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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Hébreux 4:1-10

Craignons donc, puisque la promesse d'entrer dans Son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé ; car, nous aussi, nous avons reçu cette bonne nouvelle comme ceux-là, mais la parole qu'ils ont ouïe ne leur a servi de rien, parce qu'ils ne se sont pas intimement unis par la foi à ceux qui l'ont écoutée : En effet, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : « Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos, » quoique Ses œuvres fussent accomplies depuis la fondation du monde ; car, touchant le septième jour, Il s'exprime quelque part ainsi : « Et Dieu se reposa le septième jour de toutes Ses œuvres ; et Il dit, d'un autre côté, dans ce passage-là : « Jamais ils n'entreront dans Mon repos. » Puis donc qu'on doit encore s'attendre à ce que quelques-uns y entrent, et puisque ceux qui avaient, les premiers, reçu la bonne nouvelle n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance ; Il fixe derechef un certain jour, « aujourd'hui, » en disant dans la personne de David, après un si long espace de temps, comme Il l'a dit ci-dessus : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ; en effet, si Josué leur avait donné le repos, Il n'aurait certes pas, après cela, parlé d'un autre jour. Ainsi un repos sabbatique attend encore le peuple de Dieu, car celui qui entre dans Son repos, se repose, lui aussi, de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes.

Première lecture

Exode 35

Alors Moïse réunit toute l'assemblée des enfants d'Israël et leur dit : Voici les choses que l'Éternel ordonne de faire : Pendant six jours tu vaqueras à tes affaires, mais au septième jour vous aurez un saint sabbat férié en l'honneur de l'Éternel ; quiconque vaquera ce jour-là à une affaire sera mis à mort. Le jour du sabbat vous n'allumerez de feu dans aucune de vos demeures. Et Moïse adressa à toute l'assemblée des enfants d'Israël ces paroles : Voici l'ordre que l'Éternel a donné en ces termes : Prenez sur vos biens une offrande pour l'Éternel : que tout homme généreux de cœur la présente, cette offrande, à l'Éternel, de l'or, de l'argent et de l'airain, et de l'azur et du pourpre et du vermillon et du lin et du poil de chèvre, et des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de chiens de mer et du bois d'acacia ; de l'huile pour le Candélabre et des aromates pour l'huile d'onction et l'encens odorant, et des pierres d'onyx et des pierreries enchâssées pour l'Ephod et le Pectoral. Et que tous ceux d'entre vous qui ont un esprit intelligent viennent et exécutent tout ce que l'Éternel a commandé, la Résidence, sa tente et sa couverture, ses agrafes et ses ais, ses traverses, ses colonnes et ses soubassements ; l'Arche et ses barres, le Propitiatoire et le Rideau ; la Table et ses barres et tous ses ustensiles et les Pains de présentation ; et le Candélabre et son attirail et ses lampes et l'huile du Candélabre ; et l'Autel aux parfums et ses barres et l'huile d'onction et l'encens odorant, et le Rideau de la porte pour la porte de la Résidence ; l'Autel des holocaustes et son treillis en réseau d'airain, ses barres et tous ses ustensiles ; le Bassin et son support ; les toiles du Parvis, ses colonnes et ses soubassements et le rideau de la porte du Parvis, les piliers de la Résidence et les piliers du Parvis et ses cordes, les costumes solennels pour faire le service dans le Sanctuaire, les Vêtements sacrés pour le prêtre Aaron et les vêtements de ses fils pour les fonctions sacerdotales. Alors toute l'assemblée des enfants d'Israël sortit de la présence de Moïse. Et tous ceux que leur cœur y portait et qui étaient de bonne volonté vinrent et apportèrent l'offrande de l'Éternel pour l'œuvre de la Tente du Rendez-vous et tous ses ouvrages et pour les vêtements sacrés. Les hommes vinrent aussi bien que les femmes, tous ceux que leur cœur y portait, et offrirent des boucles de narine, des pendants d'oreille et des bagues et des colliers, toutes sortes de joyaux d'or, tous ceux qui avaient à présenter à l'Éternel une offrande d'or par agitation ; et ceux chez qui se trouvait de l'azur et du pourpre et du vermillon et du lin et du poil de chèvre et des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de chiens de mer, l'apportèrent, et tous ceux qui voulaient présenter par élévation une offrande d'argent et d'airain présentèrent l'offrande à l'Éternel ; et tous ceux chez qui se trouvait du bois d'acacia propre au travail de toutes sortes d'ouvrages l'apportèrent. Et toutes les femmes d'un esprit intelligent se mirent à coudre de leurs mains et apportèrent des coutures d'azur et de pourpre, de vermillon et de lin. Et toutes les femmes portées de bonne volonté et douées d'intelligence firent des coutures de poil de chèvre. Et les princes fournirent les pierres d'onyx et les pierreries enchâssées pour l'Ephod et le Pectoral, et les aromates et l'huile pour le Candélabre et pour l'huile d'onction et l'encens odorant. Tous, hommes et femmes, que leur cœur portait à contribuer à tous les ouvrages que l'Éternel avait donné par Moïse l'ordre de faire, les enfants d'Israël apportèrent à l'Éternel des dons volontaires. Et Moïse dit aux enfants d'Israël : Voyez, l'Éternel a nommément appelé Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, et Il l'a rempli de l'Esprit de Dieu, d'intelligence, de sens, de connaissance et de savoir-faire en toute chose, et du talent d'inventer, et de travailler l'or et l'argent et l'airain et de graver les pierres à enchâsser et de sculpter le bois, d'exécuter toute œuvre d'art ; et Il lui a aussi accordé le don d'instruire, à lui et à Oholiab, fils d'Ahisamach, de la tribu de Dan ; Il les a remplis d'un sens intelligent pour exécuter toute sorte d'ouvrage de forgeron et de charpentier et d'ouvrier en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin, et de tisserand ; ils sont à même d'imaginer toute sorte d'ouvrage et d'inventer des œuvres d'art.

