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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

1 Corinthiens 2:1-5

Et moi-même aussi, frères, quand je suis arrivé parmi vous, je suis venu sans vous annoncer avec une grande supériorité de langage ou de sagesse le témoignage de Dieu ; car je ne me suis pas proposé de savoir quoi que ce soit parmi vous sauf Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Et pour moi, c'est dans un état de faiblesse et de crainte et de grande perplexité, que j'ai vécu au milieu de vous, et mon langage et ma prédication n'ont point consisté en discours persuasifs dictés par la sagesse, mais en une démonstration d'esprit et de puissance, afin que votre foi ne reposât pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Première lecture

Ésaïe 54

Réjouis-toi, stérile qui n'enfantais pas, éclate en acclamations et en cris de joie, toi qui ne devins point mère ! Car les fils de la délaissée sont plus nombreux que les fils de celle qui était mariée, dit l'Éternel. Agrandis l'espace de ta tente, et fais déployer les tentures de ta demeure ! ne l'empêche pas ! allonge tes cordes et affermis tes pieux ! car tu t'étendras à droite et à gauche, et ta race dépossédera des peuples, et peuplera des villes désertes. Ne crains point ! car tu ne seras point confondue ; et n'aie point honte ! car tu seras sans opprobre ; car tu oublieras l'ignominie de ta jeunesse, et tu ne penseras plus à l'opprobre de ton veuvage ! Car ton créateur est ton époux ; l'Éternel des armées est son nom ; et ton rédempteur, c'est le Saint d'Israël ; Il s'appelle le Dieu de toute la terre. Car l'Éternel te rappelle comme une femme délaissée et qui a le chagrin dans le cœur, comme une épouse de la jeunesse, qui a été répudiée, dit ton Dieu. Un court instant je te délaissai, mais avec une grande affection je veux te reprendre. Dans l'effusion de ma colère je te dérobai un instant ma face, mais par une grâce éternelle j'aurai pitié de toi, dit ton Rédempteur, l'Éternel. Car il en est de même pour moi que lors des eaux de Noé : de même que je jurai que les eaux de Noé n'envahiraient plus la terre, de même je jure de n'être plus courroucé contre toi, et de ne plus être menaçant pour toi. Que les montagnes se déplacent, et que les collines s'ébranlent, ma grâce ne te sera pas ôtée, et mon alliance de paix ne sera point ébranlée, dit l'Éternel qui a pitié de toi. Malheureuse, battue de la tempête, toi que nul ne console ! voici, je vais enchâsser tes pierres dans la galène, et te donner des fondements de saphir. Je ferai tes créneaux de rubis et tes portes d'escarboucles, et toute ton enceinte de pierres précieuses. Et tous tes fils seront disciples de l'Éternel, et grand sera le bonheur de tes fils. Par la justice tu seras consolidée ; ne donne pas accès à l'angoisse, car tu n'as rien à craindre ; ni à la terreur, car elle ne t'approchera pas ! Si on se ligue contre toi, ce n'est pas de par moi ; qui se liguera contre toi, passera dans tes rangs. Voici, je crée le forgeron qui souffle le feu du brasier et produit une arme conforme à son plan, et je crée aussi le dévastateur pour détruire. Toute arme forgée contre toi sera sans effet, et toute langue qui s'élèvera contre toi pour contester, tu la condamneras. Tel est l'héritage des serviteurs de l'Éternel, et leur justice de par moi, dit l'Éternel.

Première lecture

Ésaïe 45:1-13

Ainsi parle l'Éternel à son Oint, à Coresch, que je tiens par sa droite pour terrasser les nations devant lui, et afin que je déceigne les reins des rois ; pour ouvrir devant lui les portes, et afin que les entrées ne lui soient pas fermées : Je veux marcher devant toi et aplanir les aspérités, briser les portes d'airain, et abattre les verrous de fer, et je te livrerai les trésors des lieux sombres, et ce qui est enfoui dans l'obscurité, afin que tu reconnaisses que je suis l'Éternel qui t'appelai par ton nom, le Dieu d'Israël. Pour l'amour de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'appelai par ton nom, je te parlai avec bonté, et tu ne me connaissais pas ! Je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre ; hors moi il n'y a point de Dieu : je te ceignis moi-même et tu ne me connaissais pas ! C'est afin que du Levant et du Couchant on reconnaisse que hors moi il n'y en a aucun : je suis l'Éternel, et il n'en est pas d'autre ; celui qui produit la lumière et crée les ténèbres, qui fait le bonheur et crée le malheur ; moi, l'Éternel, je suis l'auteur de tout cela. Cieux, distillez d'en haut, et que les nuées épanchent la grâce ! que la terre s'ouvre et produise le salut, et fasse germer la justice en même temps ! c'est moi, l'Éternel, qui crée ces choses. Malheur à qui dispute contre son créateur, têt parmi des têts de terre ! L'argile dit-elle à celui qui la façonne : « Que fais-tu » et ton œuvre dit-elle de toi : « Il n'a point de mains » ? Malheur à qui dit à son père : « Pourquoi engendres-tu ? » et à la femme : « Pourquoi enfantes-tu ? » Ainsi parle l'Éternel, le Saint d'Israël, et son créateur : Sur l'avenir interrogez-moi ! De mes enfants et de l'œuvre de mes mains remettez-moi le-soin ! C'est moi qui ai fait la terre, et sur elle ai créé des hommes. C'est par moi, par mes mains que furent étendus les Cieux, et j'ordonnai toute leur armée. Je l'ai suscité dans ma justice, et j'aplanirai toutes ses voies ; il relèvera ma cité et élargira mes captifs, non pas pour un prix ni pour une rançon, dit l'Éternel des armées.

