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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Hébreux 1:1-10

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! » Et, tandis qu'il dit aux anges : « Celui qui fait de Ses anges des vents et de Ses ministres une flamme de feu, » Il dit au contraire au Fils : « Ton trône, ô Dieu, subsiste pour l'éternité ; » et : « C'est le sceptre de rectitude que le sceptre de son royaume ; tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint, plus que tes pairs, d'une huile d'allégresse ; » et : « C'est Toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et les cieux sont des œuvres de Tes mains ;

Première lecture

Exode 14

Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Dis aux enfants d'Israël qu'ils se replient et campent devant Pihachiroth entre Migdol et la mer, devant Baal-Tsephon ; c'est vis-à-vis que vous camperez près de la mer. Et Pharaon pensera des enfants d'Israël : Ils se sont perdus dans le pays ; le désert les enferme. Et j'endurcirai le cœur de Pharaon, afin qu'il les poursuive, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, et les Égyptiens comprendront que je suis l'Éternel. Et ils firent ainsi. Et lorsque le roi d'Egypte fut informé de la fuite du peuple, les sentiments de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l'égard du peuple et ils dirent : Qu'avons-nous fait de laisser Israël quitter notre service ? Alors il attela son char et prit son peuple avec lui ; et il prit six cents chars d'élite et tout ce qu'il y avait de chars en Egypte, tous montés de guerriers. Et l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, roi d'Egypte, et il se mit à la poursuite des enfants d'Israël. Car les enfants d'Israël étaient partis haut la main. Les Égyptiens les poursuivirent donc et les atteignirent avec tous les chevaux et chars de Pharaon, et sa cavalerie et son armée, dans leur campement près de la mer, à Pihachiroth vis-à-vis de Baal-Tsephon. Et Pharaon s'approcha et les enfants d'Israël levèrent les yeux, et voilà que les Égyptiens arrivaient sur eux par derrière, et les enfants d'Israël furent très effrayés et crièrent à l'Éternel. Et ils dirent à Moïse : Est-ce faute de tombeaux en Egypte que tu nous as amenés mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait en nous tirant de l'Egypte ? N'est-ce pas ce que nous te disions en Egypte : Ne t'occupe pas de nous, nous voulons servir les Égyptiens : car nous aimons mieux servir les Égyptiens que de mourir dans le désert. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! restez en place et contemplez la délivrance que l'Éternel va opérer aujourd'hui pour vous ; car si vous voyez aujourd'hui les Égyptiens, désormais vous ne les reverrez plus jamais. L'Éternel combattra pour vous ; et vous, soyez tranquilles. Et l'Éternel dit à Moïse : Pourquoi pousses-tu tes cris vers moi ? Dis aux enfants d'Israël qu'ils lèvent le camp. Et toi, lève ton bâton, et étends ta main sur la mer, et fends-la, et les enfants d'Israël traverseront le milieu de la mer à sec. Et moi, voici, j'endurcirai le cœur des Égyptiens, et ils vous suivront, et je serai glorifié dans Pharaon et dans toute son armée, ses chars et sa cavalerie. Et les Égyptiens sauront que je suis l'Éternel, quand je serai glorifié dans Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Alors l'ange de l'Éternel, qui marchait en tête de l'armée d'Israël, quitta sa place et marcha derrière, et la colonne de nuée qui la précédait quitta sa place et se posa derrière eux. Et elle vint entre l'armée d'Egypte et l'armée d'Israël ; et d'un côté c'était nuée et obscurité, et de l'autre elle illuminait la nuit ; et ils ne s'approchèrent pas les uns des autres durant toute la nuit. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et l'Éternel refoula la mer par un fort vent d'est toute la nuit et changea la mer en terre sèche, et les eaux se fendirent. Et les enfants d'Israël traversèrent le milieu de la mer à sec, et les eaux furent pour eux une muraille à droite et à gauche. Et les Égyptiens chargèrent, et entrèrent dans la mer après eux avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et sa cavalerie. Et vers la veille du matin, l'Éternel porta ses regards de la colonne de feu et de nuée sur les Égyptiens, et Il mit en déroute l'armée d'Egypte ; et Il disloqua les roues de leurs chars et rendit leur marche difficile. Alors les Égyptiens dirent : Fuyons devant Israël, car l'Éternel combat pour lui contre l'Egypte. Et l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur la mer, afin que les eaux reviennent couvrir les Égyptiens, leurs chars et leur cavalerie. Et Moïse étendit sa main sur la mer, et vers le matin la mer revint à son niveau ordinaire, et les Égyptiens fuirent à son approche, et l'Éternel précipita les Égyptiens au milieu de la mer. Et les eaux en revenant couvrirent les chars et la cavalerie de toute l'armée de Pharaon, entrés à leur suite dans la mer : il n'en survécut pas un seul. Mais les enfants d'Israël passèrent à sec par le milieu de la mer, et les eaux étaient pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche. C'est ainsi que dans cette journée, l'Éternel sauva Israël des mains des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. Et Israël fut témoin du grand coup dont l'Éternel frappa l'Egypte, et le peuple craignit l'Éternel et eut foi dans l'Éternel et dans Moïse, son serviteur.

