Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Ainsi donc, frères saints, vous auxquels est adressé un appel céleste, portez vos regards sur l'envoyé et le grand prêtre de notre confession, Jésus, qui est fidèle à Celui qui l'a créé, comme l'a été aussi Moïse, dans Sa maison. En effet il a été jugé d'autant plus digne d'une plus grande gloire que Moïse, que celui qui s'est construit une maison possède une plus grande gloire que la maison même ; car toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu ; et, tandis que Moïse a été fidèle dans toute Sa maison, comme un serviteur chargé de rendre témoignage à ce qui devait être proclamé, Christ l'est comme un fils à la tête de sa propre maison.C'est nous qui sommes sa maison, si nous persistons à être assurés et glorieux de notre espérance. C'est pourquoi, — selon ce que dit l'esprit saint : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion, le jour de la tentation dans le désert, où vos pères l'ont essayé par manière d'épreuve, et ils avaient vu Mes œuvres pendant quarante ans ! C'est pourquoi J'ai été courroucé contre cette génération, et J'ai dit : Toujours leur cœur s'égare. Mais ils n'ont point connu Mes voies !
Première lecture
Du milieu des enfants d'Israël fais avancer vers toi Aaron, ton frère, et ses fils avec lui, pour me les attacher comme Prêtres, Aaron, Nadab et Abihu, Eléazar et Ithamar, fils d'Aaron. Et tu feras pour Aaron, ton frère, des vêtements sacrés qui soient un costume et une parure. Et tu t'adresseras à tous les experts que j'ai remplis d'un esprit de sagesse pour faire les habits d'Aaron qui doit m'être consacré et me servir dans le sacerdoce. Et voici les habits qu'ils ont à faire : un Pectoral et un Ephod et une Robe et une Tunique d'un tissu de mailles et un Turban et une Ceinture ; et ils feront des vêtements sacrés pour Aaron, ton frère, et ses fils, qui me serviront dans le sacerdoce ; et qu'ils y emploient l'or, l'azur, le pourpre, le vermillon et le lin. Et qu'ils fassent l'Ephod d'or, d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors en ouvrage de tricot. Il se composera de deux pièces portant sur les épaules et jointes à leurs deux extrémités de manière à être assemblées. Et la ceinture appliquée sur l'Ephod pour le serrer, en sortira et sera du même tissu d'or, d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors. Et tu prendras deux pierres d'onyx où tu graveras les noms des fils d'Israël, six de ces noms sur l'une des pierres, et les six noms restants sur l'autre, selon l'ordre de leur naissance. Tu emploieras l'art du lapidaire et l'art de graver les sceaux pour graver ces deux pierres aux noms des fils d'Israël ; tu les enchâsseras dans des chatons d'or. Et tu placeras les deux pierres sur les épaulettes de l'Ephod, comme pierres qui rappelleront les enfants d'Israël, afin que Aaron porte sur ses deux épaules leurs noms devant l'Éternel en mémorial. Et tu feras des chatons d'or et deux chaînettes d'or pur que tu façonneras en cordons tressés, et tu fixeras aux chatons les chaînettes tressées. Et tu feras le Pectoral du Droit, du même travail que l'Ephod, en ouvrage de tricot ; tu y emploieras l'or, l'azur, le pourpre, le vermillon et le lin retors. Il sera carré, rendoublé, d'un empan de longueur et d'un empan de largeur. Et tu l'enchâsseras de pierreries enchâssées, de quatre rangs de pierreries ; le premier rang de sardoine, de topaze et d'émeraude ; le second rang d'une escarboucle, d'un saphir et d'un diamant ; le troisième rang d'une opale, d'une agate et d'une améthyste ; et le quatrième rang d'un chrysolithe, d'un onyx et d'un jaspe ; les chatons où elles seront enchâssées seront d'or. Et il y aura autant de pierres que de noms des fils d'Israël, douze comme les noms ; elles seront gravées comme des sceaux, portant chacune son nom correspondant aux douze tribus. Et tu fixeras au Pectoral des chaînettes d'or pur façonnées en cordons tressés. Et tu mettras au Pectoral deux anneaux d'or que tu placeras aux deux extrémités du Pectoral. Et tu mettras aux deux anneaux les deux cordons d'or aux extrémités du Pectoral. Et les deux autres bouts des deux cordons tu les arrêteras aux deux chatons et les feras tenir aux deux épaulettes de l'Ephod sur le devant. Fais de plus deux anneaux d'or que tu placeras aux deux extrémités du Pectoral sur celui de ses bords qui est tourné vers l'Ephod en dedans. Et tu feras deux anneaux d'or que tu mettras aux deux pièces de l'Ephod en bas sur le devant juste à leur jonction au-dessus de la ceinture de l'Ephod. Et l'on attachera le Pectoral par ses anneaux aux anneaux de l'Ephod avec un cordon d'azur pour l'arrêter au-dessus de la ceinture de l'Ephod, afin que le Pectoral ne bouge pas de l'Ephod. Et Aaron portera les noms des fils d'Israël, sur le Pectoral du Droit, Aaron l'aura constamment sur la poitrine lorsqu'il entrera dans le Sanctuaire, comme mémorial devant l'Éternel. Et tu mettras sur le Pectoral du Droit l'Urim et Thummim qui seront sur la poitrine d'Aaron quand il se présentera devant l'Éternel, et Aaron portera constamment sur sa poitrine le droit des enfants d'Israël en présence de l'Éternel. Et tu feras la Robe sur laquelle porte l'Ephod, tout entière d'azur. Et dans son milieu elle aura son ouverture pour passer la tête, et l'ouverture sera bordée dans son contour d'un ourlet tissé, comme l'ouverture d'une cotte de mailles, afin qu'elle ne se déchire pas. Et sur sa bordure tu entremêleras des grenades d'azur, de pourpre et de vermillon, sur sa bordure tout autour avec des clochettes d'or entre les grenades tout autour, une clochette d'or puis une grenade, une clochette d'or puis une grenade, tout le long de la bordure de la robe. Et elle servira à Aaron pour le service, afin que le son en soit entendu quand, entrant dans le Sanctuaire, il paraîtra devant l'Éternel, et quand il sortira, pour qu'il ne meure pas. Et tu feras une plaque d'or pur, et tu y graveras, comme on grave les sceaux : Consécration à l'Éternel. Et tu y mettras un cordon d'azur pour l'attacher au Turban ; elle sera fixée sur le devant du turban. Et elle sera au front d'Aaron qui sera chargé de l'iniquité des choses consacrées que les enfants d'Israël consacreront en tout genre d'offrandes saintes, et qu'elle soit constamment sur son front pour les faire agréer en présence de l'Éternel. Et tu formeras la Tunique d'un tissu de lin, et tu feras un Turban de lin et une Ceinture en brocart. Et pour les fils d'Aaron tu feras des tuniques et tu leur feras des ceintures et tu leur feras des bonnets pour costume et parure. Et tu les en revêtiras, Aaron, ton frère, et ses fils avec lui, et tu les oindras, et tu les installeras et tu les consacreras à mon service dans le sacerdoce. Et tu leur feras pour voiler leur nudité des caleçons de fil, qui iront des reins jusqu'aux cuisses. Et Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la Tente du Rendez-vous, ou qu'ils s'approcheront de l'Autel pour faire leur service dans le Sanctuaire, de peur qu'ils ne se chargent d'une faute et ne meurent : c'est là une règle perpétuelle pour lui et pour sa race après lui.
