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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Romains 15:1-13

Mais nous devons, nous qui sommes forts, supporter les faiblesses des faibles et ne pas nous complaire en nous-mêmes. Que chacun de nous complaise à son prochain, pour lui être utile en contribuant à son édification. Car ce n'est pas non plus en lui-même que Christ s'est complu, mais, selon qu'il est écrit : « Les outrages de ceux qui T'outragent sont retombés sur moi. » En effet tout ce qui a été écrit, a tout été écrit pour notre instruction, afin que, par la persévérance et par la consolation qui viennent des Écritures, nous possédions l'espérance qui procure la consolation. Cependant, que Dieu, qui accorde la persévérance et la consolation, vous donne d'être animés entre vous de sentiments semblables, selon Christ-Jésus, afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiez Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est pourquoi occupez-vous les uns des autres, comme Christ s'est aussi occupé de nous pour la gloire de Dieu. Je déclare en effet que Christ est devenu ministre de la circoncision pour maintenir la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites à nos pères, tandis que c'est pour avoir reçu miséricorde que les Gentils glorifient Dieu, selon qu'il est écrit : « C'est pourquoi je Te célébrerai parmi les nations et je chanterai Ton nom. » Et elle dit derechef : « Nations, réjouissez-vous avec Son peuple. » Et elle dit encore : « Vous, toutes les nations, louez le Seigneur, et que tous les peuples célèbrent Ses louanges. » Et Ésaïe dit encore : « La racine de Jessé apparaîtra ; et celui qui se lève pour commander aux nations, c'est en lui que les nations espéreront. » Eh bien, que Dieu, qui donne l'espérance, vous fasse trouver une pleine certitude, avec une joie et une paix complètes, dans la foi en cette espérance, par la puissance de l'Esprit saint !

Première lecture

Exode 6

Et l'Éternel dit à Moïse : Maintenant tu vas voir ce que je ferai à Pharaon ; car c'est sous une main forte qu'il les laissera partir, et c'est sous une main forte qu'il les chassera de son pays. Et Dieu parla à Moïse et lui dit : Je suis l'Éternel. Et je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob, comme Dieu, le Tout-Puissant, mais je ne fus pas connu d'eux par mon nom d'Éternel. J'ai aussi arrêté avec eux mon alliance pour leur donner le pays de Canaan, le pays de leurs pèlerinages, où ils ont séjourné. J'ai aussi entendu les gémissements des enfants d'Israël asservis par les Égyptiens, et me suis souvenu de mon alliance. En conséquence dis aux enfants d'Israël : Je suis l'Éternel, et je vous soustrairai aux corvées de l'Egypte et vous délivrerai de leur servitude, et vous sauverai avec un bras étendu et de grands jugements, et je vous adopterai comme mon peuple et je serai votre Dieu, et vous sentirez que je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous délivrera des fardeaux de l'Egypte. Et je vous introduirai dans le pays, dont j'ai, la main levée, fait don à Abraham, Isaac et Jacob, et je vous le donnerai en propriété, moi l'Éternel. Et Moïse parla ainsi aux enfants d'Israël, mais ils n'écoutèrent point Moïse par l'effet de leur impatience et de la dure servitude. Et l'Éternel parla à Moïse et dit : Va annoncer à Pharaon, roi d'Egypte, qu'il ait à laisser les enfants d'Israël partir de son pays. Et Moïse parla en la présence de l'Éternel et dit : Voici, les enfants d'Israël ne m'ont pas écouté, et comment Pharaon m'écouterait-il ? Et j'ai des lèvres incirconcises. C'est ainsi que parla l'Éternel à Moïse et à Aaron et qu'il les délégua auprès des enfants d'Israël et de Pharaon, roi d'Egypte, pour retirer du pays d'Egypte les enfants d'Israël. Voici les chefs de leurs maisons patriarcales. Fils de Ruben, premier-né d'Israël : Henoch et Phallu, Hetsron et Charmi ; telles sont les familles de Ruben. Et les fils de Siméon : Jemuel et Jamin et Ohad et Jachin et Tsohar, et Saul, fils de la Cananéenne ; telles sont les familles de Siméon. Et voici les noms des fils de Lévi selon leurs souches : Gerson et Kahath et Merari. Or les années de la vie de Lévi furent au nombre de cent trente-sept ans. Les fils de Gerson : Libni et Siméi selon leurs familles. Et les fils de Kahath : Amram et Jitsear et Hébron et Uziel. Or les années de la vie de Kahath furent au nombre de cent trente-trois années. Et les fils de Merari : Maheli et Musi ; telles sont les familles de Lévi selon leurs souches. Et Amram prit Jochbed, sa tante, pour femme, et elle lui enfanta Aaron et Moïse. Or les années de la vie d'Amram furent au nombre de cent trente-sept années. Et les fils de Jitsear : Coré et Nepheg et Zichri. Et les fils d'Uziel : Misael et Eltsaphan et Sithri. Et Aaron prit pour femme Eliseba, fille de Amminadab, sœur de Nahson, et elle lui enfanta Nadab et Abihu, Eléazar et Ithamar. Et les fils de Coré : Assir et Elkana et Abiasaph ; telles sont les familles des Coraïtes. Et Eléazar, fils d'Aaron, se choisit une femme parmi les filles de Putiel et elle lui enfanta Phinées. Tels sont les chefs des maisons patriarcales des Lévites selon leurs origines. C'est cet Aaron et ce Moïse à qui l'Éternel dit : Faites sortir du pays d'Egypte les enfants d'Israël selon leurs divisions. Ce sont eux qui s'adressèrent à Pharaon, roi d'Egypte, pour faire sortir de l'Egypte les enfants d'Israël ; c'est ce même Moïse et ce même Aaron. Et il arriva que dans le temps où l'Éternel adressa la parole à Moïse dans le pays d'Egypte, l'Éternel dit à Moïse ces paroles : Je suis l'Éternel. Dis à Pharaon, roi d'Egypte, tout ce que je te dis. Et Moïse dit en la présence de l'Éternel : Voici, j'ai des lèvres incirconcises, comment donc Pharaon m'écouterait-il ?

