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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 3:11-16

Or, comme il s'attachait à Pierre et à Jean, le peuple entier accourut vers eux tout stupéfait dans le portique dit de Salomon ; ce que Pierre ayant vu, il répliqua au peuple : « Israélites, pourquoi vous étonnez-vous au sujet de cet homme ? Ou pourquoi nous regardez-vous fixement, comme si, par notre propre puissance ou notre piété, nous l'avions fait marcher ? Le Dieu d'Abraham, et d'Isaac, et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié Son serviteur Jésus, que vous, vous avez livré et renié devant Pilate, lorsque celui-ci résolut de le relâcher ; mais c'est vous qui avez renié le saint et le juste, et qui avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier, tandis que vous avez fait mourir le prince de la vie que Dieu a ressuscité des morts, ce dont nous sommes témoins. Eh bien, c'est par la foi en son nom que son nom a rétabli cet homme que vous voyez et connaissez, et c'est la foi qui vient de lui qui lui a procuré cette complète guérison en présence de vous tous.

Première lecture

Ésaïe 6

L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert. Car l'Éternel éloignera les hommes, et grande sera la solitude dans le pays. Que s'il y reste encore la dixième partie, une seconde ruine l'atteindra. Mais tel un térébinthe ou un chêne auquel, après la coupe, il reste un rejeton, ainsi [il lui restera] une sainte race pour rejeton.

Première lecture

2 Samuel 18:1-18

Et David passa en revue la troupe qu'il avait avec lui et la mit sous la conduite de chefs de mille et de chefs de cent. Et David confia le commandement d'un tiers de l'armée à Joab, celui d'un tiers à Abisaï, fils de Tseruïa, frère de Joab, et celui d'un tiers à Ithaï de Gath. Et le Roi dit à l'armée : Je veux aussi moi-même marcher avec vous. Et l'armée dit : N'en fais rien ! car si nous fuyons, ils n'auront aucun souci de nous ; et si la moitié d'entre nous périssent, ils n'auront aucun souci de nous ; car tu es comme dix mille de nous ; il vaut donc mieux que de la ville tu sois à même de nous secourir. Et le Roi leur dit : Je ferai ce qui à vos yeux est préférable. Et le Roi vint se placer à côté de la Porte et toute l'armée sortit par centaines et milliers. Et le Roi fit cette injonction à Joab, et à Abisaï et à Ithaï : Ménagez-moi le jeune homme Absalom ! Et tout le peuple entendit l'injonction de David à tous les chefs touchant Absalom. Et l'armée sortit dans les champs à la rencontre d'Israël ; et le combat eut lieu dans la forêt d'Ephraïm. Et le peuple d'Israël y fut battu par les serviteurs de David, et il y eut là en cette journée grand carnage, vingt mille hommes. Et le combat se déploya sur toute la contrée et la forêt fit plus de victimes dans le peuple que le glaive en cette journée. Et Absalom se trouva fortuitement en vue des serviteurs de David. Or Absalom montait un mulet, et son mulet s'engagea sous l'épaisse ramure du grand Térébinthe, et sa tête se prit au térébinthe, et il resta suspendu entre le ciel et la terre, tandis que le mulet qu'il'avait sous lui prit le large. Et un homme le vit dans cet état et en donna avis à Joab en ces termes : Voilà que j'ai vu Absalom pendu au Térébinthe. Et Joab dit à son informateur : Mais, si tu l'as vu, pourquoi ne l'as-tu pas abattu par terre au lieu même ? pour ma part, je t'aurais donné dix sicles d'argent et un ceinturon. Et l'homme dit à Joab : Et eussé-je senti dans ma main le poids de mille sicles d'argent, je n'aurais pas porté la main sur le fils du Roi, car à nos oreilles le Roi a fait cette injonction à toi et à Abisaï et à Ithaï : Prenez garde chacun de vous au jeune homme, à Absalom. Et dans le cas où j'aurais attenté à sa vie en guet-apens, d'un côté rien ne reste caché au Roi, de l'autre, toi-même tu aurais été contre moi. Et Joab dit : Non, pour cela je n'attendrai pas devant toi ! Et il prit trois épieux dans sa main, et il les enfonça dans le sein d'Absalom. Celui-ci était encore en vie au cœur du térébinthe, lorsque survinrent dix jeunes hommes, écuyers de Joab, qui l'égorgèrent et lui donnèrent la mort. Alors Joab sonna de la trompette, et la troupe se replia cessant de harceler Israël ; car Joab voulait épargner le peuple. Et ils prirent Absalom et le jetèrent dans la forêt dans un grand creux, et sur lui ils élevèrent un très gros tas de pierres. Et tous les Israélites s'enfuirent chacun dans sa tente. Or de son vivant Absalom s'était procuré et érigé un cippe qui est dans la vallée royale ; car il disait : Je n'ai point de fils pour perpétuer le souvenir de mon nom ; et il donna son nom au cippe, appelé Cippe d'Absalom jusqu'à nos jours.

