Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

2 Corinthiens 8:1-9

Nous vous informons cependant, frères, de la grâce de Dieu qui s'est manifestée parmi les églises de Macédoine, en sorte que, au milieu des nombreuses épreuves de la tribulation, l'excès de leur joie et leur profonde pauvreté ont abondé dans la richesse de leur libéralité, car c'est selon leur pouvoir, je l'atteste, et même au-dessus de leur pouvoir, que d'un mouvement spontané, nous priant avec de grandes instances de leur accorder la faveur de prendre part au secours destiné aux saints, et dépassant nos espérances, ils se sont donnés eux-mêmes tout d'abord au seigneur et à nous, par la volonté de Dieu, en sorte que nous avons invité Tite à achever aussi parmi vous, comme il avait commencé, cette œuvre de bienfaisance ; afin que, de même que vous l'emportez à tous égards en ce qui concerne la foi, et le discours, et la connaissance, et l'empressement à tout faire, et la charité que nous vous avons inspirée, vous l'emportiez aussi dans cette œuvre de bienfaisance. Ce que j'en dis n'est pas pour vous donner un ordre, mais pour éprouver, par l'empressement des autres, ce que vaut à son tour votre charité ; — car vous connaissez la grâce que vous a faite notre seigneur Jésus, et comment c'est à cause de vous qu'il s'est appauvri lorsqu'il était riche, afin que vous-mêmes par sa pauvreté vous devinssiez riches ; —

Première lecture

Jérémie 45

La parole qu'adressa Jérémie, le prophète, à Baruch, fils de Nérija, quand celui-ci écrivit toutes ces paroles dans un livre, sous la dictée de Jérémie, la quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda ; il dit : Ainsi parle l'Éternel, Dieu d'Israël, à toi, Baruch : Tu dis : Que je suis malheureux ! car l'Éternel a ajouté pour moi le chagrin à la douleur ; je suis fatigué par mes soupirs, et je ne trouve aucun repos. Parle-lui ainsi : Ainsi parle l'Éternel : Voici, ce que j'ai bâti, je le démolirai, et ce que j'ai planté, je l'arracherai, c'est-à-dire, tout ce pays. Et toi, tu demanderais pour toi de grandes choses ! Ne les demande pas ! car voici, je fais fondre le malheur sur toute chair, dit l'Éternel, mais je te donnerai ta vie pour butin dans tous les lieux où tu iras.

Première lecture

Osée 14:1-9

Reviens, Israël, à l'Éternel ton Dieu ! car par ton crime tu préparas ta chute. Prenez avec vous des paroles [pour offrande] et revenez à l'Éternel ! Dites-lui : « Pardonne tous les crimes, et agrée que nous t'offrions pour victimes nos promesses. L'Assyrie ne sera plus notre aide ; nous ne monterons plus les chevaux et nous n'appellerons plus l'œuvre de nos mains notre Dieu, puisque auprès de toi l'orphelin trouve compassion. Je réparerai leur révolte ; je les aimerai spontanément, car ma colère se détourne d'eux. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme un lis, et prendra racine comme le Liban ; ses jets pousseront, sa magnificence sera égale à l'olivier, et il aura un parfum comme le Liban. On reviendra habiter à son ombre, ranimer les blés, et verdir comme la vigne, et son renom sera comme celui du vin du Liban. Éphraïm, qu'ai-je encore à faire avec les idoles ? Je veux l'exaucer et avoir les yeux sur lui, et être pour lui comme un cyprès verdoyant ; de moi tu recevras tes fruits. » Que celui qui est sage, comprenne ces choses ! intelligent, qu'il les connaisse ! car les voies de l'Éternel sont droites, et les justes y marchent, mais les pécheurs y trébuchent.

