Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais Pierre s'étant avancé avec les onze éleva la voix et leur dit : « Juifs, et vous tous qui habitez Jérusalem, comprenez bien ceci et prêtez l'oreille à mes paroles, car ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, puisque c'est la troisième heure du jour, mais ce qui se passe est ce qui a été prédit par l'entremise du prophète Joël : « Et il arrivera après cela, dit Dieu, que Je répandrai de Mon esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens verront des visions, et vos vieillards auront des songes ; et certes en ces jours-là Je répandrai de Mon esprit sur Mes serviteurs et sur Mes servantes, et ils prophétiseront ; et J'opérerai des prodiges en haut dans le ciel, et des miracles en bas sur la terre, du sang et du feu et de la vapeur de fumée ; le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant qu'arrive la grande et éclatante journée du Seigneur ; et il arrivera que quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. »
Première lecture
La parole qui fut révélée à Ésaïe, fils d'Amots, sur Juda et Jérusalem. Et il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l'Éternel aura ses fondements sur le sommet des montagnes, et s'élèvera au-dessus des éminences, et que tous les peuples y afflueront. Et des nations nombreuses s'achemineront en disant : « Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et Il nous enseignera ses voies, et nous suivrons ses sentiers ! » Car la Loi sortira de Sion, et la parole de l'Éternel de Jérusalem ; et Il sera le juge des peuples et l'arbitre de nations nombreuses : et ils forgeront leurs épées en hoyaux, et leurs lances en serpes ; un peuple contre un peuple ne lèvera plus l'épée, et ils n'apprendront plus la guerre. Maison de Jacob, venez, et marchons à la lumière de l'Éternel ! Car, [ô Éternel], tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et divinateurs comme les Philistins, et qu'ils donnent la main aux enfants de l'étranger : et son pays est plein d'argent et d'or, et ses trésors sont infinis ; et son pays est plein de chevaux, et ses chars sont innombrables ; et son pays est plein d'idoles ; ils se prosternent devant l'œuvre de leurs mains, devant ce qu'ont façonné leurs doigts. Mais l'homme sera abaissé et le personnage humilié, et tu ne saurais leur pardonner. Fuis dans les rochers et te cache dans la poussière, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté. Le fier regard de l'homme sera humilié, et l'orgueil du personnage abaissé, et l'Éternel en ce jour sera seul élevé. Car il est une journée de par l'Éternel des armées, contre tout ce qui est altier et élevé, et contre tout ce qui s'élève, afin qu'il soit humilié ; et contre tous les cèdres du Liban hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan, et contre toutes les montagnes élevées, et contre toutes les collines éminentes, et contre toutes les hautes tours, et contre toutes les fortes murailles, et contre tous les navires de Tarsis, et contre tout ce qui est d'un bel aspect. Et la fierté des hommes sera humiliée, et l'orgueil des personnages abaissé ; et l'Éternel en ce jour sera seul élevé ; et les idoles en entier disparaîtront. On s'enfoncera dans les cavernes des rochers et dans les grottes de la terre, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté, quand Il se lèvera pour terrifier la terre. En ce jour les hommes jetteront leurs idoles d'argent et leurs idoles d'or, qu'ils s'étaient faites pour les adorer, aux rats et aux chauves-souris, pour s'enfoncer dans les fentes des rochers et dans les gorges des montagnes, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté, quand Il se lèvera pour terrifier la terre. Cessez donc de compter sur l'homme, dans les narines duquel il n'y a qu'un souffle ; car quel cas faire de lui ?
