Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Exode 29

Voici le rite du Sacre par lequel tu les engageras dans mon sacerdoce. Tu prendras un jeune taureau et deux béliers intacts et des pains azymes et des galettes azymes pétries dans l'huile, et des oublies azymes recouvertes d'huile ; tu les feras de fleur de farine de froment. Puis tu les mettras dans une corbeille et tu les offriras dans la corbeille en même temps que le jeune taureau et les deux béliers. Alors tu amèneras Aaron et ses fils à l'entrée de la Tente du Rendez-vous et tu les laveras avec de l'eau. Et prenant les vêtements tu revêtiras Aaron de la tunique et de la Robe, de l'Ephod et du Pectoral, et le ceindras de la Ceinture de l'Ephod ; et tu poseras le Turban sur sa tête, et appliqueras au Turban le diadème de consécration. Puis tu prendras l'huile d'onction que tu répandras sur sa tête pour lui conférer l'onction. Tu feras aussi approcher ses fils, et tu les revêtiras de tuniques ; et tu les ceindras d'une ceinture, Aaron et ses fils, et tu leur attacheras les bonnets. Et le sacerdoce sera leur attribution perpétuelle ; installe donc Aaron et ses fils. Et tu amèneras le taureau devant la Tente du Rendez-vous, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du taureau ; et tu égorgeras le taureau devant l'Éternel à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Puis tu prendras du sang du taureau, et avec le doigt tu en enduiras les cornes de l'Autel, et tu répandras tout le reste au pied de l'Autel. Et tu détacheras toute la graisse qui couvre les intestins et le grand lobe attenant, au foie et les deux reins et la graisse qui les enveloppe, et c'est ce que tu feras fumer sur l'Autel. Mais tu brûleras au feu en dehors du camp la chair, la peau et la fiente du taureau ; il est une victime d'expiation. Ensuite tu prendras l'un des béliers, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du bélier ; et tu égorgeras le bélier, puis prenant son sang tu en arroseras le tour de l'Autel ; et tu découperas le bélier en quartiers, et tu laveras ses intestins et ses jambes que tu placeras sur ses quartiers et sur sa tête ; et tu feras fumer le bélier en entier sur l'Autel ; c'est un holocauste fait à l'Éternel, un parfum agréable ; c'est une victime brûlée pour l'Éternel. De même tu prendras l'autre bélier, et Aaron et ses fils imposeront leurs mains sur la tête du bélier, et tu égorgeras le bélier ; puis ayant pris de son sang tu en mettras au bout de l'oreille droite d'Aaron et au bout de l'oreille droite de ses fils et au pouce droit de leurs mains et au grand orteil de leur pied droit et tu en répandras sur tout le tour de l'Autel. Et tu prendras du sang sur l'Autel et de l'huile d'onction et tu en aspergeras Aaron et ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui, le consacrant ainsi lui et ses vêtements et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui. Après cela détache du bélier la graisse et la queue plate et la graisse qui enveloppe les intestins, et le grand lobe attenant au foie et les deux reins et la graisse qui les recouvre et l'éclanche droite (car c'est le bélier d'installation), et prends un pain et une galette à l'huile et une oublie dans la corbeille des azymes servis devant l'Éternel, et mets le tout dans les mains d'Aaron et dans les mains de ses fils, et balance-le par agitation devant l'Éternel. Et l'ayant retiré de leurs mains tu le feras fumer à l'Autel sur l'holocauste en parfum agréable à l'Éternel ; c'est une offrande brûlée pour l'Éternel. Puis tu détacheras la poitrine du bélier de l'installation d'Aaron et tu la balanceras par agitation devant l'Éternel, et tu l'auras pour ta part. Consacre ainsi la poitrine balancée par agitation et l'éclanche présentée par élévation et détachée du bélier d'installation, qui auront été balancées et élevées, aussi bien de celui d'Aaron que de celui de ses fils. Et cela deviendra une prestation perpétuelle des enfants d'Israël en faveur d'Aaron et de ses fils, car c'est une élévation ; et les enfants d'Israël prélèveront une élévation sur leurs sacrifices pacifiques, leur élévation présentée à l'Éternel. Et les vêtements sacrés d'Aaron passeront à ses fils après lui, et ils les mettront pour recevoir l'onction et être installés. Ils seront portés sept jours par celui de ses fils qui lui succédera dans le sacerdoce et paraîtra dans la Tente du Rendez-vous pour officier au Sanctuaire. Et tu prendras le bélier d'installation, et en cuiras la chair en lieu saint. Et ce sera à l'entrée de la Tente du Rendez-vous que Aaron et ses fils mangeront la chair du bélier et le pain contenu dans la corbeille, mangeant ainsi ce avec quoi aura été faite pour eux l'expiation qui les préparera à être installés et consacrés ; mais qu'aucune personne étrangère n'en mange, car ce sont choses sacrées. Que s'il reste de la chair d'installation et du pain jusqu'au matin, tu brûleras ce reste au feu ; il ne sera point mangé, car c'est chose sacrée. Et tu suivras à l'égard d'Aaron et de ses fils tous ces ordres que je t'ai donnés ; tu emploieras sept jours à leur installation. Et par jour pour les expiations tu offriras un taureau en sacrifice pour le péché, et tu purgeras de péché l'Autel par les expiations que tu y feras et tu l'oindras pour le consacrer. Tu emploieras sept jours aux expiations à faire sur l'Autel, et à sa consécration, afin qu'il soit très-saint ; quiconque touchera l'Autel devra être consacré. Et voici ce que tu offriras sur l'Autel : deux agneaux d'un an par jour constamment. Tu offriras l'un des agneaux le matin et l'autre agneau dans la soirée, et par agneau un décime de fleur de farine mêlé avec le quart d'un hin d'huile d'olives triturées, et une libation d'un quart de hin de vin. Et tu offriras l'autre agneau dans la soirée en y ajoutant la même oblation et la même libation que le matin, comme parfum agréable et victime brûlée pour l'Éternel. Tel est l'holocauste perpétuel pour vos générations à offrir devant l'entrée de la Tente du Rendez-vous devant l'Éternel, où je me rencontrerai avec vous pour t'y parler. Car je m'y rencontrerai avec les enfants d'Israël, et ma gloire rendra ce lieu saint. Et je consacre la Tente du Rendez-vous et l'Autel ; et je consacrerai Aaron et ses fils pour me servir dans le sacerdoce. Et je résiderai au milieu des enfants d'Israël, et je serai leur Dieu ; et ils reconnaîtront que je suis l'Éternel, leur Dieu, qui les ai tirés du pays d'Egypte pour résider au milieu d'eux, moi, l'Éternel, leur Dieu.

Première lecture

Ésaïe 8

Et l'Éternel me dit : Trouve-toi une grande table et y écris en caractères vulgaires : « Pillage prompt, proie subite. » Je dus aussi me trouver des témoins dignes de foi, Urie le sacrificateur, et Zacharie, fils de Barachie. Et je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils ; et l'Éternel me dit : Donne-lui pour nom Pillage-prompt-proie-subite. Car, avant que l'enfant sache dire : Mon père et ma mère, on portera les richesses de Damas et le pillage de Samarie devant le roi d'Assyrie. Et l'Éternel me parla encore et me dit : Parce que ce peuple dédaigne les eaux de Siloë dont le courant est doux, et se réjouit à la vue de Retsin et du fils de Remalia, pour cela, voici, le Seigneur fera avancer contre vous les puissantes et grandes eaux du fleuve (le roi d'Assyrie et toute sa magnificence), et il s'élèvera au-dessus de son lit, et passera par-dessus toutes ses rives, et il pénétrera en Juda, il débordera et inondera, à hauteur d'homme il atteindra, et le déploiement de ses ailes remplira dans toute son étendue ton pays, ô Immanuel ! Peuples, grondez ! mais soyez effrayés ! entendez-le, vous tous, habitants des terres reculées, équipez-vous ! mais soyez effrayés ! équipez-vous ! mais soyez effrayés ! Formez un plan ! et il sera déjoué ; annoncez un projet ! et il sera sans effet, car Dieu est avec nous. Car ainsi me parla l'Éternel, quand sa main me saisit, et qu'il m'avertit de ne pas m'engager dans la voie de ce peuple, en me disant : N'appelez pas ligue tout ce que ce peuple appelle ligue, et ne craignez pas ce qu'il craint, et ne répandez pas l'effroi ! L'Éternel des armées, lui, honorez-le comme Saint ! qu'il soit l'objet de votre crainte, et soit celui de votre frayeur : et Il sera un sanctuaire, et une pierre de scandale, et une roche d'achoppement pour les deux maisons d'Israël, un lacs et un piège pour les habitants de Jérusalem ; et plusieurs y trébucheront et tomberont, et seront écrasés, et enlacés et pris. – Plie la déclaration, scelle la révélation avec l'aide de mes disciples ! Et je compte sur l'Éternel, qui cache sa face à la maison de Jacob, et j'espère en lui. Voici, moi et les enfants que m'a donnés l'Éternel, nous sommes des signes et des figures en Israël de par l'Éternel des armées, qui réside sur la montagne de Sion. Et si l'on vous dit : Consultez les évocateurs et les devins qui marmottent et murmurent ! [dites :] Un peuple ne consulterait-il pas son Dieu ? en faveur des vivants [s'adressera-t-il] aux morts ? « A la loi et au témoignage ! » S'ils ne tiennent pas ce langage, pour eux il n'y aura pas d'aurore. Et ils erreront dans le pays, accablés et affamés ; et ayant faim ils s'irriteront et maudiront leur Roi et leur Dieu ; et ils tourneront leurs yeux en haut et ils regarderont sur la terre, et voici, c'est détresse et obscurité, ténèbres angoissantes ; et dans la nuit ils sont refoulés.

