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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 5:1-11

Mais un homme nommé Ananias, avec Sapphira sa femme, vendit une propriété, et il retint le prix de complicité avec sa femme, et, en ayant apporté une partie, il la déposa aux pieds des apôtres. Mais Pierre dit : « Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, pour que tu mentisses à l'esprit saint en retenant le prix du fonds de terre ? Est-ce qu'invendu, il ne te demeurait pas, et vendu, n'était-il pas à ta disposition ? Pourquoi as-tu pris ce parti en ton cœur ? Ce n'est pas aux hommes que tu as menti, mais à Dieu. » Or, en entendant ces paroles, Ananias tomba et expira. Et une grande crainte se répandit parmi tous les auditeurs. Cependant les plus jeunes s'étant levés l'enveloppèrent d'un linceul, et, l'ayant emporté, ils l'enterrèrent. Or il arriva, après un intervalle d'environ trois heures, que sa femme, ignorant ce qui était advenu, entra ; et Pierre s'adressant à elle : « Dis-moi si c'est pour ce prix-là que vous avez vendu le fonds de terre ? » Et elle dit : « Oui, c'est pour ce prix-là. » Sur quoi Pierre dit : « Pourquoi vous êtes-vous concertés pour tenter l'esprit du Seigneur ? Voici, les pieds de ceux qui ont enterré ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront aussi. » Or elle tomba aussitôt à ses pieds, et elle expira ; mais les jeunes gens étant entrés la trouvèrent morte, et, l'ayant emportée, ils l'enterrèrent auprès de son mari. Et une grande crainte se répandit dans toute l'église, et parmi tous ceux qui entendaient parler de ces choses.

Première lecture

Deutéronome 30

Mais quand s'accompliront pour toi toutes ces paroles, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, et que tu les rappelleras dans ton cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l'Éternel, ton Dieu, t'aura banni, et que tu reviendras à l'Éternel, ton Dieu, et obéiras à sa voix en tout ce que je te prescris aujourd'hui, toi et tes fils, de tout ton cœur et de toute ton âme, alors l'Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et prendra pitié de toi, et de nouveau vous recueillera du milieu de tous les peuples, où l'Éternel, ton Dieu, t'aura disséminé. Quand tes exilés seraient à l'extrémité de l'horizon, de là l'Éternel, ton Dieu, te recueillera, et de là Il te retirera. Et l'Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays possédé par tes pères et possédé par toi, et Il te fera du bien et te rendra plus nombreux que tes pères. Et l'Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur, et le cœur de ta race pour que tu aimes l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. Et l'Éternel, ton Dieu, rejettera toutes ces malédictions sur tes ennemis et sur les adversaires qui te persécutent. De ton côté tu reviendras à obéir à la voix de l'Éternel, et à pratiquer tous ses commandements que je te prescris en ce jour. Et l'Éternel, ton Dieu, accompagnera de l'abondance tout le travail de tes mains, la fécondité de tes flancs, la fécondité de ton bétail et la fécondité de ton sol, pour te faire prospérer, car l'Éternel retrouvera sa joie dans ton bonheur, comme Il trouvait sa joie dans celui de tes pères ; pourvu que tu obéisses à la voix de l'Éternel, ton Dieu, en gardant ses commandements et ses statuts consignés dans ce livre de la Loi ; pourvu que tu reviennes à l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. Car ce commandement que je te prescris en ce jour, ne passe point ta portée, et n'est pas à grande distance ; il n'est pas au ciel pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Il n'est pas au delà de la mer, pour que tu dises : Qui traversera pour nous la mer et nous l'en rapportera, et nous l'exposera pour que nous l'accomplissions ? Mais cette parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu l'accomplisses. Vois ! j'ai mis aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal, en te prescrivant aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies et de garder ses commandements et ses statuts et ses lois, afin que tu vives et t'accroisses et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu viens faire la conquête. Mais si ton cœur se détourne et si tu désobéis, et si tu te laisses aller à adorer d'autres dieux et à les servir, je vous déclare aujourd'hui que vous êtes perdus ; vous n'aurez pas de longs jours dans le pays dont après le passage du Jourdain tu viens faire la conquête. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous les Cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; choisis donc la vie afin que tu vives, toi et ta race, en aimant l'Éternel, ton Dieu, en obéissant à sa voix, en t'attachant à lui (car Il est ta vie et prolongera tes jours), en demeurant dans le pays que l'Éternel a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de leur donner.