Première lecture

Lévitique 25:1-17

Et l'Éternel parla à Moïse sur le mont de Sinaï en ces termes : Parle aux enfants d'Israël et leur dis : Quand vous serez entrés au pays que je vous donne, la terre chômera un sabbat en l'honneur de l'Éternel. Six années tu ensemenceras ton champ, tu tailleras ta vigne et tu en feras rentrer les produits ; mais la septième année il y aura un sabbat solennel pour le pays, un sabbat en l'honneur de l'Éternel ; tu n'ensemenceras point ton champ et ne tailleras, point ta vigne. Tu ne moissonneras pas le recrû de tes blés et ne vendangeras point les raisins de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos pour la terre. Et vous aurez l'usage du produit de la terre qui se repose, pour t'en nourrir toi et ton serviteur et ta servante et ton mercenaire et ton étranger qui séjournent chez toi ; tout son produit servira à la nourriture de ton bétail et des animaux qui peuplent ton pays. Puis tu compteras sept années sabbatiques, sept fois sept années : ce qui pour sept années sabbatiques te donnera une période de quarante-neuf années. Et tu sonneras de la trompette le septième mois, le dixième jour du mois ; le jour des propitiations vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous consacrerez ainsi la cinquantième année et vous publierez l'affranchissement dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous un Jubilé, chacun de vous rentrant dans sa propriété, et chacun de vous rentrant dans sa famille. Cette cinquantième année sera pour vous un Jubilé, vous ne sèmerez point et vous ne moissonnerez point son recrû, et ne vendangerez point la vigne alors non taillée. Car c'est un Jubilé ; il vous sera sacré, et vous tirerez de vos champs pour votre usage ce qu'ils rendront. Dans cette année du Jubilé, chacun de vous rentrera dans sa propriété. Et si vous vendez quelque chose à votre prochain ou achetez quelque chose de votre prochain, ne vous molestez pas l'un l'autre. Tu compteras les années à partir du Jubilé pour acheter de ton prochain, et il te vendra d'après le nombre des années de récoltes. Plus il y aura d'années, plus ton prix d'achat sera élevé, et moins il y aura d'années, moindre aussi sera ton prix d'achat ; car c'est le nombre des récoltes qu'il te vend. Qu'aucun de vous ne moleste son prochain, et aie la crainte de ton Dieu ; car je suis l'Éternel, votre Dieu.

Prière du matin — première lecture

Genèse 19:12-30

Et les hommes dirent à Lot : Tous ceux que tu as encore ici, tes gendres et tes fils et tes filles, et tous ceux qui tiennent à toi dans la ville, fais-les sortir de ce lieu. Car nous allons détruire ce lieu-ci, parce que ces gens sont grandement décriés devant l'Éternel, et l'Éternel nous a envoyés pour détruire la ville. Alors Lot sortit et parla à ses gendres qui prétendaient à ses filles et dit : Mettez-vous en devoir de sortir de ce lieu-ci, car l'Éternel va détruire la ville. Mais il eut, aux yeux de ses gendres, l'air de plaisanter. Et au lever de l'aurore, les anges insistèrent auprès de Lot et dirent : Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent-là, de peur que tu ne périsses par suite du crime de cette ville. Et comme il tardait, les hommes le prirent sa main et la main de sa femme et la main de ses deux filles, parce que l'Éternel voulait l'épargner, et ils le firent sortir, et le laissèrent en dehors de la ville. Et après les avoir fait sortir, l'un [d'eux] dit : Sauve-loi, au nom de ta vie, ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas dans tout le district ! Sauve-toi sur la montagne pour ne pas périr. Et Lot leur dit : Oh ! non ! Seigneur ; vois donc ! ton serviteur a trouvé grâce à tes yeux, et grand a été l'amour que tu m'as témoigné pour me conserver la vie ; mais je ne puis me sauver sur la montagne, le désastre pourrait m'atteindre et je périrais. Vois donc ! Cette ville-là est à portée pour y fuir, et elle est petite : c'est là que je voudrais me réfugier (n'est-elle pas petite ?) afin que mon âme vive. Et Il lui dit : Voici, je veux aussi te satisfaire en ce point, en ne bouleversant pas la ville dont tu parles. Hâte-toi de t'y réfugier, car je ne puis rien faire que tu n'y sois arrivé. – C'est pourquoi l'on donne à cette ville le nom de Tsohar (petite). Le soleil se levait sur la terre, lorsque Lot entra dans Tsohar. Et l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu, de par l'Éternel depuis le ciel, et Il bouleversa ces villes et toute la contrée, et la population des villes et les productions du sol. Mais sa femme regarda derrière elle, et elle devint statue de sel. Et Abraham se leva le matin et gagna le lieu où il s'était tenu en la présence de l'Éternel, et porta ses regards à ses pieds sur Sodome et Gomorrhe et toute la contrée du district, et il vit, et voilà qu'une fumée s'élevait de la terre, comme la fumée d'une fournaise. Et quand Dieu détruisit les villes du district, Dieu se souvint d'Abraham et fit échapper Lot du milieu du bouleversement, lorsqu'il bouleversa les villes où habitait Lot. Et de Tsohar Lot gagna la hauteur, et il se fixa sur la montagne, et il avait ses deux filles avec lui, car il redoutait de demeurer à Tsohar. Et il habitait une grotte, lui et ses deux filles.

