Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

1 Corinthiens 11:1-11

Soyez mes imitateurs, comme je suis moi-même celui de Christ ! Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez les traditions, telles que je vous les ai transmises. Je veux cependant que vous sachiez que la tête de tout homme c'est Christ, tandis que la tête d'une femme, c'est son mari, et que la tête de Christ, c'est Dieu. Tout homme qui prie ou qui prophétise en ayant la tête recouverte, déshonore sa tête, tandis que toute femme qui prie ou qui prophétise sans avoir la tête voilée, déshonore sa propre tête ; car elle est une seule et même chose que la femme qui est rasée. En effet, si la femme n'est pas voilée, il faut qu'elle se fasse tondre ou qu'elle se fasse raser ; mais s'il est honteux pour une femme d'être tondue ou rasée, il faut qu'elle soit voilée. En effet, si l'homme ne doit pas, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu, avoir la tête voilée, la femme en revanche est la gloire de l'homme ; — en effet l'homme n'est pas issu de la femme, mais la femme de l'homme, car l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l'homme ; — c'est pourquoi la femme doit avoir une suprématie sur la tête à cause des anges. Néanmoins, ni la femme n'existe séparément de l'homme, ni l'homme séparément de la femme, dans le seigneur ;

Première lecture

Ésaïe 62

Pour l'amour de Sion je ne garde pas le silence, et pour l'amour de Jérusalem je ne me donne point de relâche, jusqu'à ce que sa justice paraisse comme l'aube, et son salut comme une torche allumée. Alors les nations contempleront ta justice, et tous les rois ta splendeur, et l'on t'appellera d'un nom nouveau fixé par la bouche de l'Éternel. Et tu seras une couronne éclatante dans la main de l'Éternel, et une mitre royale dans la main de ton Dieu. On ne te dira plus délaissée, et ton pays ne sera plus appelé désert ; mais on t'appellera « Mon plaisir est en elle, » et ta terre « une épouse. » Car l'Éternel trouve son plaisir en toi, et ta terre a un époux. Car de même qu'un jeune homme se marie à une vierge, tes fils se marieront à toi, et la joie que le fiancé reçoit de sa fiancée, ton Dieu la recevra de toi. Sur tes murs, Jérusalem, je place des gardes ; de tout le jour et de toute la nuit ils ne garderont pas un instant le silence. « Vous qui rappelez le souvenir de l'Éternel, ne vous donnez point de relâche ! Et ne lui donnez point de relâche qu'il n'ait fondé Jérusalem et ne l'ait rendue un objet de louanges sur la terre. » L'Éternel l'a juré par sa droite et par son bras puissant : Je ne donnerai plus ton blé en nourriture à tes ennemis, et les enfants de l'étranger ne boiront plus ton moût gagné par ton labeur, mais ceux qui le récolteront le mangeront et loueront l'Éternel, et ceux qui le cueilleront, le boiront dans mes saints parvis. Rendez-vous, rendez-vous aux portes ; préparez le chemin au peuple ! frayez, frayez la route, enlevez les pierres, dressez un étendard pour les peuples ! Voici, l'Éternel fait aux extrémités de la terre cette proclamation : Dites à la fille de Sion : Voici, ton Sauveur arrive ; voici, ses récompenses l'accompagnent et ses rétributions le précèdent. Et on les appelle « peuple saint, rachetés de l'Éternel, » et toi, on t'appelle « cité cherchée, non délaissée. »

Première lecture

Ésaïe 58:1-12

Crie à plein gosier, ne te retiens pas ! à l'égal de la trompette élève la voix, et annonce à mon peuple son crime et à la maison de Jacob son péché ! Journellement ils m'interrogent et désirent savoir mes voies ; comme un peuple qui pratiquerait la justice et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu, ils demandent de moi des arrêts de justice ; ils désirent l'approche de Dieu : « Pourquoi jeûnons-nous [disent-ils], et tu ne le vois pas ? pourquoi nous traiter durement, et tu l'ignores ? » Voici, dans votre jour de jeûne vous courez à vos affaires, et exigez toutes vos corvées. Voici, vous jeûnez pour vous quereller, et pour disputer, et frapper d'un poing sacrilège. Vous ne jeûnez pas aujourd'hui à faire exaucer vos cris dans les lieux très hauts. Est-ce là le jeûne que j'aime, le jour où l'homme se traite durement ? Quoi ! plier la tête comme un jonc, et se coucher sur le cilice et la cendre, est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, un jour approuvé de l'Éternel ? Voici le jeûne que j'aime : c'est qu'on délie les chaînes de l'impiété, qu'on fasse tomber les courroies du joug, qu'on affranchisse les opprimés et que vous enleviez toute sorte de joug ; et encore, que tu distribues ton pain à celui qui a faim, et amènes au logis les pauvres errants, que, si tu vois un homme nu, tu l'habilles, et que tu ne te dérobes pas à ton frère. Alors ta félicité éclora comme l'aurore, et ta guérison fera de rapides progrès, et ta justice marchera devant toi, et la gloire de l'Éternel sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et l'Éternel répondra ; tu crieras et Il dira : « Me voici ! » si dans ton sein tu cesses de mettre sous le joug, de montrer au doigt et de dire du mal. Si tu fais part de tes aliments à celui qui a faim, et rassasies l'âme indigente, alors pendant les ténèbres ta lumière se lèvera, et ton obscurité sera comme le midi. Et l'Éternel sera ton guide constant, et dans les lieux brûlés Il rassasiera ton âme, et redonnera de la vigueur à tes os ; tu seras comme un jardin arrosé et comme une source dont les eaux ne trompent jamais. Et les tiens relèveront les ruines anciennes, tu réédifieras des fondements mis à nu depuis plusieurs âges, et on te nommera réparateur des brèches, restaurateur des chemins pour peupler le pays.