Prière du matin — première lecture

2 Rois 2

Et lorsque l'Éternel dans l'ouragan éleva Élie au ciel, Élie et Elisée partaient de Guilgal. Et Élie dit à Elisée : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Béthel. Et Elisée dit : Par la vie de l'Éternel et par la vie de ton âme, je ne te quitte pas ! Ils descendirent donc à Béthel. Alors les fils des prophètes qui étaient à Béthel, sortirent vers Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Elisée, reste donc ici, car l'Éternel m'envoie à Jéricho. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie, je ne te quitte pas ! Ils gagnèrent donc Jéricho. Et les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, abordèrent Elisée et lui dirent : Sais-tu qu'aujourd'hui l'Éternel enlève ton maître au-dessus de ta tête ? Et il dit : Je le sais aussi : silence ! Et Élie lui dit : Reste donc ici, car l'Éternel m'envoie au Jourdain. Et il répondit : Par la vie de l'Éternel et par ta propre vie ! je ne te quitte pas ! Ils s'acheminèrent donc les deux. Or cinquante hommes d'entre les fils des prophètes étaient en route et de loin ils s'arrêtèrent en face, comme les deux étaient arrêtés au Jourdain. Alors Élie prit son manteau et le roula et frappa les eaux et elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et les deux passèrent sur terre sèche. Et quand ils eurent passé, Élie dit à Elisée : Demande ce que je puis faire pour toi avant d'être enlevé d'avec toi ! Et Elisée dit : Ah ! puissé-je avoir une double portion de ton esprit ! Et il répondit : Tu demandes une chose difficile ! Si tu peux me voir enlever d'avec toi, il te sera fait ainsi ; sinon, cela n'aura pas lieu. Et comme ils allaient et parlaient en marchant, voici venir un char de feu et des chevaux de feu qui les séparèrent l'un de l'autre, et Élie s'éleva dans l'ouragan vers le ciel. Or Elisée le vit et s'écria : Mon père ! mon père ! Char d'Israël et ses cavaliers ! puis il ne le vit plus. Alors il saisit ses habits et les déchira en deux morceaux et il releva le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber, et rebroussa et se tint au bord du Jourdain. Et il prit le manteau d'Élie qu'il avait laissé tomber et frappa les eaux et dit : Où est l'Éternel, Dieu d'Élie ? Lors aussi qu'il frappa les eaux, elles se partagèrent mi-partie ça, mi-partie là, et Elisée passa. Et il fut vu par les fils des prophètes qui étaient à Jéricho vis-à-vis et qui dirent : L'esprit d'Élie repose sur Elisée. Et ils vinrent au-devant de lui et ils s'inclinèrent devant lui jusqu'à terre. Et ils lui dirent : Vois donc ! il y a parmi tes serviteurs cinquante braves : qu'ils aillent donc à la recherche de ton maître. Pourvu que l'Esprit de l'Éternel ne l'ait pas enlevé et jeté sur l'une des montagnes ou dans l'une des vallées ! Et il dit : N'envoyez pas ! Et ils insistèrent auprès de lui jusqu'à le mettre dans l'embarras. Alors il dit : Envoyez ! Ils envoyèrent donc les cinquante hommes qui cherchèrent trois jours, mais sans le trouver. Et ils revinrent auprès de lui, qui cependant restait à Jéricho ; et il leur dit : Ne vous avais-je pas dit : N'allez pas ? Et les gens de la ville dirent à Elisée : Vois donc ! cette ville est un bon séjour, comme mon seigneur le voit ; mais l'eau est mauvaise ; et il y a de fréquents avortements dans la contrée. Alors il dit : Procurez-moi un plat neuf et mettez-y du sel. Et ils le lui apportèrent. Et il sortit et se rendit à la source des eaux, et il y jeta le sel et dit : Ainsi parle l'Éternel : J'assainis cette eau, et il n'en résultera plus ni mort, ni avortement. Ainsi l'eau a été assainie jusqu'à présent selon la parole d'Elisée qu'Elisée avait prononcée. Et de là il monta à Béthel, et comme il montait la route, des petits garçons sortirent de la ville et l'assaillirent de pierres en lui disant : Monte, chauve ! monte, chauve ! Et il se retourna et les regarda et il les maudit au nom de l'Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. Et de là il se rendit au mont Carmel d'où il regagna Samarie.

Épître

Sirach 44:16-27;45:3-20

Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.

