Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Actes 10:1-16

Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel.

Première lecture

Ésaïe 17

Oracle contre Damas.Voici, Damas cesse d'être au nombre des villes, elle devient un monceau de ruines. Les villes d'Aroër sont abandonnées, livrées aux troupeaux qui s'y couchent, et que personne n'effarouche. C'en est fait de la forteresse d'Éphraïm, et de l'empire de Damas, et du reste de la Syrie : il en sera d'eux, comme de la gloire des enfants d'Israël, dit l'Éternel des armées. Et dans ce jour s'évanouira la gloire de Jacob, et l'embonpoint de son corps se changera en maigreur. Et il en sera comme quand le moissonneur récolte les blés, et que sa main tranche les épis, et comme quand on ramasse les épis dans la vallée de Rephaïm. Et il y restera une glanure comme à l'abattis des olives, deux, trois fruits au haut de la cime, quatre, cinq sur les rameaux de l'arbre fruitier, dit l'Éternel, Dieu d'Israël. En ce même jour, l'homme tournera ses regards vers son Créateur, et ses yeux regarderont vers le Saint d'Israël : et il ne tournera plus ses regards vers les autels, œuvre de ses mains, et il ne regardera plus ce que ses doigts ont façonné, ni les Aschères, ni les colonnes solaires. En ce jour, ses villes fortes seront comme les débris des forêts et des montagnes, que laissa l'ennemi en s'éloignant des enfants d'Israël : et ce sera un désert. Car tu oublias ton Dieu sauveur, et ne pensas point à ton rocher de refuge : c'est pourquoi tu fis de belles plantations, et tu les plantas de boutures étrangères. En les plantant tu y mis une clôture, et bientôt tu fis fleurir tes rejetons ; [mais] la récolte t'échappe au moment d'en jouir, et la douleur est mortelle. Ho ! Une rumeur de peuples nombreux ! ils grondent comme gronde la mer ! Et un fracas de nations ! c'est un tumulte pareil au tumulte des eaux puissantes. Les peuples grondent comme grondent les grosses eaux. Mais Il les tance, et ils fuient au loin, chassés, comme la balle des montagnes au souffle du vent, et comme le tourbillon devant la tempête. C'est le soir, et voici, ruine soudaine ! et avant le matin ils ne sont plus. Tel est le lot de nos spoliateurs, et le sort de nos ravisseurs.

Première lecture

1 Rois 8:41-61

L'étranger aussi qui n'est point de ton peuple d'Israël et vient d'un pays lointain pour l'amour de ton Nom, (car ils entendront parler de ton grand Nom et de ta main puissante et de ton bras étendu) et qui arrive et élève ses prières vers cette Maison, Toi, écoute-le des Cieux, ton lieu de résidence, et accomplis tout ce que l'étranger réclamera de toi, afin que tous les peuples de la terre connaissent ton Nom et te révèrent, comme ton peuple d'Israël, et sachent que ton Nom a été invoqué sur cette Maison que j'ai bâtie. Lorsque ton peuple ira en guerre contre son ennemi par la voie où tu l'auras engagé, et s'ils prient l'Éternel tournés vers la Ville que tu as choisie et vers la Maison que j'ai édifiée à ton Nom, écoute des Cieux leur prière et leur supplication, et leur fais droit, s'ils pèchent contre toi (car il n'est pas d'homme qui ne pèche), et que tu te courrouces contre eux, et que tu les livres à la merci de leur ennemi, et qu'ils soient emmenés captifs par leurs vainqueurs au pays de l'ennemi, lointain ou rapproché, et si rentrant en eux-mêmes dans le pays où ils seront captifs, ils reviennent à t'implorer dans le pays de leurs vainqueurs, disant : Nous avons péché, nous avons été pervers et méchants ; et s'ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme dans le pays de leurs ennemis qui les ont emmenés captifs, et qu'ils t'invoquent tournés vers leur pays que tu as donné à leurs pères, vers la Ville que tu as choisie et la Maison que j'ai édifiée à ton Nom, alors écoute des Cieux, ton lieu de résidence, leur prière et leur supplication, et leur fais droit et pardonne à ton peuple le péché commis par lui contre toi, et toutes les rébellions dont il sera coupable envers toi et fais-leur obtenir compassion de la part de leurs vainqueurs, afin qu'ils prennent pitié d'eux. Car ils sont ton peuple et ta propriété, que tu as retirée de l'Egypte, hors du creuset de fer, — afin que tu aies les yeux [et les oreilles] ouvertes à la requête de ton serviteur et à la prière de ton peuple d'Israël pour les exaucer en tout ce qu'ils réclameront de toi, car tu les as séparés comme ta propriété de tous les peuples de la terre, ainsi que tu l'as déclaré par l'organe de Moïse, ton serviteur, lorsque tu retiras nos pères de l'Egypte, ô Seigneur, Éternel ! Et lorsque Salomon eut achevé d'adresser à l'Éternel toute cette prière et cette oraison, il se leva de devant l'Autel de l'Éternel où il était agenouillé les mains étendues vers le ciel, et il s'avança et bénit toute l'Assemblée d'Israël d'une voix haute et dit : Béni soit l'Éternel qui a donné repos à son peuple d'Israël aux termes de toutes ses promesses ! Il n'a pas laissé tomber un mot de toute l'excellente parole qu'il a prononcée par l'organe de Moïse, son serviteur. Que l'Éternel, notre Dieu, soit avec nous, comme Il fut avec nos pères, qu'il ne nous abandonne et ne nous délaisse pas, afin d'incliner nos cœurs vers Lui pour que nous suivions toutes ses voies et gardions ses commandements et ses statuts et ses lois, qu'il prescrivit à nos pères ! Et que mes paroles, ces paroles de l'invocation que j'ai faite devant l'Éternel, demeurent jour et nuit près de l'Éternel, notre Dieu, afin qu'il fasse droit à son serviteur et droit à son peuple d'Israël, selon le besoin de chaque jour, à cet effet que tous les peuples de la terre comprennent que l'Éternel est Dieu et pas d'autre ! Et que votre cœur soit tout à l'Éternel, notre Dieu, pour suivre ses statuts et garder ses commandements comme aujourd'hui.