Épître

Wisdom 5:1-5

Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.

Then shall the righteous man stand in great boldness Before the face of those who afflicted him, And those who make his labors of no account. When they see it, they will be troubled with terrible fear, And will be amazed at the marvel of God’s salvation. They will say within themselves repenting, And for distress of spirit will they groan, This was he whom aforetime we had in derision, And made a parable of reproach: We fools accounted his life madness, And his end without honor: How was he counted among sons of God? And how is his lot among saints?

Première lecture

Actes 7:54-60

En entendant ces paroles ils devenaient furieux en leurs cœurs et grinçaient des dents contre lui. Mais, étant lui-même rempli d'esprit saint et fixant ses regards sur le ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et il dit : « Voici, je vois les cieux ouverts et le fils de l'homme debout à la droite de Dieu. » Poussant alors de grands cris ils se bouchèrent les oreilles, puis ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, et, l'ayant jeté hors de la ville, ils le lapidaient. Et les témoins déposèrent leurs manteaux aux pieds d'un jeune homme appelé Saul, et ils lapidaient Etienne, qui disait dans son invocation : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ! » Et après ces mots il mourut.

Première lecture

2 Samuel 23:1-7

Et voici les dernières paroles de David :Prononcé de David, fils d'Isaï, prononcé de l'homme élevé au rang d'Oint du Dieu de Jacob, et du chantre aimable d'Israël : L'Esprit de l'Éternel parle par moi, et sa parole est sur mes lèvres ; Le Dieu d'Israël a parlé, le rocher d'Israël m'a dit : Parmi les hommes un souverain juste, un souverain qui a la crainte de Dieu, est comme l'aube matinale : le soleil se lève, le matin est sans nuage ; ses rayons qui suivent la rosée font poindre la verdure de la terre. N'est-ce pas sur ce pied qu'est ma maison avec Dieu, qu'il a fait avec moi une alliance éternelle, en tous points stipulée et gardée ? Ne fera-t-Il pas croître et mûrir mon salut tout entier et tous mes vœux ? Mais les méchants sont tous comme des ronces à jeter, dans la main personne ne les prend, et qui veut les atteindre s'arme d'un fer ou du bois d'une lance, et sur-le-champ elles sont brûlées au feu.

Prière du matin — première lecture

2 Rois 6

Et les fils des prophètes dirent à Elisée : Daigne considérer que le local où nous habitons devant toi, est trop restreint pour nous ; permets-nous donc d'aller au Jourdain, et d'y prendre chacun une solive, et nous nous ferons ici un local pour notre habitation. Et il dit : Allez ! Et l'un d'eux dit : Consens donc à venir avec tes serviteurs. Et il dit : J'irai. Et il s'achemina avec eux et ils arrivèrent au Jourdain et ils coupèrent les bois. Et comme l'un d'eux abattait une solive, le fer tomba dans l'eau, et il s'écria disant : Hélas ! mon Seigneur, il était emprunté. Alors l'homme de Dieu dit : Où est-il tombé ? Et quand il lui eut montré la place, Elisée coupa un morceau de bois et l'y jeta et fit surnager le fer. Et il dit : Ramasse-le ! Et étendant la main il le prit. Cependant le roi de Syrie faisait la guerre en Israël et il se consulta avec ses serviteurs et dit : Dans tel lieu j'aurai mon camp. Alors l'homme de Dieu envoya au roi d'Israël cet avis : Prends garde de négliger cette position-là, car les Syriens vont s'y embusquer. Alors le roi d'Israël fit occuper le lieu que lui indiquait et signalait l'homme de Dieu, et s'y tint en observation, et cela non pas à une seule, ni à deux reprises. Et cette manœuvre inquiéta le cœur du roi de Syrie, qui manda ses serviteurs et leur dit : Ne me dénoncerez-vous pas celui des nôtres qui est pour le roi d'Israël ? Et l'un de ses serviteurs dit : Non ! ô roi, mon Seigneur, car c'est Elisée, le prophète, qui en Israël rapporte au roi d'Israël les mots que tu dis dans ta chambre à coucher. Sur ce il dit : Allez voir où il est, afin que j'envoie le saisir. Et il lui vint cet avis : Voici, il est à Dothan. Alors il y expédia chevaux et chars et une grosse armée ; et ils arrivèrent de nuit et cernèrent la ville. Et lorsque le matin celui qui servait l'homme de Dieu, se leva et sortit, voilà qu'une armée avec chevaux et chars enveloppait la ville. Et son valet lui dit : Ah ! mon Seigneur, comment ferons-nous ? Et il répondit : N'aie pas peur ! car nous en avons plus pour nous qu'ils n'en ont pour eux. Et Elisée fit sa prière et dit : Éternel, daigne lui ouvrir les yeux pour qu'il voie ! Et l'Éternel ouvrit les yeux au valet, et il regarda, et voilà que la montagne était remplie de chevaux et de chars de feu entourant Elisée. Alors ils descendirent vers lui, et Elisée fit cette prière à l'Éternel : A ma prière frappe cette troupe-là d'aveuglement. Alors Il les frappa d'aveuglement selon la demande d'Elisée. Et Elisée leur dit : Ce n'est ni le chemin, ni la ville : suivez-moi, et je vous mènerai vers l'homme que vous cherchez. Et il les mena à Samarie. Et quand ils arrivèrent à Samarie, Elisée dit : Éternel, ouvre-leur les yeux pour qu'ils voient. Alors l'Éternel leur ouvrit les yeux, et ils virent : et voilà qu'ils étaient au milieu de Samarie. Et le roi d'Israël, lorsqu'il les vit, dit à Elisée : Frapperai-je ? frapperai-je, mon père ? Et Elisée dit : Tu n'as pas à frapper : est-ce ceux que tu as faits prisonniers avec ton épée et ton arc, que tu frappes ? Sers-leur du pain et de l'eau, et qu'ils mangent et boivent, puis s'en aillent vers leur Seigneur. Alors il leur fit grande chère, et ils mangèrent et burent, et il les congédia et ils partirent vers leur Seigneur. Dès lors les bandes Syriennes n'infestèrent plus le territoire d'Israël. Et plus tard Ben-Hadad, roi de Syrie, rassembla toute son armée et se mit en campagne et vint assiéger Samarie. Et il y avait grande famine à Samarie ; et voici, ils la serrèrent de près jusqu'à faire monter à quatre-vingts sicles d'argent une tête d'âne, et à cinq sicles le quart d'un cab de fiente de pigeon. Et comme le roi d'Israël passait sur le rempart, une femme lui cria : Au secours ! roi, mon Seigneur. Et il dit : L'Éternel ne te secourt-Il pas ? De quoi t'assisterais-je ? de l'aire ou du pressoir ? Et le roi lui dit : Que t'arrive-t-il ? Et elle répondit : Cette femme-là m'a dit : Donne-moi ton fils et nous le mangerons aujourd'hui, et demain nous mangerons le mien. Alors nous fîmes cuire mon fils et nous l'avons mangé ; et le jour suivant je lui ai dit : Donne ton fils et nous le mangerons ; mais elle a caché son fils. Et lorsque le roi ouït le discours de la femme, il déchira ses habits ; et comme il passait sur la muraille, le peuple le vit et voilà qu'il portait intérieurement un cilice sur son corps. Et il dit : Que Dieu me fasse ceci et pis encore si aujourd'hui la tête d'Elisée, fils de Schaphat, reste sur sa personne ! Cependant comme Elisée était assis dans sa maison et les Anciens assis auprès de lui, [le roi] envoya un homme avant lui. Mais avant que le messager arrivât chez lui, il dit aux Anciens : Voyez-vous que ce fils d'assassin envoie quelqu'un pour faire tomber ma tête ? Observez quand le messager viendra ; alors fermez la porte et repoussez-le à l'aide de la porte. N'entendez-vous pas le bruit des pas de son maître qui le suit ? Il leur parlait encore que voilà que le messager descendit chez lui et dit : Voici, ce mal procède de l'Éternel : pourquoi m'attendrai-je encore à l'Éternel ?

