Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Et moi-même aussi, frères, quand je suis arrivé parmi vous, je suis venu sans vous annoncer avec une grande supériorité de langage ou de sagesse le témoignage de Dieu ; car je ne me suis pas proposé de savoir quoi que ce soit parmi vous sauf Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Et pour moi, c'est dans un état de faiblesse et de crainte et de grande perplexité, que j'ai vécu au milieu de vous, et mon langage et ma prédication n'ont point consisté en discours persuasifs dictés par la sagesse, mais en une démonstration d'esprit et de puissance, afin que votre foi ne reposât pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Première lecture
En ce temps-là Ézéchias fut malade à mourir. Alors Ésaïe le prophète, fils d'Amots, vint auprès de lui, et lui dit : Ainsi parle l'Éternel : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir et tu ne vivras plus ! Alors Ézéchias tourna son visage contre la paroi, et fit sa prière à l'Éternel, et il dit : Ah ! Éternel ! souviens-toi-donc que j'ai marché devant toi avec fidélité et avec l'intégrité du cœur, et que j'ai fait ce qui est bien à tes yeux. Et Ézéchias pleura beaucoup. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Ésaïe en ces mots : Va, et dis à Ézéchias : Ainsi parle l'Éternel, Dieu de David ton père : J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes ; voici, j'ajoute à tes jours encore quinze années ; et je te sauverai, ainsi que cette ville, de la main du roi d'Assyrie, et je protégerai cette ville. Et que ceci te soit un signe de par l'Éternel que l'Éternel fera ce qu'il a dit : Voici, je ferai rétrograder, de dix degrés en arrière, l'ombre des degrés descendue sur les degrés d'Achaz par l'effet du soleil. – Et le soleil rétrograda de dix degrés dont il était descendu sur les degrés d'Achaz. Hymne d'Ézéchias, Roi de Juda, quand ayant été malade il guérit de sa maladie. « Je disais : Quand mes jours sont tranquilles, je descends donc aux portes des Enfers, privé du reste de ma vie ! Je disais : Je ne verrai plus l'Éternel, l'Éternel sur la terre des vivants, je ne verrai plus les hommes, désormais réuni aux habitants du séjour silencieux : ma loge est enlevée et emportée loin de moi comme la tente du berger, je tranche ma vie comme un tisserand, des lisses Il me détache, du jour à la nuit tu en finis avec moi ! J'attendis jusqu'au matin ; pareil au lion, Il brisa tous mes os ; du jour à la nuit tu en finis avec moi ! Comme l'hirondelle ou la grue je gémissais, je me lamentais comme la tourterelle, mes yeux s'épuisaient à regarder en haut : « Éternel, je suis dans l'angoisse, sauve-moi !… Que dirai-je ? Il m'a promis, et Il a exécuté. Humblement je marcherai durant toutes mes années, après ce tourment de mon âme. Seigneur, c'est par là qu'on vit ! c'est tout cela qui fait la vie de mon esprit ; tu me fortifieras ! et accorde-moi la vie ! Voici, en salut mes tourments sont changés ! dans ton amour tu tiras mon âme de la fosse du néant, car tu jetas derrière toi tous mes péchés. Car l'Enfer ne te loue pas, la mort ne te célèbre pas, les hommes descendus dans la fosse n'espèrent pas dans ta fidélité. C'est le vivant, le vivant qui te loue, comme moi en ce jour ; le père aux enfants redit ta fidélité. L'Éternel me sauve, et nous ferons résonner les cordes de nos lyres tous les jours de notre vie dans la maison de l'Éternel. » Et Ésaïe dit qu'on apportât un gâteau de figues, et qu'on les appliquât pressées sur la plaie, pour qu'il guérît. Et Ézéchias dit : A quel signe saurai-je que je monterai à la maison de l'Éternel ?
Première lecture
Alors le roi donna commission et réunit vers lui tous les Anciens de Juda et de Jérusalem. Et le roi monta au temple de l'Éternel et avec lui tous les hommes de Juda et tous les habitants de Jérusalem et les Prêtres et les prophètes et toute la population, petits et grands, et il lut à leurs oreilles toutes les paroles du livre de l'alliance trouvé dans le temple de l'Éternel. Et le roi debout sur l'estrade solennisa l'alliance devant l'Éternel, à l'effet de suivre l'Éternel et de garder ses commandements et ses témoignages et ses statuts du cœur tout entier et de l'âme tout entière et d'accomplir les articles de cette alliance, consignés dans le présent livre. Et tout le peuple adhéra à l'alliance. Et le roi ordonna au Grand-Prêtre Hilkia et aux Prêtres du second rang et aux portiers de sortir du temple de l'Éternel tous les meubles faits pour Baal et Astarté et toute l'armée des cieux et il les brûla en dehors de Jérusalem dans les champs du Cédron, et en transporta la cendre à Béthel. Et il destitua les prêtres idolâtres qu'avaient établis les rois de Juda, qui offraient de l'encens sur les tertres dans les villes de Juda et aux alentours de Jérusalem, et ceux qui encensaient Baal, le soleil, et la lune et le Zodiaque, et toute l'armée des cieux. Et du temple de l'Éternel il transporta l'Astarté hors de Jérusalem vers le torrent du Cédron, et il la brûla dans le ravin du Cédron, et il la réduisit en poudre, et en jeta la poudre sur les tombeaux des fils du peuple. Et il démolit les maisons des garçons infâmes qui étaient dans le temple de l'Éternel où les femmes tissaient des tentes pour Astarté. Et