Lectures du jour
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Première lecture
Et voici les noms des fils d'Israël venus en Egypte avec Jacob ; ils vinrent chacun avec sa maison : Ruben, Siméon, Lévi et Juda ; Issaschar, Zabulon et Benjamin ; Dan et Nephthali ; Gad et Asser ; et toutes les personnes issues des entrailles de Jacob étaient au nombre de soixante-dix âmes ; or Joseph était en Egypte. Et Joseph mourut ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là. Et les enfants d'Israël furent féconds et pullulèrent et se multiplièrent et s'accrurent de plus en plus, et ils remplirent le pays. Alors il s'éleva un nouveau roi sur l'Egypte, qui ne connaissait point Joseph. Et il dit à son peuple : Voilà que le peuple des enfants d'Israël est plus grand et plus fort que nous : eh bien ! opposons-lui la prudence afin qu'il n'augmente pas, et que, le cas échéant d'une guerre, il ne se joigne pas à nos ennemis pour nous combattre, puis partir du pays. Et l'on préposa sur lui des chefs de corvée dans le but de l'accabler sous leur faix ; et il bâtit pour Pharaon des villes de dépôt, Pithom et Ramsès. Mais plus on l'accablait, plus il multipliait et se propageait ; et ils prirent peur des enfants d'Israël. Et les Égyptiens firent peser sur les enfants d'Israël une servitude oppressive, et par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les travaux de la campagne ils empoisonnaient leur vie, par tout l'ouvrage auquel ils les employaient tyranniquement. Et le roi d'Egypte parla aux sages-femmes des Hébreux, parmi lesquelles une se nommait Siphra, et une autre Puha, et dit : Lorsque vous accoucherez les femmes des Hébreux, et que pendant le travail vous verrez que c'est un fils, tuez-le ; mais si c'est une fille, laissez-la vivre. Mais les sages-femmes craignirent Dieu et ne se conformèrent point à l'ordre du roi d'Egypte, et elles laissèrent vivre les enfants. Alors le roi d'Egypte manda les sages-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi de la sorte et laissé vivre les enfants ? Et les sages-femmes répondirent à Pharaon : C'est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes, car elles sont vigoureuses, et, avant l'arrivée de la sage-femme, elles ont déjà enfanté. Et Dieu fit du bien aux sages-femmes, et le peuple se multiplia et s'accrut beaucoup.
Première lecture
Lorsque ta seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en propriété et que tu l'auras conquis, et t'y seras établi, tu prendras des prémices de tous les produits du sol, que tu retireras de ton pays à toi donné par l'Éternel, ton Dieu ; et tu les mettras dans une corbeille, et te rendras au lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y fixer son nom ; puis tu t'adresseras au Prêtre qui existera à cette époque, et tu lui diras : Je déclare aujourd'hui à l'Éternel, ton Dieu, être entré dans le pays que l'Éternel a juré à nos pères de nous donner. Et le Prêtre recevra la corbeille de ta main et la déposera devant l'Autel de l'Éternel, ton Dieu. Alors tu prendras la parole et diras devant l'Éternel, ton Dieu : Mon père était un Araméen nomade, et il descendit en Egypte, et y séjourna n'ayant que peu de gens avec lui, et là il est devenu une grande, puissante et nombreuse nation. Et les Égyptiens nous maltraitèrent et nous opprimèrent, et nous soumirent à un dur esclavage, et nous criâmes à l'Éternel, Dieu de nos pères, et l'Éternel entendit notre voix et vit notre misère et notre peine et notre oppression. Et l'Éternel nous retira de l'Egypte d'une main forte et avec un bras étendu, et au moyen d'une grande terreur et de signes et de prodiges ; et Il nous a fait arriver en ce lieu, et nous a donné ce pays, pays découlant de lait et de miel. Et maintenant, voici, j'apporte les prémices des produits du sol que tu m'as donné, Éternel. Puis dépose-les devant l'Éternel, ton Dieu, et adore l'Éternel, ton Dieu, et réjouis-toi de tous les biens que t'a donnés à toi et à ta maison l'Éternel, ton Dieu, toi et le Lévite et l'étranger qui sera chez toi. Quand tu auras achevé de délivrer toute la dîme de ton revenu, la troisième année, année de cette dîme, et que tu auras donné au Lévite, à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve de quoi manger et se rassasier dans tes Portes, tu diras devant l'Éternel ton Dieu : J'ai ôté de ma maison la chose sacrée, et l'ai donnée au Lévite, à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve et me conformant en tout point au commandement que tu m'as prescrit, je n'ai ni transgressé, ni oublié tes commandements. Je n'en ai point mangé pendant mon deuil, et n'en ai rien soustrait pour un [usage] immonde, et n'en ai rien donné pour un repas mortuaire ; j'ai été docile à la voix de l'Éternel, mon Dieu, j'ai agi en tout comme tu me l'as prescrit. Abaisse tes regards de ta demeure sainte, des Cieux, et bénis ton peuple d'Israël et le sol que tu nous as donné à teneur du serment que tu fis à nos pères, pays découlant de lait et de miel. En ce jour l'Éternel, ton Dieu, te commande de mettre en pratique ces statuts et ces lois : applique-toi donc à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme. Aujourd'hui tu as obtenu de l'Éternel la déclaration qu'il sera ton Dieu, et que tu dois marcher dans ses voies et garder ses statuts, ses commandements et ses lois, et obéir à sa voix ; et aujourd'hui l'Éternel t'a fait promettre que tu seras son peuple particulier, comme Il te l'a promis, et que tu garderas tous ses commandements, et qu'il te rendra supérieur à toutes les nations qu'il a faites, en gloire, et en renom et en magnificence, et que tu seras un peuple consacré à l'Éternel, ton Dieu, comme Il l'a promis.