Première lecture
Car tu es un peuple consacré à l'Éternel, ton Dieu ; l'Éternel, ton Dieu, t'a choisi pour être son peuple particulier, entre tous les peuples qui sont sur la surface de la terre ; ce n'est pas parce que vous êtes supérieurs en nombre à tous les peuples, que l'Éternel s'est attaché à vous, et a fait choix de vous, car vous êtes le moins grand de tous les peuples ; mais c'est parce que l'Éternel vous aime et qu'il garde le serment juré à vos pères, que l'Éternel vous a retirés avec une main forte et délivrés de la maison de servitude et de la main de Pharaon, Roi d'Egypte. Reconnais donc que l'Éternel, ton Dieu, est le Dieu, le Dieu fidèle qui garde son alliance et sa dilection à ceux qui l'aiment et gardent ses commandements, jusqu'à la millième génération, mais qui use de représailles directes envers ceux qui le haïssent, en les faisant périr ; Il n'use pas de délais envers ceux qui le haïssent ; ses représailles sont directes. Ainsi, garde les commandements et les statuts et les lois que je te prescris en ce jour, pour les pratiquer.
Prière du matin — première lecture
Cependant Jacob habitait la contrée où séjournait son père, le pays de Canaan. C'est ici l'histoire de Jacob.Joseph avait dix-sept ans lorsqu'il faisait avec ses frères paître les brebis ; or il était comme jeune garçon auprès des fils de Bilha et des fils de Zilpa, femmes de son père. Et Joseph rapportait à son père le mal qu'on disait d'eux. Or Israël préférait Joseph à tous ses autres fils, parce qu'il était le fils de ses vieux jours ; et il lui fit une tunique longue à manches. Et lorsque ses frères virent que le père le préférait à tous ses frères, ils le prirent en haine et ils ne pouvaient lui parler amicalement. Et Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, et ils le prirent encore plus en haine. Et il leur dit : Ecoutez donc ce songe que j'ai eu ! Voici, nous étions dans le champ à lier des gerbes ; et voilà que ma gerbe se dressa et resta debout ; et voilà que vos gerbes entourèrent ma gerbe et s'inclinèrent devant elle. Alors ses frères lui dirent : Prétends-tu régner sur nous, et prétends-tu exercer l'empire sur nous ? Et ils le haïrent encore davantage à cause de ses songes et de ses discours. Ensuite il eut encore un autre songe : Et voici, le soleil et la lune et onze étoiles s'inclinaient devant moi. Et il le raconta à son père et à ses frères ; alors son père le tança et lui dit : Qu'est-ce que ce songe que tu as eu ? Faut-il que moi et ta mère et tes frères nous venions nous prosterner contre terre devant toi ! Et ses frères furent jaloux de lui, mais son père garda la chose par devers lui. Et ses frères partirent pour mener paître les troupeaux de leur père à Sichem. Alors Israël dit à Joseph : Tes frères ne sont-ils pas au pâturage à Sichem ? Viens, je veux t'envoyer vers eux. Et il lui répondit : Me voici. Et il lui dit : Va donc et vois dans quel état sont tes frères et les troupeaux, et rapporte-m'en des nouvelles. Il l'envoya ainsi de la vallée de Hébron, et il se rendit à Sichem. Et un homme le trouva errant dans la campagne ; et l'homme l'interrogeant lui dit : Que cherches-tu ? Et il répondit : Je suis à la recherche de mes frères : indique-moi donc le pâturage où ils sont. Et l'homme dit : Ils sont partis d'ici, car j'ai entendu qu'ils disaient : Allons à Dothan ! Alors Joseph se mit sur les traces de ses frères, et les trouva à Dothan. Et ils l'aperçurent de loin ; et avant qu'il fût près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir. Et ils se disaient l'un à l'autre : Voici l'homme aux songes, le personnage arrive ! Eh bien ! allons ! tuons-le, et nous le jetterons dans une de ces citernes, puis nous dirons : Une bête féroce l'a dévoré ; et nous verrons ce qu'il en sera de ses songes. Et Ruben entendit, et il le sauva de leurs mains et dit : N'attentons pas à sa vie ! Et Ruben leur dit : Ne versez point de sang, jetez-le dans cette citerne-ci au désert, mais ne portez point la main sur lui ! Son but était de le sauver de leurs mains pour le rendre à son père. Et lorsque Joseph fut arrivé auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, de cette tunique longue qu'il portait ; et ils le prirent et le jetèrent dans la citerne ; or la citerne était vide ; il n'y avait point d'eau. Et ils s'assirent pour manger le pain ; alors ils levèrent les yeux et regardèrent, et voilà que c'était une caravane d'Ismaélites arrivant de Galaad ; et leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de ladanum ; ils étaient en route pour les transporter en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : A quoi bon tuer notre frère et cacher son sang ? Venez, vendons-le aux Ismaélites, et ne portons pas la main sur lui ; car c'est notre frère, notre chair. Et ses frères l'écoutèrent. Et il passait des Madianites, marchands ; alors ils retirèrent Joseph de la citerne et vendirent Joseph aux Ismaélites pour vingt sicles d'argent, et ceux-ci emmenèrent Joseph en Egygte. Et lorsque Ruben revint à la citerne, voilà que Joseph n'était plus dans la citerne ! et il déchira ses vêtements. Et il rejoignit ses frères et dit : L'enfant n'y est plus, et moi, où irai-je ? Et ils prirent la tunique de Joseph, et ayant tué un bouc ils plongèrent la tunique dans son sang, et ils envoyèrent porter la tunique longue à leur père avec ces paroles : Voici ce que nous avons trouvé, reconnais si c'est ou non la tunique de ton fils ! Et il la reconnut et dit : La tunique de mon fils ! une bête féroce l'a dévoré : Joseph déchiré, déchiré ! Et Jacob déchira ses habits, et entoura ses reins d'un cilice, et garda longtemps le deuil de son fils. Et tous ses fils et toutes ses filles s'approchèrent pour le consoler, mais il ne voulut accepter aucune consolation et dit : Je veux descendre avec mon deuil vers mon fils aux Enfers ! et son père le pleurait. Cependant les Madianites le vendirent en Égypte à Potiphar eunuque de Pharaon, chef des satellites.
