Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre : l'impudicité, l'impureté, la luxure, la mauvaise convoitise, et la cupidité qui est une idolâtrie, toutes choses, à cause desquelles survient la colère de Dieu. C'est en elles que, vous aussi, vous avez marché naguère, lorsque vous viviez au milieu de ces choses ; mais, maintenant, vous aussi, vous avez rejeté toutes ces choses : colère, emportement, malice, calomnie, langage grossier, les éloignant de votre bouche. N'usez pas de mensonge les uns envers les autres, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions, et vous étant revêtus du nouveau qui est renouvelé, quant à la connaissance, selon l'image de Celui qui l'a créé, et où il n'y a ni Grec ni Juif, ni circoncision ni incirconcision, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre, mais où Christ est tout et en tous.
Première lecture
Alors il m'emmena au parvis extérieur par le chemin du nord, et me conduisit aux chambres qui étaient vis-à-vis de l'aire fermée et vis-à-vis de l'édifice, au nord, là où à la porte du nord il y avait une longueur de cent coudées, et une largeur de cinquante coudées, vis-à-vis des vingt du parvis intérieur, et vis-à-vis du pavé du parvis extérieur, où les appartements étaient contigus en trois étages. Or, devant les chambres, il y avait une allée de dix coudées de largeur, et une voie d'une coudée menait à l'intérieur, et leurs portes donnaient au nord. Et les chambres supérieures étaient plus étroites (car les appartements latéraux leur enlevaient de la place) que les inférieures et celles du milieu de l'édifice. Car elles avaient bien trois étages, mais elles n'avaient point de colonnes, comme les colonnes des parvis ; aussi elles auraient occupé sur le sol un espace moins grand que celles du bas et du milieu. Et le mur qui régnait extérieurement le long des chambres, du côté du parvis extérieur au devant des chambres, avait cinquante coudées de longueur, car la longueur de ces chambres tournées vers le parvis extérieur était de cinquante coudées, mais du côté du temple, elle était de cent coudées. Et au-dessous de ces chambres était l'entrée de l'orient, quand on y venait du parvis extérieur. Dans la largeur du mur du parvis du côté de l'orient, devant l'aire fermée, et au front de l'édifice, il y avait aussi des chambres. Et devant elles il y avait une allée. Elles étaient semblables aux chambres qui donnaient au nord ; c'était la même longueur, la même largeur ; et toutes leurs issues, et leur disposition et leurs portes étaient semblables. Telles étaient aussi les portes des chambres situées au midi ; il y avait une porte à l'entrée de l'allée, une allée en face du mur construit du côté de l'orient, par où on y entrait. Et il me dit : « Les chambres du nord, les chambres du midi, qui sont devant l'aire fermée, sont des loges saintes où les prêtres mangeront les choses très saintes, quand ils s'approcheront de l'Éternel ; là ils déposeront les choses très saintes, savoir les offrandes et les victimes pour le péché et pour le délit, car le lieu est saint. Quand les prêtres entreront, ils ne devront pas passer du sanctuaire dans le parvis extérieur, mais déposer là les vêtements avec lesquels ils feront le service, car ils sont saints ; ils devront revêtir d'autres habits et ainsi s'approcher de ce qui est du peuple. Après avoir terminé la mesure de la maison intérieure, il m'emmena par le chemin de la porte qui donne à l'orient, et mesura le pourtour de la maison. Il mesura le côté oriental avec la perche, il y avait cinq cents perches à l'entour. Il mesura à la perche le côté du nord, il y avait cinq cents perches à l'entour. Il mesura aussi le côté du midi, il y avait cinq cents perches. Il se tourna du côté de l'occident, et mesura à la perche cinq cents perches. Il mesura la maison aux quatre vents ; elle était entourée d'un mur long de cinq cents, et large de cinq cents, pour séparer le sacré du profane.
