Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Je vous invite cependant, frères, à avoir l'œil sur ceux qui font naître les divisions et les occasions de chute, en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux ; car de tels hommes ne s'asservissent point à Christ notre Seigneur, mais à leur propre ventre ; et, grâce à leurs beaux discours et à leurs bonnes paroles, ils trompent les cœurs des innocents. Car pour vous, votre obéissance est connue de tout le monde ; j'ai donc de quoi me réjouir à votre sujet, mais je désire que vous soyez sages relativement à ce qui est bien et purs relativement à ce qui est mal. Or, le Dieu de paix broiera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre seigneur Jésus soit avec vous ! Timothée mon coopérateur vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipatros mes parents. Moi, Tertius, qui ai écrit la lettre, je vous salue dans le Seigneur. Gaïus, mon hôte et celui de toute l'église, vous salue. Eraste le trésorier de la ville vous salue, ainsi que Quartus son frère. [Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen !] A Celui qui peut vous affermir dans l'attachement à mon évangile et à la prédication de Christ-Jésus, conformément à la révélation d'un mystère de tout temps tenu secret, mais manifesté maintenant, et porté à la connaissance de tous les Gentils par des écrits prophétiques, selon l'ordre du Dieu éternel et pour produire l'obéissance de la foi, — à Dieu seul sage, soit rendue la gloire par Christ-Jésus, pour les siècles ! Amen !
Première lecture
Malheur à toi, dévastateur, qui n'as pas encore été dévasté, et spoliateur, qu'on n'a pas dépouillé ! Quand tu auras achevé tes ravages, tu seras ravagé ; quand tu auras fini de dépouiller, on te dépouillera. Éternel, sois-nous propice, nous nous attendons à toi ! sois notre bras chaque matin, et notre aide au temps de la détresse ! A ta voix tonnante les peuples fuient, à ton lever les nations se dissipent. On ramasse votre butin, comme ramasse la sauterelle ; on s'y précipite, comme la locuste se précipite. L'Éternel est élevé, car Il habite les lieux très-hauts, Il remplit Sion de justice et d'équité. Et ce sera la sécurité de tes jours ; la sagesse et la science sont une riche source de salut ; et la crainte de l'Éternel, c'est là son trésor. Voici, leurs guerriers poussent des cris au dehors ; les messagers de paix pleurent amèrement. Les chemins sont désolés ; on cesse de pratiquer les sentiers. Il rompt l'alliance, méprise les villes, et ne fait aucun cas des hommes. Le pays est en deuil et languit ; le Liban est confus, dans la douleur ; Saron ressemble au désert, Basan et le Carmel perdent leurs feuilles. Maintenant je vais me lever, dit l'Éternel, maintenant me dresser, maintenant m'élever. Dans vos flancs vous portez du foin, et vous enfanterez de la balle ; votre souffle est un feu qui vous consumera. Et les peuples seront embrasés, calcinés ; ronces coupées, ils brûleront au feu. Écoutez, peuples lointains, ce que j'ai fait, et vous qui êtes près, connaissez ma puissance ! En Sion les pécheurs tremblent, le frisson saisit les impies. « Qui de nous tiendra devant le feu consumant ? qui de nous tiendra devant les flammes éternelles ? » – Celui qui est dans la voie de la justice, et qui parle selon la droiture, qui méprise les gains extorqués, qui secoue sa main pour ne point recevoir de dons corrupteurs, qui se bouche les oreilles pour n'être point complice de meurtres et qui ferme ses yeux pour ne point voir le mal, celui-là habitera un séjour éminent, des rochers fortifiés seront sa citadelle, son pain lui sera donné et son eau ne tarira pas. Tes yeux contempleront le Roi dans sa beauté, ils verront des pays lointains. Ton cœur se rappellera le temps de la terreur. « Où est celui qui tenait le registre ? où, celui qui tenait la balance ? où, celui qui inspectait les tours ? » Tu ne verras plus le peuple cruel, le peuple au langage obscur que l'on n'entend pas, à la langue bégayante que l'on ne comprend pas. Contemple Sion, la ville de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem un séjour tranquille, une tente qu'on ne lève plus, dont les pieux ne sont plus arrachés, dont nulle corde n'est détachée. Car là l'Éternel dans sa magnificence nous tient lieu de rivières, de larges fleuves ; un vaisseau à rames n'oserait y passer, un navire puissant n'oserait y voguer. Car l'Éternel notre juge, l'Éternel notre législateur, l'Éternel notre Roi est celui qui nous sauve. Tes cordes sont lâches, ne tiennent point leur mât ferme, ni les voiles tendues. Alors le butin et les dépouilles en abondance sont partagés, [même] les boiteux prennent part au pillage, et aucun habitant ne dit : « Je suis malade ! » Au peuple qui y habite, le péché est pardonné.