Prière du matin — première lecture

Proverbes 19

Meilleur est un pauvre qui marche dans son intégrité, qu'un homme aux lèvres fausses, qui est un insensé. A manquer de prudence il n'y a point d'avantage ; et qui précipite ses pas, bronche. C'est la folie de l'homme qui gâte sa carrière ; mais c'est contre l'Éternel que s'irrite son cœur. La richesse procure beaucoup d'amis, mais le pauvre est abandonné par son ami. Un faux témoin ne demeure pas impuni, et celui qui émet des mensonges, n'échappera pas. Il y a beaucoup de flatteurs pour l'homme libéral, et tous les amis sont pour celui qui donne. Tous les frères du pauvre ont de l'aversion pour lui ; combien plus ses amis le quitteront-ils ! Il se réclame de leurs promesses,… elles sont évanouies ! Acquérir du sens, c'est aimer son âme ; garder la prudence fait trouver le bonheur. Le faux témoin ne reste pas impuni ; et qui profère le mensonge, se perd. Une vie de délices ne va pas à l'insensé ; il va moins encore à l'esclave de commander aux princes. La raison de l'homme le rend patient, et sa gloire est de passer une faute. La colère d'un roi est le rugissement du lion ; mais sa faveur est comme la rosée sur la verdure. Le malheur d'un père, c'est un fils insensé ; et l'eau qui dégoutte d'un toit sans interruption, c'est une femme querelleuse. On hérite de ses pères une maison et des biens ; mais une femme sensée, est un don de l'Éternel. La paresse plonge dans le sommeil, et l'âme indolente sentira la faim. Qui garde le commandement, garde sa vie ; qui néglige sa voie, subira la mort. Celui qui donne au pauvre, prête à l'Éternel, et Il lui rendra son bienfait. Châtie ton fils, pendant qu'il y a espoir ; mais jusqu'à le tuer ne te laisse pas emporter ! Que l'emporté subisse la peine ; car si tu l'en exemptes, tu devras y revenir. Ecoute un conseil, et reçois les leçons, afin que tu sois sage dans la suite de ta vie ! Les projets du cœur de l'homme sont nombreux ; mais le décret de l'Éternel, c'est ce qui s'exécute. La bonté de l'homme fait sa gloire ; et le pauvre vaut mieux que le menteur. La crainte de l'Éternel mène à la vie ; on repose rassasié, sans être atteint de malheur. Le paresseux plonge sa main dans le plat ; mais à sa bouche il ne la ramènera pas. Frappe le moqueur, le faible deviendra sage ; avertis l'homme de sens, il entend raison. Il ruine son père, fait fuir sa mère, le fils impudent, et qui fait honte. Cesse, mon fils, d'écouter des doctrines qui te détourneraient des paroles de la sagesse. Un témoin pervers se rit de la justice ; et la bouche des impies se repaît d'iniquité. Les châtiments sont prêts pour les moqueurs ; et les coups, pour le dos de l'insensé.

Épître

1 Timothée 4:8-16

en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.

Première lecture

Proverbes 5

Mon fils, fais attention à ma sagesse, et prête l'oreille à ma prudence, pour garder les bonnes pensées, et conserver le jugement sur tes lèvres, Car les lèvres de l'étrangère distillent du miel, et son palais est plus onctueux que l'huile ; mais sa fin est plus amère que l'absinthe, elle est aiguë comme l'épée à deux tranchants. Ses pieds descendent au séjour de la mort, et ses pas aboutissent aux Enfers. Pour que tu ne prennes point garde au chemin de la vie, ses voies s'égarent, et tu ne le sais pas. Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, et ne vous écartez pas des paroles de ma bouche. Prends ta route loin d'elle, et ne t'approche pas de la porte de sa maison, pour que tu ne livres pas à d'autres la fleur de tes jours, ni tes années à l'homme cruel ; pour que des étrangers ne se rassasient pas de ton bien, et que le fruit de ton labeur n'aille pas en maison étrangère ; pour que tu n'aies pas à gémir sur ta fin, quand ta chair et ton corps auront dépéri, disant : Comment ai-je pu haïr la discipline ? comment mon cœur a-t-il repoussé la correction ? et n'écoutai-je point la voix de mes maîtres, et ne prêtai-je point l'oreille à mes instituteurs ? Peu s'en faut que je ne sois tombé dans tous les maux au milieu du peuple et de l'assemblée. Bois l'eau de ta citerne, et celle qui coule de ta fontaine : sinon tes sources se répandront au dehors, et comme des ruisseaux couleront sur les places ; ils seront pour toi seul, et non pour des étrangers en même temps que pour toi. Que ta source soit bénie, et fais ton bonheur de la femme de ta jeunesse, biche aimable, gazelle gracieuse : que son sein t'enivre toujours, et de son amour sois constamment épris ! Et pourquoi t'éprendrais-tu, mon fils, d'une étrangère, et embrasserais-tu le sein d'une inconnue ? Car les voies de l'homme sont découvertes devant Dieu, et Il observe tous ses sentiers. L'impie se prend dans ses propres péchés, et il est retenu par les lacs de son iniquité. Il mourra faute de discipline, et sa grande folie lui donnera le vertige.