Première lecture
Et Samuel dit à Saül : C'est à moi que l'Éternel a donné la mission de t'oindre pour t'établir roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc l'énoncé des paroles de l'Éternel ! Ainsi parle l'Éternel des armées : Je veux punir ce qu'ont fait les Amalécites à Israël en se mettant sur son chemin lorsqu'il sortait de l'Egypte. Dès lors, marche et défais les Amalécites et dévoue tout ce qui est à eux, sans pitié pour eux, et fais mourir hommes et femmes, et l'enfant et le nourrisson, et le bœuf et la brebis, et le chameau et l'âne. Et Saül adressa l'appel au peuple, et le fit passer à la revue à Telaïm où il compta deux cent mille hommes d'infanterie, et dix mille hommes de Juda. Et Saül s'avança jusqu'à la ville d'Amalek et dressa une embuscade dans la vallée. Et Saül dit aux Kénites : Allez, faites votre retraite, descendez et sortez du milieu des Amalécites, afin que je ne vous emporte pas avec eux. Car vous avez montré de l'amitié à tous les Israélites lorsqu'ils venaient de l'Egypte. Et les Kénites se retirèrent du milieu des Amalécites. Et Saül battit Amalek de Havila à Sour qui est au devant de l'Egypte. Et il prit vivant Agag, roi d'Amalek ; et il exécuta l'anathème sur tout le peuple au fil de l'épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag et les meilleures pièces du menu et du gros bétail, et celles de seconde qualité, et les agneaux, et tout ce qui était bon ; et ils ne voulurent pas le dévouer ; mais tout ce qui était vil et détérioré, ils le dévouèrent. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Samuel en ces termes : Je me repens d'avoir fait Saül roi, car il s'est détourné de moi, et n'a point mis à effet mes paroles. Et Samuel fut irrité, et toute la nuit il éleva des cris vers l'Éternel. Et Samuel se leva pour rencontrer Saül le matin. Et Samuel reçut cet avis : Saül est venu au Carmel, et voilà qu'il s'érige un monument, et il s'en retourne et passe pour descendre à Guilgal. Et lorsque Samuel arriva près de Saül, Saül lui dit : Sois béni de l'Éternel, car j'ai mis à effet la parole de l'Éternel. Et Samuel dit : Mais qu'est-ce que ce que ces bêlements de brebis, qui arrivent à mes oreilles, et ces mugissements de bœufs que j'entends ? Et Saül dit : ils ont été amenés d'Amalek parce que le peuple a épargné les meilleures pièces du menu et du gros bétail, pour les offrir à l'Éternel, ton Dieu ; mais le reste, nous l'avons dévoué. Et Samuel dit à Saül : Arrête pour que je te déclare ce que l'Éternel m'a dit cette nuit. Et il lui dit : Parle. Et Samuel dit : Est-ce que, lors même que tu étais petit à tes propres yeux, tu n'es pas devenu le chef des Tribus d'Israël et par l'onction de l'Éternel ne t'a-t-Il pas créé roi d'Israël ? Et l'Éternel t'avait donné la mission de marcher, et Il t'avait dit : Va et mets sous l'anathème les pécheurs, les Amalécites, et leur fais la guerre jusqu'à ce que tu les aies extermines ; or, pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel, et t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel ? Et Saül dit à Samuel : J'ai écouté la voix de l'Éternel et suivi la route par laquelle Il m'envoyait ; et j'ai amené Agag, roi d'Amalek et exécuté l'anathème sur les Amalécites. Mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des bœufs, prémices de l'anathème, pour les sacrifier à l'Éternel ton Dieu, à Guilgal. Et Samuel dit : L'Éternel prend-Il plaisir aux holocaustes et aux victimes comme à l'obéissance rendue à l'Éternel ? Voici, l'obéissance est plus qu'une belle victime, l'attention plus que la graisse des béliers. Car la rébellion équivaut au péché de divination, et la révolte au crime d'idolâtrie. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, l'Éternel t'a rejeté pour t'ôter la royauté.
Prière du matin — première lecture
Et David adressa à l'Éternel les paroles de ce cantique, lorsque l'Éternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül et il dit :Éternel, mon rocher, mon asile et mon libérateur, ô Dieu, mon rocher, où je vais m'abriter ! mon bouclier, corne de mon salut, mon boulevard et mon refuge, mon Sauveur, de la violence tu me sauves ! Loué soit l'Éternel, me suis-je écrié, et de mes ennemis j'ai été délivré. Car les vagues de la mort m'enserraient, et les torrents de l'adversité m'épouvantaient, les chaînes des Enfers m'enlaçaient et j'étais pris dans les rêts de la mort. Dans mon angoisse j'invoquai l'Éternel et à mon Dieu j'adressai mon appel, et de son palais Il entendit ma voix, et mes cris [vinrent] à ses oreilles. Alors la terre oscilla et trembla, les fondements des Cieux s'ébranlèrent et tremblèrent, parce qu'il était courroucé. Une fumée sortit de ses narines, et de sa bouche, un feu dévorant, et Il fit jaillir des charbons ardents, et Il inclina le Ciel et Il descendit, et l'obscurité était sous ses pieds. Et Il était monté sur le Chérubin et volait Et Il se montra sur les ailes du vent, et autour de Lui Il fit sa tente des ténèbres, des amas d'eau et des sombres nuées. De la splendeur qui le précède, jaillirent les charbons ardents. L'Éternel tonna du ciel et le Très-Haut émit sa voix, et Il lança ses flèches et Il les dissipa, la foudre, et Il les défit. Et l'on vit paraître les vallées de la mer, et les fondements du monde furent mis à nu au grondement de l'Éternel, au souffle du vent de ses narines. Il tendit [sa main] d'en haut et me prit et Il me retira des grandes eaux. Il me sauva de mes puissants ennemis, de mes adversaires qui l'emportaient sur moi. Ils m'attaquaient au jour du malheur, mais l'Éternel fut un soutien pour moi. Il m'amena au large, Il me dégagea parce qu'il m'était propice. L'Éternel me traita selon ma justice, et me rendit selon la pureté de mes mains ; car je gardais les voies de l'Éternel, et n'étais point rebelle à mon Dieu. Car j'avais toutes ses lois sous les yeux, et ne m'écartais pas de ses commandements ; j'étais sans reproche envers Lui, et je prenais garde de me rendre coupable. Aussi l'Éternel me rendit selon ma justice, selon ma pureté dont Il était témoin. A celui qui t'aime, tu donnes ton amour, tu te montres juste pour l'homme juste, tu es pur envers celui qui est pur, et tu trahis celui qui est perfide. Et tu es en aide au peuple qui souffre, et tes yeux sont sur les superbes pour les humilier. Oui, tu as été mon flambeau, Éternel, et l'Éternel éclaira mes ténèbres. Avec toi j'affrontai des bataillons, et avec mon Dieu je franchis des murailles. Les voies de Dieu ne sont point trompeuses, et la parole de l'Éternel est sans alliage. Il est un bouclier pour quiconque le réclame. Car qui est-ce qui est Dieu hors l'Éternel ? et qui est un rocher sinon notre Dieu, ce Dieu qui fut ma forte citadelle et guida le juste dans Sa voie ? Il assimila mes pieds à ceux de la biche, et Il m'établit sur mes hauteurs. Il forma mes mains au combat, et mon bras sut bander l'arc d'airain. Tu me donnas le bouclier de ton secours, et en m'exauçant tu m'agrandis. Sous mes pieds tu donnas de l'espace à mes pas, et mes talons ne furent point vacillants. Je poursuivis mes ennemis et les anéantis, et je ne revins pas qu'ils ne fussent détruits ; je les achevai, et les écrasai, et ils n'ont pu se relever, ils tombèrent sous mes pieds. Tu me ceignis de force pour la bataille, et tu fis plier mes adversaires sous moi. Tu me fis voir le dos de mes ennemis, et j'anéantis ceux qui me haïssaient. Ils regardèrent autour d'eux ; il n'y eut point de sauveur, vers l'Éternel, Il ne leur répondit pas. Je les pulvérisai comme la poudre de la terre, comme la boue des rues les foulai, les broyai. Tu me délivras des attaques de mon peuple, et me gardas pour chef des nations ; des peuples à moi inconnus me sont asservis ; les enfants de l'étranger devinrent mes flatteurs ; sur ma renommée ils se soumirent. Les enfants de l'étranger sont en décadence, et quittent alarmés leurs châteaux. Vive l'Éternel ! béni soit mon rocher ! qu'il soit exalté le Dieu, mon rocher, mon sauveur, le Dieu qui m'accorda la vengeance et m'assujettit les peuples, qui me délivra de mes ennemis, m'éleva au-dessus de mes adversaires et me fit échapper à l'homme violent ! Aussi je veux te chanter parmi les peuples, Éternel, et célébrer ton Nom, ô toi, qui accordes un grand salut à ton Roi, et fais miséricorde à ton Oint, à David et à sa race éternellement.