Prière du matin — première lecture

Deutéronome 6

Et voici les commandements, les statuts et les lois que l'Éternel, votre Dieu, a ordonné de vous enseigner pour que vous les pratiquiez dans le pays où vous allez passer pour le conquérir, et afin que tu craignes l'Éternel, ton Dieu, observant tous ses statuts et ses commandements que je te prescris, toi et ton fils et le fils de ton fils, tous les jours de ta vie, afin que tu aies de longs jours. Écoute donc, Israël, et veille à les pratiquer, afin que tu sois heureux et que vous preniez un grand accroissement, puisque l'Éternel, Dieu de tes pères, t'a promis un pays découlant de lait et de miel. Écoute, Israël ! l'Éternel est notre Dieu, l'Éternel seul. Aime donc l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta puissance. Et aie à cœur toutes ces choses que je te prescris en ce jour. Et inculque-les à tes fils, et parles-en, et assis dans ta maison, et cheminant en voyage, et en te couchant et en te levant. Attache-les comme un signe à ta main et porte-les comme bandelettes entre tes yeux. Inscris-les sur les piliers de ta maison, et à tes portes. Et lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob de te donner, dans de grandes et belles villes que tu n'as point bâties, dans des maisons pleines de tous les biens, que tu n'as point remplies, auprès de fontaines creusées que tu n'as point creusées, dans des vignes et des olivaies que tu n'as point plantées, et lorsque tu mangeras et te rassasieras, prends garde à toi, de peur d'oublier l'Éternel qui t'a retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Crains l'Éternel, ton Dieu, et le sers, et jure par son nom. Ne suivez pas d'autres dieux parmi les dieux des peuples de vos alentours ; car c'est un Dieu jaloux au milieu de vous, que l'Éternel, notre Dieu ; de peur que la colère de l'Éternel, ton Dieu, ne s'allume contre toi et qu'il ne vous fasse disparaître de la surface de la terre. Ne tentez pas l'Éternel, votre Dieu, comme vous l'avez tenté à Massa ; gardez, gardez les commandements de l'Éternel, votre Dieu, et ses ordonnances et ses statuts qu'il t'a prescrits. Et fais ce qui est droit et bien aux yeux de l'Éternel, afin que tu sois heureux et que tu parviennes à faire la conquête du beau pays que l'Éternel promit par serment à tes pères et qu'il chasse tous tes ennemis devant toi, comme l'a dit l'Éternel. Lorsque dans l'avenir ton fils t'interrogera en disant : Qu'est-ce que ces ordonnances, ces statuts et ces lois que vous a prescrites l'Éternel, notre Dieu ? dis à ton fils : Nous étions esclaves de Pharaon en Egypte et l'Éternel nous a retirés de l'Egypte d'une main forte, et l'Éternel a opéré des signes et des prodiges grands et funestes pour l'Egypte, pour Pharaon et pour toute sa maison, sous nos yeux ; et nous, Il nous a retirés de là pour nous amener ici, et nous donner le pays qu'il avait promis par serment à nos pères. Et l'Éternel nous a commandé de pratiquer tous ces statuts, de craindre l'Éternel, notre Dieu, pour être heureux tout le temps de notre vie, ainsi qu'[il arrive] aujourd'hui. Et ce sera pour nous une justice que de veiller à accomplir tous ces commandements, devant l'Éternel, notre Dieu, ainsi qu'il nous l'a prescrit.

Épître

Jacques 1:22-27

Mais soyez de ceux qui pratiquent, et non pas de ceux qui écoutent seulement la parole, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements ; car si quelqu'un écoute et ne pratique pas la parole, il ressemble à un homme qui étudie dans un miroir le visage qu'il tient de la nature ; en effet, après s'être étudié, il s'en est allé et aussitôt il a oublié quel il était ; tandis que celui qui aura plongé ses regards dans la loi parfaite, qui est celle de la liberté, et qui aura persévéré, en se montrant, non un auditeur oublieux, mais un observateur actif, celui-là sera heureux dans son activité. Si quelqu'un s'imagine être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son propre cœur, la religion de cet homme-là est vaine. La religion pure et immaculée aux yeux de Dieu notre Père, la voici : c'est de visiter les orphelins et les veuves dans leur tribulation, c'est de se conserver soi-même sans tache, en se préservant du monde.

