Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Car l'Éternel prend pitié de Jacob et fait de nouveau choix d'Israël, et Il les rétablira dans leur pays. Et les étrangers se joindront à eux, et se rattacheront à la maison de Jacob. Et les peuples les prendront et les ramèneront dans leur séjour, et la maison d'Israël se les appropriera dans le pays de l'Éternel, comme serviteurs et servantes, et ils feront prisonniers ceux qui les firent prisonniers, et ils domineront sur leurs oppresseurs. Et quand l'Éternel aura fait succéder pour toi le repos à ta peine, à ton tourment et à la dure servitude à laquelle tu fus asservi, alors tu diras cette chanson sur le roi de Babel, en ces mots : « Comment a fini le tyran, a cessé l'oppression ? L'Éternel a brisé le bâton des impies, la verge des dominateurs, qui frappait les peuples avec emportement de coups sans relâche, et faisait subir aux peuples avec fureur un empire sans frein. Toute la terre est en repos et en paix ; on éclate en cris d'allégresse. Les cyprès aussi, les cèdres du Liban disent, pleins de joie : Depuis que tu es gisant, personne ne monte pour nous abattre. – Dans les régions inférieures l'Enfer s'émeut pour t'accueillir à ton approche, il fait avancer au-devant de toi les ombres, tous les puissants de la terre, et lever de leurs trônes tous les rois des nations ; tous ils prennent la parole et te disent : Te voilà débile ainsi que nous, tu nous es assimilé ! Dans l'Enfer ta pompe est descendue, avec le bruissement de tes harpes ; sous toi des vers forment ta litière, et la pourriture est ta couverture. – Comme tu es précipité du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! comme tu es abattu par terre, toi qui écrasais les peuples ! Et toi, tu disais en ton cœur : Je veux monter aux Cieux, par delà les étoiles de Dieu élever mon trône, et siéger sur la Montagne de l'Assemblée au fond du septentrion :
Première lecture
Et la parole de l'Éternel fut adressée pour la seconde fois à Jonas en ces mots : Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et proclames-y la proclamation que je vais te dire. Alors Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de l'Éternel. Or Ninive était une grande ville devant Dieu, ayant trois jours de marche. Et Jonas commença à faire dans la ville une journée de marche, et fit la proclamation en ces mots : Encore quarante jours et Ninive est détruite. Et les gens de Ninive crurent Dieu, et ils publièrent un jeûne, et ils se revêtirent tous du cilice et les grands et les petits. Et lorsque le bruit en parvint au roi de Ninive, il se leva de son trône et déposa son manteau, et se couvrit du cilice, et s'assit sur la cendre. Et il fit crier et dire dans Ninive, de par le roi et ses grands, ces paroles : Que les hommes et les animaux, le bétail et les troupeaux ne goûtent de rien, ne paissent point et ne boivent point d'eau ! et que les hommes et les bestiaux soient recouverts du cilice ! que l'on crie à Dieu avec force ! et que chacun revienne de sa mauvaise voie et de l'injustice de ses mains ! Qui sait ? Dieu se repentira de nouveau ! Il reviendra de l'ardeur de sa colère, et nous ne périrons pas. Et Dieu voyant qu'ils en agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie, Dieu se repentit du mal qu'il avait parlé de leur faire, et Il ne le leur fit pas.
Première lecture
Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !
Prière du matin — première lecture
Révélation d'Ésaïe, fils d'Amots, qui lui fut révélée touchant Juda et Jérusalem, dans le temps d'Hosias, de Jotham, d'Achaz, d'Ézéchias, roi de Juda. Cieux, écoutez ! Terre, prête l'oreille ! car l'Éternel parle. J'ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont rebellés contre moi. Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître : Israël ne le connaît pas, mon peuple ne le distingue pas. Malheur à la nation pécheresse, à la nation chargée d'iniquité, à la race méchante, aux enfants dénaturés ! Ils ont abandonné l'Éternel, méprisé le Saint d'Israël, se sont retirés en arrière !… Où vous frapper encore, si vous ajoutez à vos rébellions ? La tête entière est malade, et le cœur entier dans le dépérissement. De la plante des pieds jusqu'à la tête rien n'y est sain ; c'est blessure, et contusion, et plaie vive, qui ne sont ni pansées, ni bandées, ni adoucies avec l'huile. Votre pays est désolé, vos villes brûlées au feu, et vos champs, sous vos yeux des étrangers les dévorent ; c'est une dévastation, comme quand des étrangers saccagent. Et la fille de Sion reste comme une hutte dans une vigne, comme une guérite dans un champ de concombres, comme une ville épargnée. Si l'Éternel des armées ne nous eût laissé un faible reste, nous étions pareils à Sodome, assimilés à Gomorrhe. Entendez la parole de l'Éternel, princes de Sodome ! Écoutez la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe ! Que me fait le nombre de vos sacrifices ? dit l'Éternel : j'ai à satiété des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux gras ; et au sang des taureaux et des agneaux et des boucs je ne prends point de plaisir. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? N'offrez plus d'oblations menteuses ! J'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes et les sabbats, la convocation de l'assemblée ; je ne souffre pas le crime et les fêtes solennelles. Vos nouvelles lunes et vos fêtes, mon âme les a en aversion ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter. Et quand vous tendez vos mains, je me cache les yeux devant vous ; même quand vous multipliez vos prières, je n'écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions, cessez de mal faire, apprenez à bien faire, recherchez la droiture, redressez l'iniquité, faites droit à l'orphelin, défendez la veuve ! Venez et plaidons, dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront tels que la laine. Si vous avez la volonté et l'obéissance, vous vous nourrirez des biens du pays ; mais si vous êtes rénitents et rebelles, de l'épée vous serez la proie, car la bouche de l'Éternel a parlé. Comment la cité fidèle s'est-elle changée en prostituée ? Elle était remplie d'équité, la justice y habitait, et maintenant des meurtriers ! Ton argent s'est changé en scories, ton vin a été coupé d'eau ; tes princes sont des rebelles et les compagnons des voleurs ; tous ils aiment les dons corrupteurs et recherchent les présents ; ils ne font pas droit à l'orphelin, et la cause de la veuve ne vient pas jusqu'à eux. Aussi, tel est l'arrêt du Seigneur, de l'Éternel des armées, du Fort d'Israël : Oui, je prendrai satisfaction de mes ennemis et me vengerai de mes adversaires. Et je porterai la main sur toi, et comme avec la potasse je fondrai tes scories, et ôterai tout le plomb qui est en toi ; et je te rendrai des juges tels que dans l'origine, et des conseillers tels qu'au commencement. Alors tu seras appelée Ville de la justice, Cité fidèle. Sion sera sauvée par la droiture, et ses [habitants] convertis par la justice ; mais ruine sur les rebelles et les pécheurs à la fois ! et ceux qui abandonnent l'Éternel périront. Car ils seront confus à cause des térébinthes que vous aimez, et vous rougirez à cause des jardins que vous chérissez ; car vous serez comme un térébinthe dont le feuillage est flétri, et comme un jardin privé d'eau. Et l'homme fort sera l'étoupe, et son œuvre l'étincelle, et ils brûleront l'un et l'autre ensemble, et personne qui éteigne.
Épître
Cela importe d'autant plus que, connaissant les circonstances, vous savez que c'est le moment de vous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que quand nous avons cru, la nuit s'avance et le jour s'approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière ; conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, fuyant les excès et les orgies, le libertinage et les débauches, les disputes et les jalousies. Revêtez-vous au contraire de Christ-Jésus, et ne soignez pas la chair de manière à éveiller ses convoitises.