Prière du matin — première lecture

1 Samuel 15:1-24

Et Samuel dit à Saül : C'est à moi que l'Éternel a donné la mission de t'oindre pour t'établir roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc l'énoncé des paroles de l'Éternel ! Ainsi parle l'Éternel des armées : Je veux punir ce qu'ont fait les Amalécites à Israël en se mettant sur son chemin lorsqu'il sortait de l'Egypte. Dès lors, marche et défais les Amalécites et dévoue tout ce qui est à eux, sans pitié pour eux, et fais mourir hommes et femmes, et l'enfant et le nourrisson, et le bœuf et la brebis, et le chameau et l'âne. Et Saül adressa l'appel au peuple, et le fit passer à la revue à Telaïm où il compta deux cent mille hommes d'infanterie, et dix mille hommes de Juda. Et Saül s'avança jusqu'à la ville d'Amalek et dressa une embuscade dans la vallée. Et Saül dit aux Kénites : Allez, faites votre retraite, descendez et sortez du milieu des Amalécites, afin que je ne vous emporte pas avec eux. Car vous avez montré de l'amitié à tous les Israélites lorsqu'ils venaient de l'Egypte. Et les Kénites se retirèrent du milieu des Amalécites. Et Saül battit Amalek de Havila à Sour qui est au devant de l'Egypte. Et il prit vivant Agag, roi d'Amalek ; et il exécuta l'anathème sur tout le peuple au fil de l'épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag et les meilleures pièces du menu et du gros bétail, et celles de seconde qualité, et les agneaux, et tout ce qui était bon ; et ils ne voulurent pas le dévouer ; mais tout ce qui était vil et détérioré, ils le dévouèrent. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Samuel en ces termes : Je me repens d'avoir fait Saül roi, car il s'est détourné de moi, et n'a point mis à effet mes paroles. Et Samuel fut irrité, et toute la nuit il éleva des cris vers l'Éternel. Et Samuel se leva pour rencontrer Saül le matin. Et Samuel reçut cet avis : Saül est venu au Carmel, et voilà qu'il s'érige un monument, et il s'en retourne et passe pour descendre à Guilgal. Et lorsque Samuel arriva près de Saül, Saül lui dit : Sois béni de l'Éternel, car j'ai mis à effet la parole de l'Éternel. Et Samuel dit : Mais qu'est-ce que ce que ces bêlements de brebis, qui arrivent à mes oreilles, et ces mugissements de bœufs que j'entends ? Et Saül dit : ils ont été amenés d'Amalek parce que le peuple a épargné les meilleures pièces du menu et du gros bétail, pour les offrir à l'Éternel, ton Dieu ; mais le reste, nous l'avons dévoué. Et Samuel dit à Saül : Arrête pour que je te déclare ce que l'Éternel m'a dit cette nuit. Et il lui dit : Parle. Et Samuel dit : Est-ce que, lors même que tu étais petit à tes propres yeux, tu n'es pas devenu le chef des Tribus d'Israël et par l'onction de l'Éternel ne t'a-t-Il pas créé roi d'Israël ? Et l'Éternel t'avait donné la mission de marcher, et Il t'avait dit : Va et mets sous l'anathème les pécheurs, les Amalécites, et leur fais la guerre jusqu'à ce que tu les aies extermines ; or, pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel, et t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel ? Et Saül dit à Samuel : J'ai écouté la voix de l'Éternel et suivi la route par laquelle Il m'envoyait ; et j'ai amené Agag, roi d'Amalek et exécuté l'anathème sur les Amalécites. Mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des bœufs, prémices de l'anathème, pour les sacrifier à l'Éternel ton Dieu, à Guilgal. Et Samuel dit : L'Éternel prend-Il plaisir aux holocaustes et aux victimes comme à l'obéissance rendue à l'Éternel ? Voici, l'obéissance est plus qu'une belle victime, l'attention plus que la graisse des béliers. Car la rébellion équivaut au péché de divination, et la révolte au crime d'idolâtrie. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, l'Éternel t'a rejeté pour t'ôter la royauté. Et Saül dit à Samuel : J'ai péché en transgressant l'ordre de l'Éternel et tes instructions, car j'ai eu peur du peuple et j'ai écouté sa voix.