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 10

Et ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs, de manière à les chasser et à guérir toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier est Simon appelé Pierre, et André son frère ; et Jacques fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques fils d'Alphée et Thaddée ; Simon le Cananéen et Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livra. Ce sont ces douze que Jésus envoya après leur avoir donné ses ordres, en disant : « N'allez pas du côté des gentils, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Or, une fois en route, prêchez en disant : Le royaume des cieux s'approche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons. C'est gratuitement que vous avez reçu, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni besace pour le chemin, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Mais dans quelque ville ou village que vous entriez, enquérez-vous qui il s'y trouve de digne, et demeurez là jusques à ce que vous partiez. Or, en entrant dans la maison saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et celui qui ne vous aura pas reçu et n'aura pas écouté vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville-là et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le déclare : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera, au jour du jugement, plus supportable que le sort de cette ville-là. Voici, je vous envoie comme des brebis parmi des loups. Devenez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes ; mais soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fustigeront dans leurs synagogues ; et même vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi, pour servir de témoignage à eux et aux gentils. Mais quand ils vous auront livrés, ne vous inquiétez ni de la manière ni des choses dont vous devrez parler ; car à cette heure-là ce que vous aurez à dire vous sera donné ; en effet, ce n'est pas vous qui parlez, mais l'esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et des enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Ainsi donc quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée ; car je suis venu désunir un homme d'avec son père, et une fille d'avec sa mère, et une bru d'avec sa belle-mère, et l'homme aura pour ennemis les membres de sa famille. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui aura trouvé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète à titre de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste à titre de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits un seul verre d'eau froide à titre de disciple, en vérité je vous le déclare, il ne perdra certainement pas sa récompense. »

Psaume responsorial

Psaumes 57

Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas » Ecrit de David, quand, fuyant devant Saül, il se retira dans la caverne.Prends pitié de moi, ô Dieu ! prends pitié de moi ! Car mon âme cherche en toi son refuge ; et je me réfugie à l'ombre de tes ailes, en attendant que la calamité passe, J'invoque le Dieu suprême, le Dieu qui agit en ma faveur. Il enverra des Cieux, pour me sauver et confondre mes ennemis, (Pause) Dieu enverra sa grâce et sa fidélité. Je vis au milieu des lions, gisant parmi des hommes qui vomissent des flammes, des hommes dont les dents sont des dards et des flèches, et la langue, une épée tranchante. Montre, ô Dieu, que tu domines les Cieux ! Que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Ils tendent un filet sous mes pas, mon âme succombe, ils creusent une fosse devant moi ; ils y tombent eux-mêmes. (Pause) Mon cœur se rassure, ô Dieu ! mon cœur se rassure. Je veux te célébrer par mes chants et mes accords. Èveille-toi, mon esprit, éveille-toi, mon luth, ma harpe ! Je veux me lever avec l'aurore ! Je te célébrerai parmi les peuples, Seigneur, je te chanterai parmi les nations ; car ta miséricorde est grande jusques aux Cieux, et ta fidélité jusques aux nues. Montre, ô Dieu, que tu domines les Cieux ; et que sur toute la terre apparaisse ta gloire !

