Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et une seule langue et un seul langage existait sur toute la terre. Et il arriva que dans leurs migrations à l'Orient ils rencontrèrent une plaine au pays de Sinear, et ils s'y fixèrent. Et ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! fabriquons des briques, et nous les ferons cuire. Et les briques leur tinrent lieu de pierres, et l'asphalte leur tint lieu de mortier. Et ils dirent : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont la cime touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. Alors l'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l' Éternel dit : Voici, c'est un seul peuple et une seule langue pour eux tous, et c'est le commencement de leur entreprise, et maintenant ils ne seraient entravés dans rien de ce qu'ils projettent d'exécuter. Allons ! descendons et confondons là leur langage, afin que l'un n'entende plus le langage de l'autre. Et l'Éternel les dispersa ainsi de là sur la face de toute la terre, et ils discontinuèrent de bâtir la ville. C'est pour cela qu'on l'appela du nom de Babel ; car c'est là que l'Éternel confondit le langage de toute la terre, et c'est de là que l'Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. C'est ici l'histoire de Sem. – Sem était âgé de cent ans lorsqu'il engendra Arphachsad, deux ans après le déluge. Et après la naissance d'Arphachsad, Sem vécut cinq cents ans et il engendra des fils et des filles. Et Arphachsad avait trente-cinq ans de vie lorsqu'il engendra Sélach. Et après la naissance de Sélach, Arphachsad vécut quatre cent-trois ans, et il engendra des fils et des filles. Et Selach avait trente ans de vie lorsqu'il engendra Héber. Et après la naissance de Héber, Sélach vécut quatre cent-trois ans, et il engendra des fils et des filles. Et Héber vécut trente-quatre ans, puis il engendra Péleg. Et après la naissance de Péleg, Héber vécut quatre cent trente ans, et il engendra des fils et des filles. Et Péleg vécut trente ans, puis il engendra Régu. Et après la naissance de Régu, Péleg vécut deux cent-neuf ans, et il engendra des fils et des filles. Et Régu vécut trente-deux ans, puis il engendra Sérug. Et après la naissance de Sérug, Régu vécut deux cent-sept ans, et il engendra des fils et des filles. Et Sérug vécut trente ans, puis il engendra Nachor. Et après la naissance de Nachor, Sérug vécut deux cents ans, et il engendra des fils et des filles. Et Nachor vécut vingt-neuf ans, puis il engendra Thérach. Et après la naissance de Thérach, Nachor vécut cent dix-neuf ans, et il engendra des fils et des filles. Et Thérach ayant soixante-dix ans de vie engendra Abram, Nachor et Haran. Et c'est ici l'histoire de Thérach. – Thérach engendra Abram, Nachor et Haran, et Haran engendra Lot. Et Haran mourut avant Thérach, son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée. Et Abram et Nachor prirent femme : le nom de la femme d'Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milcah, fille de Haran, père de Milcah, et père de Jiscah. Or Saraï était stérile, elle était sans enfants. Alors Thérach prit Abram, son fils, et Lot, fils de Haran, fils de son fils, et Saraï, sa bru, femme d'Abram, son fils, et ils émigrèrent l'un avec l'autre d'Ur en Chaldée pour gagner le pays de Canaan ; et ils atteignirent Charan, et ils s'y fixèrent. Et les jours de Thérach furent deux cent-cinq ans, et Thérach mourut à Charan. –
Première lecture
Et l'Éternel adressa ces paroles à Moïse : Vois, j'ai appelé nommément Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, et je le remplis de l'esprit de Dieu, de sens, d'intelligence, d'entente et d'industrie en tout genre, pour concevoir des idées, pour travailler l'or et l'argent et l'airain, pour graver les pierres à enchâsser, pour ouvrager le bois et exécuter toutes sortes de travaux. Et voici, je lui ai adjoint Oholiab, fils d'Ahisamach, de la tribu de Dan, et j'ai mis de l'intelligence dans l'esprit de tous ceux qui ont un esprit intelligent, afin qu'ils exécutent tout ce que je t'ai prescrit, la Tente du Rendez-vous et l'Arche du Témoignage et le Propitiatoire qui la couvre et tous les meubles de la tente, et la Table et ses ustensiles et le Candélabre d'or pur et tout son attirail, et l'Autel aux parfums et l'Autel des holocaustes et tous ses ustensiles, et le Bassin et son support, et les tissus de mailles, et les Vêtements sacrés du prêtre Aaron et les habits de ses fils pour l'usage du sacerdoce, et l'Huile de l'onction et l'Encens d'aromates pour l'usage du Sanctuaire : qu'ils se conforment dans l'exécution à tous les ordres que je t'ai donnés. Et l'Éternel s'adressa à Moïse en ces mots : Adresse ces paroles aux enfants d'Israël : Observez bien mes sabbats ; car ils serviront de signe entre moi et vous dans vos âges futurs pour vous faire comprendre que c'est moi, l'Éternel, qui vous ai consacrés. Observez donc le jour du repos, car il est sacré pour vous ; qui le profanera sera mis à mort ; toute personne qui l'emploiera à une affaire sera extirpée du milieu de son peuple. Six jours l'on vaquera à ses affaires, mais au septième c'est jour de repos consacré à l'Éternel ; quiconque fera une affaire le septième jour sera mis à mort. Ainsi les enfants d'Israël garderont le sabbat en observant le jour du repos dans leurs âges futurs comme une institution éternelle. Ce sera éternellement un signe entre moi et les enfants d'Israël ; car en six jours l'Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour Il s'est reposé et a repris haleine. Et quand Il eut achevé de parler avec Moïse sur le mont de Sinaï, Il lui remit les Deux Tables du Témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
Première lecture