Épître

Romains 6:3-11

Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus.

Première lecture

Proverbes 27

Ne te vante pas du lendemain, car tu ignores ce qu'un jour enfante. Qu'un autre te loue, et non ta propre bouche, un étranger, et non tes propres lèvres ! La pierre est lourde, et le sable pesant ; mais l'humeur de l'insensé pèse plus que tous deux. La fureur est cruelle, et la colère impétueuse ; mais qui pourra tenir devant la jalousie ? Mieux vaut un reproche franc, qu'une affection dissimulée. Les coups d'un ami viennent de fidélité ; mais un ennemi prodigue les baisers. L'homme rassasié foule le miel aux pieds ; mais pour l'affamé tout ce qui est amer, est doux. Tel l'oiseau qui erre loin de son nid, tel est l'homme qui erre loin de ses lieux. L'huile et l'encens réjouissent le cœur, et par un conseil cordial l'ami est doux à l'homme. Ne quitte pas ton ami, ni l'ami de ton père, mais ne va pas chez ton frère le jour de ton malheur ! Mieux vaut un voisin proche, qu'un parent éloigné. Sois sage, mon fils, et réjouis mon cœur, et je saurai que répondre à qui m'outragera. Le sage voit la calamité, et se met à l'abri ; les inconsidérés vont en avant, et sont punis. Prends-lui son manteau, car il a cautionné autrui, et nantis-toi de lui plutôt que de l'étranger. Quand de grand matin à haute voix on salue son prochain, cela est regardé comme une imprécation. L'eau d'une gouttière tombant sans relâche un jour de pluie, et la femme querelleuse sont choses pareilles ; qui l'arrêterait, arrêterait le vent, et sa main appellerait [bientôt] l'huile à son secours. Le fer aiguise le fer, et l'un aiguise la colère de l'autre. Qui garde son figuier, en mange le fruit, et qui a des soins pour son maître, obtient de l'honneur. Comme dans les eaux un regard {[}répond{]} à un regard, ainsi le cœur de l'homme [répond] au cœur de l'homme. Les Enfers et l'abîme ne sont jamais rassasiés, et les yeux de l'homme ne sont jamais rassasiés. Ce qu'est le creuset pour l'argent, la fournaise pour l'or, que chacun le soit pour la bouche qui le loue ! Quand tu pilerais le fou dans le mortier, parmi les gruaux avec le pilon, sa folie ne le quittera pas. Examine l'aspect de ton bétail, et sois attentif à tes troupeaux ! Car l'opulence n'est pas éternelle ; et une couronne se transmet-elle dans tous les âges ? L'herbe disparaît, et la tendre verdure se montre, et l'on recueille les herbes des montagnes ; les agneaux te donnent des vêtements, et les boucs, le prix d'un champ ; le lait des chèvres suffit à ta nourriture, à la nourriture de ta maison, et à l'entretien de tes servantes.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 10

Or après cela le seigneur désigna soixante et douze autres personnes, qu'il envoya deux par deux devant lui dans chaque ville et dans chaque lieu où il devait lui-même passer. Or il leur disait : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le Maître de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. Allez ! Voici, je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Ne portez point de bourse, ni de besace, ni de sandales, et ne saluez personne sur la route ; mais dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : « Paix pour cette maison ! » Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui, autrement, elle reviendra à vous. Mais demeurez dans cette maison-là en mangeant et buvant ce qui s'y trouve, car l'ouvrier mérite son salaire ; ne passez point de maison en maison. Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous reçoit, mangez ce qui vous est servi, et guérissez les malades qui s'y trouvent, et dites-leur : « Le royaume de Dieu s'approche de vous. » Mais dans quelque ville que vous entriez, si l'on ne vous reçoit pas, parcourez ses rues et dites : « La poussière même de votre ville, qui s'est attachée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la rendre ; sachez cependant ceci, c'est que le royaume de Dieu s'approche. » Je vous déclare qu'en ce jour-là le sort de Sodome sera plus supportable que celui de cette ville-là. Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bedsaïda ! Car si c'était dans Tyr et dans Sidon qu'eussent été faits les miracles qui ont été faits parmi vous, dès longtemps elles se seraient repenties en s'asseyant dans le sac et la cendre. Aussi le sort de Tyr et de Sidon sera-t-il plus supportable que le vôtre lors du jugement. Et toi Capharnaoum ! Seras-tu élevée jusques au ciel ? Tu descendras jusques dans le séjour des morts. Celui qui vous écoute, m'écoute, et celui qui vous rejette, me rejette ; mais celui qui me rejette rejette Celui qui m'a envoyé. » Or les soixante-douze revinrent tout joyeux disant : « Seigneur, les démons mêmes se soumettent à nous en ton nom. » Mais il leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné l'autorité de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien absolument ne vous pourra nuire. Ne vous réjouissez pas de ce que vous vous soumettez les esprits, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » En ce moment même il fut rempli d'allégresse par l'Esprit saint, et il dit : « Je Te rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que Tu les a révélées aux simples ; oui, ô Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux ! Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît ce qu'est le Fils, si ce n'est le Père, et ce qu'est le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. » Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. » Pendant qu'ils poursuivaient leur route, il entra lui-même dans un village. Or une femme nommée Marthe le reçut ; et elle avait une sœur appelée Marie, qui, se tenant aussi assise aux pieds du seigneur, écoutait ses paroles. Mais Marthe se laissait distraire par beaucoup d'occupations, et elle vint dire à Jésus : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse toute l'occupation ? Dis-lui donc de me seconder. » Mais Jésus lui répliqua : « Marthe, Marthe, tu te fais des soucis et tu t'agites pour beaucoup de choses, mais il n'est besoin que de peu de choses, ou plutôt d'une seule ; en effet, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »

Psaume responsorial

Psaumes 131

Cantique graduel. De David.Éternel, mon cœur est sans orgueil, et mes yeux sans fierté ; je ne m'engage point dans les choses trop grandes ou trop relevées pour moi. Oui, je maintiens mon âme tranquille et calme : tel auprès de la mamelle est un enfant sevré, tel un enfant sevré, telle est mon âme en moi. Israël, espère dans l'Éternel dès maintenant à l'éternité !

Évangile

Marc 8:1-9

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia.

Psaume responsorial

Psaumes 148

Alléluia ! Des Cieux louez l'Éternel ! Louez-le dans les lieux très-hauts ! Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes les étoiles brillantes ! Louez-le, Cieux des Cieux, et vous les eaux, qui êtes au-dessus des Cieux ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car Il commanda, et ils furent créés, et Il les établit pour jamais, pour l'éternité ; Il leur donna des lois, et ils ne les transgressent pas. De la terre louez l'Éternel ! bêtes de la mer, et vous tous les abîmes, feu et grêle, neige et brouillard, vent des tempêtes, qui exécutez ses ordres, montagnes et toutes les collines, arbres à fruit, et vous tous les cèdres, animaux, et vous tous les bestiaux, reptiles et oiseaux ailés, rois de la terre, et vous tous les peuples, princes, et vous tous les juges de la terre, jeunes hommes et vierges, vieillards de concert avec les enfants ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car son nom seul est éminent, sa magnificence est plus haute que la terre et les Cieux ; et Il relève la tête de son peuple, la gloire de tous ses saints, des enfants d'Israël, du peuple qui Lui tient de près. Alléluia !

Psaume responsorial

Psaumes 28

De David. Éternel, je t'invoque ! Mon rocher ! ne sois point sourd à mes cris, de peur que, si pour moi tu ne romps le silence, je ne ressemble à l'homme descendu au tombeau ! Ecoute ma voix suppliante, car je t'implore, et je tends mes mains vers le sanctuaire de ton saint lieu ! Ne m'emporte pas avec les impies, et avec ceux qui font le mal, qui parlent de paix à leur prochain, en ayant la malice dans le cœur. Donne-leur le salaire dû à leurs œuvres et à la méchanceté de leurs actions ; rends-leur selon l'ouvrage de leurs mains, en retour fais-leur ce qu'ils ont fait ! Car ils ne prennent point garde aux actes de l'Éternel, ni à l'œuvre de ses mains : qu'il les détruise, et ne les relève pas ! Béni soit l'Éternel, car Il écoute ma voix suppliante ! L'Éternel est ma force et mon bouclier. En lui mon cœur se confie ; et je suis secouru, et mon cœur se réjouit, et par mes chants je veux le célébrer. L'Éternel est le soutien de son peuple, et le rempart et le secours de son Oint. Sauve ton peuple, et bénis ton héritage ; sois son pasteur, et le maintiens à jamais.