Psaume responsorial

Psaumes 119

Heureux ceux dont la voie est innocente, qui marchent selon la loi de l'Éternel ! Heureux ceux qui observent ses ordonnances, le cherchent de tout leur cœur, ne commettent point le mal, et marchent dans ses voies ! Tu as prescrit tes commandements, pour qu'on les garde avec soin ! O ! si mes voies étaient dirigées vers l'observation de tes commandements ! Alors je ne serais pas confus, en considérant tous tes préceptes. Je te louerai d'un cœur sincère, en apprenant tes justes lois. Je veux garder tes commandements : ne me laisse pas trop dans l'abandonnement !Beth. Comment un jeune homme rendra-t-il sa voie pure ? C'est en la surveillant d'après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : fais que je ne m'écarte pas de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne point pécher contre toi. Sois béni, ô Éternel ! enseigne-moi tes décrets ! De mes lèvres j'énumère toutes les lois sorties de ta bouche. La voie que tracent tes préceptes, me donne autant de joie que tous les trésors. Je veux méditer tes commandements, et avoir les yeux sur tes sentiers. Je fais mes délices de tes décrets, et je n'oublie point ta parole.Guimel. Fais du bien à ton serviteur, pour que je vive, et que j'observe ta parole ! Dessille mes yeux, pour que je découvre les merveilles cachées dans ta loi ! Je suis un étranger sur la terre : ne me cèle pas tes commandements ! Mon âme se consume à désirer tes lois en tout temps. Tu gourmandes les superbes, hommes maudits, qui s'écartent de tes commandements. Décharge-moi de l'opprobre et du mépris, car j'observe tes ordonnances ! Des princes mêmes se sont concertés contre moi : ton serviteur médite tes statuts ; tes ordres sont aussi mes délices et mes conseillers.Daleth. Mon âme gît dans la poudre : rends-moi la vie selon ta promesse ! Je te raconte mes voies, et tu m'exauces : enseigne-moi tes ordonnances ! Fais-moi découvrir la voie tracée par tes lois, et je veux approfondir tes merveilles ! Mon âme pleure de chagrin : relève-moi selon ta promesse ! Tiens à distance de moi le chemin du mensonge, et accorde-moi la faveur de [connaître] ta loi ! Je choisis le chemin de la vérité, et je me propose tes jugements. Je m'attache à tes ordonnances : Éternel, ne me rends pas confus ! Je courrai dans la voie de tes commandements, car tu ouvres mon cœur.Hé. Éternel, indique-moi la voie de tes statuts, afin que je la tienne jusques au bout ! Donne-moi l'intelligence, pour que je garde ta loi, et que je l'observe de tout mon cœur ! Fais-moi suivre le sentier de tes préceptes, car j'en fais mes délices ! Incline mon cœur vers tes préceptes, et non vers l'amour du gain ! Détourne mes yeux de regarder ce qui est vain, anime-moi sur tes sentiers ! Envers ton serviteur remplis ta promesse, qui fut faite à la crainte qu'on a de toi ! Tiens loin de moi l'opprobre que je redoute, car tes jugements sont pleins de bonté ! Voici, je porte mes désirs vers tes commandements, fais-moi vivre dans ta justice !Vav. Et que tes grâces arrivent jusqu'à moi, Éternel, ton secours, selon ta promesse ! afin que je puisse répondre à celui qui m'outrage ; car je me confie en ta promesse. N'ôte jamais de ma bouche le langage de la vérité ! car je suis dans l'attente de tes jugements. Et j'observerai ta loi constamment, à jamais, perpétuellement ; et je marcherai dans une voie spacieuse, car je cherche tes commandements. Et je parlerai de ta loi en présence des rois, et je n'aurai point de honte. Et je ferai mes délices de tes commandements, que j'aime, et je lèverai mes mains vers tes commandements que j'aime et je méditerai tes statuts.Zaïn. Souviens-toi de ta promesse à ton serviteur, puisque tu m'as donné l'espérance ! Voici ma consolation dans ma misère, c'est que ta promesse me redonne la vie. Des superbes me tournent en grande dérision ; de ta loi je ne dévie point. Je me rappelle tes jugements de jadis, Éternel, et je me console. Un bouillant transport me saisit à la vue des impies, qui abandonnent ta loi. Tes décrets me suggèrent des cantiques, dans le lieu de mon exil. La nuit je pense à ton nom, Éternel, et j'observe ta loi. Voici ce qui m'est propre, c'est que je garde tes commandements.Cheth. Mon partage, ô Éternel, je le dis, c'est de garder tes paroles. Je cherche ta faveur de toute mon âme : sois-moi propice selon ta promesse ! Je suis circonspect dans mes voies, et je retourne mes pas vers tes commandements. Je me hâte, et ne diffère point d'observer tes commandements. Les pièges des impies m'enveloppent ; je n'oublie point ta loi. Au milieu de la nuit, je me lève pour te louer des jugements de ta justice. Je me lie avec tous ceux qui te craignent, et observent tes commandements. La terre, ô Éternel, est pleine de ta grâce : enseigne-moi tes ordonnances !Theth. Tu fais du bien à ton serviteur, Éternel, selon ta promesse. Enseigne-moi la bonne science et la connaissance ! car je crois en tes commandements. Avant mon humiliation, je m'égarais ; mais maintenant je prends garde à ta parole. Tu es bon et bienfaisant ; enseigne-moi tes statuts ! Des superbes contre moi ourdissent l'astuce ; moi, de tout mon cœur j'observe tes commandements. Leur cœur a l'insensibilité de la graisse, moi, je fais mes délices de ta loi. Il m'est utile d'avoir été humilié, pour devenir docile à tes préceptes. La loi qui sort de ta bouche a plus de prix pour moi que des milliers d'or et d'argent.Jod. Tes mains m'ont créé, m'ont formé ; donne-moi l'intelligence, pour apprendre tes statuts ! Ceux qui te craignent, me verront et se réjouiront, car j'espère dans tes promesses. Je sais, Éternel, que tes jugements sont justes, et que tu m'as affligé en demeurant fidèle. O que ta grâce soit ma consolation, selon ta promesse à ton serviteur ! Envoie-moi ta miséricorde, pour que j'aie la vie ! car ta loi fait mes délices. Que les superbes soient confondus, car ils m'accablent gratuitement ! pour moi, je médite tes commandements. Qu'ils reviennent à moi ceux qui te craignent, et ceux qui connaissent tes commandements ! Que mon cœur soit tout à tes ordonnances, afin que je ne sois pas confondu !Caph. Mon âme languit après ton salut ; je compte sur ta promesse. Mes yeux s'éteignent dans l'attente de ta promesse, je dis : Quand me consoleras-tu ? Car je suis comme une outre fumée ; je n'oublie point tes commandements. Quel est le nombre des jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de mes persécuteurs ? Des orgueilleux creusent des fosses devant moi ; ils n'agissent point d'après ta loi. Tous tes commandements sont vrais : sans cause ils me persécutent ; assiste-moi ! Ils m'ont presque détruit, après m'avoir terrassé ; mais je n'abandonne point tes commandements, Selon ta miséricorde rends-moi la vie, afin que j'observe les ordres de ta bouche !Lamed. Éternellement, Seigneur, ta parole subsiste dans les Cieux, d'âge en âge ta vérité demeure ; tu as fondé la terre, et elle est stable ; suivant tes lois tout subsiste aujourd'hui, car toutes choses te sont assujetties. Si ta loi n'eût fait mes délices, j'aurais péri dans ma misère. Jamais je n'oublierai tes commandements, car c'est par eux que tu me fais vivre. Je suis à toi : donne-moi ton secours ! car je cherche tes commandements. Les impies m'attendent pour me faire périr ; je suis attentif à tes ordres. A toute chose parfaite j'ai vu une fin ; ta loi est infinieMem. Combien j'aime ta loi ! elle est ma pensée de tous les jours. Tes préceptes me rendent plus sage que mes ennemis. car ils sont toujours avec moi. Je suis plus expert que tous mes maîtres, car tes ordonnances sont la pensée que j'ai ; je suis plus entendu que les vieillards, car j'observe tes commandements. Je tiens mon pied loin de tout mauvais sentier, afin que j'observe ta parole. Je ne m'écarte point de ta loi, car c'est toi qui m'instruis. Que ta parole est douce à mon palais ! elle l'est plus que le miel à ma bouche. Dans tes commandements je puise l'intelligence, aussi je hais tous les sentiers du mensonge.Nun. Ta parole est une lampe devant mes pieds, et une lumière sur mon sentier. J'ai fait le serment, et je le tiens, d'observer tes justes lois. Je suis extrêmement affligé : Éternel, rends-moi la vie selon ta promesse ! Agrée, Éternel, le libre hommage de ma bouche, et enseigne-moi tes lois ! Ma vie est toujours en péril ; mais je n'oublie point ta loi. Des impies me tendent des pièges, mais je ne m'écarte point de tes ordres. Je me suis pour toujours approprié tes préceptes car ils sont la joie de mon cœur. J'ai plié mon cœur à la pratique de tes lois, pour jamais, jusqu'à la fin.Samech. Je hais les hommes partagés, et j'aime ta loi. Tu es mon abri et mon bouclier ; j'attends ta promesse. Eloignez-vous de moi, méchants, afin que je garde les commandements de mon Dieu ! Soutiens-moi selon ta promesse, afin que je vive, et ne me confonds point à cause de mon espoir ! Sois mon appui, pour que je sois sauvé, et que j'aie toujours les yeux sur tes commandements ! Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes lois ; car leur fraude n'est qu'illusion. Tu enlèves comme des scories tous les impies de la terre ; c'est pourquoi j'aime tes ordonnances. Tes terreurs font frissonner mon corps, et je redoute tes jugements.Aïn. J'ai pratiqué la loi, la justice : tu ne m'abandonneras pas à mes oppresseurs ! Prends le parti de ton serviteur pour le sauver ! que les superbes ne m'oppriment pas ! Mes yeux languissent après ton secours et ta juste promesse. Traite ton serviteur selon ta miséricorde, et enseigne-moi tes ordonnances ! Je suis ton serviteur : donne-moi l'intelligence, pour que j'aie la science de tes commandements. Il est pour l'Éternel temps d'agir ; ils ont enfreint ta loi. Aussi j'aime tes commandements, plus que l'or, et que l'or pur ; aussi je trouve justes tous tes commandements ; et je hais tous les sentiers du mensonge.Pé. Tes commandements sont admirables ; c'est pourquoi mon âme les garde. La révélation de tes paroles éclaire, donne de l'intelligence aux simples. J'ouvre la bouche, je soupire ; car je suis avide de tes commandements. Tourne tes regards sur moi, et prends pitié de moi, selon le droit de ceux qui aiment ton nom ! Affermis mes pas dans ta parole, et ne laisse aucun mal prendre empire sur moi ! Délivre-moi de l'oppression des hommes, afin que j'observe tes commandements ! Fais luire ta face sur ton serviteur, et enseigne-moi tes ordonnances ! Des torrents d'eau coulent de mes yeux, parce que l'on n'observe pas ta loi.Tsadé. Tu es juste, Éternel, et tes jugements sont équitables ; tu prescris la justice dans tes ordonnances, et une grande vérité. Mon indignation me consume, de ce que mes ennemis oublient tes paroles. Ta parole est parfaitement pure, et ton serviteur l'aime. Je suis chétif et méprisé ; je n'oublie point tes préceptes. Ta justice est un droit éternel, et ta loi, une vérité. La détresse et l'angoisse m'ont atteint ; tes commandements sont mon délice. La justice de tes ordonnances est éternelle ; donne-moi l'intelligence, afin que je vive !Quoph. Je t'invoque de tout mon cœur, exauce-moi, Éternel afin que j'observe tes ordonnances ! Je t'invoque : aide-moi, afin que je garde tes commandements ! Je devance l'aurore et je crie ; j'attends ta promesse. Avant les veilles j'ouvre déjà les yeux, pour méditer ta parole. Entends ma voix selon ta miséricorde ! Éternel, selon ta justice donne-moi la vie ! Ils s'approchent ceux qui poursuivent le mal, ils se tiennent loin de ta loi ; mais tu es proche, Éternel, et tous tes commandements sont vérité. Dès longtemps je sais par tes décrets que pour l'éternité tu les as arrêtés.Resch. Vois ma misère, et me délivre ! car je n'oublie point ta loi. Soutiens ma querelle, et me rachète ! selon ta promesse donne-moi la vie ! Le salut est loin des impies ; car ils ne cherchent point tes ordonnances. Tes compassions sont grandes, Éternel ; donne-moi la vie selon tes décrets ! Mes persécuteurs et mes oppresseurs sont nombreux ; je n'ai point dévié de tes commandements. Je vois les infidèles, et j'en ai de l'horreur ; ils n'observent point ta parole. Considère que j'aime tes commandements : Éternel, selon ta miséricorde donne-moi la vie ! Le sommaire de ta parole, c'est vérité, et toutes tes justes lois sont éternelles.Schin. Des princes me persécutent sans cause ; mais mon cœur ne craint que tes paroles. Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin. Je hais, je déteste le mensonge ; j'aime ta loi. Sept fois le jour je te célèbre, à cause de tes justes lois. Ils ont une grande paix ceux qui aiment la loi, pour eux il n'y a point de traverses. Je m'attends à ton secours, Éternel, et je pratique tes commandements. Mon âme observe tes ordonnances, et j'ai pour elles un grand amour. J'exécute tes ordres et tes commandements, car toutes mes voies sont présentes à tes yeux.Thav. Que mes cris aient accès près de toi, Éternel ! selon ta promesse donne-moi l'intelligence ! Que ma prière arrive devant toi ! selon ta promesse sauve-moi ! Que mes lèvres épanchent la louange ! car tu m'enseignes tous tes commandements ! Que ma langue célèbre ta parole ! car toutes tes lois sont justes. Que ta main me soit en aide ! car j'ai fait choix de tes commandements. Je suis désireux de ton secours, Éternel, et ta loi fait mes délices. Que mon âme vive, et qu'elle te loue ! et de tes jugements donne-moi le secours ! Je suis errant, comme une brebis perdue ; cherche ton serviteur ! car je n'oublie pas tes commandements.