Première lecture
Dits et faits de Néhémie, fils de Hachalia.Et il arriva au mois de Chisleu, de la vingtième année, comme j'étais dans Suse, la ville capitale, qu'alors vint Chanani, l'un de mes frères, ayant avec lui quelques hommes de Juda. Et je les interrogeai sur les Juifs, sur les réchappés qui étaient restés de la captivité, et sur Jérusalem. Et ils me dirent : Les restants qui ont survécu à la captivité sont là dans la province en une grande misère et dans l'opprobre, et le mur de Jérusalem est démoli, et ses portes brûlées au feu. Et lorsque j'entendis ce récit, je m'assis et pleurai, et je fus dans le deuil plusieurs jours, et je jeûnai et fis ma prière devant le Dieu des Cieux, et je dis : Ah ! Éternel, Dieu des Cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et ta grâce à ceux qui t'aiment et gardent tes commandements ! Que ton oreille soit donc attentive et tes yeux ouverts pour ouïr la prière de ton serviteur que je porte devant ta face à cette heure, jour et nuit pour les fils d'Israël, tes serviteurs, et la confession que je fais des péchés des enfants d'Israël, dont nous nous sommes rendus coupables envers toi ; moi aussi et la maison de mon père nous avons péché. Nous avons forfait à notre devoir envers toi, et n'avons point gardé les commandements, ni les statuts, ni les lois que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. Ah ! souviens-toi de la promesse que tu as fait prononcer par Moïse, ton serviteur, en ces termes : Si vous vous rebellez, je vous disséminerai parmi les peuples ; mais si vous revenez à moi et observez mes commandements et les mettez en pratique, quand vos bannis seraient à l'extrémité des Cieux, je vous y recueillerai et vous ramènerai au lieu que j'ai choisi pour y faire résider Mon Nom. Mais ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ton grand pouvoir et ta puissante main. Oh ! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs, qui sont disposés à craindre ton Nom, et accorde aujourd'hui le succès à tes serviteurs et fais-leur trouver grâce aux yeux de cet homme. Or j'étais échanson du roi.
Prière du matin — première lecture
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
But when the evening had come, his servants hurried to depart. Bagoas shut the tent outside, and dismissed those who waited from the presence of his lord. They went away to their beds; for they were all weary, because the feast had been long. But Judith was left alone in the tent, with Holofernes lying along upon his bed; for he was drunk with wine. Judith had said to her servant that she should stand outside her bedchamber, and wait for her to come out, as she did daily; for she said she would go out to her prayer. She spoke to Bagoas according to the same words. All went away from her presence, and none was left in the bedchamber, small or great. Judith, standing by his bed, said in her heart, O Lord God of all power, look in this hour upon the works of my hands for the exaltation of Jerusalem. For now is the time to help your inheritance, and to do the thing that I have purposed to the destruction of the enemies which have risen up against us. She came to the rail of the bed, which was at Holofernes’ head, and took down his scimitar from there. She drew near to the bed, took hold of the hair of his head, and said, “Strengthen me, O Lord God of Israel, this day.” She struck twice upon his neck with all her might, and took away his head from him, tumbled his body down from the bed, and took down the canopy from the pillars. After a little while she went out, and gave Holofernes’ head to her maid; and she put it in her bag of food. They both went out together to prayer, according to their custom. They passed through the camp, circled around that valley, and went up to the mountain of Bethulia, and came to its gates. Judith said afar off to the watchmen at the gates, “Open, open the gate, now. God is with us, even our God, to show his power yet in Israel, and his might against the enemy, as he has done even this day.” It came to pass, when the men of her city heard her voice, they made haste to go down to the gate of their city, and they called together the elders of the city. They all ran together, both small and great, for it was strange to them that she had come. They opened the gate and received them, making a fire to give light, and surrounded them. She said to them with a loud voice, “Praise God! Praise him! Praise God, who has not taken away his mercy from the house of Israel, but has destroyed our enemies by my hand tonight!” Then she took the head out of the bag and showed it, and said to them, “Behold, the head of Holofernes, the chief captain of the army of Asshur, and behold, the canopy, in which he laid in his drunkenness. The Lord struck him by the hand of a woman. And as the Lord lives, who preserved me in my way that I went, my countenance deceived him to his destruction, and he did not commit sin with me, to defile and shame me.” All the people were exceedingly amazed, and bowed themselves, and worshipped God, and said with one accord, “Blessed are you, O our God, which have this day brought to nothing the enemies of your people.” Ozias said to her, “Blessed are you, daughter, in the sight of the Most High God, above all the women upon the earth; and blessed is the Lord God, who created the heavens and the earth, who directed you to cut off the head of the prince of our enemies. For your hope will not depart from the heart of men that remember the strength of God forever. May God turn these things to you for a perpetual praise, to visit you with good things, because you did not spare your life by reason of the affliction of our race, but avenged our fall, walking a straight way before our God.” And all the people said, “Amen! Amen!”