Première lecture
Et au retour de l'année, à l'époque où les Rois ouvraient la campagne, David envoya Joab et avec lui ses serviteurs et tout Israël ; et ils ravagèrent le pays des Ammonites et mirent le siège devant Rabba. Mais David resta à Jérusalem. Et il advint que dans la soirée David s'étant levé de son lit de repos, se promenait sur le toit de la demeure royale ; et de cette terrasse il aperçut une femme au bain ; et cette femme, de figure, était belle au plus haut point. Et David envoya demander qui était cette femme, et on dit : Mais, c'est Bathséba, fille d'Eliam, femme d'Urie, le Héthien. Et David dépêcha des émissaires chargés de l'emmener ; et elle entra chez lui, et il habita avec elle ; puis, elle accomplit la pratique sainte pour secouer sa souillure, et elle s'en retourna dans sa maison. Et elle se trouva enceinte, et elle en fit informer David en ces termes : Je suis enceinte. Alors David fit dire à Joab : Envoie-moi Urie, le Héthien. Et Joab envoya Urie à David. Et Urie étant arrivé chez lui, David le questionna sur l'état de Joab, et sur l'état de l'armée, et sur l'état des opérations. Et David dit à Urie : Descends chez toi et te baigne les pieds. Et Urie sortit du palais du Roi, et il fut suivi d'un don du Roi. Mais Urie se coucha à la porte du palais du Roi avec tous les serviteurs de son maître, et ne descendit point à son logis. Et l'on informa David en ces termes : Urie n'est point descendu chez lui. Et David dit à Urie : N'arrives-tu pas de voyage ? Pourquoi n'es-tu pas descendu chez toi ? Et Urie dit à David : L'Arche et Israël et Juda logent dans des huttes, et mon seigneur Joab et les serviteurs de mon seigneur campent sur le sol ; et moi, j'entrerais dans ma maison pour manger et boire et coucher aux côtés de ma femme ! Par ta vie et la vie de ton âme ! non, je n'en ferai rien. Et David dit à Urie : Reste ici encore aujourd'hui, et demain je te congédierai. Urie resta donc à Jérusalem ce jour-là et le suivant. Et David le convia ; et il mangea devant lui et but ; et David l'enivra. Mais le soir il sortit pour se coucher sur son lit à côté des serviteurs de son maître, et il ne descendit point dans sa maison. Et le lendemain, David écrivit à Joab une lettre qu'il lui expédia par Urie. Et dans cette lettre il marquait : Exposez Urie au plus fort de la mêlée, puis retirez-vous de ses côtés, pour qu'il soit atteint et meure. Et comme Joab faisait le siège de la ville, il plaça Urie à l'endroit où il savait qu'il y avait des braves. Et les hommes de la ville firent une sortie et en vinrent aux prises avec Joab, et la troupe, les serviteurs de David, eurent des hommes tués, et Urie, le Héthien, fut aussi du nombre des morts. Là-dessus Joab envoya à David un rapport de toutes les circonstances de l'affaire. Et il donna au messager cette instruction : Quand tu auras fini de raconter au Roi tous les détails de l'engagement, si la colère monte au Roi et qu'il te dise : Pourquoi vous approcher de la ville pour une attaque ? ne saviez-vous pas qu'ils tireraient du haut de la muraille ? Qui a abattu Abimélech, fils de Jérubbéseth ? n'est-ce pas une femme qui du haut du mur lui a lancé un fragment de meule, et il en est mort à Thébets ? pourquoi vous approcher de la muraille ? — alors dis-lui : Ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi. Le courrier partit, et arrivé il redit à David tout ce dont Joab l'avait chargé. Et le messager dit à David : Comme les gens de la ville nous avaient fortement attaqués et avaient dirigé contre nous une sortie dans les champs, nous les avons refoulés jusqu'à l'abord de la porte, c'est alors que du haut du mur les archers ont tiré sur tes serviteurs et que plusieurs des serviteurs du Roi ont péri, et ton serviteur Urie, le Héthien, a aussi succombé. Alors David dit au messager : Voici ce que tu as à dire à Joab : Ne sois point peiné de cette affaire ! car par-ci, par-là l'épée tranche : pousse avec vigueur l'assaut de la place et la rase ! — Et encourage-le ! Et la femme d'Urie apprenant la mort d'Urie, son mari, prit le deuil pour son seigneur. Et à l'expiration du deuil, David la fit chercher et l'introduisit dans sa maison, et elle devint sa femme et lui enfanta un fils.Mais l'action que David avait faite, déplut à l'Éternel.