Prière du matin — deuxième lecture

Luc 17

Or il dit à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive des scandales, néanmoins malheur à celui par lequel ils arrivent ; il lui est plus avantageux qu'on lui mette au col une pierre meulière, et qu'on le précipite dans la mer, que de scandaliser un seul de ces petits. Prenez garde à vous-mêmes : Si ton frère a péché, reprends-le, et s'il se repent, pardonne-lui ; et si, sept fois le jour, il a péché contre toi, et que sept fois il revienne vers toi, en disant : « Je me repens, » tu lui pardonneras. » Et les apôtres dirent au seigneur : « Mets en nous plus de foi. » Mais le seigneur dit : « Si vous aviez de la foi, gros comme un grain de moutarde, vous diriez à ce mûrier-ci : « Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; » et il vous obéirait. Mais lequel de vous, ayant un esclave qui conduit la charrue ou paît les troupeaux, lui dira, à son retour des champs : « Viens vite te mettre à table ? » Est-ce qu'au contraire il ne lui dira pas : « Prépare-moi à manger, et ceins-toi pour me servir jusques à ce que j'aie mangé et bu, et après cela, toi, tu mangeras et tu boiras ? » Est-ce qu'il sait gré à l'esclave de ce qu'il a fait ce qui lui était prescrit ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des esclaves inutiles, c'est ce que nous devions faire que nous avons fait. » Et il advint, pendant le voyage vers Jérusalem, qu'il passait entre la Samarie et la Galilée. Et comme il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix hommes lépreux, qui se levèrent de loin, et ils haussèrent la voix en disant : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » Ce que voyant, il leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Et il advint, pendant qu'ils s'y rendaient, qu'ils furent guéris. Or l'un d'entre eux voyant qu'il avait été guéri revint glorifiant Dieu à haute voix, et il tomba la face contre terre à ses pieds en lui rendant grâces ; et c'était un Samaritain. Mais Jésus prenant la parole dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Mais les neuf où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour donner gloire à Dieu, sauf cet étranger. » Et il lui dit : « Lève-toi, va-t-en. » Or ayant été interrogé par les pharisiens sur l'époque de la venue du royaume de Dieu, il leur répliqua : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à être épié, et l'on ne dira point : « Le voici ici, ou là. » Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Mais il dit aux disciples : « Des jours viendront, où vous désirerez voir un des jours du fils de l'homme, et vous ne le verrez pas ; et on vous dira : « Le voici ici, ou le voilà là ; » n'y courez pas, car, comme l'éclair flamboyant brille de l'une des extrémités du ciel jusques à l'autre extrémité du ciel, il en sera de même du fils de l'homme ; mais il faut d'abord qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette génération. Et comme il est advenu du temps de Noé, de même adviendra-t-il aussi du temps du fils de l'homme ; on mangeait, on buvait, les hommes prenaient des femmes et on donnait aux femmes des maris, jusques au jour où Noé entra dans l'arche ; et le déluge survint et les fit tous périr. De même, comme il advint du temps de Lot, on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait, mais le jour où Lot sortit de Sodome, il tomba du ciel une pluie de feu et de soufre et elle les fit tous périr, de même en sera-t-il le jour où le fils de l'homme sera révélé. En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et dont les ustensiles sont dans la maison, ne descende point pour les prendre, et que celui qui est aux champs ne revienne pas non plus en arrière : souvenez-vous de la femme de Lot. Mais celui qui aura cherché à rester en possession de sa vie la perdra, tandis que celui qui l'aura perdue la conservera. Je vous le déclare, cette nuit-là deux personnes seront sur un lit, l'une sera prise et l'autre sera laissée. Deux femmes moudront ensemble, l'une sera prise, mais l'autre sera laissée. » [Deux hommes seront dans la campagne, l'un sera pris et l'autre sera laissé.] Et prenant la parole ils lui dirent : « Où, Seigneur ? » Mais il leur dit : « Là où est le corps, c'est là aussi que se rassembleront les aigles. »

Psaume responsorial

Psaumes 146

Alléluia ! Mon âme, loue l'Éternel ! Je louerai l'Éternel, tant que je vivrai ; je chanterai mon Dieu, tant que je serai. Ne vous confiez pas dans les princes, dans les enfants des hommes, qui ne peuvent secourir ! Leur souffle s'exhale, ils rentrent dans leur poudre : ce jour-là, c'en est fait de leurs plans. Heureux celui à qui le Dieu de Jacob est en aide, et dont l'espoir repose sur l'Éternel son Dieu ! Il a fait les Cieux et la terre, la mer et tout ce qu'elle contient ; Il garde fidélité éternellement ; Il rend justice aux opprimés, donne du pain à ceux qui ont faim ; l'Éternel délivre les captifs. L'Éternel ouvre les yeux aux aveugles, l'Éternel relève ceux qui sont affaissés ; l'Éternel aime les justes. L'Éternel prend les étrangers sous sa garde ; Il restaure la veuve et l'orphelin ; mais Il fait dévier la voie de l'impie. L'Éternel règne éternellement. Ton Dieu, ô Sion, subsiste dans tous les âges. Alléluia !

Évangile

Marc 10:15-21

en vérité je vous le déclare, celui qui n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera certainement point. » Et, les ayant serrés dans ses bras, il les bénit en posant les mains sur eux. Et au moment où il se remettait en chemin, quelqu'un accourut, et se jetant à ses genoux il lui demandait : « Bon maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, si ce n'est un seul, Dieu. Tu connais les commandements : Ne tue point ; ne commets point d'adultère ; ne dérobe point ; ne fais point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. » Et l'autre lui dit : « Maître, j'ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Or Jésus l'ayant regardé l'aima, et lui dit ; « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu possèdes, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens, suis-moi. »

Psaume responsorial

Psaumes 22

Au maître chantre. Sur « Biche de l'aurore ». Cantique de David.Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, te tenant à l'écart pour ne point m'être en aide, et ne point ouïr quand je crie à rugir ? Mon Dieu ! le jour, j'appelle, et tu ne réponds pas ; et la nuit, et je n'obtiens pas de repos. Cependant, tu es le Saint, les louanges d'Israël environnent ton trône, En toi nos pères mirent leur confiance, mirent leur confiance, et tu les délivras ; ils élevèrent leurs cris vers toi, et ils échappèrent ; ils se confièrent en toi, et ne furent point confondus. Mais moi, je suis un ver, et non plus un homme, l'opprobre des hommes, et le rebut du peuple. Je suis la dérision de tous ceux qui me voient ; ils grimacent de leurs lèvres, et hochent la tête, [disant :] « Il s'en remet à l'Éternel ; qu'il le sauve ! qu'il le délivre, puisqu'il lui est propice ! » Oui, tu m'as tiré du sein de ma mère, tu me donnais la sécurité auprès de sa mamelle ; je me reposai sur toi dès ma naissance, et dès le sein de ma mère tu as été mon Dieu. Ne sois pas loin de moi ! car l'angoisse est proche, car je suis sans secours. Des taureaux puissants m'environnent, les farouches troupeaux de Basan me cernent, ils ouvrent leurs gueules contre moi, ainsi que des lions dévorants, rugissants. Comme les eaux je m'écoule, et tous mes os se séparent ; mon cœur, comme de la cire, fond dans ma poitrine ; ma vigueur, comme un têt, s'est séchée, et ma langue s'attache à mon palais, et tu me couches dans la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, la bande des méchants m'enveloppe, {[}s'acharne] comme le lion, à mes mains et à mes pieds. Je compterais tous mes os ; et eux, ils regardent et repaissent leurs yeux. Ils se partagent mes vêtements, et ils tirent au sort mon manteau. Mais, toi, Éternel, ne t'éloigne pas ! toi, qui es ma force, accours à mon aide ! Arrache à l'épée mon âme, et aux chiens l'unique bien qui me reste ! Tire-moi de la gueule du lion, et contre les cornes des buffles garantis-moi. Alors je redirai ton nom à mes frères, et je te louerai au sein de l'assemblée. Vous qui craignez l'Éternel, louez-le ! Vous tous, race de Jacob, glorifiez-le, et tremblez devant lui, vous tous, race d'Israël ! Car Il ne rebuta point, ne dédaigna point la misère du misérable, et Il ne lui cacha point sa face, et Il écouta les cris qu'il élevait vers Lui. Tu seras chanté par moi dans la grande assemblée ; j'accomplirai mes vœux devant ceux qui te craignent. Les affligés prendront part au festin, et seront rassasiés, et ceux qui cherchent l'Éternel, chanteront ses louanges ; votre cœur vivra éternellement. Se rappelant ta mémoire, toutes les extrémités de la terre reviendront à toi, et toutes les tribus des peuples te rendront leur hommage ; car à l'Éternel est l'empire, et Il est le souverain des nations. Tous les riches de la terre prendront part au festin, et adoreront, et l'on verra s'agenouiller tous ceux qui sont sur la pente du tombeau, et ceux qui ne peuvent soutenir leur vie. La race future Le servira, et l'on parlera du Seigneur d'âge en âge ; il en viendra qui publieront sa justice, et raconteront à la race naissante qu'il fut agissant.