Épître
devenez donc des imitateurs de Dieu, comme Ses enfants bien-aimés, et marchez dans la charité, comme Christ aussi vous a aimés et s'est livré lui-même pour vous à Dieu en offrande et en sacrifice, comme un parfum d'agréable odeur. Mais que l'impudicité et toute espèce d'impureté, ou la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints, non plus que l'impudeur et le bavardage, ou la bouffonnerie, qui sont choses inconvenantes, mais qu'on y entende plutôt l'action de grâce ; car sachez et connaissez ceci, c'est que tout impudique, ou impur, ou cupide, ce qui veut dire un idolâtre, ne possède pas d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous trompe par de vains discours : c'est bien à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ne vous associez donc pas à eux ; car, si vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le seigneur ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, (car le fruit de la lumière consiste en toute espèce de bonté, de justice et de vérité),
Première lecture
Crie à plein gosier, ne te retiens pas ! à l'égal de la trompette élève la voix, et annonce à mon peuple son crime et à la maison de Jacob son péché ! Journellement ils m'interrogent et désirent savoir mes voies ; comme un peuple qui pratiquerait la justice et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu, ils demandent de moi des arrêts de justice ; ils désirent l'approche de Dieu : « Pourquoi jeûnons-nous [disent-ils], et tu ne le vois pas ? pourquoi nous traiter durement, et tu l'ignores ? » Voici, dans votre jour de jeûne vous courez à vos affaires, et exigez toutes vos corvées. Voici, vous jeûnez pour vous quereller, et pour disputer, et frapper d'un poing sacrilège. Vous ne jeûnez pas aujourd'hui à faire exaucer vos cris dans les lieux très hauts. Est-ce là le jeûne que j'aime, le jour où l'homme se traite durement ? Quoi ! plier la tête comme un jonc, et se coucher sur le cilice et la cendre, est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, un jour approuvé de l'Éternel ? Voici le jeûne que j'aime : c'est qu'on délie les chaînes de l'impiété, qu'on fasse tomber les courroies du joug, qu'on affranchisse les opprimés et que vous enleviez toute sorte de joug ; et encore, que tu distribues ton pain à celui qui a faim, et amènes au logis les pauvres errants, que, si tu vois un homme nu, tu l'habilles, et que tu ne te dérobes pas à ton frère. Alors ta félicité éclora comme l'aurore, et ta guérison fera de rapides progrès, et ta justice marchera devant toi, et la gloire de l'Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et l'Éternel répondra ; tu crieras et Il dira : « Me voici ! » si dans ton sein tu cesses de mettre sous le joug, de montrer au doigt et de dire du mal. Si tu fais part de tes aliments à celui qui a faim, et rassasies l'âme indigente, alors pendant les ténèbres ta lumière se lèvera, et ton obscurité sera comme le midi. Et l'Éternel sera ton guide constant, et dans les lieux brûlés Il rassasiera ton âme, et redonnera de la vigueur à tes os ; tu seras comme un jardin arrosé et comme une source dont les eaux ne trompent jamais. Et les tiens relèveront les ruines anciennes, tu réédifieras des fondements mis à nu depuis plusieurs âges, et on te nommera réparateur des brèches, restaurateur des chemins pour peupler le pays. Si tu sais empêcher tes pieds de violer le sabbat, et ne pas suivre tes caprices dans mon jour saint, et si tu appelles le sabbat un délice, honoré de la consécration de l'Éternel, et si tu l'honores en ne pratiquant point tes voies, ne courant point à tes affaires, et ne tenant point de vains discours, alors tu trouveras tes délices dans l'Éternel, et je te ferai traverser sur un char les sommités du pays, et jouir de l'héritage de Jacob, ton père, car la bouche de l'Éternel l'a prononcé.
Prière du matin — deuxième lecture
Après cela Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. Or une foule nombreuse suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades ; mais Jésus monta sur la montagne, et il s'y tenait assis avec ses disciples. Or la Pâque était proche, la fête des Juifs. Jésus ayant donc levé les yeux et ayant vu qu'une foule nombreuse venait vers lui, il dit à Philippe : « Où pourrons-nous acheter des pains afin que ces gens-là se nourrissent ? » — Or il parlait ainsi afin de l'éprouver, car pour lui il savait ce qu'il allait faire. — Philippe lui répliqua ; « Deux cents deniers de pains ne leur suffisent pas pour que chacun en reçoive un peu. » Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : « Il y a ici un jeune enfant qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? » Jésus dit : « Faites étendre les gens. » Or il y avait beaucoup d'herbe en cet endroit. Les hommes au nombre d'environ cinq mille s'étendirent donc. Jésus prit donc les pains ; et après avoir rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient couchés, de même fit-il aussi avec les poissons, tant qu'ils en voulaient. Mais lorsqu'ils furent repus, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu. » Ils les rassemblèrent donc, et remplirent douze corbeilles avec les morceaux des cinq pains d'orge, que laissèrent ceux qui avaient mangé. Les gens ayant donc vu les miracles qu'il avait faits disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » Jésus donc, ayant su qu'ils devaient venir et l'enlever afin de le faire roi, se retira derechef seul sur la montagne. Mais, quand le soir fut venu, ses disciples descendirent vers la mer, et étant montés dans une barque ils se dirigeaient de l'autre côté de la mer vers Capharnaoum ; et l'obscurité était déjà survenue, et Jésus n'était pas encore venu à eux, et la mer, sur laquelle soufflait un grand vent, était agitée. Après donc qu'ils eurent ramé pendant environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et arrivé près de la barque, et ils eurent peur. Mais il leur dit : « C'est moi, n'ayez pas peur. » Ils voulaient donc le prendre dans la barque, et aussitôt la barque aborda sur le rivage vers lequel ils se rendaient. Le lendemain, la foule qui se trouvait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là de barque qu'une seule, et que Jésus n'était point entré dans la barque avec ses disciples, mais que ses disciples seuls étaient partis ; d'autres barques étaient venues de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâces. Lors donc que la foule vit que Jésus n'était pas là non plus que ses disciples, ils montèrent eux-mêmes dans les barques et vinrent à Capharnaoum à la recherche de Jésus ; et l'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu venu ici ? » Jésus leur répliqua : « En vérité, en vérité je vous le déclare, vous me recherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés ; travaillez à vous procurer, non la nourriture qui périt, mais la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, je veux dire Dieu, a marqué de Son sceau. » Ils lui dirent donc : « Qu'avons-nous à faire pour accomplir l'œuvre de Dieu ? » Jésus leur répliqua : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ils lui dirent donc : « Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions et que nous te croyions ? Que travailles-tu à nous procurer ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, comme il est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. » Jésus leur dit donc : « En vérité, en vérité je vous le déclare, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain venu du ciel ; car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent donc : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » Jésus leur dit : « C'est moi qui suis le pain de la vie ; celui qui vient à moi n'aura certainement jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura certainement jamais soif ; mais je vous ai dit que, quoique vous m'ayez vu, vous ne croyez cependant pas. Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne me mettrai certainement pas dehors celui qui vient à moi, car je suis descendu du ciel, non pour faire ma propre volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé ; or c'est ici la volonté de Celui qui m'a envoyé, que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour ; car c'est ici la volonté de mon Père, que quiconque contemple le Fils et croit en lui possède la vie éternelle, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. » Les Juifs murmuraient donc à son sujet, parce qu'il avait dit : « Je suis le pain qui est descendu du ciel, » et ils disaient : « Est-ce que celui-ci n'est pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment maintenant dit-il : je suis descendu du ciel ? » Jésus leur répliqua : « Ne murmurez pas entre vous ; personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et c'est moi qui le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : « Et ils seront tous enseignés de Dieu ; » quiconque a écouté le Père et a été instruit par Lui vient à moi ; ce n'est pas que personne ait vu le Père, si ce n'est celui qui est auprès de Dieu ; celui-là a vu le Père. En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui croit possède la vie éternelle. C'est moi qui suis le pain de la vie ; vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts ; le pain qui descend du ciel est tel, qu'on doit en manger et ne point mourir ; c'est moi qui suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour l'éternité ; mais le pain aussi que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. » Les Juifs discutaient donc entre eux en disant : « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus donc leur dit : « En vérité, en vérité je vous le déclare, si vous ne mangez la chair du fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes ; celui qui mange ma chair et qui boit mon sang possède la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ; car ma chair est une vraie nourriture, et mon sang est un vrai breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui ; de même que le Père qui est vivant m'a envoyé et que moi aussi je vis à cause du Père, de même aussi celui qui me mange vivra à cause de moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel ; ce n'est pas comme les pères qui ont mangé et qui sont morts, celui qui mange ce pain-là vivra pour l'éternité. » Il dit ces choses en enseignant dans la synagogue à Capharnaoum. Plusieurs donc de ses disciples l'ayant ouï dirent : « Ce discours est choquant, qui peut l'écouter ? » Mais Jésus, connaissant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur dit : « Cela vous scandalise-t-il ? Si donc vous voyez le fils de l'homme remonter là où il était premièrement… ? C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien ; les paroles que je vous ai adressées sont esprit et sont vie ; mais il y en a quelques-uns parmi vous qui ne croient pas. » Jésus en effet savait dès le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas et quel était celui qui le livrerait, et il dit : « C'est à cause de cela que je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. » En conséquence plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ne marchaient plus avec lui. Jésus donc dit aux Douze : « Et vous aussi, ne voulez-vous point vous en aller ? » Simon Pierre lui répliqua : « Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu possèdes les paroles de la vie éternelle, et nous, nous avons cru et nous avons connu que c'est toi qui es le saint de Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? Et pourtant l'un d'entre vous est un traître ! » — Or il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; car c'était lui qui devait le livrer, lui, un des Douze. –
Psaume responsorial
Cantique graduel. De David.Sans l'Éternel qui nous fut secourable, (ainsi doit parler Israël) sans l'Éternel qui nous fut secourable, quand les hommes s'élevaient contre nous, ils nous auraient engloutis tout vivants, quand leur fureur s'enflammait contre nous ; alors les eaux nous auraient submergés, et aux torrents notre âme aurait succombé, alors notre âme aurait succombé aux eaux bouillonnantes. Béni soit l'Éternel, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! Notre âme s'est échappée, comme l'oiseau du filet de l'oiseleur ; le filet fut rompu, et nous nous échappâmes, Notre secours est dans le nom de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre.
Évangile
Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! »
Psaume responsorial
Cantique d'Asaph.Oui, Dieu est bon envers Israël, envers ceux qui ont un cœur pur. Cependant mon pied fut bien près de broncher ; un rien eût déroulé mes pas ; car j'enviais les superbes : j'avais le bonheur des impies sous les yeux. Car ils sont exempts de douleurs jusqu'à leur mort, et leur corps est bien entretenu ; ils sont en dehors des peines des mortels, et comme les humains ils ne sont point frappés. Aussi, comme un collier l'orgueil les entoure, et comme un habit la violence les revêt. L'embonpoint rend leurs yeux saillants, et les pensées de leur cœur se produisent. Ils sont moqueurs, et parlent méchamment ; de leur hauteur ils parlent d'opprimer ; de leur bouche ils affrontent le ciel même, et leur langue se démène sur la terre. Aussi, c'est de ce côté que Son peuple se tourne ; il veut aussi s'abreuver aux eaux abondantes, et dit : « Comment Dieu prendrait-il connaissance, et le Tout-puissant aurait-Il la science ? » Les voilà ces impies ! et toujours tranquilles ils grossissent leurs trésors. C'est en pure perte que je gardai mon cœur net, et que je lavai mes mains dans l'innocence ; et je fus frappé tous les jours, et chaque matin je subis ma peine. Si je disais : Je veux parler ainsi, voici, je trahirais la race de tes enfants. Alors je réfléchis, pour me rendre compte de ces choses ; c'était à mes yeux une tâche difficile, jusqu'à ce que, pénétrant dans les sanctuaires de Dieu, je fis attention à la fin de ces hommes Tu ne les as placés que sur un sol glissant ; tu les fait tomber, et ils sont en ruine. Comme ils sont anéantis tout à coup, emportés et détruits par une chute soudaine ! Tel un songe au réveil, ainsi, les réveillant, Seigneur, tu mets avec mépris leur fantôme à néant. Quand mon cœur s'exaspérait, et que dans mes reins je sentais l'aiguillon, alors j'étais stupide, et dans l'ignorance, j'étais disposé comme une brute envers toi. Cependant je te demeurai toujours attaché ; tu me pris par la main, par ma droite. Par ta sagesse tu me conduiras, et enfin tu me recueilleras dans la gloire. Qui ai-je dans les Cieux ? Et auprès de toi je n'aime rien sur la terre. Que mon cœur et ma chair soient consumés, le rocher de mon cœur et ma part, c'est Dieu, à jamais ! Car voici, ceux qui te désertent, périssent ; tu détruis tous ceux qui loin de toi vont se prostituer. Mais pour moi, être près de Dieu, c'est mon bien. Je mets ma confiance dans le Seigneur, l'Éternel, afin de pouvoir raconter toutes tes œuvres.
