Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et ce fut en ces jours-là que Pierre, s'étant levé au milieu des frères, dit (et le nombre des personnes réunies était d'environ cent vingt) : « Frères, il fallait que fût accomplie la parole de l'Écriture qu'a d'avance proférée l'esprit saint par la bouche de David, relativement à Judas qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus, car il était compté parmi nous, et il a eu sa part de ce ministère ; c'est lui qui a acheté un champ avec le prix de son crime ; puis, étant tombé sur le visage, il a éclaté par le milieu et toutes ses entrailles se sont répandues ; ceci a été su de tous les habitants de Jérusalem, en sorte qu'on a appelé ce champ dans leur idiome Akeldamach, ce qui signifie champ du sang. En effet il est écrit dans le livre des Psaumes : « Que son gîte devienne désert, et qu'il n'y ait personne qui l'habite ! et : « Qu'un autre reçoive sa charge de surveillant ! » Il faut donc que l'un des hommes qui ont été avec nous pendant tout le temps où le seigneur Jésus a été en rapport avec nous, à partir du baptême de Jean jusques au jour où il a été enlevé du milieu de nous, devienne avec nous un témoin de sa résurrection. » Et ils en proposèrent deux : Josès appelé Barsabbas, qui était surnommé Justus, et Matthias ; et ils firent cette prière : « O Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, montre-nous lequel de ces deux hommes Tu as choisi pour occuper, dans ce ministère et cet apostolat, la place dont Judas est sorti pour aller dans la place qui lui appartient. » Et ils leur donnèrent des bulletins, et le sort tomba sur Matthias, et il fut agrégé aux onze apôtres.
Première lecture
Les Prêtres, les Lévites, la Tribu de Lévi entière, n'auront ni portion ni lot au milieu d'Israël : ils jouiront des sacrifices ignés de l'Éternel et de Sa part ; ils n'auront aucune propriété parmi leurs frères. L'Éternel est leur lot, comme Il le leur a dit. Et voici ce que les Prêtres ont le droit de réclamer du peuple et de ceux qui sacrifient des victimes, soit gros, soit menu bétail : on donnera au Prêtre l'épaule et les deux mâchoires et le ventricule gras. Tu leur donneras les prémices de ton froment, de ton moût et de ton huile, et les prémices de la tonte de tes moutons. Car l'Éternel, ton Dieu, l'a choisi entre toutes tes Tribus pour porter présence officiant de par l'Éternel, lui et ses fils à perpétuité. Et si le Lévite sort de l'une de tes villes où il est domicilié, dans tout Israël, et que suivant tout le désir de son âme il arrive au lieu qu'aura choisi l'Éternel, et y officie de par l'Éternel, son Dieu, ainsi que tous ses frères les Lévites présents pour servir l'Éternel, ils jouiront de portions égales, outre ce qu'ils peuvent vendre de leur patrimoine. Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, qui pratique la divination, les maléfices, les enchantements et les conjurations, personne qui fasse des nœuds magiques, évoque les morts, se livre aux sciences occultes, interroge les trépassés. Car quiconque fait ces choses est l'abomination de l'Éternel, et c'est à cause de cette abomination-là que l'Éternel, ton Dieu, va les chasser devant toi. C'est sans partage que tu dois appartenir à l'Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu vas expulser, écoutent les enchanteurs et les devins ; mais à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. C'est un prophète de ton sein, d'entre tes frères, semblable à moi que te suscitera l'Éternel, ton Dieu, c'est Lui que vous écouterez ; ainsi que tu l'as demandé à l'Éternel, ton Dieu, en Horeb, le jour de l'Assemblée, lorsque tu dis : Désormais je ne veux plus entendre la voix de l'Éternel, mon Dieu, ni voir ce grand feu, afin de ne pas mourir. Et l'Éternel me dit : Ce qu'ils ont dit est bien ; je leur susciterai un prophète du sein de leurs frères, semblable à toi, et je mettrai mes paroles en sa bouche, et il leur dira tout ce dont je le chargerai. Et à quiconque n'écoutera pas mes paroles qu'il prononcera en mon nom, je lui en demanderai compte. Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom ce que je ne lui aurai point commandé de dire, et celui qui parlera au nom de dieux étrangers, ce prophète mourra. Et si tu dis en ton cœur : A quoi reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point prononcée ?… ce que dira ce prophète au nom de l'Éternel et qui n'aura pas lieu, et ne s'accomplira pas, telle sera la parole que l'Éternel n'aura pas dite ; le prophète l'a dite par audace : n'aie pas peur de lui.