Première lecture

Exode 38

Et il fit l'Autel des holocaustes de bois d'acacia, de cinq coudées de longueur et de cinq coudées de largeur, carré, et de trois coudées de hauteur. Et il fit ses cornes à ses quatre angles où elles furent adaptées ; et il le plaqua d'airain. Et il fit tous les ustensiles de l'Autel, les vases et les pelles et les patères et les fourchettes et les brasiers ; il employa l'airain pour tous ses ustensiles. Et il fit à l'Autel un treillis en réseau d'airain au-dessous de la corniche de l'Autel jusqu'à la moitié de l'Autel à partir du bas. Et il fixa au réseau d'airain quatre anneaux aux quatre angles pour recevoir les barres. Et il fit les barres de bois d'acacia et les plaqua d'airain, et il passa les barres dans les anneaux aux côtés de l'Autel pour servir à le transporter ; il le fit creux et formé d'ais. Et il fit le Bassin d'airain et son support d'airain, y employant les miroirs des femmes qui à tour de rôle venaient faire leur service à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. Et il disposa le Parvis ; au côté du midi au sud, il tendit sur une longueur de cent coudées les toiles du Parvis, de lin retors, au moyen de vingt colonnes fixées sur vingt soubassements d'airain et munies de clous et de tringles d'argent ; de même au côté du nord cent coudées de toiles avec leurs vingt colonnes et leurs vingt soubassements d'airain et leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté de l'occident cinquante coudées de toiles avec leurs dix colonnes et leurs dix soubassements, leurs clous et leurs tringles d'argent ; et au côté oriental, au levant, de cinquante coudées, quinze coudées de toiles d'une part avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, et d'autre part des deux côtés de la porte du Parvis quinze coudées de toiles avec leurs trois colonnes et leurs trois soubassements, toutes les toiles de pourtour du Parvis étant de lin retors, et les soubassements des colonnes, d'airain, leurs clous et leurs tringles, d'argent, leurs têtes plaquées d'argent, les tringles de toutes les colonnes du Parvis étant d'argent ; il fit aussi le Rideau à la porte du Parvis en ouvrage de brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin retors, de vingt coudées en longueur, de cinq coudées en hauteur et largeur, exactement comme les toiles du Parvis ; et ses quatre colonnes et leurs quatre soubassements d'airain, leurs clous d'argent, et leurs têtes et leurs tringles plaquées d'argent ; tous les piliers formant l'enceinte de la Résidence et du Parvis étant d'airain. Suivent les comptes de la Résidence, Résidence du Témoignage, rendus sur l'ordre de Moïse par les soins des Lévites, par l'organe d'Ithamar, fils du Prêtre Aaron. Car Betsaléel, fils de Ouri, fils de Hur, de la tribu de Juda, exécuta tout ce que l'Éternel avait prescrit à Moïse, et avec lui Oholiab, fils de Ahisamach, de la tribu de Dan, ouvrier en fer et en bois et en brocart d'azur, de pourpre, de vermillon et de lin. Tout l'or mis en œuvre en tout genre de travail pour le Sanctuaire était l'or provenant des offrandes, savoir vingt-neuf talents et sept cent trente sicles, en sicles du Sanctuaire. Et l'argent de ceux de l'assemblée qui avaient passé à la revue, fut de cent talents et mille sept cent soixante-quinze sicles, en sicles du Sanctuaire, à raison de demi-sicle par tête, la moitié d'un sicle, en sicles du Sanctuaire, par chacun des hommes de vingt ans et au-dessus passant à la revue, dont il y eut six cent trois mille cinq cent cinquante. Et cent talents d'argent furent employés à couler les soubassements du Sanctuaire, et les soubassements du Rideau, cent talents pour cent soubassements, un talent par soubassement. Et avec les mille sept cent soixante-quinze [sicles] il fit les clous des colonnes dont il plaqua les têtes, et fit les tringles. Et l'airain des offrandes fut de soixante-dix talents et deux mille quatre cents sicles. Il l'employa aux soubassements de la porte de la Tente du Rendez-vous, à l'Autel d'airain, au réseau d'airain qui y était, et à tous les ustensiles de l'Autel, et aux soubassements du Parvis dans son pourtour, et aux soubassements de la porte du Parvis et à tous les piliers de la Résidence et à tous les piliers du Parvis dans son pourtour.

Prière du matin — deuxième lecture

Matthieu 19

Et il advint, lorsque Jésus eut terminé ces discours, qu'il s'éloigna de la Galilée et passa dans le territoire de la Judée, par l'autre côté du Jourdain. Et une foule nombreuse le suivit, et il les guérit en cet endroit. Et des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Est-il permis de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ? » Et il répliqua : « N'avez-vous pas lu que Celui qui les créa à l'origine les fit mâle et femelle, et qu'il dit : « à cause de cela l'homme quittera son père et sa mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? » En sorte qu'ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ainsi donc que ce que Dieu à conjoint, l'homme ne le sépare pas. » Ils lui disent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner un acte de divorce et de la répudier ? » Il leur dit : « C'est à cause de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l'origine cela ne s'est pas passé ainsi. Pour moi, je vous le déclare : celui qui aura répudié sa femme, sauf pour cause d'impudicité, la pousse à commettre un adultère, et celui qui aura épousé une femme répudiée commet un adultère. » Les disciples lui disent : « Si telle est la relation de l'homme avec la la femme, il ne convient pas de se marier. » Mais il leur dit : « Tous n'acquiescent pas à cette parole, mais seulement ceux auxquels cela est accordé ; en effet, il y a des eunuques qui sont sortis tels du ventre de leur mère, et il y a des eunuques qui ont été mutilés par les hommes, et il y a des eunuques qui se sont mutilés eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut acquiescer, acquiesce. » Alors on lui amena de petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et qu'il priât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus dit : « Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux. » Puis, après leur avoir imposé les mains, il partit de là. Et voici, quelqu'un s'étant approché de lui, dit : « Maître que dois-je faire de bon pour posséder la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est Le Bon ; mais si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Or Jésus dit : « Ceux-ci : tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne feras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « J'ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? » Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends tes biens, et donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens, suis-moi. » Mais le jeune homme, après avoir entendu ce discours, s'en alla tout triste ; car il avait de grandes richesses. Or Jésus dit à ses disciples : « En vérité, je vous déclare qu'un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Or je vous le déclare encore, il est plus facile qu'un chameau passe par un trou d'aiguille, qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu. » Ce que les disciples ayant ouï, ils étaient dans une grande stupéfaction, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Mais Jésus, ayant fixé sur eux ses regards, dit : « Quant aux hommes cela est impossible, mais quant à Dieu tout est possible. » Alors Pierre reprenant la parole lui dit : « Voici, pour nous, nous avons tout abandonné, et nous t'avons suivi ; qu'avons-nous donc à attendre ? » Et Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que vous qui m'avez suivi, lors du renouvellement, quand le fils de l'homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël. Et quiconque a abandonné maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, recevra infiniment davantage, et il héritera la vie éternelle. Mais plusieurs, quoique des derniers, seront des premiers, et des derniers, quoique des premiers.

Psaume responsorial

Psaumes 78

Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.