Première lecture
La douzième année d'Achaz, roi de Juda, Hosée, fils d'Éla, devint roi d'Israël à Samarie, pour neuf ans. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, seulement pas à l'égal des rois d'Israël, ses prédécesseurs. Contre lui s'avança Salmanassar, roi d'Assyrie, et Hosée lui fut assujetti, et lui paya un tribut. Mais le roi d'Assyrie découvrit une menée chez Hosée, lequel envoyait des messagers à So, roi d'Egypte, et ne payait point le tribut au roi d'Assyrie année par année ; c'est pourquoi le roi d'Assyrie le fit prisonnier et le mit aux fers dans un cachot. Et le roi d'Assyrie s'avança sur tout le pays, et marcha contre Samarie qu'il assiégea trois ans. La neuvième année d'Hosée le roi d'Assyrie prit Samarie et déporta les Israélites en Assyrie, et les établit à Chala et au Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes. C'est que les enfants d'Israël s'étaient rendus coupables envers l'Éternel, leur Dieu, qui les avait retirés du pays d'Egypte, de dessous la main de Pharaon, roi d'Egypte, et qu'ils révérèrent des dieux différents. Et ils suivirent les us des nations que l'Éternel avait chassées devant les enfants d'Israël, et des rois d'Israël qui les avaient institués. Et les enfants d'Israël firent parade de choses qui ne sont pas bien, en opposition à l'Éternel, leur Dieu, et s'élevèrent des tertres dans toutes leurs villes, depuis les tours d'observation aux places fortes. Et ils se dressèrent des colonnes et des Astartés sur toute colline éminente, et sous tout arbre vert. Et là ils offrirent l'encens sur tous les tertres comme les nations que l'Éternel avait exilées devant eux, et pratiquèrent des choses mauvaises pour provoquer l'Éternel. Et ils servirent les idoles dont l'Éternel leur avait dit : Vous n'en ferez rien. Et l'Éternel somma Israël et Juda par l'organe de tous ses prophètes, de tout Voyant, en ces termes : Quittez vos voies mauvaises et gardez mes commandements, mes statuts, d'après toute la Loi que j'ai prescrite à vos pères, et tous les messages que je vous ai envoyés par l'organe de mes serviteurs les prophètes ! Mais ils n'écoutèrent point, ils roidirent leur col comme le col de leurs pères, qui n'avaient pas cru en l'Éternel, leur Dieu. Et ils méprisèrent ses statuts et son alliance qu'il avait conclue avec leurs pères, et ses sommations qu'il leur adressait, et ils suivirent les vaines idoles et s'adonnèrent à la vanité, et imitèrent les nations de leurs alentours que l'Éternel leur avait commandé de ne point imiter. Et ils négligèrent tous les commandements de l'Éternel, leur Dieu, et se fabriquèrent des images de fonte, deux veaux, et ils se firent des Astartés, et adorèrent toute l'armée des cieux, et rendirent un culte à Baal. Et ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles et pratiquèrent la divination et les augures et se vendirent pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, afin de le provoquer. Alors l'Éternel se courrouça fort contre Israël et Il les exclut de sa présence : il ne resta que la tribu de Juda seule.
Prière du matin — première lecture
N'aie point de peur, ô pays ! sois dans l'allégresse et la joie ! car l'Éternel se montrera glorieux !
Épître
Or, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie accueillait la parole de Dieu, leur envoyèrent Pierre et Jean, qui, lorsqu'ils furent arrivés, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent l'esprit saint ; car il n'était encore tombé sur aucun d'eux, mais ils avaient seulement été baptisés au nom du seigneur Jésus ; alors ils leur imposèrent les mains et ils recevaient l'esprit saint.
