Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Sois transportée de joie, fille de Sion ! pousse des cris, fille de Jérusalem ! Voici, ton Roi vient à toi, il est juste et rendu vainqueur, pauvre et ayant pour monture un âne, un poulain, le petit d'une ânesse. Et j'exterminerai les chars d'Éphraïm et les chevaux de Jérusalem, et les arcs de guerre seront exterminés : et il parlera de paix aux peuples, et son empire ira d'une mer à l'autre mer, et du Fleuve aux extrémités de la terre. Et je veux aussi, en vertu de ton alliance scellée par le sang, retirer pour toi tes captifs de la fosse qui est sans eau. Revenez au fort, captifs qui espérez ! Aujourd'hui encore je le déclare, je te rendrai au double. Car je me bande Juda comme un arc, et je l'arme d'Éphraïm, et je fais lever tes enfants, ô Sion, contre tes enfants, ô Javan, et je te rends pareille à l'épée d'un héros. Et l'Éternel sur eux apparaîtra, et sa flèche partira comme l'éclair, et le Seigneur, l'Éternel, sonnera de la trompette, et s'avancera dans les tempêtes du midi. L'Éternel des armées les protégera, et ils dévoreront [leurs ennemis] et les fouleront comme des pierres de fronde, et boiront [leur sang] et feront vacarme comme dans le vin, et seront remplis comme les coupes des sacrifices, comme les angles de l'autel.
Première lecture
Écoute, Israël, tu vas aujourd'hui passer le Jourdain pour marcher à la conquête de nations grandes et fortes plus que toi, de villes grandes et fortifiées jusques au ciel, du peuple des Anakites, grand et de haute taille que tu connais et duquel tu as ouï dire : Qui tiendrait tête aux Anakites ? Or, sache maintenant que c'est l'Éternel, ton Dieu, qui marchera à votre tête, en feu dévorant ; c'est lui qui les détruira, lui qui les fera plier devant toi, et tu les chasseras et les extermineras bien vite, comme l'Éternel te l'a promis. Ne dis pas en ton cœur, lorsque l'Éternel, ton Dieu, les dissipera devant toi : C'est à raison de ma justice que l'Éternel m'a fait parvenir à la conquête de ce pays ; quand c'est à raison de l'impiété de ces nations-là que l'Éternel les chasse devant toi. Ce n'est pas à raison de ta justice et de la droiture de ton cœur que tu viens conquérir leur pays, mais c'est à raison de l'impiété de ces nations-là que l'Éternel, ton Dieu, les chasse devant toi, et afin de mettre à effet la promesse que l'Éternel fit par serment à tes pères, à Abraham, à lsaac et à Jacob. Reconnais donc que ce n'est pas pour ta justice que l'Éternel, ton Dieu, te donne ce beau pays pour en faire la conquête ; car tu es un peuple au col roide. Rappelle-toi, n'oublie pas comment tu as provoqué la colère de l'Éternel, ton Dieu, dans le désert ; depuis le jour que tu es sorti du pays d'Egypte jusqu'à votre arrivée en ce lieu-ci, vous avez été en rébellion contre l'Éternel. Et en Horeb vous avez irrité l'Éternel, et Il s'est courroucé contre vous au point de penser à vous détruire, lorsque je montai à la montagne pour recevoir les Tables de pierre, Tables de l'alliance que l'Éternel concluait avec vous. Et je demeurai sur la montagne quarante jours et quarante nuits sans manger de pain et sans boire d'eau ; et l'Éternel me donna les deux Tables de pierre écrites du doigt de Dieu et portant le texte de toutes les paroles que l'Éternel vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu le jour de l'Assemblée. Et au bout des quarante jours et des quarante nuits, l'Éternel me donna les deux Tables de pierre, Tables de l'alliance, et l'Éternel me dit : Lève-toi, hâte-toi de descendre d'ici, car ton peuple, que tu as retiré de l'Egypte, forfait ; ils ont bientôt quitté la voie que je leur avais prescrite : ils se sont fabriqué une idole de fonte. Puis l'Éternel me parla en ces termes : Je considère ce peuple-là ; et, voici, c'est un peuple au col roide ; ne m'arrête pas ! je veux les anéantir et effacer leur nom de dessous les Cieux, et faire de toi un peuple plus fort et plus grand que lui. Me retournant donc je descendis de la montagne, les deux Tables de l'alliance dans mes deux mains, et le feu embrasait la montagne. Et je vis ! et voilà que vous aviez péché contre l'Éternel, votre Dieu, vous vous étiez fait un veau de fonte ; vous aviez bientôt quitté la voie que vous avait prescrite l'Éternel. Alors saisissant les deux Tables je les jetai hors de mes deux mains et les brisai sous vos yeux. Ensuite je m'abattis devant l'Éternel, comme auparavant, quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain ni boire d'eau, à cause de tous vos péchés que vous aviez commis en faisant ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, pour l'irriter. Car j'appréhendais, vu la colère et le courroux dont l'Éternel était animé contre vous au point de vouloir vous anéantir, mais l'Éternel m'exauça encore cette fois. Et l'Éternel était aussi tellement irrité contre Aaron qu'il voulait le détruire, et j'intercédai alors aussi pour Aaron. Et l'objet de votre péché, le veau que vous aviez fait, je le pris et je le brûlai au feu ; et l'ayant concassé et bien trituré jusqu'à le réduire en poudre menue, j'en jetai la poudre dans la rivière qui descend de la montagne. Et à Thabeèra et à Massa et aux tombeaux de la convoitise vous excitâtes la colère de l'Éternel, et aussi lorsque l'Éternel vous envoyait de Cadès-Barnéa en disant : Montez et faites la conquête du pays que je vous ai donné ; vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu, et vous n'eûtes pas foi en lui, et n'obéîtes point à sa voix. Vous avez été en rébellion contre l'Éternel, depuis que je vous connais. Je fus donc abattu devant l'Éternel pendant les quarante jours et les quarante nuits où je m'étais abattu, parce que l'Éternel avait parlé de vous détruire et je suppliai l'Éternel en disant : Seigneur, Éternel, ne perds pas ton peuple et ton héritage que tu as racheté, dans ta grande puissance, que tu as retiré de l'Egypte d'une main forte. Souviens-toi de tes serviteurs, d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ne regarde pas à la roideur de ce peuple, ni à son impiété ni à son péché, de peur que le pays d'où tu nous as retirés, ne dise : C'est par impuissance de l'Éternel à les introduire dans le pays qu'il leur avait promis, et parce qu'il les haïssait, qu'il les en a tirés pour les faire mourir dans le désert. Hé ! ils sont ton peuple et ton héritage que tu as délivré par ta grande force et de ton bras étendu.