Première lecture

Exode 33:1-23

Et l'Éternel dit à Moïse : Porte-toi d'ici, toi et le peuple que tu as tiré du pays d'Egypte, vers le pays que j'ai promis par serment à Abraham et à Isaac et à Jacob en disant : Je le donnerai à ta postérité : et je te ferai précéder par un ange, et je chasserai les Cananéens, les Amoréens et les Héthiens et les Phérisiens et les Hévites et les Jébusites ; vers le pays découlant de lait et de miel ; car je ne serai point parmi vous durant le trajet, parce que vous êtes un peuple au col roide, de peur que je ne vous consume en chemin. Et le peuple ayant entendu ce sinistre langage prit le deuil et personne ne se couvrit de ses ornements. Et l'Éternel dit à Moïse : Dis aux enfants d'Israël : Vous êtes un peuple au col roide ; si je faisais un seul instant route avec vous, je vous détruirais. Et maintenant dépose tes ornements, et je verrai ce que j'ai à te faire. Les enfants d'Israël se dépouillèrent donc de leurs ornements, après s'être éloignés du mont Horeb. Et Moïse prit la Tente et se la dressa en dehors du camp, à distance du camp ; et il l'appela Tente du Rendez-vous. Et tous ceux qui cherchaient l'Éternel se rendaient à la Tente du Rendez-vous qui se trouvait en dehors du camp. Et lorsque Moïse se rendait à la Tente, tout le peuple se levait, et chacun se tenait debout à la porte de sa propre tente, et suivait Moïse du regard jusqu'à son arrivée à la Tente. Et lorsque Moïse arrivait à la Tente, la colonne de nuée descendait et se posait à l'entrée de la Tente, et Il s'entretenait avec Moïse. Et tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l'entrée de la Tente, et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait à l'entrée de sa propre tente. Et l'Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami ; puis il revenait au camp ; mais Josué, fils de Nun, jeune homme qui le servait, ne quittait point l'intérieur de la Tente. Et Moïse dit à l'Éternel : Voici, tu me dis : Mène ce peuple en avant ! et tu ne me fais pas connaître qui tu veux envoyer avec moi, et cependant tu m'as dit : Je te connais nommément, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. Eh bien ! puisque j'ai pu trouver grâce à tes yeux, daigne me faire connaître ta voie pour que je te connaisse, afin de trouver grâce à tes yeux, et considère que cette nation est ton peuple. Et Il dit : Tu seras accompagné de ma présence et je t'amènerai au repos. Et il Lui répondit : Si tu ne nous accompagnes pas de ta présence, ne nous fais point partir d'ici. Et comment sera-t-il notoire que j'ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? n'est-ce pas si tu nous accompagnes, et si nous sommes distingués moi et ton peuple de tous les peuples qui sont sur la face de la terre ? Et l'Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi cela même que tu viens de dire ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais nommément. Et Moïse reprit : Fais-moi donc contempler ta gloire ! Et l'Éternel dit : Je ferai passer toute ma beauté devant ta face et nommerai le nom de l'Éternel devant toi ; aussi bien je suis propice à qui je suis propice, et miséricordieux pour qui je suis miséricordieux. Et Il dit : Tu ne saurais contempler ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. Et l'Éternel dit : J'ai près de moi un lieu : tu t'y tiendras sur le rocher, et quand ma gloire passera, je te placerai dans une cavité du rocher et je t'abriterai de ma main jusqu'à ce que je sois passé ; puis je retirerai ma main afin que tu me voies par derrière, mais ma face n'est pas visible.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 5