Première lecture

1 Samuel 18:1-16

Et lorsqu'il eut achevé son entretien avec Saül, l'âme de Jonathan s'unit à l'âme de David, et Jonathan l'aima comme son âme. Et en ce même jour Saül l'attacha à sa personne et ne lui permit pas de retourner dans la maison de son père. Et Jonathan se lia avec David par un pacte, car il l'aimait comme son âme. Et Jonathan ôta le manteau qu'il portait et le donna à David avec son équipement jusqu'à son épée, son arc et sa ceinture. Et David allait en course et réussissait partout ou Saul l'envoyait, et Saül le préposait sur les gens de guerre et il était bien vu de tout le peuple et de même des serviteurs de Saül. Et comme ils faisaient leur entrée lors du retour de David après sa victoire sur le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d'Israël pour chanter et former des chœurs au-devant du Roi Saül avec des tambourins et des triangles, et dans l'allégresse. Et les femmes dansant chantaient tour à tour et disaient : Saül a abattu ses mille et David ses dix mille. Et Saül en fut très irrité et mécontent de ce discours, et il dit : A David elles en donne dix mille, et à moi elles donnent les mille, il ne lui manque plus que la royauté. A partir de ce jour et dorénavant Saül regarda David de mauvais œil. Et dès le lendemain Dieu fit sentir à Saül les atteintes d'un esprit sinistre ; et il se démenait dans sa maison ; cependant ce jour-là comme les autres jours David de sa main jouait du luth, et Saül avait la pique en main. Et Saül brandissant sa pique dit : Je veux percer David et la paroi ; mais David se mit deux fois hors de sa portée. Et Saül avait peur de David, car l'Éternel était avec lui et s'était éloigné de Saül. Et Saül l'éloigna de lui et il l'établit chef de mille hommes ; et il allait en course, et rentrait à la tête du peuple. Et David réussissait dans toutes ses expéditions, et l'Éternel était avec lui. Et Saül à la vue de ses grands succès avait peur de lui ; mais tout Israël et Juda aimaient David parce qu'il sortait et rentrait à leur tête.

Prière du matin — première lecture

Nombres 20:1-14

Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, arrivèrent au désert de Tsin dans le premier mois et le peuple s'arrêta à Cadès, et là mourut Marie, et elle y reçut la sépulture. Et il n'y avait point d'eau pour l'Assemblée ; et ils s'attroupèrent contre Moïse et contre Aaron. Et le peuple querella Moïse ; et ils tenaient ces discours : Si au moins nous avions péri, comme périrent nos frères devant l'Éternel ! Pourquoi avez-vous amené l'Assemblée de l'Éternel dans ce désert, pour que nous y mourions nous et nos bestiaux ? Et pourquoi nous avez-vous fait sortir de l'Egypte pour nous amener dans cette méchante contrée, contrée où l'on ne peut semer, ni avoir figuiers, vignes et grenadiers, et où il n'y a point d'eau à boire ? Alors Moïse et Aaron quittant l'Assemblée vinrent à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, et se jetèrent la face contre terre, et la Gloire de l'Éternel leur apparut. Et l'Éternel parla à Moïse en ces termes : Prends le bâton et convoque l'Assemblée, toi et Aaron, ton frère, et parlez au rocher en leur présence, pour qu'il vous donne son eau, et ainsi, fais-leur jaillir de l'eau du rocher et abreuve l'Assemblée et ses bestiaux. Et Moïse prit le bâton de devant l'Éternel, comme Il le lui avait commandé. Et Moïse et Aaron convoquèrent l'Assemblée en face du rocher, et il leur dit : Écoutez donc, réfractaires ! de ce rocher vous ferons-nous bien jaillir de l'eau ? Et Moïse leva la main et frappa le rocher avec son bâton, à deux reprises ; et l'eau jaillit avec abondance, et l'Assemblée et son bétail se désaltérèrent. Mais l'Éternel dit à Moïse et Aaron : Parce que vous n'avez pas eu foi en moi pour manifester ma Sainteté aux yeux des enfants d'Israël, pour cette raison-là vous n'introduirez pas cette Assemblée dans le pays que je veux lui donner. Ce sont les eaux de la querelle, pour lesquelles les enfants d'Israël querellèrent l'Éternel qui leur manifesta sa Sainteté. Et Moïse envoya des messagers de Cadès au Roi d'Edom : Ainsi parle ton frère Israël : Tu connais toutes les tribulations qui nous ont atteints,

Épître

1 Pierre 2:21-25

car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Première lecture

Ésaïe 25

Éternel, tu es mon Dieu, je t'exalte, je célèbre ton nom, car tu as opéré des prodiges, tes plans conçus de loin furent vérité et fidélité. Car tu as fait de la ville une masure et de la forte cité une ruine ; les palais des étrangers ne forment plus de ville, jamais ils ne seront relevés. Aussi des peuples puissants te louent, et les cités des nations fortes te révèrent. Car tu fus le refuge du faible, le refuge du misérable dans sa détresse, un abri contre la tempête, un ombrage contre la chaleur, quand le souffle des tyrans était comme l'ouragan qui bat la muraille. Ainsi que la chaleur dans une terre brûlante, tu abats les menaces des étrangers, ainsi que la chaleur par l'ombre d'un nuage, ainsi sont étouffés les chants de triomphe des tyrans. Et l'Éternel des armées apprête à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vin pris sur sa lie, de mets succulents et de moelle, de vin pris sur sa lie et limpide, et sur cette montagne Il anéantit le voile qui voile tous les peuples, et la mante qui couvre toutes les nations. Il anéantit la mort pour toujours, et le Seigneur Éternel essuie les larmes de tout visage, et fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple, car l'Éternel l'a prononcé. Et dans ce jour l'on dira : « Voici, c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance qu'il nous sauverait ; c'est notre Dieu en qui nous avons eu confiance : soyons dans l'allégresse et réjouissons-nous de son secours ! » Car la main de l'Éternel repose sur cette montagne, et Moab sera trituré sur place, comme la paille est triturée dans le bain de fumier. Là dedans il allongera les bras, comme le nageur les étend en nageant ; mais [l'Éternel] refoulera son orgueil, et l'effort de ses bras. Et Il abattra le rempart élevé de tes murs, Il le fera crouler, joncher la terre dans la poussière.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 27