Prière du matin — première lecture
Je regardais toujours, jusqu'à ce que des sièges furent placés, et l'Ancien des jours prit séance ; son manteau était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête comme une laine pure, des flammes de feu formaient son trône dont les roues étaient un feu allumé. Un fleuve de feu coula et jaillit de lui ; mille milliers le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant lui ; le tribunal prit séance, et les livres furent ouverts. Je regardais toujours, alors, à cause des discours orgueilleux que prononçait la corne, et comme je regardais, l'animal fut tué, et son corps périt et il fut jeté dans le feu ardent. Quant aux autres animaux, leur empire leur fut aussi ôté, car la longueur de leur vie avait été limitée pour eux à un temps et à une époque. Je regardais durant les visions nocturnes, et voici, sur les nuées du ciel arrivait quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme, et il parvint jusqu'à l'Ancien des jours, et ils le firent approcher de Lui. Et à lui fut donné l'empire, l'honneur et la royauté, afin que tous les peuples, les nations, et les hommes de toute langue le servent ; son empire est un empire éternel qui ne passera point, et sa royauté est impérissable. Moi Daniel, je sentais dans mon intérieur mon cœur attristé, et mes visions m'effrayaient.
Épître
J'ai consigné dans mon premier écrit, ô Théophile, tout ce que Jésus avait commencé de faire et d'enseigner jusques au jour où, après avoir donné par l'esprit saint ses ordres aux apôtres qu'il avait choisis, il fut enlevé. Déjà, après sa passion, il leur avait fait voir par plusieurs indices qu'il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant de ce qui concerne le royaume de Dieu. Et, pendant qu'il se trouvait avec eux, il leur ordonna de ne point s'éloigner de Jérusalem, mais d'y attendre la promesse du Père, « dont vous m'avez entendu parler ; car, si Jean a baptisé avec de l'eau, pour vous, vous serez baptisés avec l'esprit saint, dans peu de jours d'ici. » Se trouvant donc réunis, ils l'interrogèrent en disant : « Seigneur, est-ce en ce temps-là que tu dois rétablir le royaume d'Israël ? » Il leur dit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps ou les époques que le Père a fixés de Sa propre autorité, mais, quand le saint esprit sera venu sur vous, vous serez revêtus de puissance, et vous serez mes témoins, soit à Jérusalem, soit dans la Judée et la Samarie, et jusques à l'extrémité de la terre. » Et, après avoir ainsi parlé, il fut enlevé pendant qu'eux-mêmes regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux ; et, comme leurs regards étaient fixés sur le ciel pendant qu'il s'éloignait, voici, deux hommes vêtus d'habits blancs s'étaient approchés d'eux, et leur dirent : « Galiléens, pourquoi vous tenez-vous là à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui vient d'être enlevé du milieu de vous dans le ciel, reviendra de la même manière dont vous l'avez vu monter au ciel. »
Première lecture
Tu ne répéteras pas de faux bruits ; tu ne donneras point la main à l'impie pour être témoin inique. Tu ne suivras point la foule dans le mal, et dans un procès tu ne déposeras point en déviant à la suite de la foule pour faire fléchir [la loi]. Pour le pauvre même tu ne seras point partial, quand il est en cause. Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, ramène-le-lui. Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous le faix et que tu répugnes à l'en dégager, joins-toi à lui pour le dégager. Ne fais pas plier le droit de ton indigent quand il plaide. Tiens-toi loin d'une cause inique, et ne sois le meurtrier ni de l'innocent ni du juste ; car je n'absous point l'impie. N'accepte pas de présent ; car les présents aveuglent les clairvoyants et ruinent la cause des justes. N'opprime pas l'étranger, car vous savez ce que l'étranger a dans l'âme, ayant été vous-mêmes étrangers dans le pays d'Egypte. Six années tu ensemenceras ton sol, et en récolteras le produit ; mais la septième, tu le laisseras en repos et en jachère, afin que les indigents de ton peuple en jouissent, et ce qu'ils laisseront servira de pâturage aux bêtes des champs. Ainsi feras-tu avec tes vignes et tes olivaies. Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, et le septième, tu chômeras afin que ton bœuf et ton âne aient du relâche et que le fils de ta servante et l'étranger puissent respirer. Et vous prendrez, garde à tout ce que je vous ai dit, et vous ne mentionnerez pas le nom d'autres dieux, qu'on ne l'entende pas sortir de votre bouche. Trois fois dans l'année tu célébreras une fête en mon honneur : Tu observeras la fête des azymes ; sept jours tu mangeras des pains non levés, ainsi que je te l'ai commandé, à l'époque du mois des épis ; car c'est alors que tu es sorti d'Egypte ; et tu ne te présenteras pas devant moi les mains vides ; et la fête de la moisson, des prémices de tes cultures, de ce que tu auras semé dans les champs ; et la fête de la rentrée des fruits vers la fin de l'année, quand tu fais rentrer des champs tes récoltes. Trois fois l'année tous tes mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel. Tu n'offriras pas sur du levain le sacrifice du sang de ma victime ; et la graisse de ma fête ne sera pas gardée jusqu'au lendemain. Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, la fleur des prémices de ton sol.Ne fais point cuire un chevreau au lait de sa mère. Voici, j'envoie un ange devant toi pour te garder en chemin et t'amener au lieu que j'ai préparé ; prends garde à toi devant lui et écoute sa voix, et ne lui résiste pas, car il ne pardonnera point vos désobéissances, parce que mon nom est en lui. Car si tu es docile à sa voix, et si tu fais tout ce que je prescris, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Car mon ange te précédera et t'introduira chez les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Cananéens et les Hévites et les Jébusites, et je les exterminerai. Tu n'adoreras point leurs dieux et ne te laisseras point aller à les servir, tu n'imiteras pas non plus leur conduite, mais tu les détruiras et mettras leurs statues en pièces. Et vous servirez l'Éternel, votre Dieu, qui alors bénira ton pain et ton eau, et je bannirai les maladies du milieu de vous. Dans ton pays il n'y aura ni femme qui enfante avant terme, ni épouse stérile, et je te laisserai accomplir le nombre de tes jours. Je te ferai précéder par ma terreur, et je troublerai tous les peuples chez qui tu pénétreras, et je te montrerai le dos de tes ennemis. Et je te ferai précéder par les frelons qui chasseront devant toi les Hévites et les Cananéens et les Héthiens. Je ne les chasserai pas devant toi en une seule année, de peur que le pays ne devienne inculte et que tu n'aies contre toi les bêtes des champs multipliées. Je les chasserai peu à peu devant toi jusqu'à ce que tu te sois propagé et rendu maître du pays. Et je fixe tes limites de la Mer aux algues à la mer de Philistie, et du désert au Fleuve, car je veux livrer entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne leur accorderas point d'alliance, ni à eux ni à leurs dieux ; ils ne demeureront point dans ton pays de peur qu'ils ne te portent à pécher contre moi, car le culte que tu rendrais à leurs dieux te tournerait à piège.
Prière du matin — deuxième lecture
Mais il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous ai adressées pendant que j'étais encore avec vous, vous disant qu'il fallait que fussent accomplies toutes les choses écrites à mon sujet dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.
Évangile
Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]
Psaume responsorial
L'Éternel règne ; que la terre tressaille, que les îles nombreuses se réjouissent ! Les nuées et l'obscurité l'environnent, la justice et l'équité sont la base de son trône. Devant lui le feu s'avance, et consume ses ennemis de toutes parts. Ses éclairs illuminent le monde : la terre le voit, et tremble. Les montagnes, comme delà cire, fondent à l'aspect de l'Éternel, à l'aspect du Seigneur de toute la terre. Les Cieux proclament sa justice, et tous les peuples contemplent sa magnificence. Ils sont confondus tous ceux qui servent les idoles, qui font gloire des faux dieux : devant Lui tous les dieux se prosternent. Sion l'entend, et se réjouit, et les filles de Juda sont dans l'allégresse, à cause de tes jugements, ô Éternel. Car tu es, ô Éternel, le Très-haut qui domine la terre, tu es très élevé au-dessus de tous les dieux. Vous qui aimez l'Éternel, haïssez le mal ! Il garde les âmes de ses saints, et Il les sauve de la main des impies. La lumière se lève pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit. Justes, faites de l'Éternel votre joie, et louez son saint nom !
