Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Nous ne voulons pas en effet que vous ignoriez, frères, quant à ce qui concerne la tribulation à laquelle nous avons été exposés en Asie, que nous avons eu à supporter un fardeau entièrement au-dessus de nos forces, de telle sorte que nous avons désespéré même de conserver la vie, ou plutôt, nous portions en nous-mêmes la sentence de mort, afin de ne point placer notre confiance en nous, mais en Dieu qui ressuscite les morts ; c'est Lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une mort semblable, Lui de qui nous espérons qu'il nous en délivrera encore, vous-mêmes aussi coopérant pour nous par la prière, afin que la grâce, obtenue pour nous par plusieurs personnes, fournisse à plusieurs l'occasion de rendre à votre sujet des actions de grâces. En effet voici ce qui nous donne le droit de nous enorgueillir : Notre conscience rend témoignage que c'est avec une sainteté et une pureté qui viennent de Dieu, et non avec une sagesse charnelle, mais selon la grâce de Dieu, que nous nous sommes conduits dans le monde, et plus encore parmi vous ; car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez. Mais j'espère que vous reconnaîtrez jusques à la fin, comme déjà vous l'avez fait pour nous en partie, que vous avez sujet de vous enorgueillir de nous, comme nous aussi de vous, dans la journée de notre Seigneur Jésus.
Première lecture
La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel en ces mots : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël : Écris toutes les paroles que je t'ai dites dans un livre. Car voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël et de Juda, dit l'Éternel, et les ferai rentrer dans le pays que j'ai donné à leurs pères pour le posséder. Et ce sont ici les paroles prononcées par l'Éternel sur Israël et sur Juda. Car ainsi parle l'Éternel : Nous entendons, [disent-ils,] la voix de la terreur ; c'est l'épouvante, et non pas la paix. Informez-vous, observez si un mâle enfante !… pourquoi vois-je tous les hommes les mains sur les reins, comme la femme en travail, et tous les visages changés et pâlis ? O malheur ! c'est une grande journée ! elle n'a pas sa pareille, et c'est un temps d'angoisse pour Jacob, mais il en sera délivré. Et dans ce jour-là, dit l'Éternel des armées, je briserai le joug de dessus ton col, et je romprai tes fers, et des étrangers ne t'asserviront plus ; mais ils serviront l'Éternel, leur Dieu, et David, leur roi, que je leur susciterai. Toi donc, mon serviteur Jacob, ne crains point, dit l'Éternel, et ne t'effraie point, Israël ; car voici, je te retirerai des pays lointains, et ta race de la contrée où elle est exilée ; et Jacob reviendra, et il sera tranquille et plein de sécurité, et nul ne lui donnera de l'effroi. Car je suis avec toi, dit l'Éternel, pour te sauver ; car je ferai extermination de tous les peuples où je t'ai disséminé ; de toi seul je ne ferai pas extermination. Et je te châtierai équitablement ; mais je ne puis te laisser impuni. Car ainsi parle l'Éternel : Ta blessure est incurable, et ta plaie sans espoir. Nul ne prend ton parti pour y porter remède ; il n'y a ni guérison, ni traitement pour toi. Tous tes amants t'oublient, et ne s'enquièrent pas de toi ; car c'est d'un coup d'ennemi que je t'ai frappé, d'un châtiment cruel, pour le nombre de tes péchés, la multitude de tes iniquités. Pourquoi ta blessure te fait-elle crier ? ta souffrance est mortelle : c'est pour le nombre de tes péchés et la multitude de tes iniquités que je te traite ainsi. – C'est pourquoi tous ceux qui t'ont dévoré, seront dévorés, et tous tes oppresseurs s'en iront tous en captivité, et tes spoliateurs deviendront une dépouille, et tous ceux qui te pillent, je les livrerai au pillage. Car je veux te mettre un bandage et te guérir de tes plaies, dit l'Éternel. Car on t'appelait Sion la repoussée, celle que personne ne cherche. Ainsi parle l'Éternel : Voici, je ramène les captifs des tentes de Jacob, et je prends pitié de ses demeures ; et la ville sera rebâtie sur ses ruines, et le pays habité selon l'usage ; il en sortira des louanges et des chants de réjouissance ; je les multiplierai, et ils ne seront pas amoindris ; je les honorerai, et ils ne seront pas ravalés. Et ses fils seront comme jadis, et leur nation sera affermie devant moi, et je châtierai tous ses oppresseurs. Et son chef sera l'un des siens, et son souverain sortira de son sein ; et je leur donnerai accès auprès de moi, et ils s'approcheront de moi. Car qui est-ce qui cautionnerait son propre cœur pour oser s'approcher de moi ? dit l'Éternel. Ainsi, vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. Voici, la tempête de l'Éternel, la colère éclate, une tempête impétueuse fondra sur la tête des impies. L'ardente colère de l'Éternel ne cessera point qu'il n'ait agi et exécuté les pensées de son cœur. Dans la suite des temps vous le sentirez.