Première lecture
Et les enfants d'Israël recommencèrent à faire ce qui déplaît à l'Éternel ; or Ehud était mort. Alors l'Éternel les vendit entre les mains de Jabin, roi de Canaan, qui régnait à Hatsor, et son chef d'armée était Sisera, lequel demeurait à Haroseth-Gojim. Et les enfants d'Israël crièrent vers l'Éternel, car il avait neuf cents chars ferrés, et il opprima fortement les enfants d'Israël durant vingt ans. Or c'était Debora, femme prophète, mariée à Lappidoth, qui à cette époque était juge en Israël. Et elle siégeait sous le Palmier de Debora entre Rama et Béthel dans la montagne d'Ephraïm. Et les enfants d'Israël montaient auprès d'elle pour obtenir jugement. Alors elle envoya mander Barak, fils d'Abinoam, de Kédès-Nephthali ; et elle lui dit : Voici, l'Éternel, Dieu d'Israël, l'ordonne ; va occuper le mont Thabor, prenant avec toi dix mille hommes parmi les enfants de Nephthali et les enfants de Zabulon, et j'attirerai vers toi au torrent du Kison, Sisera, chef d'armée de Jabin, et ses chars et sa troupe et je le livrerai entre tes mains. Et Barak lui dit : Si tu marches avec moi, je marcherai ; mais si tu ne marches pas avec moi, je ne marcherai pas. Et elle dit : Oui, je veux marcher avec toi ; seulement tu ne rencontreras pas ta gloire sur la voie que tu prends, car c'est à la main d'une femme que l'Éternel livrera Sisera. Puis Debora se leva et se rendit avec Barak à Kédès. Alors Barak cita Zabulon et Nephthali à Kédès, et dix mille hommes marchèrent sous sa conduite, et Debora l'accompagna. (Or Héber, le Kénite, s'était séparé des Kénites, des fils de Hobab, beau-père de Moïse, et il dressa ses tentes jusqu'aux chênes de Tsaannaïm, situé près de Kédès.) Et Sisera fut informé que Barak, fils d'Abinoam, s'était porté au mont Thabor. Alors de Haroseth-Gojim Sisera rassembla vers le torrent du Kison tous ses chars, neuf cents chars ferrés et toute la troupe qui était sous ses ordres. Alors Debora dit à Barak : Debout ! car, voici la journée où l'Éternel livre Sisera entre tes mains ! L'Éternel n'ouvre-t-Il pas la marche devant toi ? Et Barak descendit du mont Thabor suivi de dix mille hommes. Alors l'Éternel mit en déroute Sisera et tous ses chars et toute son armée à la pointe de l'épée devant Barak, et Sisera descendit de son char et s'enfuit à pied. Cependant Barak poursuivit les chars et l'armée jusqu'à Haroseth-Gojim. Et toute l'armée de Sisera tomba sous le tranchant de l'épée ; pas un ne survécut. Quant à Sisera, il se réfugia à pied dans la tente de Jaël, femme de Héber, le Kénite. Car il y avait paix entre Jabin, roi de Hatsor, et la maison de Héber, le Kénite. Alors Jaël sortit au-devant de Sisera et lui dit : Entre, mon Seigneur, entre chez moi ! sois sans crainte ! Et il entra chez elle dans la tente, et elle le couvrit d'un tapis. Et il lui dit : Donne-moi donc un peu d'eau à boire, car j'ai soif. Et elle ouvrit l'outre du lait, et le fit boire et le couvrit. Et il lui dit : Tiens-toi à l'entrée de la tente, et dans le cas où un homme viendrait et te questionnerait en disant : Y a-t-il quelqu'un ici ? réponds : Personne. Alors Jaël, femme de Héber, prit l'épieu de la tente, et arma sa main du marteau et pénétra doucement vers lui et lui enfonça dans la tempe l'épieu qui se ficha dans le sol. Or il était profondément endormi et exténué, et il mourut. Et voici, Barak était à la poursuite de Sisera, et Jaël sortit à sa rencontre et lui dit : Viens ! je vais te montrer l'homme que tu cherches. Et il entra chez elle, et voilà que Sisera était étendu mort, l'épieu dans la tempe. C'est ainsi que ce jour Dieu fit fléchir Jabin, roi de Canaan, devant les enfants d'Israël. Et la main des enfants d'Israël s'appesantit de plus en plus sur Jabin, roi de Canaan, jusqu'à ce qu'ils eussent extirpé Jabin, roi de Canaan.
Prière du matin — première lecture
Alors l'Éternel dit à Moïse : Aborde Pharaon et lui dis : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir, car si tu refuses de le laisser aller et si tu le retiens encore, l'Éternel fera main basse sur tes troupeaux qui sont dans les champs, chevaux, ânes, chameaux, bœufs et brebis, il y aura mortalité très grande. Et l'Éternel fera une distinction entre les troupeaux d'Israël et les troupeaux des Égyptiens, et il ne périra rien de ce qui est aux enfants d'Israël. Et l'Éternel fixa le moment et dit : Demain l'Éternel exécutera cette menace dans le pays. Et ainsi fit l'Éternel le lendemain, et tous les troupeaux des Égyptiens périrent, et des troupeaux des enfants d'Israël il ne périt rien. Et Pharaon fit prendre des informations, et voici, des troupeaux d'Israël rien n'avait péri, pas un individu. Mais Pharaon endurcit son cœur et ne laissa point partir le peuple. Alors l'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Prenez vos mains pleines de suie de fournaise, et que Moïse la répande en l'air aux yeux de Pharaon, et elle se changera en une poussière qui couvrira tout le pays d'Egypte, et produira sur les hommes et les bestiaux des ulcères avec éruption de pustules dans tout le pays d'Egypte. Et ils prirent, de la suie de fournaise, et se présentèrent devant Pharaon, et Moïse la répandit en l'air, et elle produisit sur les hommes et les bestiaux une éruption d'ulcères avec des pustules. Et les hiérogrammates ne purent plus tenir tête à Moïse à cause des ulcères, car les hiérogrammates et tous les Égyptiens étaient couverts d'ulcères. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne les écouta point, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé à Moïse. Alors l'Éternel dit à Moïse : Lève-toi le matin et présente-toi devant Pharaon et dis-lui : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Permets à mon peuple d'aller me servir. Car cette fois je veux envoyer toutes mes plaies contre ta personne et sur tes serviteurs et sur ton peuple, afin que tu saches que sur toute la terre nul n'est mon égal. Car maintenant j'aurais étendu ma main et frappé et toi et ton peuple de la peste à l'exterminer de la terre ; mais si je t'ai laissé debout, c'est pour te rendre témoin de ma puissance, et afin que l'on redise mon nom par toute la terre. Si tu te roidis encore contre mon peuple pour l'empêcher d'aller, voici, demain j'enverrai une très forte pluie de grêle, telle qu'il n'y en aura jamais eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa création jusqu'aujourd'hui. Maintenant donc dépêche des messagers et mets en sûreté tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans les champs. Tous les hommes et tous les bestiaux qui se trouveront dans les champs, et n'auront pas été recueillis au gîte, s'ils sont atteints par la grêle, périront. Ceux d'entre les serviteurs de Pharaon qui craignirent la menace de l'Éternel, mirent en hâte à l'abri leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les maisons. Mais ceux qui ne tinrent pas compte de la menace de l'Éternel, laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel, et qu'il tombe de la grêle sur tout le pays