Aime donc l'Éternel, ton Dieu, et observe ce qu'il veut qu'on observe, et ses statuts et ses lois et ses commandements, dans tous les temps. Reconnaissez maintenant (car ce n'est pas à vos fils que je parle, ils sont dans l'ignorance et n'ont pas été témoins des leçons de l'Éternel, votre Dieu), sa grandeur, et sa main forte, et son bras étendu, et ses signes et ses actes qu'il accomplit au sein de l'Egypte, sur Pharaon, roi d'Egypte, et sur tout son pays, et ce qu'il a fait à l'armée d'Egypte, à ses chevaux et à ses chars qu'il submergea par les eaux de la Mer aux algues, lorsqu'ils vous poursuivaient, et qu'il a anéantis jusqu'à ce jour ; et ce qu'il vous a fait dans le désert jusqu'à votre arrivée en ce lieu, et ce qu'il a fait à Dathan et à Abiram, fils d'Eliab, fils de Ruben, lorsque la terre s'entr'ouvrit et les engloutit avec leurs maisons et leurs tentes et tout leur train qui les suivait, au milieu de tout Israël. Car vos yeux ont vu tous les grands faits accomplis par l'Éternel. Et gardez tous les commandements que je vous prescris en ce jour, pour vous affermir afin que vous parveniez à conquérir le pays où vous allez entrer pour en faire la conquête, et afin que vous ayez de longs jours sur le sol que l'Éternel a juré à vos pères de leur donner, à eux et à leur race, pays découlant de lait et de miel. Car le pays où tu arrives pour en faire la conquête, n'est point comme le pays d'Egypte d'où vous êtes sortis, et où tu semais tes semences, et où tu devais arroser à l'aide de ton pied, comme un jardin de légumes. Le pays où vous allez entrer pour le conquérir, est un pays de montagnes et de vallées ; il boit l'eau de la pluie du ciel, c'est un pays que hante l'Éternel, ton Dieu ; toujours les yeux de l'Éternel, ton Dieu, sont fixés sur lui du commencement de l'année jusqu'à sa fin. Et si vous obéissez à mes commandements que je vous prescris en ce jour, en aimant l'Éternel, votre Dieu, et en le servant de tout votre cœur et de toute votre âme, j'enverrai en leur saison les pluies propres à votre pays, celle de l'automne et celle du printemps, afin que tu récoltes ton blé, ton moût et ton huile, et je fournirai à ton bétail de l'herbe dans tes champs, afin que tu manges à rassasiement. Veillez sur vous-mêmes de peur que votre cœur ne soit séduit et que vous ne fassiez défection et que vous ne serviez d'autres dieux et ne les adoriez ; car alors la colère de l'Éternel s'allumera contre vous, et Il fermera les Cieux et il n'y aura point de pluie, et le sol ne rendra pas son produit, et bientôt vous serez exterminés du beau pays que vous donne l'Éternel.
Prière du matin — première lecture
Et les hommes d'Ephraïm se rassemblèrent, et montèrent vers le nord et dirent à Jephthé : Pourquoi t'es-tu mis en marche pour la guerre des Ammonites sans nous appeler à faire la campagne avec toi ? Nous allons brûler par le feu ta maison sur toi. Et Jephthé leur dit : J'étais en grande contestation, moi et mon peuple, avec les Ammonites, et je vous fis un appel, mais vous ne m'avez pas aidé à me tirer de leurs mains. Et voyant que vous ne vouliez pas m'aider, j'osai, au péril de ma vie, marcher contre les Ammonites. Et l'Éternel les a livrés entre mes mains. Pourquoi donc aujourd'hui vous avancer contre moi pour me faire la guerre ? Et Jephthé réunit tous les hommes de Galaad, et il en vint aux mains avec les Ephraïmites, et les hommes de Galaad défirent ceux d'Ephraïm, car ils disaient : Gens de Galaad, vous êtes des réchappés d'Ephraïm, un juste milieu entre Ephraïm et Manassé. Et les Galaadites s'emparèrent des gués du Jourdain vers Ephraïm. Et lorsque quelqu'un des fuyards d'Ephraïm disait : Laissez-moi passer ! les hommes de Galaad lui demandaient : Es-tu Ephraïmite ? et celui-ci répondant : Non ! ils lui disaient : Prononce donc Schibboleth ! Et s'il prononçait Sibboleth, sans s'aviser pour prononcer bien, ils le saisissaient et l'égorgeaient dans le gué du Jourdain. Et dans ce temps-là il périt quarante-deux mille Ephraïmites. Et Jephthé jugea Israël pendant six ans ; puis Jephthé de Galaad mourut, et il reçut la sépulture dans l'une des villes de Galaad. Et après lui Ibtsan de Bethléhem jugea Israël. Et il eut trente fils et il maria ses trente fils au dehors, et du dehors il introduisit chez lui pour ses fils trente filles, et il jugea Israël pendant sept ans ; puis Ibtsan mourut, et reçut la sépulture à Bethléhem. Et après lui Elon de Zabulon fut Juge d'Israël, et il jugea Israël pendant dix ans ; puis Elon de Zabulon mourut et reçut la sépulture à Ajalon dans le pays de Zabulon. Et après lui Abdon, fils de Hillel, de Pirathon, jugea Israël. Et il eut quarante fils et trente petits-fils qui montaient soixante-dix ânes poulains. Et il jugea Israël pendant huit ans. Puis Abdon, fils de Hillel, de Pirathon, mourut et reçut la sépulture à Pirathon, dans le pays d'Ephraïm, sur le mont Amalécite.
Épître
Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne seras point meurtrier. Tu ne seras point adultère. Tu ne seras point larron. Tu ne seras point faux témoin contre ton prochain. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. Et tout le peuple fut témoin des tonnerres, et des flammes et du bruit des trompettes et de la fumée qui sortait de la montagne, et à cet aspect le peuple s'enfuit et se tint à distance, et il dit à Moïse : Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. Alors Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ! car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple se tint donc à distance, et Moïse s'approcha de la sombre nuée où était Dieu. Alors l'Éternel dit à Moïse : Ainsi parleras-tu aux enfants d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel. Vous ne vous ferez point de dieux d'argent pour me les associer, et vous ne vous ferez point de dieux d'or. Tu me dresseras un autel de terre, et tu y sacrifieras tes holocaustes et tes hosties pacifiques, tes brebis et tes bœufs ; partout où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi et te bénirai.