Première lecture

Deutéronome 30:1-20

Mais quand s'accompliront pour toi toutes ces paroles, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, et que tu les rappelleras dans ton cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l'Éternel, ton Dieu, t'aura banni, et que tu reviendras à l'Éternel, ton Dieu, et obéiras à sa voix en tout ce que je te prescris aujourd'hui, toi et tes fils, de tout ton cœur et de toute ton âme, alors l'Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et prendra pitié de toi, et de nouveau vous recueillera du milieu de tous les peuples, où l'Éternel, ton Dieu, t'aura disséminé. Quand tes exilés seraient à l'extrémité de l'horizon, de là l'Éternel, ton Dieu, te recueillera, et de là Il te retirera. Et l'Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays possédé par tes pères et possédé par toi, et Il te fera du bien et te rendra plus nombreux que tes pères. Et l'Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur, et le cœur de ta race pour que tu aimes l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. Et l'Éternel, ton Dieu, rejettera toutes ces malédictions sur tes ennemis et sur les adversaires qui te persécutent. De ton côté tu reviendras à obéir à la voix de l'Éternel, et à pratiquer tous ses commandements que je te prescris en ce jour. Et l'Éternel, ton Dieu, accompagnera de l'abondance tout le travail de tes mains, la fécondité de tes flancs, la fécondité de ton bétail et la fécondité de ton sol, pour te faire prospérer, car l'Éternel retrouvera sa joie dans ton bonheur, comme Il trouvait sa joie dans celui de tes pères ; pourvu que tu obéisses à la voix de l'Éternel, ton Dieu, en gardant ses commandements et ses statuts consignés dans ce livre de la Loi ; pourvu que tu reviennes à l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. Car ce commandement que je te prescris en ce jour, ne passe point ta portée, et n'est pas à grande distance ; il n'est pas au ciel pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Il n'est pas au delà de la mer, pour que tu dises : Qui traversera pour nous la mer et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Mais cette parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu l'accomplisses. Vois ! j'ai mis aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal, en te prescrivant aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies et de garder ses commandements et ses statuts et ses lois, afin que tu vives et t'accroisses et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu viens faire la conquête. Mais si ton cœur se détourne et si tu désobéis, et si tu te laisses aller à adorer d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous êtes perdus ; vous n'aurez pas de longs jours dans le pays dont après le passage du Jourdain tu viens faire la conquête. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie afin que tu vives, toi et ta race, en aimant l'Éternel, ton Dieu, en obéissant à sa voix, en t'attachant à lui (car Il est ta vie et prolongera tes jours), en demeurant dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de leur donner.

Prière du matin — première lecture

Genèse 42

Et lorsque Jacob vit qu'il y avait du blé en Égypte, il dit à ses fils : Pourquoi vous entre-regardez-vous ? Et il dit : Voici, j'ai appris qu'il y a du blé en Égypte : descendez-y et y faites des achats pour nous, afin que nous vivions et ne mourions pas. Alors les dix frères de Joseph descendirent en Égypte pour y acheter du blé. Mais quant à Benjamin, frère de Joseph, Jacob ne l'envoya point avec ses frères, car il disait : Je ne veux pas que malheur lui arrive. Les fils d'Israël vinrent donc pour acheter du blé, parmi ceux qui venaient d'ailleurs ; car la famine était dans le pays de Canaan. Or Joseph avait le pouvoir dans le pays ; c'est lui qui vendait du blé à tout le peuple du pays. Et les frères de Joseph vinrent, et ils s'inclinèrent devant lui la face contre terre. Et à la vue de ses frères, Joseph les reconnut, mais il ne se fit pas connaître à eux, et il prit avec eux un langage dur et leur dit : D'où venez-vous ? Et ils répondirent : Du pays de Canaan pour acheter des subsistances. Et Joseph reconnaissait ses frères, mais eux ne le reconnaissaient pas. Et Joseph se rappela les songes qu'il avait faits sur eux, et il leur dit : Vous êtes des espions ; c'est pour observer les endroits faibles du pays que vous êtes venus. Et ils lui répondirent : Non, monseigneur, et tes serviteurs sont venus pour acheter des subsistances. Tous nous sommes fils d'un seul homme ; nous sommes honnêtes ; tes serviteurs ne sont point des espions. Et il leur dit : Non, car vous êtes venus pour observer les endroits faibles du pays. Et ils répondirent : Nous, tes serviteurs, sommes douze frères, fils d'un seul homme au pays de Canaan ; et voici, le cadet est maintenant auprès de notre père, et l'un n'est plus. Et Joseph leur dit : C'est ce que je vous disais : Vous êtes des espions. Voici l'épreuve que vous subirez : par la vie de Pharaon ! vous ne sortirez pas d'ici que votre frère cadet n'y vienne. Envoyez l'un de vous chercher votre frère ; quant à vous, restez prisonniers, pour montrer par cette épreuve s'il y a chez vous vérité ou non. Par la vie de Pharaon ! vous êtes des espions. Et il les mit ensemble en prison pendant trois jours. Et le troisième jour Joseph leur dit : Faites ceci et vous vivrez ; je crains Dieu ! Si vous êtes honnêtes, que l'un de vos frères reste prisonnier dans le lieu de votre détention, et vous, partez pour porter les subsistances nécessaires à vos maisons, et ramenez-moi votre frère cadet ; ainsi, vos discours seront vérifiés, et vous ne mourrez pas.Et c'est ce qu'ils firent. Alors ils se dirent l'un à l'autre : Certainement nous fûmes coupables envers notre frère, lorsque témoins de l'angoisse de son âme nous ne voulûmes point l'écouter quand il nous suppliait ; c'est pour cela que cette détresse nous est survenue. Et Ruben leur répondit en disant : Ne vous ai-je pas dit : Ne commettez pas un péché sur cet enfant ? mais vous n'avez pas écouté ; et son sang, voici, il est redemandé. Or ils ne se doutaient pas que Joseph comprenait ; car ils communiquaient par un interprète. Alors Joseph se tira à l'écart et pleura. Et revenant auprès d'eux il leur parla, et choisit parmi eux Siméon, qu'il lia sous leurs yeux. Et Joseph fit remplir leurs sacs de blé, et remettre leur argent, à chacun dans son sac, et leur fit donner des vivres pour la route. Et c'est ce qui fut fait pour eux. Et ils chargèrent leur denrée sur leurs ânes, et partirent de là. Et l'un d'eux ouvrit son sac pour donner du fourrage à son âne, dans le caravansérail, et il vit son argent, et voilà qu'il était à l'ouverture de son sac ! Et il dit à ses frères : Mon argent a été rendu, et le voici dans mon sac ! Alors le cœur leur manqua ; et se regardant l'un l'autre avec effroi ils disaient : Pourquoi Dieu nous a-t-il fait cela ? Cependant ils arrivèrent chez Jacob, leur père, au pays de Canaan, et ils lui racontèrent tout ce qui leur était survenu et dirent : L'homme qui est le seigneur du pays nous a tenu un langage dur et nous a traités comme si nous venions épier le pays. Et nous lui avons dit : Nous sommes honnêtes, ne sommes point des espions ; nous sommes douze frères, fils de notre père ; l'un n'est plus, et le cadet est maintenant avec notre père au pays de Canaan. Alors l'homme qui est le seigneur du pays, nous a dit : Voici ce qui me prouvera que vous êtes honnêtes : laissez chez moi l'un de vos frères, et emportez le nécessaire de vos maisons et partez ; mais ramenez-moi votre frère cadet, pour que j'aie la preuve que vous n'êtes pas des espions, que vous êtes honnêtes, puis je vous rendrai votre frère et vous pourrez faire vos affaires dans le pays. – Et lorsqu'il vidèrent leurs sacs, voici, chacun d'eux avait sa bourse d'argent dans son sac ; et à la vue de leur bourse d'argent ils furent effrayés, eux et leur père. – Et Jacob, leur père, leur dit : Vous m'ôtez mes enfants ! Joseph n'est plus et Siméon n'est plus, et vous voulez prendre Benjamin ! tout tombe sur moi. Et Ruben dit à son père : Tu peux faire mourir mes deux fils, si je ne te le ramène pas. Remets-le entre mes mains et je te le rendrai. Et il dit : Mon fils ne descendra pas avec vous ; car son frère est mort et lui seul survit, et s'il lui arrivait malheur sur la route que vous suivrez, vous feriez descendre mes cheveux blancs douloureusement aux Enfers.