Première lecture
Et Asa fit ce qui est bien et droit aux yeux de l'Éternel, son Dieu. Et il fit disparaître les autels de l'étranger et les tertres et il brisa les colonnes et mit en pièces les Astartés et enjoignit à Juda de chercher l'Éternel, Dieu de ses pères, et de pratiquer la Loi et le Commandement. Et il fit disparaître de toutes les villes de Juda les tertres et les colonnes solaires, et le pays fut en paix devant lui. Et il bâtit des places fortes en Juda, car le pays était tranquille et durant ces années il n'eut pas de guerre à soutenir, parce que l'Éternel lui donna du repos. Et il dit à Juda : Bâtissons ces villes et les entourons de murs et de tours, de portes et de verrous ; le pays est encore à notre discrétion, parce que nous avons cherché l'Éternel, notre Dieu, l'avons cherché, et Il nous a assuré le repos de la part de tous nos alentours. Ils bâtirent donc et réussirent. Et Asa avait une armée portant bouclier et lance, de Juda trois cent mille hommes, et de Benjamin deux cent quatre-vingt mille, portant la rondache et maniant l'arc, tous braves guerriers. Et contre eux s'avança Zérach, l'Ethiopien, avec une armée d'un million d'hommes et trois cents chars, et il pénétra jusqu'à Marésa. Et Asa sortit à sa rencontre, et ils se rangèrent en bataille dans la vallée de Tsephatha près de Marésa. Et Asa invoqua l'Éternel, son Dieu, et dit : Éternel, nul autre que toi ne peut intervenir comme aide entre un fort et un faible : sois notre aide, Éternel, notre Dieu ! car c'est toi que nous prenons pour appui et c'est en ton Nom que nous affrontons cette multitude ; Éternel, tu es notre Dieu ; que le mortel ne l'emporte pas sur loi. Alors l'Éternel défit les Ethiopiens devant Asa et devant Juda, et les Ethiopiens prirent la fuite. Et Asa avec la troupe qui était avec lui les poursuivit jusqu'à Gérar, et il tomba tant d'Éthiopiens que pas un n'eut la vie sauve ; car ceux-ci furent taillés en pièces devant l'Éternel et son armée. Et ils remportèrent un très grand butin. Et ils firent main basse sur toutes les villes autour de Gérar, car elles étaient sous la terreur de l'Éternel, et ils pillèrent toutes les villes, car il s'y trouvait beaucoup de butin. Et ils firent aussi main basse sur les tentes des troupeaux, et ils emmenèrent des brebis en quantité et des chameaux et regagnèrent Jérusalem. et tout Juda se réjouit du serment, car ils l'avaient prêté de tout leur cœur, et c'était de leur plein gré qu'ils le cherchaient, et Il se laissa trouver par eux, et l'Éternel leur donna paix de toutes parts.
Prière du matin — deuxième lecture
Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdalène vient de bon matin, pendant qu'il faisait encore obscur, vers le sépulcre, et elle voit la pierre enlevée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : « Ils ont enlevé le Seigneur du sépulcre, et nous ne savons où ils l'ont mis. » Pierre sortit donc, ainsi que l'autre disciple ; et ils se rendaient vers le sépulcre ; or ils couraient tous deux ensemble, et l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé il voit les bandelettes par terre ; cependant il n'entra pas. Arrive donc aussi Simon Pierre qui le suivait, et il entra dans le sépulcre. Et il voit les bandelettes par terre, et le linge qui avait été sur sa tête, non point par terre avec les bandelettes, mais roulé à part dans un coin. Alors donc entra aussi l'autre disciple qui, le premier, était arrivé au sépulcre, et il vit et il crut ; car ils n'avaient pas encore compris que, d'après l'Écriture, il fallait qu'il ressuscitât des morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Mais Marie se tenait dehors près du sépulcre en pleurant ; comme donc elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l'un à la tête, et l'autre aux pieds, là où avait été couché le corps de Jésus ; et ils lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Et elle leur dit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis. » Après avoir dit cela elle se retourna en arrière, et elle voit Jésus debout, et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, s'imaginant que c'est le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'irai prendre. » Jésus lui dit : « Marie ! » S'étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie, Maître. Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie la Magdalène vient annoncer aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. » Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qui est appelé Didymos, n'était pas avec eux quand Jésus vint ; les autres disciples lui disaient donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son flanc, je ne croirai point. » Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau renfermés, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu d'eux, et dit : « Paix pour vous ! » Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et regarde mes mains, et avance ta main, et mets-la dans mon flanc, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. » Thomas lui répliqua : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Jésus fit donc, en présence des disciples, encore beaucoup d'autres miracles, qui n'ont pas été écrits dans ce livre ; mais ceux-ci ont été écrits afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, et afin qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
Psaume responsorial
Au maître chantre. En schoschanim-edouth. Cantique d'Asaph.Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Devant Ephraïm et Benjamin et Manassé donne essor à ta puissance, et viens à notre aide ! O Dieu, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! Éternel, Dieu des armées, jusques à quand t'irriteras-tu, quand ton peuple prie ? Tu lui fais manger un pain trempé de larmes, et boire avec larmes une portion mesurée. Tu fais de nous une proie que nos voisins se disputent, et nos ennemis nous tournent en dérision. Dieu des armées, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! De l'Egypte tu retiras une vigne, tu expulsas les nations, et tu la plantas ; tu déblayas le sol devant elle, et elle poussa des racines, et remplit le pays ; les montagnes furent couvertes de son ombre, et ses pampres égalèrent les cèdres de Dieu ; elle étendit ses rameaux jusques à la mer, et ses jets jusques au Fleuve. Pourquoi as-tu abattu ses murailles, pour que tous les passants la vendangent ? De la forêt le sanglier vient la ravager, et les bêtes des champs, y brouter. Ah ! reviens, Dieu des armées, regarde des Cieux et vois, et visite cette vigne ! Protège ce que ta main a planté, et le fils que tu t'es choisi ! Elle est brûlée par le feu, elle est coupée : ils périssent à ton air menaçant. Protège de ta main l'homme, ouvrage de ta droite, le fils de l'homme que tu t'es choisi. Alors nous ne te quitterons pas ; rends-nous la vie, et nous invoquerons ton nom. Éternel, Dieu des armées, rétablis-nous, fais luire ta face, et nous serons sauvés !