Enoch pleased the Lord, and was translated, Being an example of repentance to all generations. Noah was found perfect and righteous; In the season of wrath he was taken in exchange for the world; Therefore was there left a remnant to the earth, When the flood came. Everlasting covenants were made with him, That all flesh should no more be blotted out by a flood. Abraham was a great father of a multitude of nations; And there was none found like him in glory; Who kept the law of the Most High, And was taken into covenant with him: In his flesh he established the covenant; And when he was proved, he was found faithful. Therefore he assured him by an oath, That the nations should be blessed in his seed; That he would multiply him as the dust of the earth, And exalt his seed as the stars, And cause them to inherit from sea to sea, And from the River to the utmost part of the earth. In Isaac also did he establish likewise, for Abraham his father’s sake, The blessing of all men, and the covenant: And he made it rest upon the head of Jacob; He acknowledged him in his blessings, And gave to him by inheritance, And divided his portions; Among twelve tribes did he part them. By his words he caused the wonders to cease; He glorified him in the sight of kings; He gave him commandment for his people, And showed him part of his glory. He sanctified him in his faithfulness and meekness; He chose him out of all flesh. He made him to hear his voice, And led him into the thick darkness, And gave him commandments face to face, Even the law of life and knowledge, That he might teach Jacob the covenant, And Israel his judgments. He exalted Aaron, a holy man like to him, Even his brother, of the tribe of Levi. He established for him an everlasting covenant, And gave him the priesthood of the people; He beautified him with comely ornaments, And girded him about with a robe of glory. He clothed him with the perfection of exultation; And strengthened him with apparel of honor, The linen breeches, the long robe, and the ephod. And he compassed him with pomegranates of gold, And with many bells round about, To send forth a sound as he went, To make a sound that might be heard in the temple, For a memorial to the children of his people; With a holy garment, with gold and blue and purple, the work of the embroiderer, With an oracle of judgement, even with the Urim and Thummim; With twisted scarlet, the work of the craftsman; With precious stones graven like a signet, in a setting of gold, the work of the jeweller, For a memorial engraved in writing, after the number of the tribes of Israel; With a crown of gold upon the mitre, having graven on it, as on a signet, HOLINESS, An ornament of honor, a work of might, The desires of the eyes, goodly and beautiful. Before him there never have been any such; No stranger put them on, but his sons only, and his offspring perpertually. His sacrifices shall be wholly consumed Every day twice continually. Moses consecrated him, And anointed him with holy oil: It was to him for an everlasting covenant, And to his seed, all the days of heaven, To minister to him, and to execute also the priest’s office, And bless his people in his name. He chose him out of all living To offer sacrifice to the Lord, Incense, and a sweet savor, for a memorial, To make reconciliation for your people. He gave to him in his commandments, Yes, authority in the covenants of judgements, To teach Jacob the testimonies, And to enlighten Israel in his law. Strangers gathered themselves together against him, And envied him in the wilderness, Even Dathan and Abiram with their company, And the congregation of Korah, with wrath and anger. The Lord saw it, and it displeased him; And in the wrath of his anger they were destroyed: He did wonders upon them, To consume them with flaming fire. And he added glory to Aaron, And gave him a heritage: He divided to him the first fruits of the increase; And first did he prepare bread in abundance:

Première lecture

Exode 27

Et tu feras l'Autel en bois d'acacia ; il aura cinq coudées de longueur et cinq coudées de largeur ; l'Autel sera carré, et de trois coudées en hauteur. Et tu feras ses cornes à ses quatre angles d'où elles sortiront, et tu le plaqueras d'airain. Et tu feras ses vases destinés à recevoir les cendres, et ses pelles et ses patères et ses fourchettes et ses brasiers ; tu emploieras l'airain pour tous ces ustensiles. Et tu feras un treillis en réseau d'airain, et tu fixeras au réseau d'airain quatre anneaux d'airain, à ses quatre coins. Et tu le placeras au-dessous de la corniche de l'Autel en bas, de sorte que le réseau s'élève jusqu'à la moitié de l'Autel. Tu feras aussi des barres pour l'Autel, des barres d'acacia que tu plaqueras d'airain, et l'on passera les barres dans les anneaux, de sorte que les barres se trouvent aux deux côtés de l'autel, quand on le transportera. Il sera creux et formé d'ais ; et tel qu'il t'a été montré sur la montagne, tel on le fera. Tu disposeras aussi le Parvis de la Résidence : au côté sud, du midi, pour former le Parvis, on tendra sur une longueur de cent coudées des toiles de lin retors, à l'un des côtés, au moyen de vingt colonnes fixées sur vingt soubassements d'airain ; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent ; de même pour le côté du nord en longueur il y aura des toiles longues de cent coudées, et des colonnes au nombre de vingt avec leurs vingt soubassements d'airain, leurs crochets et leurs tringles d'argent. Et au côté de l'occident, qui formera la largeur du Parvis, il y aura des toiles de cinquante coudées avec leurs colonnes au nombre de dix, et leurs soubassements au nombre de dix ; et la largeur du Parvis du côté de l'est, à l'orient, sera aussi de cinquante coudées ; on y tendra d'une part quinze coudées de toiles soutenues par trois colonnes fixées sur trois soubassements, et d'autre part quinze coudées de toiles soutenues par trois colonnes fixées sur trois soubassements ; et à la porte du Parvis il y aura un rideau de vingt coudées fait d'azur, de pourpre et de vermillon et de lin retors, et en brocart, avec ses quatre colonnes et leurs quatre soubassements. Toutes les colonnes du pourtour du Parvis seront munies de tringles d'argent ; les crochets seront d'argent et les soubassements d'airain. Que la longueur du Parvis soit de cent coudées et sa largeur de cinquante contre cinquante, et sa hauteur de cinq coudées, que les toiles soient de lin retors et les soubassements d'airain. Que tous les ustensiles employés à tout genre de service dans la Résidence, et tous les clous, et tous les clous du Parvis soient d'airain. Et tu ordonneras aux enfants d'Israël de t'apporter de l'huile d'olive pure, d'olives triturées, pour le Candélabre, afin d'y entretenir les lampes perpétuellement. C'est dans la Tente du Rendez-vous en deçà du Rideau qui voile le Témoignage que Aaron et ses fils la prépareront du soir au matin en la présence de l'Éternel. C'est une prestation perpétuelle payable par les enfants d'Israël dans tous leurs âges.