Psaume responsorial

Psaumes 36

Au maître chantre. Chant du serviteur de l'Éternel, de David.L'impie a le péché au dedans de son cœur, la crainte de l'Éternel n'est pas devant ses yeux. Par sa manière de voir il se flatte lui-même, pour consommer son crime, pour haïr. Les paroles de sa bouche sont vaines et trompeuses, il a cessé d'être sage et de faire le bien. Il pense au mal sur son lit, il pratique une voie qui n'est pas bonne, il n'a point le mal en aversion. Éternel, ta grâce atteint jusques aux Cieux, ta fidélité jusques aux nues. Ta justice est pareille aux montagnes de Dieu, et tes jugements sont pareils à l'immense mer. Éternel, tu es secourable aux hommes et aux bêtes. Que ta grâce est précieuse, ô Dieu ! et les fils des hommes se réfugient à l'ombre de tes ailes ; ils se repaissent de l'abondance de ta maison, et tu les abreuves au fleuve de tes délices. Car auprès de toi est la source de la vie, et à ta lumière nous voyons la lumière. Conserve ta grâce à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui ont le cœur droit ! Que le pied de l'orgueil ne me foule point, et que la main des impies ne me mette pas en fuite ! Déjà les méchants tombent, ils sont terrassés et incapables de se relever.

Psaume responsorial

Psaumes 35

De David.Sois l'adversaire, ô Éternel, de mes adversaires ! Combats ceux qui me combattent ! Saisis le bouclier et la rondache, et lève-toi pour m'assister ! Tire ta lance et ta hache contre mes persécuteurs ! Crie-moi : Je suis ton aide ! Que la honte et l'opprobre couvrent ceux qui demandent ma vie ! qu'ils reculent confondus ceux qui méditent ma ruine ! Qu'ils soient comme la balle au vent, chassés par l'ange de l'Éternel ! Que leur route soit sombre et glissante, et que l'ange de l'Éternel les poursuive ! Car sans cause ils ont caché la fosse et le filet sous mes pas, sans cause ils ont miné pour m'ôter la vie. Que la ruine fonde sur eux imprévue ! qu'ils soient pris dans le filet qu'ils ont tendu ! que pour y périr ils y tombent ! Alors mon âme sera ravie de l'Éternel, et se réjouira de son secours. Tous mes os diront : Éternel ! qui, comme toi, sauve le malheureux de plus forts que lui, le malheureux et le pauvre de ses spoliateurs ? Des témoins iniques se lèvent ; pour ce que j'ignore, ils me prennent à partie. On me rend le mal pour le bien, je suis abandonné. Mais moi, dans leurs maladies, je pris le cilice, je me macérai par des jeûnes, et je priai, la tête penchée sur la poitrine ; à ma démarche on eût dit que j'avais perdu mon frère, mon ami ; comme en deuil d'une mère, triste j'étais courbé. Mais ma chute les réjouit ; ils se liguent, ils se liguent contre moi, médisant, et j'ignore tout ; ils me déchirent, et ne se taisent pas. Avec les profanes bouffons des festins, ils grincent contre moi les dents. Seigneur, jusques à quand seras-tu spectateur ? Délivre ma vie de leur fléau, et mon âme des lions ! Je te rendrai grâces dans la grande assemblée, et je te louerai au sein d'un peuple nombreux. Ne permets pas que mes perfides ennemis triomphent à ma vue, et que, dans leur haine gratuite, ils clignent les yeux ! Car ils ne parlent pas de paix, et contre les débonnaires du pays ils méditent l'astuce. Ils ouvrent contre moi leur bouche, et disent : « Ah ! ah ! nos yeux voient. » Tu vois aussi, Éternel ! ne te tais pas ! Seigneur, ne t'éloigne pas de moi ! Lève-toi, réveille-toi, pour me faire justice, mon Seigneur, mon Dieu, pour défendre ma cause ! Fais-moi droit, selon ta justice, Éternel, mon Dieu, et que je ne sois pas un triomphe pour eux ! Qu'ils ne disent pas en leur cœur : « Bien ! c'étaient nos vœux ! Qu'ils ne disent pas : « Nous l'avons perdu ! » Fais rougir et confonds tous ceux que réjouissent mes maux ! Couvre de honte et d'ignominie mes superbes adversaires ! Alors ils chanteront et seront ravis ceux qui aiment ma juste cause ; ils diront incessamment : « Grand est l'Éternel, qui se plaît au bien de son serviteur ! » Et ma langue dira ta justice, et te louera tous les jours.