Épître
J'exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien comme eux, et témoin des souffrances de Christ, et qui ai part aussi à la gloire qui va être révélée : Paissez le troupeau de Dieu qui vous est remis, non par contrainte, mais de bon gré, non en vue d'un gain honteux, mais avec dévouement ; [non comme tyrannisant ceux qui vous sont échus, mais en devenant les modèles du troupeau] ; et, lorsque le pasteur suprême aura été manifesté, vous obtiendrez la couronne inaltérable de la gloire. mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Christ à posséder Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert pour un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera. A Lui soit le pouvoir, pour les siècles. Amen !
Première lecture
Sais-tu l'époque où met bas le chamois ? Et présides-tu à la délivrance des biches ? Comptes-tu les mois que dure le temps de leur portée, et connais-tu l'époque où elles faonnent ? Elles se baissent, laissent leurs petits naître, et secouent leurs douleurs ; leurs petits deviennent forts, grandissent en plein air ; ils partent, et ne reviennent plus à elles. Qui est-ce qui a mis l'onagre en liberté, et lâché les liens de l'âne sauvage, auquel je donnai le désert pour logis, et la plaine salée pour habitation ? Il se rit de la rumeur des villes, et les cris du meneur ne frappent pas son oreille. Ce qu'il attrape sur les montagnes est sa pâture, et il est en quête de tous les brins d'herbe. Le buffle consent-il à te servir ? Ou passe-t-il la nuit à côté de ta crèche ? Attaches-tu par une corde le buffle au sillon ? Ou herse-t-il les guérêts à ta suite ? Te fies-tu en lui, parce que grande est sa force ? Et t'en remets-tu à lui de ton labour ? Comptes-tu qu'il fasse rentrer les récoltes, et les entasse sur ton aire ? L'autruche bat joyeusement de l'aile : serait-ce la plume et le duvet du volatile aimant? Non ! elle abandonne ses œufs à la terre, et les laisse chauffer dans le sable ; et elle oublie qu'un pied peut les fouler, et une bête des champs les écraser ! Elle est dure pour sa famille, qui lui devient étrangère ; elle a pondu en vain, et n'en est point émue ; car Dieu lui fait oublier d'être sage, et ne lui donne point part à la prudence. Quand elle se lève, et prend son essor, elle se rit du cheval et de son cavalier. Est-ce toi qui dotes le cheval de la bravoure, et revêts son col d'un crin frémissant ? Le fais-tu bondir, comme la sauterelle ? Son souffle avec noblesse résonne dans ses naseaux, et il inspire l'effroi. Il fouit le sol, et s'applaudit de sa force ; il s'avance au devant des armes, il se rit de la peur, et ne tremble pas, et il ne recule point en face de l'épée. Sur lui retentit le carquois, la lance étincelante et le javelot. De son pas il dévore le terrain qui s'émeut et tremble ; il ne se contient plus au son de la trompette ; à l'ouïe de la trompette il dit : En avant ! De loin il pressent la bataille, la clameur des chefs, et le cri de guerre. Est-ce par un effet de ton intelligence que l'épervier prend son vol, et déployant ses ailes gagne le Midi ? Est-ce à ton ordre que l'aigle s'élève, et va placer son aire sur les hauteurs ? Il habite les rochers, et se loge sur les cîmes des rochers, le sommet des montagnes ; de là il épie sa proie, et ses yeux voient au loin, et ses petits sucent le sang, et, là où sont des cadavres, il se trouve.
Prière du matin — deuxième lecture
Et Paul, fixant ses regards sur le sanhédrin, dit : « Frères, j'ai, jusques à ce jour, servi Dieu en toute bonne conscience… » Mais le grand prêtre Ananias ordonna à ceux qui se trouvaient près de lui de le frapper sur la bouche. Alors Paul lui dit : « C'est toi que Dieu frappera, muraille recrépie ! Eh quoi ! Tu sièges pour me juger selon la loi, et tu la transgresses en ordonnant que l'on me frappe ! » Or les assistants dirent : « C'est le grand prêtre de Dieu que tu insultes. » Et Paul dit : « J'ignorais, frères, que ce fût le grand prêtre, car il est écrit : Tu ne diras pas de mal contre un chef de ton peuple. » Cependant, comme Paul savait que l'un des partis tenait pour les sadducéens, et l'autre pour les pharisiens, il s'écria au milieu du sanhédrin : « Frères, je suis pharisien, fils de pharisiens, c'est à cause de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement. » Or, dès qu'il eut dit cela, il s'éleva une altercation entre les pharisiens et les sadducéens, et la multitude fut divisée. En effet, les sadducéens disent qu'il n'y a point de résurrection, ni d'ange, ni d'esprit, tandis que les pharisiens admettent les deux choses ; or il se fit une violente clameur, et quelques scribes du parti des pharisiens s'étant levés prenaient sa défense en disant : « Nous ne trouvons rien qui soit mal chez cet homme-là. Qui sait si ce n'est point un esprit qui lui a parlé, ou un ange ? » Mais, comme il s'engageait une vive altercation, le commandant, craignant qu'ils ne missent Paul en pièces, ordonna à sa troupe de descendre et de l'arracher du milieu d'eux, pour le ramener au quartier. La nuit suivante, le Seigneur étant venu à lui, dit : « Prends courage ; car de la même manière que tu as, dans Jérusalem, rendu témoignage à ma cause, de même il faut que tu rendes aussi témoignage dans Rome. » Lorsque le jour eut paru, les Juifs ayant formé un complot s'engagèrent, sous peine d'anathème, à ne manger ni ne boire jusques à ce qu'ils eussent mis Paul à mort. Or, ceux qui formèrent cette conjuration étaient plus de quarante, lesquels, s'étant rendus auprès des grands prêtres et des anciens, dirent : « Nous nous sommes engagés, sous peine d'anathème, à ne prendre aucune nourriture jusques à ce que nous ayons mis Paul à mort ; maintenant donc adressez-vous avec le sanhédrin au commandant, afin qu'il l'amène devant vous, sous prétexte que vous voulez examiner plus à fond son affaire ; quant à nous, nous sommes prêts à le tuer avant qu'il approche. » Mais le fils de la sœur de Paul, ayant eu connaissance de ce guet-apens, se rendit au quartier et en informa Paul. Et Paul ayant appelé un des centurions dit : « Conduis ce jeune homme auprès du commandant, car il a un rapport à lui faire. » L'autre l'ayant donc pris avec lui le conduisit auprès du commandant et dit : « Le prisonnier Paul m'a fait venir pour me prier de t'amener ce jeune homme qui a quelque chose à te dire. » Le commandant l'ayant pris par la main et tiré à part lui demanda : « Quel rapport as-tu à me faire ? » Et il dit : « Les Juifs ont comploté de s'adresser à toi, afin que demain tu amènes Paul devant le sanhédrin, comme devant te livrer, en ce qui le concerne, à une enquête plus approfondie ; n'acquiesce donc pas à leur demande, car plus de quarante d'entre eux lui dressent un guet-apens, lesquels se sont engagés, sous peine d'anathème, à ne manger ni ne boire jusques à ce qu'ils l'aient fait périr, et maintenant ils sont tout prêts, attendant ta réponse. » Le commandant renvoya donc le jeune homme, après lui avoir défendu de divulguer à personne qu'il lui avait fait cette déclaration ; et ayant fait venir deux des centurions, il dit : « Tenez deux cents soldats prêts à partir pour Césarée, à la troisième heure de nuit, ainsi que soixante et dix cavaliers et deux cents hommes de troupes légères, » ajoutant qu'ils eussent aussi à préparer des bêtes de somme, afin de pouvoir transporter Paul en sûreté auprès de Félix le gouverneur, auquel il avait écrit une lettre dont voici le texte : « Claudius Lysias au très excellent gouverneur Félix, salut ! Comme cet homme, qui avait été saisi par les Juifs, était sur le point d'être mis à mort par eux, je suis intervenu avec ma troupe pour le délivrer, parce que j'avais appris qu'il était Romain ; et voulant connaître le motif pour lequel ils l'accusaient, je l'ai conduit devant leur sanhédrin, et j'ai reconnu qu'il était accusé sur des points relatifs à leur loi, mais qu'il n'était l'objet d'aucune imputation qui méritât la mort ou les chaînes. Mais, ayant été averti qu'un guet-apens devait lui être tendu, je te l'ai immédiatement envoyé, après avoir aussi ordonné à ses accusateurs de prendre la parole contre lui devant toi. » Les soldats ayant donc pris Paul avec eux, selon l'ordre qu'ils en avaient reçu, le conduisirent de nuit à Antipatris, et le lendemain, ayant laissé les cavaliers poursuivre la route avec lui, ils rentrèrent au quartier. Lorsque ceux-là furent arrivés à Césarée et eurent remis la lettre au gouverneur, ils lui présentèrent aussi Paul ; et après avoir lu et l'avoir interrogé sur la province à laquelle il appartenait, ayant appris qu'il était de Cilicie : « Je t'entendrai plus à fond, dit-il, lorsque tes accusateurs seront aussi venus ; » et il ordonna qu'on le tînt en prison dans le prétoire d'Hérode.