Psaume responsorial

Psaumes 27

De David. L'Éternel est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je peur ? L'Éternel est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Quand des méchants contre moi s'avancent acharnés, mes ennemis et mes adversaires, ils trébuchent et tombent. Qu'une armée vienne camper contre moi, mon cœur est sans alarmes ; qu'une guerre s'élève contre moi, alors même je suis plein d'assurance. Il est une chose que je demande à l'Éternel, et que je voudrais obtenir, c'est d'habiter la maison de l'Éternel toute ma vie, pour contempler la majesté de l'Éternel, et jouir de la vue de ses parvis. Car Il me cache dans sa loge au mauvais jour, et Il me donne asile sous l'abri de sa tente, et Il m'élève jusques sur un rocher. Aussi désormais ma tête dominera les ennemis qui me cernent, et j'offrirai des victimes dans son tabernacle, au son de la trompette, et je louerai, et je chanterai l'Éternel. Éternel, entends ma voix, je t'invoque ! Sois-moi propice et m'exauce ! Mon cœur te rappelle ta parole : « Cherchez ma face ! » Aussi, Éternel, je cherche ta face. Ne me cache pas ta face ! Dans la colère ne repousse pas ton serviteur ! Tu es mon secours ! Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, mon Dieu sauveur ! Car mon père et ma mère m'abandonneraient, que l'Éternel me recueillerait. Éternel, montre-moi ta voie, et conduis-moi dans le droit sentier, à cause de mes ennemis ! Ne me livre pas à la merci de mes adversaires ! car il s'élève contre moi des témoins menteurs, et des hommes qui respirent la violence. Ah ! si je n'avais pas cru voir la bonté de l'Éternel sur la terre des vivants ! … Espère dans l'Éternel ! Courage ! que ton cœur soit ferme, et espère dans l'Éternel !

Prière du soir — première lecture

1 Samuel 16

Et l'Éternel dit à Samuel : Jusques à quand t'attristeras-tu pour Saül, puisque moi je l'ai rejeté ? il est déchu de la royauté d'Israël. Remplis ta corne d'huile et pars ! je t'envoie chez Isaï de Bethléhem ; car j'ai remarqué parmi ses fils un roi pour moi. Et Samuel dit : Comment irais-je ! Si Saül l'apprend, il me fera mourir. Et l'Éternel dit : Prends avec toi une génisse et dis : Je viens offrir un sacrifice à l'Éternel. Et convie Isaï au sacrifice, et moi je t'indiquerai ce que tu auras à faire, et tu oindras pour moi celui que je te dirai. Et Samuel fit ce que prescrivait l'Éternel et vint à Bethléem. Alors les Anciens de la ville accoururent inquiets au-devant lui et dirent : Ta venue est-elle un signe de paix ? Et il dit : De paix ! C'est pour offrir un sacrifice à l'Éternel que j'arrive. Mettez-vous en état de sainteté et venez avec moi au sacrifice. Et il mit en état de sainteté Isaï et ses fils et les convia au sacrifice. Et lorsqu'ils parurent, il aperçut Eliab et se dit : Certes voilà devant l'Éternel son Oint ! Mais l'Éternel dit à Samuel : Ne considère pas sa figure et la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté ; car [je ne considère] pas ce que l'homme considère ; car l'homme considère l'aspect, mais l'Éternel considère le cœur. Alors Isaï appela Abinadab et le fit passer devant Samuel. Et il dit : De celui-ci l'Éternel n'a pas fait choix. Alors Isaï fit passer Samma. Et il dit : De celui-ci aussi l'Éternel n'a pas fait choix. Et Isaï fit ainsi passer sept de ses fils devant Samuel. Et Samuel dit à Isaï : L'Éternel n'a pas fait choix de ceux-ci. Puis Samuel dit à Isaï : Sont-ce là tous tes enfants ? Et il répondit il reste encore le cadet, et voici, il fait paître les brebis. Et Samuel dit : Envoie-le chercher ! car nous ne prendrons pas place qu'il ne soit ici. Isaï l'envoya donc chercher. Or il était blond ayant aussi de beaux yeux et bonne mine. Et l'Éternel dit : Lève-toi ! oins-le ; car c'est lui. Samuel prit la corne d'huile et l'oignit au milieu de ses frères. Et à partir de ce jour l'Esprit de l'Éternel descendit désormais sur David. Et Samuel se leva et partit pour Rama. Cependant l'Esprit de l'Éternel se retira d'avec Saül et de par l'Éternel il subit les atteintes d'un mauvais esprit. Et les serviteurs de Saül lui dirent : Te voilà assailli par un mauvais esprit de par Dieu. Que notre Seigneur parle donc, et tes serviteurs présents chercheront un homme habile à jouer du luth, et lorsque tu sentiras les atteintes du mauvais esprit divin, de sa main il jouera, et tu te trouveras mieux. Et Saül dit à ses serviteurs : Oui, cherchez un homme qui soit bon musicien et me l'amenez. Et l'un des servants prit la parole et dit : Voici, j'ai vu un fils d'Isaï de Bethléhem, habile musicien et très homme de bien, et guerrier et ayant le talent de bien dire et ayant une belle figure, et l'Éternel est avec lui. Alors Saül dépêcha des messagers à Isaï pour lui dire : Envoie-moi David, ton fils, qui est berger. Et Isaï prit un âne avec du pain et une outre de vin et un chevreau, qu'il envoya par David, son fils, à Saül. C'est ainsi que David entra chez Saül, et il fut à son service, et il prit beaucoup d'affection pour lui et il devint son écuyer. Et Saül envoya ce message à Isaï : Laisse donc David à mon service, car il a trouvé grâce à mes yeux. Et lorsque l'esprit de Dieu assaillait Saül, David prenait son luth et en jouait de sa main et Saül était soulagé et il se trouvait mieux, et le mauvais esprit s'éloignait de lui.