Psaume responsorial

Psaumes 132

Cantique graduel.Éternel, souviens-toi de David, et de toutes ses tribulations ! Il fit à l'Éternel ce serment, ce vœu au Dieu puissant de Jacob : « Je ne rentre point sous le toit de ma maison, et je ne monte point vers le lit où je repose ; je n'accorde ni le dormir à mes yeux, ni le sommeil à mes paupières, que je n'aie trouvé un séjour pour l'Éternel, une demeure pour le Dieu puissant de Jacob. » Voici, nous apprenions qu'elle était à Ephrata, puis nous la trouvions dans les champs de Jahar. Rendons-nous à Sa demeure, prosternons-nous devant Son marchepied ! Lève-toi, Éternel, viens à ton lieu de repos, toi, et l'arche de ta majesté ! Que tes prêtres soient vêtus de la grâce, et que tes saints poussent des cris de joie ! Pour l'amour de David, ton serviteur, ne rebute pas ton Oint ! L'Éternel fit à David un serment véridique, Il n'en reviendra point : « Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. Si tes fils gardent mon alliance et les lois que je leur enseigne, leurs enfants aussi à jamais seront assis sur ton trône. » Oui, l'Éternel a fait choix de Sion, Il veut y fixer sa demeure. « C'est ici pour jamais le lieu de mon repos, je veux y demeurer, car je l'ai choisie. Je veux bénir sa nourriture, et rassasier de pain ses indigents. Et je revêtirai ses prêtres de salut, et ses saints pousseront des cris de joie. Là j'élèverai la puissance de David, et je tiendrai devant mon Oint un flambeau. Je revêtirai ses ennemis d'opprobre, et sur sa tête son diadème brillera. »

Psaume responsorial

Psaumes 130

Cantique graduel.Du fond des abîmes je t'implore, Éternel ! Seigneur, entends ma voix ! Que ton oreille soit attentive à ma prière ! Si tu gardes la mémoire des transgressions, Éternel, Seigneur, qui est-ce qui subsistera ? Mais non, le pardon est par devers toi, afin qu'on te craigne. J'espère dans l'Éternel, mon âme espère, et je compte sur sa promesse. Mon âme attend l'Éternel, plus que la sentinelle n'attend le matin, que la sentinelle n'attend le matin. Israël, espère dans l'Éternel ! car la miséricorde est par devers l'Éternel, et Il a par devers lui un trésor de rédemption. Et Il rachètera Israël de toutes ses transgressions.

Évangile

Jean 4:46-53

Il vint donc derechef à Cana de Galilée, où il avait de l'eau fait du vin. Et il y avait à Capharnaoum un officier royal, dont le fils était malade ; cet homme, ayant appris que Jésus était arrivé de Judée en Galilée, se rendit auprès de lui, et il le sollicitait de venir guérir son fils ; car il était sur le point de mourir. Jésus lui dit donc : « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez absolument point. » L'officier royal lui dit : « Seigneur, descend avant que mon enfant ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et il s'acheminait ; mais comme déjà il descendait, ses esclaves vinrent à sa rencontre en disant que son enfant vivait. Il s'informa donc de l'heure précise à laquelle il s'était trouvé mieux ; ils lui dirent donc : « C'est hier, à la septième heure, que la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut donc que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : « Ton fils vit ; » et il crut, lui, et toute sa famille.

Deuxième lecture

Apocalypse 11

Et l'on me donna un roseau semblable à un bâton, en disant : « Lève-toi, et mesure le sanctuaire de Dieu, et l'autel, et les adorateurs qui s'y trouvent ; et laisse en dehors le parvis qui est en dehors du sanctuaire et ne le mesure point, car il a été donné aux nations, et elles mesureront la ville sainte pendant quarante-deux mois. Et je chargerai mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sacs. Ce sont eux qui sont les deux oliviers et les deux candélabres qui se tiennent debout devant le Seigneur de la terre. Je lui dis : Que sont ces deux oliviers, à droite et à gauche du candélabre ?…. Et il me dit : Ce sont les deux fils de l'huile (oints) qui se tiennent debout auprès du Seigneur de toute la terre » ; et si quelqu'un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis, et si quelqu'un a voulu leur faire du mal, il faut qu'il périsse. Ils ont l'autorité de fermer le ciel, afin que la pluie ne tombe pas pendant les jours de leur prédication ; et ils ont autorité sur les eaux, de manière à les tourner en sang, et ils peuvent frapper la terre de toute espèce de fléau, aussi souvent qu'ils le voudront. Et, lorsqu'ils auront terminé leur témoignage, la quatrième bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, et les vaincra, et les fera périr ; et leur cadavre sera gisant sur la rue de la grande ville (qui est appelée dans un sens spirituel Sodome et Egypte), là où leur Seigneur aussi a été crucifié. » Et d'entre les peuples, et les tribus, et les langues, et les nations, il y en a qui regardent leur cadavre durant trois jours et demi, et ils ne permettent pas qu'on mette leurs cadavres dans un sépulcre ; et les habitants de la terre se réjouissent à leur sujet, et ils sont dans la joie, et ils s'enverront les uns aux autres des présents, car ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre. Et, au bout des trois jours et demi, un esprit de vie venu de Dieu entra en eux, et ils se tinrent debout sur leurs pieds, et une grande frayeur s'empara de ceux qui les contemplaient. Et ils entendirent une voix forte sortant du ciel, qui disait : « Montez ici, » et ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les ont contemplés. Et à cette heure-là il se fit un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville croula, et sept mille personnes périrent par le tremblement de terre, et les autres furent remplis de crainte, et ils donnèrent gloire au Dieu du ciel. Le second malheur est passé. Voici, le troisième malheur va venir promptement. Et le septième ange sonna de la trompette, et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient :« Le royaume du monde a été remis à notre Seigneur et à Son Christ, et Il régnera aux siècles des siècles. » Et vingt-quatre anciens, assis devant Dieu, sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs visages et adorèrent Dieu en disant : Nous Te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es et qui étais, De ce que Tu as pris Ta grande puissance, Et de ce que Tu as régné ! Et les nations se sont irritées, Et Ta colère est survenue, Et aussi le moment pour que les morts soient jugés, Et pour que Tu récompenses Tes esclaves les prophètes, Et pour que les saints, et ceux qui craignent Ton nom, Petits et grands, Détruisent ceux qui détruisent la terre. » Alors le sanctuaire de Dieu qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'on vit l'arche de Son alliance dans Son sanctuaire, et il y eut des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et un tremblement de terre, et une forte grêle.