Évangile
« Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les astres, et sur la terre de l'angoisse parmi les nations inquiètes du fracas de la mer et des flots, les hommes expirant de frayeur à l'attente de ce qui menace la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors ils verront le fils de l'homme venant dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Mais quand ces choses commenceront à se réaliser, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont commencé à pousser, vous savez d'après eux en les regardant que déjà l'été est proche. De même, vous aussi, quand vous aurez vu ces choses se réaliser, sachez que le royaume de Dieu est proche. En vérité je vous déclare que cette génération-ci ne disparaîtra certainement point, jusques à ce que tout se soit réalisé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront certainement point.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Biche de l'aurore ». Cantique de David.Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, te tenant à l'écart pour ne point m'être en aide, et ne point ouïr quand je crie à rugir ? Mon Dieu ! le jour, j'appelle, et tu ne réponds pas ; et la nuit, et je n'obtiens pas de repos. Cependant, tu es le Saint, les louanges d'Israël environnent ton trône, En toi nos pères mirent leur confiance, mirent leur confiance, et tu les délivras ; ils élevèrent leurs cris vers toi, et ils échappèrent ; ils se confièrent en toi, et ne furent point confondus. Mais moi, je suis un ver, et non plus un homme, l'opprobre des hommes, et le rebut du peuple. Je suis la dérision de tous ceux qui me voient ; ils grimacent de leurs lèvres, et hochent la tête, [disant :] « Il s'en remet à l'Éternel ; qu'il le sauve ! qu'il le délivre, puisqu'il lui est propice ! » Oui, tu m'as tiré du sein de ma mère, tu me donnais la sécurité auprès de sa mamelle ; je me reposai sur toi dès ma naissance, et dès le sein de ma mère tu as été mon Dieu. Ne sois pas loin de moi ! car l'angoisse est proche, car je suis sans secours. Des taureaux puissants m'environnent, les farouches troupeaux de Basan me cernent, ils ouvrent leurs gueules contre moi, ainsi que des lions dévorants, rugissants. Comme les eaux je m'écoule, et tous mes os se séparent ; mon cœur, comme de la cire, fond dans ma poitrine ; ma vigueur, comme un têt, s'est séchée, et ma langue s'attache à mon palais, et tu me couches dans la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, la bande des méchants m'enveloppe, {[}s'acharne] comme le lion, à mes mains et à mes pieds. Je compterais tous mes os ; et eux, ils regardent et repaissent leurs yeux. Ils se partagent mes vêtements, et ils tirent au sort mon manteau. Mais, toi, Éternel, ne t'éloigne pas ! toi, qui es ma force, accours à mon aide ! Arrache à l'épée mon âme, et aux chiens l'unique bien qui me reste ! Tire-moi de la gueule du lion, et contre les cornes des buffles garantis-moi. Alors je redirai ton nom à mes frères, et je te louerai au sein de l'assemblée. Vous qui craignez l'Éternel, louez-le ! Vous tous, race de Jacob, glorifiez-le, et tremblez devant lui, vous tous, race d'Israël ! Car Il ne rebuta point, ne dédaigna point la misère du misérable, et Il ne lui cacha point sa face, et Il écouta les cris qu'il élevait vers Lui. Tu seras chanté par moi dans la grande assemblée ; j'accomplirai mes vœux devant ceux qui te craignent. Les affligés prendront part au festin, et seront rassasiés, et ceux qui cherchent l'Éternel, chanteront ses louanges ; votre cœur vivra éternellement. Se rappelant ta mémoire, toutes les extrémités de la terre reviendront à toi, et toutes les tribus des peuples te rendront leur hommage ; car à l'Éternel est l'empire, et Il est le souverain des nations. Tous les riches de la terre prendront part au festin, et adoreront, et l'on verra s'agenouiller tous ceux qui sont sur la pente du tombeau, et ceux qui ne peuvent soutenir leur vie. La race future Le servira, et l'on parlera du Seigneur d'âge en âge ; il en viendra qui publieront sa justice, et raconteront à la race naissante qu'il fut agissant.