il fit arriver tous les Prêtres des villes de Juda, et il souilla les tertres où encensaient les prêtres depuis Gèba à Béerséba, et il démolit les tertres des portes, [celui] qui se trouve aux abords de la porte de Josué, préfet de la ville, et [celui] qui était à gauche dans la porte de la ville. Pourtant les prêtres des tertres ne sacrifiaient pas sur l'autel de l'Éternel dans Jérusalem, mais ils mangeaient des azymes parmi leurs frères. Et il souilla Topheth située dans la vallée des fils de Hinnom, pour que personne ne fit plus passer son fils et sa fille par le feu à Moloch. Et il se défit des chevaux que les rois de Juda avaient dédiés au soleil près du temple de l'Éternel vers le logis de Nethanmelech, l'eunuque, lequel est dans le portique ouvert, et il brûla au feu les chars du soleil. Et le roi démolit les autels qui étaient sur la terrasse de l'appartement supérieur d'Achaz qu'avaient bâtis les rois de Juda, et les autels qu'avait bâtis Manassé dans les deux parvis de la Maison de l'Éternel, et il s'éloigna de là en hâte, et en jeta la poussière dans le torrent du Cédron. Et les tertres qui étaient devant Jérusalem à droite du Mont de la perdition, que Salomon, roi d'Israël, avait élevés à Astarté, l'odieuse idole des Sidoniens, et à Camos, l'odieuse idole de Moab, et à Milcom, l'abominable divinité des fils d'Ammon, le roi les souilla. Et il brisa les colonnes, extirpa les Aschères et remplit leur emplacement d'ossements humains. Et de même l'autel qui était à Béthel, le tertre élevé par Jéroboam, fils de Nebat, qui avait entraîné Israël à pécher, cet autel-là aussi et le tertre il les démolit et il brûla le tertre et le réduisit en poudre, et il brûla l'Astarté. Et en se tournant, Josias aperçut les tombeaux qui étaient là sur la montagne ; puis il envoya enlever les ossements des tombeaux, et il les brûla sur l'autel qu'il souilla, selon la parole de l'Éternel prononcée par l'homme de Dieu qui proclama ces choses. Et il dit : Qu'est-ce que ce cippe que j'aperçois ? Et les gens de la ville lui dirent : C'est le tombeau de l'homme de Dieu, qui est venu de Juda, et a proclamé ces choses que tu as exécutées sur l'autel de Béthel. Et il dit : Laissez-le en repos ! que nul ne touche à ses os ! ils sauvèrent donc ces os ainsi que les os du prophète venu de la Samarie. Et de même tous les temples des tertres dans les villes de la Samarie, qu'avaient élevés les rois d'Israël en provocation, Josias les fit disparaître et les traita tout comme il avait procédé à Béthel. Et il immola tous les prêtres des tertres qui étaient présents, sur les autels, sur lesquels il brûla des ossements humains. Là-dessus il regagna Jérusalem. Et le roi donna un ordre à tout le peuple en ces termes : Faites une Pâque à l'Éternel, votre Dieu, aux termes de ce qui est écrit dans le présent livre de l'alliance. Car pareille Pâque n'avait pas été célébrée depuis l'époque des Juges qui jugeaient Israël et durant toute la période des rois d'Israël et des rois de Juda. Mais la dix-huitième année du roi Josias cette Pâque fut célébrée en l'honneur de l'Éternel à Jérusalem. Et Josias fit aussi disparaître les évocateurs et les pronostiqueurs et les Théraphim et les idoles et les horribles simulacres qui se voyaient dans le pays de Juda et dans Jérusalem, afin de mettre à effet les paroles de la Loi consignées dans le volume trouvé par le prêtre Hilkia au temple de l'Éternel. Avant lui il n'y avait pas eu de roi pareil à lui, qui fût revenu à l'Éternel de tout son cœur et de toute son âme et de toute son énergie conformément à la totalité de la Loi de Moïse, et après lui il n'en parut point de pareil.
Prière du matin — première lecture
L'année de la mort du roi Hosias, je vis le Seigneur assis sur un trône éminent et élevé, et les pans de son manteau remplissaient le temple. Des Séraphins debout l'entouraient ; ils avaient chacun d'eux six ailes : de deux ils se couvraient le visage, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Et ils s'entre-répondaient disant : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa magnificence ! Et les bases des seuils s'ébranlaient à la voix de ce chœur, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis : Malheur à moi ! je vais périr ! car je suis un homme aux lèvres souillées, et j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées ! Mais l'un des Séraphins vola jusqu'à moi, ayant dans sa main une pierre brûlante qu'avec une pince il avait prise sur l'autel. Et il en toucha ma bouche et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres, et ton crime est enlevé, et ton péché expié. Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Alors je dis : Me voici ! envoie-moi ! Et Il dit : Va, et dis à ce peuple : Écoutez, écoutez ! mais vous n'entendrez pas ! regardez ! regardez ! mais vous ne comprendrez pas ! Appesantis le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et ses yeux aveugles ! de peur qu'il ne voie de ses yeux et n'entende de ses oreilles, et que son cœur ne comprenne, et qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. Alors je dis : Jusques à quand ?… Seigneur ! Et il dit : Jusqu'à ce que s'écroulent leurs villes privées d'habitants, et leurs maisons privées d'hommes, et que leur pays soit désolé et désert.