Prière du matin — première lecture

Daniel 8

La troisième, année du règne du roi Belschazar, une vision m'apparut, à moi Daniel, après celle qui m'était précédemment apparue. J'étais absorbé dans la contemplation, et il arriva, comme je contemplais, que je me trouvai dans la résidence de Suse située dans la province d'Élam, et j'étais absorbé dans la vision, et je me trouvais près du fleuve Eulée. Et je levai les yeux, et je regardai, et voici, un bélier se tenait en face du fleuve, et il avait deux cornes, et les deux cornes étaient hautes, et l'une était plus haute que l'autre, et la plus haute fut la dernière à s'élever. Je voyais le bélier frappant à l'occident, et au nord, et au midi, et aucun animal ne lui tenait tête, et personne ne délivrait de sa main, et il agissait à son gré, et il montrait de la fierté. Et j'observai, et voici, un bouc s'avançait du couchant parcourant toute la terre, sans toucher le sol, et le bouc avait une corne saillante entre ses deux yeux. Et il vint jusqu'au bélier armé des deux cornes que je voyais se tenant en face du fleuve, et il fondit sur lui dans sa puissante colère. Et je le vis comme il atteignait le bélier ; et il était exaspéré contre lui, et il heurta le bélier et lui brisa les deux cornes, et le bélier fut sans force pour lui résister ; et il le terrassa et le foula, et personne ne sauva le bélier de sa main. Et le bouc montrait un grand excès d'orgueil ; mais quand il était dans sa force, la grande corne se cassa, et il crût à sa place quatre cornes saillantes dans la direction des quatre vents du ciel. Et de l'une d'elles surgit une petite corne qui s'agrandit considérablement du côté du midi et du levant et de l'ornement [de la terre]. Et elle prit une grandeur qui atteignit jusqu'à l'armée des Cieux, et elle fit tomber à terre des portions de cette armée et des étoiles, et les foula ; et elle s'éleva même jusqu'au chef de l'armée, et lui enleva le sacrifice perpétuel, et la résidence de son sanctuaire fut abattue ; et l'armée est livrée en même temps que le sacrifice perpétuel à cause du péché, et elle jette la vérité par terre, et elle le fait, et elle réussit. Et j'entendis parler l'un des Saints ; et un autre Saint parla à celui qui parlait : Quel est le temps fixé par la vision qui a trait au sacrifice perpétuel et au péché dévastateur, et annonce que le sanctuaire et l'armée seront livrés pour être foulés ? Et il me dit : Deux mille et trois cents fois soir et matin, et le sanctuaire sera purifié. Et pendant que moi, Daniel, je regardais la vision, je cherchais à comprendre, et voici, comme une figure d'homme se trouva debout devant moi. Et j'entendis une voix d'homme en dedans de l'Eulée, et il s'écria et dit : Gabriel, explique-lui la vision ! Et il vint près du lieu où je me tenais, et à son approche je fus saisi d'effroi, et je tombai sur ma face ; et il me dit : Attention ! fils d'homme, car c'est au temps final que la vision a trait. Et comme il me parlait, je tombai tout étourdi la face contre terre ; mais il me toucha et me remit debout à ma place. Et il me dit : Voici, je vais te montrer ce qui arrivera dans la dernière époque de la colère, car [la vision a trait] au temps final. Le bélier que tu as vu, armé de deux cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Et le bouc est un roi de la Grèce, et la grande corne qui est entre ses deux yeux, c'est le premier roi. Et la corne brisée et remplacée par quatre cornes, marque que quatre royaumes naîtront de ce peuple dont ils n'auront cependant pas la puissance. Et à la fin de leur empire, quand les pécheurs auront comblé la mesure, il s'élèvera un roi au front dur, et expert dans l'artifice, et sa force recevra de la vigueur mais non pas de sa propre force, et il exercera des ravages extraordinaires, et il réussira, et il exécutera, et il causera la ruine de plusieurs et du peuple des saints. Et vu son habileté l'artifice réussira entre ses mains, et en son cœur il s'enorgueillira, et à l'improviste il en ruinera plusieurs, et il s'insurgera contre le prince des princes, et sans l'aide d'une main [humaine] il sera brisé. Et la vision des soirs et des matins, de laquelle il s'agit, est une vérité ; cependant toi, scelle la vision, car elle porte à une époque très lointaine. Et moi Daniel, je tombai en défaillance, et fus malade pendant un certain temps ; puis je me levai, et je m'occupai des affaires du roi, et j'étais éperdu à cause de la vision qui n'était intelligible pour personne.

Épître

1 Corinthiens 4:9-14

Car il me semble que Dieu nous a placés, nous autres apôtres, au dernier rang des hommes, comme des condamnés à mort, car nous sommes devenus un spectacle pour le monde, pour les anges et les hommes. Quant à nous, nous sommes fous à cause de Christ, mais vous, vous êtes prudents en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts ; vous êtes couverts de gloire, mais nous d'ignominie ; jusques à l'heure présente nous souffrons et de la faim, et de la soif, et de la nudité ; et nous sommes frappés de coups ; et nous menons une vie errante ; et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous intercédons ; nous sommes devenus comme les immondices du monde, le rebut de tous jusques à présent. Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes chers enfants,

Première lecture

Job 11

Et Zophar de Naama prit la parole et dit : A tant de paroles ne répondra-t-on point ? Et l'homme aux discours aura-t-il gain de cause ? A tes vains propos des hommes se tairont-ils, pour que tu te moques, sans que nul te réponde, que tu dises : Ma doctrine est pure ; et je suis net à Tes yeux ? Mais que Dieu veuille parler, et ouvrir ses lèvres contre toi, pour te révéler les mystères d'une sagesse double de notre prudence ! et tu verras que pour toi Dieu oublie une partie de ton crime. Atteindras-tu à la portée de Dieu ? A la science parfaite du Tout-puissant atteindras-tu ? C'est la hauteur des Cieux ! que ferais-tu ? plus que la profondeur des Enfers ! que saurais-tu ? Elle mesure en longueur plus que la terre, en largeur plus que la mer. S'Il se porte agresseur, s'Il saisit, s'il convoque, qui l'arrêtera ? Car Il connaît les hommes méchants, et voit le mal, sans effort d'attention. Mais l'homme est stupide dans sa sagacité, et le poulain de l'onagre naît l'égal d'un humain. Mais si tu diriges bien ton cœur, et que tu tendes vers Lui tes mains, (secoue le mal qui est en ta main, et ne laisse pas l'iniquité loger dans ta tente !) alors tu lèveras la tête sans reproche, tu seras ferme et sans crainte ; alors tu oublieras ta peine ; il t'en souviendra comme d'eaux écoulées ; la vie surgira plus claire que le midi ; assombri, tu seras comme le matin ; tu auras de l'assurance, car il y aura espérance ; outragé, tu te coucheras tranquille ; dans ton repos, nul ne te troublera, et plusieurs flatteront ton visage. Mais les yeux des impies se consumeront, la retraite leur sera coupée, et leur espoir sera un dernier soupir.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 21