Évangile

Jean 16:23-30

et en ce jour-là vous ne m'interrogerez sur rien. En vérité, en vérité, je vous le déclare, si vous demandez quelque chose au Père, Il vous le donnera en mon nom ; jusques à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai parlé de ces choses par figures ; l'heure vient où je ne vous parlerai plus par figures, mais où je vous entretiendrai ouvertement du Père ; en ce jour-là vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que c'est moi qui solliciterai le Père pour vous, car le Père Lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu du Père. Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde ; je quitte derechef le monde et je vais vers le Père. » Ses disciples disent : « Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune figure ; maintenant nous savons que tu sais tout, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pourquoi nous croyons que tu es issu de Dieu. »

Psaume responsorial

Psaumes 128

Cantique graduel.Heureux l'homme qui craint l'Éternel, qui marche dans ses voies ! Oui, tu jouiras du fruit de tes travaux ; à toi félicité et bonheur ! Ta femme est comme une vigne féconde dans l'intérieur de ta maison ; tes fils, comme des tiges d'olivier, entourent ta table. Voyez, ainsi est béni qui craint l'Éternel ! De Sion l'Éternel t'enverra ses bénédictions, et le bonheur de Jérusalem réjouira ton regard tout le temps de ta vie. Tu verras les enfants de tes enfants. Paix soit à Israël !

Psaume responsorial

Psaumes 141

Au maître chantre. De David.Éternel, je t'invoque : accours à mon aide ! Entends ma voix, quand je t'invoque ! Que ma prière, comme l'encens, arrive jusqu'à toi, et l'élévation de mes mains, comme l'offrande du soir ! Mets, ô Éternel, une garde devant ma bouche, et surveille la porte de mes lèvres ! Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal, pour commettre des forfaits par impiété, avec les hommes artisans de crime, et pour que je ne goûte pas leurs friandises ! Que le Juste me frappe, c'est amour ; qu'il me châtie, c'est de l'huile sur ma tête ; que ma tête ne se refuse pas, si ses coups se répètent ! Mais par mes prières je m'élève contre leur malice. Si du rocher leurs princes sont précipités, alors on ouïra comme mes paroles seront douces. Tels les éclats et les copeaux qui jonchent le sol, ainsi nos os furent semés à la bouche des Enfers. Oui, Éternel, Seigneur, mes yeux se lèvent vers toi ; j'ai recours à toi : ne laisse pas ma vie se perdre ! Préserve-moi des pièges qu'ils me tendent, et des filets des méchants ! Fais tomber les méchants dans leurs propres filets, et qu'en même temps j'échappe !

Psaume responsorial

Psaumes 139

Au maître chantre. Cantique de David. Éternel, tu me pénètres et me connais. Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, de loin tu découvres ma pensée. Tu me vois marcher et me reposer, et tu as connaissance de toutes mes voies. Car la parole n'est pas encore sur ma langue, que déjà, Éternel, tu la connais tout entière. Tu m'enserres par devant et par derrière, et tu tiens ta main sur moi. Cette science est une merveille pour moi ; elle est trop élevée, je ne puis la saisir. Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux Cieux, tu y es ; si je prends les Enfers pour ma couche, tu es là ! Si, me soulevant sur les ailes de l'aurore, j'allais me loger au bout de la mer, là aussi ta main me conduirait, et ta droite me saisirait. Et si je dis : Qu'autour de moi il n'y ait que ténèbres et que la clarté qui m'entoure se change en nuit ! les ténèbres mêmes ne seront pas sombres pour toi, et la nuit sera claire comme le jour, les ténèbres seront ce qu'est la lumière. C'est toi en effet qui as formé mes reins, m'as tissé dans le sein maternel. je te loue de la merveille de ma structure. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le reconnaît profondément. Mon corps n'était point caché à tes yeux, quand j'étais formé mystérieusement dans les entrailles de la terre, comme des fils qui s'entrelacent. Quand je n'étais qu'une matière informe, tes yeux me voyaient ; et dans ton livre étaient marqués tous ensemble mes jours déjà déterminés, lorsque aucun d'eux n'existait. Que tes pensées, ô Dieu, sont incompréhensibles pour moi ! que la somme en est immense ! Veux-je les compter, les grains de sable sont moins nombreux ; je m'éveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, puisses-tu faire mourir l'impie ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! Eux, qui parlent de toi en commettant le crime, disent ton nom pour mentir, ce sont tes ennemis. Ne haïrais-je pas, Éternel, ceux qui te haïssent, et n'aurais-je pas de l'horreur pour tes adversaires ? Je les hais d'une haine sans réserve ; ils sont des ennemis pour moi ! Sonde-moi, ô Dieu, et pénètre mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées ! Et vois si le chemin que je suis, est celui du crime, et conduis-moi sur la voie des anciens temps !