Épître
O profondeur de la richesse, et de la sagesse, et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont incompréhensibles et Ses voies impénétrables ! Car qui est-ce qui a connu la pensée du Seigneur ; ou bien, qui est-ce qui a été Son conseiller ; ou bien, qui est-ce qui d'avance Lui a rien donné, et on l'en dédommagera ! Car c'est de Lui que procèdent, c'est par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A lui soit rendue la gloire pour les siècles ! Amen !
Première lecture
La balance fausse est l'abomination de l'Éternel ; mais le poids juste lui est agréable. Quand vient l'orgueil, vient aussi l'ignominie ; mais dans les humbles il y a sagesse. L'intégrité des hommes droits les guide ; mais les détours des perfides les perdent. La richesse ne sert de rien au jour de la colère ; mais la justice sauve de la mort. La justice de l'homme de bien aplanit sa voie ; mais par sa méchanceté le méchant tombera. La justice des hommes droits les sauve ; mais les méchants se prennent dans leur méchanceté. A la mort du méchant son espoir s'évanouit, et l'attente des impies s'évanouit. Le juste est sauvé de la détresse, et l'impie vient l'y remplacer. Par ses discours le profane perd son prochain, mais par la sagesse des justes il est sauvé. La ville se réjouit du bonheur du juste ; et quand les méchants périssent, c'est chant de joie. La bénédiction du juste élève une cité, mais les propos des impies causent sa décadence. Qui parle avec mépris de son prochain, manque de sens ; mais l'homme qui a la prudence, se tait. Qui va calomniant, dévoile les secrets ; mais l'homme sûr tient la chose cachée. Faute de directions un peuple tombe ; mais il y a salut où les conseillers sont en nombre. Mal en arrive à qui cautionne autrui ; mais quand on hait ceux qui s'engagent de la main, on est en sûreté. La femme qui a la grâce, est en possession de l'honneur, comme ceux qui ont la force, le sont des richesses. Celui qui en use bien avec lui-même, a de la bonté ; mais celui qui se maltraite, est impitoyable. L'impie fait un gain qui le trompe ; et celui qui sème la justice, un gain assuré. L'homme ferme en la justice parvient à la vie ; et celui qui poursuit le mal, à la mort. L'Éternel abhorre les hommes pervertis en leur cœur ; Il a pour agréables ceux qui suivent le droit chemin. Qu'ils se donnent la main, les méchants ne seront point impunis ; mais la race des justes est sauvée. Un anneau d'or au groin d'un pourceau, c'est dans une femme beauté et déraison. Le souhait du juste n'a pour fin que le bien ; mais la perspective des méchants, c'est la peine. Il en est qui répandent, et reçoivent plus encore ; il en est qui épargnent plus qu'il n'est juste, et c'est pour s'appauvrir. Une âme bienfaisante obtiendra l'abondance, et celui qui restaure, sera restauré. Qui garde son blé, par le peuple est maudit ; mais la bénédiction est sur la tête de celui qui le vend. Qui s'applique au bien, cherche la bienveillance ; mais le mal survient à qui cherche le mal. Qui s'appuie sur sa richesse, tombera ; mais comme le feuillage les justes verdiront. Celui qui met le désordre dans sa maison, n'hérite que du vent, et l'insensé devient le serviteur du sage. Le fruit du juste est un fruit de l'arbre de vie, et le sage captive les cœurs. Vois ! sur la terre le juste reçoit son salaire ; combien plus le méchant et le pécheur !
Prière du matin — deuxième lecture
Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à Ses esclaves ce qui doit arriver au plus tôt, et qu'il a fait connaître en l'envoyant, par Son ange Son esclave, à Jean qui a rendu témoignage à la parole de Dieu et au témoignage de Jésus-Christ en tout ce qu'il a vu. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui observent ce qui y est écrit, car le moment est proche ! Jean aux sept Églises qui sont en Asie : La grâce et la paix vous soient données par Celui qui est et qui était et qui doit venir, et par les sept esprits qui sont devant Son trône, et par Jésus-Christ, lui qui est le témoin fidèle, le premier-né des morts et le chef des rois de la terre ! A celui qui nous aime et qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et il a fait pour nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père, à lui soit la gloire et la puissance pour les siècles. Amen ! Voici, il vient avec les nuées, Et tout œil le verra, Et ceux entre autres qui l'ont transpercé. Et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui ! Amen ! « Je suis l'alpha et l'oméga », dit le Seigneur Dieu, Qui est et qui était et qui doit venir, Le Tout-Puissant. Moi, Jean, votre frère, qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la constance en Christ, je me suis trouvé dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je me trouvai inspiré dans la journée dominicale, et j'entendis derrière moi une voix forte comme d'une trompette qui disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, et à Smyrne, et à Pergame, et à Thyatire, et à Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. » Et je me retournai pour voir la voix qui me parle, et après m'être retourné, je vis sept candélabres d'or, et au milieu des candélabres un être semblable à un fils d'homme, revêtu d'une longue robe, et ceint sur ses mamelles d'une ceinture d'or. Mais sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche comme neige ; et ses yeux étaient comme une flamme de feu ; et ses pieds étaient semblables à de l'airain brillant, comme dans le foyer d'une fournaise ; et sa voix était comme un bruit de grosses eaux ; et il y avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil quand il brille dans sa force. Et lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il posa sa main droite sur moi, en disant : « Ne crains point ; c'est moi qui suis le premier-né et le dernier, et le vivant ; et j'ai été mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Mets donc par écrit les choses que tu as vues et ce qu'elles sont, et celles qui doivent avoir lieu après celles-là, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et les sept candélabres d'or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept candélabres sont les sept Églises. »
Psaume responsorial
Alléluia ! Serviteurs de l'Éternel, louez, louez le nom de l'Éternel ! Béni soit le nom de l'Éternel dès maintenant à jamais ! Du soleil levant jusques au couchant, que le nom de l'Éternel soit loué ! L'Éternel s'élève par dessus tous les peuples, et sa gloire par dessus les Cieux. Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu, qui habite une sublime région, et qui se baisse pour voir les Cieux et la terre ? Il relève l'humble de la poudre, et Il tire le pauvre de la fange, pour le faire asseoir à côté des princes, à côté des princes de son peuple. Il donne dans la maison à l'épouse stérile la condition d'une mère que des fils réjouissent. Alléluia !