Épître

Galates 4:22-31

Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la servante, et un de la femme libre ; mais celui de la servante naquit selon la chair, tandis que celui de la femme libre naquit par l'effet de la promesse. Ce sont là des allégories ; car ces femmes représentent deux alliances : l'une qui vient de la montagne de Sina, et qui engendré pour la servitude, c'est Agar, (or le mot Agar désigne en Arabie le mont Sina) ; mais elle correspond à la Jérusalem actuelle, car celle-ci est dans la servitude avec ses enfants, tandis que la Jérusalem d'en haut est libre ; c'est elle qui est notre mère ; car il est écrit : « Réjouis-toi stérile, qui n'enfantes point ; éclate et crie, toi qui ne ressens pas les douleurs de l'enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme qui a le mari. » Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; mais, de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit, il en est encore ainsi maintenant. Mais que dit l'Écriture ? « Chasse la servante et son fils ; car le fils de la servante n'héritera certainement pas avec le fils de la femme libre. » C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants d'une servante, mais de la femme libre ;

Première lecture

Ésaïe 65

J'étais accessible à ceux qui ne demandaient pas, j'étais trouvable à ceux qui ne me cherchaient pas ; je disais : Me voici ! me voici ! à un peuple qui ne prend pas mon nom. Je tendais mes mains tous les jours au peuple rétif qui, sur une voie mauvaise, suit ses propres pensées, au peuple qui m'offense en face constamment, qui offre dans les jardins des sacrifices et de l'encens sur les briques, qui s'assied dans les tombeaux et passe la nuit dans les antres, qui mange la chair du porc, et couvre ses plats de mets abominables, qui dit : « Tiens-toi à distance, ne m'approche pas, car je suis plus saint que toi ! » Ces hommes-là sont une fumée dans mes narines, un feu toujours allumé. Voici, c'est écrit par devers moi : Je ne me tairai point, que je n'aie fait retomber, et retomber sur leur sein vos crimes et les crimes de vos pères à la fois, dit l'Éternel, qui encensèrent sur les montagnes, et sur les collines m'outragèrent ; et je leur mesurerai dans le sein le prix de leurs premiers faits. Ainsi parle l'Éternel : Comme, quand il se trouve du suc dans le raisin, on dit : Ne le détruis pas, car il y a là une bénédiction ! ainsi agirai-je pour l'amour de mes serviteurs ; je ne détruirai pas tout. Et je ferai sortir de Jacob une postérité, et de Juda un héritier de mes montagnes, que mes élus auront pour héritage et mes serviteurs pour habitation : et Saron sera un pacage de brebis, et la vallée d'Achor une reposée du bétail, pour mon peuple qui me cherche. Mais vous qui abandonnez l'Éternel, qui oubliez ma montagne sainte, dressez une table à la Fortune, et remplissez la coupe du Destin, je vous destine à l'épée, et vous serez tous jetés à la tuerie, parce que j'ai appelé et que vous n'avez pas répondu, j'ai parlé, et que vous n'avez pas écouté, et avez fait ce qui est mal à mes yeux, et choisi ce que je n'approuve pas. Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, mes serviteurs mangeront, mais vous serez affamés ; voici, mes serviteurs boiront, mais vous serez altérés ; voici, mes serviteurs se réjouiront, mais vous serez confondus ; voici, mes serviteurs chanteront dans la joie du cœur, mais vous crierez dans le chagrin du cœur, et vous vous lamenterez dans l'abattement de l'esprit ; et vous léguerez votre nom comme une imprécation à mes élus, et le Seigneur, l'Éternel, vous donnera la mort et appellera ses serviteurs d'un autre nom. Quiconque dans le pays fera des vœux, les fera au nom du Dieu de vérité, et quiconque dans le pays fera un serment, le fera au nom du Dieu de vérité, car les anciennes tribulations seront oubliées et cachées à mes yeux. Car voici, je crée des Cieux nouveaux et une terre nouvelle, et le passé ne reviendra plus dans la mémoire, et ne reviendra plus dans la pensée. Mais vous aurez une joie et une allégresse éternelle de ce que je veux créer ; car voici, je crée Jérusalem pour la joie, et son peuple pour le contentement. Et je fais ma joie de Jérusalem et mon bonheur de mon peuple, et l'on n'y entendra plus la voix des pleurs, ni la voix de la plainte. Là désormais plus d'enfant né pour quelques jours, plus de vieillard qui n'achève le nombre de ses jours ; car on sera jeune en mourant centenaire, et le pécheur à cent ans subira sa malédiction. Et ils bâtiront des maisons et les habiteront, et ils planteront des vignes et en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront pas pour qu'un autre habite, ils ne planteront pas pour qu'un autre jouisse, car tels les jours de l'arbre, tels seront les jours de mon peuple, et mes élus useront l'ouvrage de leurs mains. Ils ne se peineront pas pour rien, et n'auront pas des enfants pour les perdre soudain, car ils sont une race de bénis de l'Éternel, et leurs enfants [resteront] avec eux. Et ils n'auront pas encore crié que je répondrai ; ils parleront encore que j'exaucerai. Le loup et l'agneau paîtront ensemble, le lion comme le bœuf mangera le fourrage, et la poussière sera l'aliment du serpent. Ils ne feront rien de mauvais ni de pernicieux sur toute ma montagne sainte, dit l'Éternel.