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 8

Or, lorsqu'il fut descendu de la montagne, une foule nombreuse le suivit, et voici, un lépreux s'étant approché l'adorait en disant : « Seigneur, si tu le veux tu peux me guérir. » Et ayant étendu la main, il le toucha en disant : « Je le veux, sois guéri. » Et aussitôt sa lèpre fut guérie. Et Jésus lui dit : « Garde-toi d'en parler à personne ; mais va, montre-toi au prêtre et présente l'offrande qu'a prescrite Moïse, pour leur servir d'attestation. » Or, lorsqu'il fut entré à Capharnaoum, un centurion s'approcha de lui, en le sollicitant et en disant : « Seigneur, mon serviteur est au lit à la maison, atteint de paralysie et cruellement souffrant. » Il lui dit : « J'irai le guérir. » Mais le centurion répliqua : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi aussi je suis un homme placé sous autorité, ayant des soldats sous mes ordres, et je dis à celui-ci : « Va, » et il va ; et à un autre : « Viens » et il vient ; et à mon esclave : « Fais cela » et il le fait. » Or, en l'entendant, Jésus fut émerveillé, et il dit à ceux qui suivaient : « En vérité je vous le déclare, je n'ai trouvé chez personne en Israël une si grande foi ; mais je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et du couchant et s'attableront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ; là sera le pleur et le grincement de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va, qu'il te soit fait comme tu as cru. » Et en ce moment-là le serviteur fut guéri. Et Jésus étant entré dans la maison de Pierre, vit sa belle-mère qui était au lit et avait la fièvre ; et il toucha sa main et la fièvre la quitta, et elle se leva, et elle le servait. Mais quand le soir fut venu on lui amena plusieurs démoniaques, et d'un mot il chassa les esprits et il guérit tous les malades ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « C'est lui qui a pris nos infirmités et qui a porté nos maladies. » Or, Jésus se voyant entouré de la foule ordonna de passer sur l'autre rive. Et un scribe s'étant approché lui dit : « Maître, je te suivrai où que ce soit que tu ailles. » Et Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des abris ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » Mais un autre des disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord, et d'enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » Et lorsqu'il fut monté sur une barque, ses disciples le suivirent ; et voici une grande tourmente s'éleva sur la mer, en sorte que la barque était couverte par les vagues ; mais lui s'était endormi. Et s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Seigneur, au secours, nous sommes perdus. » Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés, gens de peu de foi ? » Alors s'étant levé, il gourmanda les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Or les gens émerveillés disaient : « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? » Et quand il fut arrivé sur l'autre rive, dans le pays des Gadaréniens, vinrent à sa rencontre deux démoniaques sortis des tombeaux, et qui étaient si furieux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. Et voici, ils s'écrièrent : « Qu'y a-t-il de commun entre nous et toi, fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous torturer ? » Or, loin d'eux paissait un troupeau de nombreux pourceaux. Mais les démons le sollicitaient en disant : « Si tu nous chasses, envoie-nous dans le troupeau des pourceaux. » Et il leur dit : « Allez ! » Or étant sortis ils s'en allèrent dans les pourceaux, et voici, tout le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Mais les pâtres s'enfuirent, et s'en étant allés à la ville ils rapportèrent tout ce qui s'était passé et ce qui était advenu aux démoniaques. Et voici, toute la ville sortit à la rencontre de Jésus, et l'ayant vu ils le sollicitèrent de s'éloigner de leur territoire.

Psaume responsorial

Psaumes 54

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David, lorsque les Siphéens vinrent, et dirent à Saül : Voici, David est caché parmi nous.Dieu, sois par ton nom mon sauveur, et par ta puissance, mon défenseur ! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche ! Car des étrangers s'élèvent contre moi, et des furieux attentent à ma vie ; ils ne mettent point Dieu en vue de leurs regards. (Pause) Voici, Dieu m'est secourable, le Seigneur est le soutien de ma vie : Il fera retomber sur mes ennemis leur méchanceté. Selon ta fidélité anéantis-les ! D'un cœur empressé je te ferai des sacrifices, je célébrerai ton nom, Éternel, car il est bon, car il m'a délivré de toute adversité, et mes ennemis réjouissent mes regards.

Évangile

Matthieu 25:14-23

De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. »

Psaume responsorial

Psaumes 101

Cantique de David.Je vais chanter la bonté et la droiture ; c'est toi, Éternel, que je célébrerai. Je m'appliquerai à suivre une voie innocente : ô puissé-je y parvenir ! J'agirai dans l'innocence du cœur au sein de ma maison. Je ne mettrai devant mes yeux aucune chose indigne ; je hais la conduite des transgresseurs, sur moi elle n'aura pas de prise. Que le cœur pervers se tienne loin de moi, je ne veux pas connaître le méchant. Je détruirai celui qui en secret calomnie son ami ; je ne supporte pas celui dont l'œil est altier et le cœur enflé. Mes yeux se porteront vers les hommes sûrs du pays, pour les faire habiter avec moi ; ceux qui suivent une voie innocente, seront mes serviteurs. Il ne s'assiéra pas dans ma maison celui qui fait des fraudes ; celui qui ment ne pourra demeurer sous mes yeux. Chaque jour je veillerai à arracher les impies du pays, à bannir de la cité de l'Éternel tous ceux qui font le mal.

Psaume responsorial

Psaumes 130

Cantique graduel.Du fond des abîmes je t'implore, Éternel ! Seigneur, entends ma voix ! Que ton oreille soit attentive à ma prière ! Si tu gardes la mémoire des transgressions, Éternel, Seigneur, qui est-ce qui subsistera ? Mais non, le pardon est par devers toi, afin qu'on te craigne. J'espère dans l'Éternel, mon âme espère, et je compte sur sa promesse. Mon âme attend l'Éternel, plus que la sentinelle n'attend le matin, que la sentinelle n'attend le matin. Israël, espère dans l'Éternel ! car la miséricorde est par devers l'Éternel, et Il a par devers lui un trésor de rédemption. Et Il rachètera Israël de toutes ses transgressions.