Épître
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
All these things are the book of the covenant of the Most High God, Even the law which Moses commanded us for a heritage to the assemblies of Jacob. It is he that makes wisdom abundant, as Pishon, And as Tigris in the days of new fruits; That makes understanding full as Euphrates, And as Jordan in the days of harvest; That makes instruction to shine forth as the light, As Gihon in the days of vintage. The first man knew her not perfectly; And in like manner the last has not traced her out. For her thoughts are filled from the sea, And her counsels from the great deep. And I came out as a stream from a river, And as a conduit into a garden. I said, I will water my garden, And will water abundantly my garden bed; And, behold, my stream became a river, And my river became a sea.
Première lecture
Et après ces choses il arriva que Dieu mit Abraham à l'épreuve ; et Il lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Et Il dit : Eh bien ! prends ton fils, ton unique, que tu aimes, Isaac, et va-t'en au pays de Moriah, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva Je matin et bâta son âne, et prit deux de ses valets avec lui, et Isaac, son fils, et il fendit du bois pour l'holocauste, et il se leva et prit son chemin vers le lieu que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour Abraham, levant les yeux, aperçut le lieu de loin. Alors Abraham dit à ses valets : Restez ici avec l'âne, et moi et l'enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons, puis nous vous rejoindrons. Puis Abraham prit le bois de l'holocauste, et en chargea Isaac, son fils, et il prit en sa main le feu et le couteau ; et ils s'acheminèrent les deux ensemble. Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il répondit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici bien le feu et le bois ; mais où est la victime pour l'holocauste ? Et Abraham répondit : Dieu verra à se trouver la victime pour l'holocauste, mon fils. Puis ils cheminèrent les deux ensemble. Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit, et Abraham y éleva l'autel, et disposa le bûcher, et lia Isaac, son fils, et le plaça sur l'autel par dessus le bûcher. Et Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Et il dit : Ne porte pas la main sur l'enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. Alors Abraham leva les yeux et regarda, et voilà que derrière lui un bélier était pris par les cornes dans le hallier, et Abraham alla prendre le bélier, et il l'offrit en holocauste à la place de son fils. Et Abraham donna à ce lieu le nom de : L'Éternel verra ; d'où vient l'expression d'aujourd'hui : A la montagne de l'Éternel Il se rendra visible. Et l'ange de l'Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux et dit : Je jure par moi-même, déclare l'Éternel, que parce que tu as accompli cet acte, et n'as point refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité sera maîtresse de la porte de ses ennemis. Et toutes les nations de la terre chercheront leur bénédiction dans ta postérité par la raison que tu as obéi à ma voix. Et Abraham rejoignit ses valets ; puis ils se levèrent, et gagnèrent ensemble Beerséba, et Abraham demeura à Beerséba. – Et sur ces entrefaites Abraham reçut un renseignement conçu en ces termes : Voici, Milca a aussi enfanté des fils à Nachor, ton frère : Uts, son premier-né, et Buz, son frère, et Kemuel, père d'Aram, et Chésed et Hazo et Pila:das et Jidlaph et Bethuel. Et Bethuel a engendré Rebecca : Ce sont là les huit enfants que Milca a enfantés à Nachor, frère d'Abraham. Et sa concubine, nommée Reumah, a aussi enfanté Tebach et Gaham et Thachas et Maacha.