Première lecture
Et Boaz se rendit à la Porte, et il y prit séance. El voilà que vint à passer le parent lignager dont Boaz avait parlé ; alors il dit : Toi, un tel, viens ici et y prends séance. Et il tira de côté et y prit séance. Et Boaz fit choix de dix hommes parmi les Anciens de la ville et dit : Prenez séance. Et ils prirent séance. Et il dit au parent lignager : La pièce de terre appartenant à notre frère Elimélech est mise en vente par Noomi revenue de Moabie. Et je me suis dit : Je veux t'en donner avis et te dire : Fais-en l'acquisition devant l'assistance et devant les Anciens de mon peuple ; si tu veux user du droit de retrait, fais le retrait ; si tu ne veux pas, déclare-le-moi, pour que je sois au fait. Car hors toi il n'y a personne pour faire le retrait, et je viens après toi. Et l'autre dit : Je veux faire le retrait. Et Boaz dit : En achetant le champ des mains de Noomi, et de Ruth, la Moabite, femme du décédé, tu l'achètes à la condition de faire revivre le nom du décédé sur son héritage. Sur ce le parent lignager dit : Dans ce cas je ne puis exercer mon droit sans ruiner mon héritage. Use à ton profit de mon droit de retrait ! car je ne puis faire le retrait. Or voici ce qui se pratiquait jadis en Israël, lors d'un retrait ou d'une mutation, pour ratifier toute transaction : l'une des parties ôtait sa sandale et la donnait à l'autre : telle était la coutume en Israël. Le parent lignager dit donc à Boaz : Fais l'achat pour toi ! et il ôta sa sandale. Et Boaz dit aux Anciens et à tout le peuple : Aujourd'hui vous êtes témoins que j'ai acquis par transmission, de Noomi tout ce qui appartenait à Elimélech, à Chilion et à Mahlon, et que j'ai aussi acquis comme ma femme Ruth, la Moabite, femme de Mahlon, pour faire revivre le nom du décédé sur son héritage afin que le nom du décédé ne soit pas extirpé de la souche de ses frères, et de la Porte de sa cité. Soyez-en témoins aujourd'hui ! Et tout le peuple présent dans la Porte et les Anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison, pareille à Rachel et à Léa qui toutes deux ont élevé la maison d'Israël ! Prospère en Ephratha et fais-toi un nom en Bethléhem ! Et que ta maison soit égalée à la maison de Pérets que Thamar enfanta à Juda, par la postérité que l'Éternel te fera naître de cette jeune femme ! C'est ainsi que Boaz épousa Ruth ; et elle devint sa femme, et il s'approcha d'elle. Et l'Éternel lui accorda une grossesse, et elle enfanta un fils. Alors les femmes dirent à Noomi : Béni soit l'Éternel qui en ce jour ne t'a pas laissée sans te donner un réparateur ; et que son nom soit prononcé en Israël ! Il sera un réconfort pour ton âme, et un appui pour ta vieillesse. Car ta bru qui t'aime, l'a enfanté, elle qui pour toi vaut mieux que sept fils ! Et Noomi prit l'enfant, et le plaça sur son sein ; et elle fut sa garde soigneuse. Et les voisines lui donnèrent un nom et dirent : Un fils est né à Noomi ! Et elles l'appelèrent du nom d'Obed ; c'est lui qui fut le père d'Isaï, père de David. Et voici la généalogie de Pérets : Pérets engendra Hetsron ; et Hetsron engendra Ram ; et Ram engendra Amminadab ; et Amminadab engendra Nahesson ; et Nahesson engendra Salmon ; et Salmon engendra Boaz ; et Boaz engendra Obed ; et Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.