Première lecture
L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, parce que l'Éternel m'a oint pour porter une bonne nouvelle aux malheureux, qu'il m'a envoyé pour guérir les cœurs brisés, pour proclamer la liberté aux captifs et aux prisonniers l'ouverture des cachots, pour annoncer une année des grâces de l'Éternel, et un jour des vengeances de notre Dieu, pour consoler tous les affligés, pour présenter aux affligés de Sion et leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de réjouissance au lieu du deuil, un manteau éclatant au lieu d'un esprit éteint, afin qu'on les nomme Térébinthes de la justice, plant de l'Éternel à sa gloire. On bâtit sur les décombres anciens, et on relève les ruines d'autrefois, on renouvelle les villes ravagées, dévastées depuis des âges. Et des étrangers sont à vos ordres et ils font paître vos troupeaux, et des enfants du dehors sont vos laboureurs et vos vignerons. Mais vous, on vous appelle sacrificateurs de l'Éternel, on vous nomme ministres de notre Dieu. Vous vous nourrissez de l'opulence des nations, et vous êtes substitués à leur gloire. Au lieu de votre opprobre vous aurez double part, au lieu d'ignominie ils exalteront leur sort : aussi dans leur pays leur portion sera double, une éternelle joie leur est assurée. Car moi, l'Éternel, j'aime ce qui est juste, et j'abhorre la rapine coupable, et je leur donnerai fidèlement leur salaire et leur accorderai une alliance éternelle ; et leur race sera illustre parmi les nations et leurs rejetons entre les peuples ; et tous ceux qui les verront, les reconnaîtront, car ils sont une race que bénit l'Éternel. « L'Éternel est ma joie, mon Dieu est l'allégresse de mon âme, car Il me revêt de vêtements de salut, Il m'enveloppe d'un manteau de justice, comme le fiancé ajuste une tiare, et comme la fiancée se pare de ses joyaux. » Car, ainsi que la terre produit ses bourgeons, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur, l'Éternel, fait germer la justice et la louange à la face de toutes les nations.
Prière du matin — deuxième lecture
Et en passant il vit un homme aveugle de naissance ; et ses disciples l'interrogèrent en disant : « Rabbi, qui est-ce qui a péché, celui-ci ou ses parents, pour qu'il naquît aveugle ? » Jésus répliqua : « Ni celui-ci ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu fussent manifestées en lui ; il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m'a envoyé, pendant qu'il est jour ; la nuit vient où personne ne peut travailler ; pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Après avoir dit cela, il cracha à terre et fit de la boue avec cette salive, et il lui appliqua la boue qu'il avait faite sur les yeux, et il lui dit : « Va te laver dans la piscine de Siloam », (ce qui se traduit par envoyé). Il s'en alla voyant clair. Les voisins donc et ceux qui le voyaient auparavant faire le métier de mendiant, disaient : « N'est-ce pas celui qui était assis et qui mendiait ? » D'autres disaient : « C'est lui. » D'autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. » Pour lui il disait : « C'est bien moi. » Ils lui dirent donc : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répliqua : « L'homme qui est appelé Jésus a fait de la boue, et il a oint mes yeux, et il m'a dit : Va à Siloam, et lave-toi. M'en étant donc allé, après m'être lavé j'ai recouvré la vue. » Et ils lui dirent : « Où est-il ? » Il dit : « Je ne sais pas. » Ils le conduisent auprès des pharisiens, lui qui naguère était aveugle. Or c'était un jour de sabbat que celui où Jésus avait fait la boue et lui avait ouvert les yeux. Les pharisiens aussi lui demandaient donc derechef comment il avait recouvré la vue ; et il leur dit : « Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, et je me suis lavé, et je vois. » Quelques-uns des pharisiens disaient donc : « Ce n'est pas de la part de Dieu que vient cet homme, car il n'observe pas le sabbat. » D'autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? » Et il y eut dissentiment parmi eux. Ils disent donc derechef à l'aveugle : « Toi, que dis-tu de lui, pour t'avoir ouvert les yeux ? » Et il dit : « C'est un prophète. » Les Juifs donc ne crurent pas qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusques à ce qu'ils eussent appelé les parents de celui-là même qui avait recouvré la vue, et ils leur demandèrent : « Celui-ci est-il votre fils que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? » Ses parents répliquèrent donc : « Nous savons que celui-ci est notre fils, et qu'il est né aveugle ; mais comment il voit maintenant, nous ne le savons pas ; ou bien qui est-ce qui lui a ouvert les yeux, c'est quant à nous ce que nous ne savons pas ; interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera lui-même de ce qui le concerne. » Ses parents s'exprimèrent ainsi parce qu'ils craignaient les Juifs ; car déjà les Juifs s'étaient entendus afin que si quelqu'un le reconnaissait pour le Christ, il fût mis au ban de la synagogue. C'est pour cela que ses parents dirent : « il a de l'âge, interrogez-le lui-même. » Ils appelèrent donc une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ; nous savons que cet homme-là est un pécheur. » L'autre répliqua donc : « Si c'est un pécheur, je n'en sais rien ; je sais une seule chose, c'est qu'ayant été aveugle, maintenant je vois. » Ils lui dirent donc : « Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? » Il leur répliqua : « Je vous l'ai déjà dit, et vous ne l'avez pas écouté ; pourquoi donc voulez-vous l'entendre derechef ? Est-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Et ils l'injurièrent et dirent : « C'est toi qui es le disciple de cet homme-là ; mais pour nous c'est de Moïse que nous sommes les disciples ; nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais pour celui-là nous ne savons d'où il vient. » L'homme leur répliqua : « Après ce qui s'est passé il est en effet étrange que vous ne sachiez d'où il vient, et cependant il a ouvert mes yeux : nous savons que Dieu n'écoute point les pécheurs, mais si quelqu'un est pieux et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il écoute ; jamais on n'a ouï dire que personne eût ouvert les yeux d'un aveugle-né. Si celui-ci n'était pas venu de la part de Dieu, il ne pouvait rien faire. » Ils lui répliquèrent : « Tu es né tout rempli de péchés, et tu nous fais la leçon ! » Et ils l'expulsèrent. Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé, et l'ayant rencontré il dit : « Est-ce que tu crois au fils de l'homme ? » « Et qui est-il, » dit-il, « Seigneur, afin que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Non seulement tu l'as vu, mais celui-là même qui parle avec toi, c'est lui. » L'autre dit : « Je crois, Seigneur, » et il l'adora. Et Jésus dit : « C'est pour rendre un jugement que je suis venu dans ce monde, afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Ceux des pharisiens qui étaient avec lui ouïrent ces paroles, et ils lui dirent : « Est-ce que nous aussi nous sommes aveugles ? » Jésus leur dit : « Si vous étiez aveugles, vous n'auriez point de péché ; mais maintenant vous dites : nous voyons ! votre péché demeure.