Épître

2 Corinthiens 6:1-10

Mais, puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons aussi à ne pas recevoir inutilement la grâce de Dieu, (car il est dit : « Au temps favorable Je t'ai exaucé, et au jour du salut Je t'ai secouru ; » voici, c'est maintenant le temps particulièrement favorable ; voici, c'est maintenant le jour du salut), nous qui ne donnons prise sur aucun point, afin que le ministère ne soit pas critiqué, mais qui nous rendons recommandables à tous égards, comme il convient à des serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience au milieu des tribulations, au milieu des calamités, au milieu des détresses, au milieu des coups, au milieu des prisons, au milieu des troubles, au milieu des fatigues, au milieu des veilles, au milieu des jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bienveillance, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu ; employant les armes offensives et défensives de la justice, tirant parti de la gloire et de l'infamie, de la mauvaise et de la bonne renommée ; tenus pour fourbes, quoiqu'étant véridiques ; tenus pour inconnus, quoiqu'étant bien connus ; tenus pour mourants, et voici, nous vivons ; tenus pour châtiés, quoique n'étant point mis à mort ; tenus pour désolés, mais étant toujours joyeux ; tenus pour pauvres, mais rendant riches bien des hommes ; tenus, pour ne rien avoir, quoique possédant toutes choses.

Première lecture

Ésaïe 44

Mais maintenant, écoute, O Jacob mon serviteur, et Israël dont j'ai fait choix ! Ainsi parle l'Éternel, ton créateur et ton formateur dès l'origine de ta naissance, ton aide : Ne crains point, Jacob mon serviteur, et mon Israël dont j'ai fait choix ! car je répandrai des eaux sur le sol altéré, et des ruisseaux sur la terre sèche ; je répandrai mon esprit sur ta race, et ma bénédiction sur tes rejetons, afin qu'ils poussent parmi la verdure, comme des saules auprès des courants d'eau. L'un dira : « J'appartiens à l'Éternel ! » et l'autre se réclamera du nom de Jacob, et un autre mettra sur sa main la marque de l'Éternel, et dira avec amour le nom d'Israël. Ainsi parle l'Éternel, Roi d'Israël et son Rédempteur, l'Éternel des armées : Je suis le premier et le dernier, et hors moi il n'y a point de Dieu. Et qui comme moi a fait des prophéties (qu'on le dise et me le mette en avant !) depuis que je fondai le peuple éternel ? Et qu'ils annoncent l'avenir et ce qui doit arriver ! Soyez sans crainte et sans peur ! dès longtemps ne te l'ai-je pas annoncé et déclaré ? aussi bien vous êtes mes témoins ! Y a-t-il un Dieu hors moi ? Il n'y a point de rocher, je n'en connais aucun. Les faiseurs d'idoles sont tous une vanité et leurs chefs-d'œuvre ne servent à rien, ils sont leurs propres témoins : ils ne voient pas et n'ont pas la connaissance, afin qu'ils soient honteux. Qui forgerait un Dieu, ou fondrait une image, pour n'en rien retirer ? Voici tous ceux qui y coopèrent, auront à rougir ; et les ouvriers ne sont que des hommes : ils sont là réunis, debout, tremblants et confus tous ensemble. Le forgeron forge une hache et travaille au feu des charbons, et la façonne avec le marteau, et la travaille à force de bras ; il a faim aussi, et n'a plus de forces, il ne boit point d'eau, et il est épuisé. Le charpentier étend un cordeau ; et en fait le dessin avec le style, et la façonne avec le rabot, et en fait le tracé avec le compas ; il lui donne ainsi une forme humaine, une belle figure d'homme, digne d'habiter un temple. Il va se couper des cèdres, et prend un rouvre et un chêne, et fait un choix parmi les arbres de la forêt : il plante un pin, et la pluie le fait croître. Et l'homme a de quoi brûler, et il en prend et se chauffe, et il en allume, et il cuit du pain. Il en fabrique aussi un Dieu, et il l'adore, et en taille une image, et il s'incline devant elle. Il en brûle la moitié au feu, avec une moitié il apprête sa viande, rôtit son rôt, et se rassasie ; il se chauffe aussi et dit : « Ah ! ah ! je me réchauffe ! et je vois du feu ! » Et avec le reste il fait un dieu, son idole, et il s'incline devant elle, et il l'adore, et lui adresse sa prière, et dit : « Sauve-moi, car tu es mon Dieu ! » Ils n'ont ni connaissance, ni intelligence ; car leurs yeux sont bouchés et ils ne voient pas, et leur cœur fermé et ils ne sentent pas. Il ne réfléchit pas, il n'a ni connaissance, ni intelligence pour dire : J'en ai brûlé la moitié au feu, et sur ses charbons j'ai aussi cuit mon pain, rôti ma viande, et l'ai mangée, et avec le reste ferais-je une abomination, devant une souche de bois me prosternerais-je ? Il se repaît de cendres, un cœur abusé le détourne de sauver son âme et de dire : N'est-ce pas un mensonge que je tiens dans ma main ? Souviens-t'en, Jacob, et Israël ! car tu es mon serviteur, je t'ai formé ; pour moi tu es un serviteur, Israël ; tu ne seras pas oublié de moi ! Je balaie comme un nuage tes crimes, et comme une nuée tes péchés : reviens à moi, car je te rachète ! Cieux, retentissez de cantiques ! car l'Éternel a agi ; et vous, profondeurs de la terre, éclatez en acclamations ! poussez des cris de joie, montagnes, avec les forêts et tous les arbres qui y sont ! car l'Éternel rachète Jacob, et Il manifeste sa gloire sur Israël. Ainsi parle l'Éternel qui te rachète, et te forma dès l'origine de ta naissance : Je suis l'Éternel qui a tout créé, qui seul déploya les Cieux, et qui de moi-même étendis la terre, qui déjoue les présages des prophètes menteurs, et fais délirer les devins, qui fais reculer les sages, et change leur science en folie, qui donne effet à la parole de mon serviteur, et accomplis les arrêts de mes envoyés, qui dis de Jérusalem : « Elle sera habitée, » et des villes de Juda : « Elles seront rebâties, et je relèverai leurs ruines ! » qui dis à l'abîme : « Sèche, et je tarirai tes fleuves ! » qui dis de Coresch : « Il est mon berger, et il exécutera toute ma volonté ! » et qui dis de Jérusalem : « Qu'elle soit rebâtie ! » et du Temple : « Qu'il soit fondé »