Et, lorsque nous eûmes levé l'ancre, après nous être arrachés d'auprès d'eux, nous cinglâmes droit vers Cos, et le jour suivant vers Rhodes, et de là vers Patara. Et ayant trouvé un navire en partance pour la Phénicie, nous nous y embarquâmes, et nous partîmes. Ayant ensuite passé en vue de l'île de Chypre et l'ayant laissée sur notre gauche, nous poursuivîmes notre route vers la Syrie et nous abordâmes à Tyr ; car c'était en ce lieu-là que le navire devait décharger sa cargaison. Or nous demeurâmes là sept jours après avoir découvert les disciples, qui dirent à Paul, au nom de l'Esprit, de ne pas monter à Jérusalem. Mais, quand nous eûmes atteint le terme de notre séjour, nous partîmes pour nous mettre en route, accompagnés d'eux tous avec femmes et enfants, jusques au dehors de la ville, et, après nous être jetés à genoux sur le rivage et avoir prié, nous prîmes congé les uns des autres, et nous montâmes sur le navire, tandis qu'eux-mêmes retournèrent chez eux. Pour nous, après avoir achevé la traversée, nous arrivâmes de Tyr à Ptolemaïs, et, ayant salué les frères, nous demeurâmes un jour auprès d'eux. Le lendemain nous partîmes pour Césarée, et, étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était un des sept, nous demeurâmes chez lui ; or il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Après que nous y fûmes demeurés plusieurs jours, un certain prophète, nommé Agabus, vint de Judée, et, s'étant rendu auprès de nous et ayant pris la ceinture de Paul, il s'en lia les pieds et les mains, et dit : « Voici ce que dit l'esprit saint : L'homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs de Jérusalem le lieront de la même manière et le livreront aux mains des Gentils. » Or, lorsque nous eûmes entendu ces paroles, nous et les gens de l'endroit nous l'exhortâmes à ne pas monter à Jérusalem. Alors Paul répliqua : « A quoi bon verser des larmes et me briser le cœur ? Car, pour moi, je suis tout prêt, non seulement à être enchaîné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du seigneur Jésus. » Et, comme il ne se laissait pas persuader, nous nous tînmes tranquilles, en disant : « Que la volonté du Seigneur se fasse ! » Or, au bout de ce temps-là, après avoir fait nos préparatifs, nous montâmes à Jérusalem, et quelques disciples de Césarée nous accompagnèrent et nous conduisirent chez un certain Mnasos de Chypre, ancien disciple, chez lequel nous devions loger. Or, quand nous fûmes arrivés à Jérusalem, les frères nous accueillirent avec joie, et le lendemain Paul se rendit avec nous auprès de Jacques, et tous les anciens s'y trouvèrent. Et, après les avoir salués, il racontait en détail ce que Dieu avait fait au milieu des Gentils par son ministère. Quant à eux, après l'avoir entendu, ils glorifiaient Dieu, et ils lui dirent : « Tu vois, frère, combien il y a parmi les Juifs de myriades de gens qui ont cru, et tous ils sont zélateurs de la loi ; or, ils ont été informés, en ce qui te concerne, que tu enseignes à tous les Juifs qui se trouvent parmi les Gentils à se détacher de Moïse, leur disant de ne point circoncire leurs enfants et de ne point se conformer aux coutumes ? Quel parti faut-il donc prendre ? On apprendra certainement que tu es arrivé. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons quatre hommes qui se sont imposé un vœu ; prends-les avec toi et associe-toi à leur vœu, puis subviens à leur dépense, afin qu'ils puissent se faire raser la tête ; et tous connaîtront que ce dont ils ont été informés à ton sujet ne signifie rien, mais que, toi aussi, tu te comportes en observateur de la loi. Quant aux Gentils qui ont cru, nous avons fait savoir par des députés que nous avions décidé qu'ils devaient s'abstenir de viandes sacrifiées aux idoles, de sang, d'animaux étouffés et d'impudicité. » Alors Paul, ayant pris ces hommes avec lui, et s'étant associé à leur vœu, se rendit dès le lendemain avec eux au temple, pour dénoncer la durée des jours du vœu, au bout desquels l'offrande serait offerte pour chacun d'eux. Or, lorsque les sept jours étaient sur le point d'expirer, les Juifs venus d'Asie, l'ayant vu dans le temple, soulevèrent toute la foule et mirent les mains sur lui, en criant : « Israélites, au secours ! Voici l'homme qui, non content de prêcher partout et devant tous contre le peuple, la loi et ce lieu-ci, vient encore d'introduire des Grecs dans le temple et de souiller ce saint lieu. » En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d'Éphèse dans la ville avec lui et ils croyaient que Paul l'avait fait entrer dans le temple. Et toute la ville fut en émoi, et il y eut un rassemblement populaire, et, s'étant saisis de Paul, ils le traînèrent hors du temple, dont les portes furent aussitôt fermées. Pendant qu'ils cherchaient à le mettre à mort, la nouvelle que toute la ville de Jérusalem était en confusion, parvint au commandant de la cohorte qui, prenant aussitôt des soldats et des centurions, descendit précipitamment vers eux ; mais, dès qu'ils virent le commandant et ses soldats, ils cessèrent de frapper Paul. Alors le commandant s'étant approché le fit saisir et ordonna qu'on le chargeât d'une double chaîne, puis il demandait qui il était et ce qu'il avait fait ; mais dans la foule les uns criaient une chose et les autres une autre, et, comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il ordonna qu'on le conduisît au quartier. Mais, quand il fut sur les escaliers, il dut être porté par les soldats à cause de la violence delà foule, car la multitude du peuple suivait en criant : « A mort ! » Quand Paul fut sur le point d'entrer au quartier, il dit au commandant : « M'est-il permis de te dire quelque chose ? » L'autre lui dit : « Tu sais le grec ? Tu n'es donc pas cet Égyptien qui naguère s'est révolté et a conduit au désert les quatre mille sicaires. » Mais Paul dit : « Pour moi, je suis un Juif de Tarse, citoyen d'une ville de Cilicie qui n'est pas sans renom ; cependant, je te prie, permets-moi de parler au peuple. » Cette permission accordée, Paul, se levant debout sur les escaliers, fit signe de la main au peuple, et un profond silence s'étant établi, il prit la parole en langue hébraïque, en disant :