Psaume responsorial
Cantique graduel.Heureux l'homme qui craint l'Éternel, qui marche dans ses voies ! Oui, tu jouiras du fruit de tes travaux ; à toi félicité et bonheur ! Ta femme est comme une vigne féconde dans l'intérieur de ta maison ; tes fils, comme des tiges d'olivier, entourent ta table. Voyez, ainsi est béni qui craint l'Éternel ! De Sion l'Éternel t'enverra ses bénédictions, et le bonheur de Jérusalem réjouira ton regard tout le temps de ta vie. Tu verras les enfants de tes enfants. Paix soit à Israël !
Évangile
Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Cantique d'Asaph.Dieu est connu en Juda, son nom est grand en Israël ; et sa demeure est en Salem, et sa résidence en Sion. Là Il a brisé les foudres de l'arc, le bouclier, et l'épée, et les armes de guerre. (Pause) Tu es plus brillante, plus magnifique que les montagnes des ravisseurs ! Ils furent dépouillés les héros courageux, et ils s'endormirent de leur sommeil ; et tous les braves ne retrouvèrent plus leurs bras. A ta menace, Dieu de Jacob, et chars et chevaux furent engourdis. Tu es formidable ; qui peut tenir contre toi, dès que tu t'irrites ? Des cieux tu promulguas ta sentence ; la terre fut en effroi, et se calma, lorsque Dieu se leva pour juger, pour porter secours à tous les affligés de la terre. (Pause) Oui, la fureur de l'homme te glorifie ; tu t'entoures de ceux qui survivent à ta colère. Faites et acquittez des vœux à l'Éternel, votre Dieu ! Que de tous Ses alentours on apporte des dons au Dieu terrible ! Il abat l'orgueil des princes, Il est redoutable aux rois de la terre.
Psaume responsorial
Au maître chantre. En githith. D'Asaph.Faites entendre vos hymnes au Dieu qui est notre force, et vos cris d'allégresse au Dieu de Jacob ! Elevez vos chants, et faites résonner la cymbale, et la harpe harmonieuse avec le luth ! C'est la lune nouvelle, sonnez de la trompette ! c'est la lune dans son plein, notre jour de fête ! Car tel est l'ordre donné à Israël, l'institution du Dieu de Jacob : Il en dressa le statut en Joseph, quand Il se mit en marche contre le pays d'Egypte. « J'entends une voix que je ne reconnais pas ! Je déchargeai son épaule du fardeau, et ses mains ne durent plus porter les paniers. Dans l'angoisse tu m'invoquas, et je te sauvai, je t'exauçai, enveloppé du tonnerre, et je t'éprouvai aux eaux de la querelle. (Pause) Ecoute, mon peuple, que je te somme ! O Israël, si tu voulais m'écouter ! Qu'il n'y ait chez toi point de Dieu étranger, et n'adore pas les dieux du dehors ! Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai ramené de la terre d'Egypte. Ouvre ta bouche, je veux la remplir !… Mais mon peuple n'a point écouté ma voix, et Israël ne m'a point obéi. Alors je l'abandonnai à l'obstination de son cœur ; ils suivirent leurs propres conseils. O si mon peuple voulait m'écouter, et Israël, marcher dans mes voies ! Bientôt je ferais plier leurs ennemis, et contre leurs oppresseurs je tournerais ma main. Ceux qui haïssent l'Éternel, dissimuleraient devant lui, et eux, ils auraient un bonheur éternel. Dieu les nourrirait de la moelle du froment, et du miel des rochers je te rassasierais ! »
Psaume responsorial
Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.
