comme le bœuf broute la verdure de la campagne. Or Balak, fils de Tsippor, était alors Roi de Moab. Alors Balak envoya des messagers à Balaam, fils de Behor, à Pethor, sur le Fleuve (l'Euphrate) dans le pays des fils de son peuple, pour le mander en lui disant : Voici, un peuple est sorti de l'Égypte ; voilà qu'il couvre la face entière du pays, et il est campé en face de moi : maintenant viens donc ! maudis pour moi ce peuple-là, car il est plus fort que moi ; peut-être ainsi l'emporterai-je ; nous le battrons et je le chasserai du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. Les Anciens de Moab et les Anciens de Madian partirent, ayant en main le salaire pour le devin. Et ils arrivèrent auprès de Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak. Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rendrai réponse d'après ce que l'Éternel m'aura dit. Et les princes de Moab restèrent chez Balaam. Puis Dieu vint à Balaam et dit : Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, Roi de Moab, m'a fait dire : Voici, un peuple sorti de l'Egypte couvre la face du pays : viens donc, maudis pour moi ce peuple ; peut-être ainsi serai-je à même de le combattre et de le chasser. Et Dieu dit à Balaam : Ne va pas avec eux ; tu n'as point à maudire ce peuple, car il est béni. Et Balaam se leva le matin et dit aux princes de Balak : Allez-vous-en dans votre pays, car l'Éternel a refusé de me permettre de vous accompagner. Alors les princes de Moab se levèrent et revinrent auprès de Balak à qui ils dirent : Balaam a refusé de nous accompagner. Mais Balak délégua de nouveau des princes en plus grand nombre et plus considérables que les premiers. Et ils vinrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balak, fils de Tsippor : Je t'en prie, ne te laisse point arrêter de te rendre auprès de moi. Car je t'accorderai beaucoup d'honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras : viens donc, et maudis pour moi ce peuple-là. Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais contrevenir à l'ordre de l'Éternel, mon Dieu, en faisant peu ou beaucoup. Mais je vous prie aussi de rester ici cette nuit et je verrai ce que l'Éternel me dira cette seconde fois. Et pendant la nuit Dieu vint à Balaam et lui dit : Si ces hommes sont venus pour te mander, lève-toi et accompagne-les, mais tu ne feras que ce que je te dirai. Balaam se leva donc le matin et mit le harnais à son ânesse, et s'achemina avec les princes de Moab. Mais la colère de Dieu s'alluma parce qu'il était parti, et l'Ange de l'Éternel se posta sur le chemin pour s'opposer à lui. Or il était monté sur son ânesse ayant avec lui ses deux valets. Et l'ânesse aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, et son épée nue dans sa main, et l'ânesse s'écarta de la route et entra dans les champs ; et Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans la route. Alors l'Ange vint se placer sur le sentier des vignes, où il y avait mur d'un côté et mur de l'autre. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel se serra contre la muraille et serra le pied de Balaam contre la muraille et il la frappa de nouveau. Et l'Ange de l'Éternel passa encore en avant et se plaça dans un lieu étroit où il n'y avait aucune voie pour s'écarter ni à droite ni à gauche. Et l'ânesse voyant l'Ange de l'Éternel s'abattit sous Balaam ; et Balaam s'enflamma de colère et frappa l'ânesse avec son bâton. Alors l'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que t'ai-je fait pour m'avoir battue déjà trois fois ? Et Balaam dit à l'ânesse : C'est que tu as été rétive pour moi ; que n'ai-je une épée dans ma main ? je t'aurais déjà tuée. Et l'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse que, depuis que tu es, tu as montée jusqu'aujourd'hui ? Ai-je l'habitude de te faire pareille chose ? Et il dit : Non ! Alors l'Éternel dessilla les yeux de Balaam et il aperçut l'Ange de l'Éternel posté sur le chemin, son épée nue à la main, et il s'inclina et se prosterna la face contre terre. Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour m'opposer, parce que je te vois suivre une voie périlleuse. Et l'ânesse m'a vu et à mon aspect s'est écartée déjà trois fois. Si elle ne se fût pas écartée de moi, certes je t'aurais déjà tué, et à elle j'aurais laissé la vie. Et Balaam dit à l'Ange de l'Éternel : J'ai péché, car j'ignorais que tu fusses posté contre moi sur le chemin, et maintenant, si tu me désapprouves, je m'en retournerai. Et l'Ange de l'Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; mais ne dis pas autre chose que les paroles que je te dirai. Et Balaam chemina avec les princes de Balak. Et Balak apprenant que Balaam arrivait, vint au-devant de lui jusqu'à la ville de Moab, à la limite de l'Arnon qui est l'extrême frontière. Et Balak dit à Balaam : N'ai-je pas envoyé auprès de toi pour te mander ? Pourquoi ne t'es-tu pas rendu auprès de moi ? vraiment, ne suis-je pas en état de te donner des honneurs ? Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis arrivé auprès de toi ; maintenant est-ce que je puis tenir tout discours ? je rendrai les paroles que l'Éternel me mettra dans la bouche. Et Balaam accompagna Balak et ils allèrent à Kiriath-Chutsoth. Et Balak fit un sacrifice de gros et de menu bétail, et en envoya à Balaam et aux princes qui l'accompagnaient. Et le matin Balak prit Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Bahal d'où il pût découvrir l'extrémité du peuple.