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 13

Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusques à la fin ; et, pendant le repas (le diable ayant déjà mis en son cœur que Judas Iscariote fils de Simon le livrât), quoiqu'il sût que le Père lui a tout remis dans les mains, et qu'il est issu de Dieu, et qu'il s'en va vers Dieu, il se lève du repas et se dépouille de son manteau, et ayant pris un linge il s'en ceignit lui-même ; puis il verse de l'eau dans le bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il s'était ceint. Il vient donc vers Simon Pierre, lequel lui dit : « Seigneur, est-ce à toi de me laver les pieds ? » Jésus lui répliqua : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le connaîtras ensuite. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras certainement jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi. » Pierre Simon lui dit : « Seigneur, non seulement mes pieds, mais encore les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui s'est baigné n'a pas besoin d'autre chose que de se laver les pieds, mais il est entièrement net ; et vous, vous êtes nets, mais pas tous. » — Il connaissait en effet celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : « vous n'êtes pas tous nets. » — Lors donc qu'il eut lavé leurs pieds, et qu'il eut repris son manteau, et qu'il se fut de nouveau mis à table, il leur dit : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Maître et votre Seigneur, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que comme j'ai fait pour vous, vous fassiez aussi ; en vérité, en vérité je vous le déclare, un esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni un apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses vous êtes heureux, à condition que vous les pratiquiez. Je ne parle pas de vous tous ; je sais quels sont ceux que j'ai choisis ; mais il faut que ce passage de l'Écriture s'accomplisse : « Celui qui mange mon pain a levé son talon contre moi. » Je vous le dis dès à présent avant que cela ait eu lieu, afin que, lorsque cela aura eu lieu, vous croyiez que je le suis. En vérité, en vérité je vous déclare que celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et que celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. » Après avoir ainsi parlé Jésus fut troublé en son esprit, et il porta témoignage et dit : « En vérité, en vérité je vous déclare que l'un de vous me livrera ! » Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant duquel il parlait. L'un de ses disciples était couché sur le sein de Jésus, c'était celui qu'aimait Jésus ; Simon Pierre lui fait donc signe et lui dit : « Dis quel est celui dont il parle. » L'autre, qui était ainsi appuyé contre la poitrine de Jésus, lui dit : « Seigneur, lequel est-ce ? » Jésus donc répond : « C'est celui pour lequel je tremperai le morceau et auquel je le donnerai. » Ayant donc trempé un morceau, il le prend et le donne à Judas fils de Simon Iscariote. Et le morceau pris, Satan entra alors en lui. Jésus donc lui dit : « Fais au plus tôt ce que tu as à faire. » — Aucun des convives ne comprit à propos de quoi il lui disait cela ; car quelques-uns pensaient, parce que Judas tenait la bourse, que Jésus lui disait : « Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, » ou bien qu'il voulait qu'il donnât quelque chose aux pauvres. — Ayant donc pris le morceau, Judas sortit immédiatement ; or il faisait nuit. Lors donc qu'il fut sorti, Jésus dit : « Maintenant le fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui, et Dieu le glorifiera en Lui-même, et Il le glorifiera bientôt. Petits enfants, je suis encore pour peu de temps avec vous ; vous me chercherez, et, comme j'ai dit aux Juifs : là où je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi à vous maintenant. Je vous donne un commandement nouveau, qui est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés pour que, vous aussi, vous vous aimiez les uns les autres ; c'est par là que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. » Simon Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus répondit : « Là où je vais, tu ne peux maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je te suivre maintenant ? Je sacrifierai ma vie pour toi. » Jésus répond : « Tu sacrifieras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité je te le déclare, certainement le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.

Psaume responsorial

Psaumes 136

Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des dieux ! car sa miséricorde est éternelle. Louez le Seigneur des Seigneurs ! car sa miséricorde est éternelle ; qui seul fait de grandes merveilles, car sa miséricorde est éternelle ; qui a fait les Cieux avec intelligence, car sa miséricorde est éternelle ; qui a étendu la terre sous les eaux, car sa miséricorde est éternelle ; qui a créé les grands luminaires, car sa miséricorde est éternelle ; le soleil, pour régner sur le jour, car sa miséricorde est éternelle ; la lune et les étoiles, pour régner sur la nuit, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa l'Egypte dans ses premiers-nés, car sa miséricorde est éternelle ; et en fit sortir Israël, car sa miséricorde est éternelle ; d'une main forte, et d'un bras étendu, car sa miséricorde est éternelle ; qui divisa la mer des algues en deux parts, car sa miséricorde est éternelle ; et fit passer Israël au milieu d'elle, car sa miséricorde est éternelle ; et poussa Pharaon et son armée dans la mer des algues, car sa miséricorde est éternelle ; qui conduisit son peuple à travers le désert, car sa miséricorde est éternelle ; qui frappa de grands rois, car sa miséricorde est éternelle ; et fit mourir des rois puissants, car sa miséricorde est éternelle ; Sihon, roi de l'Amoréen, car sa miséricorde est éternelle ; et Og, roi de Basan, car sa miséricorde est éternelle ; et donna leur pays en héritage, car sa miséricorde est éternelle ; en héritage à Israël, son serviteur, car sa miséricorde est éternelle ; qui dans notre abaissement eut souvenir de nous, car sa miséricorde est éternelle ; et nous délivra de nos oppresseurs, car sa miséricorde est éternelle ; qui donne une nourriture à toute chair, car sa miséricorde est éternelle. Louez le Dieu des Cieux ! car sa miséricorde est éternelle.

Évangile

Jean 6:1-15

Après cela Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. Or une foule nombreuse suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades ; mais Jésus monta sur la montagne, et il s'y tenait assis avec ses disciples. Or la Pâque était proche, la fête des Juifs. Jésus ayant donc levé les yeux et ayant vu qu'une foule nombreuse venait vers lui, il dit à Philippe : « Où pourrons-nous acheter des pains afin que ces gens-là se nourrissent ? » — Or il parlait ainsi afin de l'éprouver, car pour lui il savait ce qu'il allait faire. — Philippe lui répliqua ; « Deux cents deniers de pains ne leur suffisent pas pour que chacun en reçoive un peu. » Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : « Il y a ici un jeune enfant qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? » Jésus dit : « Faites étendre les gens. » Or il y avait beaucoup d'herbe en cet endroit. Les hommes au nombre d'environ cinq mille s'étendirent donc. Jésus prit donc les pains ; et après avoir rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient couchés, de même fit-il aussi avec les poissons, tant qu'ils en voulaient. Mais lorsqu'ils furent repus, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu. » Ils les rassemblèrent donc, et remplirent douze corbeilles avec les morceaux des cinq pains d'orge, que laissèrent ceux qui avaient mangé. Les gens ayant donc vu les miracles qu'il avait faits disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » Jésus donc, ayant su qu'ils devaient venir et l'enlever afin de le faire roi, se retira derechef seul sur la montagne.