Psaume responsorial
Hymne de David. O bonheur de celui dont la faute est pardonnée, et le péché remis ! O bonheur de l'homme à qui l'Éternel n'impute point le crime, et dont le cœur est sans hypocrisie ! Tant que je fus muet, mes os se consumaient par mes soupirs de tout le jour. Car le jour et la nuit j'étais sous le poids de ta main, la sève de ma vie séchait, comme aux feux de l'été. (Pause) Je t'avouai mon péché, et ne cachai point mon crime ; je dis : Je veux à l'Éternel confesser mon forfait ! et tu pardonnas le crime de mon péché. (Pause) Aussi, que tout fidèle te prie dans le temps où l'on te trouve ! Seul, au débordement des grandes eaux, il n'en sera pas atteint. Tu es mon asile, tu me gardes contre l'angoisse, et tu m'entoures de chants de délivrance. (Pause) Je veux t'instruire et te montrer la voie qu'il te faut suivre ; je veux t'avertir, fixant mes yeux sur toi. Ne soyez pas comme le cheval et le mulet stupide, qui, sans la bride et le mors du frein qui les dompte, ne t'approcheraient pas. Il y a beaucoup de douleurs pour l'impie ; mais celui qui dans l'Éternel met sa confiance, est environné de sa grâce. Justes, que l'Éternel excite votre joie et vos transports, et chantez, vous tous dont le cœur est droit !
Psaume responsorial
Cantique graduel. De David.Je me réjouis, quand on me dit : Allons à la maison de l'Éternel ! Nos pieds s'arrêtent dans tes Portes, Jérusalem ! Jérusalem, bâtie comme une ville où les édifices se lient l'un à l'autre, rendez-vous des tribus, des tribus de l'Éternel, selon l'ordre donné à Israël, qui vient pour y louer le nom de l'Etemel ! Car des trônes y sont placés pour le siège de la justice, les trônes de la maison de David. Faites des vœux pour la prospérité de Jérusalem ! Heureux soient ceux qui t'aiment ! Que la paix soit dans tes murs, et la sécurité dans tes palais ! En faveur de mes frères et de mes amis, je veux implorer le salut pour toi ; en faveur de la maison de l'Éternel, notre Dieu, je demanderai pour toi le bonheur.