Prière du soir — première lecture
Et les enfants d'Israël continuèrent de faire ce qui déplaît à l'Éternel, et l'Éternel les livra entre les mains des Philistins pour quarante ans. Et il y avait un homme de Tsorea, de la race des Danites, et son nom était Manoah. Et sa femme était stérile et n'enfantait pas. Alors un ange de l'Éternel apparut à la femme et lui dit : Te voilà, hélas ! stérile, et tu n'as pas d'enfants ! mais tu deviendras enceinte et tu enfanteras un fils. Dès lors prends garde à toi, et ne bois ni vin, ni cervoise, et ne mange rien d'immonde. Car voici, tu seras enceinte et tu enfanteras un fils, et le rasoir ne doit point passer sur sa tête. Car dès le sein maternel l'enfant sera consacré à Dieu ; et il commencera à délivrer Israël des mains des Philistins. Alors la femme vint parler à son mari et lui dit : Un homme de Dieu est venu à moi, et son aspect était celui d'un ange de Dieu, très imposant, et je ne lui ai point demandé d'où il était, et il ne m'a point indiqué son nom. Et il m'a dit : Voici, tu deviendras enceinte et tu enfanteras un fils. Dès lors ne bois ni vin, ni cervoise et ne mange rien d'immonde, car dès le sein de sa mère jusqu'à sa mort l'enfant sera consacré à Dieu. Alors Manoah éleva sa prière vers l'Éternel et dit : Oh ! Seigneur, permets que l'homme de Dieu que tu as envoyé revienne encore auprès de nous, et nous montre ce que nous devons faire pour l'enfant qui naîtra. Et Dieu exauça la prière de Manoah et l'ange de Dieu revint auprès de la femme ; or elle était assise dans la campagne et Manoah, son mari, n'était pas avec elle. Et en toute hâte la femme courut informer son mari, et elle lui dit : Voici, l'homme qui est venu à moi l'autre jour, m'est apparu. Alors Manoah se leva et suivit sa femme ; et arrivé auprès de l'homme il lui dit : Es-tu l'homme qui a parlé à cette femme ? Et il répondit : Je le suis. Et Manoah dit : Maintenant, si ce que tu as dit arrive, quelle doit être la règle de l'enfant et que doit-il faire ? Et l'ange de l'Éternel dit à Manoah : Il faut que la femme s'abstienne de tout ce que je lui ai indiqué. Elle ne mangera rien de ce qui sort du cep de vigne, et ne boira ni vin, ni cervoise et ne prendra aucun aliment immonde ; elle doit observer tout ce que je lui ai prescrit. Et Manoah dit à l'ange de l'Éternel : Nous voudrions te retenir, et t'apprêter et te servir un chevreau. Et l'ange de l'Éternel dit à Manoah : Quand tu me retiendrais, je ne mangerais pas de ton mets. Mais, si tu veux préparer un holocauste, offre-le à l'Éternel. Car Manoah ne savait pas que ce fût un ange de l'Éternel. Et Manoah dit à l'ange de l'Éternel : Quel est ton nom, afin que si tes paroles s'accomplissent, nous te rendions honneur ? Et l'ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi cette question que tu me fais sur mon nom ? car il est merveilleux. Alors Manoah prit le chevreau et l'offrande et en fit un sacrifice à l'Éternel sur un rocher. Et Il opéra une merveille, et Manoah et sa femme furent témoins. Car comme la flamme s'éleva de l'autel vers le ciel, l'ange de l'Éternel s'éleva aussi dans la flamme de l'autel. Et à ce spectacle Manoah et sa femme se jetèrent la face contre terre. Et l'ange de l'Éternel n'apparut plus à Manoah et à sa femme. Alors Manoah comprit que c'était un ange de l'Éternel. Et Manoah dit à sa femme : Nous allons mourir, puisque nous avons vu Dieu ! Mais sa femme lui dit : Si l'Éternel avait l'intention de nous faire mourir, Il n'aurait pas accepté de nos mains holocauste et offrande, et Il ne nous aurait pas fait voir ces choses, ni annoncé maintenant un tel événement. Et cette femme enfanta un fils et l'appela du nom de Samson (batteur). Et l'enfant grandit, et l'Éternel le bénit. Et l'esprit de l'Éternel commença à lui donner l'impulsion à Mahaneh-Dan outre Tsorea et Esthaol.
Deuxième lecture
Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, car ma conscience m'en rend témoignage par l'esprit saint : j'éprouve un profond chagrin, et il y a dans mon cœur une douleur continuelle, car je voudrais être moi-même anathème et séparé de Christ pour mes frères qui sont de ma race selon la chair ; lesquels sont Israélites, auxquels appartiennent l'adoption, et la gloire, et l'alliance, et la promulgation de la loi, et le culte, et les promesses ; auxquels se rattachent les pères, et desquels est issu Christ, en ce qui concerne la chair, lui qui est au-dessus de toutes choses Dieu béni pour les siècles ! Amen ! Or, ce n'est pas que la parole de Dieu ait été privée d'effet, car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël ; et pour être la postérité d'Abraham, tous ne sont pas non plus ses enfants, mais : c'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; ce qui signifie que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme une postérité. C'est en effet une parole de promesse que celle-ci : « Vers cette époque-ci Je viendrai, et Sarra aura un fils. » Et non seulement cela, mais il en fut aussi de même pour Rebecca, qui n'avait commerce qu'avec un seul homme, Isaac notre père ; car ses fils n'étaient pas encore nés et ils n'avaient fait ni bien ni mal, qu'il lui fût dit, (afin que le décret d'élection de Dieu eût tout son effet non par le fait des œuvres mais par le fait de Celui qui appelle) : « Le plus grand sera asservi au moindre ; » conformément à ce qui est écrit : « J'ai aimé Jacob, mais j'ai haï Ésaü. » Que dirons-nous donc ? Est-ce qu'il y a de l'injustice en Dieu ? Loin de nous cette pensée ! Il dit en effet à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui Je veux faire miséricorde, et J'aurai pitié de qui Je veux avoir pitié. » Ainsi donc cela ne dépend ni de la volonté ni de l'activité de l'homme, mais de Dieu qui fait miséricorde, car l'écriture dit à Pharaon : « C'est précisément pour manifester en toi Ma puissance, que Je t'ai suscité, et pour que Mon nom fût proclamé sur toute la terre. » Ainsi donc Il fait miséricorde à qui Il veut, mais Il endurcit qui Il veut. Tu me diras donc : « Pourquoi donc se montre-t-Il encore sévère ? Car qui est-ce qui résiste à Sa volonté ? » O homme, toi, qui es-tu donc pour contester avec Dieu ? Est-ce que la poterie dira à celui qui l'a façonnée : Pourquoi m'as-tu faite ainsi ? Ou bien le potier n'est-il pas le maître de sa glaise, pour, de la même masse, faire tel ustensile en vue d'un noble usage, et tel autre en vue d'un usage ignoble ? Eh bien ! que dire, si Dieu, voulant