Première lecture
Aussi, dis à la maison d'Israël : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Ce n'est pas en vue de vous que je le ferai, maison d'Israël, mais en vue de mon saint nom, que vous avez déshonoré parmi les peuples chez lesquels vous êtes venus ; et je sanctifierai mon grand nom qui a été déshonoré parmi les nations, que vous avez déshonoré au milieu d'elles, afin que les nations sachent que je suis l'Éternel, dit le Seigneur, l'Éternel, quand je me montrerai saint envers vous sous vos yeux. Et je vous retirerai du milieu des nations, et vous rassemblerai de tous les pays, et vous ramènerai dans votre pays ; et je répandrai sur vous une eau pure, afin que vous soyez purifiés ; de toutes vos souillures et de toutes vos infamies je vous purifierai ; et je vous donnerai un cœur nouveau, et mettrai un esprit nouveau au dedans de vous, et j'ôterai de votre corps le cœur de pierre et vous donnerai un cœur de chair. Et je mettrai mon Esprit au dedans de vous, et ferai que vous suiviez mes ordonnances, et gardiez et pratiquiez mes lois ; et vous habiterez le pays que j'ai donné à vos pères, et vous serez mon peuple et je serai votre Dieu ; et je vous délivrerai de toutes vos souillures, et ferai venir le blé, et le multiplierai, et ne vous enverrai point de famine, et je multiplierai les fruits des arbres et les productions de la terre, afin que pour cause de famine vous ne receviez plus d'outrages parmi les nations. Alors vous vous rappellerez votre conduite mauvaise et vos œuvres qui n'étaient pas bonnes, et vous aurez en vous-mêmes le dégoût de vos crimes et de vos infamies. Ce n'est pas en vue de vous que je fais ces choses, dit le Seigneur, l'Éternel. Sachez-le ! Ayez honte et confusion de votre conduite, maison d'Israël !
Prière du matin — première lecture
Et longtemps après, la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, la troisième année, en ces termes : Va et te présente à Achab, puis je laisserai la pluie descendre sur la face de la terre. Alors Élie alla se présenter à Achab. Or la famine était extrême dans Samarie ; et Achab manda Obadia, préfet du palais (or Obadia avait une très grande crainte de l'Éternel, et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l'Éternel, Obadia recueillit cent prophètes et les cacha, cinquante hommes par grotte, et les fournit de pain et d'eau) ; et Achab dit à Obadia : Va dans le pays à toutes les sources et à tous les courants d'eau, peut-être se trouvera-t-il quelque herbe pour faire vivre nos chevaux et nos mulets, et n'avoir pas à nous défaire d'une partie du bétail. Et ils se distribuèrent entre eux le pays pour le parcourir ; Achab s'achemina par une voie seul, et Obadia s'achemina par l'autre voie, seul. Et comme Obadia était en route, voilà qu'Élie le rencontra ; et le reconnaissant, Obadia se jeta la face contre terre et dit : Est-ce toi, mon seigneur Élie ? Et il lui répondit : Moi-même. Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Et il dit : En quoi ai-je péché que tu veuilles livrer ton serviteur aux mains d'Achab pour qu'il me fasse mourir ? Par la vie de l'Éternel, ton Dieu, il n'est ni peuple, ni royaume où mon maître ne t'ait envoyé chercher, et quand on disait : Il n'est pas ici, le roi faisait jurer au royaume et au peuple qu'on ne te trouvait pas. Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! et si je te quitte et que l'Esprit de l'Éternel te transporte j'ignore où, et que je vienne donner l'avis à Achab, et qu'il ne te trouve pas, alors il me fera mourir, et pourtant ton serviteur a craint l'Éternel dès sa jeunesse. Mon seigneur n'a-t-il pas été informé de ce que j'ai fait lorsque Jézabel massacra les prophètes de l'Éternel, que je cachai cent hommes d'entre les prophètes de l'Éternel, cinquante par grotte, et les fournis de pain et d'eau ? Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Il me fera mourir. Mais Élie dit : Par la vie de l'Éternel des armées, aux ordres de qui je me tiens, aujourd'hui je me présenterai à lui. Alors Obadia alla au-devant d'Achab et lui fit rapport. Et Achab vint au-devant d'Élie. Et à la vue d'Élie, Achab lui dit : Est-ce toi, perturbateur d'Israël ? Et il répondit : Je ne suis point le perturbateur d'Israël, c'est toi au contraire et la maison de ton père, en désertant les commandements de l'Éternel, et quand tu as pris ton chemin après les Baals. Maintenant donc dépêche et convoque devant moi tout Israël au mont Carmel et les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangent à la table de Jézabel. Et Achab dépêcha chez tous les enfants d'Israël et convoqua les prophètes au mont Carmel. Alors Élie s'avança vers le peuple entier et dit : Jusques à quand boiterez-vous sur les deux jarrets ? Si l'Éternel est Dieu, suivez-le ! Si c'est Baal, suivez-le. Et le peuple ne lui répondit mot. Et Élie dit au peuple : Je suis resté seul prophète de l'Éternel, et de prophètes de Baal il y a quatre cent cinquante hommes. Qu'on nous procure deux taureaux, ils en choisiront l'un pour eux, puis le dépèceront et le placeront sur le bûcher, mais sans y mettre le feu ; moi j'immolerai l'autre taureau et le placerai sur le bûcher, mais sans y mettre le feu. Ensuite invoquez le nom de votre dieu et moi j'invoquerai le nom de l'Éternel, et que le dieu qui répondra par le feu, que celui-là soit Dieu ! Et le peuple entier répondit : Bien parlé ! Et Élie dit aux prophètes de Baal : Choisissez pour vous l'un des taureaux, et sacrifiez les premiers, car vous faites nombre, et invoquez le nom de votre dieu ; mais ne mettez pas le feu. Et ils prirent le taureau laissé à leur choix, et l'immolèrent et invoquèrent le nom de Baal du matin à midi, en disant : Baal, réponds-nous ! Mais pas un son, et personne qui réponde. Et ils marchaient en se balançant autour de l'autel qu'on avait élevé. Et à midi Élie les railla et dit : Invoquez à voix forte, car c'est un dieu ; il est sans doute préoccupé ; il est allé à l'écart ; sans doute il est en voyage ; peut-être sommeille-t-il ; alors il se réveillera. Et ils invoquèrent à voix forte, et ils se firent des incisions selon leur rite avec des