Première lecture
Mon fils, si tu as cautionné ton prochain, si pour un autre tu as donné ta main, si tu es engagé par les paroles de ta bouche, lié par les paroles de ta bouche ; ah ! fais ceci, mon fils, dégage-toi, car tu es tombé entre les mains de ton prochain ! Va et te jette à ses pieds, et presse instamment ton prochain ! N'accorde ni sommeil à tes yeux, ni assoupissement à les paupières ! Dégage-toi, comme la gazelle, de la main, comme l'oiseau, de la main de l'oiseleur ! Va vers la fourmi, paresseux ! observe ses voies, et deviens sage ! Elle n'a ni prince, ni chef, ni souverain ; cependant elle fait en été ses provisions, et durant la moisson recueille sa nourriture. Jusques à quand, paresseux, seras-tu couché ? quand te lèveras-tu secouant ton sommeil ? « Un peu dormir, un peu sommeiller, un peu croiser les bras en étant couché ! » Ainsi, la pauvreté fondra sur toi, comme un larron, et l'indigence, comme un homme portant le bouclier. Il est un indigne l'homme faux, dont la bouche s'écarte de la droiture, qui cligne les yeux, parle du pied, et fait entendre du doigt. Les détours sont dans son cœur, il trame le mal en tout temps, et excite les rixes. Aussi sa ruine arrivera tout-à-coup, soudain il sera brisé, et sans remède. Il y a six choses que hait l'Éternel, et sept qui sont l'abomination de son âme : les yeux hautains, la langue menteuse, et les mains qui répandent le sang innocent ; un cœur qui médite des projets pernicieux, des pieds empressés à courir au mal ; celui qui, faux témoin, profère des mensonges, et celui qui excite des querelles entre les frères. Garde, mon fils, le précepte de ton père, et ne néglige pas les leçons de ta mère ! Tiens-les toujours attachés à ton cœur, et liés à ton col ! Si tu chemines, ils te garderont ; si tu es couché, ils veilleront sur toi ; à ton réveil ils t'entretiendront. Car le précepte est un flambeau, et la leçon une lumière, et les remontrances de la sagesse sont la voie de la vie, pour te préserver de la femme mauvaise, du doux parler de la langue étrangère. Ne convoite point sa beauté dans ton cœur, et que ses paupières ne te captivent pas ! Car pour une impudique on se réduit à un morceau de pain, mais la femme mariée tend un piège à la vie qui est chère. Met-on du feu dans son sein, sans que les vêtements en soient embrasés ? Marche-t-on sur des charbons ardents, sans que les pieds en soient brûlés ? De même pour celui qui va vers la femme de son prochain : qui la touchera, ne restera pas impuni. On ne néglige pas le voleur, quand il vole pour satisfaire son désir, parce qu'il a faim ; mais surpris, il restitue sept fois, et livre tout le bien de sa maison. Qui commet adultère avec une femme, n'a point la raison qui veut se perdre, le fait. Il trouve des coups et de la honte, et son opprobre ne s'efface point. Car la jalousie est une fureur pour l'homme ; il sera sans pitié au jour de la vengeance, il n'aura égard à aucune rançon, et n'acceptera pas, quand tu multiplierais les dons.
Prière du matin — deuxième lecture
Toutefois nous vous prions, frères, de distinguer ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et d'avoir pour eux une charité sans bornes à cause de leur œuvre.Gardez la paix entre vous ; toutefois nous vous y exhortons, frères : avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont découragés, supportez les faibles, soyez patients envers tous ; prenez garde que personne ne rende à personne mal pour mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit à l'égard de tous. Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; rendez pour toutes choses des actions de grâces ; car telle est la volonté de Dieu en Christ Jésus à votre égard. N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. Abstenez-vous de toute espèce de mal. Or, que le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme, et le corps, soient conservés sans reproche lors de l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est Lui aussi qui le fera.