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Éternel, auprès de toi je me réfugie ; que je ne sois jamais confondu ! Par ta justice, délivre-moi ! Penche vers moi ton oreille ! hâte-toi ! sauve-moi ! Sois pour moi un rocher, un asile, une citadelle pour me sauver ! Car tu es mon rocher et ma citadelle, et, pour l'amour de ton nom, tu me guideras et tu me conduiras, tu me tireras des rets cachés par eux sous mes pas, car tu es mon soutien ! Je confie à tes mains la garde de ma vie ; tu me délivreras, Dieu fidèle. Je hais les adorateurs des vaines idoles, et c'est dans l'Éternel que je mets mon espoir, Je serai réjoui et transporté de ta grâce ; de ce que tu auras pris garde à ma misère, et fait attention aux angoisses de mon âme, ne me livrant pas aux mains de l'ennemi, mais ouvrant à mes pieds une voie spacieuse. Éternel, aie pitié de moi ! car je suis angoissé, le chagrin ronge mes yeux, mon âme et mon sein. Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les soupirs ; ma force succombe à ma peine, et mes os sont minés. A cause de tous mes ennemis je suis un opprobre, le grand opprobre même de mes voisins, et la terreur de mes amis ; ceux qui me voient dans la rue, me fuient. Je suis oublié comme un mort, banni de la pensée, je suis comme un vase mis au rebut ; car j'entends les sourds propos de plusieurs, de toute part l'alarme me vient, quand ensemble ils se concertent contre moi ; ils complotent de m'ôter la vie. Mais en toi je me confie, Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes instants sont en ta main ; tire-moi de la main de mes ennemis et de mes oppresseurs ! Fais luire ta face sur ton serviteur ! Sauve-moi dans ta clémence ! Éternel, que je ne sois pas confondu, car je t'invoque ! Confonds les impies ! que, réduits au silence, ils deviennent la proie des Enfers ! Rends muettes les lèvres menteuses, qui tiennent contre le juste des discours violents, avec orgueil et mépris ! Quelle est grande la bonté que tu gardes à tes saints, que tu témoignes à ceux qui se confient en toi, à la face des hommes ! Tu les protèges de l'abri de ta face contre les complots des hommes ; tu les dérobes dans ta loge aux attaques de la langue. Béni soit l'Éternel, de ce qu'il signala sa bonté envers moi, et me mit comme dans une ville forte ! Je disais dans mes alarmes : Je suis banni de ta présence. Mais tu écoutas ma voix suppliante, quand je t'implorai. Aimez l'Éternel, vous tous ses saints ! L'Éternel garde les fidèles, et paie à l'orgueilleux un abondant salaire. Prenez courage, et que votre cœur s'assure, vous tous qui espérez dans l'Éternel !
Évangile
Or, lorsque Jésus fut arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, il interrogeait ses disciples, en disant : « Qui disent les gens qu'est le fils de l'homme ? » Et ils lui dirent : « Ceux-ci, Jean le baptiste ; ceux-là, Élie ; et d'autres, Jérémie ou l'un des prophètes. » Il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Simon Pierre répliqua : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répliqua : « Heureux es-tu, Simon Barjona, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Pour moi, je te déclare de mon côté que tu es Pierre, et que sur ce roc-là je bâtirai mon église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. En schoschanim. De David.Sauve-moi, ô Dieu, car les eaux m'envahissent au péril de ma vie ! Je suis plongé dans un bourbier profond, où je ne puis prendre pied ; je suis enfoncé dans les eaux profondes, et les flots me submergent. Je suis las à force de crier, mon gosier est brûlant ; mes yeux se consument, dans l'attente de mon Dieu. Ceux qui me sont gratuitement hostiles, surpassent en nombre les cheveux de ma tête ; mes destructeurs, mes fourbes ennemis se sont renforcés ; je dois restituer ce que je n'ai point dérobé. O Dieu, tu connais ma folie, et mes délits ne te sont point cachés. Ne permets pas que je sois une cause de confusion pour ceux qui se confient en toi, Seigneur, Éternel des armées, ni une cause de honte pour tes adorateurs, Dieu d'Israël ! Car c'est à cause de toi que je souffre l'opprobre, et que la honte recouvre mon visage. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me consume, et les outrages de ceux qui t'outragent, tombent sur moi. Et je pleure et je jeûne ; mais cela me tourne à opprobre ; et je prends pour habit le cilice, par là je donne lieu à leurs satires. Je suis l'entretien de ceux qui sont assis aux Portes, et ils disent contre moi les chansons des buveurs. Cependant ma prière s'élève à toi, Éternel ! Que le temps soit propice, ô Dieu, par ta grande bonté ! Exauce-moi par ta fidélité secourable ! Retire-moi du bourbier, et ne m'y laisse pas enfoncer ! Que je sois sauvé de mes ennemis, et du gouffre des eaux ! Ne me laisse pas submerger par les flots, ni engloutir par l'abîme ; et que le puits ne referme pas sa bouche sur moi ! Exauce-moi, Éternel, car ta grâce est excellente : en tes grandes compassions tourne les yeux vers moi, et ne cache pas ta face à ton serviteur ! Car je suis angoissé ; hâte-toi, réponds-moi ! Rapproche-toi de mon âme, rachète-là ! A cause de mes ennemis sauve-moi ! Tu connais mon opprobre, et ma honte, et mon ignominie, tu as sous les yeux tous mes adversaires. Les outrages ont brisé mon cœur, et je suis malade ; j'attends de la pitié, et il n'en est point pour moi, et des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour calmer ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre. Que leur propre table leur soit un piège, et un filet dans leur sécurité ! Que leurs yeux obscurcis cessent de voir ! et fais que leurs reins toujours soient mal affermis ! Verse sur eux ta colère, et que le feu de ton courroux les atteigne ! Que leurs campements soient désolés, et qu'en leurs tentes il n'y ait point d'habitants ! Car ils persécutent celui que tu as frappé, et ils narrent les douleurs de ceux que tu as percés. Fais qu'ils ajoutent crime à crime, et qu'ils n'arrivent pas à ta justice ! Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'avec les justes ils ne soient point inscrits ! Cependant je suis affligé et souffrant : ton secours, ô Dieu, me mettra en lieu sûr. Je louerai le nom de Dieu par des chants, et je le magnifierai par des actions de grâces : elles plairont plus à Dieu que des taureaux, que des taureaux ayant cornes et sabots. Les affligés le verront et seront réjouis. Que votre cœur revive, à vous qui cherchez Dieu ! Car l'Éternel écoute les pauvres, et Il ne dédaigne point ses captifs. Qu'il soit loué par le ciel et par la terre, par les mers, et tout ce qui se meut en elles ! Car Dieu sauvera Sion, et relèvera les villes de Juda, qui sera habitée, et qui sera recouvrée, et la race de ses serviteurs l'aura pour héritage, et ceux qui aiment son nom, l'auront pour demeure.