Psaume responsorial

Psaumes 72

De Salomon.O Dieu, donne au Roi tes jugements, et ta justice au Fils du Roi ! Il jugera ton peuple avec justice, et tes affligés avec équité. Les monts et les coteaux, par l'effet de la justice, porteront la paix pour le peuple. Il fera justice aux malheureux du peuple, il sera secourable aux enfants du pauvre, et il écrasera les oppresseurs. Tu seras craint, tant que le soleil luira, tant que la lune éclairera, d'âge en âge. Il descendra, comme une pluie sur un champ dépouillé, comme une rosée qui humecte la terre. En ses jours le juste fleurira, et le salut abondera, jusqu'à ce que la lune cesse d'être. Et il régnera d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Devant lui s'inclineront les habitants du désert, et ses ennemis baiseront la poussière ; les rois de Tarsis et des Iles paieront un tribut ; les rois de Séba et de Méroë apporteront des présents. Tous les rois se prosterneront devant lui, et tous les peuples le serviront. Car il sauvera le pauvre qui crie au secours, et le malheureux qui est sans aide ; il aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie au pauvre ; il les délivrera de la violence et de l'oppression, et leur sang aura un grand prix à ses yeux. Et ils auront la vie, et il leur donnera de l'or de Séba, et pour lui ils prieront incessamment ; toujours ils le béniront. Les blés abonderont dans le pays, au sommet des montagnes et leurs épis bruiront, comme le Liban. Des villes on verra fleurir les hommes, comme l'herbe de la terre. Son nom sera éternel ; tant que le soleil luira, son nom se propagera, on le nommera pour se bénir mutuellement ; tous les peuples le proclameront heureux. \csp{ Béni soit l'Éternel Dieu, Dieu d'Israël, qui seul fait des choses merveilleuses ! et béni soit a jamais son nom glorieux, et que toute la terre soit pleine de sa magnificence ! ainsi soit-il ! oui, ainsi soit-il !}\csp{ Fin des prières de David, fils d'Isaï.}

Évangile

Luc 12:32-34

Ne craignez point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume ; vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes, faites-vous des bourses qui ne vieillissent point, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point ; car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Psaume responsorial

Psaumes 55

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David.O Dieu ! prête l'oreille à ma prière, et ne te dérobe pas à ma supplication ! Fais attention à moi, et m'exauce ! J'erre en gémissant, et je suis troublé, à la voix de l'ennemi, sous l'oppression de l'impie ; car ils versent sur moi les maux, et me persécutent avec fureur. Mon cœur est tourmenté au dedans de moi, et des craintes de mort m'ont assailli ; la peur et le tremblement me pénètrent, et le frisson me parcourt. Aussi dis-je : Qu'on me donne l'aile de la colombe, je m'envolerai, et j'irai habiter en lieu sûr ! Voici, je fuirais au loin, je m'arrêterais au désert ; (Pause) je m'échapperais, plus prompt que le vent rapide, que l'ouragan ! Consume, Seigneur, confonds leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et les rixes, qui jour et nuit y font la ronde dans ses murs, et le mal et la gêne sont dans son enceinte ; la ruine est dans son enceinte, et la violence et la fraude ne quittent pas ses places. Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ; un homme dont la haine se déclare, qui s'élève contre moi : je pourrais m'y soustraire ; mais c'est toi, homme qui avais mon estime, mon ami, l'un de mes familiers ; nous nous rendions l'un à l'autre l'intimité douce ; à la maison de Dieu nous allions avec la foule ! Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants aux Enfers ! car la malice est dans leurs demeures, au milieu d'eux. Cependant, je crie à Dieu, et l'Éternel me sauvera. Le soir, et le matin, et à midi, je me plains et je gémis, et Il entendra ma voix. Il me tirera sain et sauf du combat qu'on me livre, car mes adversaires sont nombreux. Dieu veut m'exaucer, et les humilier, (car Il est toujours sur son trône) (Pause) ces hommes qui ne changent point, et n'ont de Dieu nulle crainte. Ils mettent la main sur leurs amis, et brisent leur pacte [d'union] ; leur bouche a plus de douceur que le lait, et leur cœur est hostile ; leurs paroles sont plus onctueuses que l'huile, et ce sont des épées nues. « Remets à l'Éternel le soin de ton sort, et Il te soutiendra, et ne permettra pas toujours qu'on ébranle le juste. » Et toi, ô Dieu, tu les précipiteras au fond de la fosse ; et ces hommes sanguinaires et trompeurs ne vivront pas la moitié de leurs jours ; mais moi, je mets en toi ma confiance.