Psaume responsorial

Psaumes 80

Au maître chantre. En schoschanim-edouth. Cantique d'Asaph.Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Prête l'oreille, berger d'Israël, toi qui conduis Joseph, comme un troupeau ; toi dont les Chérubins portent le trône, apparais ! Devant Ephraïm et Benjamin et Manassé donne essor à ta puissance, et viens à notre aide ! O Dieu, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! Éternel, Dieu des armées, jusques à quand t'irriteras-tu, quand ton peuple prie ? Tu lui fais manger un pain trempé de larmes, et boire avec larmes une portion mesurée. Tu fais de nous une proie que nos voisins se disputent, et nos ennemis nous tournent en dérision. Dieu des armées, rétablis-nous, et fais luire ta face, et nous serons sauvés ! De l'Egypte tu retiras une vigne, tu expulsas les nations, et tu la plantas ; tu déblayas le sol devant elle, et elle poussa des racines, et remplit le pays ; les montagnes furent couvertes de son ombre, et ses pampres égalèrent les cèdres de Dieu ; elle étendit ses rameaux jusques à la mer, et ses jets jusques au Fleuve. Pourquoi as-tu abattu ses murailles, pour que tous les passants la vendangent ? De la forêt le sanglier vient la ravager, et les bêtes des champs, y brouter. Ah ! reviens, Dieu des armées, regarde des Cieux et vois, et visite cette vigne ! Protège ce que ta main a planté, et le fils que tu t'es choisi ! Elle est brûlée par le feu, elle est coupée : ils périssent à ton air menaçant. Protège de ta main l'homme, ouvrage de ta droite, le fils de l'homme que tu t'es choisi. Alors nous ne te quitterons pas ; rends-nous la vie, et nous invoquerons ton nom. Éternel, Dieu des armées, rétablis-nous, fais luire ta face, et nous serons sauvés !

Psaume responsorial

Psaumes 85

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.

Psaume responsorial

Psaumes 82

Cantique d'Asaph. Dieu prend séance dans l'assemblée divine, et au milieu des Dieux Il rend la justice. « Jusques à quand serez-vous des juges pervers, et tiendrez-vous le parti des impies ? (Pause) Faites droit aux petits et aux orphelins, rendez justice à l'affligé et au pauvre. Libérez les petits et les indigents, arrachez-les de la main des impies. Ils n'ont ni sagesse, ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; toutes les bases de la terre sont ébranlées. J'ai dit : Vous êtes des Dieux, et tous, des fils du Très-haut. Cependant vous mourrez, comme des humains, et vous tomberez, aussi bien que tel d'entre les princes. » Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car tous les peuples sont ta propriété !

Prière du soir — première lecture

Genèse 43

Cependant la famine pesait sur le pays. Et lorsqu'ils eurent entièrement consommé le blé qu'ils avaient apporté d'Égypte, leur père leur dit : Allez nous acheter encore quelques subsistances. Et Juda lui répondit en disant : L'homme nous a fait cette protestation : Vous ne serez point admis en ma présence à moins que votre frère ne soit avec vous. Si tu veux laisser venir notre frère avec nous, nous irons t'acheter des subsistances ; mais si tu ne veux pas le laisser venir, nous n'irons pas, car l'homme nous a dit : Vous ne serez point admis en ma présence, à moins que votre frère ne soit avec vous. Et Israël dit : Pourquoi en avez-vous si mal agi envers moi que de découvrir à cet homme, si vous aviez encore un frère ? Et ils répondirent : Il nous a questionnés sur nous et notre famille en disant : Votre père vit-il encore ? avez-vous encore un frère ? Et nous nous sommes expliqués aux termes de ces questions-là. Pouvions-nous nous douter qu'il dirait : Allez chercher votre frère ? Et Juda dit à Israël, son père : Laisse l'enfant venir avec nous, et nous nous lèverons et nous partirons, et nous vivrons et nous ne mourrons pas, ni nous, ni toi, ni nos enfants ! Je réponds de lui, tu le réclameras de ma main ; si je ne te le ramène pas et ne te le représente pas, je me constitue coupable envers toi pour toute ma vie. Car si nous n'avions pas tardé, nous serions déjà revenus deux fois. Alors Israël, leur père, leur dit : S'il faut qu'il en soit ainsi, faites ceci : Prenez dans vos valises des produits les plus vantés du pays, et portez-les à cet homme comme une offrande, un peu de baume et un peu de miel [de raisin], d'aromates et de ladanum, de pistaches et d'amandes. Et prenez d'autre argent dans vos mains, et reprenez l'argent qui a été remis à l'entrée de vos sacs : peut-être y a-t-il eu méprise. Et prenez votre frère, et mettez-vous en marche et retournez vers cet homme. Et que Dieu, le Tout-Puissant, vous fasse trouver miséricorde devant l'homme, afin qu'il vous relâche votre autre frère et Benjamin ! Pour moi, comme j'ai perdu mes enfants, je les perds encore. Et ces hommes prirent ce présent, et ils prirent d'autre argent dans leurs mains, et Benjamin, et ils partirent et descendirent en Égypte, et se présentèrent devant Joseph. Et lorsque Joseph vit Benjamin avec eux, il dit à l'intendant de sa maison : Conduis ces hommes à la maison, et égorge des bêtes de boucherie, et apprête-les ; car ces hommes mangeront avec moi à midi. Et l'intendant exécuta ce que lui disait Joseph, et conduisit ces hommes à la maison de Joseph. Et ces hommes eurent peur quand ils se virent menés à la maison de Joseph, et ils dirent : C'est au sujet de l'argent qui s'est retrouvé dans nos sacs, qu'on nous y mène pour nous assaillir et tomber sur nous et nous prendre comme esclaves avec nos ânes. Alors ils abordèrent l'intendant de la maison de Joseph, et lui parlèrent à la porte de la maison, en ces termes : Nous t'en conjurons, monseigneur ! Nous sommes d'abord descendus ici pour acheter des substances. Puis quand nous fûmes arrivés à l'hôtellerie, et que nous eûmes ouvert nos sacs, voilà que l'argent de chacun de nous s'est trouvé en haut de son sac, notre argent avec tout son poids, et nous l'avons rapporté dans nos mains ; et nous apportons d'autre argent pour acheter des subsistances. Nous ignorons qui a mis notre argent dans nos sacs. Et il répondit : Vous resterez sains et saufs ! Soyez sans crainte ! Votre Dieu et le Dieu de votre père a déposé pour vous un trésor dans vos sacs, votre argent m'est parvenu. Et il leur amena Siméon élargi. Et l'intendant les introduisit dans la maison de Joseph, et donna de l'eau pour baigner leurs pieds, et il donna du fourrage pour leurs ânes. Et ils préparèrent le présent en attendant que Joseph vînt à midi ; car ils avaient appris qu'ils mangeraient le pain en ce lieu. Et Joseph étant arrivé au logis, ils lui apportèrent dans la maison le présent qu'ils avaient entre les mains, et ils s'inclinèrent devant lui contre terre. Et il leur demanda de leurs nouvelles et dit : Est-il en santé votre père, ce vieillard dont vous m'avez parlé ? vit-il encore ? Et ils répondirent : Ton serviteur, notre père, est en santé, il vil encore. Et ils s'inclinèrent et se prosternèrent. Alors levant les yeux il aperçut Benjamin, son frère, fils de sa mère, et dit : Est-ce là votre frère cadet dont vous m'avez parlé ? Et il dit : Que Dieu te soit propice, mon fils ! Et Joseph avait hâte, car son cœur s'embrasait pour son frère et il cherchait où pleurer, et il entra dans l'intérieur, et il pleura. Puis s'étant lavé le visage, il sortit, et il se contenait et dit : Servez ! Et on le servit à part, et eux à part, et les Égyptiens qui mangeaient avec lui, à part ; car les Egyptiens n'osent pas manger le pain avec les Hébreux, parce que c'est une abomination pour les Egyptiens. Et ils se trouvaient assis devant lui, le premier-né selon son rang de primogéniture, et le cadet à son rang de cadet ; et ces hommes s'entre-regardaient stupéfaits. Et Joseph leur faisait porter des portions des mets qui lui étaient servis, et la portion de Benjamin était cinq fois plus grande que les portions d'eux tous. Et ils burent, et firent gaie chère avec lui.