Psaume responsorial
Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es très grand, tu es revêtu de splendeur et de majesté ! Il s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, Il déploie les Cieux comme une tenture ; Il élève sur les eaux le haut de sa demeure, Il fait des nuées son char, Il s'avance sur les ailes du vent. Il fait des vents ses messagers, et ses ministres, du feu enflammé. Il assit la terre sur ses bases, elle est inébranlable pour toujours, pour jamais. Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un manteau, les eaux se tenaient sur les montagnes ; à ta menace elles ont fui, à la voix de ton tonnerre elles ont reculé : les montagnes montèrent, les vallées descendirent à la place que tu leur assignas. Tu posas des limites qu'elles ne franchiraient plus, afin qu'elles ne vinssent plus recouvrir la terre. Tu fais jaillir des sources pour former les ruisseaux ; ils s'écoulent entre les montagnes ; ils abreuvent toutes les bêtes des champs, les onagres y étanchent leur soif. Sur leurs bords séjournent les oiseaux du ciel, entre les rameaux ils font entendre leur voix. Du haut de sa demeure Il arrose les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres. Il fait croître l'herbe pour les quadrupèdes, et les plantes pour le service de l'homme, tirant ainsi le pain du sein de la terre ; et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et, plus que l'huile, fait resplendir son visage ; et le pain qui fortifie le cœur de l'homme. Les arbres de l'Éternel sont rassasiés, les cèdres du Liban qu'il a plantés, où viennent nicher les oiseaux, la cigogne, qui habite les pins. Les hautes montagnes sont pour les bouquetins, et les rochers sont l'asile des gerboises. Il créa la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son couchant. Tu fais l'obscurité, et il est nuit : alors toutes les bêtes des forêts sont en mouvement ; les jeunes lions rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur pâture. Le soleil se lève : ils se retirent, et vont reposer dans leurs tanières. L'homme se rend à son travail, et à son labour jusques au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est pleine de tes richesses. Dans cette mer grande et vaste fourmillent sans nombre des animaux petits et grands. Là circulent les navires, le Léviathan que tu formas pour s'y jouer. Tous ils s'attendent à toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de biens. Tu caches ta face, ils sont éperdus ; tu leur retires le souffle, ils expirent et rentrent dans leur poudre. Tu émets ton souffle, ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. La gloire de l'Éternel demeure à jamais ; l'Éternel se réjouit de ses œuvres. Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles sont fumantes. Je veux chanter l'Etemel, tant que je vivrai, célébrer mon Dieu, tant que je serai. Que mes chants lui soient agréables ! Je fais mes délices de l'Éternel. Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les impies cessent d'être ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Alléluia !
Évangile
En vérité, en vérité je vous le déclare, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais qui l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand ; mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis ; c'est à lui qu'ouvre le portier, et les brebis entendent sa voix, et il appelle ses propres brebis par leur nom, et il les fait sortir ; lorsqu'il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et ses brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voie ; mais elles ne suivront certainement pas un étranger, elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus leur adressa cette similitude, mais pour eux ils ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Jésus dit donc derechef : « En vérité, en vérité je vous le déclare, c'est moi qui suis la porte des brebis ; tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés ; c'est moi qui suis la porte ; si quelqu'un est entré par moi, il sera sauvé, et il entrera et il sortira et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour dérober, pour égorger et pour détruire ; moi, je suis venu afin qu'elles aient la vie, et qu'elles l'aient surabondamment.
Psaume responsorial
Cantique de David.Éternel, entends ma prière, écoute ma supplication ! Au nom de ta fidélité, exauce-moi ! au nom de ta justice ! et n'appelle point en jugement ton serviteur ! car aucun des vivants n'est juste devant toi. Car l'ennemi poursuit mon âme, foule ma vie contre terre, me pousse dans le lieu ténébreux, vers ceux qui sont morts dès longtemps. Et mon esprit s'alarme en moi, et mon cœur frissonne au dedans de moi. Je me rappelle les jours d'autrefois, je pense à tout ce que tu as fait ; je médite tout ce qu'ont opéré tes mains. Je tends mes mains vers toi ; comme une terre altérée, mon âme te {[}désire{]}. (Pause) Hâte-toi, réponds-moi, Éternel ! mon esprit se consume ; ne me cache pas ta face ! sinon, je ressemble aux hommes descendus au tombeau. Fais-moi bientôt ressentir ta grâce ! car je me confie en toi. Indique-moi la voie qu'il me faut suivre ! car j'élève mon âme à toi. Délivre-moi de mes ennemis, Éternel ! car auprès de toi je me mets à couvert. Enseigne-moi à faire ta volonté ! car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite ! Pour l'amour de ton nom, Éternel, tu me sauveras, par l'effet de ta justice, tu me dégageras de l'angoisse, et, dans ta grâce, tu détruiras mes ennemis, et tu feras périr tous ceux qui sont hostiles à mon âme parce que je suis ton serviteur.