poignards et avec des piques jusqu'à faire effusion de leur sang sur eux. Et quand midi fut passé, ils furent en frénésie jusqu'à l'oblation de l'offrande ; mais pas un son et personne qui répondît et personne qui écoutât. Alors Élie s'adressa à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Et le peuple entier s'approcha de lui ; et il remit en état l'autel de l'Éternel, démoli. Et Élie prit douze pierres d'après le nombre des Tribus des fils de Jacob, à qui la parole de l'Éternel avait été adressée en ces termes : Israël sera ton nom ; et avec les pierres il construisit un autel au Nom de l'Éternel, et il pratiqua autour de l'autel une rigole de la dimension de deux émines de grain, et il arrangea le bûcher, et il dépeça le taureau et il le plaça sur le bûcher. Et il dit : Remplissez quatre brocs d'eau, que vous verserez sur l'holocauste et sur le bûcher. Puis il dit : Réitérez ! Et ils réitérèrent. Puis il dit : Faites-le une troisième fois. Et ils le firent pour la troisième fois. Et l'eau circula autour de l'autel et l'on remplit aussi d'eau la rigole. Et au moment de l'oblation de l'offrande, Élie, le prophète, s'avança et dit : Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'il soit notoire aujourd'hui que tu es Dieu en Israël et que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai fait toutes ces choses. Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que tu es l'Éternel, le Dieu, et que c'est toi qui, derrière eux, convertissais leur cœur. Alors le feu de l'Éternel descendit et consuma l'holocauste et le bûcher et les pierres et la terre, et il absorba aussi l'eau dans la rigole. Et à ce spectacle le peuple entier se jeta la face contre terre en disant : C'est l'Éternel qui est Dieu, l'Éternel qui est Dieu ! Et Élie leur dit : Arrêtez les prophètes de Baal ! que pas un d'eux n'échappe ! Et ils les arrêtèrent et Élie les fit descendre dans le ravin du Kison et là il les immola. Et Élie dit à Achab : Remonte, mange et bois ! car j'entends le bruissement de la pluie. Alors Achab remonta pour manger et boire. Et Élie gagna le sommet du Carmel, et il se prosterna contre terre, et mit son visage entre ses genoux. Et il dit à son valet : Monte donc et regarde dans la direction de la mer. Et il monta, et regarda et dit : Il n'y a rien. Et Élie dit : Répète sept fois la course. Et à la septième il dit : Voilà un petit nuage, comme la paume de la main d'un homme, qui surgit de la mer. Alors Élie dit : Monte et dis à Achab : Attelle et descends, afin que la pluie ne t'arrête pas. Et en un tour de main le ciel s'obscurcit, il y eut nuages et vent, puis une forte pluie, et Achab monta sur son char et gagna Jizréel. Et la main de l'Éternel poussa Élie, qui ceignit ses reins et courut en devançant Achab jusqu'à Jizréel.
Épître
Or cette confiance-là, c'est par Christ que nous l'avons relativement à Dieu ; non pas que par nous-mêmes nous soyons capables de penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit ; car la lettre tue, tandis que l'esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été accompagné d'une gloire telle que les fils d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, toute périssable qu'elle était, le ministère de l'esprit sera entouré de bien plus de gloire. Car, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice l'emporte bien davantage en gloire ;
Première lecture
Qui est égal au sage ? et qui connaît l'explication des choses ? La sagesse de l'homme rend son visage rayonnant et lui ôte son air farouche. – Je [te le dis] : Observe l'ordre du roi, et cela, à cause du serment que tu as fait à Dieu ! Ne le déserte pas témérairement, et ne persévère pas dans un mauvais parti, car il peut faire tout ce qu'il lui plaît, d'autant que la parole du roi est efficace ; et qui lui dira : Que fais-tu ? – Qui garde le commandement est étranger à tout mauvais parti, et le cœur du sage connaît le moment et la manière. Car pour toute chose il est un moment et une manière : aussi bien les maux qui menacent l'homme sont nombreux ; nul en effet ne sait ce qui peut arriver, car qui est-ce qui lui indiquera comment les choses se passeront ? – Nul n'est maître de son souffle de vie, à pouvoir retenir son souffle de vie ; et nul n'est maître du jour de la mort ; il n'y a point d'exemption pour ce combat, et le crime ne libère pas les siens. – J'ai vu toutes ces choses, et j'ai pris garde à tous les actes qui se font sous le soleil. Il y a des époques où un homme a l'empire sur les hommes pour leur malheur. J'ai vu alors les impies recevoir une sépulture, et ceux qui avaient fait le bien, étaient venus, et ils partirent du lieu saint, et ils furent oubliés dans la Ville. C'est aussi là une vanité. – Parce que la sentence prononcée sur les mauvaises actions ne s'exécute pas promptement, c'est pourquoi le cœur des enfants des hommes se remplit en eux du désir de faire le mal. Mais quand même le pécheur commet cent fois le crime, et prolonge ses jours, je sais pourtant que ceux qui craignent Dieu, se trouveront bien d'avoir craint en sa présence. Mais il ne s'en trouvera pas bien l'impie, et de même qu'une ombre, il ne prolongera pas ses jours, lui qui n'a pas craint en présence de Dieu. Il est une vanité qui a lieu sur la terre, c'est qu'il y a des justes dont le sort est en rapport avec les œuvres des impies, et qu'il y a des impies dont le sort est en rapport avec les œuvres des justes. Je dis : C'est là aussi une vanité. Et je vantai la joie, parce qu'il n'y a pas d'autre bien pour l'homme sous le soleil que de manger et boire et se réjouir ; c'est là ce qui lui reste pour son labeur, durant les jours de vie que Dieu lui accorde sous le soleil. Lorsque je pris à cœur de connaître la sagesse, et de considérer les affaires dont on s'occupe sur la terre, (car ni jour ni nuit on ne laisse ses yeux sentir le sommeil) alors je vis toute l'œuvre de Dieu, l'impuissance où est l'homme de saisir l'œuvre qui s'accomplit sous le soleil ; quelque peine que l'homme prenne pour chercher, il ne trouve cependant pas, et quand même le sage voudrait connaître, il ne parviendrait pourtant pas à saisir.