d'Egypte, sur les hommes et sur les bestiaux et sur toutes les plantes des champs au pays d'Egypte. Et Moïse étendit son bâton vers le ciel, et l'Éternel détacha tonnerres et grêles, et le feu courut sur la terre, et l'Éternel fit tomber une pluie de grêle sur le pays d'Egypte. Et c'était une grêle mêlée à un feu continu, tellement forte qu'on n'en avait jamais vu de pareille dans tout le pays d'Egypte depuis qu'il formait un peuple. Et la grêle frappa dans tout le pays d'Egypte tout ce qui était dans les champs, depuis l'homme aux bestiaux, et la grêle frappa toutes les plantes des champs et brisa tous les arbres des champs. Il n'y eut que la contrée de Gosen où étaient les enfants d'Israël, qui n'eut point de grêle. Alors Pharaon envoya appeler Moïse et Aaron et il leur dit : Cette fois j'ai péché, l'Éternel est le juste, et moi et mon peuple les coupables. Intercédez auprès de l'Éternel ! Assez de tonnerres de Dieu et de grêle ! et je vous laisserai partir et vous ne serez plus retenus. Et Moïse lui dit : Quand je retournerai à la ville, j'élèverai mes mains vers l'Éternel ; les tonnerres cesseront, et il n'y aura plus de grêle, afin que tu reconnaisses que la terre est à l'Éternel. Mais ni toi ni tes serviteurs, je le sais, n'aurez encore crainte de l'Éternel Dieu. (Or le lin et l'orge furent frappés, car l'orge était en épis, et le lin en fleur. Mais le froment et l'épeautre ne furent point frappés, car ils sont tardifs.) Moïse ayant donc quitté Pharaon se rendait à la ville. Et il étendit ses mains vers l'Éternel, et les tonnerres et la grêle cessèrent, et la pluie ne tomba plus sur la terre. Et Pharaon voyant que la pluie avait cessé avec la grêle et les tonnerres, persista à pécher et il endurcit son cœur, lui et ses serviteurs. Et le cœur de Pharaon s'obstina, et il ne laissa point partir les enfants d'Israël, ainsi que l'Éternel l'avait annoncé par l'organe de Moïse.
Épître
Soyez animés au dedans de vous des sentiments dont fut aussi animé Christ Jésus, lequel, existant en forme de Dieu, n'a pas considéré comme une proie l'égalité avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme d'esclave, en naissant d'une manière semblable aux hommes ; et, après avoir été trouvé, quant à l'apparence, semblable à un homme, il s'est humilié lui-même en se montrant obéissant jusques à mourir, à mourir même sur une croix ; c'est pourquoi aussi Dieu l'a haut élevé, et lui a octroyé le nom qui est au-dessus de toute espèce de nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre, et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
Première lecture
Et quand vous partagerez au sort le pays par héritages, vous prélèverez sur le pays pour l'Éternel une portion qui sera sainte, et qui aura en longueur vingt-cinq mille [perches] et en largeur dix mille ; elle sera sainte dans toute son étendue. De ce nombre il sera pris pour le sanctuaire cinq cents sur cinq cents en carré, et on y ajoutera tout autour un espace libre de cinquante coudées. Et sur cette mesure tu mesureras en longueur vingt-cinq mille et en largeur dix mille, et ce sera le sanctuaire, le lieu très saint. C'est la portion sainte du pays : elle appartiendra aux prêtres, serviteurs du sanctuaire, qui s'approchent pour servir l'Éternel ; et ce sera l'emplacement pour leurs maisons, et un sanctuaire pour le sanctuaire. Et vingt-cinq mille [perches] en longueur et dix mille en largeur appartiendront en propriété aux lévites, serviteurs de la maison, avec vingt chambres. Et vous donnerez en propriété à la ville cinq mille en largeur, et vingt-cinq mille en longueur, parallèlement à la portion sainte ; cela appartiendra à toute la maison d'Israël. Et au prince vous donnerez en deçà et en delà de la portion sainte et de la propriété de la ville, le long de la portion sainte et le long de la propriété de la ville, au côté de l'occident vers l'occident, et au côté de l'orient vers l'orient, la longueur d'une portion de tribu, depuis la limite de l'occident jusqu'à la limite de l'orient. Ce sera son domaine, sa propriété en Israël, afin que mes princes n'oppriment plus mon peuple, mais laissent le pays à la maison d'Israël selon ses tribus. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : C'est assez, princes d'Israël ! renoncez à la violence et à l'oppression, faites droit et justice, et délivrez mon peuple de vos exactions, dit le Seigneur, l'Éternel. Ayez une balance juste, un épha juste, et un bath juste. L'épha et le bath seront une seule et même mesure, de sorte que le bath contiendra la dixième partie du homer, et l'épha la dixième partie du homer ; la mesure en sera réglée d'après le homer. Et le sicle sera de vingt géras. Vingt sicles, vingt-cinq sicles, quinze sicles formeront chez vous la mine. Voici la part que vous, prélèverez [pour le prince] : la sixième partie de l'épha sur un homer de froment, et la sixième partie de l'épha sur un homer d'orge. La redevance sur l'huile, sur le bath d'huile, est d'un dixième de bath sur le cor, à dix baths pour un homer, car dix baths font un homer. Et une brebis du troupeau, prise sur deux cents dans les pâturages bien arrosés d'Israël, sera l'offrande, et l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, et leur expiation, dit le Seigneur, l'Éternel. Tout le peuple du pays sera tenu à cette offrande envers le prince d'Israël. Et le prince sera chargé des holocaustes, des offrandes et des libations aux fêtes, et aux nouvelles lunes, et aux jours de sabbat, à toutes les solennités de la maison d'Israël : il offrira la victime pour le péché, et l'offrande, et l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, pour faire l'expiation en faveur de la maison d'Israël. Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Au premier mois, le premier jour du mois, tu prendras un jeune taureau sans défaut, afin de faire l'expiation pour le sanctuaire. Et le sacrificateur prendra du sang de la victime pour le péché, et en mettra aux jambages de la maison, et aux quatre angles de la partie rentrante de l'autel, et aux jambages de la porte du parvis intérieur. Et tu en feras autant le septième jour du mois, à cause de ceux qui auront péché par méprise ou par ignorance : et c'est ainsi que vous ferez l'expiation pour la maison. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, vous célébrerez la Pâque, la fête des sept jours ; vous mangerez des pains sans levain. Et ce jour-là, le prince offrira pour lui et pour tout le peuple du pays un taureau en sacrifice pour le péché. Et durant les sept jours de la fête il offrira à l'Éternel un holocauste, sept taureaux et sept béliers sans défaut, chacun des sept jours, et une victime pour le péché, un bouc, chaque jour. Et pour offrande il présentera un épha pour chaque taureau et un épha pour chaque bélier, et un hin d'huile par épha. Au septième mois, le quinzième jour du mois, à la fête, il offrira les mêmes sacrifices durant sept jours, tant pour le sacrifice pour le péché que pour l'holocauste et l'offrande et l'huile.