Deuxième lecture

Actes 12

Or, ce fut en ce temps-là que le roi Hérode prit des mesures pour maltraiter quelques-uns des membres de l'Église. Il fit périr Jacques, le frère de Jean, par l'épée, et, voyant que cela plaisait aux Juifs, il fit en outre arrêter Pierre ; (or c'étaient les jours des pains sans levain) ; l'ayant aussi fait saisir il le jeta en prison, en chargeant de le garder quatre escouades de quatre soldats, avec l'intention de le faire comparaître après la Pâque devant le peuple. Pierre donc était gardé dans la prison, tandis que l'Église adressait pour lui d'incessantes prières. Mais, lorsque Hérode allait le faire comparaître, Pierre se trouvait, cette nuit-là, endormi entre deux soldats ; il avait été chargé d'une double chaîne, et des gardes placés devant la porte veillaient sur la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans le cachot, et ayant frappé Pierre sur le flanc il l'éveilla en disant : « Lève-toi promptement, » et les chaînes tombèrent de ses mains. Mais l'ange lui dit : « Ceins ta ceinture et chausse tes sandales ; » c'est ce qu'il fît ; puis il lui dit : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi, » et étant sorti il le suivit. Et il ignorait que ce qui s'était fait par l'ange fût vrai, mais il s'imaginait avoir une vision. Après qu'ils eurent traversé la première et la seconde porte, ils arrivèrent à la porte de fer qui conduisait dans la ville ; elle s'ouvrit d'elle-même devant eux, et étant sortis, ils s'avancèrent dans une rue, et aussitôt l'ange le quitta. Et Pierre étant revenu à lui, dit : « Maintenant je sais certainement que le Seigneur a envoyé Son ange, et qu'il m'a délivré des mains d'Hérode et de tout ce qu'attendait le peuple juif. » Après s'être reconnu, il vint à la maison de Marie mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de gens se trouvaient réunis en prière. Lorsqu'il eut heurté à la porte du porche, une servante, nommé Rhode, s'avança pour écouter, et, ayant reconnu la voix de Pierre, de la joie qu'elle en eut elle n'ouvrit pas le porche, et s'en vint tout courant raconter que Pierre était devant le porche. Mais on lui dit : « Tu es folle. » Mais elle affirmait qu'il en était ainsi, et on dit : « C'est son ange. » Cependant Pierre continuait à heurter, et ayant ouvert ils le virent et furent tout hors d'eux-mêmes ; mais lui, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison et il dit : « Informez-en Jacques et les frères. » Puis étant sorti, il se rendit dans un autre lieu. Cependant, quand le jour fut venu, une grande agitation s'empara des soldats qui ne savaient ce que Pierre était devenu. Quant à Hérode, après l'avoir fait quérir sans pouvoir le trouver, il fit faire aux gardes leur procès et ordonna qu'on les suppliciât ; puis, ayant quitté la Judée, il séjournait à Césarée. Or, il se trouvait en hostilité avec les Tyriens et les Sidoniens ; ceux-ci se rendirent ensemble auprès de lui, et, ayant gagné Blastus le chambellan du roi, ils sollicitaient la paix parce que leur pays tirait sa subsistance de celui du roi. Or, au jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, les haranguait assis dans sa tribune, et le peuple s'écriait : « Voix de dieu et non d'homme ! » Mais aussitôt un ange du Seigneur le frappa, pour n'avoir pas rapporté la gloire à Dieu, et il expira rongé des vers. Cependant la parole du seigneur croissait et grandissait. Et Barnabas et Saul revinrent à Jérusalem, après avoir rempli leur mission, et pris avec eux Jean surnommé Marc.

Deuxième lecture

Jacques 4:1-10

D'où viennent les querelles et d'où viennent les luttes parmi vous ? N'est-ce pas de vos plaisirs qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes homicides et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous luttez et vous vous querellez. Vous ne possédez pas, parce que vous ne priez pas ; vous priez et vous ne recevez pas, parce que vous priez à mauvaise intention, afin de dépenser pour vos plaisirs. Épouses adultères, ne savez-vous pas que l'amour pour le monde est ennemi de Dieu ? Celui donc qui voudra être ami du monde, se montre ennemi de Dieu. Ou bien vous imaginez-vous que ce soit en vain que parle l'écriture ? C'est avec jalousie qu'il chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous, mais aussi Il accorde une plus grande grâce ; c'est pourquoi elle dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais aux humbles Il accorde grâce. » Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui êtes irrésolus. Sentez votre malheur, et prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en abattement. Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera.

Prière du soir — première lecture

2 Rois 7

Alors Elisée dit : Écoutez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle l'Éternel : Demain à pareille heure un boisseau de fleur de farine vaudra un sicle et deux boisseaux d'orge un sicle à la Porte de Samarie. Et l'adjudant sur la main duquel le roi s'appuyait, répondit à l'homme de Dieu et dit : Voici, quand l'Éternel ouvrirait des fenêtres dans le ciel, la chose arriverait-elle ? Et il reprit : Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras pas. Or quatre hommes qui avaient la lèpre, se tenaient à l'avenue de la Porte et ils se dirent l'un à l'autre : Que faisons-nous d'attendre ici jusqu'à notre mort ? Si nous disions : Nous entrerons dans la ville ! la famine y est, et nous y mourrions, et si nous restons ici, nous mourons. Eh bien ! venez et passons au camp des Syriens ; s'ils nous laissent vivre, nous vivrons ; s'ils nous font mourir, nous mourrons. Ils se levèrent donc au crépuscule pour passer au camp des Syriens, et quand ils atteignirent l'extrémité du camp des Syriens, voilà qu'il n'y avait personne. Car le Seigneur avait fait entendre à l'armée des Syriens un fracas de chars et un fracas de chevaux, un fracas de grandes troupes, et ils se dirent l'un à l'autre : Voici, le roi d'Israël a pris à sa solde contre nous les rois des Héthiens et les rois d'Egypte pour fondre sur nous. Puis ils se levèrent et fuirent au crépuscule, abandonnant leurs tentes et leurs chevaux et leurs ânes, et leur camp, tel quel, et fuyant pour sauver leur vie. Et ces lépreux ayant atteint l'extrémité du camp, pénétrèrent dans une tente, et mangèrent et burent, et en emportèrent de l'argent et de l'or et des habillements qu'ils allèrent cacher ; puis revenant ils pénétrèrent dans une autre tente et y firent des captures qu'ils allèrent cacher. Alors ils se dirent l'un à l'autre : Nous n'agissons pas bien ! Ce jour est un jour de bonne nouvelle, et si nous nous taisons et attendons jusqu'à l'aube du matin, nous nous trouverons en état de délit. Venez donc et entrons et informons la maison du roi. Et ils vinrent et appelèrent la garde de la Porte de la ville et l'informèrent en ces termes : Nous avons pénétré dans le camp des Syriens, et voilà qu'il n'y avait personne, ni voix d'hommes, mais les chevaux attachés et les ânes attachés et les tentes telles quelles. Et la chose fut répétée par les gardes de la Porte, puis transmise à l'intérieur du palais du roi. Alors le roi se leva dans la nuit et dit à ses serviteurs : Je veux vous découvrir ce que les Syriens entreprennent contre nous : sachant que nous sommes affamés, ils sont sortis du camp pour se cacher dans la campagne avec cette idée : Qu'ils sortent, et nous les prenons vivants et envahissons la ville. Et l'un de ses serviteurs prit la parole et dit : Mais ! que l'on prenne cinq des chevaux restants qui survivent dans la ville (hé ! ils sont comme toute la multitude d'Israël restée dans la ville, comme toute la multitude d'Israël qui dépérit) ; et envoyons en reconnaissance. Et ils prirent un double attelage de chevaux, et le roi les envoya sur les traces de l'armée des Syriens avec cet ordre : Allez et voyez ! Et ils les suivirent jusqu'au Jourdain, et voilà que toute la route était jonchée d'habillements et de meubles que les Syriens avaient jetés dans leur précipitation. Ensuite les courriers revinrent et firent rapport au roi. Alors le peuple sortit et pilla le camp des Syriens, et l'on eut un boisseau de fleur de farine pour un sicle et deux boisseaux d'orge pour un sicle selon la parole de l'Éternel. Et le roi avait confié la garde de la Porte à l'adjudant sur la main duquel il s'appuyait ; et celui-ci fut écrasé contre la Porte par le peuple et il mourut, comme l'avait annoncé l'homme de Dieu, qui avait parlé lorsque le roi descendit chez lui. En effet, lorsque l'homme de Dieu parlait au roi en ces termes : On aura deux boisseaux d'orge pour un sicle et un boisseau de fleur de farine pour un sicle demain à pareille heure dans la Porte de Samarie, l'adjudant répondit à l'homme de Dieu en ces termes : L'Éternel va-t-Il ouvrir des fenêtres dans le ciel ? pareille chose arrivera-t-elle ? Et Elisée répondit : Voici, tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras pas. Et il en fut ainsi pour lui, et il fut écrasé par le peuple dans la Porte, et il mourut.