Prière du soir — première lecture

Deutéronome 9

Écoute, Israël, tu vas aujourd'hui passer le Jourdain pour marcher à la conquête de nations grandes et fortes plus que toi, de villes grandes et fortifiées jusques au ciel, du peuple des Anakites, grand et de haute taille que tu connais et duquel tu as ouï dire : Qui tiendrait tête aux Anakites ? Or, sache maintenant que c'est l'Éternel, ton Dieu, qui marchera à votre tête, en feu dévorant ; c'est lui qui les détruira, lui qui les fera plier devant toi, et tu les chasseras et les extermineras bien vite, comme l'Éternel te l'a promis. Ne dis pas en ton cœur, lorsque l'Éternel, ton Dieu, les dissipera devant toi : C'est à raison de ma justice que l'Éternel m'a fait parvenir à la conquête de ce pays ; quand c'est à raison de l'impiété de ces nations-là que l'Éternel les chasse devant toi. Ce n'est pas à raison de ta justice et de la droiture de ton cœur que tu viens conquérir leur pays, mais c'est à raison de l'impiété de ces nations-là que l'Éternel, ton Dieu, les chasse devant toi, et afin de mettre à effet la promesse que l'Éternel fit par serment à tes pères, à Abraham, à lsaac et à Jacob. Reconnais donc que ce n'est pas pour ta justice que l'Éternel, ton Dieu, te donne ce beau pays pour en faire la conquête ; car tu es un peuple au col roide. Rappelle-toi, n'oublie pas comment tu as provoqué la colère de l'Éternel, ton Dieu, dans le désert ; depuis le jour que tu es sorti du pays d'Egypte jusqu'à votre arrivée en ce lieu-ci, vous avez été en rébellion contre l'Éternel. Et en Horeb vous avez irrité l'Éternel, et Il s'est courroucé contre vous au point de penser à vous détruire, lorsque je montai à la montagne pour recevoir les Tables de pierre, Tables de l'alliance que l'Éternel concluait avec vous. Et je demeurai sur la montagne quarante jours et quarante nuits sans manger de pain et sans boire d'eau ; et l'Éternel me donna les deux Tables de pierre écrites du doigt de Dieu et portant le texte de toutes les paroles que l'Éternel vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu le jour de l'Assemblée. Et au bout des quarante jours et des quarante nuits, l'Éternel me donna les deux Tables de pierre, Tables de l'alliance, et l'Éternel me dit : Lève-toi, hâte-toi de descendre d'ici, car ton peuple, que tu as retiré de l'Egypte, forfait ; ils ont bientôt quitté la voie que je leur avais prescrite : ils se sont fabriqué une idole de fonte. Puis l'Éternel me parla en ces termes : Je considère ce peuple-là ; et, voici, c'est un peuple au col roide ; ne m'arrête pas ! je veux les anéantir et effacer leur nom de dessous les Cieux, et faire de toi un peuple plus fort et plus grand que lui. Me retournant donc je descendis de la montagne, les deux Tables de l'alliance dans mes deux mains, et le feu embrasait la montagne. Et je vis ! et voilà que vous aviez péché contre l'Éternel, votre Dieu, vous vous étiez fait un veau de fonte ; vous aviez bientôt quitté la voie que vous avait prescrite l'Éternel. Alors saisissant les deux Tables je les jetai hors de mes deux mains et les brisai sous vos yeux. Ensuite je m'abattis devant l'Éternel, comme auparavant, quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain ni boire d'eau, à cause de tous vos péchés que vous aviez commis en faisant ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, pour l'irriter. Car j'appréhendais, vu la colère et le courroux dont l'Éternel était animé contre vous au point de vouloir vous anéantir, mais l'Éternel m'exauça encore cette fois. Et l'Éternel était aussi tellement irrité contre Aaron qu'il voulait le détruire, et j'intercédai alors aussi pour Aaron. Et l'objet de votre péché, le veau que vous aviez fait, je le pris et je le brûlai au feu ; et l'ayant concassé et bien trituré jusqu'à le réduire en poudre menue, j'en jetai la poudre dans la rivière qui descend de la montagne. Et à Thabeèra et à Massa et aux tombeaux de la convoitise vous excitâtes la colère de l'Éternel, et aussi lorsque l'Éternel vous envoyait de Cadès-Barnéa en disant : Montez et faites la conquête du pays que je vous ai donné ; vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu, et vous n'eûtes pas foi en lui, et n'obéîtes point à sa voix. Vous avez été en rébellion contre l'Éternel, depuis que je vous connais. Je fus donc abattu devant l'Éternel pendant les quarante jours et les quarante nuits où je m'étais abattu, parce que l'Éternel avait parlé de vous détruire et je suppliai l'Éternel en disant : Seigneur, Éternel, ne perds pas ton peuple et ton héritage que tu as racheté, dans ta grande puissance, que tu as retiré de l'Egypte d'une main forte. Souviens-toi de tes serviteurs, d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ne regarde pas à la roideur de ce peuple, ni à son impiété ni à son péché, de peur que le pays d'où tu nous as retirés, ne dise : C'est par impuissance de l'Éternel à les introduire dans le pays qu'il leur avait promis, et parce qu'il les haïssait, qu'il les en a tirés pour les faire mourir dans le désert. Hé ! ils sont ton peuple et ton héritage que tu as délivré par ta grande force et de ton bras étendu.