Or, quand il eut été décidé que nous nous rendrions par mer en Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la cohorte Auguste ; puis nous étant embarqués sur un vaisseau d'Adramytte, qui devait faire escale dans les ports d'Asie, nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique. Le jour suivant nous touchâmes à Sidon, et Julius, par bienveillance pour Paul, lui permit de se rendre auprès des amis pour profiter de leurs bons soins. Partis de là, nous rangeâmes la côte de Chypre parce que les vents étaient contraires, et, traversant la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous abordâmes à Myrrha en Lycie. Et là, le centurion ayant trouvé un vaisseau d'Alexandrie en partance pour l'Italie, il nous y embarqua. Mais, après plusieurs jours d'une lente navigation, nous arrivâmes à grand'peine à la hauteur de Cnide, et le vent ne nous ayant pas permis d'y aborder nous rangeâmes la côte de la Crète du côté de Salmone ; et, après l'avoir côtoyée avec peine, nous arrivâmes à un endroit appelé Beauxports, près duquel était la ville de Lasée. Cependant, un temps considérable s'étant écoulé et la navigation étant devenue dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée, Paul leur adressait des représentations en disant : « Je prévois que c'est au péril et au grand détriment, non seulement de la cargaison et du navire, mais encore de nos vies, que se fera la navigation. » Mais le centurion se fia au pilote et au patron plutôt qu'à ce que disait Paul. D'ailleurs le port étant impropre pour un hivernage, la plupart émirent l'avis de s'en éloigner et de chercher à atteindre, pour passer l'hiver, Phénix, port de Crète qui regardait le sud-ouest et le nord-ouest. Le vent du sud s'étant légèrement levé, ils s'imaginèrent réussir dans leur projet, et, ayant levé l'ancre, ils côtoyèrent la Crète de plus près. Mais bientôt, un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna contre le rivage, et, comme le navire était entraîné sans pouvoir tenir contre le vent, nous nous voyions aller à la dérive. Et, ayant dépassé une petite île nommé Cauda, nous réussîmes avec peine à nous rendre maîtres du canot ; après l'avoir hissé, ils se servirent d'engins pour ceindre le navire. Puis, craignant d'être jetés sur la Syrte, ils descendirent les agrès et ils voguaient ainsi ; mais, comme nous étions violemment battus par la tempête, ils lancèrent le lendemain la cargaison à la mer, et le jour suivant ils y jetèrent de leurs propres mains le mobilier du navire. Privés, pendant plusieurs jours, de la vue du soleil et des étoiles, et constamment en butte à une violente tempête, tout espoir de salut nous était ravi. Et, comme on se livrait à une grande abstinence, Paul, s'étant alors levé au milieu d'eux, dit : « Il aurait fallu, sans doute, suivre le conseil que je vous avais donné de ne point quitter la Crète, et éviter ainsi cette détresse et cette perte ; toutefois, dans l'état des choses, je vous invite à prendre courage, car aucune de nos vies ne sera perdue, mais seulement le navire. En effet, cette nuit même, un ange du Dieu auquel j'appartiens et à qui je rends un culte, m'est apparu, en disant : « Ne crains point, Paul, il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici, Dieu t'a octroyé tous ceux qui naviguent avec toi. » C'est pourquoi prenez courage, car j'ai cette foi en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit ; c'est sur quelque île que nous devons être jetés. » Or, la quatorzième nuit, comme nous étions ballottés sur l'Adriatique, vers le milieu de la nuit, les matelots se crurent dans le voisinage d'une terre, et, ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses, puis, s'étant un peu éloignés et l'ayant jetée de nouveau, ils trouvèrent quinze brasses. Craignant alors que nous ne fussions jetés sur des récifs, ils jetèrent quatre ancres de la poupe et implorèrent l'arrivée du jour. Mais, comme les matelots cherchaient à s'enfuir du navire, et qu'ils avaient mis le canot à la mer, sous prétexte de porter en avant des ancres de la proue, Paul dit au centurion et aux soldats : « Si ces gens-là ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. » Alors les soldats coupèrent les cordes du canot et le laissèrent s'éloigner. Cependant, en attendant le jour, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture, en disant : « Voici aujourd'hui le quatorzième jour d'attente que vous passez dans l'abstinence sans rien prendre ; c'est pourquoi je vous invite aussi à prendre de la nourriture, car votre salut en dépend ; en effet il ne se perdra pas un cheveu de la tête d'aucun de vous. » Après avoir ainsi parlé, il prit du pain, et ayant rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit et se mit à manger ; et tous, reprenant courage, prirent aussi de la nourriture. Nous étions en tout dans le navire environ soixante-seize personnes. Quand ils se furent rassasiés de nourriture, ils allégèrent le navire en jetant les provisions à la mer. Mais, lorsque le jour fut venu, ils ne reconnaissaient pas la terre ; cependant ils aperçurent un golfe avec une plage sur laquelle ils résolurent, si cela leur était possible, de mettre le navire à l'abri ; puis, ayant coupé les ancres, ils les abandonnèrent à la mer ; en même temps, relâchant les attaches des gouvernails, et mettant la voile au vent, ils se dirigèrent vers la plage. Mais, ayant touché sur une langue de terre, ils firent échouer le navire, et, tandis que, d'un côté, la proue soulevée demeurait hors de l'eau, de l'autre, la poupe était fracassée par la violence du choc. Alors les soldats formèrent le projet de tuer les prisonniers, de peur que l'un d'eux ne s'échappât à la nage ; mais le centurion, qui voulait sauver Paul, les empêcha d'exécuter ce dessein, et il ordonna que ceux qui savaient nager se jetassent les premiers dans l'eau pour parvenir à terre, et, quant aux autres, qu'ils s'aidassent, ceux-ci de planches, et ceux-là de quelque pièce du navire. Et de cette manière il advint que tous arrivèrent à terre sains et saufs.