Prière du soir — première lecture

Proverbes 20

Le vin est moqueur, la cervoise tumultueuse ; qui par eux se laisse étourdir, n'est pas sage. Tel le rugissement d'un lion, telle est l'épouvante que répand un roi. Qui s'emporte contre lui, pèche contre soi. C'est une gloire pour l'homme de cesser une querelle : mais tout insensé s'exaspère. Parce qu'il fait froid, le paresseux ne laboure pas ; à la moisson il mendiera, et n'obtiendra rien. Le projet dans le cœur de l'homme est sous une eau profonde ; mais l'intelligent va l'y puiser. Plusieurs hommes proclament chacun leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? Le juste marche dans son innocence ; heureux les enfants qu'il laisse ! Le roi qui siège sur son tribunal, par son regard met tout mal en fuite. Qui dira : J'ai gardé mon cœur pur, et de péché je ne me suis point souillé ? Double poids, double mesure, sont l'un et l'autre l'abomination de l'Éternel. Déjà dans ce qu'il fait, l'enfant montre ce qu'il est, si sa conduite sera pure et droite. L'oreille qui entend, et l'œil qui voit, par l'Éternel furent formés l'un et l'autre. N'aime pas le dormir, afin de ne pas perdre ce que tu as ! Aie les yeux ouverts, et tu auras abondance de pain ! Mauvais ! mauvais ! dit l'acheteur ; mais en s'en allant il se félicite. Il y a de l'or et beaucoup de perles ; mais des lèvres sensées sont une vaisselle de prix. Prends-lui son manteau, car il a cautionné autrui ; et nantis-loi de lui plutôt que de l'étranger. Le pain du mensonge est doux à l'homme ; mais sa bouche finit par se trouver pleine de gravier. C'est la réflexion qui donne à un plan de la consistance ; et sans circonspection ne fais point la guerre. Il révèle les secrets celui qui va médisant ; et de celui qui tient ses lèvres ouvertes, ne fais pas ta société. De quiconque maudit son père et sa mère, le flambeau s'éteint au sein des ténèbres. Un héritage abominable à son origine ne finira point par être béni. Ne dis pas : Je rendrai le mal pour le mal ! Compte sur l'Éternel, c'est lui qui t'aidera. Le double poids est l'abomination de l'Éternel ; et la balance fausse n'est pas une chose bonne. C'est l'Éternel qui règle la marche des humains ; l'homme ! comment découvrirait-il sa voie ? Il y a péril pour l'homme à précipiter les choses saintes, et à ne réfléchir qu'après le vœu prononcé. Un roi sage fait avec le van le triage des méchants, et fait passer sur eux la roue qui foule le blé. Un flambeau allumé par l'Éternel, telle est l'âme de l'homme, qui sonde les profondeurs de son intérieur. L'amour et la fidélité sont la garde du roi, et par l'amour il donne un étai à son trône. La parure des jeunes hommes, c'est leur vigueur ; et la gloire des vieillards, leurs cheveux blancs. Les meurtrissures purifient le méchant, les coups qui pénètrent au fond des entrailles.

Deuxième lecture

Romains 5

Ayant donc été justifiés par la foi, soyons en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons aussi obtenu l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous nous enorgueillissons à cause de l'espérance de la gloire de Dieu, et non seulement à cause de cela, mais encore nous nous enorgueillissons des tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, et la patience le mérite, et le mérite l'espérance. Or l'espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l'Esprit saint qui nous a été donné, s'il est vrai que Christ, alors que nous étions encore faibles, est mort au moment voulu pour des impies. C'est à grand'peine, en effet, que quelqu'un mourra pour un juste, car il se peut bien faire que quelqu'un se décide à mourir pour l'homme de bien ; mais Il prouve Son amour envers nous, par ce fait-ci, que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous ; à combien plus forte raison par conséquent, maintenant que nous avons été justifiés par son sang, serons-nous préservés par lui de la colère ? Car, si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à combien plus forte raison, une fois que nous avons été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ! Non seulement nous le serons, mais ce sera encore en nous enorgueillissant en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons maintenant obtenu la réconciliation. C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché, car jusques à la loi le péché a été dans le monde ; … mais le péché n'est pas imputé là où n'est pas la loi, et cependant la mort a régné depuis Adam jusques à Moïse, même sur ceux qui n'ont pas commis de péchés semblables à la transgression d'Adam, lequel est l'image de celui qui devait venir… Mais il n'en est pas du pardon gratuit comme de la faute ; car si par la faute d'un seul tous les autres sont morts, à combien plus forte raison la grâce de Dieu et Son don gratuit se sont-ils abondamment répandus par la grâce d'un seul homme, Jésus-Christ, sur tous les autres ! Et il n'en est pas de ce don comme de ce qui est advenu par le fait d'un seul qui a péché ; car tandis que c'est par une seule faute que le jugement est devenu condamnation, c'est en revanche par plusieurs fautes que le pardon gratuit est devenu acquittement. En effet, si, par la faute d'un seul, la mort a régné par lui seul, à combien plus forte raison ceux qui reçoivent en abondance la grâce et la justice, régneront-ils dans la vie par le seul Christ-Jésus ! Ainsi donc, comme une seule faute a valu à tous les hommes la condamnation, de même aussi un seul acquittement a valu à tous les hommes la justification qui donne la vie ; car, comme par la désobéissance d'un seul homme tous les autres ont été constitués pécheurs, de même aussi par l'obéissance d'un seul tous les autres seront constitués justes. Or la loi est intervenue afin que la faute abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ; afin que, comme le péché a régné dans la mort, de même aussi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle par Christ-Jésus notre Seigneur.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 11

Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ; mais je crains que, de même que le serpent trompa Ève par son astuce, vos pensées ne soient corrompues et détournées de la fidélité et de la chasteté qui sont dues à Christ ; car si le premier venu prêche un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accepté, vous vous y prêtez admirablement. Or j'estime que je n'ai été inférieur en rien aux, apôtres de la plus haute volée, mais, quoique je sois étranger à l'éloquence, je ne le suis pas à la connaissance, au contraire nous l'avons mise en évidence parmi vous en tous points sur toutes choses. Ou bien ai-je commis un péché, m'abaissant moi-même afin que vous fussiez élevés, parce que je vous ai gratuitement annoncé l'évangile de Dieu ? J'ai dépouillé d'autres églises en recevant d'elles un salaire pour vous servir, et pendant ma présence parmi vous, quoique dans le dénuement, je n'ai été à charge à personne, car ce sont les frères venus de Macédoine qui ont subvenu à mon dénuement, et sous tous les rapports je me suis gardé et je me garderai de vous être à charge. Une vérité dont Christ m'assure, c'est que ce motif de m'enorgueillir ne me sera point interdit dans les contrées de l'Achaïe. Pourquoi ? Est-ce que je ne vous aime point ? Dieu le sait ! Mais ce que je fais, je continuerai de le faire, pour ôter ce prétexte à ceux qui veulent un prétexte, afin que ce soit sur ce dont ils s'enorgueillissent qu'on les juge, comme nous-mêmes. Ces gens-là, en effet, sont de faux apôtres, des ouvriers mensongers, déguisés en apôtres de Christ ; et cela n'a rien d'étonnant ; car Satan lui-même se déguise en ange de lumière ; il n'y a donc rien d'étrange à ce que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice, eux dont la fin sera conforme à leurs œuvres. Je le répète : que personne ne s'imagine que j'ai perdu la raison, ou bien, s'il en est autrement, acceptez-moi néanmoins comme dépourvu de raison, afin que moi aussi je m'enorgueillisse un peu. Ce que je dis, quand je parle de m'enorgueillir, je ne le dis pas selon le seigneur, mais comme dans un état de déraison : puisque plusieurs s'enorgueillissent selon la chair, moi aussi je m'enorgueillirai ; car vous tolérez volontiers ceux qui manquent de raison, vous qui êtes raisonnables ! En effet, si quelqu'un vous asservit, si quelqu'un vous dévore, si quelqu'un s'empare de vous, si quelqu'un vous domine, si quelqu'un vous frappe au visage, vous le tolérez. Je dis à notre honte que, pour nous, nous avons été faibles ; toutefois tout ce que quelqu'un ose (je parle avec déraison) moi je l'ose aussi. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont la postérité d'Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres de Christ (je parle en insensé) ? Moi je le suis plus encore, par des travaux plus grands, par des emprisonnements plus nombreux, par des souffrances excessives, par de fréquents dangers de mort, (j'ai reçu cinq fois des Juifs quarante coups, moins un ; j'ai été trois fois battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme), par de fréquents voyages, par des périls sur les fleuves, par des périls venus des brigands, par des périls venus de ma nation, par des périls venus des païens, par des périls dans les villes, par des périls dans les déserts, par des périls en mer, par des périls au milieu des faux frères, par le travail et la fatigue, par de fréquentes veilles, par la faim et la soif, par de fréquents jeûnes, par le froid et la nudité. Sans parler du reste, ma préoccupation journalière c'est le soin qu'il faut prendre de toutes les églises : Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui succombe à la tentation, que ce ne soit moi qui me consume ? S'il faut s'enorgueillir, je m'enorgueillirai de ce qui fait ma faiblesse. Dieu, qui est aussi le Père du seigneur Jésus, sait, Lui qui est béni à jamais, que je ne mens point. A Damas, le gouverneur pour le roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, afin de se saisir de moi, et je fus dévalé par une fenêtre dans une manne le long du mur, et j'échappai à ses mains.

Deuxième lecture

1 Jean 4:1-6

Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit ; mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes ont fait irruption dans le monde. Voici à quoi vous reconnaissez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, et tel est celui de l'antechrist, dont vous avez ouï dire qu'il doit venir, et maintenant il est déjà dans le monde. Pour vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Pour eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est à cela que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'égarement.

Deuxième lecture

Colossiens 3:1-4

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, là où Christ est assis à la droite de Dieu ; intéressez-vous aux choses d'en haut, non à celles qui sont sur la terre, car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ; lorsque Christ aura été manifesté, lui qui est notre vie, alors, vous aussi, vous serez manifestés avec lui dans la gloire.

Évangile

Jean 8

[Or Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers ; mais à l'aube il vint de nouveau dans le temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme prise en flagrant délit d'adultère, et l'ayant placée au milieu, ils lui disent : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère ; or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là ; toi donc que prononces-tu ? » Or ils parlaient ainsi pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Mais comme ils persistaient à l'interroger, s'étant relevé il leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. » Et s'étant baissé de nouveau il écrivait avec le doigt sur la terre. Mais eux, l'ayant entendu, et étant repris par leur conscience, ils sortirent l'un après l'autre, à commencer par les anciens jusques aux derniers, et Jésus fut laissé seul avec la femme qui était au milieu. Or Jésus s'étant relevé et n'ayant vu personne que la femme lui dit : « Femme, où sont-ils ces gens qui se sont faits tes accusateurs ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? » Or elle dit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas, va, et ne pèche plus. » ] Jésus s'adressa donc derechef à eux en disant : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera certainement point dans les ténèbres, mais il possédera la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent donc : « Tu portes témoignage en ta faveur ; ton témoignage n'est pas véridique. » Jésus leur répliqua : « Lors même que je porte témoignage en ma faveur, mon témoignage est véridique, parce que je sais d'où je suis venu et où je vais, mais vous, vous ne savez d'où je viens et où je vais. Pour vous, vous jugez selon la chair, pour moi je ne juge personne ; mais d'ailleurs si je juge, mon jugement est véritable, parce que je ne suis pas seul, mais qu'avec moi est aussi le Père qui m'a envoyé. Et en outre dans votre loi il est écrit que le témoignage de deux hommes est véridique ; c'est moi qui porte témoignage en ma faveur, et le Père qui m'a envoyé porte aussi témoignage en ma faveur. » Ils lui disaient donc : « Où est ton Père ? » Jésus répliqua : « Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles près du trésor, pendant qu'il enseignait dans le temple ; et personne ne le saisit, parce que son heure n'était pas encore venue. Il leur dit donc derechef : « Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir. » Les Juifs disaient donc : « Est-ce qu'il se tuera, qu'il dit : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir ? » Et il leur disait : « Pour vous, vous êtes d'en bas, mais je suis d'en haut ; vous, vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde. Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que c'est moi qui le suis, vous mourrez dans vos péchés. » Ils lui disaient donc : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur dit : « Cela même dont je vous parle dès le commencement. J'ai beaucoup à dire et à juger à votre égard, mais Celui qui m'a envoyé est véridique, et quant à moi, ce que j'ai entendu de Lui, c'est ce dont je parle dans le monde. » Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus dit donc : « Quand vous aurez élevé le fils de l'homme, alors vous connaîtrez que c'est moi qui le suis, et que je ne fais rien de mon chef, mais que je parle comme mon Père m'a enseigné, et que Celui qui m'a envoyé est avec moi ; Il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui Lui plaît. » Pendant qu'il parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Jésus disait donc aux Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la postérité d'Abraham, et jamais nous ne fûmes esclaves de personne ; comment peux-tu dire : vous deviendrez libres ? » Jésus leur répliqua : « En vérité, en vérité je vous déclare que quiconque pratique le péché est esclave du péché ; or l'esclave ne demeure pas éternellement dans la famille ; le fils y demeure éternellement ; si donc le fils vous délivre, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham, mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne trouve pas accès parmi vous. Pour moi, je parle de ce que j'ai vu auprès de mon Père ; vous donc aussi, vous faites ce que vous avez appris de votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham ; mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi, un homme qui vous ai annoncé la vérité que j'ai entendue de Dieu ; c'est ce que n'a point fait Abraham ; vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes point nés d'un commerce impudique, nous n'avons qu'un seul et unique père, qui est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre père, vous m'aimeriez ; en effet je suis issu de Dieu et je viens de Lui, car je ne suis point venu de mon chef, mais c'est Lui qui m'a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole ; pour vous, vous êtes issus du père qui est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père ; il a été homicide dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui ; lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et en est le père. Mais moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui d'entre vous me convainc de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est issu de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous, vous ne les écoutez pas, parce que vous n'êtes pas issus de Dieu. » Les Juifs lui répliquèrent : « N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon ? » Jésus répliqua : « Pour moi, je n'ai pas de démon, mais j'honore mon Père, et vous, vous me déshonorez ; mais je ne recherche pas ma propre gloire ; il y en a Un qui la recherche et qui juge. En vérité, en vérité je vous déclare que si quelqu'un a observé ma parole, il ne verra certainement jamais la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous reconnaissons que tu as un démon ; Abraham est mort ainsi que les prophètes, et toi tu dis : Si quelqu'un a observé ma parole, il ne verra certainement jamais la mort. Est-ce que tu es plus grand que notre père Abraham, lequel est pourtant mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? » Jésus répliqua : « Si c'est moi qui me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, Lui que vous dites être votre Dieu, et cependant vous ne Le connaissez pas, mais moi je Le connais ; et si je disais que je ne Le connais pas, je serais un menteur comme vous, mais je Le connais et j'observe Sa parole. Abraham votre père a tressailli de joie de ce qu'il verrait ma journée, et il l'a vue, et il s'est réjoui. » Les Juifs lui dirent donc : « Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! » Jésus leur dit : « En vérité, en vérité je vous le déclare, avant qu'Abraham existât, je suis. » Ils prirent donc des pierres pour les lui jeter ; Jésus se cacha et sortit du temple.