Épître

1 Pierre 2:11-19

Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement.

Première lecture

Daniel 6

Il parut convenable à Darius de préposer à l'empire cent vingt satrapes répartis dans tout l'empire, et à ceux-ci trois princes dont Daniel fut l'un, et auxquels ces satrapes devaient rendre compte, afin que le roi ne souffrît aucun dommage. Bientôt ce Daniel l'emporta sur les princes et sur les satrapes, parce qu'il avait un esprit éminent, et le roi pensait à le préposer à tout l'empire. Alors les princes et les satrapes cherchèrent à trouver contre Daniel un prétexte dans l'exercice de sa charge ; mais ils ne purent trouver ni prétexte, ni malversation, parce qu'il était fidèle, et qu'on ne découvrit en lui ni délit, ni malversation. Alors ces hommes dirent : Nous ne trouverons aucun prétexte contre ce Daniel, à moins que nous n'en trouvions un contre lui dans sa piété envers son Dieu. Alors ces princes et ces satrapes accoururent tumultuairement auprès du roi, et lui parlèrent ainsi : Roi Darius, puisses-tu vivre éternellement ! Tous les princes de l'empire, les préfets et les satrapes, les conseillers et les gouverneurs sont d'avis qu'un statut royal soit dressé et une défense sanctionnée, portant que quiconque dans l'espace de trente jours adressera une requête à un dieu, ou à un homme quelconque autre que toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. Maintenant, ô roi, sanctionne la défense, et rends par écrit un édit, irrévocable selon la loi des Mèdes et des Perses laquelle ne s'abroge point. Ensuite de cela le roi Darius rendit par écrit l'édit et la défense. Or Daniel, apprenant la rédaction de l'édit, se retira dans sa maison (il avait les fenêtres ouvertes dans son appartement supérieur dans la direction de Jérusalem), et trois fois le jour il s'agenouilla et pria, et loua son Dieu, comme il le faisait auparavant. Alors ces hommes accoururent chez lui tumultuairement, et trouvèrent Daniel en prières et en oraison devant son Dieu. Puis ils s'approchèrent du roi, et devant lui ils parlèrent de la défense faite par le roi : N'as-tu pas dit dans une défense écrite que quiconque dans l'espace de trente jours adresserait une requête à un dieu, ou à un homme quelconque autre que toi, ô roi, serait jeté dans la fosse aux lions ? Le roi répondit et dit : Cela est arrêté d'après la loi des Mèdes et des Perses qui ne s'abroge pas. Alors ils répondirent et dirent au roi : Daniel, l'un des captifs de Juda, n'a tenu aucun compte de toi, ô roi, ni de la défense écrite émise par toi, et trois fois le jour il fait sa prière. A l'ouïe de ce discours le roi éprouva un grand chagrin, et il prit à cœur de sauver Daniel, et jusqu'au coucher du soleil il travailla à le délivrer. Alors ces hommes accoururent tumultuairement chez le roi, et dirent au roi : Sache, ô roi, que les Mèdes et les Perses ont une loi en vertu de laquelle aucune défense ni aucun statut dressé par le roi ne peut être révoqué. Alors, sur l'ordre du roi, Daniel fut amené et jeté dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole, et dit à Daniel : Puisse ton Dieu que tu sers avec constance, te délivrer ! Et une pierre fut apportée et posée sur l'ouverture de la fosse, et le roi y apposa le sceau de son anneau et de l'anneau de ses grands, afin que rien ne fût changé par rapport à Daniel. Là-dessus le roi se retira dans son palais, et il passa la nuit en jeûne, et n'admit point ses concubines auprès de lui, et son sommeil s'enfuit loin de lui. Puis le roi se leva avec l'aurore, avec le jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions. Et en s'approchant de la fosse, il appelait Daniel d'une voix douloureuse ; le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu que tu sers avec constance, a-t-Il pu te délivrer des lions ? Alors Daniel adressa au roi ces paroles : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! Mon Dieu a envoyé son ange, et fermé la gueule des lions qui ne m'ont fait aucun mal, parce que devant Lui j'ai été trouvé innocent, et que devant toi aussi, ô roi, je n'ai commis aucun crime. Alors le roi éprouva une grande joie, et il fit retirer Daniel de la fosse ; et Daniel fut retiré de la fosse, et il ne se trouva sur lui pas une blessure, parce qu'il s'était confié dans son Dieu. Et sur l'ordre du roi on amena ces hommes qui avaient accusé Daniel, et on les jeta dans la fosse aux lions, eux, leurs fils et leurs femmes ; et ils n'avaient pas encore atteint le fond de la fosse, que les lions s'emparèrent d'eux, et brisèrent tous leurs os. Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, aux nations et aux hommes de toute langue qui habitaient sur toute la terre : Que votre prospérité s'augmente ! De par moi, ordre est donné que dans tout l'empire de ma domination l'on craigne et révère le Dieu de Daniel ; car Il est le Dieu vivant, qui subsiste éternellement, et dont l'empire est indestructible, et la domination infinie, qui sauve et délivre et opère des signes et des miracles au ciel et sur la terre, qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. Ce Daniel fut donc puissant sous le règne de Darius et sous le règne de Coresch, le Perse.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 15