Prière du soir — première lecture
La parole qui fut révélée à Ésaïe, fils d'Amots, sur Juda et Jérusalem. Et il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l'Éternel aura ses fondements sur le sommet des montagnes, et s'élèvera au-dessus des éminences, et que tous les peuples y afflueront. Et des nations nombreuses s'achemineront en disant : « Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et Il nous enseignera ses voies, et nous suivrons ses sentiers ! » Car la Loi sortira de Sion, et la parole de l'Éternel de Jérusalem ; et Il sera le juge des peuples et l'arbitre de nations nombreuses : et ils forgeront leurs épées en hoyaux, et leurs lances en serpes ; un peuple contre un peuple ne lèvera plus l'épée, et ils n'apprendront plus la guerre. Maison de Jacob, venez, et marchons à la lumière de l'Éternel ! Car, [ô Éternel], tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et divinateurs comme les Philistins, et qu'ils donnent la main aux enfants de l'étranger : et son pays est plein d'argent et d'or, et ses trésors sont infinis ; et son pays est plein de chevaux, et ses chars sont innombrables ; et son pays est plein d'idoles ; ils se prosternent devant l'œuvre de leurs mains, devant ce qu'ont façonné leurs doigts. Mais l'homme sera abaissé et le personnage humilié, et tu ne saurais leur pardonner. Fuis dans les rochers et te cache dans la poussière, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté. Le fier regard de l'homme sera humilié, et l'orgueil du personnage abaissé, et l'Éternel en ce jour sera seul élevé. Car il est une journée de par l'Éternel des armées, contre tout ce qui est altier et élevé, et contre tout ce qui s'élève, afin qu'il soit humilié ; et contre tous les cèdres du Liban hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan, et contre toutes les montagnes élevées, et contre toutes les collines éminentes, et contre toutes les hautes tours, et contre toutes les fortes murailles, et contre tous les navires de Tarsis, et contre tout ce qui est d'un bel aspect. Et la fierté des hommes sera humiliée, et l'orgueil des personnages abaissé ; et l'Éternel en ce jour sera seul élevé ; et les idoles en entier disparaîtront. On s'enfoncera dans les cavernes des rochers et dans les grottes de la terre, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté, quand Il se lèvera pour terrifier la terre. En ce jour les hommes jetteront leurs idoles d'argent et leurs idoles d'or, qu'ils s'étaient faites pour les adorer, aux rats et aux chauves-souris, pour s'enfoncer dans les fentes des rochers et dans les gorges des montagnes, devant les terreurs de l'Éternel et devant l'éclat de sa majesté, quand Il se lèvera pour terrifier la terre. Cessez donc de compter sur l'homme, dans les narines duquel il n'y a qu'un souffle ; car quel cas faire de lui ?
Deuxième lecture
Que tous les esclaves qui sont sous le joug envisagent leurs propres maîtres comme dignes de tout respect, afin que le nom de Dieu et l'enseignement ne soient l'objet d'aucune calomnie ; et, d'un autre côté, que ceux qui ont des fidèles pour maîtres ne les méprisent pas parce que ce sont des frères, mais qu'ils les servent d'autant mieux que ceux qui profitent de leur bonne conduite sont des fidèles et des bien-aimés. Voilà ce que tu dois enseigner et prescrire. Si quelqu'un enseigne une autre doctrine, et n'adhère pas aux saines paroles de notre seigneur Jésus-Christ et à l'enseignement conforme à la piété, il est enflé d'orgueil, ne sachant rien, mais étant maladivement épris de disputes et de querelles de mots, d'où résultent l'envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d'hommes dont l'intelligence est corrompue, et qui sont privés de la vérité, parce qu'ils envisagent la piété comme une source de revenu. Il est vrai que la piété, accompagnée de contentement, est une grande source de revenu ; car nous n'avons rien apporté en ce monde, parce que nous n'en pouvons non plus rien emporter ; mais si nous avons de quoi vivre et nous couvrir, cela nous suffira ; tandis que ceux qui veulent s'enrichir tombent dans la tentation, et dans des pièges, et dans une foule de convoitises insensées et funestes qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition ; car l'amour de l'argent est la racine de tous les maux ; possédés de cette passion, certains hommes se sont détournés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de douleurs infinies. Mais, pour toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, mais recherche la justice, la piété, la foi, la charité, le support, la douceur ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait cette belle confession devant de nombreux témoins. Je t'enjoins, devant Dieu qui appelle toutes choses à l'existence, et devant Christ Jésus qui a prononcé devant Ponce Pilate cette belle confession, d'observer le commandement qui t'est fait, sans tache et sans reproche, jusques à l'apparition de notre seigneur Jésus-Christ, que manifestera, au temps convenable, le bienheureux et unique Souverain, le roi de ceux qui règnent, et le seigneur de ceux qui commandent, le seul qui possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, auquel appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen ! Enjoins aux riches dans le présent siècle de ne point s'enorgueillir, et de ne pas non plus fonder leur espoir sur l'incertitude de la richesse, mais sur Dieu qui nous procure richement toutes choses pour notre usage ; enjoins-leur de faire de bonnes actions, d'être riches en bonnes œuvres, d'être généreux, libéraux, s'amassant, pour l'avenir, un trésor établi sur un fondement solide, afin d'entrer en possession de la véritable vie. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les bavardages profanes et la polémique de la fausse science, dont font profession certains hommes qui se sont ainsi éloignés de la foi.Que la grâce soit avec vous !