Psaume responsorial
Complainte de David, qu'il chanta à l'Éternel à propos de Cus, Benjamite.Éternel, mon Dieu, à toi j'ai mon recours : sauve-moi de tous mes persécuteurs, et me délivre ! de peur que, comme un lion, ils ne me déchirent, m'écrasant, faute de libérateur. Éternel, mon Dieu ! si c'est ici ce que j'ai fait, s'il y a de l'iniquité dans mes mains, si j'ai payé mon ami par le mal, dépouillé celui qui me haïssait sans cause ; que l'ennemi poursuive ma vie, qu'il m'atteigne et me foule contre terre, et traîne ma gloire dans la poussière ! (Pause) Lève-toi, Éternel, dans ta colère ! élève-toi contre les fureurs de mes ennemis ! Sus ! à moi ! apprête le jugement ! Que l'assemblée des peuples t'environne ! au-dessus d'elle monte sur un lieu élevé ! L'Éternel juge les peuples : Éternel, fais-moi justice ! que selon ma justice et mon innocence il me soit fait ! Mets donc fin à la malice des impies, et fortifie le juste ! toi qui sondes les cœurs et les reins, Dieu juste ! Mon bouclier est par-devers Dieu, qui est en aide à ceux dont le cœur est droit. Dieu est un juste juge, un Dieu prêt à s'irriter en tout temps. S'il ne s'arrête, Il aiguise son épée, Il bande son arc et l'ajuste, et dirige sur lui des traits mortels, des traits qu'il enflamme. Voici, il avait conçu le mal, et portait la malice dans son sein ; mais il a enfanté une déception. Il a fait une fosse, il l'a creusée, mais il est tombé dans le creux par lui préparé. Sa malice retombe sur sa tête, et sa violence redescend sur son front. J'exalterai l'Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l'Éternel, du Très-haut.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec les instruments à cordes. En octave. Cantique de David.Éternel, ne me châtie pas selon ta colère, et ne me punis pas selon ton courroux ! Sois-moi propice, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont ébranlés, et mon âme est fort ébranlée : mais toi, Éternel, jusques à quand ?… Reviens, Éternel, délivre mon âme, sauve-moi pour l'amour de ta grâce ! Car dans la mort ta mémoire n'est pas rappelée, et dans les Enfers qui pourrait te louer ? Je m'épuise en soupirs, et chaque nuit je baigne mon lit de pleurs, j'en inonde ma couche. Mes yeux s'éteignent dans le chagrin, ils dépérissent à cause de tous mes ennemis. Loin de moi, vous tous les artisans de malice ! car l'Éternel entend la voix de mes pleurs ; l'Éternel entend ma supplication, l'Éternel accueille ma prière. Tous mes ennemis sont confus, saisis d'un grand effroi, ils reculent confondus tout-à-coup.
Prière du soir — première lecture
Et toi, vedette du troupeau, colline de la fille de Sion, à toi parviendra, reviendra l'empire de jadis, la royauté de la fille de Jérusalem.