Deuxième lecture

Romains 13

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'existe d'autorité que par la volonté de Dieu, et celles qui existent sont instituées de Dieu ; en sorte que celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'institution de Dieu. Or, ceux qui résistent attireront sur eux-mêmes une condamnation, car les magistrats ne sont pas une cause d'effroi pour la bonne conduite, mais pour la mauvaise. Veux-tu donc n'avoir pas à craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu recevras d'elle des éloges ; car celui qui l'exerce est un serviteur de Dieu pour ton bien ; mais si tu fais le mal, crains, car ce n'est pas pour rien qu'il porte l'épée ; il est en effet un serviteur de Dieu chargé de punir, pour satisfaire la colère, celui qui pratique le mal. C'est pourquoi il y a nécessité de se soumettre, non seulement à cause de la colère, mais encore à cause de la conscience ; c'est pour cela en effet que vous payez aussi des impôts, car c'est précisément en s'occupant de cet objet qu'ils sont ministres de Dieu. Rendez à tous ce qui leur est dû ; l'impôt, à qui est dû l'impôt ; le tribut, à qui est dû le tribut ; la crainte, à qui est due la crainte ; l'honneur, à qui est dû l'honneur. Vous ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime autrui a accompli la loi. En effet les commandements : « Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, » et tout autre qu'on pourrait citer, se résument dans cette parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » La charité ne pratique pas le mal envers le prochain ; la charité est donc l'accomplissement de la loi. Cela importe d'autant plus que, connaissant les circonstances, vous savez que c'est le moment de vous réveiller enfin du sommeil ; car maintenant le salut est plus près de nous que quand nous avons cru, la nuit s'avance et le jour s'approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière ; conduisons-nous convenablement, comme en plein jour, fuyant les excès et les orgies, le libertinage et les débauches, les disputes et les jalousies. Revêtez-vous au contraire de Christ-Jésus, et ne soignez pas la chair de manière à éveiller ses convoitises.

Deuxième lecture

Tite 2

Quant à toi, proclame ce qui est conforme à l'enseignement salutaire : Que les vieillards doivent être sobres, dignes, sages, attachés à une foi saine, à la charité, à la patience : Que les femmes âgées doivent de même avoir la tenue qui convient à des saints, n'être ni médisantes, ni asservies par les excès du vin ; qu'elles doivent enseigner ce qui est bien, afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sages, chastes, bonnes ménagères, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée. Exhorte de même les jeunes gens à être sages, te montrant toi-même en toutes choses comme un modèle de bonnes œuvres, et faisant preuve dans l'enseignement de pureté, de dignité, d'une doctrine saine et irrépréhensible, afin que l'adversaire ait la confusion de ne pouvoir dire aucun mal de vous. Que les esclaves soient soumis à leurs propres maîtres, qu'ils leurs plaisent en toutes choses, qu'ils ne soient point récalcitrants, qu'ils ne détournent rien, mais qu'ils se montrent à tous égards honnêtes et fidèles, afin de faire honneur, sous tous les rapports, à l'enseignement de Dieu notre sauveur. Elle a été en effet manifestée, la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes, et elle nous apprend, après que nous avons renoncé à l'impiété et aux convoitises mondaines, à vivre dans le présent siècle sagement, justement et pieusement, en attendant la réalisation de notre bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de s'acquérir, en le purifiant, un peuple qui lui appartînt, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec tout pouvoir ; que personne ne te dédaigne.

Deuxième lecture

Éphésiens 6:1-9

Enfants, obéissez à vos parents ; car cela est juste. « Honore ton père et ta mère ; » c'est le premier commandement qui soit accompagné d'une promesse : « afin que tu sois heureux, et que tu vives longtemps sur la terre. » Et vous, pères, n'irritez pas vos. enfants, mais élevez-les dans la discipline et l'admonition du Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non point avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais comme des esclaves de Christ qui font de cœur la volonté de Dieu, vous asservissant avec empressement, comme au seigneur et non à un homme, sachant que ce que chacun aura fait de bon, il en recevra la rétribution de la part du Seigneur, que ce soit un esclave ou un homme libre. Et vous, maîtres, agissez de même envers eux, mettant de côté la menace, sachant que leur Maître et le vôtre est dans les cieux, et qu'il n'y a pas devant Lui acception de personnes.