Psaume responsorial
Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Cantique d'Asaph.Nous te louons, ô Dieu, nous te louons : car ton Nom est présent, tous racontent tes merveilles. « Quand j'aurai fixé l'époque, je rendrai droite justice : la terre tremble avec ceux qui l'habitent : c'est moi qui affermis ses colonnes. » (Pause) Je dis donc aux superbes : Ne soyez point superbes ! et aux impies : Ne portez point le front haut ! Ne portez point le front haut, et le col renversé ne parlez point avec audace ! Car ce n'est ni du Levant, ni du Couchant, ni du désert, que peut venir la hauteur ; mais Dieu est celui qui juge ; Il abaisse l'un, et Il élève l'autre. Car un calice est dans la main de l'Éternel, et le vin y écume, il est plein d'un mélange ; et Il en verse ; Oui, jusqu'à la lie, tous les impies de la terre devront s'en abreuver, en boire. Et c'est ce que j'annoncerai incessamment, en célébrant le Dieu de Jacob. « Et J'abattrai toutes les têtes des méchants ; que les têtes des justes se lèvent ! »
Prière du soir — première lecture
Cependant Joseph fut emmené en Égypte, et Potiphar, eunuque de Pharaon, chef des satellites, Egyptien, l'acheta des Ismaélites qui l'avaient amené. Et l'Éternel fut avec Joseph, et il fut un homme qui réussit étant dans la maison de son maître, l'Egyptien. Et son maître voyant que l'Éternel était avec lui et faisait réussir entre ses mains tout ce qu'il entreprenait, Joseph trouva grâce à ses yeux, et fut à son service personnel, et son maître le fit intendant de sa maison et lui remit en main tout ce qu'il avait. Et dès qu'il lui eut confié l'intendance de sa maison et de tout ce qu'il avait, l'Éternel bénit la maison de l'Egyptien pour l'amour de Joseph, et il y eut bénédiction de l'Éternel sur tout ce qui lui appartenait au dedans et au dehors. Et il abandonna à Joseph le maniement de tout ce qu'il avait, et avec lui, il ne prenait plus souci de rien, sinon des aliments dont il se nourrissait. Or Joseph avait une belle taille et une belle figure. Et sur ces entrefaites il advint que la femme de son maître porta ses regards sur Joseph, et lui dit : Couche avec moi ! Et il s'y refusa et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître ne revoit après moi quoi que ce soit dans la maison, et il m'a donné le maniement de tout ce qu'il a ; il n'a pas dans cette maison une plus haute position que moi, et il ne me tient à distance de rien, que de toi, parce que tu es sa femme : comment donc pour-rais-je commettre ce grand crime et pécher contre Dieu ? Et quoiqu'elle parlât à Joseph tous les jours, il ne voulait point l'écouter, pour coucher auprès d'elle et avoir commerce avec elle ; et il lui arriva dans ce temps, d'entrer dans la maison pour vaquer à son occupation, dans un moment où aucun des gens de la maison n'était au logis ; alors elle le saisit par son vêtement en disant : Couche avec moi ! Et il laissa son vêtement dans sa main, et s'enfuit et courut dehors. Et quand elle vit qu'il lui avait laissé son vêtement dans la main, et s'était enfui dehors, elle appela les gens de sa maison et leur dit : Voyez, il nous a amené un homme hébreu pour se jouer de nous. Il est entré chez moi pour coucher avec moi ; alors j'ai appelé à haute voix, et quand il m'a entendu élever la voix et appeler, il a laissé son vêtement à mes côtés et s'est enfui et a couru dehors ; et elle posa le vêtement à côté d'elle en attendant le retour de son seigneur au logis. Et elle lui parla dans ce sens en ces termes : L'esclave hébreu que tu nous as amené est entré chez moi pour se jouer de moi ; puis quand j'ai élevé la voix et appelé, il a laissé son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors. Et à l'ouïe des discours de sa femme qui lui avait parlé en ces termes : Ton esclave m'a traitée de la sorte, le maître de Joseph fut enflammé de colère, et il le prit et le mit dans la maison de force, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient détenus ; et il fut là dans la maison de force. Mais l'Éternel fut avec Joseph et lui concilia de la bienveillance et lui fit trouver grâce aux yeux du commandant de la maison de force. Et le commandant de la maison de force plaça sous l'autorité de Joseph tous les prisonniers qui étaient dans la maison de force ; et tout ce qui s'y faisait se faisait par lui. Le commandant de la maison de force ne contrôlait rien de ce qu'il avait à manier, parce que l'Éternel était avec lui ; et l'Éternel faisait réussir ce qu'il entreprenait.
Deuxième lecture
Que dirons-nous donc ? Demeurons dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de nous cette pensée ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel, pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci, et ne mettez pas non plus vos membres à la disposition du péché comme des instruments d'iniquité, mais mettez-vous vous-mêmes à la disposition de Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et mettez aussi vos membres à la disposition de Dieu comme des instruments de justice. Car le péché n'aura pas de puissance sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ? Péchons, parce que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ? Loin de nous cette pensée ! Ne savez-vous pas qu'en vous mettant comme esclaves à la disposition de quelqu'un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui auquel vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que vous, qui étiez esclaves du péché, vous avez obéi de cœur au modèle d'enseignement qui vous a été transmis, et de ce qu'après avoir été affranchis du péché vous avez été asservis à la justice ; je parle d'une manière humaine à cause de la faiblesse de votre chair. Eh bien, de même que vous avez mis vos membres comme esclaves à la disposition de l'impureté et du désordre, de même mettez maintenant vos membres comme esclaves à la disposition de la justice pour parvenir à la sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres quant à la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous rougissez maintenant ? Elles n'ont en effet d'autre résultat que la mort, tandis que maintenant que vous avez été affranchis du péché et asservis à Dieu, le fruit que vous retirez a pour effet la sanctification et pour résultat la vie éternelle. Car le salaire que paie le péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.