Évangile
Et Jésus s'étant approché s'adressa à eux en disant : « Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc instruire toutes les nations, après les avoir baptisées au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, en leur enseignant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, moi, je suis avec vous tous les jours, jusques à la consommation du temps. »
Psaume responsorial
Alléluia ! Des Cieux louez l'Éternel ! Louez-le dans les lieux très-hauts ! Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes les étoiles brillantes ! Louez-le, Cieux des Cieux, et vous les eaux, qui êtes au-dessus des Cieux ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car Il commanda, et ils furent créés, et Il les établit pour jamais, pour l'éternité ; Il leur donna des lois, et ils ne les transgressent pas. De la terre louez l'Éternel ! bêtes de la mer, et vous tous les abîmes, feu et grêle, neige et brouillard, vent des tempêtes, qui exécutez ses ordres, montagnes et toutes les collines, arbres à fruit, et vous tous les cèdres, animaux, et vous tous les bestiaux, reptiles et oiseaux ailés, rois de la terre, et vous tous les peuples, princes, et vous tous les juges de la terre, jeunes hommes et vierges, vieillards de concert avec les enfants ! Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car son nom seul est éminent, sa magnificence est plus haute que la terre et les Cieux ; et Il relève la tête de son peuple, la gloire de tous ses saints, des enfants d'Israël, du peuple qui Lui tient de près. Alléluia !
Psaume responsorial
Au maître chantre. En octave. Cantique de David.Sois-nous en aide, Éternel ! car les bons diminuent, et les fidèles sont perdus parmi les enfants des hommes. On se tient l'un à l'autre le langage du mensonge ; la flatterie est sur les lèvres, le cœur double dans les discours. Que l'Éternel détruise les lèvres qui flattent, et la langue qui parle avec forfanterie, ceux qui disent : « Notre langue nous donne la puissance ! Nous avons la parole, qui sera maître de nous ? » Pour le pauvre opprimé, et l'indigent qui soupire, à cette heure je me lève, dit l'Éternel, et je leur donnerai le secours auquel ils aspirent. Les paroles de l'Éternel sont pures, comme l'argent qu'au creuset l'on dégage de terre, et purifie sept fois. Toi-même, ô Éternel, tu les garderas, tu les protégeras contre cette race à jamais. Que partout les impies se promènent, comme quand la tempête se lève sur les hommes !
Psaume responsorial
Au maître chantre. De David.Dans l'Éternel je mets ma confiance ; comment pouvez-vous me dire : « Comme l'oiseau, fuyez vers vos montagnes ! Car voici, les impies bandent leur arc, ils ajustent leurs flèches sur la corde, dans l'ombre, pour tirer sur les gens de bien. Quand les fondements s'écroulent, le juste, que ferait-il ? » L'Éternel est dans son saint parvis, l'Éternel a son trône dans les Cieux, ses yeux voient, ses regards sondent les enfants des hommes. L'Éternel sonde le juste ; et l'impie et l'ami de la violence sont odieux à son âme. Il fait pleuvoir sur les méchants des foudres ; le feu, et le soufre et le vent embrasé, tel est le calice qu'ils ont en partage. Car l'Éternel est juste, Il aime la justice ; l'homme droit contemple sa face.