Prière du matin — première lecture
Cependant Elisée tomba malade de la maladie dont il mourut. Alors Joas, roi d'Israël, descendit chez lui et pleura penché sur son visage et dit : Mon père ! mon père ! Char d'Israël et ses cavaliers ! Et Elisée lui dit : Prends un arc et des flèches ! et il se munit d'un arc et de flèches. Et il dit au roi d'Israël : De ta main arme l'arc ! et de sa main il arma, et Elisée posa ses mains sur les mains du roi. Puis il dit : Ouvre la fenêtre à l'orient ! Et il l'ouvrit. Et Elisée dit : Tire. Et il tira. Et Elisée dit : Flèche de victoire de par l'Éternel et flèche de victoire sur la Syrie ! tu battras donc les Syriens à Aphek jusqu'à extermination. Et il dit : Prends les flèches ! Et il les prit. Et il dit au roi d'Israël : Frappe contre le sol ! Et il frappa trois fois, puis s'arrêta. Alors l'homme de Dieu s'irrita contre lui et dit : Il y avait à frapper cinq ou six fois ; alors tu battais les Syriens jusqu'à extermination ; mais maintenant tu battras les Syriens trois fois. Et Elisée mourut et on lui donna la sépulture. Et les bandes des Moabites envahissaient le pays, quand venait la [nouvelle] année. Et il advint qu'ils donnèrent la sépulture à un homme, et voilà qu'ils aperçurent les bandes : aussitôt ils jetèrent l'homme dans le tombeau d'Elisée, puis partirent ; et l'homme fut en contact avec les os d'Elisée et il reprit vie et se dressa sur ses pieds. Cependant Hazaël, roi de Syrie, avait opprimé les Israélites durant toute la vie de Joachaz.
Épître
Et Paul, s'étant levé et ayant fait signe de la main, dit : « Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez : Frères, fils de la race d'Abraham, vous qui parmi eux craignez Dieu, c'est à nous que la parole de ce salut a été envoyée ; car ceux qui habitent Jérusalem et leurs chefs l'ayant méconnu, ils ont aussi, en le condamnant, accompli les déclarations des prophètes qui se lisent chaque sabbat, et, sans avoir trouvé aucun motif de mort, ils ont prié Pilate de le faire périr ; puis, quand ils eurent accompli tout ce qui a été écrit de lui, ils le placèrent, après l'avoir ôté de la croix, dans un sépulcre ; mais Dieu l'a ressuscité des morts, et il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, lesquels sont ses témoins auprès du peuple. Et nous vous annonçons comme une bonne nouvelle, que la promesse faite à nos pères, Dieu l'a réalisée pour nos enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est aussi écrit dans le second Psaume : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui. »
Première lecture
Il parut convenable à Darius de préposer à l'empire cent vingt satrapes répartis dans tout l'empire, et à ceux-ci trois princes dont Daniel fut l'un, et auxquels ces satrapes devaient rendre compte, afin que le roi ne souffrît aucun dommage. Bientôt ce Daniel l'emporta sur les princes et sur les satrapes, parce qu'il avait un esprit éminent, et le roi pensait à le préposer à tout l'empire. Alors les princes et les satrapes cherchèrent à trouver contre Daniel un prétexte dans l'exercice de sa charge ; mais ils ne purent trouver ni prétexte, ni malversation, parce qu'il était fidèle, et qu'on ne découvrit en lui ni délit, ni malversation. Alors ces hommes dirent : Nous ne trouverons aucun prétexte contre ce Daniel, à moins que nous n'en trouvions un contre lui dans sa piété envers son Dieu. Alors ces princes et ces satrapes accoururent tumultuairement auprès du roi, et lui parlèrent ainsi : Roi Darius, puisses-tu vivre éternellement ! Tous les princes de l'empire, les préfets et les satrapes, les conseillers et les gouverneurs sont d'avis qu'un statut royal soit dressé et une défense sanctionnée, portant que quiconque dans l'espace de trente jours adressera une requête à un dieu, ou à un homme quelconque autre que toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. Maintenant, ô roi, sanctionne la défense, et rends par écrit un édit, irrévocable selon la loi des Mèdes et des Perses laquelle ne s'abroge point. Ensuite de cela le roi Darius rendit par écrit l'édit et la défense. Or Daniel, apprenant la rédaction de l'édit, se retira dans sa maison (il avait les fenêtres ouvertes dans son appartement supérieur dans la direction de Jérusalem), et trois fois le jour il s'agenouilla et pria, et loua son Dieu, comme il le faisait auparavant. Alors ces hommes accoururent chez lui tumultuairement, et trouvèrent Daniel en prières et en oraison devant son Dieu. Puis ils s'approchèrent du roi, et devant lui ils parlèrent de la défense faite par le roi : N'as-tu pas dit dans une défense écrite que quiconque dans l'espace de trente jours adresserait une requête à un dieu, ou à un homme quelconque autre que toi, ô roi, serait jeté dans la fosse aux lions ? Le roi répondit et dit : Cela est arrêté d'après la loi des Mèdes et des Perses qui ne s'abroge pas. Alors ils répondirent et dirent au roi : Daniel, l'un des captifs de Juda, n'a tenu aucun compte de toi, ô roi, ni de la défense écrite émise par toi, et trois fois le jour il fait sa prière. A l'ouïe de ce discours le roi éprouva un grand chagrin, et il prit à cœur de sauver