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 16

Or il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche, qui avait un économe ; et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ce qui lui appartenait. Et l'ayant appelé il lui dit : « Qu'est-ce que j'apprends là sur toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus l'exercer. » Mais l'économe se dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m'enlève la gestion ? Je ne puis pas labourer, et j'ai honte de mendier ; je sais ce que je ferai, afin que, lorsque j'aurai été destitué de la gestion, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Et ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Et l'autre dit : « Cent tonneaux d'huile. » Mais il lui dit : « Tiens ton obligation, assieds-toi, et écris immédiatement cinquante. » Ensuite il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Et l'autre dit : « Cent mesures de blé. » Il lui dit : « Tiens ton obligation, et écris quatre-vingts. » Et le maître loua l'économe inique, parce qu'il avait prudemment agi ; car les fils de ce siècle-ci sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière. Moi aussi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen du Mamôna d'iniquité, afin que, lorsqu'il vous manquera, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. Celui qui est fidèle pour très peu de chose est aussi fidèle pour beaucoup ; et celui qui est inique en très peu de chose est aussi inique dans beaucoup. Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour la richesse inique, qui est-ce qui vous confiera la véritable ? Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien d'autrui, qui est-ce qui vous donnera le nôtre ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres, car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. » Or les pharisiens, qui étaient amis de l'argent, entendirent toutes ces choses, et ils se moquaient de lui. Et il leur dit : « Vous êtes de ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car l'arrogance chez l'homme est une abomination devant le Seigneur. La loi et les prophètes ont subsisté jusques à Jean ; dès lors est annoncée la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et chacun s'y introduit par violence. Or il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent, qu'il ne l'est qu'un seul jambage de la loi soit anéanti. Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. « Or il y avait un homme riche, lequel s'habillait de pourpre et de soie, menant chaque jour avec éclat une joyeuse vie ; mais un pauvre, nommé Lazare, avait été jeté près de sa porte, tout couvert d'ulcères et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or il advint que ce pauvre mourut, et qu'il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham ; mais le riche mourut aussi, et il fut enterré. Et dans le séjour des morts, ayant levé les yeux du milieu des tourments, il voit de loin Abraham et Lazare dans son sein ; et il s'écria : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt, et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis à la torture dans cette flamme. » Mais Abraham dit : « Mon enfant, rappelle-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et de même Lazare ses maux ; mais maintenant il est ici consolé, tandis que toi, tu es à la torture ; et d'ailleurs, entre nous et vous s'ouvre un vaste abîme, afin que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le puissent pas, et que de là-bas ils ne traversent pas non plus vers nous. » Mais il dit : « Je te supplie donc, Père, de l'envoyer dans la maison de mon père, car j'ai cinq frères, afin qu'il les avertisse, de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. » Mais Abraham dit : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu'ils les écoutent ! Mais l'autre dit : « Non, Père Abraham, mais si quelqu'un vient de chez les morts auprès d'eux, ils se repentiront. » Mais il lui dit : « S'ils n'écoutent ni Moïse ni les prophètes, ils ne se laisseront pas non plus persuader quand même quelqu'un ressusciterait des morts. »

Psaume responsorial

Psaumes 110

Cantique de David.L'Éternel dit à mon Seigneur : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je te donne pour marchepied tes ennemis. » De Sion l'Éternel étendra le sceptre de ta puissance. Domine au milieu de tes ennemis ! Ton peuple s'empresse au jour de ton armement, dans une pompe sainte ; ta jeunesse vient à toi comme une rosée sortant du sein de l'aurore. L'Éternel a juré, et ne s'en repentira point : « Tu es sacrificateur pour l'éternité à l'instar de Melchisédek. » Le Seigneur à ta droite a mis des rois en pièces au jour de sa colère. Il fera justice parmi les peuples : tout est plein de cadavres ; Il a mis des têtes en pièces sur un vaste pays. Il boira au torrent dans sa marche, puis Il relèvera la tête.

Évangile

Matthieu 4:1-11

Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Et après qu'il eut jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Et, s'étant approché, le tentateur lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis que ces pierres-ci deviennent des pains. » Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. » Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et il le posa sur l'aile du temple, et il lui dit : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas ; en effet, il est écrit : Car Il donnera pour toi des ordres à Ses anges, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. » Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. » Le diable le transporte derechef sur une montagne fort élevée, et il lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : « Je te donnerai tout cela, si, te prosternant, tu m'adores. » Alors Jésus lui dit : « Va-t-en, Satan, car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et c'est à Lui seul que tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte, et voici, des anges s'approchèrent, et ils le servaient.