Prière du matin — deuxième lecture
Or la Pâque et la fête des pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient de quelle manière ils pourraient par ruse s'emparer de lui et le mettre à mort ; car ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu'il n'y ait une émeute du peuple. » Et comme il se trouvait, à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table survient une femme tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de véritable nard, très précieux ; ayant brisé la fiole, elle la lui versa sur la tête. Mais il y avait là des gens qui s'indignaient entre eux : « Pourquoi cette profusion de parfum s'est-elle faite ? Car ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; » et ils le tançaient vertement. Mais Jésus dit : « Laissez-la faire ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a accompli une bonne œuvre en ma personne, en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, et quand vous le voudrez vous pouvez toujours leur faire du bien ; mais moi vous ne devez pas m'avoir toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait ; elle s'est occupée d'avance de parfumer mon corps pour ma sépulture. Or, en vérité je vous déclare que où que l'évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Et Judas Iscarioth, l'un des douze, se rendit auprès des grands prêtres pour le leur livrer ; ce qu'ayant ouï ils furent dans la joie, et ils promirent de lui donner de l'argent ; et il cherchait comment il aurait une bonne occasion de le livrer. Et le premier jour de la fête des pains sans levain, époque où l'on immolait la pâque, ses disciples lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dépêcha deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le, et où que ce soit qu'il entre, dites au chef de famille : « Le maître dit : Où est la chambre où je dois manger la pâque avec mes disciples ? » Et lui-même vous montrera une grande salle à manger garnie de lits, toute prête ; faites-y les préparatifs pour nous. » Et les disciples partirent et vinrent à la ville ; et ils trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose. Et ils arrivent dans un lieu dont le nom était Gétsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous-jusques à ce que j'aie prié. » Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être épouvanté et abattu, et il leur dit : « Mon âme est triste jusques à la mort ; demeurez ici et veillez. » Et s'étant un peu avancé, il tombait à terre, et il priait afin que, s'il était possible, le moment s'éloignât de lui, et il disait : Abba, père, tout T'est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; mais non pas ce que moi je veux, mais ce que Toi ! » Et il vient, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Simon, dors-tu ? Tu n'as pas pu veiller une seule heure ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » Et s'étant retiré derechef, il pria en répétant les mêmes paroles ; et étant revenu de nouveau, il les trouva endormis ; leurs yeux en effet étaient fort appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Et il revient pour la troisième fois, et il leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; il suffit ; l'heure est venue ; voici, le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs ; levez -vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et aussitôt, pendant qu'il parlait, survient Judas, un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les scribes et les anciens. Or celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » Et s'étant aussitôt approché de lui, il dit : « Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Quant à eux, ils mirent la main sur lui, et se saisirent de lui. Mais l'un des assistants ayant tiré l'épée frappa l'esclave du grand prêtre et lui enleva l'oreille. Et Jésus prenant la parole leur dit : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais près de vous dans le temple occupé à enseigner, et il ne se saisissait pas de moi ; mais c'est afin que les écritures fussent accomplies, » Et l'ayant abandonné ils s'enfuirent tous. Et un certain jeune homme le suivait, enveloppé d'un drap sur son corps nu, et on se saisit de lui ; mais ayant abandonné son drap, il s'enfuit tout nu. Et ils amenèrent Jésus auprès du grand prêtre ; et chez lui se réunissent tous les grands prêtres et les anciens et les scribes. Et Pierre l'avait suivi de loin jusques dans l'intérieur de la cour du grand prêtre, et il se tenait assis avec les valets, et il se chauffait auprès du feu. Or, les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient contre lui de faux témoignages, et les témoignages n'étaient pas d'accord. Et quelques individus s'étant présentés rendaient contre lui un faux témoignage, en disant : « Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. » Et même sur ce point-là leur témoignage n'était pas d'accord. Et le grand prêtre s'étant levé au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus en disant : « Ne réponds-tu rien ? Car ceux-ci témoignent contre toi. » Mais il gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l'interrogeait derechef et lui dit : « Es-tu le Christ, le fils de Celui qui est béni ? » Et Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. » Mais le grand prêtre ayant déchiré ses tuniques, dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème. Que vous en semble ? » Et ils jugèrent tous qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et à lui voiler le visage, et à le souffleter, et à lui dire : « Prophétise ; » et les valets le reçurent à coups de verges. Et pendant que Pierre était en bas dans la cour arrive une des servantes du grand prêtre, et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle lui dit, après l'avoir regardé : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » Mais il le nia en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce dont tu parles. » Et il se retira au dehors dans le vestibule. Et la servante l'ayant vu dit aux assistants : « Celui-ci est des leurs. » Mais il le niait de nouveau. Et un instant après les assistants disaient derechef à Pierre : « Vraiment tu es des leurs, car tu es aussi Galiléen. » Mais il se mit à proférer des anathèmes et à dire avec serment : « Je ne connais point cet homme dont vous parlez, » Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois, et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et cette pensée le faisait pleurer.