quelques individus venus de Judée endoctrinaient les frères, en disant : « Si vous ne vous faites circoncire selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. » Mais, comme il en résulta une querelle et une discussion assez vive entre Paul et Barnabas et eux, les frères résolurent que Paul, Barnabas et quelques autres d'entre les leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter cette question. Après avoir donc été accompagnés par l'église, ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des Gentils et ils causèrent une grande joie à tous les frères ; arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'église, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Mais quelques membres du parti des pharisiens qui avaient embrassé la foi protestèrent, en disant : « Il faut les circoncire et exiger l'observation de la loi de Moïse. » Et les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner ce sujet ; mais une vive discussion s'étant engagée, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait Son choix parmi vous, pour que ce fût par ma bouche que les Gentils entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné pour eux en leur donnant l'esprit saint comme à nous, et Il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, dans le but de placer sur le col des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? Mais c'est par la grâce du seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux, » Or toute l'assemblée garda le silence ; et ils entendaient Barnabas et Paul raconter tous les miracles et les prodiges que Dieu avait opérés par leur moyen au milieu des Gentils. Mais, après qu'ils se furent tus, Jacques prit la parole, en disant : « Frères, écoutez-moi : Simon vous a raconté comment Dieu a d'abord pris soin de tirer du milieu des Gentils un peuple qui portât Son nom ; et avec ce fait s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit : « Après cela Je reviendrai et Je rebâtirai le tabernacle de Dieu qui est tombé, et Je rebâtirai ses ruines et Je le relèverai, afin que le reste des hommes recherche le Seigneur, ainsi que toute les nations auxquelles est donné Mon nom, dit le Seigneur, qui fait ces choses, » lesquelles sont connues dès longtemps. C'est pourquoi j'estime qu'il ne faut point importuner ceux des Gentils qui se convertissent à Dieu, mais leur écrire pour qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, et de l'impudicité, et de tout animal étouffé, et du sang ; car, dès les temps anciens, Moïse a, dans chaque ville, ses prédicateurs, puisqu'on le lit chaque sabbat dans les synagogues. » Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, avec toute l'église, de choisir parmi eux, pour les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas, Judas appelé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères, après avoir écrit, pour être remis par eux : « Les apôtres et les anciens, frères, aux frères d'entre les Gentils qui sont à Antioche, et en Syrie, et en Cilicie, salut ! Ayant appris que quelques-uns des nôtres vous ont troublés en vous tenant des discours qui ont bouleversé vos âmes, sans avoir reçu de nous aucun mandat, il nous a paru bon, après nous être réunis tous ensemble, de choisir des représentants pour vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, ces hommes qui exposent leurs vies pour le nom de notre seigneur Jésus-Christ. Nous avons donc envoyé Judas et Silas, qui vous diront aussi de bouche les mêmes choses ; car il a paru bon à l'esprit saint et à nous de ne vous imposer aucune charge nouvelle, sauf sur ces points-ci, qui sont indispensables : c'est que vous vous absteniez des viandes sacrifiées aux idoles, et de sang, et d'animaux étouffés, et d'impudicité, toutes choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Portez-vous bien ! » Eux donc, ayant pris congé, descendirent à Antioche, et, après avoir réuni la multitude, ils remirent la lettre. Or, après l'avoir lue, ils furent réjouis de l'encouragement qu'elle renfermait. Judas et Silas, qui étaient aussi prophètes, parlèrent longuement aux frères pour les encourager et les fortifier ; puis, après être demeurés un certain temps, ils prirent en paix congé des frères pour revenir auprès de ceux qui les avaient envoyés. [Or il parut bon à Silas de demeurer là, et Judas seul partit.] Mais Paul et Barnabas restèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec beaucoup d'autres, la bonne nouvelle de la parole du Seigneur. Or, au bout de quelques jours, Paul dit à Barnabas : « Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du seigneur, pour voir dans quel état ils se trouvent. » Or Barnabas voulait prendre aussi avec eux Jean qui est appelé Marc, mais Paul croyait convenable de ne point prendre avec eux celui qui s'était détaché d'eux en Pamphylie, et qui ne les avait pas secondés dans leur œuvre. Or, il en résulta de l'irritation, en sorte qu'ils se séparèrent l'un de l'autre, et que Barnabas, prenant Marc avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre. Paul, de son côté, ayant fait choix de Silas, partit, après avoir été recommandé à la grâce du Seigneur par les frères, et il parcourait la Syrie et la Cilicie, en fortifiant les églises ;