Psaume responsorial

Psaumes 59

Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Ecrit de David, quand Saül envoya, et qu'ils gardèrent la maison, pour le faire mourir.Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu ! et mets-moi hors de l'atteinte de mes agresseurs ! Délivre-moi des hommes malfaisants, et sauve-moi des hommes sanguinaires ! Car voici, ils tendent des embûches à mon âme ; des violents se liguent contre moi, sans qu'il y ait en moi ni crime, ni péché, Éternel. Je ne suis pas coupable, et ils accourent et se campent : veille ! viens à moi, et regarde ! O toi, Éternel, Dieu des armées, Dieu d'Israël, réveille-toi pour châtier tous les peuples ! N'épargne aucun de ces traîtres méchants ! (Pause) Ils reviennent le soir, ils hurlent comme les chiens, et ils parcourent la ville. Voici, de leurs bouches ils vomissent leurs propos ; des glaives sont sur leurs lèvres ! « Car, qui est là pour entendre ? » Mais toi, Éternel, tu te ris d'eux, et tu te moques de toutes les nations. Ils sont forts !… Je regarde vers toi ; car l'Éternel est mon boulevard. Mon Dieu me prévient par sa grâce ; Dieu fait que mes ennemis réjouissent mes regards. Ne les tue point, de peur que mon peuple n'oublie !… \ Défais-les par ta puissance, et les précipite, ô toi, notre bouclier, Seigneur ! Il y a péché dans leur bouche à tous les propos de leurs lèvres : qu'ils soient donc pris au piège, pour leur orgueil, et pour les parjures et les mensonges qu'ils profèrent ! Détruis, détruis-les dans ton courroux, et qu'ils ne soient plus ! afin qu'ils apprennent que Dieu règne en Jacob, jusqu'aux extrémités de la terre. (Pause) Qu'ils reviennent le soir, hurlent comme les chiens, et qu'ils parcourent la ville ! Qu'ils rôdent cherchant une curée. ayant passé la nuit sans s'être rassasiés ! Mais moi, je chanterai ta puissance, et dès le matin je dirai les louanges de ta grâce ; car tu es mon boulevard, et mon refuge dans mon jour de détresse. O toi, qui es ma force, je veux te célébrer ! car Dieu, mon Dieu bon, est mon boulevard.

Psaume responsorial

Psaumes 64

Au maître chantre. Cantique de David.Entends, ô Dieu, ma voix, quand je gémis ! Préserve ma vie de l'ennemi qui m'effraie ! Mets-moi à couvert des complots des méchants, de la troupe de ceux qui font le mal, qui aiguisent leur langue comme une épée, et décochent, comme des flèches, des paroles amères, pour atteindre en cachette l'innocent ; soudain ils l'atteignent, et sont sans crainte. Résolus à faire un mauvais coup, ils se concertent pour cacher des pièges, et disent : « Qui en serait témoin ? » Ils projettent des crimes : « Nous sommes prêts, le plan est conçu ! » Et tous ils cachent le fond de leur pensée et de leurs cœurs. Alors Dieu les atteint de sa flèche ; leur défaite est soudaine, et ils tombent : leur langue même en est cause ; tous ceux qui les voient, fuient, et tous les hommes sont saisis de crainte, et publient l'œuvre de Dieu, et reconnaissent son action. Le juste est ravi de l'Éternel, et se confie en lui, et tous les hommes droits se glorifient.

Psaume responsorial

Psaumes 61

Au maître chantre. Avec instruments à cordes. De David.Ecoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière ! Du bout de la terre je t'invoque, le cœur assombri : conduis-moi sur le rocher où je ne saurais monter ! Car tu es mon refuge, ma forte tour en face de l'ennemi. Laisse-moi faire de ta tente mon séjour éternel, et chercher mon asile sous l'abri de tes ailes. (Pause) Car, ô Dieu, tu exauces mes vœux, et tu remets en possession ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du Roi ! Que ses ans soient comme un âge ajouté à des âges ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Dispense-lui la grâce et la fidélité, qui le gardent ! Alors je chanterai ton nom à jamais, en accomplissant mes vœux tous les jours.