Deuxième lecture

Ésaïe 11:1-10

Mais il sort un rameau de la souche d'Isaï, et un rejeton naît de ses racines ; et l'Esprit de l'Éternel repose sur lui, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Il prend son plaisir dans la crainte de l'Éternel, et ne juge point d'après le regard de ses yeux, ni ne décide d'après l'ouïe de ses oreilles ; et il juge avec justice les petits, et il est un arbitre équitable pour les malheureux de la terre, et il frappe la terre de la verge de sa bouche, et du souffle de ses lèvres donne la mort à l'impie ; et la justice est la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses flancs. Alors le loup gîtera avec l'agneau, et la panthère se couchera près du chevreau ; le veau, le lionceau et le gras bétail vivront ensemble, et un petit garçon sera leur conducteur ; et la génisse et l'ourse brouteront ensemble, leurs petits seront couchés ensemble, et le lion comme le bœuf mangera du fourrage, et l'enfant qu'on allaite se jouera près du trou de la vipère, et celui qu'on sèvre présentera sa main au gîte du basilic. Il n'y aura plus ni mal ni corruption sur toute ma sainte montagne, car la connaissance de l'Éternel remplira la terre, comme les eaux couvrent le fond de la mer. Et dans ce même temps, le rejeton d'Isaï sera là comme un étendard pour les peuples ; les nations s'adresseront à lui, et sa demeure est glorieuse.

Évangile

Luc 20

Et il advint, l'un des jours où il enseignait le peuple dans le temple et où il annonçait la bonne nouvelle, que les grands prêtres et les scribes survinrent avec les anciens, et lui dirent : « Dis-nous en vertu de quelle autorité tu fais ces choses, ou bien quel est celui qui t'a donné cette autorité ? » Mais il leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une question ; dites-moi : Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Mais ils conférèrent entre eux en disant : « Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi n'y avez-vous pas cru ? Mais si nous disons : Des hommes, tout le peuple nous lapidera, car il est convaincu que Jean était un prophète. » Et ils répondirent ne pas savoir d'où. Et Jésus leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. » Mais il se mit à adresser au peuple cette parabole :« Un homme planta une vigne, et il l'afferma à des vignerons, et il s'absenta pendant longtemps. Et au temps voulu il dépêcha un esclave aux vignerons, afin qu'ils lui donnassent une part de la récolte de la vigne ; mais les vignerons, après l'avoir battu, le renvoyèrent les mains vides. Et il continua d'envoyer un autre esclave, mais eux, après l'avoir aussi battu et outragé, le renvoyèrent les mains vides. Et il continua d'en envoyer un troisième ; mais eux, après l'avoir aussi blessé, l'expulsèrent. Or le propriétaire de la vigne dit : Que ferai-je ? J'enverrai mon fils bien-aimé, peut-être le respecteront-ils. Mais les vignerons l'ayant vu délibéraient entre eux, en disant : « Celui-ci est l'héritier, tuons-le, afin que l'héritage nous appartienne. » Et l'ayant jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. Que leur fera donc le propriétaire de la vigne ? Il viendra, et fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. » Ce qu'ayant ouï, ils dirent : « Qu'il n'en soit pas ainsi ! » Mais lui, les ayant regardés, leur dit : « Que signifie donc ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ? » Quiconque sera tombé sur cette pierre sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. Et les scribes et les grands prêtres cherchèrent à mettre les mains sur lui en ce moment même ; et ils craignirent le peuple. Ils avaient compris en effet que c'était contre eux qu'il avait prononcé cette parabole. Et s'étant mis à l'épier, ils dépêchèrent des gens subornés qui feignaient d'être justes, afin de surprendre une parole de lui, de manière à le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur. Et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, nous savons que tu parles et que tu enseignes comme il convient, et que tu ne fais point acception de personnes, mais que tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Nous est-il permis ou non de payer le tribut à l'empereur ? » Mais ayant démêlé leur fourberie, il leur dit : « Montrez-moi un denier : de qui porte-t-il l'effigie et la légende ? » Ils dirent : « De l'empereur. » Or il leur dit : « Eh bien, rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils ne purent rien reprendre à cette parole en présence du peuple, et émerveillés de sa réponse ils se turent. Or quelques-uns des sadducéens, qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, s'étant approchés, l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir en ayant une femme, et qu'il soit sans enfant, son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait donc sept frères ; et le premier ayant pris une femme est mort sans enfant ; et le second et le troisième la prirent ; mais de même aussi les sept n'ont point laissé d'enfants, et ils sont morts ; enfin la femme aussi mourut. Cette femme donc, lors de la résurrection, duquel d'entre eux doit-elle devenir la femme ? Car les sept l'ont eue pour femme. » Et Jésus leur dit : « Les fils de ce siècle-ci prennent des femmes et les femmes des maris, mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part à ce siècle-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent point de femmes ni les femmes de maris, en effet ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges, et ils sont fils de Dieu en étant fils de la résurrection. Mais, que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse même a indiqué dans le passage du buisson, lorsqu'il parle du Seigneur qui est le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui tous sont vivants. » Or quelques-uns des scribes prenant la parole dirent : « Maître, tu as bien parlé ! » Car ils n'osaient plus lui adresser aucune question. Mais il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David, car David lui-même a dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds ? David l'appelle donc seigneur ; eh bien, comment est-il son fils ? » Or, comme tout le peuple l'écoutait, il dit aux disciples : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves, et qui, par dissimulation, font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. »

Prière du soir — deuxième lecture

2 Timothée 4

Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère. Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche ; j'ai combattu le bon combat ; j'ai achevé la course ; j'ai gardé la foi ; du reste, la couronne de justice m'est réservée ; le seigneur, le juste juge, me l'accordera en ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui désirent son apparition. Tâche de me rejoindre promptement, car Démas m'a abandonné par préférence pour le présent siècle, et il est parti pour Thessalonique, Crescens pour la Galatie, Tite pour la Dalmatie ; Lucas est seul avec moi. Prends Marc pour l'amener avec toi, car il m'est utile pour le ministère. Quant à Tychique, je l'ai envoyé à Éphèse. Apporte, quand tu viendras, le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, ainsi que les livres, surtout les parchemins. Alexandre le fondeur m'a témoigné beaucoup de malveillance (le seigneur lui rendra selon ses œuvres) ; tiens-toi aussi en garde contre lui, car il s'est fortement opposé à notre prédication. Dans ma première défense personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné ; que cela ne leur soit pas imputé. Mais c'est le Seigneur qui m'a assisté et qui m'a fortifié, afin que par moi la prédication eût une pleine efficace, que tous les Gentils l'entendissent, et que je fusse tiré de la gueule du lion. Le seigneur me garantira de toute mauvaise action, et il me sauvera pour m'introduire dans son céleste royaume. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! Salue Prisca et Aquilas, et la famille d'Onésiphore ; Eraste est resté à Corinthe ; quant à Trophime, ils l'ont laissé malade à Milet. Tâche de venir avant l'hiver. Euboulos te salue, ainsi que Pudens, et Linus, et Claudia, et tous les frères. Que le seigneur Jésus soit avec ton esprit ! Que la grâce soit avec vous !