Prière du soir — première lecture
Et l'Éternel lui apparut sous les chênes de Mamré, comme il était assis à la porte de sa tente au temps chaud de la journée. Et ayant levé les yeux il regarda, et voici, trois hommes étaient debout devant lui. Et les ayant vus, il courut à leur rencontre depuis l'entrée de sa tente, et il s'inclina jusqu'à terre et dit : Seigneur, si je peux trouver grâce à tes yeux, ne passe donc pas outre devant ton serviteur. Permets qu'on apporte un peu d'eau pour laver vos pieds, et reposez-vous sous cet arbre. Et j'irai chercher un morceau de pain pour vous refaire le cœur ; après cela vous pourrez passer plus loin ; car c'est pour cela que vous passez près de votre serviteur. Et ils répondirent : Ainsi fais, comme tu as dit. Et vite Abraham entra dans la tente vers Sarah et dit : Prends vite trois mesures de fleur de farine que tu pétriras pour en faire des galettes. Puis Abraham courut à l'étable et prit un veau délicat et bon et le donna au valet qui se hâta de l'apprêter. Et il prit de la crème et du lait et le veau qu'il avait apprêté et il le leur servit ; mais il se tenait debout devant eux sous l'arbre, et ils mangèrent. Alors ils lui dirent : Où est Sarah, ta femme ? Et il répondit : La voici dans la tente. Et il dit : Je reviendrai chez toi à la renaissance de l'année ; et voici, Sarah, ta femme, aura un fils. Et Sarah était aux écoutes à l'entrée de la tente qui était derrière lui. Or Abraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge ; et il y avait chez Sarah suppression de ce qui survient aux femmes. Et Sarah rit intérieurement disant : Maintenant que je suis passée, y aurait-il pour moi volupté ? et mon seigneur est vieux. Alors l'Éternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sarah a-t-elle ri, et dit-elle : Est-ce en vérité que j'enfanterais toute vieille que je suis ? Pour l'Éternel est-il rien d'impossible ? A pareille époque je reviendrai chez toi à la renaissance de l'année, et Sarah aura un fils. Et Sarah nia et dit : Je n'ai pas ri ; car elle avait peur. Et il dit : Non ! tu as ri. Alors ces hommes se levèrent et partirent de là et se dirigèrent du côté de Sodome ; or Abraham s'achemina avec eux pour les accompagner. Et l'Éternel dit : Cèlerais-je à Abraham ce que je veux faire ? Mais Abraham deviendra un peuple grand et fort, et tous les peuples de la terre auront en lui leur bénédiction. Car je l'ai distingué, afin qu'il prescrive à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Éternel pour pratiquer le droit et la justice, afin que l'Éternel dispense à Abraham ce qu'il lui a promis. Et l'Éternel dit : Il est de fait que le décri de Sodome et de Gomorrhe est bien grand, et de fait que leur péché est très grave. Il faut donc que je descende et que je voie s'ils ont mis le comble à leur forfait d'accord avec le cri venu jusqu'à moi, et je veux savoir si ce n'est pas le cas. Alors les hommes partirent de là et prirent leur chemin vers Sodome ; mais Abraham resta encore en la présence de l'Éternel. Et Abraham s'approcha et dit : Irais-tu jusqu'à emporter le juste avec l'impie ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; veux-tu les emporter aussi et ne pardonneras-tu pas à ce lieu en considération des cinquante justes qui s'y trouvent ? Loin de toi la pensée d'agir ainsi et de donner la mort au juste en même temps qu'à l'impie, pour qu'il en soit du juste comme de l'impie ! loin de toi cette pensée ! Le Juge de la terre ne rendrait-Il pas justice ? Et l'Éternel dit : Si à Sodome je trouve cinquante justes dans la ville, je pardonnerai au lieu entier en considération d'eux. Et Abraham reprit et dit : Ah ! voici, je m'enhardis avec le Seigneur, tout poudre et cendre que je suis. Peut-être des cinquante justes il en manquera cinq : pour cinq détruiras-tu la ville entière ? Et Il dit : Je ne la détruirai pas, si j'y en trouve quarante-cinq. Et il continua encore l'entretien avec Lui et dit : Peut-être s'y en trouvera-t-il quarante. Et Il dit : En considération des quarante je m'abstiendrai. Et il dit : Ah ! que le Seigneur ne s'irrite pas si je parle ! Peut-être s'y en trouvera-t-il trente. Et Il dit : Je m'abstiendrai, si j'y en trouve trente. Et il dit : Ah ! voici, je m'enhardis à parler avec le Seigneur ! Peut-être s'y en trouvera-t-il vingt. Et Il dit : En considération des vingt je ne détruirai pas. Et il dit : Ah ! que le Seigneur ne s'irrite pas si je parle cette fois encore ! Peut-être s'y en trouvera-t-il dix. Et Il dit : En considération des dix je ne détruirai pas. Et l'Éternel se retira lorsqu Il eut fini son entretien avec Abraham, et Abraham regagna son lieu.
Deuxième lecture
Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ, à ceux auxquels est échue une foi de même prix qu'à nous, grâce à la justice de notre Dieu et sauveur Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre seigneur, dont la divine puissance nous donne gratuitement tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété, grâce à la connaissance de Celui qui nous a appelés par Sa gloire et Sa vertu, par lesquelles Il accomplit gratuitement pour nous les précieuses et suprêmes promesses, afin que par celles-ci vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. Or, c'est aussi précisément pour cela que vous devez, en y mettant tout votre zèle, ajouter à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité ; car la possession et l'abondance de ces choses ne vous rend ni paresseux ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui, en effet, qui ne les possède point, est un aveugle, un myope qui a oublié la purification de ses anciens péchés. C'est pourquoi, frères, faites d'autant plus d'efforts pour consolider votre vocation et votre élection, car en agissant ainsi vous ne broncherez certainement jamais ; c'est ainsi, en effet, que vous sera richement accordée l'entrée dans le royaume éternel de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ. C'est pourquoi