Deuxième lecture

Actes 21

Et, lorsque nous eûmes levé l'ancre, après nous être arrachés d'auprès d'eux, nous cinglâmes droit vers Cos, et le jour suivant vers Rhodes, et de là vers Patara. Et ayant trouvé un navire en partance pour la Phénicie, nous nous y embarquâmes, et nous partîmes. Ayant ensuite passé en vue de l'île de Chypre et l'ayant laissée sur notre gauche, nous poursuivîmes notre route vers la Syrie et nous abordâmes à Tyr ; car c'était en ce lieu-là que le navire devait décharger sa cargaison. Or nous demeurâmes là sept jours après avoir découvert les disciples, qui dirent à Paul, au nom de l'Esprit, de ne pas monter à Jérusalem. Mais, quand nous eûmes atteint le terme de notre séjour, nous partîmes pour nous mettre en route, accompagnés d'eux tous avec femmes et enfants, jusques au dehors de la ville, et, après nous être jetés à genoux sur le rivage et avoir prié, nous prîmes congé les uns des autres, et nous montâmes sur le navire, tandis qu'eux-mêmes retournèrent chez eux. Pour nous, après avoir achevé la traversée, nous arrivâmes de Tyr à Ptolemaïs, et, ayant salué les frères, nous demeurâmes un jour auprès d'eux. Le lendemain nous partîmes pour Césarée, et, étant entrés dans la maison de Philippe l'évangéliste, qui était un des sept, nous demeurâmes chez lui ; or il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Après que nous y fûmes demeurés plusieurs jours, un certain prophète, nommé Agabus, vint de Judée, et, s'étant rendu auprès de nous et ayant pris la ceinture de Paul, il s'en lia les pieds et les mains, et dit : « Voici ce que dit l'esprit saint : L'homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs de Jérusalem le lieront de la même manière et le livreront aux mains des Gentils. » Or, lorsque nous eûmes entendu ces paroles, nous et les gens de l'endroit nous l'exhortâmes à ne pas monter à Jérusalem. Alors Paul répliqua : « A quoi bon verser des larmes et me briser le cœur ? Car, pour moi, je suis tout prêt, non seulement à être enchaîné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du seigneur Jésus. » Et, comme il ne se laissait pas persuader, nous nous tînmes tranquilles, en disant : « Que la volonté du Seigneur se fasse ! » Or, au bout de ce temps-là, après avoir fait nos préparatifs, nous montâmes à Jérusalem, et quelques disciples de Césarée nous accompagnèrent et nous conduisirent chez un certain Mnasos de Chypre, ancien disciple, chez lequel nous devions loger. Or, quand nous fûmes arrivés à Jérusalem, les frères nous accueillirent avec joie, et le lendemain Paul se rendit avec nous auprès de Jacques, et tous les anciens s'y trouvèrent. Et, après les avoir salués, il racontait en détail ce que Dieu avait fait au milieu des Gentils par son ministère. Quant à eux, après l'avoir entendu, ils glorifiaient Dieu, et ils lui dirent : « Tu vois, frère, combien il y a parmi les Juifs de myriades de gens qui ont cru, et tous ils sont zélateurs de la loi ; or, ils ont été informés, en ce qui te concerne, que tu enseignes à tous les Juifs qui se trouvent parmi les Gentils à se détacher de Moïse, leur disant de ne point circoncire leurs enfants et de ne point se conformer aux coutumes ? Quel parti faut-il donc prendre ? On apprendra certainement que tu es arrivé. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons quatre hommes qui se sont imposé un vœu ; prends-les avec toi et associe-toi à leur vœu, puis subviens à leur dépense, afin qu'ils puissent se faire raser la tête ; et tous connaîtront que ce dont ils ont été informés à ton sujet ne signifie rien, mais que, toi aussi, tu te comportes en observateur de la loi. Quant aux Gentils qui ont cru, nous avons fait savoir par des députés que nous avions décidé qu'ils devaient s'abstenir de viandes sacrifiées aux idoles, de sang, d'animaux étouffés et d'impudicité. » Alors Paul, ayant pris ces hommes avec lui, et s'étant associé à leur vœu, se rendit dès le lendemain avec eux au temple, pour dénoncer la durée des jours du vœu, au bout desquels l'offrande serait offerte pour chacun d'eux. Or, lorsque les sept jours étaient sur le point d'expirer, les Juifs venus d'Asie, l'ayant vu dans le temple, soulevèrent toute la foule et mirent les mains sur lui, en criant : « Israélites, au secours ! Voici l'homme qui, non content de prêcher partout et devant tous contre le peuple, la loi et ce lieu-ci, vient encore d'introduire des Grecs dans le temple et de souiller ce saint lieu. » En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d'Éphèse dans la ville avec lui et ils croyaient que Paul l'avait fait entrer dans le temple. Et toute la ville fut en émoi, et il y eut un rassemblement populaire, et, s'étant saisis de Paul, ils le traînèrent hors du temple, dont les portes furent aussitôt fermées. Pendant qu'ils cherchaient à le mettre à mort, la nouvelle que toute la ville de Jérusalem était en confusion, parvint au commandant de la cohorte qui, prenant aussitôt des soldats et des centurions, descendit précipitamment vers eux ; mais, dès qu'ils virent le commandant et ses soldats, ils cessèrent de frapper Paul. Alors le commandant s'étant approché le fit saisir et ordonna qu'on le chargeât d'une double chaîne, puis il demandait qui il était et ce qu'il avait fait ; mais dans la foule les uns criaient une chose et les autres une autre, et, comme il ne pouvait rien apprendre de certain à cause du tumulte, il ordonna qu'on le conduisît au quartier. Mais, quand il fut sur les escaliers, il dut être porté par les soldats à cause de la violence delà foule, car la multitude du peuple suivait en criant : « A mort ! » Quand Paul fut sur le point d'entrer au quartier, il dit au commandant : « M'est-il permis de te dire quelque chose ? » L'autre lui dit : « Tu sais le grec ? Tu n'es donc pas cet Égyptien qui naguère s'est révolté et a conduit au désert les quatre mille sicaires. » Mais Paul dit : « Pour moi, je suis un Juif de Tarse, citoyen d'une ville de Cilicie qui n'est pas sans renom ; cependant, je te prie, permets-moi de parler au peuple. » Cette permission accordée, Paul, se levant debout sur les escaliers, fit signe de la main au peuple, et un profond silence s'étant établi, il prit la parole en langue hébraïque, en disant :

Deuxième lecture

Apocalypse 20

Et je vis un ange descendre du ciel, tenant la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Et il se saisit du dragon, l'ancien serpent, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans ; et il le jeta dans l'abîme, et il l'enferma et le scella d'une manière permanente, afin qu'il n'égarât plus les nations, jusques à ce que les mille ans eussent été accomplis : après cela il faut qu'il soit délié pour un peu de temps. Et je vis des trônes ; et ils s'assirent dessus, et il leur fut donné d'exercer le jugement ; et je vis aussi les âmes de ceux auxquels on a fait la guerre à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux entre autres qui n'ont point adoré la bête ni son image, et qui n'ont pas reçu sa marque sur leur front ni sur leur main ; et ils vécurent et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans. Les autres morts ne vécurent point jusques à ce que les mille ans eussent été accomplis. C'est là la première résurrection. Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! La seconde mort n'a aucune autorité sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils règnent avec lui pendant mille ans. Et, quand les mille ans auront été accomplis, Satan sera élargi de sa prison, et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les rassembler pour la guerre, eux dont le nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée, et du feu descendit du ciel et il les consuma ; et le diable qui les égare fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont aussi la bête et le faux prophète, et ils seront tourmentés jour et nuit aux siècles des siècles. Et je vis un grand trône blanc et Celui qui y était assis ; de devant la face duquel s'enfuirent la terre et le ciel, et pour eux on ne trouva pas de place. Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant debout devant le trône, et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert, qui est le livre de vie, et les morts furent jugés selon leurs œuvres d'après ce qui est écrit dans les livres ; et la mer rendit les morts qu'elle renferme, et la mort et le séjour des morts rendirent les morts qu'ils renferment, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est là la seconde mort, l'étang de feu. Et quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.