Évangile

Marc 10:1-16

Et s'étant éloigné de là, il vient dans le territoire de la Judée et au delà du Jourdain, et une foule accourt de nouveau vers lui, et selon sa coutume il les enseignait de nouveau. Et des pharisiens s'étant approchés lui demandaient : « Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? » voulant ainsi le mettre à l'épreuve. Mais il leur répliqua : « Que vous a prescrit Moïse ? » Et ils lui dirent : « Moïse a permis de rédiger un acte de divorce, et de répudier. » Mais Jésus leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur qu'il vous a donné ce commandement ; mais à l'origine de la création Il les fit mâle et femelle ; à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et les deux deviendront une seule chair ; en sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu a conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Et de retour à la maison les disciples l'interrogeaient sur ce sujet ; et il leur dit : « Celui qui aura répudié sa femme, et en aura épousé une autre, est coupable d'adultère envers elle ; et si elle-même, après avoir répudié son mari, en épouse un autre, elle commet un adultère. » Et on lui amenait de petits enfants afin qu'ils les touchât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus l'ayant vu en fut indigné, et leur dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les en empêchez pas, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu ; en vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et, les ayant serrés dans ses bras, il les bénit en posant les mains sur eux.

Évangile

Marc 9:17-31

Et quelqu'un de la foule lui répliqua : « Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet ; et où que ce soit qu'il s'empare de lui, il le terrasse ; et il écume et grince les dents et devient tout roide ; et j'ai parlé à tes disciples afin qu'ils le chassassent, et ils n'ont pas pu. » Et lui leur réplique : « O génération incrédule, jusques à quand serai-je avec vous ? Amenez-le moi. » Et on le lui amena. Et quand il l'eut vu, l'esprit le jeta aussitôt en convulsion, et étant tombé à terre, il se roulait en écumant. Et il demanda au père : « Combien de temps y a-t-il que cela lui arrive ? » Et il dit : « Depuis son enfance ; et souvent il l'a jeté soit dans le feu soit dans les eaux, afin de le faire périr ; mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours par compassion pour nous. » Or Jésus lui dit : « Quant à ton : « Si tu peux, » toutes choses sont possibles pour celui qui croit. » Aussitôt le père du jeune enfant de s'écrier : « Je crois ; viens au secours de mon incrédulité. » Mais Jésus ayant vu accourir la multitude réprimanda l'esprit impur, en lui disant : « Esprit muet et sourd, c'est moi, c'est moi qui te l'ordonne, sors de lui et ne rentre plus en lui. » Et ayant poussé des cris et l'ayant jeté en de violentes convulsions, il sortit ; et il devint comme un cadavre, en sorte que la plupart disaient : « Il est mort. » Mais Jésus lui ayant pris les mains le fit lever, et il se tint debout. Et lorsqu'il fut rentré au logis, ses disciples lui demandaient en particulier : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « Cette espèce-là ne peut sortir par aucun autre moyen que par la prière. » Et étant sortis de là ils cheminaient au travers de la Galilée, et il ne voulait pas que personne le sût ; car il instruisait ses disciples et disait : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et, quand il aura été mis à mort, au bout de trois jours il ressuscitera. »

Évangile

Jean 17

Jésus proféra ces paroles, puis, après avoir levé les yeux vers le ciel, il dit : « Père, l'heure est venue ! Glorifie Ton Fils, afin que Ton fils Te glorifie, selon que Tu lui as donné autorité sur toute chair, afin qu'à tous ceux que Tu lui as donnés, il donne la vie éternelle. Or voici ce qu'est la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent comme le seul véritable Dieu, et, comme Christ, Jésus que Tu as envoyé. Pour moi, je T'ai glorifié sur la terre, en achevant l'œuvre que Tu m'as donnée à faire ; et maintenant, à Ton tour, glorifie-moi, Père, auprès de Toi, par la gloire que je possédais auprès de Toi avant que le monde existât. J'ai manifesté Ton nom aux hommes que Tu m'as donnés du milieu du monde ; ils étaient tiens, et Tu me les as donnés, et ils ont gardé Ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que Tu m'as donné vient de Toi, car je leur ai donné les paroles que Tu m'as données, et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis issu d'auprès de Toi, et ils ont cru que c'est Toi qui m'as envoyé. C'est moi qui prie pour eux ; je ne prie point pour le monde, mais pour ceux que Tu m'as donnés, parce qu'ils sont tiens, (et tout ce qui est mien est tien, et ce qui est tien est mien), et que j'ai été glorifié en eux. Et je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde, et moi je vais vers Toi. Père saint ! maintiens-les fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous. Lorsque j'étais avec eux, je les maintenais fidèles à Ton nom que Tu m'as donné, et je les ai gardés, et nul d'entre eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie. Mais maintenant je vais à Toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils possèdent en eux-mêmes ma joie complète. C'est moi qui leur ai donné Ta parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne prie point pour que Tu les enlèves du monde, mais pour que Tu les garantisses du malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde ; consacre-les à la vérité ; Ta parole est la vérité. De même que Tu m'as envoyé dans le monde, moi, de mon côté, je les ai envoyés dans le monde ; et c'est pour eux que je me consacre moi-même, afin qu'eux aussi soient consacrés à la vérité. Mais ce n'est pas seulement pour ceux-là que je prie, mais encore pour ceux qui, par leur parole, croient en moi, afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi, afin qu'eux aussi soient en nous, pour que le monde croie que c'est Toi qui m'as envoyé. Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ; je suis en eux, et Tu es en moi, afin qu'ils arrivent à une parfaite unité, pour que le monde connaisse que c'est Toi qui m'as envoyé, et que Tu les a aimés comme Tu m'as aimé. Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis eux aussi y soient avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la création du monde, Père juste ! Et le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est Toi qui m'as envoyé ; et je leur ai fait connaître Ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont Tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux ! »

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.