je devrai toujours vous remémorer ces choses, quoique vous les connaissiez, et que vous soyez affermis dans la vérité actuelle ; mais je crois de mon devoir, tant que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par le ressouvenir, sachant que pour moi le dépouillement de cette tente doit être subit, selon que notre seigneur Jésus-Christ me l'a aussi fait savoir. Mais je ferai encore mes efforts pour qu'en tout temps vous puissiez, après mon départ, vous ressouvenir de ces choses. Car ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre seigneur Jésus-Christ ; mais c'est pour avoir été témoins oculaires de sa majesté ; car, lorsqu'il reçut de Dieu son Père l'honneur et la gloire, une voix lui fut adressée en ces termes par la Gloire suprême : « Mon fils, Mon bien-aimé, c'est celui-ci en qui J'ai pris plaisir. » Et cette voix nous l'avons entendue venant du ciel, quand nous étions avec lui sur la sainte montagne, et nous en tenons pour plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusques à ce que le jour luise, et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant avant tout qu'aucune prophétie de l'écriture n'est le résultat d'une interprétation privée ; car ce n'est pas de la volonté d'un homme qu'une prophétie est jamais sortie, mais c'est poussés par l'Esprit Saint, que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
Deuxième lecture
Pour moi, frères, je n'ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des charnels, comme à des petits enfants. en Christ ; je vous ai abreuvés de lait et non d'aliments solides, car vous n'en étiez pas encore capables ; mais vous ne l'êtes pas même maintenant, car vous êtes encore charnels. En effet, tant qu'il y a parmi vous de la jalousie et des querelles, n'êtes-vous pas charnels, et ne vous conduisez-vous pas d'une manière tout humaine ? Car, lorsque l'un dit : « Quant, à moi je tiens pour Paul ; » et un autre : « Moi pour Apollos ; » n'êtes-vous pas des hommes ? Qu'est-ce donc qu'Apollos ? Et qu'est-ce que Paul ? Des ministres, par le moyen desquels vous avez cru, et cela, selon que le Seigneur a accordé à chacun. C'est moi qui ai planté, c'est Apollos qui a arrosé, mais c'est Dieu qui a fait croître, en sorte que celui qui plante n'est rien, non plus que celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Or celui qui plante et celui qui arrose sont égaux ; mais chacun recevra sa propre rémunération, en raison de son propre travail ; car c'est de Dieu que nous sommes coopérateurs ; c'est de Dieu que vous êtes le champ, c'est de Dieu que vous êtes l'édifice. Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai, comme un sage architecte, posé un fondement, mais un autre bâtit dessus ; or c'est à chacun de voir comment il bâtit dessus. En effet personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus-Christ ; mais si quelqu'un élève sur le fondement de l'or et de l'argent, des pierres précieuses, du bois, de l'herbe, du chaume, l'ouvrage de chacun sera mis en évidence, car la journée le manifestera, parce qu'elle se révèle par le feu ; et le feu fera voir de quelle nature est l'ouvrage de chacun. Si l'ouvrage bâti par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra sa récompense ; si l'ouvrage de quelqu'un vient à être consumé, il le perdra, mais lui-même sera sauvé, toutefois comme au travers du feu. Ne savez-vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l'esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le sanctuaire de Dieu, Dieu le détruira lui-même, car le sanctuaire de Dieu est saint, ce que vous êtes vous-mêmes. Que personne ne s'abuse lui-même ; si quelqu'un pense être sage parmi vous au jugement de ce siècle-ci, qu'il devienne fou pour devenir sage ; en effet la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu, car il est écrit : « C'est Lui qui prend les sages dans leur propre finesse, » et : « Le Seigneur sait que les pensées des sages sont vaines. » Que personne donc ne mette son orgueil dans des hommes, car tout est à vous, soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir, tout est à nous, mais nous, nous sommes à Christ, et Christ est à Dieu.
Deuxième lecture
Allons maintenant, vous qui dites : « Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, et nous y passerons une année, et nous trafiquerons, et nous gagnerons ; » vous qui ne savez pas ce qui en sera de votre vie de demain ! Car vous êtes une vapeur qui apparaît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît. Au lieu de dire : « Si le Seigneur le veut, alors nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. » Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos forfanteries ; toute gloriole de ce genre est mauvaise. Celui donc qui sait faire ce qui est bien et ne le fait pas est coupable de péché.
Deuxième lecture
Que les femmes le soient à leurs propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est chef de la femme, comme Christ aussi est chef de l'Église, lui sauveur du corps ; mais, si l'Église est soumise à Christ, que, de même aussi, les femmes le soient à leurs maris en toute chose. Pour vous, maris, aimez vos femmes, comme Christ aussi a aimé l'Église et s'est lui-même livré pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par l'ablution de l'eau, pour se présenter à lui-même l'Église glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu'elle soit sainte et irrépréhensible. De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps ; celui qui aime sa femme s'aime lui-même, car personne n'a jamais haï sa propre chair, mais il l'entretient et en prend soin comme Christ aussi le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pour cela que l'homme quittera père et mère, et il s'unira étroitement à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, mais j'en parle relativement à Christ et à l'Église ; néanmoins que, parmi vous aussi, chacun aime sa femme comme lui-même ; quant à la femme, qu'elle craigne son mari.