Deuxième lecture
N'accable pas de reproches le vieillard, mais parle-lui comme à un père, aux jeunes gens comme à des frères, aux femmes âgées comme à des mères, aux jeunes femmes comme à des sœurs en toute pureté. Aie des égards pour les veuves, véritables veuves ; mais si une veuve a des enfants ou des descendants, qu'ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre maison, et à reconnaître les soins de leurs ascendants, car cela est agréable aux yeux de Dieu. Mais celle qui est véritablement veuve, et isolée, a mis son espérance en Dieu, et elle persévère dans les oraisons et les prières nuit et jour, tandis que celle qui s'adonne aux plaisirs est morte, quoique vivante ; voilà ce que tu dois aussi prescrire, afin qu'elles soient irréprochables. Mais si quelqu'un néglige les siens, et surtout ceux de sa famille, il a renié la foi et il est pire qu'un infidèle. Qu'une veuve ne soit portée sur le rôle, que si elle n'a pas moins de soixante ans, si elle n'a eu qu'un seul mari, si elle se recommande par de bonnes œuvres, comme d'avoir élevé ses enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les malheureux, pratiqué toute bonne œuvre. Mais repousse les veuves plus jeunes, car, quand la volupté les détache de Christ, elles veulent se marier, et elles encourent ainsi le blâme d'avoir rompu leur premier engagement ; mais en outre elles apprennent encore, dans leur fainéantise, à courir les maisons, et elles ne sont pas seulement fainéantes, mais de plus bavardes et intrigantes, disant ce qui ne convient pas. Je veux donc que les plus jeunes se marient, aient des enfants, gouvernent leur maison, ne donnent point à l'adversaire l'occasion de les calomnier, car quelques-unes déjà ont déserté pour suivre Satan. Si une fidèle a des veuves, qu'elle les assiste, et que l'église n'en ait pas la charge afin qu'elle puisse assister les véritables veuves. Que les anciens qui président bien soient honorés d'une double rémunération, surtout ceux qui s'appliquent à la prédication et à l'enseignement, car l'Écriture dit : « Tu n'emmusèleras point le bœuf qui foule le grain, » et l'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un ancien, à moins qu'elle ne repose sur le témoignage de deux ou trois personnes ; mais ceux qui pèchent, réprimande-les devant tous les autres, afin que ces derniers aussi en conçoivent de la crainte. Je t'adjure devant Dieu, devant Christ Jésus, et devant les anges élus, d'observer cette règle sans prévention, et de ne rien faire par suggestion. N'impose précipitamment les mains à personne, et ne te rends pas complice des péchés des autres. Conserve-toi toi-même pur ; ne continue plus à ne boire que de l'eau, mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes incommodités. Les péchés de certains hommes sont évidents, avant même tout jugement, tandis que chez d'autres ils ne se manifestent qu'ensuite ; de même aussi les bonnes actions sont évidentes, celles qui ne le sont pas d'abord ne peuvent rester secrètes.
Deuxième lecture
C'est pourquoi souvenez-vous que, naguère, vous, les païens par la chair, qui étiez appelés l'incirconcision par ce qui s'appelle la circoncision faite manuellement en la chair, que vous étiez, dis-je, en ce temps-là, sans Christ, étant en dehors de la société d'Israël et étrangers aux alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Christ Jésus, vous qui étiez naguère éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ, car c'est lui qui est notre paix, lui, qui de l'un et de l'autre a fait un seul, et qui a détruit le mur qui formait la séparation, je veux dire la haine, en anéantissant par sa propre chair la loi des commandements donnés sous forme de décrets, afin de créer en lui, de tous les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre, en un seul et même corps, avec Dieu par la croix, en détruisant la haine par elle. Et il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez éloignés, et à ceux qui sont près, car c'est par lui que nous avons, les uns et les autres, en un seul et même esprit, l'accès auprès du Père. Ainsi donc vous n'êtes plus étrangers et sans droit de cité, mais vous êtes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, la pierre angulaire étant Christ Jésus même, en qui tout édifice, ayant ses parties bien ajustées, s'élève comme un sanctuaire sacré dans le seigneur, en qui, vous aussi, vous êtes tous édifiés ensemble pour devenir une habitation de Christ en esprit.
Deuxième lecture
Et la parole de l'Éternel fut adressée pour la seconde fois à Jonas en ces mots : Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et proclames-y la proclamation que je vais te dire. Alors Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de l'Éternel. Or Ninive était une grande ville devant Dieu, ayant trois jours de marche. Et Jonas commença à faire dans la ville une journée de marche, et fit la proclamation en ces mots : Encore quarante jours et Ninive est détruite. Et les gens de Ninive crurent Dieu, et ils publièrent un jeûne, et ils se revêtirent tous du cilice et les grands et les petits. Et lorsque le bruit en parvint au roi de Ninive, il se leva de son trône et déposa son manteau, et se couvrit du cilice, et s'assit sur la cendre. Et il fit crier et dire dans Ninive, de par le roi et ses grands, ces paroles : Que les hommes et les animaux, le bétail et les troupeaux ne goûtent de rien, ne paissent point et ne boivent point d'eau ! et que les hommes et les bestiaux soient recouverts du cilice ! que l'on crie à Dieu avec force ! et que chacun revienne de sa mauvaise voie et de l'injustice de ses mains ! Qui sait ? Dieu se repentira de nouveau ! Il reviendra de l'ardeur de sa colère, et nous ne périrons pas. Et Dieu voyant qu'ils en agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie, Dieu se repentit du mal qu'il avait parlé de leur faire, et Il ne le leur fit pas.