Et Moïse convoqua tous les Israélites et leur dit : Écoute, Israël, les statuts et les lois que je vais redire à vos oreilles en ce jour, et apprenez-les et veillez à les pratiquer. L'Éternel, notre Dieu, conclut avec nous une alliance en Horeb. Ce n'est pas avec nos pères que l'Éternel conclut cette alliance, mais avec nous, nous ici présents et tous vivant aujourd'hui. L'Éternel vous parla face à face sur la montagne du milieu du feu. J'étais alors intermédiaire entre l'Éternel et vous, pour vous transmettre la parole de l'Éternel, car vous eûtes peur à l'aspect du feu et vous ne montâtes point sur la montagne. Et Il dit : Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras point d'autres dieux en face de moi. Tu ne te feras point de sculpture, aucune effigie de ce qui est en haut dans le ciel et en bas sur la terre et dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne les adoreras point et ne te laisseras point aller à les servir, car je suis l'Éternel, ton Dieu, un Dieu jaloux qui châtie l'iniquité des pères sur les fils et sur la troisième et sur la quatrième génération de ceux qui me haïssent et qui fais grâce à la millième génération de ceux qui m'aiment et gardent mes commandements. Tu ne proféreras pas le nom de l'Éternel, ton Dieu, légèrement, car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui proférera son nom légèrement. Observe le jour du repos pour le sanctifier, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a commandé. Six jours tu travailleras et feras tout ton travail. Mais le septième jour est le sabbat de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni la servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucun de tes bestiaux, ni ton étranger qui est dans tes Portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent, ainsi que toi, te souvenant que tu fus esclave au pays d'Egypte et que l'Éternel, ton Dieu, t'a retiré de là d'une main forte et d'un bras étendu ; c'est pourquoi l'Éternel, ton Dieu, t'a commandé d'observer le jour du repos. Honore ton père et ta mère, comme te l'a commandé l'Éternel, ton Dieu, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Et tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, et tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Telles sont les Paroles que l'Éternel a dites à toute votre Assemblée sur la montagne, du milieu du feu, de la nuée, de l'obscurité, à haute voix ; et Il ne l'a plus fait ; et Il les écrivit sur deux Tables de pierre qu'il me donna. Et comme vous entendîtes cette voix sortant de l'obscurité, et comme un feu embrasait la montagne, vous vous approchâtes de moi, tous vos Chefs de Tribus et vos Anciens, et vous dîtes : Voilà que l'Éternel, notre Dieu, nous a fait voir sa gloire et sa majesté, et nous avons entendu sa voix sortir du feu ; en ce jour nous avons vu que Dieu parle à l'homme, et que celui-ci peut vivre. Or maintenant pourquoi mourrions-nous ? car ce grand feu nous consumera ; si nous continuons à ouïr encore la voix de l'Éternel, notre Dieu, nous mourrons. Car en toute chair qui pourrait entendre comme nous la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu et vivre ? Va, toi, plus près, et écoute tout ce que dira l'Éternel, notre Dieu, et toi, tu nous rediras tout ce que t'aura dit l'Éternel, notre Dieu, et nous voulons l'écouter et le faire. Et l'Éternel entendit vos discours, quand vous me parliez. Et l'Éternel me dit : J'ai entendu les paroles que ce peuple t'a adressées ; tout ce qu'ils ont dit, est bien. Puisse leur cœur rester tel pour me craindre et garder tous mes commandements dans tous les temps, afin qu'ils soient heureux, eux et leurs enfants éternellement ! Va et dis-leur : Retournez-vous-en dans vos tentes. Mais, toi, reste ici avec moi et je te dirai la totalité des commandements, des statuts et des lois que tu leur enseigneras, afin qu'ils les pratiquent dans le pays que je vais leur donner en propriété. Veillez donc à vous conformer aux ordres de l'Éternel, votre Dieu, ne déviez ni à droite ni à gauche ; suivez entièrement la voie que vous a prescrite l'Éternel, votre Dieu, afin que vous viviez, et soyez heureux, et ayez de longs jours dans le pays dont vous ferez la conquête.

Épître

Actes 1:15-26

Et ce fut en ces jours-là que Pierre, s'étant levé au milieu des frères, dit (et le nombre des personnes réunies était d'environ cent vingt) : « Frères, il fallait que fût accomplie la parole de l'Écriture qu'a d'avance proférée l'esprit saint par la bouche de David, relativement à Judas qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus, car il était compté parmi nous, et il a eu sa part de ce ministère ; c'est lui qui a acheté un champ avec le prix de son crime ; puis, étant tombé sur le visage, il a éclaté par le milieu et toutes ses entrailles se sont répandues ; ceci a été su de tous les habitants de Jérusalem, en sorte qu'on a appelé ce champ dans leur idiome Akeldamach, ce qui signifie champ du sang. En effet il est écrit dans le livre des Psaumes : « Que son gîte devienne désert, et qu'il n'y ait personne qui l'habite ! et : « Qu'un autre reçoive sa charge de surveillant ! » Il faut donc que l'un des hommes qui ont été avec nous pendant tout le temps où le seigneur Jésus a été en rapport avec nous, à partir du baptême de Jean jusques au jour où il a été enlevé du milieu de nous, devienne avec nous un témoin de sa résurrection. » Et ils en proposèrent deux : Josès appelé Barsabbas, qui était surnommé Justus, et Matthias ; et ils firent cette prière : « O Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, montre-nous lequel de ces deux hommes Tu as choisi pour occuper, dans ce ministère et cet apostolat, la place dont Judas est sorti pour aller dans la place qui lui appartient. » Et ils leur donnèrent des bulletins, et le sort tomba sur Matthias, et il fut agrégé aux onze apôtres.