Prière du matin — deuxième lecture
Or en ce temps-là, comme le nombre des disciples s'augmentait, il y eut des plaintes des Hellénistes contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service journalier. Et les douze, ayant convoqué la multitude des disciples, dirent : « Il ne convient pas que nous abandonnions la parole de Dieu pour servir aux tables ; mais recherchons, frères, sept hommes d'entre vous, qui aient l'approbation générale et soient remplis d'esprit et de sagesse, auxquels nous remettrons cette besogne ; pour nous, nous vaquerons à la prière et au service de la parole. » Et la proposition trouva faveur auprès de toute la multitude, et ils élurent Etienne, homme rempli de foi et d'esprit saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas prosélyte d'Antioche, qu'ils présentèrent aux apôtres ; et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. Et la parole de Dieu prospérait, et le nombre des disciples s'accroissait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de prêtres embrassaient la foi. Cependant Etienne, rempli de grâce et de puissance, faisait de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Mais quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de Cilicie et d'Asie, entamèrent une discussion avec Etienne, et ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'esprit avec lesquels il parlait. Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : « Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; » et ils émurent le peuple, ainsi que les anciens et les scribes, et s'étant jetés sur lui, ils l'entraînèrent et l'amenèrent dans le sanhédrin, et ils produisirent de faux témoins qui dirent : « Cet homme-ci ne cesse de proférer des paroles contre ce lieu saint et contre la loi ; car nous l'avons entendu dire que ce Jésus le Nazoréen détruira ce lieu, et changera les coutumes que nous a transmises Moïse. » Et ayant fixé leurs regards sur lui, tous ceux qui étaient assis dans le sanhédrin virent que son visage ressemblait au visage d'un ange.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Des fils de Coré. Chant avec voix de femmes.Dieu est pour nous un asile, un rempart, dans les maux on éprouve son puissant secours. Aussi nous ne craignons point, quand la terre change de face, et que les monts oscillent au sein des mers. Que leurs ondes grondent, et écument, et que leur fier courroux ébranle les montagnes ! (Pause) Un fleuve avec ses ruisseaux égaie la cité de Dieu, sanctuaire des demeures du Très-haut. Dieu est dans son enceinte, elle est inébranlable ; Dieu lui donne son secours dès l'aube du matin. Les peuples sont en rumeur, les empires branlent : Il émet sa voix, et la terre est craintive. L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause) Venez et contemplez les faits de l'Éternel, comme Il a ravagé la terre. Faisant cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé les arcs, et fracassé les lances, et Il a brûlé au feu les chars de bataille. « Abstenez-vous ! et sachez que je suis Dieu, qui domine les peuples, qui domine la terre ! » L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause)
Évangile
Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.J'attendis fermement l'Éternel ; et se penchant vers moi, Il écouta ma plainte. Et Il me retira de l'horreur de la fosse, de la fange du bourbier ; et Il fit poser mon pied sur le roc, affermissant mes pas ; et Il mit dans ma bouche un cantique nouveau, les louanges de notre Dieu. Témoins de ces choses, plusieurs craindront, et auront confiance dans l'Éternel. Heureux l'homme qui choisit l'Éternel pour placer en lui sa confiance, et ne s'adresse pas aux présomptueux, aux menteurs ! Il est grand, Éternel, mon Dieu, le nombre des miracles et des décrets que tu fis pour nous ; rien n'est comparable à toi : je voudrais les raconter et les dire, il y en a trop pour les énumérer. Ce n'est ni la victime, ni l'offrande que tu aimes, (tu as ouvert mes oreilles à cette instruction) l'holocauste et l'expiation, ce n'est pas ce que tu demandes. Aussi j'ai dit : « Voici, je viens ; c'est ce que me prescrit le livre de la loi. Faire ta volonté, mon Dieu, c'est mon désir, et ta loi est dans mon cœur. » Je proclame [ta] justice dans la grande assemblée ; voici, je ne tiens point mes lèvres fermées : Éternel, tu le sais ! Je ne cèle point ta justice au dedans de mon cœur ; je dis ta fidélité et ton secours, je ne dissimule point ta grâce et ta fidélité à la grande assemblée. Et toi, Éternel, ne retiens pas non plus ta miséricorde envers moi ! Que ta grâce et ta fidélité me gardent toujours ! Car je suis entouré de maux sans nombre ; de mes péchés je reçois des atteintes, je ne puis les voir, ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, et mon cœur m'abandonne. O Éternel, daigne me sauver ! Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient tous ensemble couverts de honte et d'affronts ceux qui attentent à ma vie, pour me la ravir ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils soient stupéfaits de leur propre ignominie ceux qui disent : Le voilà ! Le voilà ! Ainsi tu feras le ravissement et la joie de tous ceux qui te cherchent ; ils diront sans cesse : « Grand est l'Éternel ! » ceux qui désirent ton secours. Je suis un pauvre et un indigent, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur ! Mon Dieu, ne tarde pas !