Deuxième lecture

2 Timothée 2

Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Christ Jésus ; et, ce que tu m'as entendu dire devant plusieurs témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables d'en instruire aussi d'autres. Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus ; aucun homme qui porte les armes ne se laisse entraver par les occupations de la vie ordinaire, afin de plaire à celui qui a rassemblé l'armée ; de même encore nul athlète n'est couronné, s'il n'a lutté selon les règles ; c'est le laboureur qui travaille, qui, le premier, doit avoir sa part des fruits. Réfléchis à ce que je dis ; car le seigneur te donnera l'intelligence de toutes choses. Rappelle-toi Jésus-Christ ressuscité des morts, issu de la postérité de David, selon mon évangile, dans la prédication duquel je souffre jusques à être chargé de chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée ; c'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Christ Jésus, avec une gloire éternelle. C'est une vérité certaine. En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi, il nous reniera ; si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. Voilà ce que tu dois remémorer, en prenant le seigneur à témoin. Abstiens-toi des disputes de mots ; cela ne sert de rien, c'est la ruine des auditeurs. Empresse-toi de te mettre à la disposition de Christ, comme un ouvrier qui n'a point à rougir et qui se conforme fidèlement à la parole de la vérité ; mais évite les bavardages profanes, car ceux qui s'y livrent avanceront de plus en plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme une gangrène ; parmi eux se trouvent Hyménée et Philète, qui se sont éloignés de la vérité, prétendant que la résurrection a déjà eu lieu ; et ils détruisent la foi de quelques personnes. Néanmoins le fondement que Dieu a posé demeure ferme, portant pour sceau ces paroles : « Le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent, » et : Que quiconque prononce le nom du seigneur se détourne de l'injustice. Or, dans une grande maison, il n'y a pas seulement des ustensiles d'or et d'argent, mais aussi de bois et de terre ; tandis que les uns sont destinés à un noble emploi, les autres le sont à un emploi ignoble. Si donc quelqu'un se purifie lui-même pour n'être pas de ceux-ci, il sera un ustensile destiné à un noble emploi, sanctifié, utile à son possesseur, préparé pour tout bon usage. Eh bien, fuis les convoitises juvéniles, mais recherche la justice, la foi, la charité, et la paix avec tous ceux qui aiment le Seigneur d'un cœur pur. Repousse, au contraire, les discussions folles et déréglées, sachant qu'elles engendrent des querelles ; or, il ne faut point que l'esclave du Seigneur se querelle, mais qu'il soit doux avec tout le monde, capable d'enseigner, patient, redressant avec mansuétude les opposants, afin de voir si Dieu ne leur donnera peut-être point de se repentir, pour arriver à la connaissance de la vérité, et s'ils ne redeviendront point sages, en se dégageant des pièges du diable, par qui ils ont été capturés pour faire sa volonté.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 3

Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien avons-nous peut-être besoin, comme quelques personnes, de lettres de recommandation qui vous soient adressées, ou qui viennent de vous ? Notre lettre c'est vous, elle est écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes, vous en qui l'on voit avec évidence que vous êtes une lettre de Christ remise à nos soins, et écrite, non avec de l'encre, mais avec l'esprit du Dieu vivant, non sur des tablettes de pierre, mais sur des tablettes qui sont des cœurs de chair. Or cette confiance-là, c'est par Christ que nous l'avons relativement à Dieu ; non pas que par nous-mêmes nous soyons capables de penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit ; car la lettre tue, tandis que l'esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été accompagné d'une gloire telle que les fils d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, toute périssable qu'elle était, le ministère de l'esprit sera entouré de bien plus de gloire. Car, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice l'emporte bien davantage en gloire ; car même ce qui a été glorieux est, à cet égard, privé de gloire, à cause de la gloire supérieure ; en effet, si ce qui est périssable est accompagné de gloire, ce qui est permanent est bien plus glorieux. Ayant donc un tel espoir, nous sommes animés d'une grande assurance, et nous ne faisons pas comme Moïse qui plaçait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas leurs regards sur la disparition de ce qui était périssable ; mais leurs esprits ont été endurcis, car jusques au jour d'aujourd'hui le même voile recouvre la lecture de l'ancienne alliance, sans qu'il soit dévoilé que c'est par Christ qu'elle est abolie ; mais jusques à aujourd'hui, lorsqu'on lit Moïse, un voile reste étendu sur leur cœur, mais lorsqu'il s'est tourné vers le seigneur ce voile est enlevé ; or le seigneur c'est l'esprit, et là où est l'esprit du seigneur, il y a liberté. Or nous tous qui, le visage découvert, contemplons dans un miroir la gloire du seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme cela doit se faire par le seigneur de l'esprit.