Psaume responsorial

Psaumes 128

Cantique graduel.Heureux l'homme qui craint l'Éternel, qui marche dans ses voies ! Oui, tu jouiras du fruit de tes travaux ; à toi félicité et bonheur ! Ta femme est comme une vigne féconde dans l'intérieur de ta maison ; tes fils, comme des tiges d'olivier, entourent ta table. Voyez, ainsi est béni qui craint l'Éternel ! De Sion l'Éternel t'enverra ses bénédictions, et le bonheur de Jérusalem réjouira ton regard tout le temps de ta vie. Tu verras les enfants de tes enfants. Paix soit à Israël !

Prière du soir — première lecture

2 Rois 3

Cependant Joram, fils d'Achab, devint roi d'Israël à Samarie la dix-huitième année de Josaphat, roi de Juda, et régna douze ans. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, seulement pas au même degré que son père et que sa mère, et il fit disparaître les statues de Baal qu'avait faites son père. Il s'adonna seulement aux péchés de Jéroboam, fils de Nebat, qui avait entraîné Israël au péché ; il ne s'en départit pas. Or Mésa, roi de Moab, était propriétaire de troupeaux et payait au roi d'Israël un tribut de cent mille agneaux et cent mille béliers avec la toison. Mais à la mort d'Achab le roi de Moab se rebella contre le roi d'Israël. Et à cette occasion le roi Joram sortit de Samarie et passa en revue tous les Israélites ; puis il se mit en mouvement et députa vers Josaphat, roi de Juda, pour lui dire : Le roi de Moab s'est rebellé contre moi ; veux-tu marcher avec moi contre Moab pour l'attaquer ? Et il répondit : Je marcherai, moi comme toi, mon monde comme ton monde, mes chevaux comme tes chevaux. Et il dit : Quel chemin prendrons-nous ? Et il répliqua : Le chemin du désert d'Edom. Ainsi, se mirent en marche le roi d'Israël et le roi de Juda et le roi d'Edom, et après une traite de sept jours, l'eau manqua pour l'armée et le bétail qui les suivait. Alors le roi d'Israël dit : Hélas ! l'Éternel a fait appel à ces trois rois pour les mettre dans la main de Moab. Et Josaphat dit : N'y a-t-il ici aucun prophète de l'Éternel pour consulter l'Éternel par son moyen ? Et l'un des serviteurs du roi d'Israël répondit et dit : Il y a ici Elisée, fils de Schaphat, qui versait l'eau sur les mains d'Elie. Et Josaphat dit : La parole de l'Éternel est chez lui ! Là-dessus le roi d'Israël et Josaphat et le roi d'Edom descendirent auprès de lui. Mais Elisée dit au roi d'Israël : Qu'ai-je à faire avec toi ? Va aux prophètes de ton père et aux prophètes de ta mère ! Et le roi d'Israël lui dit : Non ! car c'est l'Éternel qui a fait appel à ces trois rois pour les mettre dans la main de Moab. Et Elisée dit : Par la vie de l'Éternel des armées, aux ordres de qui je suis, si je n'avais égard à Josaphat, roi de Juda, je ne te regarderais pas, je ne te verrais pas ! Eh bien ! amenez-moi un joueur de luth. Et comme le joueur de luth touchait les cordes, la main de l'Éternel s'étendit sur lui et il dit : Ainsi parle l'Éternel : Pratiquez dans ce ravin fossés et fossés. Car ainsi parle l'Éternel : Vous ne verrez ni vent ni pluie, et ce ravin s'emplira d'eau, et vous vous désaltérerez, vous et vos troupeaux et votre bétail. Mais c'est trop peu aux yeux de l'Éternel : Il mettra Moab dans votre main. Et vous forcerez toutes les villes fortes et toutes les villes d'élite, et vous abattrez tous les meilleurs arbres, et comblerez toutes les sources, et vous affligerez de pierres tous les champs fertiles. Et le matin au moment de l'oblation de l'offrande, voilà que l'eau arriva du chemin d'Edom, et toute la contrée fut pleine d'eau. Cependant lorsque tous les Moabites apprirent que les rois s'avançaient pour les attaquer, ils furent tous convoqués depuis les hommes à même de porter les armes et au-dessus, et ils se portèrent à la frontière. Et à leur lever le matin, quand le soleil parut sur les eaux, les Moabites virent devant eux l'eau rouge comme le sang, et ils dirent : C'est du sang ! les rois se sont détruits l'un l'autre et se sont massacrés entre eux ; au pillage donc, Moabites ! Mais lorsqu'ils arrivèrent au camp d'Israël, les Israélites se levèrent et défirent les Moabites qui s'enfuirent devant eux, et [les Israélites] pénétrèrent dans le pays et mirent Moab en déroute. Et ils démolirent les villes, et ils jetèrent chacun sa pierre sur tous les champs fertiles qu'ils en remplirent, et comblèrent toutes les sources et abattirent tous les meilleurs arbres, jusqu'à ne laisser que les pierres de la ville à Kir-Haréseth. Et les frondeurs l'enveloppèrent et la battirent. Et lorsque le roi de Moab vit que la bataille était plus forte que lui, il prit avec lui sept cents hommes tirant l'épée pour percer jusqu'au roi d'Edom ; mais ils ne purent. Alors il prit son fils premier-né, qui devait régner en sa place, et l'immola en holocauste sur le rempart. Et il y eut une grande indignation contre les Israélites, qui partirent et regagnèrent le pays.