Deuxième lecture
Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux voyageurs de la dispersion dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie, qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'esprit, pour obéir, et pour recevoir l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre seigneur Jésus-Christ, Lui qui, selon sa grande miséricorde, nous a fait renaître par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts pour une espérance vivante, pour un héritage incorruptible, immaculé, inaltérable, lequel est réservé dans les cieux pour vous, qui, grâce à la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi, en vue du salut prêt à être révélé dans l'époque dernière, dans laquelle vous devez tressaillir d'allégresse, après avoir été, pendant peu de temps encore, s'il le faut, attristés par des tentations de diverse nature, afin que l'épreuve à laquelle est mise votre foi, plus précieuse que l'or qui, tout périssable qu'il est, est cependant éprouvé par le feu, se tourne en louange, en gloire, et en honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ, que vous aimez sans l'avoir vu, à l'égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous êtes transportés d'une joie inexprimable et glorieuse, parce que vous obtenez, ce qui est le terme de la foi, le salut des âmes. C'est de ce salut que se sont informés et enquis les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, recherchant à quel moment ou à quelles circonstances faisait allusion l'esprit qui, en eux, attestait d'avance les souffrances à endurer pour Christ et les gloires dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient chargés des choses qui vous sont maintenant annoncées par l'entremise de ceux qui vous ont prêché la bonne nouvelle par l'esprit saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards. C'est pourquoi, ayant ceint les reins de votre pensée en étant sobres, fondez pleinement vos espérances sur la grâce qui doit vous être apportée lors de la révélation de Jésus-Christ. Comme des enfants obéissants, loin de vous conformer aux convoitises auxquelles, dans votre ignorance, vous vous êtes auparavant livrés, devenez au contraire, selon que Celui qui vous a appelés est saint, saints aussi dans toute espèce de genre de vie ; en effet il est écrit : « Vous serez saints, car Moi Je suis saint. » Et si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l'œuvre de chacun, comportez-vous avec crainte pendant le temps de votre voyage, sachant que ce n'est pas par des choses corruptibles, à prix d'argent ou d'or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme agneau irréprochable et sans tache, déjà prédestiné avant la fondation du monde, mais manifesté dans le dernier des temps à cause de vous, qui, par lui, avez cru en Dieu qui l'a ressuscité des morts, et qui lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance se rapportent à Dieu. Ayant sanctifié vos âmes en obéissant à la vérité pour éprouver un amour fraternel sans hypocrisie, aimez-vous ardemment les uns les autres du fond du cœur, vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible mais incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu ; en effet toute chair est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe ; l'herbe s'est séchée, et la fleur est tombée, mais la parole du Seigneur demeure pour l'éternité. Or cette parole, c'est celle de la bonne nouvelle qui vous a été prêchée.
Deuxième lecture
Quant à celui qui est faible en sa persuasion, accueillez-le sans en venir à des querelles d'opinion : l'un croit pouvoir manger de tout, tandis que celui qui est faible ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas ; mais que celui qui ne mange pas ne condamne pas celui qui mange, car Dieu l'a pris à Son service. Qui es-tu, toi qui condamnes un serviteur étranger ? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela regarde son propre maître ; mais il restera debout, car son maître a le pouvoir de le faire tenir droit. L'un distingue un jour d'un autre jour, tandis que l'autre tient tous les jours pour égaux ; que chacun soit dans sa propre intelligence pleinement persuadé. Celui qui met de l'importance à tel ou tel jour le fait pour le Seigneur ; et celui qui mange mange pour le Seigneur, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas le fait en vue du Seigneur, et il rend grâces à Dieu. En effet nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même ; car, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur ; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur ; car Christ est mort et il a vécu afin de régner et sur les morts et sur les vivants, Mais toi, pourquoi condamnes-tu ton frère ? Et toi, de ton côté, pourquoi méprises-tu ton frère ? En effet nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu : car il est écrit : « J'atteste sur Ma vie, dit le Seigneur, que devant Moi fléchira tout genou et que toute langue célébrera Dieu. » Ainsi chacun de nous rendra compte pour lui-même. Ne nous condamnons donc plus les uns les autres ; mais prenez plutôt la résolution de ne pas mettre devant votre frère une pierre de scandale. Je sais, et j'ai dans le Seigneur Jésus la conviction, qu'en soi rien n'est souillé ; ce n'est que pour celui qui pense qu'une chose est souillée, que cette chose-là est souillée. Eh bien ! si, pour un aliment, ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité ; ne jette pas dans la perdition par ton aliment celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège ne soit donc pas calomnié ; car ce qui constitue le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, et la paix, et la joie que donne l'Esprit Saint ; car celui qui s'asservit ainsi à Christ est agréable à Dieu et aux hommes d'un mérite éprouvé. C'est ainsi donc que nous poursuivons ce qui procure la paix et l'édification mutuelle. Ne détruis pas pour un aliment l'œuvre de Dieu. Toutes choses sont pures il est vrai ; mais c'est un mal pour l'homme qui en mange avec scandale. Il convient de ne point manger de viandes, de ne point boire de vin, et de s'abstenir de ce qui fait trébucher ou scandalise ou fait faiblir ton frère. Pour toi, conserve en toi-même devant Dieu la persuasion que tu as ; heureux celui qui ne se juge pas lui-même dans le parti qu'il adopte ! Mais celui qui hésite s'il doit ou non manger est condamné, parce qu'il n'agit pas par persuasion ; or tout ce qui ne se fait pas par persuasion est un péché.