Deuxième lecture

Hébreux 7:23-28

Et, tandis que les autres ont formé une pluralité de prêtres, parce que la mort empêche la permanence, pour lui, comme il demeure pour l'éternité, il possède la prêtrise indéfectible, en sorte qu'il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, car il est toujours vivant pour intercéder pour eux. C'est bien, en effet, un tel grand prêtre qui nous convenait : saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et qui est devenu plus élevé que les cieux ; il n'a pas journellement besoin, comme les grands prêtres, d'offrir des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même en sacrifice. En effet, tandis que la loi institue, pour grands prêtres, des hommes pleins de faiblesse, la parole du serment, prêté après la loi, institue un Fils qui est parvenu à la perfection pour l'éternité.

Deuxième lecture

1 Pierre 6:1-10

Évangile

Marc 3

Et il entra de nouveau dans une synagogue, et il se trouvait là un homme ayant la main desséchée. Et ils l'observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et viens ici au milieu. » Et il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la détruire ? » Mais eux se taisaient. Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux avec colère, étant vivement attristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : « Étends la main. » Et il l'étendit et sa main fut guérie. Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir. Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître. Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra. Et il se rend à la maison, et la foule se réunit de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Et ceux qui lui tenaient de près l'ayant appris sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu l'esprit. » Et les scribes descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béézéboul, » et : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et les ayant appelés à lui, il leur disait sous forme de paraboles : « Comment Satan peut-il chasser Satan ? Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra pas subsister ; et si Satan s'est soulevé contre lui-même et est divisé, il ne peut pas subsister, mais il prend fin. Mais personne ne peut, après être entré dans la maison de l'homme fort, piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison. En vérité je vous déclare que tous les péchés et les blasphèmes, qu'ils auront pu proférer, seront pardonnés aux fils des hommes ; mais celui qui aura blasphémé contre l'esprit saint n'a point de pardon à attendre pour l'éternité, mais il est coupable d'un péché éternel. » C'est qu'ils disaient : « Il a un esprit impur. » Et sa mère et ses frères viennent, et se tenant debout dehors ils envoyèrent vers lui pour l'appeler. Et la foule était-assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères sont dehors qui te cherchent. » Et il leur réplique : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ayant porté ses regards tout alentour sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ; quiconque aura fait les volontés de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Corinthiens 4

Ainsi l'on doit nous regarder comme des employés de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. Ici, du reste, ce que l'on demande des administrateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle ; mais il est pour moi tout à fait indifférent d'être jugé par vous ou par un tribunal humain, bien plus, je ne me juge pas même moi-même, car je ne me reproche rien, quoique ce ne soit pas par là que je suis justifié ; mais celui qui me juge, c'est le Seigneur. Ainsi ne portez aucun jugement avant le temps, jusques à ce que le Seigneur soit venu, qui mettra aussi en lumière ce que cachent les ténèbres et qui manifestera les desseins du cœur ; et alors la louange sera accordée à chacun de la part de Dieu. J'ai figurément rapporté ce qui précède à moi-même et à Apollos, à cause de vous, pour que, d'après nous, vous appreniez le précepte : « Pas au-dessus de ce qui est écrit ; » afin que vous ne vous éleviez pas par orgueil en faveur de l'un contre l'autre. Car qui est-ce qui te distingue ? Et que possèdes-tu, que tu n'aies reçu ? Mais si, en effet, tu l'as reçu, pourquoi t'enorgueillis-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? Vous êtes déjà rassasiés ; vous êtes déjà enrichis ; c'est sans nous que vous avez été mis en possession du royaume ; et puissiez-vous réellement avoir été mis en possession du royaume, afin que nous-mêmes aussi nous le soyons avec vous ! Car il me semble que Dieu nous a placés, nous autres apôtres, au dernier rang des hommes, comme des condamnés à mort, car nous sommes devenus un spectacle pour le monde, pour les anges et les hommes. Quant à nous, nous sommes fous à cause de Christ, mais vous, vous êtes prudents en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts ; vous êtes couverts de gloire, mais nous d'ignominie ; jusques à l'heure présente nous souffrons et de la faim, et de la soif, et de la nudité ; et nous sommes frappés de coups ; et nous menons une vie errante ; et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous intercédons ; nous sommes devenus comme les immondices du monde, le rebut de tous jusques à présent. Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes chers enfants, Car, quand vous auriez en Christ dix mille précepteurs, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai fait naître en Christ par l'Évangile ; je vous en conjure donc : devenez mes imitateurs. C'est pourquoi je vous ai envoyé Timothée, mon enfant bien-aimé, et qui est fidèle dans le seigneur ; il vous rappellera quelle est la route que je suis en Christ, quant à la manière dont j'enseigne partout dans chaque église. Or quelques-uns se sont enflés d'orgueil, comme si je ne devais pas venir chez vous ; mais je viendrai bientôt chez vous, si le Seigneur le veut, et je connaîtrai alors, non les discours, mais la puissance de ceux qui se sont enflés d'orgueil, car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance. Que voulez-vous ? Que ce soit avec une verge que je vienne chez vous, ou bien avec charité et un esprit de douceur ?