Psaume responsorial
C'est mon bonheur que l'Éternel écoute ma voix, mes prières ! Car Il a penché vers moi son oreille ; aussi toute ma vie je veux l'invoquer. Les liens de la mort m'enveloppaient, j'étais atteint des angoisses des Enfers, je trouvais devant moi la détresse et la douleur. Mais j'invoquai le nom de l'Éternel : « O Etemel, sauve mon âme ! » L'Éternel est clément et juste, et notre Dieu, plein de miséricorde. L'Éternel garde les simples ; j'étais affligé, et Il me fut secourable. Rentre, mon âme, dans ton repos ! car l'Éternel t'a fait du bien. Car Tu as affranchi mon âme de la mort, mes yeux des pleurs, mon pied de la chute. Je marcherai sous le regard de l'Éternel, sur la terre des vivants. J'ai cru, car j'ai parlé. J'avais beaucoup à souffrir ! Je disais dans mes alarmes : « Tous les hommes sont trompeurs. » Comment rendrai-je à l'Éternel tous les bienfaits que j'ai reçus de lui ? J'élèverai la coupe des délivrances, et j'invoquerai le nom de l'Éternel ; j'accomplirai mes vœux envers l'Éternel à la face de tout son peuple. Aux yeux de l'Éternel, ce qui coûte, c'est la mort de ses bien-aimés. O exauce-moi, Éternel ! car je suis ton serviteur, le fils de ta servante. Tu as détaché mes chaînes ; je t'offrirai le sacrifice de la reconnaissance, et j'invoquerai le nom de l'Éternel ; j'accomplirai mes vœux envers l'Éternel, à la face de tout son peuple, dans les parvis de la maison de l'Éternel, dans ton sein, ô Jérusalem ! Alléluia !
Psaume responsorial
Alléluia ! Je loue l'Éternel de tout mon cœur, dans la réunion des justes et dans l'assemblée ! Les œuvres de l'Éternel sont grandes, telles que tous leurs désirs peuvent les souhaiter. Ce qu'il opère, est splendeur et magnificence, et sa justice demeure éternellement. Il a assuré une mémoire à ses miracles, l'Éternel est miséricordieux et clément. Il a donné la nourriture à ceux qui le craignaient, Il garde de son alliance un souvenir éternel. Il a révélé à son peuple la puissance de ses actes, en lui donnant la propriété des nations. Les œuvres de ses mains sont vérité et justice, tous ses commandements sont sûrs, stables pour jamais, pour l'éternité, tracés selon la vérité et la droiture. Il a dispensé le salut à son peuple, et sanctionné son alliance pour l'éternité. Son nom est saint et redoutable. La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse ; qui s'y conforme a la bonne prudence. Sa gloire demeure éternellement.
Prière du soir — première lecture
Et voici les dernières paroles de David :Prononcé de David, fils d'Isaï, prononcé de l'homme élevé au rang d'Oint du Dieu de Jacob, et du chantre aimable d'Israël : L'Esprit de l'Éternel parle par moi, et sa parole est sur mes lèvres ; Le Dieu d'Israël a parlé, le rocher d'Israël m'a dit : Parmi les hommes un souverain juste, un souverain qui a la crainte de Dieu, est comme l'aube matinale : le soleil se lève, le matin est sans nuage ; ses rayons qui suivent la rosée font poindre la verdure de la terre. N'est-ce pas sur ce pied qu'est ma maison avec Dieu, qu'il a fait avec moi une alliance éternelle, en tous points stipulée et gardée ? Ne fera-t-Il pas croître et mûrir mon salut tout entier et tous mes vœux ? Mais les méchants sont tous comme des ronces à jeter, dans la main personne ne les prend, et qui veut les atteindre s'arme d'un fer ou du bois d'une lance, et sur-le-champ elles sont brûlées au feu. Suivent les noms des capitaines qu'avait David : Joseb-Bassebeth, de Tahchemon, l'un des chefs des Triaires ; il brandissait sa hampe sur huit cents hommes percés d'une seule fois. Et après lui Éléazar, fils de Dodo, fils d'Ahohi : c'était l'un des trois héros qui accompagnaient David, lorsqu'ils défièrent les Philistins réunis là pour le combat ; et les hommes d'Israël gagnèrent les hauteurs. Mais il tint ferme, et il battit les Philistins jusqu'à ce que sa main fatiguée resta collée à son épée ; et en cette journée l'Éternel opéra une grande victoire. Et le peuple revint sur ses pas pour le suivre, mais seulement pour piller. Et après lui Samma, fils de Agé, de Harar. Et les Philistins s'étaient réunis à Léchi ; et il y avait là une pièce de terre remplie de lentilles, et le peuple prit la fuite devant les Philistins ; alors il vint se poster au milieu du champ et le dégagea, et battit les Philistins ; et l'Éternel opéra une grande victoire. Et trois des trente chefs descendirent, et vinrent au temps de la moisson joindre David à la grotte d'Adullam, et un gros de Philistins campait dans la vallée de Rephaïm, et David était alors le sommet, et les Philistins avaient alors un poste à Bethléhem. Et David eut une envie et dit : Qui va me chercher de l'eau à boire à la fontaine de Bethléhem, qui est à la Porte ? Alors les trois héros se firent jour à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l'eau à la fontaine de Bethléhem vers la Porte, et ils l'apportèrent et l'offrirent à David. Mais il ne voulut pas la boire, et il en fit une libation à l'Éternel. Et il dit : Ce serait odieux à moi, Éternel, de le faire ! Moi [boire] le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ! Et il ne voulut pas la boire. Tel fut l'exploit des trois héros. Et Abisaï, frère de Joab, fils de Tseruïa : il était l'un des chefs des Triaires ; et il brandit sa lance sur trois cents morts ; et il avait un nom parmi les Triaires. Il était bien illustre parmi les Triaires ; il était un de leurs chefs ; mais il n'était pas au niveau des trois premiers. Et Benaïa, fils de Joïada, fils d'un brave, grand par ses exploits, de Cabtsel : il abattit deux lions de Dieu de Moab ; il fit une descente et abattit un lion dans la citerne un jour de neige. Et il abattit un Égyptien, homme d'apparence ; et dans la main de l'Égyptien était une pique ; et il fondit sur lui avec le bâton, et arracha la pique de la main de l'Égyptien, qu'il tua avec sa propre pique. Tels sont les exploits de Benaïa, fils de Joïada, et il avait un nom entre les trois héros. Il était honoré par les Triaires ; mais il n'était pas au niveau des trois [premiers]. Et David en fit son conseiller intime. Hasahel, frère de Joab d'entre les Triaires. El-Hanan, fils de Dodo, de Bethléhem. Samma de Harad. Elika, de Harod, Hélets, de Palti. Ira, fils de Ikès, de Thékôa. Abiézer, d'Anathoth. Mevunaï, de Husa. Tsalmon, de Hachoach. Mahoraï, de Netopha. Héleb, fils de Baëna, de Netopha. Ithaï, fils de Ribaï, de Gibea en Benjamin. Benaïa, de Pireathon. Hidaï, de Nahalei-Gaas. Abialbon, de Arabah. Azmaveth, le Bahrumite. Eliahba, de Saalbon, Beneijasen. Jonathan. Samma, de Harar. Ahiam, fils de Sarar, de Arar. Eliphelet, fils de Ahasbaï, fils de Maachathi. Eliam, fils d'Achitophel, de Gilo. Hetsraï, le Carmélite. Paëraï, de Arab. Jigeal, fils de Nathan, de Tsoba. Bani, de Gad. Tsélec, l'Ammonite. Naharaï, de Bééroth, écuyer de Joab, fils de Tseruïa. Ira, de Jéther. Gareb, de Jéther. Urie le Héthien. En totalité trente-sept.