Première lecture

Osée 13

Quand Éphraïm parla, ce fut une terreur ; il s'éleva en Israël ; mais il fut coupable en servant Baal et périt. Et maintenant ils continuent à pécher et ils se font des statues, et de leur argent, à leur idée, des images, le tout œuvre d'artisan. D'elles ils disent : Que quiconque sacrifie, embrasse les veaux ! Aussi seront-ils comme la nuée du matin, comme la rosée aussitôt évanouie, comme la balle emportée de l'aire, et comme la fumée hors de la cheminée. Mais je suis l'Éternel, ton Dieu, dès le pays d'Egypte, et tu ne dois connaître d'autre Dieu que moi, et il n'y a de sauveur que moi. Je pris soin de toi dans le désert, dans la terre aride. Comme je les faisais paître, ils furent rassasiés, et leur cœur s'éleva : c'est pourquoi ils m'oublièrent. Aussi serai-je pour eux comme un lion, comme la panthère sur la route je serai aux aguets ; je fondrai sur eux comme une ourse qui a perdu ses petits, et je déchirerai la clôture de leur cœur, et les dévorerai là, comme une lionne ; les bêtes des champs les dépeceront. Ce qui te perd, Israël, c'est d'être contre moi, contre ton aide. Où est donc ton roi ? qu'il te délivre dans toutes tes villes ! et tes juges ? Cependant tu disais : Donne-moi un roi et des princes ! Je te donne un roi dans ma colère, et te l'enlève dans mon courroux. Le crime d'Éphraïm est serré, et son péché mis en réserve. Les douleurs de l'enfantement lui viendront ; c'est un enfant stupide, car au bon moment il ne paraît pas aux portes de la vie. De l'Enfer je veux les sauver, et de la mort les délivrer. Mort, où est ton fléau ? Enfer, où est ta peste ? Le repentir se dérobe à ma vue. Sans doute il est fertile au milieu de ses frères ; mais le vent d'est arrive ; le vent de l'Éternel monte du désert ; sa source sera tarie et sa fontaine mise à sec. Il saccagera le trésor de toute sa vaisselle précieuse. Samarie sera punie, car elle fut rebelle à son Dieu ; ils périront par l'épée ; ses enfants seront écrasés, et ses femmes enceintes éventrées.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 8

Et il advint plus tard que lui-même s'en allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et avec lui étaient les douze, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d'esprits malins et d'infirmités : c'étaient Marie qui était appelée Magdalène, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne femme de Chouza intendant d'Hérode, et Susanne, et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens. Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance. Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un meuble, ou ne la place sous un lit, mais il la place sur un support. Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis en évidence. Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il s'imagine avoir lui sera enlevé. » Or sa mère et ses frères se rendirent auprès de lui, et ils ne pouvaient l'atteindre à cause de la foule. Et il lui fut dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Mais il leur répliqua : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Or il advint un jour qu'il monta dans une barque, ainsi que ses disciples, et il leur dit : « Passons sur l'autre rive du lac ; » et ils partirent. Mais pendant la traversée il s'endormit, et un tourbillon de vent se précipita sur le lac, et ils étaient submergés et en péril. Mais s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Maître, Maître, nous périssons. » Et lui s'étant réveillé, gourmanda le vent et l'agitation de l'eau ; et ils cessèrent, et il survint du calme. Mais il leur dit : « Où est votre foi ? » Et tout effrayés ils s'émerveillèrent en disant : « Quel est donc celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau ? » Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. Or comme Jésus revenait en arrière, il fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l'attendre. Et voici, survint un homme, dont le nom était Jaïrus, et c'était lui qui était chef de la synagogue ; et étant tombé aux pieds de Jésus, il le sollicitait d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique âgée d'environ douze ans, et qu'elle se mourait. Or, comme il s'y rendait, la foule l'étouffait, et une femme malade depuis douze ans d'un flux de sang, laquelle n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée toucha par derrière la frange de son manteau, et tout à coup son flux de sang s'arrêta. Et Jésus dit : « Qui est-ce qui m'a touché ? » Mais tous s'en défendant, Pierre dit : « Maître, la foule t'entoure et te presse ! » Mais Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force est sortie de moi. » Et la femme, voyant qu'elle était découverte, s'approcha en tremblant, et s'étant jetée à ses pieds, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été tout à coup guérie. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. » Comme il parlait encore, survint quelqu'un de chez le chef de synagogue, disant : « Ta fille est morte, n'importune plus le maître ! » Ce que Jésus ayant ouï, il lui répliqua : « Ne crains point, crois seulement, et elle sera sauvée. » Or, étant entré dans la maison, il ne permit pas que personne entrât avec lui, sauf Pierre, et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais il leur dit : « Ne pleurez pas ; car elle n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. Mais lui, ayant pris sa main, s'écria : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint, et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu'on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits ; mais il leur enjoignit de ne parler à personne de ce qui était arrivé.