Prière du soir — deuxième lecture

Colossiens 1

Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, aux saints et fidèles frères en Christ, qui sont à Colosses : Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père ! Nous rendons de constantes actions de grâces à Dieu, le Père de notre seigneur Jésus, dans les prières que nous faisons pour vous ; car nous avons appris quelle est votre foi en Christ Jésus et votre charité pour tous les saints, à cause de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux, laquelle vous a déjà été annoncée par la parole de la vérité de l'Évangile qui est parvenu jusques à vous, de même qu'il fructifie et croît dans le monde entier comme parmi vous, depuis le jour où vous avez ouï et reconnu la grâce de Dieu dans la vérité, selon que vous l'avez apprise d'Épaphras, notre bien-aimé compagnon d'esclavage, qui est, pour nous, un fidèle ministre de Christ, et qui nous a aussi fait connaître la charité que l'Esprit vous inspire. C'est pourquoi, nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons point de prier pour vous, afin que vous soyez remplis de la connaissance de Sa volonté, avec toute sorte de sagesse et d'intelligence spirituelle, pour vous conduire d'une manière digne du Seigneur en vue de lui plaire parfaitement par toute espèce de bonnes œuvres : fructifiant et croissant par la connaissance de Dieu, étant puissamment fortifiés de toute manière, selon la force de Sa gloire, pour tout endurer et supporter, rendant en même temps avec joie des actions de grâces au Père, qui vous a appelés et qui vous a rendus capables d'avoir part au lot des saints dans la lumière ; Lui, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et qui nous a transportés dans le royaume du fils de Son amour, en qui nous possédons la rédemption, le pardon de nos péchés ; qui est une image du Dieu invisible, premier-né de toute création, car c'est par lui qu'ont été créés toutes choses dans les cieux et sur la terre, les choses visibles et les choses invisibles, soit les trônes, soit les seigneuries, soit les dominations, soit les autorités ; toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; et lui-même existe avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui ; et lui-même est le chef du corps, de l'Église, lui qui en est le principe, comme premier-né d'entre les morts, afin qu'en toutes choses il occupe la première place. En effet Il a jugé bon que toute Sa plénitude habitât en lui, et de réconcilier par lui, en faisant la paix par le sang de sa croix, toutes choses avec Lui-même, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux, et vous aussi, qui, étrangers et ennemis par vos sentiments, viviez naguère dans vos mauvaises œuvres. Mais maintenant vous avez été réconciliés dans le corps de sa chair par la mort, pour vous présenter saints, irrépréhensibles et irréprochables devant lui, si, du moins, vous restez fondés et fermes dans la foi, sans vous écarter de l'espérance de l'Évangile que vous avez ouï, lequel a été prêché à toute la création qui est sous le ciel, et dont moi, Paul, j'ai été fait ministre. Maintenant je me réjouis de mes souffrances pour vous, et je supplée, dans ma chair, à ce qui manque aux souffrances de Christ pour son corps, qui est l'église, dont j'ai été fait ministre selon l'administration que Dieu m'a confiée par rapport à vous, afin d'accomplir la parole de Dieu, le mystère, qui, caché de tout temps et à toute génération, a été maintenant manifesté à Ses saints, auxquels Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils, je veux dire : Christ en vous, l'espérance de la gloire ; lui que nous annonçons en exhortant tous les hommes, et en les instruisant tous en toute sagesse, afin que nous présentions tous les hommes devenus parfaits en Christ. C'est à cela aussi que je travaille, luttant selon sa force qui déploie en moi son efficace avec puissance ;

Évangile

Jean 3:22-36

Après cela Jésus vient, ainsi que ses disciples, dans le pays de Judée et il y séjournait avec eux, et il baptisait. Or Jean baptisait aussi à Énon près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on venait, et on se faisait baptiser ; car Jean n'avait pas encore été jeté en prison. Il y eut donc de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif au sujet de l'ablution. Et ils vinrent vers Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, c'est lui qui baptise, et tous viennent vers lui. » Jean répliqua : « Un homme ne peut pas s'attribuer la moindre chose, si cela ne lui a été donné du ciel ; vous-mêmes vous m'êtes témoins que j'ai dit : Ce n'est pas moi qui suis le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui qui possède l'épouse est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui est présent et qui l'entend, est plein de joie à cause de la voix de l'époux ; cette joie donc, qui est la mienne, a été accomplie ; il faut qu'il croisse, mais que moi je diminue. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et parle de la terre ; celui qui vient du ciel, est au-dessus de tous ; ce qu'il a vu et entendu, c'est ce dont il rend témoignage, et personne ne reçoit son témoignage ! Celui qui a reçu son témoignage a scellé que Dieu est vrai ; en effet celui que Dieu a envoyé profère les paroles de Dieu, car ce n'est pas avec mesure qu'il donne l'Esprit. Le Père aime le Fils, et Il a tout mis dans sa main ; celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui désobéit au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Évangile