Psaume responsorial

Psaumes 36

Au maître chantre. Chant du serviteur de l'Éternel, de David.L'impie a le péché au dedans de son cœur, la crainte de l'Éternel n'est pas devant ses yeux. Par sa manière de voir il se flatte lui-même, pour consommer son crime, pour haïr. Les paroles de sa bouche sont vaines et trompeuses, il a cessé d'être sage et de faire le bien. Il pense au mal sur son lit, il pratique une voie qui n'est pas bonne, il n'a point le mal en aversion. Éternel, ta grâce atteint jusques aux Cieux, ta fidélité jusques aux nues. Ta justice est pareille aux montagnes de Dieu, et tes jugements sont pareils à l'immense mer. Éternel, tu es secourable aux hommes et aux bêtes. Que ta grâce est précieuse, ô Dieu ! et les fils des hommes se réfugient à l'ombre de tes ailes ; ils se repaissent de l'abondance de ta maison, et tu les abreuves au fleuve de tes délices. Car auprès de toi est la source de la vie, et à ta lumière nous voyons la lumière. Conserve ta grâce à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui ont le cœur droit ! Que le pied de l'orgueil ne me foule point, et que la main des impies ne me mette pas en fuite ! Déjà les méchants tombent, ils sont terrassés et incapables de se relever.

Évangile

Jean 10:11-16

C'est moi qui suis le bon berger ; le bon berger sacrifie sa propre vie pour ses brebis ; le mercenaire, qui n'est pas un berger et auquel les brebis n'appartiennent pas en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis, et il s'enfuit, et le loup les enlève et les disperse, car c'est un mercenaire, et il n'a cure des brebis. C'est moi qui suis le bon berger, et je connais celles qui sont à moi, et celles qui sont à moi me connaissent comme mon Père me connaît et que moi je connais mon Père ; et je sacrifie ma propre vie pour mes brebis. Je possède encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène aussi, et elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.