Psaume responsorial

Psaumes 20

Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu t'exauce au jour de la détresse, et que le nom du Dieu de Jacob te protège ! Que du Sanctuaire Il t'envoie du secours, et que de Sion Il te prête son appui ! Qu'il se souvienne de toutes tes offrandes, et qu'il accepte comme grasses les victimes ! (Pause) Qu'il te donne ce que ton cœur désire, et qu'il accomplisse tous tes desseins ! Nous chanterons ton salut, et au nom de notre Dieu nous agiterons le drapeau, si l'Éternel accomplit tous tes souhaits. Or je sais que l'Éternel est en aide à son Oint, qu'il l'exaucera du ciel de sa sainteté, par les exploits secourables de sa droite. Ceux-ci font gloire de leurs chars, ceux-là de leur cavalerie ; mais nous, c'est du nom de l'Éternel notre Dieu. Pour eux, ils plient et tombent ; mais nous, nous restons droits, et demeurons debout. Éternel, sauve le Roi ! Qu'il nous exauce, lorsque nous L'invoquons !

Évangile

Jean 16:16-22

Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez. » Quelques-uns de ses disciples se dirent donc les uns aux autres : « Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez pas, puis, derechef un peu de temps, et vous me verrez, et : Je m'en vais vers mon Père ? » Ils disaient donc : « Nous ne savons ce que signifie ce qu'il dit : encore un peu de temps. » Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez pas, puis, derechef peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous déclare que pour vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais que le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie ; la femme, quand elle est près d'enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue, mais, quand elle a mis le petit enfant au monde, elle ne se souvient plus de sa tribulation, à cause de sa joie, parce qu'un humain est né dans le monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant, il est vrai, de la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie ;

Psaume responsorial

Psaumes 87

Cantique des fils de Coré.Il a sa résidence sur les montagnes saintes ; l'Éternel aime les portes de Sion plus que toutes les demeures de Jacob. Il est dit de toi des choses glorieuses, Cité de Dieu ! (Pause) « Je me vois reconnu par l'Egypte et Babel ; voici, la Philistie, et Tyr avec l'Ethiopie, les uns et les autres reçoivent dans Sion une [nouvelle] naissance. » Et il est dit de Sion : « Des hommes et des hommes y reçoivent une [nouvelle] naissance, et Lui-même, le Très-haut, la consolide. » L'Éternel énumère les peuples en les inscrivant : « Ceux-ci reçoivent là une [nouvelle] naissance. (Pause) Et les chantres, et les danseurs [s'écrient :] « Toutes mes sources sont en toi. »