Daniel, et jusqu'au coucher du soleil il travailla à le délivrer. Alors ces hommes accoururent tumultuairement chez le roi, et dirent au roi : Sache, ô roi, que les Mèdes et les Perses ont une loi en vertu de laquelle aucune défense ni aucun statut dressé par le roi ne peut être révoqué. Alors, sur l'ordre du roi, Daniel fut amené et jeté dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole, et dit à Daniel : Puisse ton Dieu que tu sers avec constance, te délivrer ! Et une pierre fut apportée et posée sur l'ouverture de la fosse, et le roi y apposa le sceau de son anneau et de l'anneau de ses grands, afin que rien ne fût changé par rapport à Daniel. Là-dessus le roi se retira dans son palais, et il passa la nuit en jeûne, et n'admit point ses concubines auprès de lui, et son sommeil s'enfuit loin de lui. Puis le roi se leva avec l'aurore, avec le jour, et se rendit en hâte à la fosse aux lions. Et en s'approchant de la fosse, il appelait Daniel d'une voix douloureuse ; le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu que tu sers avec constance, a-t-Il pu te délivrer des lions ? Alors Daniel adressa au roi ces paroles : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! Mon Dieu a envoyé son ange, et fermé la gueule des lions qui ne m'ont fait aucun mal, parce que devant Lui j'ai été trouvé innocent, et que devant toi aussi, ô roi, je n'ai commis aucun crime. Alors le roi éprouva une grande joie, et il fit retirer Daniel de la fosse ; et Daniel fut retiré de la fosse, et il ne se trouva sur lui pas une blessure, parce qu'il s'était confié dans son Dieu. Et sur l'ordre du roi on amena ces hommes qui avaient accusé Daniel, et on les jeta dans la fosse aux lions, eux, leurs fils et leurs femmes ; et ils n'avaient pas encore atteint le fond de la fosse, que les lions s'emparèrent d'eux, et brisèrent tous leurs os. Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, aux nations et aux hommes de toute langue qui habitaient sur toute la terre : Que votre prospérité s'augmente ! De par moi, ordre est donné que dans tout l'empire de ma domination l'on craigne et révère le Dieu de Daniel ; car Il est le Dieu vivant, qui subsiste éternellement, et dont l'empire est indestructible, et la domination infinie, qui sauve et délivre et opère des signes et des miracles au ciel et sur la terre, qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. Ce Daniel fut donc puissant sous le règne de Darius et sous le règne de Coresch, le Perse.
Prière du matin — deuxième lecture
Après cela Jésus se manifesta lui-même aux disciples près de la mer de Tibériade ; or voici comment il se manifesta : Ensemble étaient Simon Pierre, et Thomas qui est appelé Didymos, et Nathanaël de Cana en Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui disent : « Nous allons aussi avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien. Or, quand le matin fut venu, Jésus se trouva debout sur le rivage ; cependant les disciples ne savaient pas que ce fût Jésus. Jésus leur dit donc : « Enfants ! N'avez-vous rien à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Mais il leur dit : « Jetez le filet sur la droite de la barque, et vous trouverez. » Ils le jetèrent donc, et ils ne purent plus le retirer à cause de la quantité des poissons. Le disciple que Jésus aimait dit donc à Pierre : « C'est le Seigneur. » Simon Pierre, ayant donc appris que c'était le Seigneur, ceignit son sarrau, car il était nu, et il se jeta dans la mer. Mais les autres disciples vinrent avec la barque, (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en entraînant le filet des poissons. Lors donc qu'ils furent descendus à terre, ils voient un brasier établi, et du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta donc, et il tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois gros poissons ; et, malgré ce grand nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez, faites collation. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » sachant bien que c'était le Seigneur. Jésus vient et prend le pain et le leur donne, et il fait de même des poissons. Ce fut là la troisième fois que Jésus apparut aux disciples, depuis qu'il fut ressuscité des morts. Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique de David.Que Dieu t'exauce au jour de la détresse, et que le nom du Dieu de Jacob te protège ! Que du Sanctuaire Il t'envoie du secours, et que de Sion Il te prête son appui ! Qu'il se souvienne de toutes tes offrandes, et qu'il accepte comme grasses les victimes ! (Pause) Qu'il te donne ce que ton cœur désire, et qu'il accomplisse tous tes desseins ! Nous chanterons ton salut, et au nom de notre Dieu nous agiterons le drapeau, si l'Éternel accomplit tous tes souhaits. Or je sais que l'Éternel est en aide à son Oint, qu'il l'exaucera du ciel de sa sainteté, par les exploits secourables de sa droite. Ceux-ci font gloire de leurs chars, ceux-là de leur cavalerie ; mais nous, c'est du nom de l'Éternel notre Dieu. Pour eux, ils plient et tombent ; mais nous, nous restons droits, et demeurons debout. Éternel, sauve le Roi ! Qu'il nous exauce, lorsque nous L'invoquons !