Psaume responsorial

Psaumes 107

Louez l'Éternel, car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle ! Qu'ainsi parlent les rachetés de l'Éternel, qu'il a rachetés des mains de l'ennemi, et recueillis de tout pays, du Levant et du Couchant, du Septentrion et de la mer. Ils furent errants au désert, dans une voie solitaire, et ils ne trouvaient pas une ville où habiter ; ils éprouvaient la faim et la soif ; leur âme en eux était défaillante. Et ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, et leur fit prendre la voie directe pour arriver à une ville où pouvoir habiter. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a satisfait l'âme altérée, et comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui habitaient les ténèbres et l'ombre de la mort, prisonniers de la misère et des fers… Car ils résistèrent aux paroles de Dieu, et méprisèrent les décrets du Très-haut. Aussi courba-t-Il leur cœur sous la peine ; ils succombèrent, et ne furent point assistés. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il les tira des ténèbres et de l'ombre de la mort, et rompit leurs fers. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Car Il a brisé les portes d'airain, et mis en pièces les verrous de fer. Les insensés qui suivaient la voie de la révolte, et à cause de leurs crimes se virent humiliés… Toute nourriture excitait leur dégoût, et ils arrivaient aux portes de la mort. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités ; Il émit sa parole, et les guérit, et les retira de leurs tombeaux. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils Lui offrent les sacrifices de la reconnaissance, et publient ses hauts faits avec des cris de joie ! Ceux qui se mirent en mer sur des navires, et firent la manœuvre sur les grandes eaux, furent témoins des œuvres de Dieu, et des merveilles qu'il opère dans les flots. Il dit, et excita un vent de tempête, qui souleva les vagues de la mer ; elles montèrent vers le ciel, descendirent dans l'abîme, leur âme dans le danger était éperdue ; saisis du vertige, ils chancelaient, comme étant ivres, et toute leur sagesse était évanouie. Mais ils crièrent à l'Éternel dans leur détresse, et Il les délivra de leurs perplexités, Il fit cesser la tourmente qui devint silencieuse, et les vagues se turent ; et ils furent joyeux, quand elles se calmèrent, et Il les conduisit au port désiré. Qu'ils rendent grâces à l'Éternel de sa miséricorde, et disent ses merveilles aux enfants des hommes ! Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et Le louent dans la séance des anciens ! Il change les fleuves en désert, et les sources des eaux en sol aride, la plaine fertile en steppe salée, à cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en une masse d'eaux, et la terre desséchée en sources d'eaux, et Il y établit ceux qui sont affamés, et là ils fondent des villes, pour les habiter. Ils ensemencent des champs, et plantent des vignes qui donnent leurs fruits pour revenu. Et Il les bénit, et ils deviennent très nombreux, et Il n'amoindrit pas leurs bestiaux. Or ils étaient amoindris et accablés par l'oppression, le malheur et les peines ; c'est lui qui verse le mépris sur les princes, et Il les fait errer dans un désert sans chemin ; mais Il relève le pauvre de sa misère, et rend les familles égales à des troupeaux. C'est ce que voient les hommes droits, et ils se réjouissent, et tous les méchants ont la bouche fermée. Que tout homme sage prenne garde à ceci, et soit attentif aux grâces de l'Éternel !

Psaume responsorial

Psaumes 120

Cantique graduel.A l'Éternel dans ma détresse j'élève mes cris, et Il m'exauce. Éternel, délivre-moi des lèvres qui mentent, de la langue qui trompe ! Que te donnera-t-Il, t'adjugera-t-Il, langue trompeuse ?… Les traits acérés du guerrier, avec les charbons ardents du genêt. Malheureux que je suis d'habiter en Mésech, de demeurer dans les tentes de Cédar ! Je n'ai que trop séjourné parmi ceux qui haïssent la paix. Je ne veux que la paix ; mais, si j'en parle, ils sont pour la guerre.

Psaume responsorial

Psaumes 115

Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, pour l'amour de ta grâce, de ta fidélité ! Pourquoi faut-il que les nations disent : « Où donc est leur Dieu ? » Cependant notre Dieu est dans les Cieux ; tout ce qu'il veut, Il le fait. Leurs idoles sont de l'argent et de l'or, un ouvrage des mains de l'homme. Elles ont une bouche, et ne parlent point ; elles ont des yeux, et ne voient point ; elles ont des oreilles, et n'entendent point ; elles ont des narines, et sont sans odorat ; avec leurs mains elles ne peuvent saisir, avec leurs pieds elles ne peuvent marcher, et elles ne tirent aucun son de leur gosier. Telles elles sont, tels sont ceux qui les fabriquent, tous ceux qui mettent leur confiance en elles. Israël, confie-toi dans l'Éternel ! Il est notre aide et notre bouclier. Maison d'Aaron, confiez-vous dans l'Éternel ! Il est notre aide et notre bouclier. Vous qui craignez l'Éternel, confiez-vous dans l'Éternel ! Il est notre aide et notre bouclier. L'Éternel se souvient de nous : Il bénira, Il bénira la maison d'Israël, Il bénira la maison d'Aaron, Il bénira ceux qui craignent l'Éternel, les petits aussi bien que les grands. Que l'Éternel vous fasse prospérer, vous et vos enfants ! Soyez bénis de l'Éternel, créateur des Cieux et de la terre ! Les Cieux sont les Cieux de l'Éternel, mais Il a donné la terre aux enfants des hommes. Ce ne sont pas les morts qui louent l'Éternel, ni ceux qui sont descendus dans le lieu du silence ; mais nous, nous bénirons l'Éternel, dès maintenant à l'éternité ! Alléluia !