Prière du matin — deuxième lecture
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec les flûtes. Cantique de David, Prête l'oreille à mes paroles, Éternel ! sois attentif à mes soupirs ! Ecoute ma voix qui appelle, ô mon Roi ! ô mon Dieu ! car c'est toi que je prie. Éternel, dès le matin tu entends ma voix, dès le matin je me tourne vers toi, et j'attends. Car tu n'es point un Dieu qui aime l'impiété ; le méchant chez toi n'est point accueilli ; les superbes n'osent paraître à tes yeux ; tu hais tous ceux qui font le mal ; tu détruis les menteurs, et les hommes de sang et de fraude, l'Éternel les abhorre. Mais moi, par ton grand amour, je viens dans ta maison, je me prosterne dans ton saint temple, en ta crainte. Éternel, fais-moi marcher dans ta justice, à cause de mes ennemis ! Aplanis devant moi ta voie ! Car dans leur bouche il n'y a point de vérité, dans leur cœur, c'est envie de nuire, leur gosier est un sépulcre ouvert, et ils rendent leur langue flatteuse. Punis-les, ô Dieu ! déjoue leurs projets ! A cause de leurs nombreux crimes, renverse-les ! car ils se rebellent contre toi. Alors se réjouiront tous ceux qui se confient en toi ; et ils te célébreront à jamais, parce que tu les protèges ; et tu seras l'allégresse de tous ceux qui aiment ton nom. Car tu bénis le juste, ô Éternel ; comme d'un bouclier tu l'entoures de grâce.
Évangile
Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement. Mais lorsque le matin fut venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, sur la manière de le faire mourir, et, après l'avoir enchaîné, ils l'emmenèrent, et ils le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors Judas qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, fut saisi de repentir, et il rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J'ai péché en livrant un sang innocent. » Mais eux lui dirent : « Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde. » Et ayant lancé les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre. Mais les grands prêtres ayant pris les pièces d'argent dirent : « Il n'est pas permis de les jeter dans le corban, puisqu'elles sont le prix du sang. » Or ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour servir de sépulture aux étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé, jusques à aujourd'hui, champ du sang. — Alors fut accompli ce dont il a été parlé par l'entremise de Jérémie le prophète, lorsqu'il dit : « Et ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été évalué, qu'ils ont évalué d'entre les fils d'Israël, et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait prescrit. » Cependant Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea en disant : « Es-tu le roi des Juifs ? » Or Jésus lui dit : « C'est toi qui le dis. » Et pendant qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondait rien. Alors Pilate lui dit : « N'entends-tu pas tout ce dont ils témoignent contre toi ? » Et il ne lui répondit pas même un seul mot, en sorte que le gouverneur était tout émerveillé. Or le gouverneur avait coutume, lors d'une fête, d'accorder à la foule l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'elle préférait. Or ils détenaient alors un prisonnier fameux, appelé Barabbas. Lors donc qu'ils furent rassemblés, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous élargisse, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Or pendant qu'il siégeait sur le tribunal, sa femme lui fit dire : « Qu'il ne se passe rien entre toi et ce juste ; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui dans un rêve à son sujet. » Cependant les grands prêtres et les anciens gagnèrent la foule, afin qu'elle réclamât Barabbas et sacrifiât Jésus. Or le gouverneur, reprenant la parole, leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous élargisse ? » Et ils dirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ ? » Ils dirent tous : « Qu'il soit crucifié ! » Mais il dit : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux s'écriaient de plus belle : « Qu'il soit crucifié ! » Or Pilate, ayant vu qu'il n'obtenait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent de ce sang ; cela vous regarde. » Et tout le peuple répliqua : « Son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur accorda l'élargissement de Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra afin qu'il fût crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant conduit Jésus dans le prétoire, réunirent autour de lui toute la cohorte. Et après l'avoir rhabillé, ils le revêtirent d'un manteau militaire, de couleur écarlate ; et ayant tressé une couronne avec des épines ils lui en ceignirent la tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; et s'étant agenouillés devant lui, ils le bafouèrent en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Et quand ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent du manteau militaire et le revêtirent de ses propres vêtements, et ils l'emmenèrent pour le crucifier. Or, comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon ; ils le mirent en réquisition pour porter sa croix. Et lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit qui est appelé Golgotha (ce qui signifie endroit dit du crâne), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et après l'avoir goûté, il ne voulut pas le boire. Or, quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, après avoir tiré au sort ; et se tenant assis, ils le surveillaient là. Et ils placèrent au-dessus de sa tête sa sentence où était écrit : « Celui-ci est Jésus, le roi des juifs. » Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, un à droite et un à gauche. Cependant les passants l'injuriaient, en branlant la tête, et en disant : « Ô toi qui détruis le sanctuaire, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es fils de Dieu, descends de la croix. » De même aussi les grands prêtres, le bafouant avec les scribes et les anciens, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël ! Qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il s'est confié en Dieu ! Qu'il le délivre maintenant, s'il veut ; car il a dit : Je suis Fils de Dieu. » Et les brigands qui avaient été crucifiés avec lui l'insultaient aussi de la même manière. « Cependant depuis la sixième heure, des ténèbres survinrent sur toute la terre jusques à la neuvième heure. Mais vers la neuvième heure Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Éloï ! Éloï ! Lema sabactani ? » Ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Mais quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Il appelle Élie, celui-ci ! » Et aussitôt l'un d'entre eux, étant accouru, prit une éponge, et après l'avoir remplie de vinaigre et fixée à un roseau, il lui donnait à boire. Mais les autres dirent : « Laisse-nous voir si Élie vient le sauver ! » Et un autre ayant pris une lance lui perça le flanc, et il en sortit de l'eau et du sang. Mais Jésus, après avoir derechef jeté un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et beaucoup de corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ; et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à plusieurs personnes. Cependant le centurion, et ceux qui avec lui surveillaient Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui se passait, furent dans une grande crainte, et ils disaient : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu. » Or il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin, lesquelles avaient suivi Jésus depuis la Galilée en le servant. Parmi elles se trouvait Marie la Magdalène, et Marie la mère de Jacques et de José, et la mère des fils de Zébédée. Or, quand le soir fut venu, arriva un homme riche d'Arimathée nommé Joseph, lequel avait été aussi disciple de Jésus. Cet homme s'étant rendu auprès de Pilate, réclama le corps de Jésus ; alors Pilate ordonna de le remettre. Et Joseph ayant pris le corps, l'enveloppa dans un linceul blanc, et il le plaça dans son propre sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc, et après avoir roulé une grande pierre contre l'entrée du sépulcre, il s'en alla.