manifester Sa colère et faire connaître Sa puissance, a supporté avec beaucoup de longanimité des ustensiles de colère fabriqués pour la perdition, afin de faire connaître la richesse de Sa gloire à l'égard d'ustensiles de miséricorde, qu'il a d'avance préparés pour la gloire ? C'est de nous que je parle, nous qu'il a encore appelés non seulement du milieu des Juifs, mais encore du milieu des Gentils, comme il le dit aussi à Osée : « J'appellerai Mon peuple celui qui n'est pas Mon peuple, et bien-aimée celle qui n'a pas été bien-aimée ; et il arrivera que dans le lieu même où il a été dit : Vous n'êtes pas Mon peuple, ils seront appelés fils du Dieu vivant. » Mais Ésaïe s'écrie au sujet d'Israël : « Quand le nombre des fils d'Israël égalerait le sable de la mer, le moindre reste en sera sauvé ; car le Seigneur exécutera pleinement et promptement Sa sentence sur la terre. » Et comme l'a prédit Ésaïe : « Si le Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé une postérité, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe. » Que dirons-nous donc ? Nous dirons que les Gentils, qui n'aspiraient pas à la justice, ont obtenu la justice, j'entends la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui aspirait à une loi qui donnât la justice, n'y est pas parvenu. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas de la foi qu'il l'a attendue ; mais c'est en quelque sorte par les œuvres qu'ils ont heurté contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : « Voici, je place en Sion une pierre d'achoppement et un roc de scandale, et celui qui fonde sa confiance sur elle n'aura pas à en rougir. »
Deuxième lecture
Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Christ Jésus ; et, ce que tu m'as entendu dire devant plusieurs témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables d'en instruire aussi d'autres. Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus ; aucun homme qui porte les armes ne se laisse entraver par les occupations de la vie ordinaire, afin de plaire à celui qui a rassemblé l'armée ; de même encore nul athlète n'est couronné, s'il n'a lutté selon les règles ; c'est le laboureur qui travaille, qui, le premier, doit avoir sa part des fruits. Réfléchis à ce que je dis ; car le seigneur te donnera l'intelligence de toutes choses. Rappelle-toi Jésus-Christ ressuscité des morts, issu de la postérité de David, selon mon évangile, dans la prédication duquel je souffre jusques à être chargé de chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée ; c'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Christ Jésus, avec une gloire éternelle. C'est une vérité certaine. En effet, si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi, il nous reniera ; si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. Voilà ce que tu dois remémorer, en prenant le seigneur à témoin. Abstiens-toi des disputes de mots ; cela ne sert de rien, c'est la ruine des auditeurs. Empresse-toi de te mettre à la disposition de Christ, comme un ouvrier qui n'a point à rougir et qui se conforme fidèlement à la parole de la vérité ; mais évite les bavardages profanes, car ceux qui s'y livrent avanceront de plus en plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme une gangrène ; parmi eux se trouvent Hyménée et Philète, qui se sont éloignés de la vérité, prétendant que la résurrection a déjà eu lieu ; et ils détruisent la foi de quelques personnes. Néanmoins le fondement que Dieu a posé demeure ferme, portant pour sceau ces paroles : « Le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent, » et : Que quiconque prononce le nom du seigneur se détourne de l'injustice. Or, dans une grande maison, il n'y a pas seulement des ustensiles d'or et d'argent, mais aussi de bois et de terre ; tandis que les uns sont destinés à un noble emploi, les autres le sont à un emploi ignoble. Si donc quelqu'un se purifie lui-même pour n'être pas de ceux-ci, il sera un ustensile destiné à un noble emploi, sanctifié, utile à son possesseur, préparé pour tout bon usage. Eh bien, fuis les convoitises juvéniles, mais recherche la justice, la foi, la charité, et la paix avec tous ceux qui aiment le Seigneur d'un cœur pur. Repousse, au contraire, les discussions folles et déréglées, sachant qu'elles engendrent des querelles ; or, il ne faut point que l'esclave du Seigneur se querelle, mais qu'il soit doux avec tout le monde, capable d'enseigner, patient, redressant avec mansuétude les opposants, afin de voir si Dieu ne leur donnera peut-être point de se repentir, pour arriver à la connaissance de la vérité, et s'ils ne redeviendront point sages, en se dégageant des pièges du diable, par qui ils ont été capturés pour faire sa volonté.
Deuxième lecture
Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le seigneur, à vous conduire d'une manière digne de l'appel qui vous a été adressé, avec toute espèce d'humilité et de mansuétude, avec longanimité, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme c'est à une seule espérance que se rapporte l'appel que vous avez reçu ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, et, par tous, en tous. Or à chacun de vous a été donnée la grâce selon la mesure du don de Christ ; c'est pourquoi il est dit : « Après être monté en haut il a capturé des captifs, et il a donné des dons aux hommes. » Or l'expression « il est monté, » qu'emporte-t-elle, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les parties plus basses de la terre ? Celui qui est descendu, c'est lui aussi qui est monté au-dessus de tous les deux, afin de remplir toutes choses ; et c'est lui qui a établi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, ceux-ci comme évangélistes, ceux-là comme pasteurs et docteurs, afin d'accomplir, pour le perfectionnement des saints, l'œuvre du ministère, l'édification du corps de Christ, jusques à ce que, tous, nous soyons parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, ballottés par les flots et emportés çà et là par tous les souffles de l'enseignement, grâce à la tricherie des hommes, à la fourberie qui favorise les manœuvres de l'erreur, mais que, proclamant la vérité avec charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ, par l'assistance duquel le corps entier, bien uni et bien compact, travaille à sa propre croissance, sous l'action multiple de cette assistance, avec une efficace proportionnée à chacune de ses parties, pour s'édifier lui-même dans la charité.