Psaume responsorial

Psaumes 108

Cantique de David.O Dieu, mon cœur se rassure ! Par mes chants et mes accords, oui, je veux célébrer ma gloire. Sus ! mon luth et ma harpe ! Je serai debout avec l'aurore ! Je te louerai, Éternel, parmi les peuples, et te chanterai parmi les nations. Car ta grâce est plus grande que les Cieux, et ta fidélité atteint jusques aux nues. Elève-toi, ô Dieu, sur les Cieux, et que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Pour que les bien-aimés soient sauvés, aide-les de ta droite, et nous exauce ! Dieu l'a promis par sa sainteté : je veux m'en réjouir ! « Je vous partagerai Sichem, et vous distribuerai la vallée de Succoth ; Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre royal ; Moab est le bassin où je me baigne, sur Edom je jette ma chaussure, sur la Philistie je pousse des cris de joie. » Qui me conduira dans la ville forte ? qui me mènera jusqu'en Edom ? N'est-ce pas toi, ô Dieu, toi qui nous rejetas, et ne marchas plus, ô Dieu, avec nos armées ? Donne-nous ton aide pour sortir de la gêne, puisque le secours de l'homme est une vanité ! Avec Dieu, nous serons vainqueurs, et c'est lui qui foulera nos ennemis.

Psaume responsorial

Psaumes 103

De David.Mon âme, bénis l'Éternel, et que tout ce qui est en moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l'Éternel, et n'oublie point tous ses bienfaits ! Il pardonne toute ton iniquité ; Il guérit toutes tes maladies ; Il rachète ta vie du tombeau ; Il te couronne de grâce et de miséricorde ; Il rassasie de biens la fleur de ton âge, et, comme l'aigle, Il te fait rajeunir. L'Éternel rend la justice, et Il fait droit à tous les opprimés. Il découvrit ses voies à Moïse, et aux enfants d'Israël ses hauts faits. L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en amour. Il n'est pas toujours accusateur, et son ressentiment n'est pas éternel. Il ne nous traita point suivant nos péchés, et ne nous paya point le salaire de nos crimes ; car autant le Ciel s'élève au-dessus de la terre, autant sa grâce fut immense pour ceux qui le craignent. Autant le Levant est éloigné du Couchant, autant Il a mis nos iniquités à distance de nous. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l'Éternel eut compassion de ceux qui le craignent. Car Il connaît notre origine, Il se rappelle que nous sommes poudre. L'homme !… ses jours sont comme l'herbe ; il fleurit comme une fleur des champs ; qu'un vent passe sur elle, c'en est fait, et son sol même ne la reconnaît plus. La grâce de l'Éternel de l'éternité à l'éternité demeure sur ceux qui le craignent, et sa justice, sur les enfants de leurs enfants, sur ceux qui gardent son alliance, et se rappellent ses commandements, pour les accomplir. L'Éternel a établi son trône dans les Cieux, et son empire domine toutes choses. Bénissez l'Éternel, vous ses anges, héros puissants, qui exécutez sa parole, dociles à la voix de sa parole ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses armées, vous ses ministres, qui faites sa volonté ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de sa souveraineté ! Mon âme, bénis l'Éternel !