Prière du soir — première lecture

Nombres 20:14-21:10

Et Moïse envoya des messagers de Cadès au Roi d'Edom : Ainsi parle ton frère Israël : Tu connais toutes les tribulations qui nous ont atteints, la descente de nos pères en Egypte, le long séjour que nous y fîmes, et les mauvais traitements que nous reçûmes des Égyptiens nous et nos pères ; mais nous criâmes à l'Éternel, et Il entendit notre voix, et Il envoya un Ange et nous tira de l'Egypte ; et nous voici à Cadès, ville à ton extrême frontière. Accorde-nous donc le passage à travers ton pays ; nous ne traverserons ni champs, ni vignes, et ne boirons point l'eau des puits ; nous prendrons la route royale sans dévier ni à droite ni à gauche, jusqu'à ce que nous ayons traversé ton territoire. Mais Edom leur dit : Tu ne passeras point chez moi, sinon j'irai au-devant de toi avec l'épée. Et les enfants d'Israël lui dirent : Nous cheminerons sur la chaussée, et si nous buvons ton eau, moi et mes troupeaux, je te la paierai ; seulement (et ce n'est rien) laisse-moi passer de mes pieds. Et Edom dit : Tu ne passeras pas. Et Edom vint à leur rencontre avec des troupes nombreuses et à main forte. C'est ainsi que Edom refusa à Israël le passage sur son territoire, et Israël se détourna de lui. Et les enfants d'Israël, l'Assemblée entière, partirent de Cadès et arrivèrent au mont Hor. Et l'Éternel dit à Moïse et Aaron, au mont Hor sur la frontière du pays d'Edom : Aaron va être recueilli auprès de son peuple ; car il n'entrera pas dans le pays que je donne aux enfants d'Israël, parce que vous avez été rebelles à mes ordres aux Eaux de la querelle. Prends Aaron et Eléazar, son fils, et les mène sur le mont Hor ; et là ôte à Aaron son costume et en revêts Eléazar, son fils ; et Aaron sera recueilli et mourra là. Et Moïse se conforma à l'ordre de l'Éternel, et ils montèrent sur le mont Hor à la vue de toute l'Assemblée. Et Moïse ôta à Aaron son costume et en revêtit Eléazar, son fils, et Aaron mourut là au sommet de la montagne, et Moïse et Eléazar redescendirent de la montagne. Et quand l'Assemblée vit que Aaron avait expiré, toute la maison d'Israël pleura Aaron pendant trente jours. Et le Cananéen, Roi de Arad, qui résidait dans le Midi, apprit qu'Israël s'avançait par la route d'Atharim ; et il attaqua Israël et lui enleva des prisonniers. Alors Israël fit un vœu à l'Éternel et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes. Et l'Éternel écouta la voix d'Israël, et livra les Cananéens, et on les dévoua eux et leurs villes, et ce lieu reçut le nom de Horma [lieu dévoué]. Et ils partirent du mont Hor prenant la route de la Mer aux algues pour tourner le pays d'Edom. Et le peuple perdit patience en chemin, et le peuple tint des discours contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous as-tu tirés de l'Egypte et exposés à mourir dans le désert ? car il n'y a ici ni pain ni eau, et ce vil aliment nous dégoûte. Alors l'Éternel envoya parmi le peuple des serpents venimeux, et les morsures qu'ils firent dans le peuple, donnèrent la mort à beaucoup de gens en Israël. Alors le peuple vint à Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons tenu des discours contre l'Éternel et contre toi ; intercède, auprès de l'Éternel pour qu'il éloigne de nous ces serpents. Et Moïse intercéda en faveur du peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent et place-le au haut d'une perche, et il arrivera que quiconque aura été mordu et le regardera, reprendra vie. Alors Moïse fit un serpent d'airain, et il le plaça au haut d'une perche, et il arrivait que celui qui avait été mordu par un serpent et regardait vers le serpent d'airain, reprenait vie. Et les enfants d'Israël partirent et vinrent camper à Oboth.

Deuxième lecture

Romains 7

Ou bien ignorez-vous, frères (car je parle à des gens qui connaissent la loi), que la loi n'a puissance sur l'homme que pendant qu'il vit ? En effet la femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il vit, mais si le mari vient à mourir, elle est dégagée de la loi qui la liait au mari. C'est pourquoi, pendant la vie du mari, elle méritera le nom d'adultère si elle se donne à un autre mari ; mais si son mari vient à mourir, elle est affranchie de la loi, en sorte qu'elle n'est pas adultère en se donnant à un autre mari. Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous avez été mis à mort en ce qui concerne la loi par le moyen du corps de Christ, pour que vous vous donniez à un autre, à celui qui est ressuscité d'entre les morts afin que nous portions des fruits pour Dieu ; car lorsque nous vivions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de manière à porter des fruits pour la mort. Mais maintenant nous avons été dégagés de la loi, en mourant à ce qui nous retenait captifs, en sorte que nous servons sous le régime nouveau de l'Esprit et non sous le régime ancien de la lettre. Que dirons-nous donc ? Que la loi est un principe de péché ? Loin de nous cette pensée ! Cependant je n'aurais pas connu le péché sans l'entremise de la loi ; et en effet je ne connaîtrais pas la convoitise, si la loi ne disait : « Tu ne convoiteras point. » Mais le péché saisissant l'occasion a développé en moi, grâce à ce commandement, toute sorte de convoitise ; car sans la loi le péché est mort. Pour moi, je vivais une fois sans la loi ; mais quand le commandement est survenu, le péché a repris vie, et moi je suis mort, et le commandement qui conduit à la vie s'est précisément trouvé pour moi conduire à la mort ; car le péché saisissant l'occasion m'a trompé par le moyen du commandement, et m'a fait mourir par son moyen. Ainsi, la loi, il est vrai, est sainte, et le commandement est saint, juste et bon… Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi une cause de mort ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est le péché ; afin qu'il se manifestât comme péché en se servant de ce qui est bon pour me donner la mort, et qu'ainsi le péché devînt, par le moyen du commandement, excessivement pécheur. Nous savons en effet que la loi est spirituelle, mais, pour moi, je suis charnel, vendu au péché ; en effet je ne sais pas ce que je fais, car je n'exécute point ce que je veux, mais c'est ce que je hais que je pratique. Or, si c'est ce que je ne veux pas que je pratique, je conviens avec la loi qu'elle est bonne. Mais maintenant ce n'est plus moi qui fais cela, mais c'est le péché qui habite en moi ; car je sais qu'en moi, c'est-à-dire, en ma chair, il n'habite pas de bien ; en effet, vouloir le bien m'est naturel, mais ce qui ne l'est pas, c'est de le faire ; car le bien que je veux, je ne le pratique pas, mais c'est le mal que je ne veux pas, que j'exécute. Or, si c'est ce que je ne veux pas, que je pratique, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : que, lorsque je veux pratiquer le bien, c'est le mal qui m'est naturel ; en effet j'acquiesce avec joie, à la loi de l'intelligence, selon l'homme intérieur, mais je vois une loi différente dans mes membres, laquelle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera du corps sujet à cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, laissé à moi-même, je m'asservis, il est vrai par l'intelligence, à la loi de Dieu, mais par la chair à la loi du péché.