Deuxième lecture

Actes 10

Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel. Mais, comme Pierre était incertain en lui-même sur ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici, les hommes dépêchés par Cornélius, après s'être enquis où était la maison de Simon, se présentèrent devant le porche, et, après avoir appelé, ils demandèrent : « Est-ce que Simon, surnommé Pierre, loge ici ? » Or, pendant que Pierre réfléchissait sur la vision, l'Esprit dit : « Voici, deux hommes te cherchent, mais lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » Or, Pierre étant descendu dit à ces hommes : « Voici, c'est moi qui suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? » Et ils dirent : « Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, et auquel toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'écouter ce que tu diras. » Les ayant donc priés d'entrer, il les hébergea ; mais le lendemain, il se leva pour partir avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. Le lendemain il entra dans Césarée. Or Cornélius, qui les attendait, avait invité ses parents et ses intimes amis. Et, quand Pierre fut sur le point d'entrer, Cornélius allant à sa rencontre se jeta à ses pieds pour l'adorer ; mais Pierre le releva en disant : « Lève-toi ; moi-même aussi je suis un homme ; » et il entra en s'entretenant avec lui, et il trouva beaucoup de gens rassemblés, et il leur dit : « Vous savez à quel point il est interdit à un Juif de frayer ou de s'aboucher avec un étranger, eh bien, quant à moi, Dieu m'a appris à n'appeler aucun homme souillé ou impur ; c'est pourquoi je suis venu, sans même faire d'objections, sur l'invitation que j'ai reçue ; informez-moi donc du motif pour lequel vous m'avez fait venir. » Et Cornélius dit : « Il y a quatre jours, à cette heure-ci, que je faisais dans ma maison la prière de la neuvième heure, et voici, un homme se présenta devant moi en habit blanc, et dit : « Cornélius ! ta prière a été exaucée, et tes aumônes ont été remémorées devant Dieu ; envoie donc à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il loge dans la maison de Simon corroyeur proche de la mer. » Aussitôt donc j'ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir ; maintenant donc nous sommes tous présents devant Dieu, pour entendre tout ce qui t'est prescrit par le Seigneur. » Et Pierre, ouvrant la bouche, dit : « Je comprends véritablement que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice Lui est agréable ; Il a envoyé la parole aux fils d'Israël en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus-Christ ; celui-ci est seigneur de tous. Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée après le baptême que Jean a prêché ; vous savez, en ce qui concerne Jésus de Nazareth, comment Dieu l'a oint d'esprit saint et de force, lui qui s'en est allé de côté et d'autre faisant du bien, et guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, car Dieu était avec lui, et c'est nous qui sommes les témoins de tout ce qu'il a fait, soit dans le pays des Juifs, soit à Jérusalem ; c'est lui qu'ils ont été jusqu'à mettre à mort en le pendant à une croix, et que Dieu a ressuscité au bout de trois jours ; et Il a permis qu'il apparût, non pas à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait élus d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts ; et il nous a ordonné de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts. C'est de lui que tous les prophètes attestent que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » Pendant que Pierre prononçait encore ces mots, l'esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et les fidèles circoncis qui avaient accompagné Pierre étaient surpris que le don de l'esprit saint fût également répandu sur les Gentils ; car ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre reprit : « Est-ce que quelqu'un peut retenir l'eau, afin que le baptême ne soit pas administré à ces hommes qui ont reçu l'esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de séjourner quelques jours.

Deuxième lecture

Apocalypse 9

Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre. Et on lui donna la clef du puits de l'abîme ; et il ouvrit le puits de l'abîme ; et une fumée monta du puits, fumée d'une grande fournaise, et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. Et de la fumée sortirent des sauterelles qui se répandirent sur la terre, et il leur fut donné une puissance semblable à la puissance que possèdent les scorpions de la terre. Et il leur fut dit de ne faire aucun mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais à ceux des hommes qui n'ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts. Et il leur fut donné, non pas de les faire périr, mais qu'ils fussent tourmentés pendant cinq mois ; et le tourment qu'elles causent est semblable à celui que cause le scorpion lorsqu'il frappe un homme. Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront certainement pas, et ils désireront mourir, et la mort les fuit. Et les sauterelles ressemblaient à des chevaux harnachés pour la guerre ; et sur leurs têtes il y avait comme des couronnes qui semblaient d'or, et leurs visages étaient comme des visages d'hommes, et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme celles des lions ; et elles portaient des cuirasses, qui semblaient des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars à plusieurs chevaux courant au combat ; et elles ont des queues semblables aux scorpions et des aiguillons ; et c'est dans leurs queues que gît leur puissance de faire du mal aux hommes pendant cinq mois. Elles ont à leur tête, comme roi, le chef de l'abîme, l'ange dont le nom est en hébreu Abaddon, et en grec il porte le nom d'Apollyon. Le premier malheur est passé. Voici, il vient encore deux malheurs après cela. Et le sixième ange sonna de la trompette, et j'entendis une voix, sortant des cornes de l'autel d'or qui est devant Dieu, disant à l'ange : « Toi qui tiens la trompette, délie les quatre anges qui sont liés auprès du grand fleuve d'Euphrate. » Et les quatre anges, qui s'étaient tenus prêts pour l'heure et le jour et le mois et l'année, furent déliés afin de faire périr le tiers des hommes. Et le nombre des armées de la cavalerie est de deux myriades de myriades ; j'en entendis le nombre. Et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui étaient assis dessus portant des cuirasses couleur de feu, d'hyacinthe et de soufre ; et les têtes des chevaux sont comme des têtes de lions ; et de leurs bouches sort du feu, et de la fumée, et du soufre. Par ces trois fléaux périt le tiers des hommes, grâce au feu et à la fumée et au soufre qui sortent de leurs bouches ; car les lieux où gît leur puissance sont leurs bouches et leurs queues ; leurs queues en effet sont semblables à des serpents, elles ont des têtes, et c'est par leur moyen qu'ils font du mal. Et les autres hommes, qui n'avaient pas péri par ces fléaux, ne se repentirent pas non plus des œuvres de leurs mains, pour ne plus adorer les démons, et les idoles d'or, et d'argent, et d'airain, et de pierre, et de bois, qui ne peuvent ni regarder, ni entendre, ni marcher, et ils ne se repentirent ni de leurs meurtres, ni de leurs sortilèges, ni de leur méchanceté, ni de leurs larcins.