Deuxième lecture
Car l'Éternel prend pitié de Jacob et fait de nouveau choix d'Israël, et Il les rétablira dans leur pays. Et les étrangers se joindront à eux, et se rattacheront à la maison de Jacob. Et les peuples les prendront et les ramèneront dans leur séjour, et la maison d'Israël se les appropriera dans le pays de l'Éternel, comme serviteurs et servantes, et ils feront prisonniers ceux qui les firent prisonniers, et ils domineront sur leurs oppresseurs. Et quand l'Éternel aura fait succéder pour toi le repos à ta peine, à ton tourment et à la dure servitude à laquelle tu fus asservi, alors tu diras cette chanson sur le roi de Babel, en ces mots : « Comment a fini le tyran, a cessé l'oppression ? L'Éternel a brisé le bâton des impies, la verge des dominateurs, qui frappait les peuples avec emportement de coups sans relâche, et faisait subir aux peuples avec fureur un empire sans frein. Toute la terre est en repos et en paix ; on éclate en cris d'allégresse. Les cyprès aussi, les cèdres du Liban disent, pleins de joie : Depuis que tu es gisant, personne ne monte pour nous abattre. – Dans les régions inférieures l'Enfer s'émeut pour t'accueillir à ton approche, il fait avancer au-devant de toi les ombres, tous les puissants de la terre, et lever de leurs trônes tous les rois des nations ; tous ils prennent la parole et te disent : Te voilà débile ainsi que nous, tu nous es assimilé ! Dans l'Enfer ta pompe est descendue, avec le bruissement de tes harpes ; sous toi des vers forment ta litière, et la pourriture est ta couverture. –
Évangile
Or il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche, qui avait un économe ; et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ce qui lui appartenait. Et l'ayant appelé il lui dit : « Qu'est-ce que j'apprends là sur toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus l'exercer. » Mais l'économe se dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m'enlève la gestion ? Je ne puis pas labourer, et j'ai honte de mendier ; je sais ce que je ferai, afin que, lorsque j'aurai été destitué de la gestion, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Et ayant fait venir chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Et l'autre dit : « Cent tonneaux d'huile. » Mais il lui dit : « Tiens ton obligation, assieds-toi, et écris immédiatement cinquante. » Ensuite il dit à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Et l'autre dit : « Cent mesures de blé. » Il lui dit : « Tiens ton obligation, et écris quatre-vingts. » Et le maître loua l'économe inique, parce qu'il avait prudemment agi ; car les fils de ce siècle-ci sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière. Moi aussi je vous dis : Faites-vous des amis au moyen du Mamôna d'iniquité, afin que, lorsqu'il vous manquera, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels. Celui qui est fidèle pour très peu de chose est aussi fidèle pour beaucoup ; et celui qui est inique en très peu de chose est aussi inique dans beaucoup. Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour la richesse inique, qui est-ce qui vous confiera la véritable ? Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien d'autrui, qui est-ce qui vous donnera le nôtre ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres, car, ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre ; vous ne pouvez servir Dieu et Mamôna. » Or les pharisiens, qui étaient amis de l'argent, entendirent toutes ces choses, et ils se moquaient de lui. Et il leur dit : « Vous êtes de ceux qui se justifient eux-mêmes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car l'arrogance chez l'homme est une abomination devant le Seigneur. La loi et les prophètes ont subsisté jusques à Jean ; dès lors est annoncée la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et chacun s'y introduit par violence. Or il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent, qu'il ne l'est qu'un seul jambage de la loi soit anéanti. Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. « Or il y avait un homme riche, lequel s'habillait de pourpre et de soie, menant chaque jour avec éclat une joyeuse vie ; mais un pauvre, nommé Lazare, avait été jeté près de sa porte, tout couvert d'ulcères et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens même venaient lécher ses ulcères. Or il advint que ce pauvre mourut, et qu'il fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham ; mais le riche mourut aussi, et il fut enterré. Et dans le séjour des morts, ayant levé les yeux du milieu des tourments, il voit de loin Abraham et Lazare dans son sein ; et il s'écria : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare afin qu'il trempe dans l'eau le bout de son doigt, et qu'il rafraîchisse ma langue, car je suis à la torture dans cette flamme. » Mais Abraham dit : « Mon enfant, rappelle-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et de même Lazare ses maux ; mais maintenant il est ici consolé, tandis que toi, tu es à la torture ; et d'ailleurs, entre nous et vous s'ouvre un vaste abîme, afin que ceux qui veulent passer d'ici vers vous ne le puissent pas, et que de là-bas ils ne traversent pas non plus vers nous. » Mais il dit : « Je te supplie donc, Père, de l'envoyer dans la maison de mon père, car j'ai cinq frères, afin qu'il les avertisse, de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. » Mais Abraham dit : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu'ils les écoutent ! Mais l'autre dit : « Non, Père Abraham, mais si quelqu'un vient de chez les morts auprès d'eux, ils se repentiront. » Mais il lui dit : « S'ils n'écoutent ni Moïse ni les prophètes, ils ne se laisseront pas non plus persuader quand même quelqu'un ressusciterait des morts. »
Prière du soir — deuxième lecture
Que tous les esclaves qui sont sous le joug envisagent leurs propres maîtres comme dignes de tout respect, afin que le nom de Dieu et l'enseignement ne soient l'objet d'aucune calomnie ; et, d'un autre côté, que ceux qui ont des fidèles pour maîtres ne les méprisent pas parce que ce sont des frères, mais qu'ils les servent d'autant mieux que ceux qui profitent de leur bonne conduite sont des fidèles et des bien-aimés. Voilà ce que tu dois enseigner et prescrire. Si quelqu'un enseigne une autre doctrine, et n'adhère pas aux saines paroles de notre seigneur Jésus-Christ et à l'enseignement conforme à la piété, il est enflé d'orgueil, ne sachant rien, mais étant maladivement épris de disputes et de querelles de mots, d'où résultent l'envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d'hommes dont l'intelligence est corrompue, et qui sont privés de la vérité, parce qu'ils envisagent la piété comme une source de revenu. Il est vrai que la piété, accompagnée de contentement, est une grande source de revenu ; car nous n'avons rien apporté en ce monde, parce que nous n'en pouvons non plus rien emporter ; mais si nous avons de quoi vivre et nous couvrir, cela nous suffira ; tandis que ceux qui veulent s'enrichir tombent dans la tentation, et dans des pièges, et dans une foule de convoitises insensées et funestes qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition ; car l'amour de l'argent est la racine de tous les maux ; possédés de cette passion, certains hommes se sont détournés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de douleurs infinies. Mais, pour toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, mais recherche la justice, la piété, la foi, la charité, le support, la douceur ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait cette belle confession devant de nombreux témoins. Je t'enjoins, devant Dieu qui appelle toutes choses à l'existence, et devant Christ Jésus qui a prononcé devant Ponce Pilate cette belle confession, d'observer le commandement qui t'est fait, sans tache et sans reproche, jusques à l'apparition de notre seigneur Jésus-Christ, que manifestera, au temps convenable, le bienheureux et unique Souverain, le roi de ceux qui règnent, et le seigneur de ceux qui commandent, le seul qui possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, auquel appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen ! Enjoins aux riches dans le présent siècle de ne point s'enorgueillir, et de ne pas non plus fonder leur espoir sur l'incertitude de la richesse, mais sur Dieu qui nous procure richement toutes choses pour notre usage ; enjoins-leur de faire de bonnes actions, d'être riches en bonnes œuvres, d'être généreux, libéraux, s'amassant, pour l'avenir, un trésor établi sur un fondement solide, afin d'entrer en possession de la véritable vie. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les bavardages profanes et la polémique de la fausse science, dont font profession certains hommes qui se sont ainsi éloignés de la foi.Que la grâce soit avec vous !