Deuxième lecture

2 Pierre 3:1-10

Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes.

Deuxième lecture

Éphésiens 5:22-33

Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.

Évangile

Luc 24

mais le premier jour de la semaine, dès l'aube, elles vinrent au sépulcre portant les aromates qu'elles avaient préparés. Mais elles trouvèrent la pierre déplacée de devant le sépulcre, et étant entrées elles ne trouvèrent pas le corps du seigneur Jésus. Et il advint, pendant qu'elles ne savaient qu'en penser, que voici, deux hommes se présentèrent à elles, vêtus d'un habit étincelant ; et, comme elles étaient saisies de crainte et abaissaient leurs visages vers la terre, ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité ; souvenez-vous de la manière dont il vous a parlé lorsqu'il était encore en Galilée, disant du fils de l'homme : il faut qu'il soit livré aux mains des hommes pécheurs, et qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent de ses paroles, et s'étant éloignées du sépulcre elles rapportèrent toutes ces choses aux onze et aux autres ; or c'étaient la Magdalène Marie, et Jeanne, et Marie mère de Jacques ; et les autres qui étaient avec elles disaient les mêmes choses aux apôtres, et ces paroles leur parurent du radotage, et ils ne les en croyaient pas. Mais Pierre s'étant levé courut au sépulcre, et s'étant courbé il vit les linges seuls ; et il s'en retourna, émerveillé en lui-même de ce qui était advenu. Et voici, deux d'entre eux se rendaient le même jour dans un village éloigné de soixante stades de Jérusalem, et nommé Emmaous ; et ils causaient ensemble de tous ces événements. Et il advint, pendant qu'ils causaient et discutaient, que Jésus s'étant approché cheminait avec eux, mais leurs yeux étaient offusqués de manière à ne le pas reconnaître. Mais il leur dit : « Quels sont ces discours que vous échangez entre vous, tout en marchant ? » Et ils demeurèrent tout chagrins. Mais l'un d'eux, nommé Cléopas, lui répliqua : « Séjournes-tu seul à Jérusalem, que tu n'aies pas eu connaissance des choses qui s'y sont passées ces jours-ci ? » Et il leur dit : « Lesquelles ? » Or ils lui dirent : « Celles qui concernent Jésus le Nazarénien, qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comme quoi nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort, et l'ont crucifié, tandis que nous, nous espérions qu'il était celui qui doit racheter Israël. Mais avec tout cela, voici le troisième jour depuis que ces choses ont eu lieu ; et de plus quelques femmes d'entre nous nous ont mis hors de nous-mêmes, car, s'étant rendues de grand matin au sépulcre, et n'ayant pas trouvé le corps, elles sont venues nous dire en outre qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disent qu'il est vivant ; et quelques-uns de nos compagnons sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses telles que les femmes les avaient dites, mais quant à lui ils ne l'ont point vu. » Et lui-même leur dit : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce dont ont parlé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ soutînt ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? » Et ayant commencé depuis Moïse et depuis tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les écritures ce qui le concernait. Et ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui-même feignit de se rendre plus loin ; et ils le retinrent de force, en disant : « Reste avec nous ; car voici le soir, et le jour a déjà baissé. » Et il entra pour rester avec eux. Et il advint, au moment où il se mit à table avec eux, qu'ayant pris le pain il prononça une bénédiction, et après l'avoir rompu il le leur distribuait. Mais leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, et lui-même devint invisible pour eux ; et ils se dirent l'un à l'autre : « Est-ce que notre cœur ne brûlait pas quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les écritures ? » Et s'étant levés sur l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent réunis les onze et leurs compagnons, qui disaient : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il s'est fait voir à Simon. » Et eux-mêmes racontaient ce qui leur était arrivé en chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain. Or, pendant qu'ils parlaient ainsi, lui-même se présenta au milieu d'eux, et leur dit : « Paix pour vous ! » Mais saisis d'épouvante et de crainte ils s'imaginaient voir un esprit ; et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds, car c'est bien moi-même ; touchez-moi et voyez ; car un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que je les ai. » Et en disant cela il leur montra ses mains et ses pieds. Mais, comme dans leur joie ils doutaient encore et étaient émerveillés, il leur dit : « Avez–vous ici quelque chose à manger ? » Or ils lui servirent une portion de poisson rôti ; et l'ayant prise, il mangea devant eux. Mais il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous ai adressées pendant que j'étais encore avec vous, vous disant qu'il fallait que fussent accomplies toutes les choses écrites à mon sujet dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit pour comprendre les écritures, et il leur dit : « C'est ainsi qu'il a été écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance en vue de la rémission des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui êtes témoins de ces choses, et voici, moi, j'envoie sur vous la promesse de mon Père, mais, pour vous, demeurez dans la ville jusques à ce que vous ayez été revêtus d'une puissance venue d'en haut. » Et il les conduisit hors de la ville jusques à Béthanie, et ayant élevé ses mains il les bénit. Et il advint, pendant qu'il les bénissait, qu'il se sépara d'eux ; et il était enlevé au ciel ; et eux, après l'avoir adoré, retournèrent à Jérusalem avec joie ; et'ils étaient constamment dans le temple occupés à bénir Dieu. Amen !