Deuxième lecture
Si donc il existe quelque consolation en Christ, s'il existe quelque soulagement de la charité, s'il existe quelque union d'esprit, s'il existe quelque tendresse et quelques compassions, rendez ma joie parfaite, afin d'être animés du même sentiment, ayant la même charité, formant une seule âme, étant animés d'un seul et même sentiment, et d'aucun de ceux qu'inspirent l'intrigue et la vaine gloire, mais regardant réciproquement les autres par humilité comme supérieurs à vous-mêmes, ne songeant point chacun à vos propres intérêts, mais chacun aussi à ceux des autres. Soyez animés au dedans de vous des sentiments dont fut aussi animé Christ Jésus, lequel, existant en forme de Dieu, n'a pas considéré comme une proie l'égalité avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme d'esclave, en naissant d'une manière semblable aux hommes ; et, après avoir été trouvé, quant à l'apparence, semblable à un homme, il s'est humilié lui-même en se montrant obéissant jusques à mourir, à mourir même sur une croix ; c'est pourquoi aussi Dieu l'a haut élevé, et lui a octroyé le nom qui est au-dessus de toute espèce de nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre, et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, que ce ne soit pas seulement en ma présence, mais bien plus encore maintenant en mon absence, que vous travailliez à votre propre salut avec crainte et tremblement, car c'est Dieu qui effectue en vous, et la volonté, et l'action, d'après Son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin de devenir irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération pervertie et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde, en portant avec vous la parole de vie, ce qui sera pour moi un motif de m'enorgueillir, lors de la journée de Christ, de n'avoir ni couru en vain, ni travaillé en vain. Mais, dussé-je servir de libation en officiant dans le sacrifice de votre foi, je m'en réjouis, et je suis dans la joie avec vous tous ; vous aussi, réjouissez-vous de même, et soyez avec moi dans la joie. Or, j'espère dans le Seigneur Jésus vous envoyer incessamment Timothée, afin que, moi aussi, je reprenne courage en apprenant ce qui vous concerne ; car je n'ai ici personne qui, sentant de même, puisse prendre véritablement souci de ce qui vous concerne ; tous, en effet, ils recherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Christ Jésus ; mais, quant à lui, vous savez qu'il a été mis à l'épreuve, en s'assujettissant avec moi, comme un enfant sous son père, au service de l'Évangile. C'est donc lui que j'espère vous envoyer, aussitôt que j'aurai pu juger de la tournure de mes affaires. Or, j'ai la confiance dans le Seigneur que, de mon côté aussi, j'arriverai incessamment. En attendant, j'ai cru nécessaire de vous expédier Épaphrodite, mon frère, mon compagnon d'œuvre et de combat, que vous aviez député pour pourvoir à mes besoins, car il soupirait après vous tous, et il se désespérait de ce que vous aviez ouï dire qu'il avait été malade ; et en effet il a été malade à la mort ; mais Dieu a eu compassion de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n'eusse pas tristesse sur tristesse. J'ai donc mis d'autant plus d'empressement à l'envoyer ; afin que, en le voyant, vous redeveniez joyeux, et que, moi-même, je sois moins triste. Accueillez-le donc dans le Seigneur avec une joie entière, et honorez ceux qui lui ressemblent, car c'est pour l'œuvre de Christ qu'il a été à la mort, en exposant sa vie afin de suppléer à votre absence dans le service qui m'était rendu.
Deuxième lecture
Voyez quel amour le Père vous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne L'a pas connu. Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que, lorsque cela aura été manifesté, nous Lui serons semblables, parce que nous Le verrons tel qu'il est ; et quiconque fonde cette espérance sur Lui se purifie lui-même, comme celui-là est pur. Quiconque pratique le péché pratique aussi la violation de la loi, et le péché est la violation de la loi ; et vous savez que celui-là a été manifesté afin d'enlever les péchés, et il n'y a pas de péché en lui ; quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a point vu, ni ne l'a point connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise ! Celui qui pratique la justice est juste, comme celui-là est juste ; celui qui pratique le péché relève du diable, car dès le commencement le diable pèche. C'est pour détruire les œuvres du diable, que le fils de Dieu a été manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet point de péché, parce que Sa semence demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce que c'est de Dieu qu'il est né. C'est à cela que se reconnaissent les enfants de Dieu et les enfants du diable.Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère ; car voici le message que vous avez ouï dès le commencement : c'est que nous nous aimions les uns les autres, n'étant pas comme Caïn qui relevait du malin et qui égorgea son frère. Et pourquoi l'égorgea-t-il ? Parce que ses œuvres à lui étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes. Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. Pour nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide, et vous savez que nul homicide n'a en lui d'une manière durable la vie éternelle. Voici à quoi nous avons connu l'amour, c'est que celui-là a donné sa vie pour nous, et nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères. Aussi, celui qui possédant de quoi vivre en ce monde voit son frère dans le besoin, et lui aura fermé ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n'aimons pas en paroles ni avec la langue, mais en fait et en vérité ; c'est ainsi que nous connaîtrons que nous relevons de la vérité, et nous rassurerons notre cœur devant Lui, quelque condamnation que porte contre nous notre cœur, parce que Dieu est plus grand que notre cœur, et qu'il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous possédons une ferme assurance devant Dieu, et, quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de Lui, parce que nous observons Ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à Ses yeux ; et voici quel est Son commandement : c'est que nous croyions au nom de Son fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres selon le commandement qu'Il nous a donné. Et celui qui observe Ses commandements demeure en Lui, et Lui en lui ; et c'est grâce à l'Esprit qu'il nous a donné que nous connaissons qu'il demeure en nous.