Deuxième lecture

3 Jean 1

L'ancien, à Gaïus le bien-aimé que j'aime véritablement ! Bien-aimé, je te souhaite qu'à tous égards tu prospères et sois en bonne santé, comme prospère ton âme ; car j'ai été très fort réjoui de l'arrivée des frères qui ont rendu témoignage à ta vérité, à la manière, dis-je, dont tu marches dans la vérité. Je n'ai pas de plus grande grâce que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. Bien-aimé, tu accomplis fidèlement tout ce que tu as à faire pour les frères, bien qu'ils soient étrangers ; lesquels ont rendu témoignage à ta charité à la face de l'église, et au voyage desquels tu feras bien de pourvoir d'une manière digne de Dieu ; car c'est pour le nom qu'ils sont partis sans rien recevoir des Gentils. Nous devons donc nous intéresser à eux, afin de coopérer avec eux pour la vérité. Tu as écrit quelques mots à l'église ; mais Diotrèphe, qui s'arroge parmi eux le premier rang, ne nous admet pas ; c'est pourquoi, si je viens, je signalerai les actes auxquels il se livre, lui qui se répand contre nous en de méchants propos et qui non content de cela, non seulement n'accueille pas lui-même les frères, mais s'oppose à ceux qui veulent le faire et les chasse de l'église. Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien ; celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu. Démétrius a pour lui le témoignage de tous et de la vérité elle-même ; et nous aussi nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est véridique. J'aurais beaucoup de choses à t'écrire, mais je ne veux pas t'écrire avec l'encre et le roseau ; mais j'espère te voir bientôt, et nous parlerons bouche à bouche.

Deuxième lecture

1 Timothée 4:11-16

Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.

Deuxième lecture

1 Pierre 3:1-10

Femmes, soyez de même soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns d'entre eux sont rebelles à la parole, ils soient gagnés sans paroles par la conduite de leurs femmes, lorsqu'ils auront vu de plus près votre chaste et scrupuleuse conduite ; vous, dont la préoccupation doit être, non la parure extérieure qui consiste à se tresser les cheveux, et à se couvrir d'or, ou à revêtir de beaux vêtements, mais l'homme caché dans le cœur, avec les dispositions incorruptibles de l'esprit tranquille et doux qui est de grand prix devant Dieu ; car c'est aussi de la sorte que jadis les saintes femmes qui espéraient en Dieu se paraient elles-mêmes, en restant soumises à leurs propres maris, comme Sara fut obéissante à Abraham qu'elle appelait son seigneur ; c'est d'elle que vous êtes devenues les enfants, en faisant bien et en ne vous laissant pas effrayer par la moindre intimidation. Maris, de même comportez-vous avec discernement envers le sexe féminin, comme envers une créature plus faible, en lui rendant honneur, comme à qui est aussi héritier avec vous de la grâce de la vie, afin de n'être pas entravés dans vos prières. Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, soyez remplis d'amour fraternel, de tendresse, d'humilité, ne rendant point mal pour mal, ou insulte pour insulte, mais au contraire, bénissant, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction. En effet, que celui qui veut aimer la vie et voir des jours favorables empêche sa langue de dire du mal et ses lèvres de proférer la fraude ;