Évangile
Et il advint plus tard que lui-même s'en allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, et avec lui étaient les douze, ainsi que quelques femmes qui avaient été délivrées d'esprits malins et d'infirmités : c'étaient Marie qui était appelée Magdalène, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne femme de Chouza intendant d'Hérode, et Susanne, et plusieurs autres qui les assistaient de leurs biens. Cependant une foule nombreuse, où se trouvaient aussi ceux qui de ville en ville étaient venus à lui, s'étant rassemblée, il dit sous forme de parabole : « Le semeur sortit pour semer sa semence ; et pendant qu'il la semait, une partie tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute. Et une autre tomba sur du roc, et ayant poussé elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité. Et une autre tomba au milieu des épines, et les épines ayant poussé avec elle, l'étouffèrent. Et une autre tomba dans la bonne terre, et ayant poussé elle produisit du fruit au centuple. » En disant cela, il s'écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » Mais ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole ? Or il dit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres c'est en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas, et qu'en entendant ils ne comprennent pas. Or voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. Mais ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu, puis survient le diable et il enlève la parole de leur cœur, afin qu'ils ne soient pas sauvés après avoir cru. Quant à ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils ont entendu, reçoivent avec joie la parole ; et ceux-ci n'ont pas de racine, ils croient temporairement, et au moment de la tentation ils font défection. Quant à ce qui est tombé sur les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui en avançant sont étouffés par les soucis et la richesse et les plaisirs de la vie et ne produisent rien. Mais ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, retiennent la parole, et portent du fruit avec persévérance. Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un meuble, ou ne la place sous un lit, mais il la place sur un support. Car il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis en évidence. Prenez donc garde de quelle manière vous écoutez ; car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n'a pas, même ce qu'il s'imagine avoir lui sera enlevé. » Or sa mère et ses frères se rendirent auprès de lui, et ils ne pouvaient l'atteindre à cause de la foule. Et il lui fut dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Mais il leur répliqua : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la pratiquent. » Or il advint un jour qu'il monta dans une barque, ainsi que ses disciples, et il leur dit : « Passons sur l'autre rive du lac ; » et ils partirent. Mais pendant la traversée il s'endormit, et un tourbillon de vent se précipita sur le lac, et ils étaient submergés et en péril. Mais s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Maître, Maître, nous périssons. » Et lui s'étant réveillé, gourmanda le vent et l'agitation de l'eau ; et ils cessèrent, et il survint du calme. Mais il leur dit : « Où est votre foi ? » Et tout effrayés ils s'émerveillèrent en disant : « Quel est donc celui-ci, qu'il commande même aux vents et à l'eau ? » Et ils abordèrent au pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Et lorsqu'il fut descendu à terre, vint à sa rencontre de l'intérieur de la ville un certain homme que possédaient des démons, et depuis longtemps il n'avait pas porté de vêtement, et il ne demeurait point dans une maison, mais dans les tombeaux. Or ayant aperçu Jésus, après avoir poussé un cri, il tomba à ses pieds, et dit à haute voix : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en prie, ne me torture pas. » En effet il avait enjoint à l'esprit impur de sortir de cet homme ; car pendant longtemps il l'avait entraîné avec lui ; et il était chargé de chaînes et d'entraves pour être bien gardé, et rompant ses liens il était emmené par le démon dans les déserts. Or Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il dit : « Légion, » parce que plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils le sollicitaient de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme. Or il y avait là un troupeau de nombreux pourceaux qui paissait dans la montagne ; et ils le sollicitèrent de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux ; et il le leur permit. Or les démons étant sortis de cet homme entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua au bas du précipice dans le lac et se noya. Or ceux qui le faisaient paître, ayant vu ce qui était arrivé s'enfuirent et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Or les gens sortaient pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus, vêtu, et raisonnable, l'homme duquel étaient sortis les démons ; et ils furent saisis de terreur. Or les témoins leur rapportèrent de quelle manière le démoniaque avait été guéri. Et toute la population de la contrée voisine des Géraséniens le pria de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Et étant remonté dans une barque, il s'en retourna. Cependant l'homme duquel étaient sortis les démons le priait de le prendre avec lui, mais il le renvoya en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s'en alla proclamant dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui. Or comme Jésus revenait en arrière, il fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l'attendre. Et voici, survint un homme, dont le nom était Jaïrus, et c'était lui qui était chef de la synagogue ; et étant tombé aux pieds de Jésus, il le sollicitait d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique âgée d'environ douze ans, et qu'elle se mourait. Or, comme il s'y rendait, la foule l'étouffait, et une femme malade depuis douze ans d'un flux de sang, laquelle n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée toucha par derrière la frange de son manteau, et tout à coup son flux de sang s'arrêta. Et Jésus dit : « Qui est-ce qui m'a touché ? » Mais tous s'en défendant, Pierre dit : « Maître, la foule t'entoure et te presse ! » Mais Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force est sortie de moi. » Et la femme, voyant qu'elle était découverte, s'approcha en tremblant, et s'étant jetée à ses pieds, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été tout à coup guérie. Mais il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va-t-en en paix. » Comme il parlait encore, survint quelqu'un de chez le chef de synagogue, disant : « Ta fille est morte, n'importune plus le maître ! » Ce que Jésus ayant ouï, il lui répliqua : « Ne crains point, crois seulement, et elle sera sauvée. » Or, étant entré dans la maison, il ne permit pas que personne entrât avec lui, sauf Pierre, et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais il leur dit : « Ne pleurez pas ; car elle n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte. Mais lui, ayant pris sa main, s'écria : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint, et elle se leva immédiatement ; et il commanda qu'on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits ; mais il leur enjoignit de ne parler à personne de ce qui était arrivé.