Psaume responsorial
Louez l'Éternel ! car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais. Qu'Israël dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que la maison d'Aaron dise : Sa grâce demeure à jamais ! Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Sa grâce demeure à jamais ! Dans les angoisses j'invoquai l'Éternel ; l'Éternel m'exauça en me mettant au large. L'Éternel est pour moi, je suis sans crainte ; qu'est-ce que l'homme me ferait ? L'Éternel est mon aide, et mes ennemis réjouiront mes regards. Mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans les hommes ; mieux vaut se réfugier auprès de l'Éternel, que de se confier dans des princes. Tous les peuples m'ont assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé, et encore assiégé ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. Ils m'ont assiégé comme des abeilles : ils s'éteignent comme un feu d'épines ; au nom de l'Éternel, oui, je les détruirai. par tes assauts tu voulais me terrasser, mais l'Éternel a été mon aide. Que l'Éternel soit le sujet de mes louanges et de mes chants ; Il a été mon salut. Ecoutez ! dans les tentes des justes retentissent des cris de joie et des chants de triomphe : « La droite de l'Éternel a montré sa puissance ; la droite de l'Éternel s'est levée, la droite de l'Éternel a montré sa puissance. » Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les actes de l'Éternel ! L'Éternel m'a châtié, mais Il ne m'a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les Portes de la Justice je veux y entrer et louer l'Etemel ! Voici la Porte de l'Éternel, c'est par elle qu'entrent les justes. Je te rends grâces de m'avoir exaucé, et d'avoir été mon libérateur ! « La pierre rejetée par les architectes est devenue la pierre angulaire. De par l'Éternel il en est ainsi, c'est une merveille à nos yeux. C'est la journée que l'Éternel a faite ; soyez-en réjouis et transportés ! O ! exauce, Éternel, sauve ! O ! exauce, Éternel, donne la prospérité ! » « Béni soit celui qui arrive au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel. L'Éternel est Dieu, et Il nous donne sa clarté. Liez la victime avec des cordes, {[}et l'amenez{]} jusqu'aux cornes de l'autel ! » Tu es mon Dieu, et je te loue ; mon Dieu, je t'exalte ! Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa grâce demeure à jamais.
Psaume responsorial
L'Éternel règne, les peuples tremblent ; Il est assis sur les Chérubins, la terre est ébranlée. L'Éternel est grand en Sion, et élevé au-dessus de tous les peuples : qu'ils chantent Ton nom grand et redoutable, Il est saint ! et la force du Roi qui aime la justice ! Tu as fondé l'équité, et créé en Jacob la justice et le droit. Exaltez l'Éternel, notre Dieu, et vous prosternez sur le marchepied de son trône ! Il est saint ! Moïse et Aaron, ses Lévites, et Samuel qui invoquait son nom, implorèrent l'Éternel, et Il les exauça. Il leur parla dans la colonne de nuée ; ils gardèrent ses commandements, et l'ordonnance qu'il leur avait donnée. Éternel, notre Dieu, tu les as exaucés ; tu fus pour eux un Dieu qui pardonne, et un Dieu vengeur, à cause de leurs méfaits. Exaltez l'Éternel, notre Dieu, et prosternez-vous sur sa sainte montagne ! Car Il est saint, l'Éternel, notre Dieu.
Psaume responsorial
Dieu des vengeances, Éternel, Dieu des vengeances, apparais ! Lève-toi, juge de la terre, rends aux orgueilleux un salaire ! Jusques à quand les impies, Éternel, jusques à quand les impies seront-ils triomphants ? Ils profèrent, ils vomissent des discours violents, et tous les méchants se glorifient. Éternel, ils écrasent ton peuple, et humilient ton héritage ; ils égorgent la veuve et l'étranger, et mettent à mort les orphelins ; puis ils disent : « L'Éternel ne le voit pas, et le Dieu de Jacoh n'y prend pas garde. » Prenez-y garde, vous, les plus stupides des hommes ! et vous, insensés, quand aurez-vous la sagesse ? Celui qui a planté l'oreille, n'entendrait-Il pas ? Celui qui a formé l'œil, ne verrait-Il pas ? Celui qui fait la leçon aux peuples, ne punirait-Il pas, lui qui instruit l'intelligence de l'homme ? L'Éternel connaît les pensées des hommes ; Il sait qu'elles sont un néant. Heureux l'homme que tu instruis, Éternel, et que tu enseignes par tes leçons, pour le calmer en face des jours mauvais, jusqu'à ce que la fosse soit creusée à l'impie ! Car l'Éternel ne délaisse point son peuple, et n'abandonne point son héritage ; car les jugements rentreront dans la justice, et tous ceux qui ont le cœur droit, la suivront. Qui est-ce qui prend mon parti contre les méchants ? Qui est-ce qui m'assiste contre les artisans du mal ? Si Dieu n'était mon aide, bientôt mon âme habiterait le séjour du silence. Si je dis : Mon pied chancelle ; alors ta grâce, Éternel, vient me soutenir. Dans les mille anxiétés de mon cœur, tes consolations restaurent mon âme. Te ferais-tu l'allié d'une tyrannie funeste qui complote la ruine en dépit de la loi ? Ils se liguent contre la vie du juste, et ils condamnent le sang innocent. Mais l'Éternel est mon rempart, et mon Dieu, mon rocher de refuge. Il leur paiera le salaire de leur crime, et par leur malice même Il les détruira, Il les détruira, l'Éternel, notre Dieu.