Prière du soir — première lecture

Nombres 23

Alors Balaam dit à Balak : Construis-moi ici sept autels et mets ici à ma disposition sept taureaux et sept béliers. Et Balak fit ce que Balaam lui demandait, et Balak et Balaam sacrifièrent un taureau et un bélier sur chaque autel. Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton holocauste, et moi je vais m'éloigner : peut-être l'Éternel viendra-t-Il au-devant de moi et je te rapporterai ce qu'il m'aura dévoilé. Et il alla sur une colline. Alors l'Éternel vint au-devant de Balaam qui Lui dit : J'ai disposé sept autels et sacrifié un taureau et un bélier sur chaque autel. Et l'Éternel mit des paroles dans la bouche de Balaam et dit : Retourne vers Balak, et tu lui parleras ainsi. Et il revint vers lui, et voici il se tenait près de son holocauste, lui et tous les princes de Moab. Alors Balaam prononça son oracle et dit : D'Aram m'appelle Balak ; le Roi de Moab ; des montagnes de l'Orient. « Tiens, dit-il, pour moi maudis Jacob ! viens ! voue Israël à la furie ! » Comment maudirais-je celui que Dieu ne maudit pas, et vouerais-je à la furie, quand l'Éternel n'y voue pas ? Car de la cime des rochers je le découvre ; et des hauteurs je le contemple : voici, ce peuple habite solitaire, et parmi les nations il ne se compte pas. Qui supputera la poussière de Jacob, et dira le nombre d'un seul quart d'Israël ? Que je meure de la mort des justes, et que mon avenir soit pareil au leur ! Alors Balak dit à Balaam : Que m'as-tu fait ? Je t'ai pris pour maudire mes ennemis, et voilà que tu n'as fait que bénir ! Et il répondit et dit : Ne dois-je pas veiller à dire ce que l'Éternel met dans ma bouche ? Et Balak lui dit : Viens donc avec moi dans un autre lieu d'où tu verras ce peuple ; tu n'en verras que l'extrémité, et tu n'en verras pas la totalité. Et de là maudis-le-moi. Et il le mena au plateau des sentinelles, sur le sommet du Pisga, où il éleva sept autels et sacrifia un taureau et un bélier sur chaque autel. Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi ici près de ton holocauste, et j'irai là chercher une rencontre. Alors l'Éternel vint à là rencontre de Balaam et mit des paroles dans sa bouche et dit : Retourne vers Balak et lui parle ainsi. Et il revint vers lui ; et voici, il se tenait près de son holocauste et les princes de Moab avec lui ; et Balak lui dit : Qu'a dit l'Éternel ? Alors Balaam prononça son oracle et dit : Sus ! Balak ! écoute ! prête-moi l'oreille, fils de Tsippor Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni fils d'un homme pour se repentir. Dira-t-Il et ne fera-t-Il pas ? Promettra-t-Il et ne tiendra-t-Il pas ? Voici, j'ai reçu [l'ordre] de bénir ! Il a béni, je ne puis rétracter. Il ne découvre aucun mal en Jacob, et ne voit pas d'iniquité en Israël. L'Éternel, leur Dieu, les accompagne, et les trompettes du Roi sonnent au milieu d'eux. Dieu les fit sortir de l'Egypte ; ils ont la vélocité du buffle. Le charme ne peut rien contre Jacob, ni l'enchantement contre Israël. Un jour à Jacob elle sera annoncée et à Israël, l'œuvre de l'Éternel. Voici, comme la lionne, le peuple se lève, et comme le lion, il se dresse. Il ne se couche pas qu'il n'ait dévoré la proie, et bu le sang des blessés. Alors Balak dit à Balaam : Ne le maudis ni ne le bénis ! Et Balaam répondit et dit à Balak : Ne t'ai-je pas parlé ainsi : Je ferai tout ce que me dira l'Éternel ? Mais Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai dans un autre lieu, si Dieu le trouve bon, afin que de là tu me maudisses ce peuple. Et Balak conduisit Balaam au sommet du Pehor qui domine la plaine du désert. Et Balaam dit à Balak : Construis-moi ici sept autels et mets ici à ma disposition sept taureaux et sept béliers. Et Balak fit ce que demandait Balaam et sacrifia un taureau et un bélier sur chaque autel.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 13

C'est la troisième fois que je viens chez vous ; sur la déclaration de deux ou de trois témoins toute affaire sera décidée. J'ai prévenu et je préviens, comme je l'ai fait lorsque j'étais présent pour la seconde fois, et maintenant que je suis absent, ceux qui ont ci-devant péché et tous les autres, que si j'arrive de nouveau je n'userai d'aucun ménagement, puisque vous cherchez à avoir la preuve que c'est Christ qui parle en moi, lequel n'est pas faible relativement à vous, mais il est puissant parmi vous. En effet, il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; eh bien, nous-mêmes aussi nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu. Mettez-vous vous-mêmes à l'épreuve pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous vous-mêmes. Ou bien est-ce que vous ne reconnaissez pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j'espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. Cependant nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas que notre propre mérite soit mis en évidence, mais que vous pratiquiez ce qui est bien, et que nous-mêmes nous soyons en quelque sorte tenus pour réprouvés ; car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité ; nous nous réjouissons en effet quand nous, nous sommes faibles, et quand vous-mêmes, vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre perfectionnement. C'est pourquoi je vous écris ces choses pendant que je suis absent, afin que, quand je serai présent, je n'aie pas à agir avec rigueur selon l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour édifier et non pour détruire. Du reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, consolez-vous, soyez animés des mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent. Que la grâce du seigneur Jésus, et la charité de Dieu, et la communication du saint esprit soient avec vous tous !