Deuxième lecture

Tite 3:1-8

Mais invite-les à être soumis envers les puissances et les autorités, obéissants et prêts à toute bonne œuvre, à ne calomnier personne, à n'être point querelleurs, à se montrer équitables, à témoigner toute espèce de mansuétude à tous les hommes ; car nous aussi, nous étions naguère insensés, rebelles, égarés, asservis à des convoitises et à des voluptés de tout genre, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes de haine et nous haïssant les uns les autres ; mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle. C'est une vérité certaine, et je veux que tu donnes ces choses pour assurées, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'occupent à pratiquer de bonnes œuvres ; voilà ce qui est bon et utile aux hommes,

Deuxième lecture

2 Pierre 2:1-10

Sans doute, il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, de même que parmi vous aussi il y aura de faux docteurs qui introduiront des hérésies pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une subite perdition ; et leurs débauches trouveront de nombreux sectateurs, à cause desquels la voie de la vérité sera calomniée ; et dans leur cupidité ils vous exploiteront au moyen de discours fallacieux ; mais il y a longtemps que pour eux la sentence est prête, et que leur perdition ne sommeille plus. Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais les a plongés dans les fosses obscures de l'enfer, où ils sont gardés pour le jugement ; et s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais si, lorsqu'il a déchaîné le déluge sur le monde des impies, Il a préservé Noé, lui huitième, comme prédicateur de la justice ; et s'il a condamné, en les réduisant en cendres, les villes de Sodome et de Gomorrhe, dont Il a fait pour les impies une préfiguration de l'avenir ; et s'il a protégé le juste Loth, victime de la conduite débordée des hommes pervers, (car ce juste, qui habitait parmi eux, avait journellement son âme juste mise à la torture par les œuvres criminelles dont ses yeux et ses oreilles le rendaient témoin) ; le Seigneur sait délivrer de la tentation ceux qui sont pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, surtout ceux qui s'adonnent charnellement à une convoitise impure, et qui méprisent la Seigneurie. Audacieux, insolents, ils ne craignent pas de calomnier les gloires,

Évangile

Matthieu 20

En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. » Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et, comme ils sortaient de Jéricho, une foule nombreuse le suivit ; et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin ayant appris que Jésus passait, s'écrièrent : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Or la foule leur fit des remontrances afin qu'ils se tussent, mais ils s'écrièrent de plus belle : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Et Jésus s'étant arrêté les appela et dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui disent : « Seigneur, que nos yeux s'ouvrent. » Or Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux, et aussitôt ils recouvrèrent la vue et ils le suivirent.