Prière du soir — première lecture
Alors l'Éternel dit à Moïse : Va auprès de Pharaon, car j'ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, afin d'opérer mes signes, là au milieu d'eux, et afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils les faits que j'ai accomplis en Egypte et mes signes que j'y opère, afin que vous reconnaissiez en moi l'Éternel. Et Moïse et Aaron se rendirent auprès de Pharaon, et lui dirent : Ainsi parle l'Éternel, Dieu des Hébreux : Jusques à quand refuseras-tu de t'humilier devant moi ? laisse partir mon peuple pour qu'il me serve. Car si tu refuses de laisser partir mon peuple, voici, demain j'amènerai des sauterelles sur ton territoire, et elles couvriront la face du pays à empêcher d'apercevoir le sol, et elles dévoreront le reste échappé que vous a laissé la grêle, et elles dévoreront tous les arbres qui vous croissent dans les champs, et elles rempliront tes maisons et les maisons de tous tes serviteurs, et les maisons de tous les Égyptiens ; rien de pareil n'aura été vu par tes pères ni par les pères de tes pères, depuis qu'ils sont dans le pays jusqu'aujourd'hui. Et se tournant, il sortit de chez Pharaon. Alors les serviteurs de Pharaon lui dirent : Jusques à quand cet homme sera-t-il pour nous un piège ? Permets à ces gens d'aller servir l'Éternel, leur Dieu. Ne comprends-tu pas encore que l'Egypte se ruine. Et l'on ramena Moïse et Aaron auprès de Pharaon, et il leur dit : Allez rendre votre culte à l'Éternel, votre Dieu ! Quels sont tous ceux qui iront ? Et Moïse répondit : Nous irons avec nos jeunes gens et nos vieillards, nous irons avec nos fils et nos filles, avec nos brebis et nos bœufs ; car il s'agit pour nous de la fête de l'Éternel. Et il leur dit : Ainsi soit l'Éternel avec vous, comme je vais vous laisser partir avec vos enfants ! ? voyez vous-mêmes que vous avez du mal en vue ! Pas ainsi ! Partez, vous les hommes, pour rendre votre culte à l'Éternel, car c'est là ce que vous avez demandé. Puis on les chassa de la présence de Pharaon. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur le pays d'Egypte, pour faire venir les sauterelles sur le pays d'Egypte, afin qu'elles dévorent toutes les plantes de la terre, tout ce que la grêle a laissé. Et Moïse étendit son bâton sur le pays d'Egypte, et l'Éternel dirigea un vent d'Est sur le pays pendant toute cette journée et toute la nuit ; et le matin étant venu, le vent d'Est apporta les sauterelles. Et les sauterelles envahirent tout le pays d'Egypte, et s'établirent dans tout le territoire de l'Egypte en légions immenses ; avant elles il n'y avait pas eu de sauterelles comme celles-là, et après elles il n'y en aura plus de pareilles. Et elles couvrirent la face de tout le pays, et tout le pays en fut obscurci, et elles dévorèrent toutes les plantes du sol, et tous les fruits des arbres que la grêle avait épargnés, et il ne resta aucune verdure aux arbres ni aux plantes des champs dans tout le pays d'Egypte. Alors Pharaon fit en hâte appeler Moïse et Aaron, et il dit : J'ai péché contre l'Éternel, votre Dieu, et contre vous. Et maintenant pardonne-moi mon péché cette fois seulement et intercédez auprès de l'Éternel, votre Dieu, afin qu'il éloigne de moi cette mortalité seulement. Et il sortit de chez Pharaon et intercéda auprès de l'Éternel. Alors l'Éternel fit souffler à l'opposite un très fort vent d'Ouest qui entraîna les sauterelles et les refoula dans la Mer aux algues, et il ne resta pas une seule sauterelle dans tout le territoire de l'Egypte. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon et il ne laissa point partir les enfants d'Israël. Alors l'Éternel dit à Moïse : Étends ta main vers le ciel, pour que des ténèbres couvrent le pays d'Egypte, des ténèbres palpables. Et Moïse étendit sa main vers le ciel, et il y eut pendant trois jours d'épaisses ténèbres dans tout le pays d'Egypte. On ne s'apercevait pas les uns les autres et personne ne se leva de son séant pendant trois jours ; mais tous les enfants d'Israël avaient la lumière dans les lieux où ils habitaient. Alors Pharaon manda Moïse et dit : Partez, rendez votre culte à l'Éternel ! on ne retiendra que vos brebis et vos bœufs ; vos enfants peuvent aussi vous accompagner. Et Moïse dit : Il faut aussi que tu nous donnes les victimes et les holocaustes que nous sacrifierons à l'Éternel, notre Dieu. Et nos troupeaux aussi nous accompagneront ; il ne restera ici pas même un sabot, car c'est là que nous prendrons les victimes que nous offrirons à l'Éternel, notre Dieu ; et nous ignorons quels sacrifices nous aurons à faire jusqu'à ce que nous soyons arrivés là. Mais l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon, et il ne voulut point les laisser partir. Et Pharaon lui dit : Sors de chez moi, prends garde à toi, et ne reparais pas en ma présence, car le jour où tu paraîtras en ma présence, tu mourras. Et Moïse reprit : Tu as bien dit ! je ne reparaîtrai plus en ta présence.
Deuxième lecture
C'est pourquoi, revêtus de ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons point courage, mais nous avons rejeté les secrètes manœuvres qui font rougir, ne nous conduisant point avec astuce, et ne falsifiant pas non plus la parole de Dieu, mais nous rendant nous-mêmes recommandables, par la manifestation de la vérité, à toute conscience humaine devant Dieu. Or si notre évangile est encore voilé, c'est parmi ceux qui périssent qu'il est voilé, parmi lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits des incrédules, afin que pour, eux ne brillât point la lumière de l'évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. Car ce n'est pas nous-mêmes, mais c'est Christ Jésus que nous proclamons comme seigneur, et nous-mêmes au contraire comme vos esclaves à cause de Jésus, parce que Dieu qui a dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres, » est Celui qui l'a fait briller dans nos cœurs pour que nous enseignions à reconnaître la gloire de Dieu sur le visage de Christ. Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que la grandeur de la puissance soit attribuée à Dieu, et ne paraisse pas venir de nous ; nous, qui de toutes manières sommes pressés, mais non pas réduits à l'extrémité ; embarrassés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas délaissés ; renversés, mais non pas tués ; portant constamment en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ; car nous qui vivons nous sommes toujours livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ; en sorte que c'est la mort qui agit en nous, tandis que c'est la vie qui agit en vous. Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, » nous aussi nous croyons ; et c'est aussi pour cela que nous parlons, sachant que Celui qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous fera comparaître avec vous ; car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, par la bouche du plus grand nombre, pour la gloire de Dieu, les actions de grâces. C'est pourquoi nous ne perdons point courage, mais, lors même que notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur au contraire se renouvelle de jour en jour ; car la légère tribulation d'un moment nous procure avec abondance et surabondamment un poids éternel de gloire, si du moins nous n'arrêtons pas nos regards sur les choses visibles, mais sur les invisibles ; car les choses visibles sont passagères, tandis que les invisibles sont éternelles.
Deuxième lecture
Ainsi donc, nous aussi, puisque nous avons autour de nous une si grande nuée de témoins, après nous être débarrassés de tout ce qui nous alourdit et du péché qui nous enlace si aisément, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les yeux fixés sur Jésus le chef et le consommateur de la foi, lui qui, à cause de la joie qui lui était offerte, a supporté la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse. Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles qui fît refuser par ceux qui l'entendirent qu'on leur en adressât une de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : « Si même un animal touche la montagne, il sera lapidé ; » et l'apparition était si effrayante que Moïse dit : « Je suis effrayé et tout tremblant. » Ne vous êtes-vous pas, en effet, approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste, et des myriades dont se compose le grand chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, et du juge qui est le Dieu de tous, et des esprits des justes qui ont été amenés à la perfection, et de Jésus qui est le médiateur d'une nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux qu'Abel ? Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle ; car si ceux-là n'échappèrent pas, pour avoir refusé d'écouter Celui qui, sur la terre, rendait des oracles, à combien plus forte raison n'échapperons-nous pas si nous nous détournons de Celui qui en rend du haut des cieux, Lui, dont la voix ébranla alors la terre, tandis que maintenant Il a fait cette promesse : « Une fois encore Je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. » Or les mots « une fois encore » indiquent le changement des choses qui peuvent être ébranlées parce qu'elles ont été faites. C'est pourquoi, comme nous sommes mis en possession d'un royaume inébranlable, soyons pénétrés d'une reconnaissance qui nous fasse rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec vénération et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.