Deuxième lecture

1 Pierre 3

Femmes, soyez de même soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns d'entre eux sont rebelles à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, lorsqu'ils auront vu de plus près votre chaste et scrupuleuse conduite ; vous, dont la préoccupation doit être, non la parure extérieure qui consiste à se tresser les cheveux, et à se couvrir d'or, ou à revêtir de beaux vêtements, mais l'homme caché dans le cœur, avec les dispositions incorruptibles de l'esprit tranquille et doux qui est de grand prix devant Dieu ; car c'est aussi de la sorte que jadis les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient elles-mêmes, en restant soumises à leurs propres maris, comme Sara fut obéissante à Abraham qu'elle appelait son seigneur ; c'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, en faisant bien et en ne vous laissant pas effrayer par la moindre intimidation. Maris, de même comportez-vous avec discernement envers le sexe féminin, comme envers une créature plus faible, en lui rendant honneur, comme à qui est aussi héritier avec vous de la grâce de la vie, afin de n'être pas entravés dans vos prières. Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, soyez remplis d'amour fraternel, de tendresse, d'humilité, ne rendant point mal pour mal, ou insulte pour insulte, mais au contraire, bénissant, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. En effet, que celui qui veut aimer la vie et voir des jours favorables empêche sa langue de dire du mal et ses lèvres de proférer la fraude ; mais qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive ; car les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes et Ses oreilles à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font de mauvaises choses. Et qui est-ce qui vous maltraitera, si vous devenez zélés pour le bien ? Mais alors même que vous souffririez à cause de la justice, bienheureux êtes-vous ? Toutefois n'ayez d'eux nulle crainte, mais sanctifiez en vos cœurs Christ le seigneur, étant toujours prêts à rendre compte à quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous ; toutefois avec douceur et crainte, ayant une bonne conscience, afin que sur les points où vous êtes calomniés, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ, soient couverts de confusion. Car il vaut mieux que ce soit pour avoir bien fait que vous souffriez, si telle est la volonté de Dieu, que pour avoir mal fait. En effet Christ aussi a souffert pour les péchés une fois pour toutes, lui juste pour des injustes, afin de vous donner accès, ayant été il est vrai mis à mort quant à la chair, mais ayant été vivifié quant à l'esprit, par lequel aussi il est allé prêcher aux esprits qui sont en prison, lesquels s'étaient rebellés autrefois, quand la patience de Dieu temporisait lors de l'époque de Noé, pendant que se construisait l'arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c'est-à-dire huit, se sauvèrent au travers de l'eau, ce symbole qui vous sauve aussi maintenant dans le baptême (lequel n'est pas un nettoiement des souillures de la chair, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu), grâce à la résurrection de Jésus-Christ qui est à la droite de Dieu, étant entré dans le ciel après que les anges, et les autorités, et les puissances lui ont été soumis.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 4:13-18

Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance en ce qui concerne ceux qui sont morts, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont pas d'espérance ; car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même Dieu ramènera aussi par Jésus, pour être avec Lui, ceux qui sont morts. Nous vous déclarons en effet, selon une parole du seigneur, que, nous autres vivants, qui sommes laissés pour l'avènement de Jésus, nous ne devancerons certainement pas ceux qui sont morts, car le Seigneur lui-même, à un cri de commandement, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont en Christ ressusciteront d'abord ; ensuite nous autres vivants, qui sommes laissés, nous serons tous enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du seigneur dans l'air, et nous serons ainsi toujours avec le seigneur. Consolez-vous donc, les uns les autres, par ces paroles.

Deuxième lecture

Ésaïe 28:1-13

Malheur à la couronne superbe des ivrognes d'Éphraïm, fleur qui passe, leur brillante parure, sise sur une cime dans la vallée fertile de ceux qu'étourdit le vin ! Voici venir de par le Seigneur, un fort et puissant ennemi, comme un orage de grêle, un ouragan destructeur, comme une trombe de grosses eaux qui inondent ; il va la faire tomber en terre sous ses coups. Sous les pieds elle va être foulée, la couronne superbe des ivrognes d'Éphraïm ; et la fleur qui passe, leur parure brillante, sise sur une cime dans la vallée fertile, sera comme avant la récolte la figue primeur ; on l'aperçoit ; à peine dans la main, elle est avalée. En ce même jour, l'Éternel des armées sera une couronne de parure et un diadème brillant pour les restes de son peuple, et un esprit de jugement pour le juge qui siège, et une force pour ceux qui font rentrer les agresseurs dans leurs portes. Mais ceux-ci aussi sont troublés par le vin, et la cervoise les fait chanceler ; prêtres et prophètes sont troublés par la cervoise, subjugués par le vin, la cervoise les fait chanceler ; ils sont troublés quand ils prophétisent, égarés quand ils jugent. Car toutes les tables sont pleines de vomissements et d'ordures ; il n'y a plus de place. « A qui veut-il enseigner la sagesse et à qui donner des leçons ? A des enfants sevrés, ôtés à la mamelle ? Car c'est loi sur loi, loi sur loi, règle sur règle, règle sur règle ; un peu ici, un peu là ! » Oui, c'est par des hommes aux lèvres balbutiantes, et en langue étrangère, qu'il parlera à ce peuple auquel Il disait : « C'est ici le lieu du repos ; procurez du repos au peuple fatigué ; c'est ici le lieu du relâche ; » mais ils ne voulurent point écouter. Et pour eux la parole de l'Éternel sera : « Loi sur loi, loi sur loi, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là, » afin qu'ils aillent et qu'ils tombent à la renverse, et qu'ils se brisent, et qu'ils s'enlacent, et qu'ils se prennent.