Psaume responsorial
Cantique graduel.Quand l'Éternel ramenait les captifs de Sion, c'était pour nous comme un songe. Alors nos bouches se remplirent de cris de joie, et notre langue, de chants d'allégresse. On disait parmi les nations : « L'Éternel a fait de grandes choses pour eux. » Oui, l'Éternel a fait de grandes choses pour nous, c'est ce qui nous rend joyeux. Éternel, ramène nos captifs, comme des ruisseaux dans la terre du midi. Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec des cris de joie : le semeur s'avance en pleurant, portant la semence qu'il jette ; il revient tout joyeux chargé de ses gerbes.
Psaume responsorial
Cantique graduel. De David.Sans l'Éternel qui nous fut secourable, (ainsi doit parler Israël) sans l'Éternel qui nous fut secourable, quand les hommes s'élevaient contre nous, ils nous auraient engloutis tout vivants, quand leur fureur s'enflammait contre nous ; alors les eaux nous auraient submergés, et aux torrents notre âme aurait succombé, alors notre âme aurait succombé aux eaux bouillonnantes. Béni soit l'Éternel, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! Notre âme s'est échappée, comme l'oiseau du filet de l'oiseleur ; le filet fut rompu, et nous nous échappâmes, Notre secours est dans le nom de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre.
Prière du soir — première lecture
Et lorsque l'Éternel dans l'ouragan éleva Élie au ciel, Élie et Elisée partaient de Guilgal. Et Élie dit à Elisée : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Béthel. Et Elisée dit : Par la vie de l'Éternel et par la vie de ton âme, je ne te quitte pas ! Ils descendirent donc à Béthel. Alors les fils des prophètes qui étaient à Béthel, sortirent vers Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Elisée, reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Jéricho. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie, je ne te quitte pas ! Ils gagnèrent donc Jéricho. Et les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, abordèrent Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il dit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie au Jourdain. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie ! je ne te quitte pas ! Ils s'acheminèrent donc les deux. Or cinquante hommes d'entre les fils des prophètes étaient en route et de loin ils s'arrêtèrent en face, comme les deux étaient arrêtés au Jourdain. Alors Élie prit son manteau et le roula et frappa les eaux et elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et les deux passèrent sur terre sèche. Et quand ils eurent passé, Élie dit à Elisée : Demande ce que je puis faire pour toi avant d'être enlevé d'avec toi ! Et Elisée dit : Ah ! puissé-je avoir une double portion de ton esprit ! Et il répondit : Tu demandes une chose difficile ! Si tu peux me voir enlever d'avec toi, il te sera fait ainsi ; sinon, cela n'aura pas lieu. Et comme ils allaient et parlaient en marchant, voici venir un char de feu et des chevaux de feu qui les séparèrent l'un de l'autre, et Élie s'éleva dans l'ouragan vers le ciel. Or Elisée le vit et s'écria : Mon père ! mon père ! Char d'Israël et ses cavaliers ! puis il ne le vit plus. Alors il saisit ses habits et les déchira en deux morceaux et il releva le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber, et rebroussa et se tint au bord du Jourdain. Et il prit le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber et frappa les eaux et dit : Où est l'Éternel, Dieu d'Élie ? Lors aussi qu'il frappa les eaux, elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et Elisée passa. Et il fut vu par les fils des prophètes qui étaient à Jéricho vis-à-vis et qui dirent : L'esprit d'Élie repose sur Elisée. Et ils vinrent au-devant de lui et ils s'inclinèrent devant lui jusqu'à terre. Et ils lui dirent : Vois donc ! il y a parmi tes serviteurs cinquante braves : qu'ils aillent donc à la recherche de ton maître. Pourvu que l'Esprit de l'Éternel ne l'ait pas enlevé et jeté sur l'une des montagnes ou dans l'une des vallées ! Et il dit : N'envoyez pas !