Deuxième lecture
Ainsi donc, conformément à la manière dont vous avez reçu Christ Jésus le seigneur, conduisez-vous comme étant unis à lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis par la foi selon l'enseignement que vous avez reçu, la possédant en abondance avec des actions de grâces. Prenez garde qu'il n'y ait personne qui fasse de vous sa proie par le moyen de la philosophie et d'une vaine erreur, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ, car c'est en lui qu'habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, et vous êtes par lui pleinement remplis, lui qui est le chef de toute domination et de toute autorité, lui, en qui aussi vous avez été circoncis par une circoncision qui n'a pas été faite manuellement, par le dépouillement du corps de la chair, par la circoncision de Christ, ayant été ensevelis avec lui dans le baptême ; c'est encore en lui, et avec lui, que vous êtes ressuscités par la foi en la puissance de Dieu qui l'a ressuscité des morts, ainsi que vous, qui étiez morts par vos fautes et par l'incirconcision de votre chair. Il nous a vivifiés avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos fautes, après avoir effacé l'obligation qui nous rendait débiteurs des commandements, laquelle subsistait contre nous, et Il l'a fait disparaître en la clouant à la croix, après avoir dépouillé les dominations et les autorités ; et Il les a données en spectacle en triomphant ouvertement d'elles par ce moyen.
Deuxième lecture
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le répète : Réjouissez-vous. Que votre mansuétude se fasse connaître à tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, qu'en toute chose, vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière et l'intercession, avec actions de grâces, et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, tiendra sous sa garde en Christ Jésus vos cœurs et vos pensées. Au reste, frères, que toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont honorables, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont approuvées, qu'en un mot toute vertu et toute louange fassent l'objet de vos pensées ; et ce que vous avez appris et reçu, ouï et vu de moi, pratiquez-le ; et le Dieu de paix sera avec vous.
Évangile
En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment. C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Mon Père m'aime, parce que moi je sacrifie ma vie, afin de la reprendre ; personne ne me l'a enlevée, mais je la sacrifie de moi-même ; j'ai le pouvoir de la sacrifier, et j'ai le pouvoir de la reprendre ; j'ai reçu cet ordre de mon Père. » Il y eut derechef dissentiment parmi les Juifs à cause de ces paroles ; plusieurs d'entre eux disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l'écoutez-vous ? » D'autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d'un démoniaque ; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? » Alors eut lieu à Jérusalem la fête de la Dédicace ; c'était en hiver, et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. Les Juifs l'entourèrent donc et ils lui disaient : « Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? Si c'est toi qui es le Christ, dis-le-nous ouvertement. » Jésus leur répliqua : « Je vous l'ai dit, et vous ne l'avez pas cru. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui témoigne en faveur de moi ; mais vous, vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ; mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront certainement jamais, et personne ne les arrachera de ma main ; ce que mon Père m'a donné est plus grand que toutes choses, et personne ne peut l'arracher de la main du Père. Moi et le Père nous sommes un. » Les Juifs apportèrent derechef des pierres, afin de le lapider. Jésus leur répliqua : « Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui venaient du Père ; pour laquelle de ces œuvres-là me lapidez-vous ? » Les Juifs lui répliquèrent : « Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais à cause d'un blasphème, et parce que, étant un homme, tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N'est-il pas écrit dans votre loi : « J'ai dit : Vous êtes des Dieux ? » Si elle a appelé Dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée (et l'Écriture ne peut être abolie), celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis fils de Dieu ! Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces œuvres, afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi, et que moi je suis dans le Père. » Ils cherchaient derechef à le saisir, et il échappa de leur main, et il s'en alla de nouveau au delà du Jourdain, dans l'endroit où se tenait Jean lorsqu'il commença à baptiser, et il demeurait là. Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : « Il est vrai que Jean n'a fait aucun miracle, mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et plusieurs crurent en lui en ce lieu-là.
Prière du soir — deuxième lecture
Et après avoir dit ces choses, il continuait à marcher en avant, montant vers Jérusalem. Et il advint, lorsqu'il approcha du Bethsphagé et de Béthanie, vers la montagne appelée le Bois d'oliviers qu'il dépêcha deux des disciples, en disant : « Allez dans le village qui est en face ; en y entrant vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis ; et après l'avoir détaché amenez-le ; et si quelqu'un vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? » vous répondrez ainsi : « C'est parce que le seigneur en a besoin. » Or ceux qui étaient dépêchés étant partis, trouvèrent les choses comme il les leur avait dites. Mais, pendant qu'ils détachaient l'ânon, les propriétaires de celui-ci leur dirent : « Pourquoi détachez-vous cet ânon ? » Or ils dirent : « C'est parce que le seigneur en a besoin. » Et ils l'amenèrent à Jésus, et après avoir jeté leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus. Or pendant qu'il s'acheminait, ils étendaient leurs manteaux sur le chemin ; mais comme déjà il approchait, à la descente du mont des Oliviers, toute la multitude des disciples dans la joie se mit à louer Dieu à voix haute pour tous les miracles qu'ils avaient vus, en disant : « Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur ! « Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très-hauts ! » Et quelques-uns des pharisiens de la foule lui dirent : « Maître, réprimande tes disciples ! » Et il répliqua : « Je vous déclare que si ceux-ci viennent à se taire, les pierres crieront. » Et lorsqu'il fut proche, voyant la ville il pleura sur elle, en disant : « Que n'as-tu, toi aussi, connu, en ce jour-ci, ce qui procure la paix ! Mais maintenant cela a été caché à tes yeux, car des jours viendront pour ta ruine, et tes ennemis élèveront un retranchement autour de toi, et ils te bloqueront, et ils te presseront de toutes parts, et ils te détruiront ainsi que tes enfants au dedans de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le moment où tu as été visitée. » Et étant entré dans le temple il commença par chasser les trafiquants, en leur disant : « Il est écrit : Et Ma maison sera Une maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de brigands. » Et il enseignait chaque jour dans le temple ; mais les grands prêtres et les scribes cherchaient à le perdre, ainsi que les principaux du peuple, et ils ne savaient pas quel parti prendre, car tout le peuple s'attachait à lui pour l'entendre,
Évangile
Et quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. Et pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous qui mangez avec moi me livrera. » Ils commencèrent à être saisis de tristesse et à lui dire l'un après l'autre : « Est-ce moi ? » Mais il leur dit : « C'est un des douze, celui qui trempe avec moi dans le plat. En effet le fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et pendant qu'ils mangeaient, ayant pris du pain, il le rompit après avoir, prononcé une bénédiction, et il le leur donna et dit : « Prenez ; ceci est mon corps. » Et ayant pris une coupe, il la leur donna après avoir rendu grâces, et ils en burent tous, et il dit : « Ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité je vous déclare que je ne boirai certainement plus du produit de la vigne, jusques à ce jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui dit : « Quand même tous trébucheraient, non pas moi ! » Et Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais il disait de plus belle : « S'il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas ; » et tous aussi disaient la même chose.