Deuxième lecture
Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ. Vous avez en effet ouï parler de la conduite que j'ai tenue jadis dans le judaïsme, comment je poursuivais à outrance l'église de Dieu, et comment je la dévastais, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que plusieurs de mes compatriotes de mon âge, étant animé d'un beaucoup plus grand zèle pour les traditions de mes pères. Mais, quand Celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa grâce, jugea bon de me révéler intérieurement Son fils, afin que j'en annonçasse la bonne nouvelle parmi les Gentils, aussitôt, sans prendre conseil de la chair et du sang, sans me rendre non plus à Jérusalem auprès des apôtres qui m'ont précédé, je me rendis au contraire en Arabie, puis je revins à Damas. Ensuite, au bout de trois ans, je retournai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je restai quinze jours auprès de lui ; mais je ne vis aucun autre des apôtres, sauf Jacques le frère du Seigneur. Ce que je vous écris là, voici, devant Dieu, je ne mens point. Ensuite je me rendis en Syrie et en Cilicie. Cependant j'étais inconnu de visage aux églises de la Judée qui sont en Christ, seulement elles entendaient dire : « Notre ancien persécuteur prêche maintenant la bonne nouvelle de la foi que jadis il dévastait ; » et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
Deuxième lecture
rendant en même temps avec joie des actions de grâces au Père, qui vous a appelés et qui vous a rendus capables d'avoir part au lot des saints dans la lumière ; Lui, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et qui nous a transportés dans le royaume du fils de Son amour, en qui nous possédons la rédemption, le pardon de nos péchés ; qui est une image du Dieu invisible, premier-né de toute création, car c'est par lui qu'ont été créés toutes choses dans les cieux et sur la terre, les choses visibles et les choses invisibles, soit les trônes, soit les seigneuries, soit les dominations, soit les autorités ; toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; et lui-même existe avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui ; et lui-même est le chef du corps, de l'Église, lui qui en est le principe, comme premier-né d'entre les morts, afin qu'en toutes choses il occupe la première place. En effet Il a jugé bon que toute Sa plénitude habitât en lui, et de réconcilier par lui, en faisant la paix par le sang de sa croix, toutes choses avec Lui-même, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux,
Deuxième lecture
Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Évangile
Et quand le sabbat fut passé Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin de venir l'embaumer. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil venait de se lever. Et elles se disaient entre elles : « Qui est-ce qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du sépulcre ? » Et ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée ; car elle était très grande. Et étant arrivées au sépulcre, elles voient un jeune homme assis sur la droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent dans l'épouvante. Mais il leur dit : « Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le Nazarénien qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; voici la place où ils l'avaient mis. Mais allez, dites à ses disciples et à Pierre : « Il vous devance en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car la terreur et l'effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Or étant ressuscité sur le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdalène, de laquelle il avait chassé sept démons. Celle-ci s'en alla en informer ceux qui, ayant été avec lui, se trouvaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-ci, en entendant dire qu'il vivait et qu'il avait été vu par elles, furent incrédules. Mais après cela il se manifesta sous une autre forme à deux d'entre eux qui étaient en marche pour se rendre aux champs ; et ceux-ci s'en allèrent en informer les autres, mais ils ne crurent pas non plus ceux-ci. Mais enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table, et il leur fit honte de leur incrédulité et de leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient contemplé ressuscité des morts ; et il leur dit : « Allez dans le monde entier prêcher l'évangile à toute la création ; celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; mais celui qui n'aura pas cru sera condamné. Or voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents ; lors même qu'ils boiraient quelque breuvage mortel, il ne leur nuira certainement pas ; ils imposeront les mains aux malades, et ils guériront. » Ainsi donc, tandis que le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel et s'assit à la droite de Dieu, ceux-ci de leur côté s'en allèrent prêcher partout ; le Seigneur coopérant avec eux et confirmant la parole par les signes qui l'accompagnaient.]
Prière du soir — deuxième lecture
Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos, afin que personne ne donne, en tombant, le même exemple de désobéissance ; car la parole de Dieu est vivante, et évidente, et plus tranchante que toute épée à deux tranchants, et si pénétrante qu'elle divise l'âme et l'esprit, jusques dans les jointures et les moelles, et elle juge les pensées et les dispositions du cœur, et aucune créature ne lui est cachée ; mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de Celui avec qui nous avons affaire. Ayant donc un grand prêtre suprême qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, restons fermement attachés à notre confession ; car nous n'avons pas un grand prêtre qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, mais il a au contraire été tenté en toutes choses d'une manière semblable, sans pécher ; approchons-nous donc, avec une ferme assurance, du trône de la grâce, afin de recevoir, par la miséricorde et la grâce, un secours opportun.