Évangile
Or, pendant qu'ils parlaient ainsi, lui-même se présenta au milieu d'eux, et leur dit : « Paix pour vous ! » Mais saisis d'épouvante et de crainte ils s'imaginaient voir un esprit ; et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds, car c'est bien moi-même ; touchez-moi et voyez ; car un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que je les ai. » Et en disant cela il leur montra ses mains et ses pieds. Mais, comme dans leur joie ils doutaient encore et étaient émerveillés, il leur dit : « Avez–vous ici quelque chose à manger ? » Or ils lui servirent une portion de poisson rôti ; et l'ayant prise, il mangea devant eux. Mais il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous ai adressées pendant que j'étais encore avec vous, vous disant qu'il fallait que fussent accomplies toutes les choses écrites à mon sujet dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit pour comprendre les écritures, et il leur dit : « C'est ainsi qu'il a été écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance en vue de la rémission des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
Psaume responsorial
Venez, élevons nos chants à l'Éternel, et nos cris d'allégresse à notre rocher sauveur ! Présentons-nous à lui avec des louanges, offrons-lui nos joyeux cantiques. Car l'Éternel est un grand Dieu, et un Roi grand par dessus tous les dieux ; Il tient en sa main l'intérieur de la terre, et les trésors des montagnes sont à lui ; la mer est à lui, Il l'a faite, et ses mains ont formé les continents. Venez, adorons et nous prosternons, et nous agenouillons devant l'Éternel, notre créateur ! Car Il est notre Dieu, et nous le peuple dont Il est le pasteur, le troupeau conduit par sa main.Puissiez-vous aujourd'hui écouter sa voix ! « N'endurcissez pas votre cœur, comme aux Eaux de la querelle, et dans les jours de la Tentation au désert, où vos pères me tentèrent, et me mirent à l'épreuve, quoiqu'ils vissent mes hauts faits. Quarante années j'eus cette race en dégoût, et je dis : « C'est un peuple qui a le cœur égaré, et qui ne connaît pas mes voies. » Là je fis serment dans ma colère qu'ils n'entreraient point dans mon repos. »
Psaume responsorial
Cantique de David.O Dieu, mon cœur se rassure ! Par mes chants et mes accords, oui, je veux célébrer ma gloire. Sus ! mon luth et ma harpe ! Je serai debout avec l'aurore ! Je te louerai, Éternel, parmi les peuples, et te chanterai parmi les nations. Car ta grâce est plus grande que les Cieux, et ta fidélité atteint jusques aux nues. Elève-toi, ô Dieu, sur les Cieux, et que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Pour que les bien-aimés soient sauvés, aide-les de ta droite, et nous exauce ! Dieu l'a promis par sa sainteté : je veux m'en réjouir ! « Je vous partagerai Sichem, et vous distribuerai la vallée de Succoth ; Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre royal ; Moab est le bassin où je me baigne, sur Edom je jette ma chaussure, sur la Philistie je pousse des cris de joie. » Qui me conduira dans la ville forte ? qui me mènera jusqu'en Edom ? N'est-ce pas toi, ô Dieu, toi qui nous rejetas, et ne marchas plus, ô Dieu, avec nos armées ? Donne-nous ton aide pour sortir de la gêne, puisque le secours de l'homme est une vanité ! Avec Dieu, nous serons vainqueurs, et c'est lui qui foulera nos ennemis.