Prière du soir — première lecture

Genèse 22:1-20

Et après ces choses il arriva que Dieu mit Abraham à l'épreuve ; et Il lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Et Il dit : Eh bien ! prends ton fils, ton unique, que tu aimes, Isaac, et va-t'en au pays de Moriah, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva Je matin et bâta son âne, et prit deux de ses valets avec lui, et Isaac, son fils, et il fendit du bois pour l'holocauste, et il se leva et prit son chemin vers le lieu que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour Abraham, levant les yeux, aperçut le lieu de loin. Alors Abraham dit à ses valets : Restez ici avec l'âne, et moi et l'enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons, puis nous vous rejoindrons. Puis Abraham prit le bois de l'holocauste, et en chargea Isaac, son fils, et il prit en sa main le feu et le couteau ; et ils s'acheminèrent les deux ensemble. Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il répondit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici bien le feu et le bois ; mais où est la victime pour l'holocauste ? Et Abraham répondit : Dieu verra à se trouver la victime pour l'holocauste, mon fils. Puis ils cheminèrent les deux ensemble. Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit, et Abraham y éleva l'autel, et disposa le bûcher, et lia Isaac, son fils, et le plaça sur l'autel par dessus le bûcher. Et Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Et il dit : Ne porte pas la main sur l'enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. Alors Abraham leva les yeux et regarda, et voilà que derrière lui un bélier était pris par les cornes dans le hallier, et Abraham alla prendre le bélier, et il l'offrit en holocauste à la place de son fils. Et Abraham donna à ce lieu le nom de : L'Éternel verra ; d'où vient l'expression d'aujourd'hui : A la montagne de l'Éternel Il se rendra visible. Et l'ange de l'Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux et dit : Je jure par moi-même, déclare l'Éternel, que parce que tu as accompli cet acte, et n'as point refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité sera maîtresse de la porte de ses ennemis. Et toutes les nations de la terre chercheront leur bénédiction dans ta postérité par la raison que tu as obéi à ma voix. Et Abraham rejoignit ses valets ; puis ils se levèrent, et gagnèrent ensemble Beerséba, et Abraham demeura à Beerséba. – Et sur ces entrefaites Abraham reçut un renseignement conçu en ces termes : Voici, Milca a aussi enfanté des fils à Nachor, ton frère :

Deuxième lecture

Hébreux 5

En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est chargé pour les hommes du service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés, lui, qui peut montrer de l'indulgence pour ceux qui sont ignorants et égarés, puisqu'il est lui-même aussi enveloppé de faiblesse ; et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-même, aussi bien que pour le peuple, des oblations pour les péchés. Et personne ne s'approprie de lui-même cette dignité, mais il y est appelé de Dieu, comme le fut aussi Aaron ; de même aussi, ce n'est pas à lui-même que Christ a attribué la gloire d'avoir été fait grand prêtre, mais à Celui qui lui a dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ; » comme Il dit encore dans un autre passage : « Tu es prêtre pour l'éternité selon le rang de Melchisédec ; » lui, qui, dans les jours de sa chair, après avoir présenté, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et après avoir été exaucé à cause de sa piété, a appris, quoiqu'il fût fils, l'obéissance par ce qu'il a souffert, et qui, après avoir été amené à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel, ayant reçu de Dieu le titre de grand prêtre selon le rang de Melchisédec. Nous avons là-dessus beaucoup de choses à vous dire, et elles sont difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus paresseux pour entendre. Et, en effet, vous, qui, depuis le temps, devriez, être des maîtres, vous avez derechef besoin que quelqu'un vous enseigne les rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; car quiconque en est encore au lait est sans expérience de la parole de justice ; car il est un enfant ; tandis que la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, grâce à la capacité qu'ils ont acquise, ont les sens exercés à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Deuxième lecture

Colossiens 3

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, là où Christ est assis à la droite de Dieu ; intéressez-vous aux choses d'en haut, non à celles qui sont sur la terre, car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; lorsque Christ aura été manifesté, lui qui est notre vie, alors, vous aussi, vous serez manifestés avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre : l'impudicité, l'impureté, la luxure, la mauvaise convoitise, et la cupidité qui est une idolâtrie, toutes choses, à cause desquelles survient la colère de Dieu. C'est en elles que, vous aussi, vous avez marché naguère, lorsque vous viviez au milieu de ces choses ; mais, maintenant, vous aussi, vous avez rejeté toutes ces choses : colère, emportement, malice, calomnie, langage grossier, les éloignant de votre bouche. N'usez pas de mensonge les uns envers les autres, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions, et vous étant revêtus du nouveau qui est renouvelé, quant à la connaissance, selon l'image de Celui qui l'a créé, et où il n'y a ni Grec ni Juif, ni circoncision ni incirconcision, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre, mais où Christ est tout et en tous. Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, des saints, des bien-aimés, d'entrailles compatissantes, de bonté, d'humilité, de mansuétude, de longanimité, vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant réciproquement, si l'un a quelque motif de se plaindre de l'autre ; de même que le seigneur vous a pardonné, faites-en autant vous-mêmes ; mais par-dessus tout cela revêtez-vous de la charité, ce qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été aussi appelés en corps, règne dans vos cœurs ; et devenez reconnaissants. Que la parole de Christ habite richement en vous ; vous instruisant et vous exhortant les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes et des chants spirituels, chantant en vos cœurs à Dieu sous l'influence de la grâce. Et, quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du seigneur Jésus, en rendant par lui à Dieu le Père des actions de grâces. Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le seigneur. Maris, aimez vos femmes, et ne vous aigrissez pas contre elles. Enfants, obéissez à vos parents en tous points, car cela est bienséant dans le seigneur. Pères, ne tourmentez pas vos enfants, afin qu'ils ne se découragent point. Esclaves, obéissez en tous points à vos maîtres selon la chair, non avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, craignant le seigneur ; quoi que ce soit que vous fassiez, travaillez de cœur, comme pour le Seigneur, non pour des hommes, sachant que c'est du seigneur que vous recevrez la rétribution de l'héritage ; asservissez-vous à Christ le Seigneur, car celui qui commet l'injustice en portera la peine, et il n'y a pas d'acception de personnes.