Évangile
Et ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive ; car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera ; en effet, que sert-il à un homme d'avoir gagné le monde entier et perdu sa vie ? Car que donnerait l'homme pour racheter sa vie ? En effet, celui qui aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette génération adultère et pécheresse, le fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu entouré de la gloire de son Père avec les saints anges. » Et il leur disait : « En vérité je vous déclare qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront certainement point la mort jusques à ce qu'ils aient vu le royaume de Dieu inauguré avec puissance. »
Évangile
Et ils arrivèrent sur l'autre rive de la mer, dans le pays des Géraséniens. Et lorsqu'il fut sorti de la barque, vint à lui de l'intérieur des tombeaux un homme possédé d'un esprit impur, lequel avait son habitation dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus le garrotter même avec une chaîne, car souvent il avait été garrotté avec des entraves et des chaînes, et il avait mis en pièces les chaînes et broyé les entraves, et personne n'avait la force de le dompter ; et constamment, nuit et jour, il se tenait dans les tombeaux et dans les montagnes, poussant des cris et se frappant lui-même à coups de pierres. Et ayant vu Jésus de loin, il accourut et l'adora, et ayant jeté un grand cri, il dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu très haut ? Je t'en adjure au nom de Dieu, ne me torture pas. » En effet il lui disait : « Esprit impur, sors de cet homme ; » et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » Et il lui dit : « Mon nom est légion, car nous sommes plusieurs. » Et il lui adressait beaucoup de sollicitations afin qu'il ne les envoyât pas hors du pays. Or il y avait là près de la montagne un grand troupeau de pourceaux au pâturage ; et ils le sollicitèrent en disant : « Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux. » Et il le leur permit, et les esprits impurs étant sortis entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua en bas du précipice dans la mer, au nombre d'environ deux mille, et ils furent submergés dans la mer. Et ceux qui les faisaient paître s'enfuirent, et ils portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes, et on vint voir ce qui en était de l'événement. Et ils viennent vers Jésus, et ils voient le démoniaque assis, vêtu, et raisonnable, lui qui avait eu la légion, et ils furent saisis de terreur. Et les témoins leur racontèrent comment les choses s'étaient passées pour le démoniaque et les pourceaux ; et ils se mirent à le solliciter de sortir de leur territoire. Et comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque le sollicitait afin de rester avec lui ; et il ne le lui permit pas, mais il lui dit : « Va-t-en dans ta maison auprès des tiens, et rapporte leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et combien Il a eu compassion de toi. » Et il s'en alla, et il commença à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui ; et tous étaient émerveillés.
Évangile
Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ; en vérité, en vérité je vous le déclare, un esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni un apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, à condition que vous les pratiquiez. Je ne parle pas de vous tous ; je sais quels sont ceux que j'ai choisis ; mais il faut que ce passage de l'Écriture s'accomplisse : « Celui qui mange mon pain a levé son talon contre moi. » Je vous le dis dès à présent avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez que je le suis. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et que celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. » Après avoir ainsi parlé Jésus fut troublé en son esprit, et il porta témoignage et dit : « En vérité, en vérité je vous déclare que l'un de vous me livrera ! » Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant duquel il parlait. L'un de ses disciples était couché sur le sein de Jésus, c'était celui qu'aimait Jésus ; Simon Pierre lui fait donc signe et lui dit : « Dis quel est celui dont il parle. » L'autre, qui était ainsi appuyé contre la poitrine de Jésus, lui dit : « Seigneur, lequel est-ce ? » Jésus donc répond : « C'est celui pour lequel je tremperai le morceau et auquel je le donnerai. » Ayant donc trempé un morceau, il le prend et le donne à Judas fils de Simon Iscariote. Et le morceau pris, Satan entra alors en lui. Jésus donc lui dit : « Fais au plus tôt ce que tu as à faire. » — Aucun des convives ne comprit à propos de quoi il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient, parce que Judas tenait la bourse, que Jésus lui disait : « Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, » ou bien qu'il voulait qu'il donnât quelque chose aux pauvres. — Ayant donc pris le morceau, Judas sortit immédiatement ; or il faisait nuit. Lors donc qu'il fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui, et Dieu le glorifiera en Lui-même, et Il le glorifiera bientôt. Petits enfants, je suis encore pour peu de temps avec vous ; vous me chercherez, et, comme j'ai dit aux Juifs : là où je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi à vous maintenant. Je vous donne un commandement nouveau, qui est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés pour que, vous aussi, vous vous aimiez les uns les autres ; c'est par là que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus répondit : « Là où je vais, tu ne peux maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je te suivre maintenant ? Je sacrifierai ma vie pour toi. » Jésus répond : « Tu sacrifieras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité je te le déclare, certainement le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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