Évangile
Or, en ce moment même, quelques personnes vinrent lui faire un rapport sur ces Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs victimes. Et il leur répliqua : « Vous imaginez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tout le reste des Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. Ou bien, ces dix-huit individus sur lesquels est tombée la tour dans les environs de Siloam, et qui en sont morts, vous imaginez-vous qu'ils fussent plus coupables que tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non, vous dis-je, mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de la même manière. » Or il disait cette parabole : « Quelqu'un possédait un figuier planté dans sa vigne, et il vint y chercher du fruit et n'en trouva pas ; or il dit au vigneron : « Voici trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et que je n'en trouve point ; coupe-le ; pourquoi occupe-t-il encore inutilement la place ? » Mais l'autre lui répliqua : « Seigneur, laisse-le encore cette année, jusques à ce que j'aie creusé alentour et que j'y aie mis du fumier ; peut-être portera-t-il du fruit l'an qui vient ; autrement tu le feras couper. » Or il enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat ; et voici une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme, en sorte qu'elle se tenait courbée sans pouvoir se redresser du tout. Mais Jésus l'ayant vue, l'appela et lui dit : « Femme, sois délivrée de ton infirmité ! » Et il lui imposa les mains, et immédiatement elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. Mais le chef de la synagogue indigné de ce que Jésus avait opéré une guérison le jour du sabbat, disait à la foule : « Il y a six jours pendant lesquels il faut travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Mais le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites, est-ce que chacun de vous ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat, pour le mener boire ? Et celle-ci, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée voici dix-huit ans, il ne fallait pas la détacher de cette chaîne le jour du sabbat ! » Et pendant qu'il parlait ainsi tous ses adversaires étaient couverts de confusion, et toute la foule se réjouissait de toutes les merveilles opérées par lui. Il disait donc : « A quoi ressemble le royaume de Dieu, et à quoi le comparerai-je ? Il est semblable à un grain de moutarde, qu'un homme a pris et jeté dans son jardin, et il a crû et il est devenu un arbre, et les oiseaux du ciel se sont abrités dans ses branches. » Et il dit derechef : « A quoi comparerai-je le royaume de Dieu ? Il est semblable à du levain qu'une femme a pris et pétri dans trois mesures de farine, jusques à ce que le tout fût levé. » Et il traversait villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem. Or quelqu'un lui dit : « Seigneur, ceux qui sont sauvés, sont-ils en petit nombre ? » Mais il leur dit : « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le déclare, chercheront à entrer et ne le pourront pas. Dès que le chef, de famille se sera levé et aura fermé la porte, et que vous commencerez à vous tenir dehors et à heurter à la porte, en disant : « Seigneur, ouvre-nous, » et qu'il vous répliquera : « Je ne sais pas d'où vous êtes, » alors vous vous mettrez à dire : « Nous mangions et nous buvions en ta présence, et c'est dans nos rues que tu as enseigné. » Et il vous dira : « Je ne sais d'où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui êtes des ouvriers d'iniquité. » Là sera le pleur et le grincement des dents, lorsque vous verrez Abraham et Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, tandis que vous serez, exclus. Et il en viendra d'orient et d'occident, et du nord et du midi, et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu. Et voici, il y en a des derniers qui seront des premiers, et il y en a des premiers qui seront des derniers. » Au même moment quelques pharisiens survinrent qui lui dirent : « Sors, et éloigne-toi d'ici, car Hérode veut te faire périr. » Et il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici, je chasse les démons, et j'opérerai des guérisons aujourd'hui et demain ; et le troisième jour j'ai fini ; néanmoins il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain, et le jour suivant, car il n'est pas reçu qu'un prophète meure hors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre demeure vous est laissée ; mais, je vous le déclare, vous ne me verrez certainement plus jusques à ce que vous disiez : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Prière du soir — deuxième lecture
J'exhorte donc avant tout, que l'on adresse des oraisons, des prières, des supplications, et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois, et pour tous ceux qui exercent le commandement, afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute piété et en toute honnêteté. C'est là une chose bonne et agréable aux yeux de Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et qu'ils parviennent à la connaissance de la vérité. Car il n'y a qu'un seul Dieu, et il n'y a aussi entre Dieu et les hommes qu'un seul médiateur, l'homme Christ Jésus qui s'est donné lui-même comme une rançon pour tous, au temps convenable, ce que j'ai été chargé d'annoncer, moi, qui suis prédicateur et apôtre (je dis la vérité, je ne mens point), et docteur des Gentils en esprit et en vérité. Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni dispute, et que, de même, les femmes se parent avec pudeur et modestie d'un costume décent, non de tresses et d'or, ou de perles, ou de vêtements précieux, mais comme il sied à des femmes qui font profession de piété par de bonnes œuvres. Que la femme se laisse tranquillement instruire avec une parfaite soumission ; mais je ne permets à une femme ni d'enseigner, ni de dominer sur l'homme, je veux, au contraire, qu'elle demeure tranquille, car Adam a été formé le premier, puis ensuite Ève ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, mais c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression ; toutefois elle sera sauvée par l'enfantement, à condition de persévérer avec sagesse dans la foi, la charité et la sanctification. C'est une vérité certaine que, si quelqu'un aspire à l'épiscopat, il désire une œuvre excellente ; il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, rangé, hospitalier, capable d'enseigner, ni buveur, ni emporté, mais doux, n'aimant ni les querelles ni l'argent, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission avec un parfait respect ; (mais si quelqu'un ne sait pas gouverner sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'église de Dieu ?), n'étant pas un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne donne prise au jugement du Diable, mais il faut qu'il reçoive aussi un bon témoignage de ceux du dehors, afin qu'il ne donne prise ni aux invectives, ni aux pièges du Diable. De même il faut que les diacres soient honnêtes, sans duplicité, point adonnés aux excès du vin, ni désireux d'un gain sordide, adhérant, avec une conscience pure, au mystère de la foi ; mais il faut qu'eux aussi soient examinés d'abord ; ensuite qu'on les admette comme diacres, s'ils sont irrépréhensibles. De même, il faut que les femmes soient honnêtes, point médisantes, sobres, et fidèles en toutes choses. Que les diacres soient maris d'une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leurs propres maisons ; car ceux qui ont bien rempli cet office acquièrent pour eux-mêmes une bonne place, et une grande assurance fondée sur la foi en Christ Jésus. Je t'écris ces choses, tout en espérant te rejoindre avant peu, mais, si je tarde, afin que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, qui est l'église du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la vérité. Et, de l'aveu général, grand est le mystère de la piété : Celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l'esprit, il s'est montré aux anges, il a été prêché parmi les nations, on a cru en lui dans le monde, il a été enlevé dans la gloire ;