Psaume responsorial

Psaumes 85

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.

Psaume responsorial

Psaumes 84

Au maître chantre. En githith. Cantique des fils de Coré.Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées ! Mon cœur se pâme, il languit après les parvis de l'Éternel ; mon âme et ma chair crient au Dieu vivant. Le passereau même se trouve une demeure, et l'hirondelle un nid, où ils déposent leur couvée, près de tes autels, Éternel des armées, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison ! Ils te louent encore. (Pause) Heureux l'homme dont tu es le soutien, et que son cœur porte à s'acheminer vers toi ! Traversant la vallée des pleurs, il la trouve pour lui arrosée de fontaines, et la pluie d'automne la couvre d'abondance. Il chemine, et ses forces augmentent : il se présente enfin devant Dieu en Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière ! Prête l'oreille, Dieu de Jacob ! (Pause) O notre bouclier, regarde, ô Dieu, abaisse un regard sur la face de ton Oint ! Car mieux vaut un jour dans tes parvis, que mille autres ; j'aime mieux me tenir au seuil de la maison de mon Dieu, que d'habiter les tentes de l'impiété. Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l'Éternel donne grâce et magnificence, ne refuse aucun bien à qui suit la droiture. Éternel des armées, heureux l'homme qui se confie en toi !

Prière du soir — première lecture

Daniel 9

La première année de Darius, fils d'Assuérus, de la race Mède, qui devint roi du royaume des Chaldéens, la première année de son règne, moi Daniel, je fixai mon attention dans les livres [saints] sur le nombre des années que l'Éternel avait dit à Jérémie, le prophète, devoir s'accomplir pour les ruines de Jérusalem, [savoir] soixante-dix années. Et je tournai mes regards vers le Seigneur, mon Dieu, afin de chercher la prière et l'oraison dans le jeûne, dans le cilice et la cendre. Et je fis à l'Éternel, mon Dieu, ma prière et ma confession, et je dis : O Seigneur, qui es le Dieu grand et redoutable, qui garde l'alliance et la miséricorde pour ceux qui l'aiment et gardent ses commandements ! Nous avons été pécheurs et pervers, et nous avons été transgresseurs et rebelles, et nous nous sommes écartés de tes commandements et de tes lois. Et nous n'avons point écouté tes serviteurs, les prophètes, qui parlèrent en ton nom à nos rois, à nos princes et à nos pères et à tout le peuple du pays. Seigneur, à toi la justice, et à nous la confusion du visage en ce jour, aux hommes de Juda, et aux habitants de Jérusalem et à tout Israël, et à ceux qui sont près, et à ceux qui sont au loin dans toutes les contrées où tu les as chassés à cause du crime par lequel ils se sont rendus criminels envers toi. Seigneur, à nous la confusion du visage, à nos rois, à nos princes et à nos pères, pour avoir péché contre toi. Mais par devers le Seigneur, notre Dieu, il y a miséricorde et pardon. Car nous nous sommes rebellés contre lui, et nous n'avons point été dociles à la voix de l'Éternel, notre Dieu, pour suivre ses lois qu'il avait mises devant nos yeux par le ministère de ses serviteurs, les prophètes. Et tout Israël a transgressé ta loi, et s'est détourné pour ne point écouter ta voix ; et sur nous a été versée la malédiction et l'exécration consignée dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Lui. Et Il a réalisé sa menace prononcée par Lui contre nous et contre nos juges qui nous jugeaient, amenant sur nous une grande calamité, tellement que ce qui est arrivé à Jérusalem, n'était jamais arrivé sous le ciel entier. Conformément à ce qui est écrit dans la Loi de Moïse, toute cette calamité nous est survenue. Mais nous n'avons point imploré la grâce de l'Éternel, notre Dieu, pour renoncer à nos iniquités, et nous rendre attentifs à ta vérité. C'est pourquoi l'Éternel ne perdit pas de vue la calamité et la fit fondre sur nous ; car l'Éternel, notre Dieu, est juste dans tous les actes qu'il opère ; mais nous ne fûmes point dociles à sa voix. Et maintenant, Seigneur, notre Dieu, qui as tiré ton peuple du pays d'Egypte d'une main forte, et qui t'es fait un nom aujourd'hui : nous avons péché, nous avons été des impies. Seigneur ! conformément à tous tes actes d'équité, ah ! que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville de Jérusalem, ta sainte montagne ! Car nos péchés et les crimes de nos pères ont rendu Jérusalem et ton peuple l'opprobre de tous nos alentours. Écoute donc, ô notre Dieu, la prière de ton serviteur et sa requête, et fais luire ta face sur ton sanctuaire qui est dévasté, pour l'amour du Seigneur ! Incline, ô mon Dieu, ton oreille et écoute ! ouvre les yeux et regarde nos ruines et la ville appelée de ton nom ! et quand nous déposons nos requêtes devant toi, nous comptons non sur notre justice, mais sur tes compassions immenses. Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, aie égard et agis ! ne tarde pas, au nom de toi-même, O mon Dieu ! Car c'est de ton nom que cette ville et ce peuple sont appelés. Et je parlais et priais encore, et confessais mon péché et le péché de mon peuple d'Israël, et je laissais tomber mes prières devant l'Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu ; je parlais encore en oraison, quand l'homme, Gabriel, que j'avais vu dans la précédente vision, vint en hâte auprès de moi, vers le temps de l'oblation du soir. Et il m'éclaira et s'entretint avec moi, et me dit : Daniel, je parais maintenant pour te faire pénétrer dans l'intelligence. Comme tu commençais à prier, la parole est émanée, et je viens te l'exposer ; car tu es le désiré. Fais donc attention à la parole, et comprends la vision ! Soixante-dix semaines sont dispensées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour que le crime soit consommé, et la mesure du péché comblée, et l'iniquité expiée, et pour amener une justice éternelle, et sceller la vision et le prophète, et oindre le Saint des saints. Sache-le donc, et sois attentif : Depuis l'émission de la parole annonçant que Jérusalem sera restaurée et rebâtie jusqu'à un Oint, un prince, il y a sept semaines ; et dans l'espace de soixante-deux semaines elle sera restaurée et rebâtie, avec places et fossés, mais au milieu des perplexités des temps. Et après les soixante-deux semaines un Oint sera retranché, et il n'aura personne, et là ville et le sanctuaire seront ravagés par le peuple d'un prince arrivant, et sa fin sera, amenée par une inondation, et jusqu'à la fin il y aura guerre, arrêt de dévastations, et il donnera une alliance forte à plusieurs pendant une semaine, et à la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'oblation, et sur le faîte des abominations sera le dévastateur, et cela jusqu'à ce que l'extermination et le décret fondent sur le dévastateur.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 7