Deuxième lecture
Or en ce temps-là, comme le nombre des disciples s'augmentait, il y eut des plaintes des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. Et les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, dirent : « Il ne convient pas que nous abandonnions la parole de Dieu pour servir aux tables ; mais recherchons, frères, sept hommes d'entre vous, qui aient l'approbation générale et soient remplis d'esprit et de sagesse, auxquels nous remettrons cette besogne ; pour nous, nous vaquerons à la prière et au service de la parole. » Et la proposition trouva faveur auprès de toute la multitude, et ils élurent Etienne, homme rempli de foi et d'esprit saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas prosélyte d'Antioche, qu'ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. Et la parole de Dieu prospérait, et le nombre des disciples s'accroissait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de prêtres embrassaient la foi. Cependant Etienne, rempli de grâce et de puissance, faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Mais quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de Cilicie et d'Asie, entamèrent une discussion avec Etienne, et ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'esprit avec lesquels il parlait. Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : « Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; » et ils émurent le peuple, ainsi que les anciens et les scribes, et s'étant jetés sur lui, ils l'entraînèrent et l'amenèrent dans le sanhédrin, et ils produisirent de faux témoins qui dirent : « Cet homme-ci ne cesse de proférer des paroles contre ce lieu saint et contre la loi ; car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazoréen détruira ce lieu, et changera les coutumes que nous a transmises Moïse. » Et ayant fixé leurs regards sur lui, tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin virent que son visage ressemblait au visage d'un ange.
Deuxième lecture
Puis je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône un livre écrit intérieurement et sur le revers, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant criant d'une voix forte : « Qui est-ce qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux ? » Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. Et moi je pleurais abondamment, en voyant qu'il ne se trouvait personne qui fût digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. Et l'un des anciens me dit : « Ne pleure pas. Voici, il a réussi, le lion de la tribu de Juda, la racine de David, à ouvrir le livre et ses sept sceaux. » Et voici, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, était un agneau qui paraissait immolé : il avait sept cornes, et sept yeux qui sont les esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Et il vint, et il prît de la main droite de Celui qui était assis sur le trône, et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints, et ils chantent un chant nouveau, en disant : « Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, Car tu as été immolé, Et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, Des gens de toute tribu, langue, peuple et nation, Et tu en as fait un royaume et des prêtres, Et ils règnent sur la terre. » Et je vis, et j'entendis la voix d'anges nombreux autour du trône et des animaux et des anciens ; et leur nombre se comptait par myriades de myriades et par milliers de milliers. Ils disaient d'une voix forte : « L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, et la richesse, et la sagesse, et la force, et l'honneur, et la gloire, et la bénédiction ! » Et tous les êtres créés qui sont dans le ciel et sur la terre et sous la terre et sur la mer, et toutes les choses qui s'y trouvent, je les entendis qui disaient :« A l'agneau qui est assis sur le trône appartiennent la bénédiction, l'honneur, la gloire, et la puissance, aux siècles des siècles ! » Et les quatre animaux disaient : « Amen ! » Et les anciens se prosternèrent et adorèrent.
Deuxième lecture
Or, sachez que, dans les derniers temps, surgiront des circonstances difficiles, car les hommes seront égoïstes, épris de l'argent, fanfarons, superbes, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, impitoyables, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, plus amis du plaisir que de Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais en ayant renié la puissance. Ceux-là aussi, repousse-les ; car c'est de leurs rangs que sortent ceux qui se glissent dans les familles et captivent des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises et des voluptés de tout genre, toujours occupées à apprendre, et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. Mais, comme Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, de même aussi ces hommes résistent à la vérité, corrompus qu'ils sont dans leur intelligence et réprouvés quant à la foi ; mais ils ne feront pas de plus grands progrès, car leur pensée deviendra évidente pour tout le monde, comme le fut aussi celle des premiers. Quant à toi, tu t'es attaché à suivre mon enseignement, ma conduite, ma résolution, ma foi, ma constance, ma patience, mes persécutions, mes souffrances, telles que je les ai endurées à Antioche, à Icône, à Lystres. A quelles persécutions n'ai-je pas été en butte ? Et le Seigneur m'a délivré de toutes ! Mais tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus, seront aussi persécutés. Quant aux hommes méchants et aux imposteurs, ils iront de mal en pis, eux qui sont tout à la fois séducteurs et séduits. Pour toi, persévère dans ce que tu as appris et admis avec certitude, sachant de qui tu l'as appris, et que, dès l'enfance, tu connais les lettres sacrées qui peuvent te perfectionner pour le salut par la foi en Christ Jésus ; toute écriture inspirée de Dieu étant utile pour instruire, pour reprendre, pour redresser, pour corriger selon la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.