Deuxième lecture
L'injonction que je t'adresse, Timothée, mon enfant, conformément aux prophéties antérieurement faites à ton sujet, c'est de combattre, d'après elles, le bon combat, en retenant la foi et une bonne conscience, dont certains hommes s'étant débarrassés, ils ont fait naufrage quant à la foi, du nombre desquels sont Hyménée et Alexandre que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne plus blasphémer.
Deuxième lecture
Or, le matin, comme il avait repris le chemin de la ville, il eut faim, et ayant vu un figuier sur le chemin il s'en approcha et il n'y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Qu'il ne provienne plus jamais de toi aucun fruit ! » Et subitement le figuier sécha. Ce que les disciples ayant vu, ils s'en étonnèrent en disant : « Comment ce figuier a-t-il subitement séché ? » Mais Jésus leur répliqua : « En vérité je vous déclare que si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : « Déplace-toi et te jette dans la mer, » cela se ferait. Et tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez. » Et, lorsqu'il fut arrivé dans le temple, les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui pendant qu'il enseignait, en disant : « En vertu de quelle autorité-fais-tu ces choses, et qui est-ce qui t'a donné cette autorité ? » Mais Jésus leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une seule question, et si vous y répondez, je vous répondrai à mon tour en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et disaient : « Si nous répondons : du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Tandis que si nous répondons : des hommes, nous avons à craindre la foule ; car tous tiennent Jean pour un prophète. » Et ils répliquèrent à Jésus : « Nous ne savons. » Lui de son côté leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants, et s'étant approché du premier, il lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. » Or celui-ci répliqua : « Oui, Seigneur, » et il n'y alla pas. Puis s'étant approché du second, il lui parla de même ; or celui-ci répliqua : « Je ne veux pas, » mais plus tard, s'étant repenti, il y alla. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils disent : « Le dernier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que les publicains et les prostituées entrent avant vous dans le royaume de Dieu ; car Jean est venu à vous, enseignant la justice, et vous ne l'avez pas cru, tandis que les publicains et les prostituées l'ont cru. Mais vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas même repentis plus tard pour le croire ! Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ? C'est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produise les fruits.
Évangile
« Prenez garde à ne pas exercer votre justice devant les hommes afin d'être vus par eux ; autrement il n'y a pas pour vous de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Ainsi donc quand tu feras l'aumône ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. En vérité je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu fais l'aumône, que ta gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse dans le secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. Et quand vous priez, vous ne serez pas comme les hypocrites, car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et dans les angles des grandes rues, afin de se faire voir aux hommes. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, quand tu prieras, entre dans ta chambre, et après avoir fermé ta porte, prie ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. Or, quand vous priez, ne bavardez pas comme les hypocrites, car ils s'imaginent que grâce à leurs redites ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car Dieu votre Père sait ce dont vous avez besoin avant que vous le Lui demandiez. Pour vous, priez donc ainsi : Notre Père qui es dans les cieux, que Ton nom soit sanctifié ; que Ton royaume vienne ; que Ta volonté se fasse aussi sur la terre comme dans le ciel ; donne-nous aujourd'hui le pain de notre subsistance ; et remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous les avons remises à nos débiteurs ; et ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du malin. En effet, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs fautes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos propres fautes. Or, quand vous jeûnez, ne prenez pas, comme les hypocrites, un air sombre ; car ils altèrent leur visage afin de faire voir aux hommes qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le déclare, ils y trouvent toute leur récompense. Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te rétribuera. « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la vermoulure détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, ou ni la teigne ni la vermoulure ne détruisent, et où les voleurs ne font effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera ton cœur. « Ton œil est la lampe du corps ; si donc ton œil est sain, ton corps entier sera illuminé ; mais si ton œil est en mauvais état, ton corps entier sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, les ténèbres quelles sont-elles ? « Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. C'est pourquoi je vous le déclare : ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. Est-ce que la vie n'est pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni ne serrent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Est-ce que vous, vous ne valez pas bien plus qu'eux ? Mais lequel d'entre vous peut par ses inquiétudes ajouter à sa taille une seule coudée ? Et quant au vêtement, pourquoi vous en inquiétez-vous ? Observez les lis de la campagne : comment croissent-ils ? Ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous déclare que même Salomon dans toute sa gloire ne se vêtait pas comme l'un d'eux. Or, si Dieu revêt ainsi l'herbe de la campagne qui vit aujourd'hui et qui demain est jetée dans un four, ne le fera-t-Il pas à bien plus forte raison pour vous, gens de peu de foi ? Ne dites donc pas dans votre inquiétude : Que mangerons-nous, ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ? Car ce sont toutes ces choses-là que recherchent les gentils ; en effet votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Mais cherchez premièrement la justice et Son royaume, et toutes ces choses-là vous seront données par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain s'inquiétera de lui-même ; au jour suffit sa peine.
Prière du soir — deuxième lecture
Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point ; et si quelqu'un a péché, nous avons pour défenseur auprès du Père Jésus-Christ le juste ; et il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non pas pour les nôtres seuls, mais encore pour le monde entier. Et voici à quoi nous connaissons que nous L'avons connu : c'est si nous observons Ses commandements ; celui qui dit : « Je L'ai connu, » et qui n'observe pas Ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui, tandis que celui qui observe Sa parole, l'amour de Dieu est véritablement accompli en lui ; c'est ainsi que nous connaissons que nous sommes en Lui. Celui qui dit demeurer en Lui doit, comme celui-là s'est conduit, se conduire aussi lui-même. Bien-aimés, ce n'est point un commandement nouveau que je vous adresse, mais un commandement ancien que vous aviez dès le commencement ; le commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue ; pourtant c'est un commandement nouveau que je vous adresse, ce qui est vrai, soit quant à lui, soit quant à vous ; car les ténèbres passent et la lumière véritable apparaît déjà ; celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère continue à être dans les ténèbres ; celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n'y a point de cause de chute en lui, tandis que celui qui hait son frère est dans les ténèbres, et il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous ont été pardonnés à cause de son nom ; je vous écris, pères, parce que vous avez connu Celui qui est dès le commencement ; je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père ; je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu ce qui est dès le commencement ; je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde ; si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui, parce que tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, et la convoitise des yeux, et la gloriole de la vie, ne relève point du Père, mais relève du monde ; et le monde passe, ainsi que sa convoitise ; tandis que celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour l'éternité. Petits enfants, voici l'heure dernière ; et comme vous avez appris qu'un antechrist doit venir, maintenant aussi plusieurs antechrists se sont produits ; c'est à quoi nous connaissons que voici l'heure dernière. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres, car s'ils eussent été des nôtres ils seraient demeurés avec nous ; mais c'est afin de rendre manifeste que tous ne sont pas des nôtres ; et quant à vous, vous possédez une onction qui vient de Celui qui est saint ; vous le savez tous. Je ne vous ai pas écrit parce que vous ne connaissez point la vérité, mais parce que vous la connaissez, et que vous savez qu'aucun mensonge ne provient de la vérité. Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l'antechrist ; il nie le Père et le Fils ; quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils possède aussi le Père. Pour vous, que ce que vous avez ouï dès le commencement demeure en vous ! Si ce que vous avez ouï dès le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père ; et la promesse que lui-même vous a faite, c'est la vie éternelle. Je vous ai écrit ces choses relativement à ceux qui vous.égarent ; et quant à vous, la grâce que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin que personne vous instruise, mais la même onction vous instruit sur toutes choses, et elle est véritable et ce n'est pas un mensonge, et selon qu'elle vous a instruits, vous demeurez en lui. Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu'il aura été manifesté, nous ayons une ferme assurance, et que nous n'ayons pas à nous éloigner de lui en rougissant, lors de son avènement. Si vous savez qu'il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de Lui.