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Faites-nous une place : nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons dupé personne ; je ne parle pas dans un esprit de reproche, car je vous ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs pour mourir ou pour vivre avec nous ; j'ai une grande confiance en vous, j'ai grand sujet de m'enorgueillir de vous ; je suis rempli de consolation, je suis plus que comblé de joie au milieu de toute notre tribulation. En effet, lorsque nous fûmes arrivés en Macédoine, notre chair n'eut aucun repos, mais nous étions pressés de toutes parts : au dehors des combats, au dedans des terreurs ; mais Celui qui console les humbles, Dieu nous a consolés par l'arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation qu'il ressentait lui-même à votre sujet, en nous racontant votre vive impatience, votre chagrin, votre zèle pour moi, en sorte que j'en ai éprouvé encore plus de joie. Car, lors même que je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette point ; mais quoique j'aie eu du regret, (je vois que cette lettre vous a attristés, bien que ce ne fût qu'un instant), maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous avez été attristés de manière à vous repentir ; en effet vous avez été attristés selon Dieu, afin que sur aucun point vous n'éprouviez quelque dommage de notre part ; car la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit à un salut qu'on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Car, voici, le fait même d'avoir été attristés selon Dieu vous a inspiré, non seulement de l'empressement, mais une justification, mais de l'indignation, mais de la crainte, mais une vive impatience, mais du zèle, mais une vengeance ; à tous égards vous avez montré que vous étiez vous-mêmes innocents dans l'affaire. Aussi, quoique je vous aie écrit, ce n'était pas à cause de l'offenseur, et pas davantage à cause de l'offensé, mais c'était pour que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu. C'est pourquoi nous avons été consolés. Mais, outre notre consolation, nous avons été encore beaucoup plus réjouis par la joie de Tite, dont l'esprit a été tranquillisé par vous tous, car, si je me suis un peu enorgueilli devant lui à propos de vous, je n'ai pas eu à en rougir ; mais, de même que nous vous avons parlé de tout avec vérité, de même aussi l'orgueil que nous avons témoigné à votre sujet devant Tite est devenu une vérité, et son cœur redouble d'affection pour vous, quand il se rappelle votre universelle obéissance, car c'est avec crainte et tremblement que vous l'avez reçu. Je me réjouis d'être à tous égards rassuré sur vous.

Deuxième lecture

Hébreux 5

En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec. Nous avons là-dessus beaucoup de choses à vous dire, et elles sont difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus paresseux pour entendre. Et, en effet, vous, qui, depuis le temps, devriez, être des maîtres, vous avez derechef besoin que quelqu'un vous enseigne les rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; car quiconque en est encore au lait est sans expérience de la parole de justice ; car il est un enfant ; tandis que la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, grâce à la capacité qu'ils ont acquise, ont les sens exercés à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Deuxième lecture