Deuxième lecture

Hébreux 1:1-14

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans la période finale des jours actuels, nous a parlé par le Fils, qu'il a fait héritier de toutes choses, par lequel Il a aussi créé l'univers, et qui, étant un rayonnement de Sa gloire et une empreinte de Sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, s'est assis, après avoir fait une purification des péchés, à la droite de la Majesté dans les hauts lieux, étant devenu d'autant supérieur aux anges, qu'il avait hérité un nom plus excellent qu'eux. Car auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Tu es Mon fils, c'est Moi qui t'ai engendré aujourd'hui ? » Et derechef : « Moi, Je serai pour lui un père, et lui sera pour Moi un fils ? » Puis encore, quand Il introduit le premier-né dans le monde, Il dit : « Et que tous les anges de Dieu l'adorent ! » Et, tandis qu'il dit aux anges : « Celui qui fait de Ses anges des vents et de Ses ministres une flamme de feu, » Il dit au contraire au Fils : « Ton trône, ô Dieu, subsiste pour l'éternité ; » et : « C'est le sceptre de rectitude que le sceptre de son royaume ; tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint, plus que tes pairs, d'une huile d'allégresse ; » et : « C'est Toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et les cieux sont des œuvres de Tes mains ; pour eux ils périront, tandis que Toi, Tu subsistes ; et tous ils vieilliront comme un vêtement, et Tu les replieras comme une couverture, comme un vêtement, et ils seront changés ; mais Toi, Tu es le même, et Tes années ne finiront point. » Enfin, auquel des anges a-t-Il jamais dit : « Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds ? » Est-ce qu'ils ne sont pas tous des esprits au service de Dieu, chargés de remplir un ministère pour ceux qui doivent hériter du salut ?

Évangile

Matthieu 21

Et quand ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, sur la montagne des Oliviers, alors Jésus dépêcha deux disciples, en leur disant : « Allez dans le village qui est en face de vous, et vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. » — Or, tout cela est advenu, afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète, lorsqu'il dit : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, doux et monté sur un âne et sur un ânon, fils d'une bête de somme. » — Or, les disciples s'en étant allés et ayant exécuté les ordres de Jésus ramenèrent l'ânesse et l'ânon, et ils placèrent sur eux leurs manteaux, et il s'assit dessus. Or, la plus grande partie de la foule étendit ses manteaux sur le chemin, tandis que d'autres coupaient des branches aux arbres et les étendaient sur le chemin. Mais la foule qui le précédait et celle qui le suivait s'écriait :« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très-hauts ! » Et lorsqu'il fut entré dans Jérusalem toute la ville fut en émoi, et elle disait : « Qui est celui-ci ? » Or la foule disait : « Celui-ci, c'est le prophète Jésus, qui est de Nazareth en Galilée. » Et Jésus entra dans le temple, et il expulsa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière, mais vous, vous en faites une caverne de brigands. » Et des aveugles et des boiteux s'approchèrent de lui dans le temple, et il les guérit. Mais les grands prêtres et les scribes, voyant les merveilles qu'il avait faites et les enfants qui criaient dans le temple : « Hosanna au fils de David ! » en furent indignés, et ils lui dirent : « Entends-tu ce qu'ils disent ? » Mais Jésus leur dit : « Oui. N'avez-vous jamais lu : De la bouche des petits enfants et des nourrissons Tu T'es préparé une louange ? » Et les ayant quittés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, et il y passa la nuit. Or, le matin, comme il avait repris le chemin de la ville, il eut faim, et ayant vu un figuier sur le chemin il s'en approcha et il n'y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Qu'il ne provienne plus jamais de toi aucun fruit ! » Et subitement le figuier sécha. Ce que les disciples ayant vu, ils s'en étonnèrent en disant : « Comment ce figuier a-t-il subitement séché ? » Mais Jésus leur répliqua : « En vérité je vous déclare que si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : « Déplace-toi et te jette dans la mer, » cela se ferait. Et tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez. » Et, lorsqu'il fut arrivé dans le temple, les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui pendant qu'il enseignait, en disant : « En vertu de quelle autorité-fais-tu ces choses, et qui est-ce qui t'a donné cette autorité ? » Mais Jésus leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une seule question, et si vous y répondez, je vous répondrai à mon tour en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et disaient : « Si nous répondons : du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Tandis que si nous répondons : des hommes, nous avons à craindre la foule ; car tous tiennent Jean pour un prophète. » Et ils répliquèrent à Jésus : « Nous ne savons. » Lui de son côté leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants, et s'étant approché du premier, il lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. » Or celui-ci répliqua : « Oui, Seigneur, » et il n'y alla pas. Puis s'étant approché du second, il lui parla de même ; or celui-ci répliqua : « Je ne veux pas, » mais plus tard, s'étant repenti, il y alla. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils disent : « Le dernier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que les publicains et les prostituées entrent avant vous dans le royaume de Dieu ; car Jean est venu à vous, enseignant la justice, et vous ne l'avez pas cru, tandis que les publicains et les prostituées l'ont cru. Mais vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas même repentis plus tard pour le croire ! Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ? C'est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produise les fruits. Et celui qui sera tombé sur cette pierre-là sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. » Et après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c'était d'eux qu'il parlait, et, malgré leur désir de le faire arrêter, ils craignirent la foule, car on le tenait pour un prophète.

Évangile

Jean 6:27-33

travaillez à vous procurer, non la nourriture qui périt, mais la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, laquelle le fils de l'homme vous donnera ; car c'est lui que le Père, je veux dire Dieu, a marqué de Son sceau. » Ils lui dirent donc : « Qu'avons-nous à faire pour accomplir l'œuvre de Dieu ? » Jésus leur répliqua : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Ils lui dirent donc : « Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions et que nous te croyions ? Que travailles-tu à nous procurer ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, comme il est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. » Jésus leur dit donc : « En vérité, en vérité je vous le déclare, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain venu du ciel ; car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Prière du soir — deuxième lecture