Psaume responsorial
De David.Mon âme, bénis l'Éternel, et que tout ce qui est en moi, bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l'Éternel, et n'oublie point tous ses bienfaits ! Il pardonne toute ton iniquité ; Il guérit toutes tes maladies ; Il rachète ta vie du tombeau ; Il te couronne de grâce et de miséricorde ; Il rassasie de biens la fleur de ton âge, et, comme l'aigle, Il te fait rajeunir. L'Éternel rend la justice, et Il fait droit à tous les opprimés. Il découvrit ses voies à Moïse, et aux enfants d'Israël ses hauts faits. L'Éternel est miséricordieux et clément, lent à s'irriter, et riche en amour. Il n'est pas toujours accusateur, et son ressentiment n'est pas éternel. Il ne nous traita point suivant nos péchés, et ne nous paya point le salaire de nos crimes ; car autant le Ciel s'élève au-dessus de la terre, autant sa grâce fut immense pour ceux qui le craignent. Autant le Levant est éloigné du Couchant, autant Il a mis nos iniquités à distance de nous. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l'Éternel eut compassion de ceux qui le craignent. Car Il connaît notre origine, Il se rappelle que nous sommes poudre. L'homme !… ses jours sont comme l'herbe ; il fleurit comme une fleur des champs ; qu'un vent passe sur elle, c'en est fait, et son sol même ne la reconnaît plus. La grâce de l'Éternel de l'éternité à l'éternité demeure sur ceux qui le craignent, et sa justice, sur les enfants de leurs enfants, sur ceux qui gardent son alliance, et se rappellent ses commandements, pour les accomplir. L'Éternel a établi son trône dans les Cieux, et son empire domine toutes choses. Bénissez l'Éternel, vous ses anges, héros puissants, qui exécutez sa parole, dociles à la voix de sa parole ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses armées, vous ses ministres, qui faites sa volonté ! Bénissez l'Éternel, vous toutes ses œuvres, dans tous les lieux de sa souveraineté ! Mon âme, bénis l'Éternel !
Prière du soir — première lecture
La main de l'Éternel se fit sentir à moi, et l'Éternel m'emmena en esprit, et me déposa dans le milieu de la vallée. Or elle était remplie d'ossements ; et Il m'en fit faire le tour, tout le tour, et voici, il y en avait beaucoup sur le sol de la vallée, et voici, ils étaient extrêmement secs. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements reprendront-ils vie ? Et je dis : Seigneur Éternel, c'est toi qui le sais ! Et Il me dit : Prophétise sur ces ossements et dis-leur : Ossements desséchés, entendez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel, à ces ossements : Voici, j'introduirai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie ; et je vous donnerai des nerfs, et ferai croître sur vous de la chair, et vous recouvrirai de peau, et je mettrai en vous un esprit, afin que vous repreniez vie, et que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et je prophétisai suivant l'ordre qui m'en était donné. Et pendant que je prophétisais, voici, il se fit un bruissement et une rumeur, et les os s'assemblèrent, os avec os. Et je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et une peau les recouvrit par dessus, mais un esprit ne les pénétrait pas. Et Il me dit : Adresse la prophétie à l'esprit ; prophétise, fils de l'homme, et dis à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Esprit, arrive des quatre vents, et pénètre ces morts, afin qu'ils reprennent vie ! Et je prophétisai selon l'ordre qui m'était donné, et l'esprit les pénétra et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds ; c'était une grande, très grande multitude. Et Il me dit : Fils de l'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël. Voici, ils disent : « Nos ossements sont desséchés, et notre espoir s'est évanoui, nous sommes anéantis ! » Prophétise donc et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'ouvrirai vos tombeaux et vous ferai sortir de vos tombeaux, ô mon peuple, et je vous ramènerai au pays d'Israël ; et vous reconnaîtrez que je suis l'Éternel, quand j'ouvrirai vos tombeaux, et que je vous ferai, ô mon peuple, sortir de vos tombeaux ; et je mettrai mon esprit en vous, afin que vous repreniez vie, et je vous établirai dans votre pays, afin que vous reconnaissiez que c'est moi, l'Éternel, qui l'aurai dit et fait, dit l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots :
Deuxième lecture
C'est la troisième fois que je viens chez vous ; sur la déclaration de deux ou de trois témoins toute affaire sera décidée. J'ai prévenu et je préviens, comme je l'ai fait lorsque j'étais présent pour la seconde fois, et maintenant que je suis absent, ceux qui ont ci-devant péché et tous les autres, que si j'arrive de nouveau je n'userai d'aucun ménagement, puisque vous cherchez à avoir la preuve que c'est Christ qui parle en moi, lequel n'est pas faible relativement à vous, mais il est puissant parmi vous. En effet, il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; eh bien, nous-mêmes aussi nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu. Mettez-vous vous-mêmes à l'épreuve pour voir si vous êtes dans la foi ; examinez-vous vous-mêmes. Ou bien est-ce que vous ne reconnaissez pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j'espère que vous connaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. Cependant nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pas que notre propre mérite soit mis en évidence, mais que vous pratiquiez ce qui est bien, et que nous-mêmes nous soyons en quelque sorte tenus pour réprouvés ; car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais pour la vérité ; nous nous réjouissons en effet quand nous, nous sommes faibles, et quand vous-mêmes, vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c'est votre perfectionnement. C'est pourquoi je vous écris ces choses pendant que je suis absent, afin que, quand je serai présent, je n'aie pas à agir avec rigueur selon l'autorité que le Seigneur m'a donnée pour édifier et non pour détruire. Du reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, consolez-vous, soyez animés des mêmes sentiments, vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent. Que la grâce du seigneur Jésus, et la charité de Dieu, et la communication du saint esprit soient avec vous tous !