Évangile

Jean 19

Alors donc Pilate fit prendre et fustiger Jésus. Et les soldats, ayant tressé une couronne avec des épines, la posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre, et ils venaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnèrent des soufflets. Et Pilate sortit derechef et leur dit : « Voici, je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et il leur dit : « Voici l'homme. » Lors donc que les grands prêtres et leurs satellites le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie, crucifie ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi je ne trouve pas de crime en lui. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon la loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait fils de Dieu. » Lors donc que Pilate eut ouï cette parole, il craignit davantage, et il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus-ne lui fit pas de réponse. Pilate donc lui dit : « Tu ne me parles pas ! Ne sais-tu pas que j'ai l'autorité de te relâcher, et que j'ai l'autorité de te crucifier ? » Jésus lui répondit : « Tu n'aurais nulle autorité sur moi, si elle ne t'avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi commet un plus grand péché. » Dès lors Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs s'écrièrent : « Si tu relâches celui-ci, tu n'es pas ami de l'empereur ; quiconque se fait roi se déclare contre l'empereur ! » Pilate donc, quand il eut ouï ces paroles, fit sortir Jésus, et s'assit sur un tribunal dans un endroit appelé Pavé, mais en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la pâque ; c'était environ la sixième heure, et il dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » Ceux-ci s'écrièrent donc : « Fais-le mourir ! Fais-le mourir ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres lui répondirent : « Nous n'avons d'autre roi que l'empereur. » Alors donc il le leur livra pour être crucifié. et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit. Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Pierre 2

Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde. Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement. Quelle gloire en effet vous reviendrait-il de supporter patiemment les coups que vous attirent vos péchés ? Mais si vous supportez patiemment les souffrances que vous attirent vos bonnes actions, ceci est une grâce devant Dieu ; car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Évangile

Luc 1:39-56

Or Marie s'étant mise en route en ces jours-là se rendit en toute hâte dans la montagne, dans une ville de Juda, et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Et il advint, lorsque Élisabeth entendit la salutation de Marie, que l'enfant bondit dans son sein, et Élisabeth fut remplie de l'Esprit saint, et elle poussa un grand cri, et dit : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni ! Et comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car voici, lorsque la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, l'enfant a bondi d'allégresse dans mon sein. Et bienheureuse celle qui a cru à l'accomplissement de ce qui lui a été dit par le Seigneur ! » Et Marie dit :« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit s'est réjoui en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de Sa servante.Car voici, dès maintenant toutes les générations m'appelleront bienheureuse, parce que le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses.Et Son nom est saint, et Sa miséricorde repose de générations en générations sur ceux qui Le craignent. Il a exercé la force avec Son bras ;Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur ; Il a renversé du trône les potentats et Il a élevé les humbles ; Il a rassasié de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches dénués de tout ; Il s'est intéressé à Israël Son serviteur, et Il a eu souvenance de Sa miséricorde, comme Il l'avait dit à nos pères, envers Abraham et sa postérité pour l'éternité. » Or Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle revint en sa maison.

Évangile

Marc 10:32-45

Or ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus les précédait, et ils étaient terrifiés ; mais il y en eut qui le suivaient avec effroi. Et ayant derechef pris à lui les douze, il se mit à leur annoncer ce qui allait lui arriver : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux Gentils, et ils le bafoueront, et ils cracheront sur lui, et ils le fustigeront, et ils le mettront à mort, et au bout de trois jours il ressuscitera. » Et Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, s'approchent de lui, en lui disant : « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous tout ce que nous te demanderons. » Et il leur dit : « Que désirez-vous que je fasse pour vous ? » Et ils lui dirent : « Accorde-nous d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire, ou être baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ? » Et ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Mais Jésus leur dit : « Vous boirez la coupe que moi je dois boire, et vous serez baptisés du baptême dont moi je dois être baptisé ; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour-lesquels cela a été préparé. » Ce que les dix ayant entendu, ils commencèrent à s'indigner contre Jacques et Jean ; et Jésus les ayant appelés à lui leur dit : « Vous savez que ceux qui s'imaginent commander aux peuples les tyrannisent, et que leurs grands les oppriment ; mais il n'en est pas de même parmi vous ; au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous sera l'esclave de tous. En effet le fils de l'homme non plus n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. »

Évangile

Matthieu 3

Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.