Psaume responsorial
Au maître chantre. De David. En souvenir.>O Dieu, pour me délivrer, Éternel, accours à mon aide ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre ceux qui attentent à ma vie ! Qu'ils reculent confondus ceux qui veulent mon malheur ! Qu'ils fassent retraite par l'effet de leur honte ceux qui disent : « Le voilà ! le voilà ! » Alors tu feras la joie et l'allégresse de tous ceux qui te cherchent ; et ils diront toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui désirent ton secours. Et moi, je suis misérable et dénué : ô Dieu ! accours vers moi ! Tu es mon aide et mon libérateur ! Éternel, ne tarde pas !
Psaume responsorial
Au maître chantre. En schoschanim. De David.Sauve-moi, ô Dieu, car les eaux m'envahissent au péril de ma vie ! Je suis plongé dans un bourbier profond, où je ne puis prendre pied ; je suis enfoncé dans les eaux profondes, et les flots me submergent. Je suis las à force de crier, mon gosier est brûlant ; mes yeux se consument, dans l'attente de mon Dieu. Ceux qui me sont gratuitement hostiles, surpassent en nombre les cheveux de ma tête ; mes destructeurs, mes fourbes ennemis se sont renforcés ; je dois restituer ce que je n'ai point dérobé. O Dieu, tu connais ma folie, et mes délits ne te sont point cachés. Ne permets pas que je sois une cause de confusion pour ceux qui se confient en toi, Seigneur, Éternel des armées, ni une cause de honte pour tes adorateurs, Dieu d'Israël ! Car c'est à cause de toi que je souffre l'opprobre, et que la honte recouvre mon visage. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me consume, et les outrages de ceux qui t'outragent, tombent sur moi. Et je pleure et je jeûne ; mais cela me tourne à opprobre ; et je prends pour habit le cilice, par là je donne lieu à leurs satires. Je suis l'entretien de ceux qui sont assis aux Portes, et ils disent contre moi les chansons des buveurs. Cependant ma prière s'élève à toi, Éternel ! Que le temps soit propice, ô Dieu, par ta grande bonté ! Exauce-moi par ta fidélité secourable ! Retire-moi du bourbier, et ne m'y laisse pas enfoncer ! Que je sois sauvé de mes ennemis, et du gouffre des eaux ! Ne me laisse pas submerger par les flots, ni engloutir par l'abîme ; et que le puits ne referme pas sa bouche sur moi ! Exauce-moi, Éternel, car ta grâce est excellente : en tes grandes compassions tourne les yeux vers moi, et ne cache pas ta face à ton serviteur ! Car je suis angoissé ; hâte-toi, réponds-moi ! Rapproche-toi de mon âme, rachète-là ! A cause de mes ennemis sauve-moi ! Tu connais mon opprobre, et ma honte, et mon ignominie, tu as sous les yeux tous mes adversaires. Les outrages ont brisé mon cœur, et je suis malade ; j'attends de la pitié, et il n'en est point pour moi, et des consolateurs, et je n'en trouve aucun. Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour calmer ma soif, ils m'abreuvent de vinaigre. Que leur propre table leur soit un piège, et un filet dans leur sécurité ! Que leurs yeux obscurcis cessent de voir ! et fais que leurs reins toujours soient mal affermis ! Verse sur eux ta colère, et que le feu de ton courroux les atteigne ! Que leurs campements soient désolés, et qu'en leurs tentes il n'y ait point d'habitants ! Car ils persécutent celui que tu as frappé, et ils narrent les douleurs de ceux que tu as percés. Fais qu'ils ajoutent crime à crime, et qu'ils n'arrivent pas à ta justice ! Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'avec les justes ils ne soient point inscrits ! Cependant je suis affligé et souffrant : ton secours, ô Dieu, me mettra en lieu sûr. Je louerai le nom de Dieu par des chants, et je le magnifierai par des actions de grâces : elles plairont plus à Dieu que des taureaux, que des taureaux ayant cornes et sabots. Les affligés le verront et seront réjouis. Que votre cœur revive, à vous qui cherchez Dieu ! Car l'Éternel écoute les pauvres, et Il ne dédaigne point ses captifs. Qu'il soit loué par le ciel et par la terre, par les mers, et tout ce qui se meut en elles ! Car Dieu sauvera Sion, et relèvera les villes de Juda, qui sera habitée, et qui sera recouvrée, et la race de ses serviteurs l'aura pour héritage, et ceux qui aiment son nom, l'auront pour demeure.