Psaume responsorial
Alléluia ! Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, ses louanges dans l'assemblée des saints ! Qu'Israël se réjouisse de son créateur, que les fils de Sion tressaillent pour leur Roi ! Qu'ils célèbrent son nom par des chœurs, et qu'ils Le chantent au son des cymbales et des harpes ! Car l'Éternel se complaît dans son peuple, Il donne aux affligés la parure du salut. Que les saints se réjouissent de la gloire, que sur leurs lits ils poussent des cris d'allégresse ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, et l'épée à deux tranchants dans leurs mains, pour exercer des vengeances sur les nations, et des châtiments sur les peuples ; pour lier leurs rois de chaînes, et leurs princes avec des ceps de fer ; pour exécuter sur eux la loi écrite ! C'est une gloire pour tous Ses saints. Alléluia !
Évangile
et qu'après en avoir célébré les divers jours, ils s'en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem, et ses parents ne s'en aperçurent point ; mais croyant qu'il était dans la caravane, ils firent une journée de chemin et ils le cherchaient parmi leurs parents et connaissances ; et ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Et il advint qu'au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le temple assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Et tous étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Et l'ayant vu, ils furent consternés, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi ainsi envers nous ? Voici, ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. » Et il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? » Et ils ne comprirent pas ce qu'il leur avait dit. Puis il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère retenait toutes choses en son cœur.
Psaume responsorial
Cantique graduel. De David.Sans l'Éternel qui nous fut secourable, (ainsi doit parler Israël) sans l'Éternel qui nous fut secourable, quand les hommes s'élevaient contre nous, ils nous auraient engloutis tout vivants, quand leur fureur s'enflammait contre nous ; alors les eaux nous auraient submergés, et aux torrents notre âme aurait succombé, alors notre âme aurait succombé aux eaux bouillonnantes. Béni soit l'Éternel, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! Notre âme s'est échappée, comme l'oiseau du filet de l'oiseleur ; le filet fut rompu, et nous nous échappâmes, Notre secours est dans le nom de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Sus ! bénissez l'Éternel, vous tous les serviteurs de l'Éternel, qui pendant les nuits êtes debout dans sa maison ! Elevez vos mains vers son Sanctuaire, et bénissez l'Éternel ! Et de Sion l'Éternel te bénira, Lui qui a créé les Cieux et la terre.
Psaume responsorial
Cantique graduel. De David.Voyez ! qu'il est beau, qu'il est doux que des frères vivent ainsi dans l'union ! Telle l'huile exquise, qui de la tête descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, qui descend jusqu'au bord de son vêtement ; telle la rosée de l'Hermon, et celle qui descend sur les montagnes de Sion ! Car c'est là que l'Éternel envoie bénédiction et vie pour l'éternité.
Prière du soir — première lecture
Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.
Judith said to them, “Hear me now, my kindred, and take this head, and hang it upon the battlement of your wall. It will be, so soon as the morning appears, and the sun comes up on the earth, you shall each take up his weapons of war, and every valiant man of you go out of the city. You shall set a captain over them, as though you would go down to the plain toward the watch of the children of Asshur; but you men shall not go down. These shall take up their full armor, and shall go into their camp and rouse up the captains of the army of Asshur. They will run together to Holofernes’ tent. They won’t find him. Fear will fall upon them, and they will flee before your face. You men, and all that inhabit every coast of Israel, shall pursue them and overthrow them as they go. But before you do these things, summon Achior the Ammonite to me, that he may see and know him that despised the house of Israel, and that sent him to us, as it were to death. And they called Achior out of the house of Ozias; but when he came, and saw the head of Holofernes in a man’s hand in the assembly of the people, he fell upon his face, and his spirit failed. But when they had recovered him, he fell at Judith’s feet, and bowed down to her, and said, “Blessed are you in every tent of Judah, and in every nation, which hearing your name will be troubled. Now tell me all the things that you have done in these days.” And Judith declared to him in the midst of the people all the things that she had done, from the day that she went out until the time that she spoke to them. But when she finished speaking, the people shouted with a loud voice, and made a joyful noise in their city. But when Achior saw all the things that the God of Israel had done, he believed in God exceedingly, and circumcised the flesh of his foreskin, and was joined to the house of Israel, to this day. But as soon as the morning arose, they hanged the head of Holofernes upon the wall, and every man took up his weapons, and they went forth by bands to the ascents of the mountain. But when the children of Asshur saw them, they sent word to their leaders; but they went to their captains and tribunes, and to every one of their rulers. They came to Holofernes’ tent, and said to him that was over all that he had, “Wake our lord up, now; for the slaves have been bold to come down against us to battle, that they may be utterly destroyed.” Bagoas went in, and knocked at the outer door of the tent; for he supposed that he was sleeping with Judith. But when no one listened to him, he opened it, and went into the bedchamber, and found him cast upon the threshold dead, and his head had been taken from him. He cried with a loud voice, with weeping and groaning and a mighty cry, and tore his garments. He entered into the tent where Judith lodged, and he didn’t find her. He leaped out to the people, and cried aloud, “The slaves have dealt treacherously! One woman of the Hebrews has brought shame upon the house of king Nebuchadnezzar; for, behold, Holofernes lies upon the ground, and his head is not on him!” But when the rulers of the army of Asshur heard the words, they tore their coats, and their soul was troubled exceedingly. There was a cry and an exceedingly great noise in the midst of the camp.