Évangile
Or s'étant éloigné de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût. Et il ne put demeurer caché, mais aussitôt une femme dont la fille avait un esprit impur ayant ouï parler de lui, vint se jeter à ses pieds. Or cette femme était grecque, syrienne, phénicienne d'origine, et elle l'implorait afin qu'il chassât le démon hors de sa fille. Et il lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier ; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle répliqua et lui dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi sous la table mangent une partie des miettes des petits enfants. » Et il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva la petite fille couchée sur son lit, et le démon sorti. Et étant ressorti du territoire de Tyr, il vint, en traversant Sidon, vers la mer de Galilée, par le milieu du territoire de la Décapole. Et on lui amène un sourd dont la voix était confuse, et on le sollicite afin qu'il pose la main sur lui. Et l'ayant emmené à l'écart loin de la foule, il mit ses doigts dans ses oreilles, et ayant craché, il toucha sa langue ; puis, ayant levé les yeux vers le ciel, il soupira, et lui dit : « Ephphatha, » ce qui signifie : « Ouvre-toi. » Et ses oreilles s'ouvrirent, et le lien de sa langue se délia, et il parlait régulièrement. Et il leur enjoignit de n'en parler à personne ; mais plus il le leur interdisait, d'autant plus s'empressaient-ils de le proclamer ; et ils étaient dans une stupéfaction extrême, et disaient : « Il a tout fait d'une manière admirable, puisqu'il fait même ouïr les sourds et parler ceux qui sont sans voix. »
Évangile
Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. »
Évangile
Et s'étant soulevés en foule ils le conduisirent devant Pilate. Or ils se mirent à l'accuser en disant : « Nous avons trouvé celui-ci occupé à soulever notre nation, et empêchant de payer des impôts à l'empereur, et disant qu'il est lui-même Christ roi. » Or Pilate l'interrogea en disant : « Tu es le roi de Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Or Pilate dit aux grands prêtres et à la foule : « Je ne trouve rien de coupable chez cet homme. » Mais ils insistaient, en disant : « Il agite le peuple, en enseignant dans toute la Judée, ayant même commencé par la Galilée jusques ici. » A ces mots Pilate demanda : « L'homme est-il Galiléen ? » Et ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya devant Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là. Or Hérode en voyant Jésus fut dans une grande joie, car dès longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait ouï dire sur son compte, et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Or il lui faisait subir un long interrogatoire, mais il ne répondait rien, tandis que les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient sans relâche. Or, après qu'Hérode l'eut insulté et bafoué avec ses soldats, il le revêtit d'un brillant costume et le renvoya à Pilate. Or Hérode et Pilate devinrent ce jour même mutuellement amis, car auparavant il existait entre eux une inimitié réciproque. Cependant Pilate, ayant convoqué les grands prêtres et les chefs, et le peuple, leur dit : « Vous m'avez amené cet homme comme soulevant le peuple, et voici, après l'avoir examiné en votre présence, je ne l'ai, pour mon compte, trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez ; mais Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé ; et voici, il n'a rien fait qui soit digne de mort. Après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » [ Il était obligé de leur relâcher lors d'une fête un prisonnier.] Mais ils s'écriaient en foule : « Fais périr celui-ci, mais relâche-nous Barabbas. » Cet homme avait été mis en prison à cause d'une sédition survenue dans la ville et d'un meurtre. Mais Pilate s'adressa derechef à eux, parce qu'il désirait relâcher Jésus ; mais ils répondaient par des cris en disant : « Crucifie, crucifie-le. » Or il leur dit pour la troisième fois : « Eh ! quel mal a fait cet homme ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort ; après l'avoir donc fait châtier je le relâcherai. » Mais ils insistaient en demandant à grands cris qu'il le crucifiât, et leurs cris prenaient le dessus, et Pilate prononça que leur requête était accordée ; et il leur relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, lequel ils réclamaient, tandis qu'il leur livra Jésus pour en faire ce qu'ils voulaient. Et comme ils l'emmenaient, ils se saisirent d'un certain Simon de Cyrène qui venait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Or une nombreuse multitude de peuple le suivait, ainsi que beaucoup de femmes qui s'affligeaient et se lamentaient sur lui. Mais s'étant retourné vers elles, Jésus dit : « Filles, de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants, car voici, des jours viennent où l'on dira : Heureuses les stériles, et les ventres qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point nourri ! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux coteaux : Cachez-nous ! Car si on fait ces choses à du bois vert, qu'adviendra-t-il à celui qui est sec ? » Or on emmenait aussi deux autres malfaiteurs pour être mis à mort avec lui. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé Crâne, ils le crucifièrent là avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Or se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Et le peuple se tenait là à regarder ; mais les chefs aussi se moquaient en disant : « Il en a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Fils, le Christ élu de Dieu ! » Les soldats s'avançant le bafouèrent aussi, en lui offrant du vinaigre, et en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il y avait encore au-dessus de lui pour inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Or l'un des malfaiteurs pendus l'injuriait, en disant : « N'est-ce pas toi qui es le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l'autre prenant la parole le réprimandait en disant : « Ne crains-tu point Dieu, car tu subis la même condamnation ? Et quant à nous, ce n'est que justice, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons faites, tandis que celui-ci n'a rien fait de criminel. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume. » Et il lui dit : « En vérité je te le déclare, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et il était déjà environ la sixième heure, et des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure, car le soleil s'éclipsait ; et le rideau du sanctuaire se déchira par le milieu. Et Jésus parlant à haute voix, dit : « Père, c'est en Tes mains que je remets mon esprit ! » Or en disant cela, il expira. Mais le centurion, voyant ce qui était advenu, glorifiait Dieu en disant : « Cet homme-ci était réellement juste. » Et toute la foule qui était venue là pour ce spectacle, ayant vu ce qui s'était passé, s'en retournait en se frappant la poitrine. Mais tous ceux de sa connaissance se tenaient dans l'éloignement, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et elles contemplaient ces choses. Et voici, un homme nommé Joseph, qui était sénateur, homme bon et juste, lequel n'avait point connivé à leur décision et à leur conduite, originaire d'Arimathée, ville des Juifs, qui attendait le royaume de Dieu… cet homme s'étant rendu auprès de Pilate réclama le corps de Jésus, et l'ayant descendu il l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. Et c'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Or les femmes qui étaient venues avec lui de Galilée s'approchèrent pour regarder le sépulcre et la manière dont son corps y avait été déposé ; et s'en étant retournées elles préparèrent des aromates et des parfums. Et pendant le sabbat elles demeurèrent en repos, selon la loi,
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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