Psaume responsorial

Psaumes 95

Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »

Évangile

Matthieu 11:25-30

En ce moment-là Jésus reprenant la parole dit : « Je Te rends grâces, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as révélées aux simples, oui, Père, de ce que cela s'est ainsi trouvé bon à Tes yeux. Tout m'a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père, et personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui auquel le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et surchargés, et c'est moi qui vous soulagerai ; prenez mon joug sur vous et instruisez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du soulagement pour vos âmes, car mon joug est bienfaisant et mon fardeau est léger. »

Psaume responsorial

Psaumes 50

Cantique d'Asaph.Dieu, l'Éternel Dieu parle, Il appelle la terre, du soleil levant au soleil couchant ; de Sion, perfection de beauté, Dieu apparaît resplendissant ; notre Dieu vient, mais non pas en silence ; devant lui le feu dévore, et autour de lui il y a grande tempête. Il appelle les Cieux d'en haut, et la terre, au jugement de son peuple : « Rassemblez-moi mes bien-aimés, qui solennisèrent mon alliance par le sacrifice ! » Que donc les Cieux proclament sa justice, car Dieu est celui qui va juger ! (Pause) « Ecoute, mon peuple, je vais parler ! Israël, je vais te sommer ! Je suis Dieu, ton Dieu. Je ne te reprends pas pour tes sacrifices, car tes holocaustes sont constamment devant moi. Je n'irai pas prendre des taureaux dans ta maison, ni des béliers dans tes bergeries. Car à moi sont toutes les bêtes des forêts, les animaux des montagnes par milliers ; je connais tous les oiseaux des montagnes, et les bêtes des champs sont en mon pouvoir. Si j'avais faim, je ne te le dirais pas ; car à moi est le monde avec ce qu'il enserre. Est-ce que je mange la chair des taureaux, et bois le sang des boucs ? Fais à Dieu l'offrande de tes actions de grâces, et accomplis tes vœux envers le Très-haut ! et invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai, et tu me glorifieras ! » Et Dieu dit au méchant : « Que fais-tu d'énumérer mes lois, et d'avoir mon alliance à la bouche, quand tu hais la discipline, et que tu jettes mes paroles derrière toi ? Si tu vois un voleur, tu te plais avec lui, et tu entres en part avec les adultères. Tu lâches la bride à ta bouche pour le mal, et ta langue ourdit la fraude ; tu t'assieds, et parles contre ton frère, et tu dresses des embûches au fils de ta mère. C'est ce que tu as fait, et je me suis tu ; tu t'es imaginé que je te ressemblais ; mais je te détromperai, et je mettrai la liste devant toi. Prenez-y garde, vous qui oubliez Dieu, de peur que Je ne déchire, sans que personne délivre ! Qui m'offre des actions de grâces, me glorifie ; et à quiconque règle sa voie, Je fais voir le salut de Dieu. »

Psaume responsorial

Psaumes 56

Au maître chantre. Sur « Colombe des térébinthes lointains ». Ecrit de David, lorsque les Philistins le saisirent à Gath.O Dieu ! aie pitié de moi, car des hommes s'acharnent contre moi ; toujours hostiles, ils m'oppriment ; mes adversaires s'acharnent toujours, plusieurs me sont insolemment hostiles. Dans mon jour d'alarmes, je mets en toi ma confiance. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? Toujours ils rendent mes affaires pénibles ; toutes leurs pensées sont de me nuire. Ils se liguent, ils épient et observent mes pas, car ils en veulent à ma vie. A la faveur du mensonge, ils savent échapper. Dans ta colère, ô Dieu, rabaisse les peuples ! Tu comptes mes fuites ! Recueille mes larmes dans ton urne ! Ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? Alors mes ennemis reculeront, si je prie ; je le sais ! Dieu est pour moi. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je fais gloire de l'Éternel, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? O Dieu ! je suis lié par les vœux que je t'ai faits : il faut que je te rende mes actions de grâces. Car tu as sauvé mon âme de la mort, et même mon pied de la chute, afin que je marche devant Dieu, à la lumière de la vie.

Psaume responsorial

Psaumes 56

Au maître chantre. Sur « Colombe des térébinthes lointains ». Ecrit de David, lorsque les Philistins le saisirent à Gath.O Dieu ! aie pitié de moi, car des hommes s'acharnent contre moi ; toujours hostiles, ils m'oppriment ; mes adversaires s'acharnent toujours, plusieurs me sont insolemment hostiles. Dans mon jour d'alarmes, je mets en toi ma confiance. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? Toujours ils rendent mes affaires pénibles ; toutes leurs pensées sont de me nuire. Ils se liguent, ils épient et observent mes pas, car ils en veulent à ma vie. A la faveur du mensonge, ils savent échapper. Dans ta colère, ô Dieu, rabaisse les peuples ! Tu comptes mes fuites ! Recueille mes larmes dans ton urne ! Ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? Alors mes ennemis reculeront, si je prie ; je le sais ! Dieu est pour moi. Je fais gloire de Dieu, de sa parole, je fais gloire de l'Éternel, de sa parole, je me confie en Dieu, je ne crains rien : que me feraient des mortels ? O Dieu ! je suis lié par les vœux que je t'ai faits : il faut que je te rende mes actions de grâces. Car tu as sauvé mon âme de la mort, et même mon pied de la chute, afin que je marche devant Dieu, à la lumière de la vie.