Prière du soir — première lecture
Et Achab raconta à Jézabel tout ce qu'avait accompli Élie, et tout le carnage qu'il avait fait de tous les prophètes avec l'épée. Alors Jézabel envoya un messager vers Élie pour lui dire : Que les dieux me fassent ceci et pis encore, si demain je ne fais de ta personne ce que tu as fait de la personne de chacun d'eux ! Et voyant cela il se leva et partit pour sauver sa vie, et il gagna Béerséba, qui est à Juda, et il y laissa son valet. Quant à lui, il s'en alla dans le désert à une journée de marche, et arrivé il s'assit sous un genêt. Et il demandait la mort et disait : C'en est assez ! Maintenant, Éternel, reprends-moi mon âme, car je ne suis pas supérieur à mes pères. Et il se coucha et s'endormit sous un genêt. Et voilà qu'un ange le toucha et lui dit : Lève-toi ! mange. Il regarda, et voilà qu'à son chevet se trouvait une galette, cuite sur des cailloux chauffés, et une cruche d'eau. Et il mangea et but, puis se recoucha. Et l'ange de l'Éternel revint une seconde fois et le toucha et dit : Lève-toi ! mange, car la course est trop forte pour toi. Et il se leva et mangea et but, et par la vertu de cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. Et là il pénétra dans la grotte et il y passa la nuit. Et voilà que la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces termes : Qu'est-ce qui t'amène ici, Élie ? Et il répondit : Le zèle qui m'anime pour l'Éternel, le Dieu des armées, car les fils d'Israël ont déserté ton alliance, démoli tes autels et tué tes prophètes avec l'épée et j'ai survécu seul et ils attentent à ma vie pour me la ravir. Et dit : Sors et parais sur la montagne devant l'Éternel. Et voilà que l'Éternel passa, et un vent grand et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers précédait l'Éternel ; dans le vent n'était pas l'Éternel. Et après le vent ce fut un tremblement de terre ; dans le tremblement de terre n'était pas l'Éternel. Et après le tremblement de terre un feu ; dans le feu n'était pas l'Éternel. Et après le feu, murmure d'une brise légère. Et lorsque Élie l'entendit, il se couvrit le visage de son manteau, et sortit et se plaça à l'ouverture de la grotte, et voilà qu'une voix lui parvint, qui dit : Qu'est-ce qui t'amène ici, Élie ? Et il dit : Le zèle qui m'anime pour l'Éternel, le Dieu des armées, car les fils d'Israël ont déserté ton alliance, démoli tes autels, tué tes prophètes avec l'épée et j'ai survécu seul et ils attentent à ma vie pour me la ravir. Et l'Éternel lui dit : Pars, rebrousse par le désert vers Damas, et arrivé là tu oindras Hazaël comme roi de Syrie. De plus, tu oindras Jéhu, fils de Nimsi, comme roi d'Israël, et Elisée, fils de Schaphat, d'Abel-Mehola, tu l'oindras comme prophète pour te succéder. Et il se fera que qui échappera à l'épée d'Hazaël, périra par Jéhu, et qui échappera à l'épée de Jéhu, périra par Elisée. Et je laisserai survivre en Israël sept mille hommes, tout autant de genoux qui n'ont pas ployé devant Baal, et de bouches qui ne lui ont pas jeté de baiser. Il partit donc de là et il trouva Elisée, fils de Schaphat, comme il labourait précédé de douze paires de bœufs, et il était auprès de la douzième, et Élie s'avança vers lui et lui jeta son manteau. Sur quoi Elisée quitta ses bestiaux et courut après Élie et dit : Permets-moi de donner le baiser à mon père et à ma mère, puis je te suivrai. Et [Élie] lui dit : Va, retourne ! Cependant qu'est-ce que j'ai fait à ton égard ? Et le quittant il revint en arrière et il prit sa paire de bœufs et l'immola, et avec le harnais de l'attelage il en fit cuire la chair dont il donna à ses gens qui en mangèrent ; et il se leva et suivit Élie et fut à son service.
Deuxième lecture
Quant aux viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que tous nous possédons la connaissance. — La connaissance inspire l'orgueil, tandis que la charité édifie ; si quelqu'un s'imagine avoir connu quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître ; mais si quelqu'un aime Dieu, il est connu de Lui. — En ce qui concerne donc la manducation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu'il n'existe point d'idoles dans le monde, et qu'il n'existe point de Dieu, qu'Un Seul. Et, en effet, quand bien même il existe de soi-disant dieux, soit au ciel, soit sur la terre, comme effectivement il existe plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, pour nous, nous n'avons qu'un seul Dieu, le Père par lequel existent toutes choses, et nous-mêmes pour Lui, et un seul seigneur, Jésus-Christ, à cause duquel toutes choses existent, et nous-mêmes par lui. Or la connaissance n'est pas le partage de tous, mais quelques-uns, par l'habitude qu'ils ont encore de l'idole, croient manger une viande sacrifiée à une idole, et leur conscience qui est faible en est souillée. Mais ce n'est pas un aliment qui déterminera notre place devant Dieu : si nous ne mangeons pas, nous n'avons nul désavantage, et, si nous mangeons, nous n'avons nulle supériorité. Toutefois, prenez garde que cette liberté qui vous appartient ne devienne pas une cause d'achoppement pour ceux qui sont faibles. En effet, si l'un d'eux voit celui qui possède la connaissance à table dans un temple idolâtre, est-ce que sa conscience, puisqu'il est faible, n'en sera pas édifiée au point de lui faire manger les viandes sacrifiées aux idoles ? C'est en effet par la connaissance que périt celui qui est faible, le frère pour lequel Christ est mort. Mais en péchant ainsi contre vos frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai certainement jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.
Deuxième lecture
mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.