Deuxième lecture
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
Deuxième lecture
Et je vis un ange descendre du ciel, tenant la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Et il se saisit du dragon, l'ancien serpent, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans ; et il le jeta dans l'abîme, et il l'enferma et le scella d'une manière permanente, afin qu'il n'égarât plus les nations, jusques à ce que les mille ans eussent été accomplis : après cela il faut qu'il soit délié pour un peu de temps. Et je vis des trônes ; et ils s'assirent dessus, et il leur fut donné d'exercer le jugement ; et je vis aussi les âmes de ceux auxquels on a fait la guerre à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux entre autres qui n'ont point adoré la bête ni son image, et qui n'ont pas reçu sa marque sur leur front ni sur leur main ; et ils vécurent et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans. Les autres morts ne vécurent point jusques à ce que les mille ans eussent été accomplis. C'est là la première résurrection. Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n'a aucune autorité sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils règnent avec lui pendant mille ans. Et, quand les mille ans auront été accomplis, Satan sera élargi de sa prison, et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les rassembler pour la guerre, eux dont le nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée, et du feu descendit du ciel et il les consuma ; et le diable qui les égare fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont aussi la bête et le faux prophète, et ils seront tourmentés jour et nuit aux siècles des siècles. Et je vis un grand trône blanc et Celui qui y était assis ; de devant la face duquel s'enfuirent la terre et le ciel, et pour eux on ne trouva pas de place. Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant debout devant le trône, et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert, qui est le livre de vie, et les morts furent jugés selon leurs œuvres d'après ce qui est écrit dans les livres ; et la mer rendit les morts qu'elle renferme, et la mort et le séjour des morts rendirent les morts qu'ils renferment, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est là la seconde mort, l'étang de feu. Et quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.
Deuxième lecture
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous.
Deuxième lecture
Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
Évangile
Jésus proféra ces paroles, puis, après avoir levé les yeux vers le ciel, il dit : « Père, l'heure est venue ! Glorifie Ton Fils, afin que Ton fils Te glorifie, selon que Tu lui as donné autorité sur toute chair, afin qu'à tous ceux que Tu lui as donnés, il donne la vie éternelle. Or voici ce qu'est la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent comme le seul véritable Dieu, et, comme Christ, Jésus que Tu as envoyé. Pour moi, je T'ai glorifié sur la terre, en achevant l'œuvre que Tu m'as donnée à faire ; et maintenant, à Ton tour, glorifie-moi, Père, auprès de Toi, par la gloire que je possédais auprès de Toi avant que le monde existât. J'ai manifesté Ton nom aux hommes que Tu m'as donnés du milieu du monde ; ils étaient tiens, et Tu me les as donnés, et ils ont gardé Ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que Tu m'as donné vient de Toi, car je leur ai donné les paroles que Tu m'as données, et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis issu d'auprès de Toi, et ils ont cru que c'est Toi qui m'as envoyé. C'est moi qui prie pour eux ; je ne prie point pour le monde, mais pour ceux que Tu m'as donnés, parce qu'ils sont tiens, (et tout ce qui est mien est tien, et ce qui est tien est mien), et que j'ai été glorifié en eux. Et je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde, et moi je vais vers Toi. Père saint ! maintiens-les fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous. Lorsque j'étais avec eux, je les maintenais fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, et je les ai gardés, et nul d'entre eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie. Mais maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils possèdent en eux-mêmes ma joie complète. C'est moi qui leur ai donné Ta parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne prie point pour que Tu les enlèves du monde, mais pour que Tu les garantisses du malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde ; consacre-les à la vérité ; Ta parole est la vérité. De même que Tu m'as envoyé dans le monde, moi, de mon côté, je les ai envoyés dans le monde ; et c'est pour eux que je me consacre moi-même, afin qu'eux aussi soient consacrés à la vérité. Mais ce n'est pas seulement pour ceux-là que je prie, mais encore pour ceux qui, par leur parole, croient en moi, afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi, afin qu'eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que c'est Toi qui m'as envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ; je suis en eux, et Tu es en moi, afin qu'ils arrivent à une parfaite unité, pour que le monde connaisse que c'est Toi qui m'as envoyé, et que Tu les a aimés comme Tu m'as aimé. Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis eux aussi y soient avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la création du monde, Père juste ! Et le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est Toi qui m'as envoyé ; et je leur ai fait connaître Ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont Tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux ! »
Prière du soir — deuxième lecture
Or c'est moi-même Paul, qui vous exhorte, au nom de la mansuétude et de la clémence de Christ, moi qui parmi vous me montre sous d'humbles apparences, il est vrai, tandis qu'absent je prends envers vous un ton d'assurance ; mais je vous prie que je n'aie pas, en étant présent, à prendre ce même ton avec la hardiesse dont je me propose d'user contre certaines gens qui nous regardent comme marchant selon la chair. En effet, si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair ; car les armes de notre guerre ne sont pas charnelles, mais puissantes, grâces à Dieu, pour la destruction des ouvrages ennemis, en sorte que nous détruisons toute conception et tout rempart qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et que nous rendons toute pensée prisonnière de l'obéissance de Christ, et que nous sommes prêts à punir toute espèce de désobéissance, quand votre obéissance sera devenue parfaite. Est-ce aux apparences que vous vous arrêtez ? Si quelqu'un croit posséder l'assurance d'appartenir à Christ, qu'il réfléchisse aussi en lui-même que, de même qu'il appartient à Christ, nous aussi, nous lui appartenons ; car, quand même je me serais enorgueilli, un peu plus qu'il ne faut, de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je n'aurai point à en rougir, afin que je ne paraisse pas chercher à vous effrayer par mes lettres. On dit en effet : « ses lettres sont, il est vrai, sévères et fortes, mais, quand il est présent, sa personne est faible et sa parole méprisée. » Que celui qui parle delà sorte réfléchisse que, tels nous sommes en paroles par nos lettres lorsque nous sommes absents, tels aussi nous sommes par le fait quand nous sommes présents ; car je n'ose point nous confondre ou nous comparer avec quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes ; mais, en se mesurant eux-mêmes à eux-mêmes, et en se comparant eux-mêmes à eux-mêmes, ils se montrent sans intelligence ; mais, pour nous, nous ne nous enorgueillirons point hors de toute mesure, ce sera au contraire selon la mesure des limites au dedans desquelles Dieu nous a assigné notre lot, de manière à venir aussi jusques à vous. Est-ce qu'en effet, comme si nous ne venions pas à vous, nous dépassons nos limites ? Mais c'est bien aussi jusques à vous que nous sommes parvenus en prêchant l'évangile de Christ, loin de nous enorgueillir, hors de toute mesure, de travaux étrangers, mais ayant l'espérance, notre foi allant croissant, de grandir de plus en plus à vos yeux, sans sortir de nos limites, en portant la bonne nouvelle plus loin que vous, non en nous enorgueillissant, dans des limites étrangères, d'un travail déjà fait. Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur.