Deuxième lecture
Mes frères, ne mêlez pas aux acceptions de personnes la foi en notre glorieux seigneur Jésus-Christ. En effet, s'il vient à entrer dans une de vos synagogues un homme à bagues d'or, en habit somptueux, tandis qu'il vient à entrer aussi un pauvre en méchant habit, mais que vous dirigiez vos regards sur celui qui porte l'habit somptueux et que vous disiez : « Toi, assieds-toi ici à ton aise, » et que vous disiez au pauvre : « Toi, tiens-toi debout, ou assieds-toi là sous mon marchepied, » vous avez douté en vous-mêmes, et vous êtes devenus des juges mal inspirés. Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui L'aiment ? Mais vous, vous avez avili le pauvre ! Est-ce que ce ne sont pas les riches qui vous oppriment, et n'est-ce pas eux qui vous traînent devant les tribunaux ? N'est-ce pas eux qui calomnient le beau nom qui a été invoqué sur vous ? Cependant si vous accomplissez la loi royale, selon le texte de l'écriture : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » vous faites bien ; mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, la loi vous convainquant d'être des transgresseurs ; car quiconque aura observé la loi tout entière, mais aura failli sur un seul point, devient coupable sur tous. En effet Celui qui a dit : « Ne commets point d'adultère, » a dit aussi : « Ne commets point d'homicide. » Or, si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu commettes un homicide, tu deviens un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté ; car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde brave le jugement !
Deuxième lecture
Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité.
Évangile
Or, la quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, et Hérode le tétraque de Galilée, tandis que Philippe son frère était tétraque de l'Iturée et de la Trachonite et Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous le pontificat d'Annas et de Caïaphas, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert, et il parcourut toute la contrée voisine du Jourdain en prêchant un baptême de repentance pour la rémission des péchés, comme il est écrit dans le livre des discours d'Ésaïe le prophète : « Voix d'un crieur dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, redressez Ses sentiers. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées ; et ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux deviendront unis. Et toute chair verra le salut de Dieu. » Il disait donc à la foule qui venait se faire baptiser par lui : « Engeance de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que Dieu peut de ces pierres-ci susciter des enfants à Abraham. Mais déjà la hache même est mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit doit être coupé et jeté au feu. » Et la foule lui demandait : « Qu'avons-nous donc à faire ? » Mais il leur répliquait : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a des vivres fasse de même. » Or il vint aussi des publicains pour se faire baptiser, et ils lui dirent : « Maître, qu'avons-nous à faire ? » Mais il leur dit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous est prescrit. » Des soldats aussi lui demandaient : « Et nous de notre côté que ferons-nous ? » Et il leur dit : « N'opprimez ni ne vexez personne, et contentez-vous de votre paie. » Mais comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en leurs cœurs relativement à Jean, s'il ne serait point lui-même le Christ, Jean s'adressant à tous leur dit : « Pour moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; c'est lui qui vous baptisera d'Esprit saint et de feu. Il tient son van dans sa main pour nettoyer son aire et serrer le blé dans son grenier ; mais il brûlera la paille dans un feu inextinguible. » Tandis donc qu'il évangélisait le peuple, en lui adressant encore plusieurs autres exhortations, Hérode le tétrarque, réprimandé par lui à propos d'Hérodiade la femme de son frère et à propos de toutes les mauvaises actions que lui, Hérode, avait faites, ajouta encore celle-ci à toutes les autres : il fit mettre Jean en prison. Or il advint, pendant que tout le peuple se faisait baptiser, qu'après que Jésus eut aussi été baptisé, et tandis qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et que l'Esprit saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe, et qu'une voix vint du ciel : « Tu es Mon Fils bien-aimé, en toi J'ai pris plaisir. » Et Jésus lui-même avait, lorsqu'il commença, environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph fils d'Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Matthathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils d'Esli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Sémin, fils de Josech, fils de Joda, fils de Joanam, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils de Er, fils de Josué, fils d'Élièzer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Metthatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessaï, fils de Jobel, fils de Boos, fils de Sala, fils de Naasson, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esron, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor, fils de Serouch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noë, fils de Lamech, fils de Matthousala, fils d'Enoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan, fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.