Deuxième lecture
L'ancien, à Gaïus le bien-aimé que j'aime véritablement ! Bien-aimé, je te souhaite qu'à tous égards tu prospères et sois en bonne santé, comme prospère ton âme ; car j'ai été très fort réjoui de l'arrivée des frères qui ont rendu témoignage à ta vérité, à la manière, dis-je, dont tu marches dans la vérité. Je n'ai pas de plus grande grâce que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. Bien-aimé, tu accomplis fidèlement tout ce que tu as à faire pour les frères, bien qu'ils soient étrangers ; lesquels ont rendu témoignage à ta charité à la face de l'église, et au voyage desquels tu feras bien de pourvoir d'une manière digne de Dieu ; car c'est pour le nom qu'ils sont partis sans rien recevoir des Gentils. Nous devons donc nous intéresser à eux, afin de coopérer avec eux pour la vérité. Tu as écrit quelques mots à l'église ; mais Diotrèphe, qui s'arroge parmi eux le premier rang, ne nous admet pas ; c'est pourquoi, si je viens, je signalerai les actes auxquels il se livre, lui qui se répand contre nous en de méchants propos et qui non content de cela, non seulement n'accueille pas lui-même les frères, mais s'oppose à ceux qui veulent le faire et les chasse de l'église.
Évangile
Et les pharisiens et les sadducéens étant survenus, lui demandèrent, pour le mettre à l'épreuve, de leur montrer un signe qui vînt du ciel. Mais il leur répliqua : [« Quand le soir est venu, vous dites : Beau temps, car le ciel est rouge. Et, le lendemain : Aujourd'hui, de l'orage, car le ciel est d'un rouge sombre. Vous savez bien discerner l'aspect du ciel, mais vous ne pouvez pas discerner les signes des temps.] Une génération méchante et adultère demande un signe ; et il ne lui sera point donné d'autre signe que le signe de Jonas. » Et les ayant quittés, il s'en alla. Et en passant sur l'autre rive les disciples oublièrent de prendre des pains. Or, Jésus leur dit : « Ayez soin de vous tenir en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et se disaient : « C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. » Mais Jésus s'en étant aperçu dit : « Pourquoi réfléchissez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas des pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille, et combien de corbeilles vous emportâtes, ni les sept pains des quatre mille, et combien de paniers vous emportâtes ? Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas à propos de pains que je vous ai parlé ? Mais tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se tenir en garde contre le levain des pains, mais contre l'enseignement des sadducéens et des pharisiens. Or, lorsque Jésus fut arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, il interrogeait ses disciples, en disant : « Qui disent les gens qu'est le fils de l'homme ? » Et ils lui dirent : « Ceux-ci, Jean le baptiste ; ceux-là, Élie ; et d'autres, Jérémie ou l'un des prophètes. » Il leur dit : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Or Simon Pierre répliqua : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répliqua : « Heureux es-tu, Simon Barjona, car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. Pour moi, je te déclare de mon côté que tu es Pierre, et que sur ce roc-là je bâtirai mon église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle ; je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors il fit des remontrances aux disciples, afin qu'ils ne dissent à personne : « C'est lui qui est le Christ. » Dès lors Jésus-Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait se rendre à Jérusalem, et beaucoup souffrir du fait des anciens et des grands prêtres et des scribes, et être mis à mort, et ressusciter le troisième jour. Et Pierre, l'ayant pris à part, lui dit en lui faisant des remontrances : « Miséricorde te soit faite, Seigneur, certainement cela ne t'arrivera point ! » Mais lui s'étant retourné dit à Pierre : « Va-t-en arrière de moi, Satan, tu m'es une pierre d'achoppement, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui aura perdu sa vie à cause de moi, la trouvera ; en effet, que servira-t-il à un homme d'avoir gagné le monde entier, mais perdu sa vie ? Ou bien que donnera un homme pour racheter sa vie ? Car le fils de l'homme doit venir entouré de la gloire de son Père, avec ses anges, et c'est alors qu'il rendra à chacun selon sa conduite. En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le fils de l'homme venir avec son royaume. »
Prière du soir — deuxième lecture
Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos, afin que personne ne donne, en tombant, le même exemple de désobéissance ; car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.