Actes 13:13-43

Après s'être embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons vinrent à Perge de Pamphylie. Mais Jean, s'étant séparé d'eux, retourna à Jérusalem. Pour eux, ayant, depuis Perge, poursuivi leur route, ils vinrent à Antioche de Pisidie, et, étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s'assirent. Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur firent faire ce message : « Frères, si vous avez quelque parole d'exhortation à adresser au peuple, parlez. » Et Paul, s'étant levé et ayant fait signe de la main, dit : « Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez : Le Dieu du peuple d'Israël S'est choisi nos pères, et Il a relevé le peuple pendant qu'il vivait en étranger dans le pays d'Egypte, et Il l'en a fait sortir à bras élevé, et, pendant environ quarante ans, Il s'est accommodé à eux dans le désert ; après avoir anéanti sept nations dans le pays de Chanaan, Il les a mis en possession de leur territoire, pendant environ quatre cent cinquante ans ; et, après cela, Il leur donna des juges jusques à Samuel le prophète. Ce fut alors qu'ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fil de Kis, membre de la tribu de Benjamin, pendant quarante ans ; puis, l'ayant détrôné, Il leur suscita David pour roi, auquel Il a rendu témoignage en disant : « J'ai trouvé David fils de Jessé selon Mon cœur, il fera toute Ma volonté. » C'est de la postérité de celui-ci que Dieu, selon Sa promesse, a fait sortir Jésus pour être le sauveur d'Israël, après que Jean eut prêché, avant son avènement, un baptême de repentance à tout le peuple d'Israël. Et, comme Jean achevait sa course, il disait : « Ce que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais, voici, il en vient un après moi, des pieds duquel je ne suis pas digne de délier la chaussure. » Frères, fils de la race d'Abraham, vous qui parmi eux craignez Dieu, c'est à nous que la parole de ce salut a été envoyée ; car ceux qui habitent Jérusalem et leurs chefs l'ayant méconnu, ils ont aussi, en le condamnant, accompli les déclarations des prophètes qui se lisent chaque sabbat, et, sans avoir trouvé aucun motif de mort, ils ont prié Pilate de le faire périr ; puis, quand ils eurent accompli tout ce qui a été écrit de lui, ils le placèrent, après l'avoir ôté de la croix, dans un sépulcre ; mais Dieu l'a ressuscité des morts, et il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, lesquels sont ses témoins auprès du peuple. Et nous vous annonçons comme une bonne nouvelle, que la promesse faite à nos pères, Dieu l'a réalisée pour nos enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est aussi écrit dans le second Psaume : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui. » Mais, qu'il l'ait ressuscité des morts sans qu'il doive retomber encore dans la corruption, c'est ce qu'il dit en ces termes : « Je vous donnerai les choses saintes de David, qui sont certaines ; » c'est pourquoi dans un autre encore il dit : « Tu ne permettras pas que Ton saint voie la corruption. » En effet, quant à David, après avoir, par la volonté de Dieu, servi sa propre génération, il est mort et a été réuni à ses pères, et il a vu la corruption, tandis que celui que Dieu a ressuscité n'a pas vu la corruption. Qu'il vous soit donc notoire, frères, que c'est à cause de cela que la rémission des péchés vous est annoncée, et que c'est en lui que tout croyant est justifié de tout ce dont vous ne pouviez être justifiés sous la loi de Moïse. Prenez donc garde que ne survienne pas ce qui a été dit dans les prophètes : « Voyez, ô contempteurs, et soyez étonnés et disparaissez, parce que, de votre temps, s'opère une œuvre, une œuvre à laquelle vous ne croiriez certainement pas, si quelqu'un vous la racontait. » Or, comme ils sortaient, on leur demanda de répéter le sabbat suivant les mêmes choses ; puis, quand la congrégation se fut dispersée, plusieurs Juifs et prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui, s'adressant à eux, les persuadaient de s'attacher à la grâce de Dieu.

Deuxième lecture

1 Timothée 3:14-16

Je t'écris ces choses, tout en espérant te rejoindre avant peu, mais, si je tarde, afin que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, qui est l'église du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la vérité. Et, de l'aveu général, grand est le mystère de la piété : Celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l'esprit, il s'est montré aux anges, il a été prêché parmi les nations, on a cru en lui dans le monde, il a été enlevé dans la gloire ;

Évangile

Marc 8

En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia. Et aussitôt étant monté lui-même dans la barque avec ses disciples il vint dans le territoire de Dalmanountha. Et les pharisiens sortirent, et se mirent à discuter avec lui, réclamant de lui un signe qui vînt du ciel, afin de le mettre à l'épreuve. Et ayant profondément gémi en son esprit, il dit : « Pourquoi cette génération réclame-t-elle un signe ? En vérité je déclare qu'aucun signe ne sera donné à cette génération. » Et les ayant quittés, il se rembarqua et passa sur l'autre rive. Et ils oublièrent de prendre des pains, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Et il les exhortait fortement en disant : « Ayez soin d'être en garde contre le levain des pharisiens et contre le levain d'Hérode. » Et ils réfléchissaient entre eux sur ce qu'ils n'avaient pas de pains. Et s'en étant aperçu, il leur dit : « Pourquoi réfléchissez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et êtes-vous sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? Ayant des yeux ne voyez-vous pas ? Et ayant des oreilles n'entendez-vous pas ? Et ne vous souvenez-vous pas ? Quand je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien de corbeilles pleines de morceaux emportâtes-vous ? » Ils lui disent : « Douze. » « Quand les sept pour les quatre mille, combien de paniers remplis de morceaux emportâtes-vous ? » Et ils lui disent : « Sept. » Et il leur disait : « Comment ne comprenez-vous pas ? » Et ils arrivent à Bethsaïda. Et on lui amène un aveugle, et on le sollicitait afin qu'il le touchât. Et ayant pris la main de l'aveugle, il l'emmena hors du village, et ayant craché sur ses yeux, il lui demandait, après lui avoir imposé les mains, s'il voyait quelque chose. Et ayant regardé, il disait : « Je vois les hommes ; car je vois comme des arbres qui marchent. » Ensuite il plaça derechef les mains sur ses yeux, et il vit clair, et il fut guéri et il apercevait nettement toutes choses. Et il le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre pas même dans le village. » Et Jésus sortit pour se rendre, ainsi que ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et chemin faisant il interrogeait ses disciples, en leur disant : « Qui disent les gens que je suis ? » Et eux lui dirent : « Jean le baptiste, et d'autres, Elie, et d'autres, l'un des prophètes. » Et il leur demandait : « Mais vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre lui réplique : « Tu es le Christ. » Et il leur fit des remontrances, afin qu'ils ne parlassent de lui à personne. Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût réprouvé par les anciens et les grands prêtres et les scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'au bout de trois jours il ressuscitât. Et il proférait ce discours avec assurance. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à lui faire des remontrances. Mais lui, s'étant retourné, et ayant vu ses disciples, adressa des remontrances à Pierre, et dit : « Va-t-en arrière de moi, Satan, car tu ne penses pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. »