Prière du soir — deuxième lecture
Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit ; mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes ont fait irruption dans le monde. Voici à quoi vous reconnaissez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, et tel est celui de l'antechrist, dont vous avez ouï dire qu'il doit venir, et maintenant il est déjà dans le monde. Pour vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Pour eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est à cela que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'égarement. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que l'amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu ; « celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l'amour de Dieu a été manifesté envers nous : c'est que Dieu a envoyé Son fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste cet amour : c'est que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c'est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n'a jamais contemplé Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et Son amour est accompli en nous. Voici à quoi nous connaissons que nous demeurons en Lui et Lui en nous : c'est qu'il nous a donné de Son Esprit. Et nous-mêmes nous avons vu, et nous l'attestons, que le Père a envoyé Son fils comme sauveur du monde.
Évangile
Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. »
Évangile
Or, voici quelle fut la naissance du Christ Jésus : Sa mère Marie ayant été fiancée à Joseph, avant qu'ils eussent vécu ensemble elle se trouva enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Mais, comme Joseph son mari était un homme juste et qui ne voulait pas la déceler, il se résolut à la répudier secrètement. Or, après qu'il eut formé ce projet, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : « Joseph, fils de David, ne crains point de garder Marie pour ta femme, car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; or elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. » — Or tout cela est advenu afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « Voici, la vierge sera enceinte, et elle mettra au monde un fils, et ils lui donneront le nom d'Emmanouel ; » ce qui signifie, étant traduit : Avec nous Dieu. — Or Joseph s'étant éveillé de son sommeil agit comme le lui avait prescrit l'ange du Seigneur, et il garda sa femme ; et il ne la connaissait point jusqu'à ce qu'elle eût mis au monde un fils, et il lui donna le nom de Jésus.
Évangile
Alors arrivent de Jérusalem vers Jésus des pharisiens et des scribes disant : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. » Jésus leur répliqua : « Pourquoi vous-mêmes transgressez-vous aussi le commandement de Dieu, en faveur de votre propre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. Mais vous, vous dites : « Celui qui aura dit à son père ou à sa mère : Offrande est faite de ce dont je pourrais t'assister, n'honorera-t-il pas son père ? » Et vous avez abrogé la parole de Dieu en faveur de votre tradition. Hypocrites ! Comme Ésaïe a bien prophétisé sur votre compte, lorsqu'il dit : Ce peuple-ci M'honore des lèvres, tandis que leur cœur est bien éloigné de Moi ; mais c'est vainement qu'ils Me révèrent, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. » Et ayant appelé la foule à lui, il leur dit : « Écoutez et comprenez : Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. » Alors ses disciples s'étant approchés lui disent « Sais-tu que les pharisiens, en entendant cette parole, ont été scandalisés ? » Mais il répliqua : « Toute plante que n'a point plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des guides aveugles ; or, si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé, » Mais Pierre lui répliqua : « Explique-nous la parabole. » Sur quoi il dit : « Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche s'en va dans le ventre, et est rejeté dans le retrait ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme ; car c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les larcins, les faux témoignages, les calomnies ; ce sont ces choses-là qui souillent l'homme ; mais manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme. » Et Jésus étant parti de là gagna le territoire de Tyr et de Sidon ; et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie. Et Jésus s'étant éloigné de là vint vers la mer de Galilée, et après être monté sur la montagne, il s'y tenait assis ; et une foule nombreuse s'approcha de lui, ayant avec elle des boiteux, des estropiés, des aveugles, des sourds, et bien d'autres malades, et on les jeta à ses pieds, et il les guérit, en sorte que la foule fut émerveillée de voir des sourds entendre, des estropiés guérir, et des boiteux marcher, et des aveugles recouvrer la vue ; et elle glorifia le Dieu d'Israël. Mais Jésus ayant appelé à lui ses disciples dit : « J'ai compassion de cette foule, car voici trois jours qu'ils restent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger ; cependant je ne veux pas les renvoyer à jeun de peur qu'ils ne défaillent en chemin : » Et les disciples lui disent : « Où nous procurerons-nous dans un désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? » Et Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Et ayant invité la foule à s'asseoir sur la terre, il prit les sept pains et les poissons, et après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples à la foule. Et tous mangèrent et furent rassasiés, et on emporta le surplus des morceaux dans sept paniers pleins. Or, ceux qui mangèrent étaient au nombre d'environ quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants. Après avoir renvoyé la foule il monta dans la barque, et il vint dans le territoire de Magadan.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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