Deuxième lecture
Femmes, soyez de même soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns d'entre eux sont rebelles à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, lorsqu'ils auront vu de plus près votre chaste et scrupuleuse conduite ; vous, dont la préoccupation doit être, non la parure extérieure qui consiste à se tresser les cheveux, et à se couvrir d'or, ou à revêtir de beaux vêtements, mais l'homme caché dans le cœur, avec les dispositions incorruptibles de l'esprit tranquille et doux qui est de grand prix devant Dieu ; car c'est aussi de la sorte que jadis les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient elles-mêmes, en restant soumises à leurs propres maris, comme Sara fut obéissante à Abraham qu'elle appelait son seigneur ; c'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, en faisant bien et en ne vous laissant pas effrayer par la moindre intimidation. Maris, de même comportez-vous avec discernement envers le sexe féminin, comme envers une créature plus faible, en lui rendant honneur, comme à qui est aussi héritier avec vous de la grâce de la vie, afin de n'être pas entravés dans vos prières. Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, soyez remplis d'amour fraternel, de tendresse, d'humilité, ne rendant point mal pour mal, ou insulte pour insulte, mais au contraire, bénissant, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. En effet, que celui qui veut aimer la vie et voir des jours favorables empêche sa langue de dire du mal et ses lèvres de proférer la fraude ; mais qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive ; car les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes et Ses oreilles à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font de mauvaises choses. Et qui est-ce qui vous maltraitera, si vous devenez zélés pour le bien ? Mais alors même que vous souffririez à cause de la justice, bienheureux êtes-vous ? Toutefois n'ayez d'eux nulle crainte, mais sanctifiez en vos cœurs Christ le seigneur, étant toujours prêts à rendre compte à quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous ; toutefois avec douceur et crainte, ayant une bonne conscience, afin que sur les points où vous êtes calomniés, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ, soient couverts de confusion. Car il vaut mieux que ce soit pour avoir bien fait que vous souffriez, si telle est la volonté de Dieu, que pour avoir mal fait. En effet Christ aussi a souffert pour les péchés une fois pour toutes, lui juste pour des injustes, afin de vous donner accès, ayant été il est vrai mis à mort quant à la chair, mais ayant été vivifié quant à l'esprit, par lequel aussi il est allé prêcher aux esprits qui sont en prison, lesquels s'étaient rebellés autrefois, quand la patience de Dieu temporisait lors de l'époque de Noé, pendant que se construisait l'arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c'est-à-dire huit, se sauvèrent au travers de l'eau, ce symbole qui vous sauve aussi maintenant dans le baptême (lequel n'est pas un nettoiement des souillures de la chair, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu), grâce à la résurrection de Jésus-Christ qui est à la droite de Dieu, étant entré dans le ciel après que les anges, et les autorités, et les puissances lui ont été soumis.
Deuxième lecture
Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance en ce qui concerne ceux qui sont morts, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont pas d'espérance ; car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même Dieu ramènera aussi par Jésus, pour être avec Lui, ceux qui sont morts. Nous vous déclarons en effet, selon une parole du seigneur, que, nous autres vivants, qui sommes laissés pour l'avènement de Jésus, nous ne devancerons certainement pas ceux qui sont morts, car le Seigneur lui-même, à un cri de commandement, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont en Christ ressusciteront d'abord ; ensuite nous autres vivants, qui sommes laissés, nous serons tous enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du seigneur dans l'air, et nous serons ainsi toujours avec le seigneur. Consolez-vous donc, les uns les autres, par ces paroles.
Deuxième lecture
Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, relativement à la parole de vie, — et la vie a été manifestée, et ce que nous avons vu, nous vous l'attestons et nous vous l'annonçons, à savoir la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous ; or notre communion est avec le Père et avec Son fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. Et voici la nouvelle que nous avons apprise de lui et que nous vous annonçons : c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a en Lui aucunes ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec Lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; mais si nous marchons dans la lumière comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, Son fils, nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous ; si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n'est point en nous.