Deuxième lecture
Or, quand ils eurent été renvoyés, ils vinrent auprès des leurs et racontèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. Et les autres, après l'avoir ouï, élevèrent unanimement la voix vers Dieu, et dirent : « O Souverain, Toi, qui as créé le ciel et la terre et la mer et tout ce qui s'y trouve, qui, par l'esprit saint dans la bouche de notre père David Ton serviteur, as dit : « Pourquoi des nations ont-elles frémi de colère, et des peuples ont-ils formé de vains projets ? Les rois de la terre se sont insurgés, et les magistrats se sont coalisés contre le Seigneur et contre Son oint ; » — car Hérode et Ponce Pilate se sont effectivement coalisés dans cette ville-ci contre Ton saint serviteur Jésus que Tu as oint, avec des Gentils et avec les peuples d'Israël, pour exécuter tout ce que Ta main et Ton conseil avaient prédéterminé. — Et maintenant, Seigneur, surveille leurs menaces, et donne à Tes esclaves d'annoncer Ta parole avec toute assurance, en étendant Ta main pour qu'il s'opère des guérisons, et pour qu'il se fasse, par le nom de Ton saint serviteur Jésus, des miracles et des prodiges. » Et, après qu'ils eurent prié, le lieu où ils étaient réunis trembla, et ils furent tous remplis du saint esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. Or, la multitude de ceux qui avaient cru était un seul cœur et une seule âme, et pas même un seul d'entre eux ne disait que quoi que ce fût qu'il possédât lui appartînt en propre, mais tout leur était commun. Et les apôtres du seigneur Jésus rendaient avec une grande puissance témoignage de sa résurrection ; et une grande grâce reposait sur eux tous. En effet, personne parmi eux n'était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des fonds de terre ou des maisons les vendaient et apportaient le prix de leurs ventes, et ils le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on répartissait à chacun selon ses besoins. Or Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie, étant traduit, fils d'exhortation, lévite, Cypriote d'origine, ayant vendu un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
Deuxième lecture
Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera. Frères, priez aussi pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. Je vous en adjure au nom du Seigneur : que cette lettre soit lue à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !
Évangile
Et quand ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, sur la montagne des Oliviers, alors Jésus dépêcha deux disciples, en leur disant : « Allez dans le village qui est en face de vous, et vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. » — Or, tout cela est advenu, afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète, lorsqu'il dit : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, doux et monté sur un âne et sur un ânon, fils d'une bête de somme. » — Or, les disciples s'en étant allés et ayant exécuté les ordres de Jésus ramenèrent l'ânesse et l'ânon, et ils placèrent sur eux leurs manteaux, et il s'assit dessus. Or, la plus grande partie de la foule étendit ses manteaux sur le chemin, tandis que d'autres coupaient des branches aux arbres et les étendaient sur le chemin. Mais la foule qui le précédait et celle qui le suivait s'écriait :« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très-hauts ! » Et lorsqu'il fut entré dans Jérusalem toute la ville fut en émoi, et elle disait : « Qui est celui-ci ? » Or la foule disait : « Celui-ci, c'est le prophète Jésus, qui est de Nazareth en Galilée. » Et Jésus entra dans le temple, et il expulsa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière, mais vous, vous en faites une caverne de brigands. » Et des aveugles et des boiteux s'approchèrent de lui dans le temple, et il les guérit. Mais les grands prêtres et les scribes, voyant les merveilles qu'il avait faites et les enfants qui criaient dans le temple : « Hosanna au fils de David ! » en furent indignés, et ils lui dirent : « Entends-tu ce qu'ils disent ? » Mais Jésus leur dit : « Oui. N'avez-vous jamais lu : De la bouche des petits enfants et des nourrissons Tu T'es préparé une louange ? » Et les ayant quittés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, et il y passa la nuit. Or, le matin, comme il avait repris le chemin de la ville, il eut faim, et ayant vu un figuier sur le chemin il s'en approcha et il n'y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Qu'il ne provienne plus jamais de toi aucun fruit ! » Et subitement le figuier sécha. Ce que les disciples ayant vu, ils s'en étonnèrent en disant : « Comment ce figuier a-t-il subitement séché ? » Mais Jésus leur répliqua : « En vérité je vous déclare que si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : « Déplace-toi et te jette dans la mer, » cela se ferait. Et tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez. » Et, lorsqu'il fut arrivé dans le temple, les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui pendant qu'il enseignait, en disant : « En vertu de quelle autorité-fais-tu ces choses, et qui est-ce qui t'a donné cette autorité ? » Mais Jésus leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une seule question, et si vous y répondez, je vous répondrai à mon tour en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et disaient : « Si nous répondons : du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Tandis que si nous répondons : des hommes, nous avons à craindre la foule ; car tous tiennent Jean pour un prophète. » Et ils répliquèrent à Jésus : « Nous ne savons. » Lui de son côté leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants, et s'étant approché du premier, il lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. » Or celui-ci répliqua : « Oui, Seigneur, » et il n'y alla pas. Puis s'étant approché du second, il lui parla de même ; or celui-ci répliqua : « Je ne veux pas, » mais plus tard, s'étant repenti, il y alla. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils disent : « Le dernier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que les publicains et les prostituées entrent avant vous dans le royaume de Dieu ; car Jean est venu à vous, enseignant la justice, et vous ne l'avez pas cru, tandis que les publicains et les prostituées l'ont cru. Mais vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas même repentis plus tard pour le croire ! Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ? C'est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produise les fruits. Et celui qui sera tombé sur cette pierre-là sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. » Et après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c'était d'eux qu'il parlait, et, malgré leur désir de le faire arrêter, ils craignirent la foule, car on le tenait pour un prophète.