Évangile
Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie, où était Lazare que Jésus avait ressuscité des morts. Ils lui préparèrent donc là un repas, et Marthe servait, tandis que Lazare était l'un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie donc, ayant pris une livre d'un parfum de véritable nard, très précieux, oignit les pieds de Jésus, et elle essuya ses pieds avec ses cheveux ; et toute la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit : « Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et donné aux pauvres ? » Or il dit cela, non pas qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que tenant la bourse il portait ce qu'on y mettait. Jésus dit donc : « Laisse-la en paix, afin qu'elle le garde pour le jour de ma sépulture ; car vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais vous ne devez pas m'avoir toujours. » La foule nombreuse des Juifs apprit donc qu'il était là, et ils vinrent, non à cause de Jésus seulement, mais afin de voir aussi Lazare qu'il avait ressuscité des morts. Mais les grands prêtres délibérèrent aussi afin de faire mourir aussi Lazare, parce que, à cause de lui, plusieurs des Juifs s'y rendaient, et croyaient en Jésus. Le lendemain, la nombreuse foule qui était venue à la fête, ayant appris que Jésus arrivait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre ; et ils criaient : « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, et le roi d'Israël ! » Or Jésus ayant trouvé un ânon s'assit dessus, selon qu'il est écrit : « Ne crains point, fille de Sion, voici ton roi vient, assis sur le petit d'une ânesse. — Ses disciples ne comprirent pas cela d'abord, mais, lorsque Jésus eut été glorifié, alors ils se rappelèrent que cela avait été écrit de lui, et qu'on le lui avait fait. — La foule, qui était avec lui quand il avait évoqué Lazare du sépulcre et qu'il l'avait ressuscité des morts, rendait donc témoignage. La foule s'était portée à sa rencontre, parce qu'elle avait appris qu'il avait fait ce miracle.
Évangile
Cependant, tandis qu'ils parlaient au peuple, survinrent contre eux les grands prêtres et le chef des gardes du temple, ainsi que les sadducéens, vexés de ce qu'ils enseignaient le peuple et lui annonçaient en la personne de Jésus la résurrection d'entre les morts, et ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusques au lendemain ; car c'était déjà le soir. Mais plusieurs de ceux qui avaient entendu le discours crurent, et le nombre des hommes arriva à environ cinq mille. Or il advint le lendemain que leurs magistrats, leurs anciens, et leurs scribes se rassemblèrent à Jérusalem, ainsi que Annas le grand prêtre, et Caïaphas, et Jean, et Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des grands prêtres, et les ayant fait comparaître au milieu d'eux, ils leur demandaient : « En vertu de quelle puissance ou de quel nom avez-vous agi ainsi ; vous autres ? » Alors Pierre, rempli de l'esprit saint, leur dit : « Chefs du peuple et anciens, puisque nous avons à répondre aujourd'hui, à propos de la guérison d'un homme infirme, sur la manière dont il a été guéri, qu'il soit notoire à vous tous et à tout le peuple d'Israël, que c'est au nom de Jésus-Christ le Nazoréen, lui que vous avez crucifié, lui que Dieu a ressuscité d'entre les morts ; c'est grâce à lui que cet homme se présente bien portant devant vous. C'est lui qui est la pierre qui, méprisée par vous ; les constructeurs, est devenue le sommet de l'angle ; et le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n'y a pas un autre nom sous le ciel, qui ait été donné parmi les hommes, par lequel vous deviez être sauvés. » Voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et ayant appris que c'étaient des hommes sans instruction et du commun, ils étaient dans l'étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus ; et, comme ils voyaient debout à côté d'eux l'homme qui avait été guéri, ils n'avaient rien à objecter, Mais, leur ayant ordonné de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux en disant : « Que pouvons-nous faire à ces hommes-là ? Car un miracle notoire a été opéré par eux, il est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier ; mais, afin qu'il ne se divulgue pas davantage parmi le peuple, ordonnons-leur avec menaces de ne plus parler en ce nom-là à personne. » Et les ayant rappelés, ils leur interdirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean leur répliquèrent : « Jugez s'il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu ? Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler de ce que nous savons et de ce que nous avons entendu. » Mais ils les renvoyèrent avec de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir à cause du peuple, parce que tout le monde glorifiait Dieu de ce qui était arrivé ; car l'homme sur lequel s'était opéré le miracle de cette guérison avait plus de quarante ans. Or, quand ils eurent été renvoyés, ils vinrent auprès des leurs et racontèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. Et les autres, après l'avoir ouï, élevèrent unanimement la voix vers Dieu, et dirent : « O Souverain, Toi, qui as créé le ciel et la terre et la mer et tout ce qui s'y trouve, qui, par l'esprit saint dans la bouche de notre père David Ton serviteur, as dit : « Pourquoi des nations ont-elles frémi de colère, et des peuples ont-ils formé de vains projets ? Les rois de la terre se sont insurgés, et les magistrats se sont coalisés contre le Seigneur et contre Son oint ; » — car Hérode et Ponce Pilate se sont effectivement coalisés dans cette ville-ci contre Ton saint serviteur Jésus que Tu as oint, avec des Gentils et avec les peuples d'Israël, pour exécuter tout ce que Ta main et Ton conseil avaient prédéterminé. — Et maintenant, Seigneur, surveille leurs menaces, et donne à Tes esclaves d'annoncer Ta parole avec toute assurance, en étendant Ta main pour qu'il s'opère des guérisons, et pour qu'il se fasse, par le nom de Ton saint serviteur Jésus, des miracles et des prodiges. » Et, après qu'ils eurent prié, le lieu où ils étaient réunis trembla, et ils furent tous remplis du saint esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. Or, la multitude de ceux qui avaient cru était un seul cœur et une seule âme, et pas même un seul d'entre eux ne disait que quoi que ce fût qu'il possédât lui appartînt en propre, mais tout leur était commun. Et les apôtres du seigneur Jésus rendaient avec une grande puissance témoignage de sa résurrection ; et une grande grâce reposait sur eux tous. En effet, personne parmi eux n'était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des fonds de terre ou des maisons les vendaient et apportaient le prix de leurs ventes, et ils le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on répartissait à chacun selon ses besoins. Or Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie, étant traduit, fils d'exhortation, lévite, Cypriote d'origine, ayant vendu un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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