Matthieu 8:23-27

Et lorsqu'il fut monté sur une barque, ses disciples le suivirent ; et voici une grande tourmente s'éleva sur la mer, en sorte que la barque était couverte par les vagues ; mais lui s'était endormi. Et s'étant approchés ils l'éveillèrent en disant : « Seigneur, au secours, nous sommes perdus. » Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés, gens de peu de foi ? » Alors s'étant levé, il gourmanda les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Or les gens émerveillés disaient : « Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? »

Évangile

Luc 11

Et il advint, pendant qu'il était lui-même en prière en quelque endroit, que, lorsqu'il eut fini, l'un de ses disciples lui dit : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean aussi l'a enseigné à ses disciples. » Or il leur dit : « Quand vous priez, dites : « Père, que Ton nom soit sanctifié ; que Ton royaume vienne ; donne-nous chaque jour le pain de notre subsistance, et remets-nous nos péchés, car nous aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous expose pas à la tentation. » Et il leur dit : « Lequel de vous, ayant un ami et s'étant rendu auprès de lui sur le minuit pour lui dire : « Ami, prête-moi trois pains, parce qu'un mien ami venant de voyage est arrivé chez moi, et je n'ai rien à lui offrir ; et l'autre lui ayant répondu de l'intérieur : « Ne me dérange pas, ma porte est déjà fermée, et mes petits enfants sont au lit avec moi, je ne puis pas me lever pour t'en donner… » Je vous déclare que, quoiqu'il ne se lève pas pour lui en donner comme étant son ami, du moins à cause de son indiscrétion il se lèvera pour lui en donner autant qu'il en demande. Eh bien, moi je vous dis, demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; heurtez et on vous ouvrira ; car quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve, et à celui qui heurte, on ouvre. Quel est parmi vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place d'un poisson, lui donnera un serpent ? Ou encore, qui, s'il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, tout méchants que vous êtes, savez donner de bons présents à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il l'Esprit saint à ceux qui le Lui demandent ? » Et il chassait un démon muet ; or il advint, lorsque le démon fut sorti, que le muet parla ; et la foule fut émerveillée. Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « C'est grâce à Béézéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. » Mais d'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe qui vînt du ciel. Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et on y voit tomber maison sur maison ; or si Satan aussi s'est divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il ? Car vous dites que c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons ; mais si moi c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent-ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu'à vous. Lorsque l'homme fort, bien armé, garde sa propre cour, ce qu'il possède est en sûreté ; mais s'il arrive qu'un plus fort que lui survienne et le vainque, il s'empare de toutes les armes auxquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit impur est sorti de l'homme, il parcourt les lieux arides, cherchant du repos, et n'en trouvant pas, il dit alors : « Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. » Et y revenant, il la trouve en paix, balayée et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus méchants que lui-même, et après être entrés, ils y habitent ; et la nouvelle condition de cet homme devient pire que la première. » Or il advint, pendant qu'il disait ces choses, qu'une femme, élevant sa voix du milieu de la foule, lui dit : « Heureux le sein qui t'a porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Mais il dit : « Heureux bien plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent ! » Or comme la foule grossissait, il se mit à dire : « Cette génération est méchante ; elle réclame un signe, et il ne lui sera donné d'autre signe que le signe de Jonas ; car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninévites, de même le fils de l'homme en sera aussi un pour cette génération. La reine du Midi ressuscitera lors du jugement avec les hommes de cette génération, et elle les condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive ressusciteront lors du jugement avec cette génération, et ils la condamneront ; car ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici, il y a ici plus que Jonas, Personne, après avoir allumé une lampe, ne la place dans un souterrain, ni sous le boisseau, mais sur son support, afin que ceux qui entrent en voient la lumière. Ton œil est la lampe du corps ; quand ton œil est sain, tout ton corps aussi est illuminé, mais quand il est malade, ton corps aussi est ténébreux. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Si donc tout ton corps est illuminé, n'ayant rien de ténébreux, il sera entièrement illuminé, comme lorsque la lampe t'éclaire par son rayonnement. » Or, pendant qu'il parlait, un pharisien le sollicite de faire collation chez lui ; et y étant entré il se mit à table. Ce que le pharisien ayant vu, il fut étonné de ce qu'il ne s'était pas d'abord lavé avant la collation. Mais le seigneur lui dit : « Maintenant vous autres pharisiens vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais votre dedans est rempli de rapine et de méchanceté. Insensés ! Est-ce que Celui qui a fait le dehors n'a pas fait aussi le dedans ? Eh bien, donnez-en le contenu en aumônes, et voici, tout est net pour vous. Mais malheur à vous, pharisiens, car vous payez la dîme de la menthe, et de la rue, et de toutes les plantes potagères, et vous méprisez le jugement et l'amour de Dieu. Mais ce sont ces choses-ci qu'il fallait pratiquer, sans toutefois négliger celles-là. Malheur à vous, pharisiens, car vous aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous, car vous êtes comme les sépulcres masqués, et les hommes en marchant dessus ne s'en doutent pas. » Or un des légistes prenant la parole, lui dit : « Maître, en parlant de la sorte tu nous insultes aussi. » Mais il dit : « Malheur aussi à vous autres légistes, car vous chargez les hommes de fardeaux intolérables, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d'un seul de vos doigts. Malheur à vous, car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont fait mourir ! Vous donnez donc votre témoignage et votre approbation aux œuvres de vos pères, car, tandis que de leur côté ils les ont fait mourir, du vôtre vous bâtissez ! C'est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, dont ils tueront les uns et poursuivront les autres, afin qu'on redemande compte à cette génération du sang de tous les prophètes, versé dès la fondation du monde, depuis le sang d'Abel jusques au sang de Zacharie qui fut mis à mort entre l'autel et la maison. Oui, je vous le déclare, on en demandera compte à cette génération. Malheur à vous légistes, car vous avez enlevé la clef de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés et vous avez empêché ceux qui voulaient entrer. » Et après qu'il fut sorti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à l'obséder d'une manière terrible, et à le presser de questions, en lui dressant des pièges, pour attraper quelque parole sortie de sa bouche.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.