Évangile
Et Jean fut informé par ses disciples de tout cela ; et ayant appelé à lui deux de ses disciples, Jean les envoya auprès du Seigneur, pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » Or quand ces hommes furent arrivés vers lui, ils dirent : « Jean le baptiste nous a dépêchés vers toi pour te dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » En ce moment-là il guérit beaucoup de gens de maladies, de plaies, et d'esprits malins, et il rendit la vue à beaucoup d'aveugles ; et il leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : des aveugles recouvrent la vue, des boiteux marchent, des lépreux sont guéris et des sourds entendent, des morts ressuscitent, une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Quand les messagers de Jean furent partis, il commença à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans la mollesse habitent les palais. Mais qu'est-ce que vous y êtes allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. Je vous le déclare : parmi les enfants des femmes personne n'est plus grand que Jean ; cependant le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui ; et après l'avoir entendu, tout le peuple et les publicains ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean, tandis que les pharisiens et les légistes ont anéanti le dessein de Dieu quant à eux-mêmes en ne se faisant pas baptiser par lui. A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération et à qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à de petits enfants assis dans une place publique et s'apostrophant les uns les autres, qui disent : « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ; nous avons chanté des complaintes, et vous n'avez pas pleuré. » En effet Jean le baptiste est venu, ne mangeant point de pain et ne buvant point de vin, et vous dites : « Il a un démon. » Le fils de l'homme est venu, qui mange et boit, et vous dites : « Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. » Eh bien ! la sagesse a été justifiée par tous ses enfants ! »
Évangile
« Jésus ayant fixé sur lui ses regards dit : « Tu es Simon fils de Jean, tu seras appelé Céphas » (ce qui se traduit par Pierre). « Le lendemain il voulut se rendre en Galilée, et il trouve Philippe, et Jésus lui dit : « Suis-moi. » Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre ; Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé, c'est Jésus fils de Joseph, qui est de Nazareth. » « Nathanaël lui dit : « Est-ce que de Nazareth il peut venir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois, » Jésus vit Nathanaël venant à lui, et il dit de lui : « Voilà vraiment un Israélite dans lequel il n'y a pas de fraude. » Nathanaël lui dit : « D'où me connais-tu ? » Jésus lui répliqua : « Avant que Philippe t'appelât, pendant que tu étais sous le figuier je t'ai vu. » Nathanaël répliqua : « Rabbi, tu es le fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. » Jésus lui répliqua : « Est-ce parce que je t'ai dit que je t'avais vu sous le figuier, que tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et redescendre sur le fils de l'homme. »
Évangile
Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. » Et Jésus étant parti de là gagna le territoire de Tyr et de Sidon ; et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie. Et Jésus s'étant éloigné de là vint vers la mer de Galilée, et après être monté sur la montagne, il s'y tenait assis ; et une foule nombreuse s'approcha de lui, ayant avec elle des boiteux, des estropiés, des aveugles, des sourds, et bien d'autres malades, et on les jeta à ses pieds, et il les guérit, en sorte que la foule fut émerveillée de voir des sourds entendre, des estropiés guérir, et des boiteux marcher, et des aveugles recouvrer la vue ; et elle glorifia le Dieu d'Israël. Mais Jésus ayant appelé à lui ses disciples dit : « J'ai compassion de cette foule, car voici trois jours qu'ils restent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger ; cependant je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin : » Et les disciples lui disent : « Où nous procurerons-nous dans un désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? » Et Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Et ayant invité la foule à s'asseoir sur la terre, il prit les sept pains et les poissons, et après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés, et on emporta le surplus des morceaux dans sept paniers pleins. Or, ceux qui mangèrent étaient au nombre d'environ quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Après avoir renvoyé la foule il monta dans la barque, et il vint dans le territoire de Magadan.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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