Prière du soir — première lecture

Deutéronome 6

Et voici les commandements, les statuts et les lois que l'Éternel, votre Dieu, a ordonné de vous enseigner pour que vous les pratiquiez dans le pays où vous allez passer pour le conquérir, et afin que tu craignes l'Éternel, ton Dieu, observant tous ses statuts et ses commandements que je te prescris, toi et ton fils et le fils de ton fils, tous les jours de ta vie, afin que tu aies de longs jours. Écoute donc, Israël, et veille à les pratiquer, afin que tu sois heureux et que vous preniez un grand accroissement, puisque l'Éternel, Dieu de tes pères, t'a promis un pays découlant de lait et de miel. Écoute, Israël ! l'Éternel est notre Dieu, l'Éternel seul. Aime donc l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta puissance. Et aie à cœur toutes ces choses que je te prescris en ce jour. Et inculque-les à tes fils, et parles-en, et assis dans ta maison, et cheminant en voyage, et en te couchant et en te levant. Attache-les comme un signe à ta main et porte-les comme bandelettes entre tes yeux. Inscris-les sur les piliers de ta maison, et à tes portes. Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de te donner, dans de grandes et belles villes que tu n'as point bâties, dans des maisons pleines de tous les biens, que tu n'as point remplies, auprès de fontaines creusées que tu n'as point creusées, dans des vignes et des olivaies que tu n'as point plantées, et lorsque tu mangeras et te rassasieras, prends garde à toi, de peur d'oublier l'Éternel qui t'a retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Crains l'Éternel, ton Dieu, et le sers, et jure par son nom. Ne suivez pas d'autres dieux parmi les dieux des peuples de vos alentours ; car c'est un Dieu jaloux au milieu de vous, que l'Éternel, notre Dieu ; de peur que la colère de l'Éternel, ton Dieu, ne s'allume contre toi et qu'il ne vous fasse disparaître de la surface de la terre. Ne tentez pas l'Éternel, votre Dieu, comme vous l'avez tenté à Massa ; gardez, gardez les commandements de l'Éternel, votre Dieu, et ses ordonnances et ses statuts qu'il t'a prescrits. Et fais ce qui est droit et bien aux yeux de l'Éternel, afin que tu sois heureux et que tu parviennes à faire la conquête du beau pays que l'Éternel promit par serment à tes pères et qu'il chasse tous tes ennemis devant toi, comme l'a dit l'Éternel. Lorsque dans l'avenir ton fils t'interrogera en disant : Qu'est-ce que ces ordonnances, ces statuts et ces lois que vous a prescrites l'Éternel, notre Dieu ? dis à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Egypte et l'Éternel nous a retirés de l'Egypte d'une main forte, et l'Éternel a opéré des signes et des prodiges grands et funestes pour l'Egypte, pour Pharaon et pour toute sa maison, sous nos yeux ; et nous, Il nous a retirés de là pour nous amener ici, et nous donner le pays qu'il avait promis par serment à nos pères. Et l'Éternel nous a commandé de pratiquer tous ces statuts, de craindre l'Éternel, notre Dieu, pour être heureux tout le temps de notre vie, ainsi qu'[il arrive] aujourd'hui. Et ce sera pour nous une justice que de veiller à accomplir tous ces commandements, devant l'Éternel, notre Dieu, ainsi qu'il nous l'a prescrit.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 1

Paul, et Silvanus, et Timothée, à l'église des Thessaloniciens en Dieu le Père et dans le seigneur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient données ! Nous rendons à Dieu de constantes actions de grâces pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l'œuvre de votre foi, et le travail de votre charité, et la persévérance de votre espérance en notre seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père ; connaissant, frères bien-aimés de Dieu, votre élection, car notre Évangile ne vous a pas été prêché seulement en paroles, mais aussi avec puissance, et avec l'esprit saint, et avec une pleine persuasion, comme vous savez quels nous avons été parmi vous à cause de vous ; et vous-mêmes vous avez été nos imitateurs et ceux du seigneur, ayant reçu la parole, au milieu d'une grande tribulation, avec joie et avec l'esprit saint, en sorte que vous avez été un modèle pour tous les fidèles de Macédoine et d'Achaïe. Car c'est de chez vous que la parole du Seigneur a retenti, non seulement en Macédoine et en Achaïe, mais qu'en tout lieu la foi que vous avez en Dieu s'est fait connaître, en sorte qu'il n'est pas nécessaire que vous en disiez rien ; car eux-mêmes racontent, en ce qui vous concerne, ce qu'a été notre arrivée parmi vous, et comment vous vous êtes détournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et véritable, et pour attendre des cieux Son fils qu'il a ressuscité des morts, Jésus qui nous délivre de la colère à venir.

Deuxième lecture

Éphésiens 5

devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité), examinant ce qui plaît au seigneur ; et ne prenez point de part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt blâmez-les ; il est vrai que ce qu'ils font en secret, il est honteux même d'en parler, mais quand toutes ces choses sont blâmées, c'est par la lumière qu'elles sont dévoilées, car tout ce qui est dévoilé est lumière ; c'est pourquoi il est dit : « Réveille-toi, dormeur, et relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. » Prenez donc scrupuleusement garde à la manière dont vous vous conduisez, non pas comme des gens dépourvus de sagesse, mais comme des sages, mettant bien le temps à profit, car les jours sont mauvais. C'est pourquoi ne devenez pas déraisonnables, mais comprenez quelle est la volonté de notre seigneur, et ne vous enivrez pas de vin, ce qui entraîne avec soi le dérèglement ; mais soyez remplis de l'Esprit, vous parlant les uns aux autres par des psaumes, et des hymnes, et des chants, chantant et célébrant en votre cœur le seigneur, rendant grâces constamment pour toutes choses, au nom de notre seigneur Christ Jésus, à Dieu le Père, nous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 5:1-10