Évangile

Matthieu 10

Et ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs, de manière à les chasser et à guérir toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier est Simon appelé Pierre, et André son frère ; et Jacques fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques fils d'Alphée et Thaddée ; Simon le Cananéen et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra. Ce sont ces douze que Jésus envoya après leur avoir donné ses ordres, en disant : « N'allez pas du côté des gentils, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Or, une fois en route, prêchez en disant : Le royaume des cieux s'approche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons. C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni besace pour le chemin, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Mais dans quelque ville ou village que vous entriez, enquérez-vous qui il s'y trouve de digne, et demeurez là jusques à ce que vous partiez. Or, en entrant dans la maison saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et celui qui ne vous aura pas reçu et n'aura pas écouté vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville-là et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le déclare : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera, au jour du jugement, plus supportable que le sort de cette ville-là. Voici, je vous envoie comme des brebis parmi des loups. Devenez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes ; mais soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fustigeront dans leurs synagogues ; et même vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi, pour servir de témoignage à eux et aux gentils. Mais quand ils vous auront livrés, ne vous inquiétez ni de la manière ni des choses dont vous devrez parler ; car à cette heure-là ce que vous aurez à dire vous sera donné ; en effet, ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Ainsi donc quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée ; car je suis venu désunir un homme d'avec son père, et une fille d'avec sa mère, et une bru d'avec sa belle-mère, et l'homme aura pour ennemis les membres de sa famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète à titre de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste à titre de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide à titre de disciple, en vérité je vous le déclare, il ne perdra certainement pas sa récompense. »

Prière du soir — deuxième lecture

2 Jean 1

L'ancien, à Kyria l'élue et à ses enfants que j'aime véritablement (et non pas moi seul, mais encore tous ceux qui ont connu la vérité), à cause de la vérité qui demeure en nous et qui sera avec nous pour l'éternité : avec nous sera la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ le fils du Père, dans la vérité et dans l'amour ! J'ai été très fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père. Et maintenant je te prie, Kyria (non point comme si je t'adressais un commandement nouveau, mais c'est celui que nous avions dès le commencement), que nous nous aimions les uns les autres. Et voici en quoi consiste l'amour : c'est que nous marchions selon Ses commandements ; ce commandement existe, comme vous l'avez ouï dès le commencement, afin que vous y conformiez votre conduite. Comme plusieurs séducteurs ont fait irruption dans le monde, lesquels ne confessent point Jésus-Christ venu en chair (c'est là le séducteur et l'antechrist), prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de notre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va en avant et ne demeure pas attaché à l'enseignement de Christ ne possède point Dieu ; celui qui demeure attaché à cet enseignement, celui-là possède et le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cet enseignement, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : salut ; car celui qui lui dit : salut, participe à ses mauvaises œuvres, Quoique j'eusse beaucoup de choses à vous écrire, je n'ai pas voulu recourir au papier et à l'encre, mais j'espère me rendre auprès de vous et vous parler bouche à bouche, afin que votre joie soit complète. Les enfants de ta sœur l'élue te saluent.

Évangile

Luc 5:27-39

Et après cela il sortit, et vit un publicain, nommé Lévis, assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et ayant tout quitté, il se leva, et il le suivait. Et Lévis lui donna un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d'autres personnes qui étaient attablés avec eux. Et les pharisiens et leurs scribes s'en plaignaient à ses disciples, en disant : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Et Jésus leur répliqua : « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs à la repentance. » Mais ils lui dirent : « Les disciples de Jean jeûnent souvent, et ils font des prières ; il en est aussi de même de ceux des pharisiens, mais les tiens mangent et boivent. » Mais Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront… et quand l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. » Mais il leur adressait encore une parabole : « Personne n'arrache une pièce à un habit neuf pour la mettre à un vieil habit ; autrement d'un côté on déchirera le neuf, et de l'autre la pièce du neuf ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement le vin nouveau rompra les outres, et lui-même se répandra, et les outres seront perdues ; mais on doit mettre du vin nouveau dans des outres neuves. Personne en buvant du vieux ne désire du nouveau, car il dit : le vieux est bon. »

Évangile

Jean 4:15-24

La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. »

Évangile

Matthieu 15

Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. » Et Jésus étant parti de là gagna le territoire de Tyr et de Sidon ; et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie. Et Jésus s'étant éloigné de là vint vers la mer de Galilée, et après être monté sur la montagne, il s'y tenait assis ; et une foule nombreuse s'approcha de lui, ayant avec elle des boiteux, des estropiés, des aveugles, des sourds, et bien d'autres malades, et on les jeta à ses pieds, et il les guérit, en sorte que la foule fut émerveillée de voir des sourds entendre, des estropiés guérir, et des boiteux marcher, et des aveugles recouvrer la vue ; et elle glorifia le Dieu d'Israël. Mais Jésus ayant appelé à lui ses disciples dit : « J'ai compassion de cette foule, car voici trois jours qu'ils restent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger ; cependant je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin : » Et les disciples lui disent : « Où nous procurerons-nous dans un désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? » Et Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Et ayant invité la foule à s'asseoir sur la terre, il prit les sept pains et les poissons, et après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés, et on emporta le surplus des morceaux dans sept paniers pleins. Or, ceux qui mangèrent étaient au nombre d'environ quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Après avoir renvoyé la foule il monta dans la barque, et il vint dans le territoire de Magadan.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.