Évangile
Et il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra selon sa coutume le jour du sabbat dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture. Et on lui remit le livre du prophète Ésaïe, et ayant ouvert le livre il trouva le passage où il était écrit : « L'esprit du Seigneur est sur moi ; c'est pourquoi Il m'a oint afin d'annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs l'élargissement, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer les blessés soulagés, pour proclamer une favorable année du Seigneur. » Et ayant replié le livre, il le rendit à l'employé, et s'assit ; et les regards de tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue étaient fixés sur lui. Et il commença à leur parler en ces termes : « Aujourd'hui ce passage s'est accompli à vos oreilles. » Et tous témoignaient en sa faveur, et s'émerveillaient des paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : « Celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais aussi ici dans ta patrie tout ce que nous avons appris qui s'est fait à Capharnaoum. » Mais il ajouta : « En vérité je vous déclare qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie ; mais c'est avec vérité que je vous dis que du temps d'Élie il y avait beaucoup de veuves en Israël, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, en sorte qu'une grande famine eut lieu sur toute la terre, et Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, sauf auprès d'une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël du temps d'Elisée le prophète, et aucun d'eux ne fut nettoyé, sauf Naaman le syrien. » Et ils furent tous remplis de courroux dans la synagogue en entendant ces paroles, et s'étant levés, ils l'expulsèrent de la ville, et ils l'emmenèrent jusques au bord de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à le précipiter. Mais lui, étant passé au milieu d'eux, poursuivait sa route.
Évangile
Or, pendant qu'il était assis sur la montagne des Oliviers, les disciples s'approchèrent de lui en particulier en disant : « Dis-nous, quand cela aura-t-il lieu ? Et quel sera le signe de ton avènement et de la consommation du temps ? » Et Jésus leur répliqua : « Prenez garde que personne ne vous égare ; car beaucoup viendront en mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ, et ils en égareront plusieurs. Mais vous entendrez bientôt parler de guerres et de bruits de guerres ; n'ayez garde de vous en laisser troubler, car il faut que cela arrive ; mais ce n'est pas encore la fin. En effet, une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura ici et là des famines et des tremblements de terre. Or tout cela est le commencement des douleurs. Alors ils vous livreront pour être persécutés, et ils vous feront mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom ; et alors plusieurs trébucheront, et ils se livreront les uns les autres, et ils se haïront les uns les autres. Et beaucoup de faux prophètes surgiront, et ils en égareront plusieurs. Et à cause de l'accroissement de l'iniquité, la charité du plus grand nombre se refroidira ; mais celui qui aura persévéré jusques à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre entière, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. « Ainsi donc, quand vous aurez vu « l'œuvre abominable de la dévastation, » dont il a été parlé par l'entremise de Daniel le prophète, établie dans un lieu saint (que le lecteur y réfléchisse), alors que ceux qui sont en Judée s'enfuient dans les montagnes ; que celui qui est sur le toit ne descende pas pour sortir quoi que ce soit de sa maison ; et que celui qui est aux champs ne revienne pas en arrière pour prendre son manteau. Mais malheur à celles qui sont enceintes, et à celles qui allaitent en ces jours-la ! Or priez afin que votre fuite n'ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat ; car il y aura alors une grande tribulation, telle qu'il n'y en a pas eu encore depuis le commencement du monde jusques à maintenant, et qu'il n'y en aura certainement jamais. Et si ces jours-là n'avaient été raccourcis, qui que ce soit n'eut été sauvé ; mais à cause des élus ces jours-là seront raccourcis. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou ici, ne le croyez pas ; car il surgira de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront de grands miracles et des prodiges, de manière à égarer, s'il est possible, même les élus. Voici, je vous l'ai prédit. Si donc ils vous disent : « voici, il est au désert, » ne vous y rendez pas ; « voici, il est dans les chambres, » ne le croyez pas ; car, tel l'éclair sort de l'orient et brille jusques au couchant, tel sera l'avènement du fils de l'homme. 0ù que soit le cadavre, c'est là que se rassembleront les aigles. Or, immédiatement après la tribulation de ces jours-là, le soleil s'obscurcira, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les astres tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors paraîtra le signe du fils de l'homme dans le ciel, et alors se lamenteront toutes les tribus de la terre, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire ; et il enverra ses anges avec un grand bruit de trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d'une extrémité des cieux jusqu'à leur autre extrémité. Or, instruisez-vous par cette comparaison tirée du figuier : Lorsque ses branches commencent à se ramollir et qu'il pousse ses feuilles, vous savez que l'été est proche. De même vous aussi, lorsque vous aurez vu toutes ces choses, sachez qu'il est proche, qu'il est à la porte. En vérité je vous déclare que cette génération ne disparaîtra certainement point jusqu'à ce que toutes ces choses se soient réalisées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point.
Évangile
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes. Or, Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres de Christ, députa ses disciples pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien avons-nous à en attendre un autre ? » Et Jésus leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : des aveugles recouvrent la vue, et des boiteux marchent ; des lépreux sont guéris, et des sourds entendent, et des morts ressuscitent, et une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Or, comme ils se mettaient en route, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent les vêtements de luxe habitent dans les demeures des rois. Mais pourquoi y êtes-vous allés ? Pour voir un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : « Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. » En vérité je vous le déclare, il ne s'est élevé parmi les enfants des femmes personne qui fût plus grand que Jean le baptiste ; cependant le moindre dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Or, depuis le temps de Jean le baptiste jusques à aujourd'hui le royaume des cieux est pris par violence et ce sont des violents qui s'en emparent ; car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusques à Jean ; et, si vous voulez l'apprendre, c'est lui qui est l'Élie qui doit venir. Que celui qui a des oreilles entende. Mais à qui comparerai-je cette génération ? Elle est semblable à de petits enfants assis dans les places publiques, qui, apostrophant les autres, disent : « Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes et vous n'avez donné nul signe de tristesse. En effet, Jean est venu, qui ne mangeait ni ne buvait, et ils disent : il a un démon. Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et ils disent : Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. Eh bien ! la sagesse a été justifiée par ses propres œuvres ! » Alors il se mit à censurer les villes où avaient été faits la plupart de ses miracles, de ce qu'elles ne s'étaient pas repenties : « Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi Bethsaïdan ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en prenant le sac et la cendre. En attendant je vous le déclare, le sort de Tyr et de Sidon sera, au jour du jugement, plus supportable que le vôtre. Et toi, Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts, car si c'était dans Sodome qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits chez toi, elle aurait subsisté jusques à aujourd'hui. En attendant je vous déclare que le sort du pays de Sodome sera, au jour du jugement, plus supportable que le tien. » En ce moment-là Jésus reprenant la parole dit : « Je Te rends grâces, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as révélées aux simples, oui, Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux. Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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