Évangile
Pendant qu'ils poursuivaient leur route, il entra lui-même dans un village. Or une femme nommée Marthe le reçut ; et elle avait une sœur appelée Marie, qui, se tenant aussi assise aux pieds du seigneur, écoutait ses paroles. Mais Marthe se laissait distraire par beaucoup d'occupations, et elle vint dire à Jésus : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse toute l'occupation ? Dis-lui donc de me seconder. » Mais Jésus lui répliqua : « Marthe, Marthe, tu te fais des soucis et tu t'agites pour beaucoup de choses, mais il n'est besoin que de peu de choses, ou plutôt d'une seule ; en effet, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »
Évangile
Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! »
Évangile
Et il advint, pendant qu'il était lui-même en prière en quelque endroit, que, lorsqu'il eut fini, l'un de ses disciples lui dit : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean aussi l'a enseigné à ses disciples. » Or il leur dit : « Quand vous priez, dites : « Père, que Ton nom soit sanctifié ; que Ton royaume vienne ; donne-nous chaque jour le pain de notre subsistance, et remets-nous nos péchés, car nous aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous expose pas à la tentation. » Et il leur dit : « Lequel de vous, ayant un ami et s'étant rendu auprès de lui sur le minuit pour lui dire : « Ami, prête-moi trois pains, parce qu'un mien ami venant de voyage est arrivé chez moi, et je n'ai rien à lui offrir ; et l'autre lui ayant répondu de l'intérieur : « Ne me dérange pas, ma porte est déjà fermée, et mes petits enfants sont au lit avec moi, je ne puis pas me lever pour t'en donner… » Je vous déclare que, quoiqu'il ne se lève pas pour lui en donner comme étant son ami, du moins à cause de son indiscrétion il se lèvera pour lui en donner autant qu'il en demande. Eh bien, moi je vous dis, demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; heurtez et on vous ouvrira ; car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et à celui qui heurte, on ouvre. Quel est parmi vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place d'un poisson, lui donnera un serpent ? Ou encore, qui, s'il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il l'Esprit saint à ceux qui le Lui demandent ? » Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! » Or comme la foule grossissait, il se mit à dire : « Cette génération est méchante ; elle réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas ; car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninévites, de même le fils de l'homme en sera aussi un pour cette génération. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec les hommes de cette génération, et elle les condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas, Personne, après avoir allumé une lampe, ne la place dans un souterrain, ni sous le boisseau, mais sur son support, afin que ceux qui entrent en voient la lumière. Ton œil est la lampe du corps ; quand ton œil est sain, tout ton corps aussi est illuminé, mais quand il est malade, ton corps aussi est ténébreux. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Si donc tout ton corps est illuminé, n'ayant rien de ténébreux, il sera entièrement illuminé, comme lorsque la lampe t'éclaire par son rayonnement. » Or, pendant qu'il parlait, un pharisien le sollicite de faire collation chez lui ; et y étant entré il se mit à table. Ce que le pharisien ayant vu, il fut étonné de ce qu'il ne s'était pas d'abord lavé avant la collation. Mais le seigneur lui dit : « Maintenant vous autres pharisiens vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais votre dedans est rempli de rapine et de méchanceté. Insensés ! Est-ce que Celui qui a fait le dehors n'a pas fait aussi le dedans ? Eh bien, donnez-en le contenu en aumônes, et voici, tout est net pour vous. Mais malheur à vous, pharisiens, car vous payez la dîme de la menthe, et de la rue, et de toutes les plantes potagères, et vous méprisez le jugement et l'amour de Dieu. Mais ce sont ces choses-ci qu'il fallait pratiquer, sans toutefois négliger celles-là. Malheur à vous, pharisiens, car vous aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous, car vous êtes comme les sépulcres masqués, et les hommes en marchant dessus ne s'en doutent pas. » Or un des légistes prenant la parole, lui dit : « Maître, en parlant de la sorte tu nous insultes aussi. » Mais il dit : « Malheur aussi à vous autres légistes, car vous chargez les hommes de fardeaux intolérables, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d'un seul de vos doigts. Malheur à vous, car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont fait mourir ! Vous donnez donc votre témoignage et votre approbation aux œuvres de vos pères, car, tandis que de leur côté ils les ont fait mourir, du vôtre vous bâtissez ! C'est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, dont ils tueront les uns et poursuivront les autres, afin qu'on redemande compte à cette génération du sang de tous les prophètes, versé dès la fondation du monde, depuis le sang d'Abel jusques au sang de Zacharie qui fut mis à mort entre l'autel et la maison. Oui, je vous le déclare, on en demandera compte à cette génération. Malheur à vous légistes, car vous avez enlevé la clef de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés et vous avez empêché ceux qui voulaient entrer. » Et après qu'il fut sorti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à l'obséder d'une manière terrible, et à le presser de questions, en lui dressant des pièges, pour attraper quelque parole sortie de sa bouche.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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