Prière du soir — deuxième lecture
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
Évangile
« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne trébuchiez pas. On vous mettra au ban de la synagogue ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir s'imaginera rendre un culte à Dieu ; et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure en sera venue, vous vous souveniez que je vous en ai parlé ; si je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, c'est que j'étais avec vous ; mais maintenant je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé, et nul de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Mais je vous dis la vérité : il vous convient que je parte ; car si je ne pars pas, le défenseur ne viendra certainement pas à vous, mais si je m'en vais, je vous l'enverrai ; et, quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m'en vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde a été jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant ; mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de son chef, mais il parlera de tout ce qu'il entendra et il vous annoncera les choses qui doivent arriver. C'est lui qui me glorifiera, car il prendra du mien et vous l'annoncera ; tout ce que le Père possède est mien ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend du mien, et qu'il vous l'annoncera.
Évangile
Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »
Évangile
En ce temps-là Jésus fit route le jour du sabbat à travers les champs de blé. Or ses disciples eurent faim, et ils se mirent à arracher des épis et à manger. Mais les pharisiens l'ayant vu lui dirent : « Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire un jour de sabbat. » Mais il leur dit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ceux qui étaient avec lui ? Comment il entra dans la maison de Dieu, et comment ils mangèrent les pains de proposition qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? Ou bien n'avez-vous pas lu dans la loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le temple profanent le sabbat sans se rendre coupables ? Or je vous déclare qu'il y a ici quelque chose de plus grand que le temple. Mais si vous saviez ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables ; car le fils de l'homme est maître du sabbat. » Et, s'étant éloigné de là, il vint dans leur synagogue. Et voici, il s'y trouvait un homme qui avait une main sèche. Et ils lui demandèrent : « Est-il permis d'opérer une guérison le jour du sabbat ? » C'était afin de pouvoir l'accuser. Mais il leur dit : « Quel sera l'homme d'entre vous qui possédera une seule brebis, et si celle-ci vient à tomber le jour du sabbat dans un fossé, est-ce qu'il ne la saisira pas et ne l'en retirera pas ? Combien donc un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis ! En sorte qu'il est permis de bien faire le jour du sabbat. » Alors il dit à cet homme : « Étends ta main ; » et il l'étendit, et elle redevint saine comme l'autre. Or les pharisiens étant sortis tinrent conseil contre lui afin de le faire périr. Mais Jésus l'ayant su s'éloigna de là, et beaucoup de gens le suivirent, et ils les guérit tous, et il leur adressa des remontrances pour qu'ils ne le fissent pas connaître ; — afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voici Mon serviteur que J'ai choisi, Mon bien-aimé en qui Mon âme a pris plaisir. Je mettrai Mon esprit sur lui, et il dénoncera le jugement aux nations. Il ne contestera ni ne criera point, et personne n'entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau froissé, et il n'éteindra point le lumignon fumant, jusques à ce qu'il ait fait triompher le jugement, et les nations espéreront en son nom. » Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, en sorte que ce muet parlait et voyait, et toute la foule fut stupéfaite, et elle disait : « Cet homme n'est-il point le fils de David ? » Mais les pharisiens l'ayant entendu dirent : « Cet homme ne chasse les démons que grâce à Béézéboul, chef des démons. » Mais connaissant leurs pensées, il leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou toute famille divisée contre elle-même ne subsistera pas. Et si Satan chasse Satan, il a été divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si, moi, c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais, si c'est grâce à l'esprit de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusques à vous. Ou bien, comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison de l'homme fort et piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison ? Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. C'est pourquoi je vous le déclare : tout péché et tout blasphème vous sera pardonné à vous autres hommes, mais le blasphème contre l'esprit ne sera point pardonné. Et celui qui aura parlé contre le fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais celui qui aura parlé contre l'esprit saint, il ne lui sera certainement pas pardonné, ni dans ce temps-ci, ni dans le temps à venir. Ou bien admettez que l'arbre est bon et que son fruit est bon, ou bien admettez que l'arbre est pourri et que son fruit est pourri ; car c'est au fruit que se connaît l'arbre. Engeance de vipères, comment pouvez-vous, méchants comme vous êtes, dire de bonnes choses ? Car c'est par ce qui déborde du cœur, que la bouche parle. L'homme bon tire de son bon trésor de bonnes choses, et l'homme mauvais tire de son mauvais trésor de mauvaises choses. Mais je vous déclare que toute parole oiseuse que diront les hommes, ils en rendront compte au jour du jugement ; car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné. » Alors quelques-uns des scribes s'adressèrent à lui, en disant : « Maître, nous voulons voir un signe dont tu sois l'auteur. » Mais il leur répliqua : « Une génération méchante et adultère réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas le prophète. Car de même que Jonas fut dans le ventre de la baleine trois jours et trois nuits, de même le fils de l'homme sera dans le cœur de la terre trois jours et trois nuits. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront, car ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec cette génération, et elle la condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. Mais, quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. Alors il dit : « Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui-même, et, après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. Il en sera aussi de même pour cette méchante génération. » Pendant qu'il parlait encore à la foule, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. [Or, quelqu'un lui dit : voici, ta mère et tes frères sont là dehors qui cherchent à te parler.] Mais Jésus répliqua à celui qui le lui disait : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Et ayant étendu la main vers ses disciples, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ! Car quiconque aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, c'est lui qui est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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