Nous savons en effet que, si la tente qui forme notre demeure terrestre vient à être détruite, nous possédons dans les cieux un édifice qui procède de Dieu, une demeure éternelle qui n'a pas été construite de main d'homme ; car nous gémissons déjà dans celle-ci, désireux que nous sommes de revêtir le domicile qui nous vient du ciel, si toutefois nous sommes effectivement trouvés vêtus et non pas nus ; car, dis-je, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons déjà dans l'angoisse, parce que nous ne voulons pas être dépouillés, mais être revêtus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Or, celui qui nous a préparés pour cela même, c'est Dieu, qui nous en a donné l'Esprit pour gage. Étant donc toujours pleins de confiance, et sachant qu'en demeurant dans le corps nous habitons loin du seigneur, car c'est par la foi que nous marchons, non par la vue… nous sommes, dis-je, pleins de confiance, et nous préférons émigrer du corps et demeurer auprès du seigneur. C'est pourquoi nous nous appliquons aussi, soit que nous demeurions, soit que nous émigrions, à lui être agréables, car il faut que tous nous apparaissions tels que nous sommes devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive la rétribution de ce qu'il a fait en son corps, selon le bien ou le mal qu'il a commis.

Deuxième lecture

Éphésiens 3:13-21

Aussi je vous demande de ne point vous laisser décourager par les tribulations que je souffre pour vous, ce qui est votre gloire. C'est à cause de cela que je ploie les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute lignée dans les cieux et sur la terre, afin qu'il vous donne, selon la richesse de Sa gloire, d'être puissamment fortifiés par Son esprit dans l'homme intérieur, en sorte que Christ habite par la foi dans vos cœurs, afin que, étant enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez pleinement comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, et connaître la charité de Christ qui surpasse la connaissance, afin que toute la plénitude de Dieu s'accomplisse. Or, qu'à Celui qui peut plus que tout faire, bien au delà de ce que nous demandons ou de ce que nous pensons, selon la puissance qui se déploie en nous, qu'à Lui soit rendue la gloire dans l'Église et en Christ Jésus, durant toutes les générations du siècle des siècles. Amen !

Évangile

Marc 7

Et auprès de lui se réunissent les pharisiens et quelques-uns des scribes venus de Jérusalem ; et ayant vu que quelques-uns de ses disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées… (car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point qu'ils ne se soient lavé les mains à poing fermé, conformément à la tradition des anciens, et lorsqu'ils viennent de la place publique ils ne mangent point, qu'ils ne se soient purifiés, et il est plusieurs autres observances qui leur ont été transmises, comme les lavages des coupes, et des brocs, et des vases d'airain)… Et les pharisiens et les scribes lui demandent : « Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains souillées ? » Mais il leur dit : « Comme Ésaïe a bien prophétisé sur vous autres hypocrites, selon qu'il est écrit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; Mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Mettant de côté le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des hommes. » Et il leur disait : « Comme vous savez bien abroger le commandement de Dieu, afin d'observer votre tradition ; car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort ; mais vous, vous dites : « Si un homme dit à son père ou à sa mère : Corban (c'est-à-dire offrande) est fait de ce dont je pourrais t'assister, » vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou sa mère, abrogeant la parole de Dieu par la tradition que vous avez transmise. Et vous faites beaucoup de choses semblables à celles-là. » Et ayant de nouveau appelé à lui la foule, il leur dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez ! Rien de ce qui du dehors de l'homme entre en lui ne le souille, mais c'est ce qui sort de l'homme qui souille l'homme. [ Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.] » Et lorsqu'il fut rentré au logis loin de la foule, les disciples l'interrogeaient sur cette parabole. Et il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes sans intelligence ! Ne comprenez-vous pas que tout ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut pas le souiller, car cela n'entre pas dans son cœur ; mais dans son ventre, et de là va au retrait, lequel purifie tous les aliments. » Mais il disait : « Ce qui sort de l'homme ? voilà ce qui souille l'homme ; car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les impudicités, les larcins, les meurtres, les adultères, les cupidités, les méchancetés, la ruse, la débauche, l'envie, la calomnie, l'orgueil, la déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. » Or s'étant éloigné de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût. Et il ne put demeurer caché, mais aussitôt une femme dont la fille avait un esprit impur ayant ouï parler de lui, vint se jeter à ses pieds. Or cette femme était grecque, syrienne, phénicienne d'origine, et elle l'implorait afin qu'il chassât le démon hors de sa fille. Et il lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle répliqua et lui dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi sous la table mangent une partie des miettes des petits enfants. » Et il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva la petite fille couchée sur son lit, et le démon sorti. Et étant ressorti du territoire de Tyr, il vint, en traversant Sidon, vers la mer de Galilée, par le milieu du territoire de la Décapole. Et on lui amène un sourd dont la voix était confuse, et on le sollicite afin qu'il pose la main sur lui. Et l'ayant emmené à l'écart loin de la foule, il mit ses doigts dans ses oreilles, et ayant craché, il toucha sa langue ; puis, ayant levé les yeux vers le ciel, il soupira, et lui dit : « Ephphatha, » ce qui signifie : « Ouvre-toi. » Et ses oreilles s'ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parlait régulièrement. Et il leur enjoignit de n'en parler à personne ; mais plus il le leur interdisait, d'autant plus s'empressaient-ils de le proclamer ; et ils étaient dans une stupéfaction extrême, et disaient : « Il a tout fait d'une manière admirable, puisqu'il fait même ouïr les sourds et parler ceux qui sont sans voix. »