Évangile
Alors donc Pilate fit prendre et fustiger Jésus. Et les soldats, ayant tressé une couronne avec des épines, la posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre, et ils venaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnèrent des soufflets. Et Pilate sortit derechef et leur dit : « Voici, je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et il leur dit : « Voici l'homme. » Lors donc que les grands prêtres et leurs satellites le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie, crucifie ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi je ne trouve pas de crime en lui. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon la loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait fils de Dieu. » Lors donc que Pilate eut ouï cette parole, il craignit davantage, et il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus-ne lui fit pas de réponse. Pilate donc lui dit : « Tu ne me parles pas ! Ne sais-tu pas que j'ai l'autorité de te relâcher, et que j'ai l'autorité de te crucifier ? » Jésus lui répondit : « Tu n'aurais nulle autorité sur moi, si elle ne t'avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi commet un plus grand péché. » Dès lors Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs s'écrièrent : « Si tu relâches celui-ci, tu n'es pas ami de l'empereur ; quiconque se fait roi se déclare contre l'empereur ! » Pilate donc, quand il eut ouï ces paroles, fit sortir Jésus, et s'assit sur un tribunal dans un endroit appelé Pavé, mais en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la pâque ; c'était environ la sixième heure, et il dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » Ceux-ci s'écrièrent donc : « Fais-le mourir ! Fais-le mourir ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres lui répondirent : « Nous n'avons d'autre roi que l'empereur. » Alors donc il le leur livra pour être crucifié. et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit. Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.
Prière du soir — deuxième lecture
Lors donc qu'ils eurent fait collation, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il lui dit : « Oui, Seigneur ; tu sais que je t'aime. » Il lui dit : « Pais mes agneaux. »
Évangile
Or Marie s'étant mise en route en ces jours-là se rendit en toute hâte dans la montagne, dans une ville de Juda, et elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Et il advint, lorsque Élisabeth entendit la salutation de Marie, que l'enfant bondit dans son sein, et Élisabeth fut remplie de l'Esprit saint, et elle poussa un grand cri, et dit : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni ! Et comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car voici, lorsque la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, l'enfant a bondi d'allégresse dans mon sein. Et bienheureuse celle qui a cru à l'accomplissement de ce qui lui a été dit par le Seigneur ! » Et Marie dit :« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit s'est réjoui en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de Sa servante.Car voici, dès maintenant toutes les générations m'appelleront bienheureuse, parce que le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses.Et Son nom est saint, et Sa miséricorde repose de générations en générations sur ceux qui Le craignent. Il a exercé la force avec Son bras ;Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur ; Il a renversé du trône les potentats et Il a élevé les humbles ; Il a rassasié de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches dénués de tout ; Il s'est intéressé à Israël Son serviteur, et Il a eu souvenance de Sa miséricorde, comme Il l'avait dit à nos pères, envers Abraham et sa postérité pour l'éternité. » Or Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle revint en sa maison.
Évangile
Le lendemain il voit Jésus venant à lui, et il dit : « Voilà l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; c'est à propos de lui que j'ai dit : Après moi vient un homme qui a été avant moi, car il existait plus tôt que moi ; et pour moi je ne le connaissais point, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu, baptisant avec de l'eau. » Et Jean rendit témoignage en disant : « J'ai vu l'Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il est demeuré sur lui ; et pour moi je ne le connaissais point, mais Celui qui m'a envoyé pour baptiser avec de l'eau, Celui-là même m'a dit : Celui sur lequel tu auras vu l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui qui baptise avec l'esprit saint. Et moi j'ai vu ; et j'ai rendu ce témoignage : Celui-ci est le fils de Dieu. »
Évangile
Or, en ce temps-là survient Jean le baptiste, prêchant dans le désert de Judée en disant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux s'approche. » — Il est, en effet, celui dont il a été parlé par l'entremise d'Ésaïe le prophète lorsqu'il dit : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. » — Quant à Jean lui-même, il avait son vêtement fait de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour de ses reins, tandis que sa nourriture consistait en sauterelles et en miel sauvage. Alors Jérusalem, ainsi que toute la Judée et toute la contrée voisine du Jourdain, se portait vers lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain, en confessant leurs péchés. Mais ayant vu plusieurs des pharisiens et des sadducéens qui venaient au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc un fruit digne de la repentance, et n'imaginez pas de dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut, de ces pierres-ci, susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. Pour moi, je vous baptise d'eau, en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main, et il nettoiera son aire, et il serrera son blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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