Romains 11

Je me dis donc : Dieu n'a-t-il point rejeté Son peuple ? Loin de nous cette pensée ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a point rejeté Son peuple que d'avance Il avait élu. Ou bien ignorez-vous ce que dit l'Écriture dans le passage où Élie implore Dieu contre Israël ? « Seigneur, ils ont tué Tes prophètes, ils ont renversé Tes autels ; et moi je suis demeuré seul, et ils en veulent à ma vie. » Mais que lui dit la réponse divine ? « J'ai laissé subsister pour Moi sept mille hommes, qui n'ont pas fléchi le genou devant la déesse Baal. » De même donc, il y a eu aussi dans les circonstances actuelles un restant selon l'élection de la grâce ; mais si c'est par grâce, cela ne vient plus des œuvres ; puisque dans ce cas la grâce ne serait plus grâce. Si, au contraire, cela vient des œuvres, il n'y a plus de grâce ; puisque l'œuvre n'est plus une grâce. Qu'y a-t-il donc à dire ? C'est que ce qu'Israël recherche, il ne l'a pas obtenu ; mais les élus l'ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, conformément à ce qui est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusques au jour d'aujourd'hui. » Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, une chasse, une pierre d'achoppement, et une rétribution ; que leurs yeux soient plongés dans des ténèbres qui les empêchent de voir ; et tiens leur dos constamment courbé. » Je me dis donc : n'ont-ils point trébuché, afin qu'ils tombassent ? Loin de nous cette pensée ! Mais c'est à leur faute qu'est dû le salut des Gentils, afin d'exciter leur jalousie. Or, si leur faute fait la richesse du monde, et si leur défaite fait la richesse des Gentils, à combien plus forte raison leur pleine restauration ! Or, c'est pour vous, Gentils, que je parle. En tant que je suis donc l'apôtre des Gentils, je glorifie mon ministère en cherchant, s'il est possible, à exciter la jalousie de ma race et à en sauver quelques-uns. Car si leur rejet fut la réconciliation du monde, que sera leur réhabilitation, sinon une vie surgissant d'entre les morts ? Or, si les prémices sont saintes, la pâte l'est aussi ; et si la racine est sainte, les rameaux le sont aussi. Mais si quelques-uns des rameaux ont été arrachés, et si toi, qui es un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as été mis en communication avec la racine d'où l'olivier tire son suc, ne prends pas les rameaux en pitié. Mais si tu le fais, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : « Les rameaux ont été arrachés, afin que moi je fusse greffé. » Sans-doute ; mais c'est pour cause d'incrédulité qu'ils ont été arrachés, et toi, c'est par la foi que tu subsistes ; n'en conçois pas d'orgueil, mais sois dans la crainte ; car si Dieu n'a pas épargné les rameaux naturels, Il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu ; d'un côté la sévérité envers ceux qui sont tombés ; de l'autre envers toi la bonté de Dieu, si tu persistes à t'en montrer digne ; autrement, toi aussi, tu seras retranché. Et eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. En effet, si toi, tu as été retranché de l'olivier naturellement sauvage, et as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci, qui sont les rameaux naturels, seront-ils greffés sur leur propre olivier ? Car je ne veux pas que vous ignoriez, frères, le mystère que voici, afin que vous ne vous complaisiez pas dans vos propres pensées : c'est que l'endurcissement s'est partiellement emparé d'Israël, jusques à ce que tout l'ensemble des Gentils soit entré ; et c'est ainsi que tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion, il éloignera les impiétés de Jacob ; et telle est l'alliance que Je leur octroierai, quand J'aurai enlevé leurs péchés. » D'un côté, en ce qui concerne l'évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; de l'autre, en ce qui concerne les promesses, ils sont aimés à cause de leurs pères ; car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. En effet, de même que vous avez jadis désobéi à Dieu, tandis que maintenant vous avez obtenu miséricorde à cause de leur désobéissance, de même ceux-ci ont aussi désobéi maintenant à cause de la miséricorde qui vous est faite, afin qu'eux aussi obtiennent maintenant miséricorde ; car Dieu a renfermé tous les hommes sous la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !

Évangile

Matthieu 22

Et reprenant la parole, Jésus leur parla derechef en paraboles, en disant : « Le royaume des cieux ressemble à un roi qui fit des noces à son fils, et il dépêcha ses esclaves pour mander ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulaient pas venir. Il dépêcha derechef d'autres esclaves, en disant : « Dites aux invités : Voici, j'ai préparé mon festin ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, et tout est prêt ; venez aux noces. » Mais eux n'en ayant tenu compte s'en allèrent, qui à son champ, et qui à son négoce, tandis que les autres ayant saisi les esclaves les maltraitèrent et les mirent à mort. Mais le roi en fut irrité, et ayant expédié ses armées il fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses esclaves : « Les noces sont bien prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. » Et ces esclaves s'en étant allés sur les chemins réunirent tous ceux qu'ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle nuptiale fut remplie de convives. Mais le roi étant entré pour voir les convives aperçut là un homme qui n'était pas revêtu d'un habit de noce, et il lui dit : « Camarade, comment es-tu entré ici, sans avoir un habit de noce ? » Et l'autre resta bouche close. Alors le roi dit à ses serviteurs : « Après lui avoir lié les pieds et les mains, jetez-le dans les ténèbres extérieures. » Là sera le pleur et le grincement des dents. Il y a en effet beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. » Alors les pharisiens s'en étant allés tinrent conseil afin de le faire tomber dans le piège par un mot, et ils lui députent leurs disciples avec les Hérodiens pour lui dire : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu enseignes avec vérité la voie et que tu ne fais pas acceptions de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes ; dis-nous donc, que t'en semble ? Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Hypocrites ! Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Et ils lui présentèrent un denier. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Ils disent : « De l'empereur. » Alors il leur dit : « Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Ce qu'ayant ouï, ils furent émerveillés, et l'ayant quitté ils s'en allèrent. Ce jour-là vinrent à lui des sadducéens disant qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, Moïse a dit : Si quelqu'un vient à mourir sans avoir d'enfants, son frère épousera sa femme à titre de beau-frère et il suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait parmi nous sept frères : et le premier, après s'être marié, mourut, et n'ayant pas de postérité il laissa sa femme à son frère ; il en fut de même du second, et du troisième, et de tous les sept ; après eux tous la femme mourut. Eh bien ! lors de la résurrection, duquel des sept sera-t-elle femme ? Car ils l'ont tous possédée. » Mais Jésus leur répliqua : « Vous vous égarez, parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ; car, lors de la résurrection, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme des anges dans le ciel. Or, quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce dont Dieu vous a parlé lorsqu'il dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Ce que la foule ayant ouï, elle était stupéfaite de son enseignement. Mais les pharisiens, ayant appris qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent au même lieu, et l'un d'entre eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l'épreuve : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? » Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ; celui-ci est le grand et le premier commandement ; le second, semblablement : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend la loi tout entière, ainsi que les prophètes. » Mais les pharisiens se trouvant réunis, Jésus leur demanda : « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il fils ? » Il lui disent : « De David. » Il leur dit : « Comment donc David étant inspiré l'appelle-t-il seigneur, lorsqu'il dit : « le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds ? Si donc David l'appelle seigneur, comment est-il son fils ? » Et personne ne pouvait lui répondre un mot, et dès ce jour-là nul n'osa l'interroger.

Évangile

Luc 9:1-17

Or ayant appelé les douze, il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et pour guérir des maladies. Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et opérer des guérisons ; et il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques ; et dans quelque maison que vous entriez, c'est là que vous devez rester et de là que vous devez sortir. Et tous ceux qui ne vous recevront pas… étant sortis de cette ville-là, secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. » Or, étant partis, ils parcouraient les villages en annonçant la bonne nouvelle et en opérant partout des guérisons. Cependant Hérode le tétrarque apprit tout ce qui s'était passé, et il était très perplexe, parce que quelques-uns disaient que Jean était ressuscité des morts, quelques-uns qu'Élie était apparu, d'autres que l'un des anciens prophètes avait surgi. Mais Hérode dit : « Quant à Jean je l'ai fait décapiter ; mais quel est celui-ci dont j'entends ainsi parler ? » Et il cherchait à le voir. Et les apôtres étant revenus lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Et les prenant avec lui il se retira à l'écart dans une ville appelée Bethsaïda. Mais la foule l'ayant su le suivit, et les ayant accueillis il leur parlait du royaume de Dieu, et il guérissait ceux qui avaient besoin de guérison. Or, le jour commençait à baisser, mais les douze s'étant approchés lui dirent : « Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et dans les campagnes d'alentour pour s'héberger et trouver de la nourriture, car nous sommes ici dans un lieu désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils dirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. » Ils étaient en effet environ cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par rangs d'environ cinquante. » C'est ce qu'ils firent, et ils les firent tous asseoir. Or, après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, ayant levé les yeux vers le ciel, il les bénit et les rompit, et il les donnait à ses disciples pour les offrir à la foule. Et ils mangèrent et furent tous rassasiés, et on emporta les morceaux qu'ils avaient eu de trop dans douze corbeilles.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.