Deuxième lecture

Galates 1:1-12

Paul, apôtre, non par le fait des hommes, ou par l'entremise d'un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité des morts, et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père et par notre seigneur Jésus-Christ, qui s'est lui-même donné pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, auquel gloire soit rendue pour les siècles des siècles. Amen ! Je m'étonne que vous désertiez si vite Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; ce qui ne vient d'autre chose que de ce qu'il y a quelques personnes qui vous troublent, et qui veulent renverser l'évangile de Christ. Mais, à supposer que nous-mêmes, ou un ange venu du ciel vous prêchât un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Comme nous vous l'avons déjà dit, et comme je vous le redis maintenant : si quelqu'un vous prêche un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! Eh bien, maintenant, est-ce la faveur des hommes que j'ambitionne, ou celle de Dieu ? Ou bien, est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas un esclave de Christ ; car je vous fais savoir, frères, que l'évangile qui a été prêché par moi n'a rien d'humain, car, moi non plus, ce n'est pas par un homme que je l'ai reçu, ou que j'ai été instruit, mais par une révélation de Jésus-Christ.

Deuxième lecture

Ésaïe 1:1-20

Révélation d'Ésaïe, fils d'Amots, qui lui fut révélée touchant Juda et Jérusalem, dans le temps d'Hosias, de Jotham, d'Achaz, d'Ézéchias, roi de Juda. Cieux, écoutez ! Terre, prête l'oreille ! car l'Éternel parle. J'ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont rebellés contre moi. Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître : Israël ne le connaît pas, mon peuple ne le distingue pas. Malheur à la nation pécheresse, à la nation chargée d'iniquité, à la race méchante, aux enfants dénaturés ! Ils ont abandonné l'Éternel, méprisé le Saint d'Israël, se sont retirés en arrière !… Où vous frapper encore, si vous ajoutez à vos rébellions ? La tête entière est malade, et le cœur entier dans le dépérissement. De la plante des pieds jusqu'à la tête rien n'y est sain ; c'est blessure, et contusion, et plaie vive, qui ne sont ni pansées, ni bandées, ni adoucies avec l'huile. Votre pays est désolé, vos villes brûlées au feu, et vos champs, sous vos yeux des étrangers les dévorent ; c'est une dévastation, comme quand des étrangers saccagent. Et la fille de Sion reste comme une hutte dans une vigne, comme une guérite dans un champ de concombres, comme une ville épargnée. Si l'Éternel des armées ne nous eût laissé un faible reste, nous étions pareils à Sodome, assimilés à Gomorrhe. Entendez la parole de l'Éternel, princes de Sodome ! Écoutez la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe ! Que me fait le nombre de vos sacrifices ? dit l'Éternel : j'ai à satiété des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux gras ; et au sang des taureaux et des agneaux et des boucs je ne prends point de plaisir. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? N'offrez plus d'oblations menteuses ! J'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes et les sabbats, la convocation de l'assemblée ; je ne souffre pas le crime et les fêtes solennelles. Vos nouvelles lunes et vos fêtes, mon âme les a en aversion ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter. Et quand vous tendez vos mains, je me cache les yeux devant vous ; même quand vous multipliez vos prières, je n'écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions, cessez de mal faire, apprenez à bien faire, recherchez la droiture, redressez l'iniquité, faites droit à l'orphelin, défendez la veuve ! Venez et plaidons, dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront tels que la laine. Si vous avez la volonté et l'obéissance, vous vous nourrirez des biens du pays ; mais si vous êtes rénitents et rebelles, de l'épée vous serez la proie, car la bouche de l'Éternel a parlé.

Évangile

Marc 15

Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements. Et ils l'emmenèrent pour le crucifier ; et ils mettent en réquisition, comme il passait, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs (le père d'Alexandre et de Rufus), afin qu'il portât sa croix, Et ils le conduisent à l'endroit de Golgotha (qui signifie, étant traduit, endroit du crâne). Et ils lui donnaient du vin parfumé, mais lui ne le prit pas. Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Or c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent ; et l'inscription de sa sentence portait les mots : Le roi des Juifs. Et avec lui ils crucifièrent deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. [ Et ce passage de l'Écriture a été accompli, qui dit : « Et il a été compté parmi les criminels » ] Et les passants l'injuriaient, en branlant la tête et en disant : « Ohé ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même aussi les grands prêtres, le bafouant entre eux avec les scribes, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Et quand la sixième heure fut venue, des ténèbres survinrent sur la terre entière jusques à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Eloi ! Eloi ! Lama sabaphthani ? » ce qui signifie, étant traduit : « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Et quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Voyez, il appelle Élie. » Mais quelqu'un étant accouru, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant fixée à un roseau, lui donnait à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie vient le descendre. » Mais Jésus ayant poussé un grand cri expira. Et le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Mais le centurion, qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré de la sorte, dit : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Or il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles aussi Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques le petit, et la mère de Josès, et Salomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et beaucoup d'autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Et comme le soir était déjà venu (parce que c'était la préparation, c'est-à-dire l'avant-sabbat), arriva Joseph d'Arimathée, sénateur de distinction, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu, et il s'introduisit hardiment auprès de Pilate, et réclama le corps de Jésus. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, et ayant fait appeler le centurion, il lui demanda si déjà il était mort ; et l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph. Et ayant acheté un linceul, il l'enveloppa dans le linceul après l'avoir descendu, et il le déposa dans un sépulcre, qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre contre l'entrée du sépulcre. Or Marie la Magdalène et Marie mère de Josès regardaient où on le mettait.