Prière du soir — deuxième lecture

Romains 9

Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, car ma conscience m'en rend témoignage par l'esprit saint : j'éprouve un profond chagrin, et il y a dans mon cœur une douleur continuelle, car je voudrais être moi-même anathème et séparé de Christ pour mes frères qui sont de ma race selon la chair ; lesquels sont Israélites, auxquels appartiennent l'adoption, et la gloire, et l'alliance, et la promulgation de la loi, et le culte, et les promesses ; auxquels se rattachent les pères, et desquels est issu Christ, en ce qui concerne la chair, lui qui est au-dessus de toutes choses Dieu béni pour les siècles ! Amen ! Or, ce n'est pas que la parole de Dieu ait été privée d'effet, car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël ; et pour être la postérité d'Abraham, tous ne sont pas non plus ses enfants, mais : c'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; ce qui signifie que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme une postérité. C'est en effet une parole de promesse que celle-ci : « Vers cette époque-ci Je viendrai, et Sarra aura un fils. » Et non seulement cela, mais il en fut aussi de même pour Rebecca, qui n'avait commerce qu'avec un seul homme, Isaac notre père ; car ses fils n'étaient pas encore nés et ils n'avaient fait ni bien ni mal, qu'il lui fût dit, (afin que le décret d'élection de Dieu eût tout son effet non par le fait des œuvres mais par le fait de Celui qui appelle) : « Le plus grand sera asservi au moindre ; » conformément à ce qui est écrit : « J'ai aimé Jacob, mais j'ai haï Ésaü. » Que dirons-nous donc ? Est-ce qu'il y a de l'injustice en Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Il dit en effet à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui Je veux faire miséricorde, et J'aurai pitié de qui Je veux avoir pitié. » Ainsi donc cela ne dépend ni de la volonté ni de l'activité de l'homme, mais de Dieu qui fait miséricorde, car l'écriture dit à Pharaon : « C'est précisément pour manifester en toi Ma puissance, que Je t'ai suscité, et pour que Mon nom fût proclamé sur toute la terre. » Ainsi donc Il fait miséricorde à qui Il veut, mais Il endurcit qui Il veut. Tu me diras donc : « Pourquoi donc se montre-t-Il encore sévère ? Car qui est-ce qui résiste à Sa volonté ? » O homme, toi, qui es-tu donc pour contester avec Dieu ? Est-ce que la poterie dira à celui qui l'a façonnée : Pourquoi m'as-tu faite ainsi ? Ou bien le potier n'est-il pas le maître de sa glaise, pour, de la même masse, faire tel ustensile en vue d'un noble usage, et tel autre en vue d'un usage ignoble ? Eh bien ! que dire, si Dieu, voulant manifester Sa colère et faire connaître Sa puissance, a supporté avec beaucoup de longanimité des ustensiles de colère fabriqués pour la perdition, afin de faire connaître la richesse de Sa gloire à l'égard d'ustensiles de miséricorde, qu'il a d'avance préparés pour la gloire ? C'est de nous que je parle, nous qu'il a encore appelés non seulement du milieu des Juifs, mais encore du milieu des Gentils, comme il le dit aussi à Osée : « J'appellerai Mon peuple celui qui n'est pas Mon peuple, et bien-aimée celle qui n'a pas été bien-aimée ; et il arrivera que dans le lieu même où il a été dit : Vous n'êtes pas Mon peuple, ils seront appelés fils du Dieu vivant. » Mais Ésaïe s'écrie au sujet d'Israël : « Quand le nombre des fils d'Israël égalerait le sable de la mer, le moindre reste en sera sauvé ; car le Seigneur exécutera pleinement et promptement Sa sentence sur la terre. » Et comme l'a prédit Ésaïe : « Si le Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé une postérité, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe. » Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »

Évangile

Luc 8:26-39

Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Évangile

Jean 3:1-8

Or il y avait un homme d'entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, et qui était un chef des Juifs ; il vint vers lui de nuit et lui dit : « Rabbi, nous savons que tu es venu de Dieu comme docteur, car personne ne peut opérer les miracles que tu opères, si Dieu n'est avec lui. » Jésus lui répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'en haut, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? Est-ce qu'il peut entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? » Jésus répliqua : « En vérité, en vérité je te le déclare : si quelqu'un n'est né d'eau et d'esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ; ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit ; ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : il vous faut naître d'en haut ; le vent souffle où il veut, et tu en entends le son, mais tu ne sais d'où il vient et où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l'Esprit. »

Évangile

Matthieu 19

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, qu'il s'éloigna de la Galilée et passa dans le territoire de la Judée, par l'autre côté du Jourdain. Et une foule nombreuse le suivit, et il les guérit en cet endroit. Et des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Est-il permis de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? » Et il répliqua : « N'avez-vous pas lu que Celui qui les créa à l'origine les fit mâle et femelle, et qu'il dit : « à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? » En sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu à conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Ils lui disent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner un acte de divorce et de la répudier ? » Il leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l'origine cela ne s'est pas passé ainsi. Pour moi, je vous le déclare : celui qui aura répudié sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. » Les disciples lui disent : « Si telle est la relation de l'homme avec la la femme, il ne convient pas de se marier. » Mais il leur dit : « Tous n'acquiescent pas à cette parole, mais seulement ceux auxquels cela est accordé ; en effet, il y a des eunuques qui sont sortis tels du ventre de leur mère, et il y a des eunuques qui ont été mutilés par les hommes, et il y a des eunuques qui se sont mutilés eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut acquiescer, acquiesce. » Alors on lui amena de petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et qu'il priât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus dit : « Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux. » Puis, après leur avoir imposé les mains, il partit de là. Et voici, quelqu'un s'étant approché de lui, dit : « Maître que dois-je faire de bon pour posséder la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est Le Bon ; mais si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Or Jésus dit : « Ceux-ci : tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne feras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? » Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends tes biens, et donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens, suis-moi. » Mais le jeune homme, après avoir entendu ce discours, s'en alla tout triste ; car il avait de grandes richesses. Or Jésus dit à ses disciples : « En vérité, je vous déclare qu'un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Or je vous le déclare encore, il est plus facile qu'un chameau passe par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Ce que les disciples ayant ouï, ils étaient dans une grande stupéfaction, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Mais Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, dit : « Quant aux hommes cela est impossible, mais quant à Dieu tout est possible. » Alors Pierre reprenant la parole lui dit : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi ; qu'avons-nous donc à attendre ? » Et Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que vous qui m'avez suivi, lors du renouvellement, quand le fils de l'homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël. Et quiconque a abandonné maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, recevra infiniment davantage, et il héritera la vie éternelle. Mais plusieurs, quoique des derniers, seront des premiers, et des derniers, quoique des premiers.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.