Évangile
Le soir donc de ce premier jour de la semaine, et les portes de l'endroit où étaient les disciples étant closes par crainte des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d'eux, et il leur dit : « Paix pour vous ! » Et après avoir dit cela, il leur montra et ses mains et son flanc. Les disciples furent donc dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit donc derechef : « Paix pour vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Et après avoir dit cela il souffla et leur dit : « Recevez l'esprit saint ; à tous ceux dont vous aurez pardonné les péchés, ils leur sont pardonnés ; à tous ceux dont vous les retenez, ils sont retenus. »
Évangile
Mais il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David, car David lui-même a dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds ? David l'appelle donc seigneur ; eh bien, comment est-il son fils ? » Or, comme tout le peuple l'écoutait, il dit aux disciples : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves, et qui, par dissimulation, font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. »
Évangile
Lors donc que le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris que Jésus faisait et baptisait plus de disciples que Jean, (toutefois ce n'était pas Jésus lui-même qui baptisait, mais ses disciples), il quitta la Judée, et se rendit en Galilée. Or il fallait qu'il traversât la Samarie. Il arriva donc dans une ville de Samarie nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph son fils ; or là se trouvait la source de Jacob. Jésus donc fatigué du voyage s'était tout simplement assis près de la source ; c'était environ la sixième heure ; survient une femme samaritaine pour puiser de l'eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Car ses disciples étaient allés à la ville afin d'acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : « Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » — Les Juifs en effet ne frayent pas avec les Samaritains. Jésus lui répliqua : « Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais sollicité, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où as-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui lui-même en a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus lui répliqua : « Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; tandis que celui qui aura bu de l'eau que je lui donnerai n'aura certainement plus jamais soif, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qui est appelé Christ ; lorsque celui-là sera venu, il nous apprendra toutes choses. » « Jésus lui dit: « C'est moi qui le suis, moi qui te parle. » Et là-dessus survinrent ses disciples, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme. Nul cependant ne dit : « Que demandes-tu ? » ou, « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme laissa donc sa cruche et s'en fut à la ville, et elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; n'est-ce point lui qui est le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. Dans l'intervalle les disciples le sollicitaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient donc les uns aux autres : « Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'achever Son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : Encore quatre mois et la moisson arrive ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux, et voyez comme les campagnes blanchissent déjà pour la moisson. Le moissonneur reçoit un salaire, et il serre sa récolte pour la vie éternelle, afin que le semeur se réjouisse aussi bien que le moissonneur ; car c'est ici que s'applique avec vérité la parole qui dit : « Autre est le semeur, et autre le moissonneur. » C'est moi qui vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail. » Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. » Au bout de ces deux jours il sortit de là pour se rendre en Galilée. En effet Jésus lui-même avait déclaré qu'un prophète n'est point honoré dans sa propre patrie ; lors donc qu'il arriva en Galilée, les Galiléens l'accueillirent parce qu'ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête ; car eux-mêmes aussi étaient venus à la fête. Il vint donc derechef à Cana de Galilée, où il avait de l'eau fait du vin. Et il y avait à Capharnaoum un officier royal, dont le fils était malade ; cet homme, ayant appris que Jésus était arrivé de Judée en Galilée, se rendit auprès de lui, et il le sollicitait de venir guérir son fils ; car il était sur le point de mourir. Jésus lui dit donc : « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez absolument point. » L'officier royal lui dit : « Seigneur, descend avant que mon enfant ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et il s'acheminait ; mais comme déjà il descendait, ses esclaves vinrent à sa rencontre en disant que son enfant vivait. Il s'informa donc de l'heure précise à laquelle il s'était trouvé mieux ; ils lui dirent donc : « C'est hier, à la septième heure, que la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut donc que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : « Ton fils vit ; » et il crut, lui, et toute sa famille. Or ce fut là le second miracle que fit encore Jésus lorsqu'il fut venu de Judée en Galilée.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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