Prière du soir — deuxième lecture

Philippiens 4

Ainsi donc, mes frères bien-aimés, après lesquels je soupire, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés ! J'exhorte Évodie, et j'exhorte Syntyche à être animées des mêmes sentiments dans le Seigneur. Et même je t'en prie aussi, toi, digne collègue, intéresse-toi à elles, car elles ont combattu avec moi pour l'Evangile, ainsi que Clément et mes autres coopérateurs, dont les noms se trouvent dans le livre de vie. Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous. Quant à moi, je me suis grandement réjoui dans le Seigneur de ce que vous avez enfin repris de l'intérêt pour moi ; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas que je parle par motif de dénuement ; car j'ai appris à me suffire à moi-même dans la position où je me trouve ; je sais vivre dans l'humiliation, et je sais aussi vivre dans l'abondance ; en toutes choses et en toutes circonstances, je suis initié, soit à être rassasié, soit à avoir faim, soit à vivre dans l'abondance, soit à vivre dans la disette ; je peux tout en Celui qui me rend fort. Néanmoins, vous avez bien fait de prendre part à ma tribulation ; d'ailleurs, vous aussi, Philippiens, vous savez que, au commencement de la prédication de l'Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune église n'ouvrit avec moi un compte réciproque de don et de recette, si ce n'est vous seuls, car, déjà à Thessalonique, vous m'avez envoyé, à deux reprises, de quoi subvenir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les cadeaux, mais je recherche le fruit qui surabonde pour votre compte. D'ailleurs j'ai reçu tout ce qu'il me faut, et je suis dans l'abondance ; je suis comblé, depuis que j'ai reçu par Épaphrodite ce qui vient de vous, parfum d'agréable odeur, sacrifice agréé et approuvé de Dieu. Mais c'est mon Dieu qui, selon Sa richesse, satisfera pleinement tous vos besoins avec gloire en Christ Jésus. Qu'à Dieu notre Père soit rendue la gloire pour les siècles des siècles. Amen ! Saluez en Christ Jésus tous les saints. Les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les saints vous saluent, et principalement ceux de la maison de l'empereur. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !

Évangile

Marc 2:13-22

Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. »

Évangile

Jean 1:43-51

« Jésus ayant fixé sur lui ses regards dit : « Tu es Simon fils de Jean, tu seras appelé Céphas » (ce qui se traduit par Pierre). « Le lendemain il voulut se rendre en Galilée, et il trouve Philippe, et Jésus lui dit : « Suis-moi. » Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre ; Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé, c'est Jésus fils de Joseph, qui est de Nazareth. » « Nathanaël lui dit : « Est-ce que de Nazareth il peut venir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois, » Jésus vit Nathanaël venant à lui, et il dit de lui : « Voilà vraiment un Israélite dans lequel il n'y a pas de fraude. » Nathanaël lui dit : « D'où me connais-tu ? » Jésus lui répliqua : « Avant que Philippe t'appelât, pendant que tu étais sous le figuier je t'ai vu. » Nathanaël répliqua : « Rabbi, tu es le fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. » Jésus lui répliqua : « Est-ce parce que je t'ai dit que je t'avais vu sous le figuier, que tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Et il lui dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et redescendre sur le fils de l'homme. »

Évangile

Matthieu 25

Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure. De même en effet qu'un homme partant pour un voyage appela ses esclaves, et leur remit ses biens, et qu'à l'un il donna cinq talents, et à un autre deux, et à un troisième un, à chacun selon sa capacité particulière, et qu'il partit pour son voyage ; aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres. De même aussi celui qui avait reçu les deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un s'en alla faire un creux en terre, et y cacha l'argent de son maître. Or, après un long espace de temps, le maître de ces esclaves revient et leur fait rendre compte. Et celui qui avait reçu les cinq talents s'étant approché apporta cinq autres talents, en disant : « Seigneur, tu m'as remis cinq talents, regarde, j'ai gagné cinq autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Celui qui avait reçu les deux talents s'étant aussi approché dit : « Seigneur, tu m'as remis deux talents, regarde, j'ai gagné deux autres talents. » Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle esclave, tu as été fidèle pour peu de chose, je te mettrai à la tête de beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Mais celui qui avait reçu le seul talent s'étant aussi approché dit : « Seigneur, je te connaissais pour être un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé, et serrant le grain de là où tu n'as pas vanné, et tout craintif j'ai été cacher ton talent dans la terre, regarde, tu récupères ce qui est à toi. » Mais son maître lui répliqua : « Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je serre le grain de là où je n'ai pas vanné ? Il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui était à moi avec l'intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui ; qui a les dix talents. Car à quiconque a il sera donné, et il regorgera ; mais quant à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. Et jetez cet esclave inutile dans les ténèbres extérieures ; c'est là que sera le pleur et le grincement des dents. Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les unes d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les chevreaux, et il placera les brebis à sa droite et les chevreaux à sa gauche, Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu ; j'ai été malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. » Alors les justes lui répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous nourri ? Ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Mais quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? Ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Et quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous venus auprès de toi ? » Et le roi leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous l'avez fait pour un seul de ces tout petits, vous l'avez fait pour moi. » Alors il dira aussi à ceux qui seront à gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges ! Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; et j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » Alors eux aussi répliqueront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas servi ? » Alors il leur répliquera : « En vérité je vous le déclare : en tant que vous ne l'avez pas fait pour un seul de ces tout petits, vous ne l'avez pas non plus fait pour moi. » Et ceux-ci s'en iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.