Prière du soir — deuxième lecture

Éphésiens 2

Et vous, qui étiez morts par vos fautes et vos convoitises, dans lesquelles vous avez marché jadis selon le train de ce monde, selon le chef de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance, parmi lesquels, nous aussi, nous nous livrions tous jadis aux convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions, par nature, des enfants de colère comme les autres… mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de la grande charité dont Il nous a aimés, nous aussi, qui étions morts par nos fautes et nos convoitises, Il nous a rendus à la vie avec vous en Christ, (c'est par grâce que vous avez été sauvés), et Il nous a ensemble ressuscités et fait asseoir dans les lieux célestes en Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l'excessive richesse de Sa grâce par Sa bonté, dont nous sommes les objets en Christ Jésus. Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne s'enorgueillisse ; car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres, que Dieu a d'avance préparées, afin que ce soit en elles que nous marchions. C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.

Évangile

Matthieu 24:36-51

Or, quant à ce jour-là et à l'heure, personne n'en sait rien, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Car telle fut l'époque de Noé, tel sera l'avènement du fils de l'homme. En effet, de même qu'en ces jours-là qui précédèrent le déluge on mangeait et on buvait, que les hommes prenaient des femmes et les femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche, et qu'ils ne s'avisèrent de rien, jusques à ce que survint le déluge qui les enleva tous, tel sera l'avènement du fils de l'homme. Alors deux hommes seront dans les champs, l'un est pris et l'autre laissé ; deux femmes moudront à la meule, l'une est prise et l'autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre maître doit venir. Or, sachez ceci, c'est ce que, si le chef de famille avait su à quelle veille devait venir le voleur, il aurait veillé et n'aurait pas laissé forcer sa maison. C'est pourquoi vous aussi tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. Quel est, je vous prie, l'esclave fidèle et prudent que le maître a mis à la tête de ses gens, pour leur donner leur nourriture à propos ? Heureux cet esclave que son maître, à son arrivée, trouvera agissant de la sorte ; en vérité je vous déclare qu'il le mettra à la tête de tous ses biens. Mais si ce mauvais esclave se dit en son cœur : « Mon maître tarde, » et qu'il se mette à battre les esclaves qui servent avec lui, tandis qu'il mange et boit avec les ivrognes, le maître de cet esclave arrivera le jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, et il le pourfendra et lui assignera son lot parmi les hypocrites ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents.

Évangile

Luc 7:17-30

Et cette nouvelle répandit sa renommée dans toute la Judée, et dans tout le pays d'alentour. Et Jean fut informé par ses disciples de tout cela ; et ayant appelé à lui deux de ses disciples, Jean les envoya auprès du Seigneur, pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » Or quand ces hommes furent arrivés vers lui, ils dirent : « Jean le baptiste nous a dépêchés vers toi pour te dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien devons-nous en attendre un autre ? » En ce moment-là il guérit beaucoup de gens de maladies, de plaies, et d'esprits malins, et il rendit la vue à beaucoup d'aveugles ; et il leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : des aveugles recouvrent la vue, des boiteux marchent, des lépreux sont guéris et des sourds entendent, des morts ressuscitent, une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. » Quand les messagers de Jean furent partis, il commença à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu avec luxe ? Voici, ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans la mollesse habitent les palais. Mais qu'est-ce que vous y êtes allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le déclare, et bien plus qu'un prophète ; c'est celui dont il est écrit : Voici, J'envoie Mon messager devant toi, lequel frayera ton chemin devant toi. Je vous le déclare : parmi les enfants des femmes personne n'est plus grand que Jean ; cependant le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui ; et après l'avoir entendu, tout le peuple et les publicains ont justifié Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean, tandis que les pharisiens et les légistes ont anéanti le dessein de Dieu quant à eux-mêmes en ne se faisant pas baptiser par lui.

Évangile

Jean 21

Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts. Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. » Il lui redit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui dit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Fais paître mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : « M'aimes-tu ? » et il dit : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu connais que je t'aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité je te le déclare, lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te portera là où tu ne veux pas. » Or il dit cela pour indiquer par quel genre de mort il glorifierait Dieu, et après avoir dit cela, il dit : « Suis-moi. » Pierre, s'étant retourné, se voit suivi par le disciple que Jésus aimait, et qui, pendant le repas, s'était appuyé contre sa poitrine, et qui avait dit : « Seigneur, quel est celui qui doit te livrer ? » Pierre donc l'ayant vu dit à Jésus : « Seigneur, mais celui-ci, qu'en sera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? Quant à toi, suis-moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères, que ce disciple ne devait pas mourir ; mais Jésus ne lui dit pas : « Il ne doit point mourir, » mais : « Si je veux qu'il demeure jusques à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est lui qui est le disciple qui atteste ces choses, et qui a aussi écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ; mais il y a encore beaucoup d'autres choses qu'a faites Jésus, lesquelles, si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres où elles seraient écrites.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.