Prière du soir — deuxième lecture

2 Pierre 3

Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre, dans laquelle, comme dans l'autre, je ranime par le ressouvenir la pureté de vos pensées, afin que vous vous rappeliez les paroles ci-devant proférées par les saints prophètes et le commandement du seigneur et sauveur transmis par vos apôtres, sachant avant tout que dans les derniers jours des railleurs viendront armés de raillerie, qui suivront leurs propres convoitises, et qui diront : « Que devient la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères sont morts tout continue à subsister comme dès le commencement de la création. » En effet ils oublient volontairement que jadis ont existé des cieux, et une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau par la parole de Dieu et qu'en cet état le monde d'alors, submergé par l'eau, a été détruit ; tandis que les cieux actuels et la terre sont conservés par la même parole, tenus en réserve pour le feu, étant gardés pour le jour du jugement et de la perdition des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas oublier, bien-aimés : c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ; le Seigneur ne tarde point dans l'accomplissement de la promesse, comme le pensent certaines gens, mais Il use de patience envers vous, ne voulant point que quelques-uns périssent, mais que tous viennent à résipiscence. Or, le jour du Seigneur viendra comme un voleur, et alors les cieux disparaîtront avec fracas, tandis que les éléments embrasés se dissoudront ainsi que la terre, et les œuvres qu'elle renferme seront découvertes. Puisque toutes ces choses doivent ainsi se dissoudre, quels ne faut-il pas être par la sainteté de la conduite et par la piété, attendant et hâtant l'avènement de la journée de Dieu, à cause de laquelle les cieux enflammés se dissoudront, et les éléments embrasés doivent se fondre ? Mais selon Sa promesse nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. C'est pourquoi, bien-aimés, efforcez-vous, dans cette attente, d'être trouvés par Lui sans tache et sans reproche dans la paix. Regardez aussi comme une occasion de salut la patience de notre Seigneur, selon que notre bien-aimé frère Paul, suivant la sagesse qui lui a été donnée, vous l'a aussi écrit comme dans toutes les autres lettres où il parle de ces choses, et où il se trouve quelques points difficiles à comprendre, que les ignorants et ceux qui ne sont pas affermis pervertissent pour leur propre perdition, comme le reste des écritures. Pour vous donc, bien-aimés, que vos prévisions vous mettent sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des pervers vous ne perdiez votre ferme assiette ; mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. Qu'à lui soit la gloire, et maintenant, et pour le jour d'éternité !

Évangile

Matthieu 1:1-17

Table généalogique de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; Juda engendra de Thamar Pharès et Zaré ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon engendra Boes de Rachab ; Boes engendra Jobed de Ruth ; Jobed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asaph ; Asaph engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ; Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amos ; Amos engendra Josias ; Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la déportation de Babylone. Après la déportation de Babylone Jéchonias engendre Sélathiel ; Sélathiel engendre Zorobabel ; Zorobabel engendre Abioud ; Abioud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Élioud ; Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle naquit Jésus qui est appelé Christ. Toutes les générations forment donc d'Abraham jusques à David, quatorze générations, et de David jusques à la déportation de Babylone, quatorze générations, et de la déportation de Babylone jusques au Christ, quatorze générations.

Évangile

Matthieu 13:53-58

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, qu'il s'éloigna de là, et s'étant rendu dans sa patrie, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient stupéfaits, et qu'ils disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s'appelle pas Marie, et ses frères, Jacques et Joseph et Simon et Judas ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité.

Évangile

Matthieu 27

Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla. Or il y avait là Marie la Magdalène et l'autre Marie, assises en face du tombeau. Mais le lendemain, qui suit la préparation, les grands prêtres et les pharisiens se réunirent auprès de Pilate, en disant : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, pendant qu'il vivait encore : « Au bout de trois jours je dois ressusciter. » Ordonne donc que le tombeau soit protégé jusques au troisième jour, de peur que les disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette nouvelle imposture sera pire que la première. » Pilate leur dit : « Prenez une garde ; allez, protégez-le comme vous l'entendez. » Or s'en étant allés, ils mirent le tombeau, après avoir scellé la pierre, sous la protection de la garde.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.