Prière du soir — deuxième lecture

Éphésiens 4

Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le seigneur, à vous conduire d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé, avec toute espèce d'humilité et de mansuétude, avec longanimité, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme c'est à une seule espérance que se rapporte l'appel que vous avez reçu ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, et, par tous, en tous. Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, ballottés par les flots et emportés çà et là par tous les souffles de l'enseignement, grâce à la tricherie des hommes, à la fourberie qui favorise les manœuvres de l'erreur, mais que, proclamant la vérité avec charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ, par l'assistance duquel le corps entier, bien uni et bien compact, travaille à sa propre croissance, sous l'action multiple de cette assistance, avec une efficace proportionnée à chacune de ses parties, pour s'édifier lui-même dans la charité. Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;

Évangile

Luc 24:13-35

Et voici, deux d'entre eux se rendaient le même jour dans un village éloigné de soixante stades de Jérusalem, et nommé Emmaous ; et ils causaient ensemble de tous ces événements. Et il advint, pendant qu'ils causaient et discutaient, que Jésus s'étant approché cheminait avec eux, mais leurs yeux étaient offusqués de manière à ne le pas reconnaître. Mais il leur dit : « Quels sont ces discours que vous échangez entre vous, tout en marchant ? » Et ils demeurèrent tout chagrins. Mais l'un d'eux, nommé Cléopas, lui répliqua : « Séjournes-tu seul à Jérusalem, que tu n'aies pas eu connaissance des choses qui s'y sont passées ces jours-ci ? » Et il leur dit : « Lesquelles ? » Or ils lui dirent : « Celles qui concernent Jésus le Nazarénien, qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comme quoi nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort, et l'ont crucifié, tandis que nous, nous espérions qu'il était celui qui doit racheter Israël. Mais avec tout cela, voici le troisième jour depuis que ces choses ont eu lieu ; et de plus quelques femmes d'entre nous nous ont mis hors de nous-mêmes, car, s'étant rendues de grand matin au sépulcre, et n'ayant pas trouvé le corps, elles sont venues nous dire en outre qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disent qu'il est vivant ; et quelques-uns de nos compagnons sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses telles que les femmes les avaient dites, mais quant à lui ils ne l'ont point vu. » Et lui-même leur dit : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce dont ont parlé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ soutînt ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? » Et ayant commencé depuis Moïse et depuis tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les écritures ce qui le concernait. Et ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui-même feignit de se rendre plus loin ; et ils le retinrent de force, en disant : « Reste avec nous ; car voici le soir, et le jour a déjà baissé. » Et il entra pour rester avec eux. Et il advint, au moment où il se mit à table avec eux, qu'ayant pris le pain il prononça une bénédiction, et après l'avoir rompu il le leur distribuait. Mais leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, et lui-même devint invisible pour eux ; et ils se dirent l'un à l'autre : « Est-ce que notre cœur ne brûlait pas quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les écritures ? » Et s'étant levés sur l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent réunis les onze et leurs compagnons, qui disaient : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il s'est fait voir à Simon. » Et eux-mêmes racontaient ce qui leur était arrivé en chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain.

Évangile

Matthieu 3:13-17

Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »

Évangile

Matthieu 15

Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. » Et Jésus étant parti de là gagna le territoire de Tyr et de Sidon ; et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie. Et Jésus s'étant éloigné de là vint vers la mer de Galilée, et après être monté sur la montagne, il s'y tenait assis ; et une foule nombreuse s'approcha de lui, ayant avec elle des boiteux, des estropiés, des aveugles, des sourds, et bien d'autres malades, et on les jeta à ses pieds, et il les guérit, en sorte que la foule fut émerveillée de voir des sourds entendre, des estropiés guérir, et des boiteux marcher, et des aveugles recouvrer la vue ; et elle glorifia le Dieu d'Israël. Mais Jésus ayant appelé à lui ses disciples dit : « J'ai compassion de cette foule, car voici trois jours qu'ils restent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger ; cependant je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin : » Et les disciples lui disent : « Où nous procurerons-nous dans un désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? » Et Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Et ayant invité la foule à s'asseoir sur la terre, il prit les sept pains et les poissons, et après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés, et on emporta le surplus des morceaux dans sept paniers pleins. Or, ceux qui mangèrent étaient au nombre d'environ quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Après avoir renvoyé la foule il monta dans la barque, et il vint dans le territoire de Magadan.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.