Prière du soir — deuxième lecture
Je dis donc, et j'en atteste le seigneur, que vous ne devez plus vous conduire comme les Gentils se conduisent dans l'inanité de leur intelligence, ayant l'entendement offusqué de ténèbres, étant étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur ; en sorte que, devenus insensibles, ils se sont livrés à la débauche, pour commettre avec excès toute espèce d'impureté. Mais, pour vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si, en effet, vous avez ouï parler de lui, et si c'est en lui que vous avez été instruits, selon que la vérité existe en Jésus, à dépouiller, en opposition à votre précédente conduite, le vieil homme qui se corrompt sous l'influence des convoitises que produit l'erreur, et à être renouvelés par l'Esprit dans votre intelligence, et à revêtir le nouvel homme, qui a été créé à l'image de Dieu avec la justice et la sainteté que produit la vérité. C'est pourquoi, ayant dépouillé, le mensonge, parlez avec vérité, chacun à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres. Soyez en colère, et toutefois ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre courroux, et ne donnez pas non plus de prise au diable. Que le larron ne dérobe plus, mais que plutôt il prenne de la peine en travaillant de ses mains à ce qui est bien, afin qu'il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais seulement celle qui peut être bonne pour l'édification selon le besoin, afin qu'elle soit un bienfait pour les auditeurs, n'attristez point l'esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute espèce d'aigreur, et d'irritation, et de colère, et de cris, et de calomnie, soit enlevée du milieu de vous, ainsi que toute espèce de méchanceté. Devenez bons les uns pour les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement comme Dieu aussi nous a pardonné en Christ ;
Évangile
Puis étant entré, il traversait Jéricho, et voici, un homme nommé Zachée, qui lui-même était chef des publicains et qui était riche, cherchait à voir quel était Jésus, et il ne pouvait y parvenir à cause de la multitude, car il était de petite taille. Et ayant couru en avant il monta sur un sycomore, afin de le voir, parce qu'il devait passer par là. Et lorsqu'il fut arrivé à cet endroit, Jésus levant les yeux lui dit : « Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd'hui dans ta maison. » Et il se hâta de descendre, et il le reçut avec joie. Et tous à cette vue murmuraient, en disant : « Il est allé se loger chez un pécheur. » Cependant Zachée, se tenant debout, dit au seigneur : « Voici, seigneur, je donne aux pauvres la moitié de ce qui m'appartient, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je l'en dédommage au quadruple. » Or Jésus lui dit : « Aujourd'hui le salut s'est réalisé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham ; car le fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Évangile
Alors Jésus vient de Galilée vers le Jourdain auprès de Jean, pour se faire baptiser par lui ; mais il l'en empêchait, en disant : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répliqua : « Pour le moment laisse faire, car c'est ainsi qu'il nous sied d'accomplir tout ce qui est juste. » Alors il le laisse faire. Or, après avoir été baptisé, Jésus sortit aussitôt de l'eau ; et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'esprit de Dieu, descendant comme une colombe, venir sur lui ; et voici, une voix sortant des cieux disait : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé, dans lequel J'ai pris plaisir. »
Évangile
En effet, le royaume des cieux est semblable à un chef de famille qui sortit de grand matin afin de louer des ouvriers pour les envoyer à sa vigne. Or, après avoir fait accord avec les ouvriers à raison de un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Et étant sorti vers la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place du marché sans rien faire, et il leur dit : « Allez aussi à la vigne, et ce qui sera juste je vous le donnerai. » Et ils y allèrent. Étant de nouveau sorti vers la sixième et vers la neuvième heure, il fit encore de même. Puis étant sorti à la onzième, il en trouva d'autres qui se tenaient là, et il leur dit : « Pourquoi vous tenez-vous ici le jour entier sans rien faire ? » Ils lui disent : « C'est que personne ne nous a loués. » Il leur dit : « Vous aussi allez à la vigne. » Or, quand le soir fut venu, le maître de la vigne, dit à son intendant : « Appelle les ouvriers, et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » Or, ceux de la onzième heure étant venus reçurent chacun un denier ; et les premiers étant venus crurent qu'ils recevraient davantage, et ils reçurent eux aussi un denier par tête. Mais après l'avoir reçu, ils murmuraient contre le chef de famille, en disant : « Ceux-ci venus les derniers ont travaillé une seule heure, et tu les as égalés à nous, qui avons supporté le poids du jour et l'ardente chaleur ! » Mais il répliqua à l'un d'eux : « Camarade, je ne te fais aucun tort ; n'as-tu pas fait accord avec moi à raison d'un denier ? Prends ce qui est à toi, et t'en vas. Pour moi, je veux donner à celui-ci qui est venu le dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi ? Ou bien vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? » Ainsi les derniers seront des premiers et les premiers des derniers. » Or, comme Jésus allait monter à Jérusalem, il prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : « Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, et ils le condamneront, et ils le livreront aux gentils pour qu'ils le bafouent, le fustigent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, l'adorant et sollicitant quelque chose de lui ; mais il lui dit : « Que veux-tu ? » Or elle dit : « Ordonne que mes deux fils, que voici, soient assis, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume. » Mais Jésus répliqua : « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je dois boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Vous boirez il est vrai ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de moi de l'accorder, sauf à ceux pour lesquels cela a été préparé par mon Père. » Ce que les dix ayant ouï, ils furent indignés contre les deux frères. Mais Jésus les ayant appelés à lui, dit : « Vous savez que les chefs des nations les tyranniseront et que les grands les oppriment. Il n'en est pas de même parmi vous. Mais celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et que celui qui voudra être le premier de vous soit votre esclave. C'est ainsi que le fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme une rançon pour plusieurs. » Et, comme ils sortaient de Jéricho, une foule nombreuse le suivit ; et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin ayant appris que Jésus passait, s'écrièrent : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Or la foule leur fit des remontrances afin qu'ils se tussent, mais ils s'écrièrent de plus belle : « Seigneur, aie pitié de nous, fils de David ! » Et Jésus s'étant arrêté les appela et dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui disent : « Seigneur, que nos yeux s'ouvrent. » Or Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux, et aussitôt ils recouvrèrent la vue et ils le suivirent.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
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