Évangile

Luc 11:14-28

Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! »

Évangile

Jean 7:37-52

Or le dernier jour de la fête, qui était le grand, Jésus s'avança et éleva la voix en disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; celui qui croit en moi, comme a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive découleront de son ventre . » Or il dit cela relativement à l'Esprit que ceux qui ont cru en lui devaient recevoir ; car l'esprit saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. — Des gens de la foule ayant donc entendu ces paroles, disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète. » D'autres disaient : « Il est le Christ. » Mais les premiers disaient : « Est-ce qu'en effet le Christ doit venir de Galilée ? L'Écriture n'a-t-elle pas dit que c'est de la race de David et de Bethléem, le village où était David, que doit sortir le Christ ? » Il y eut donc dissentiment parmi la foule à son sujet ; mais quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, toutefois personne ne mit la main sur lui. Les huissiers revinrent donc auprès des grands prêtres et des pharisiens, et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? » Les huissiers répondirent : « Jamais homme n'a parlé de la sorte. » Les pharisiens répliquèrent : « Est-ce que, vous aussi, vous vous êtes laissés séduire ? Est-ce que l'un des chefs ou des pharisiens a cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. » Nicodème (celui qui était venu auprès de lui antérieurement et qui était l'un d'entre eux), leur dit : « Est-ce que notre loi juge l'homme sans l'avoir d'abord interrogé, et sans avoir constaté ce qu'il fait ? » Ils lui répliquèrent : « Est-ce que toi aussi, tu sors de la Galilée ? Examine, et vois qu'un prophète ne saurait surgir de la Galilée. »

Évangile

Actes 2

Et, quand vint le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et il survint tout à coup du ciel un bruit semblable à celui d'un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et des langues séparées, qui semblaient de feu, leur apparurent, et il s'en posa une sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis d'esprit saint, et ils commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'esprit leur donnait de s'exprimer. Or, se trouvaient établis à Jérusalem des Juifs pieux venus de chez toutes les nations qui habitent sous le ciel ; et, quand ce bruit eut eu lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans son propre idiome. Or tous étaient stupéfaits et ils disaient dans leur étonnement : « Voici, tous ces gens-là qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Et comment chacun de nous entend-il dans son idiome natal — Parthes et Mèdes et Élamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l'Asie, la Phrygie et la Pamphylie, l'Egypte et les régions de la Libye voisine de Cyrène, et les voyageurs venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, — comment les entendons-nous parler dans nos propres langues des hauts faits de Dieu ? » Or tous étaient stupéfaits et incertains, se disant l'un à l'autre : « Que veut dire ceci ? » tandis que d'autres raillaient et disaient : « C'est qu'ils sont pleins de vin doux. » Mais Pierre s'étant avancé avec les onze éleva la voix et leur dit : « Juifs, et vous tous qui habitez Jérusalem, comprenez bien ceci et prêtez l'oreille à mes paroles, car ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, puisque c'est la troisième heure du jour, mais ce qui se passe est ce qui a été prédit par l'entremise du prophète Joël : « Et il arrivera après cela, dit Dieu, que Je répandrai de Mon esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens verront des visions, et vos vieillards auront des songes ; et certes en ces jours-là Je répandrai de Mon esprit sur Mes serviteurs et sur Mes servantes, et ils prophétiseront ; et J'opérerai des prodiges en haut dans le ciel, et des miracles en bas sur la terre, du sang et du feu et de la vapeur de fumée ; le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang, avant qu'arrive la grande et éclatante journée du Seigneur ; et il arrivera que quiconque aura invoqué le nom du Seigneur sera sauvé. » Israélites, écoutez mes paroles que voici : Jésus le Nazoréen, cet homme accrédité de Dieu auprès de vous par des miracles, des prodiges et des signes que Dieu a opérés par son moyen au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes, c'est lui que vous avez fait périr en le crucifiant par la main des impies, après qu'il eut été livré selon le dessein arrêté et la prescience de Dieu, et c'est lui que Dieu a ressuscité en dissipant les douleurs de la mort, en la puissance de laquelle il n'était, en effet, pas possible qu'il fût retenu ; car David dit à propos de lui : « J'ai toujours vu le Seigneur devant moi, parce qu'il se tient à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé, c'est pourquoi mon cœur a été dans la joie et ma langue dans l'allégresse ; ma chair aussi se reposera encore avec espérance, parce que Tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts et que Tu ne permettras point que celui qui T'est consacré voie la corruption. Tu m'as fais connaître les routes de la vie, Tu me combleras de joie par Ta présence. » Frères, il est permis de vous dire avec assurance, quant au patriarche David, qu'il est mort et qu'il a été enterré ; aussi bien son sépulcre subsiste-t-il parmi nous jusques à ce jour. Étant donc prophète, et sachant que Dieu lui avait juré avec serment qu'il ferait asseoir un fruit de ses reins sur son trône, c'est par prévision qu'il a parlé de la résurrection du Christ, car celui-ci n'a pas été abandonné dans le séjour des morts et sa chair n'a pas vu la corruption ; c'est ce Jésus que Dieu a ressuscité, ce dont, nous tous, nous sommes témoins. Ayant donc été élevé à la droite de Dieu, et ayant reçu du Père l'esprit saint qui avait été promis, il a répandu celui-ci comme vous-mêmes aussi vous le voyez et vous l'entendez. David, en effet, n'est point monté dans les cieux, mais il dit lui-même : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusqu'à ce que J'aie fait de tes ennemis un marchepied pour tes pieds. » Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu l'a fait et seigneur, et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. » Ce qu'ayant ouï, ils furent piqués au cœur, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu'avons-nous à faire ? » Sur quoi Pierre s'adressant à eux : « Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez le don du saint esprit ; car c'est pour vous qu'est la promesse, et pour vos enfants, et pour tous ceux au loin qu'aura appelés à Lui le Seigneur notre Dieu. » Et il rendait témoignage par plusieurs autres paroles, et il les exhortait en disant : « Sauvez-vous en quittant cette génération pervertie. » Ceux donc qui eurent à gré ses paroles se firent baptiser, et il y eut ce jour-là environ trois mille personnes qui furent agrégées. Cependant ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières. Or chacun était dans la crainte ; mais il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Et tous ceux qui avaient cru avaient en un même lieu toutes choses en commun, et ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils les distribuaient à tous selon les besoins de chacun. Tous les jours ils étaient ensemble assidus dans le temple, et, rompant le pain dans les maisons, ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant faveur auprès de tout le peuple. Cependant le Seigneur agrégeait journellement au même corps ceux qui étaient sauvés.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.