Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Mais, si l'on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment y a-t-il parmi vous des gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or, si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi, et il se trouve en outre que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, car nous avons témoigné contre Dieu qu'il a ressuscité Christ ; tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si, en effet, les morts ne ressuscitent pas ; car si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n'est pas ressuscité ; or si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est chimérique, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ ont péri. Si c'est seulement pendant cette vie-ci, que nous espérons en Christ, nous sommes plus à plaindre que tout le reste des hommes.
Première lecture
La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l'Éternel, en ces mots : Tiens-toi dans la porte de la maison de l'Éternel, et proclames-y ces paroles, et dis : Écoutez la parole de l'Éternel, vous tous les hommes de Juda, qui entrez par ces portes pour adorer l'Éternel ! Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Amendez votre conduite et vos œuvres, et je vous ferai habiter en ce lieu. Ne vous fiez pas aux mensonges de ceux qui disent : C'est ici le Temple de l'Éternel, le Temple de l'Éternel, le Temple de l'Éternel ! Car, si vous amendez votre conduite et vos œuvres, si vous exercez la justice à l'égard des uns et des autres, si vous n'opprimez pas l'étranger, la veuve et l'orphelin, si vous ne répandez pas le sang innocent dans ce lieu, et si vous n'allez pas après d'autres dieux à votre détriment, alors je vous ferai habiter en ce lieu dans ce pays que je donnai à vos pères, de l'éternité à l'éternité. Voici, vous avez confiance en des mensonges qui ne profitent pas. Quoi ! dérober, tuer, commettre adultère, faire des faux serments, encenser Baal, aller après d'autres dieux que vous ne connaissez pas !… et puis vous venez et vous vous présentez devant moi dans cette maison appelée de mon nom, et vous dites : « Nous sommes sauvés !… » avec l'intention de commettre toutes ces abominations. Est-elle une caverne de voleurs, cette maison appelée de mon nom, à vos yeux ? Je le vois moi-même, dit l'Éternel. Mais allez donc à ma résidence qui fut à Silo, où je faisais habiter mon nom jadis, et voyez comment je l'ai traitée à cause de la méchanceté de mon peuple d'Israël. Or maintenant, puisque vous avez fait toutes ces actions, dit l'Éternel, et que je vous ai parlé dès le matin, et que vous n'avez pas écouté, et que je vous ai appelés, et que vous n'avez pas répondu, je traiterai cette maison appelée de mon nom, sur laquelle vous vous fiez, et le pays que je donnai à vous et à vos pères, comme j'ai traité Silo, et je vous chasserai de ma présence, comme j'en ai chassé tous vos frères, toute la race d'Éphraïm. Mais toi, ne prie pas pour ce peuple, et ne m'adresse pour eux ni supplique, ni prière, et ne me fais point d'instances ; car je ne t'écouterai pas. Ne vois-tu pas ce qu'ils font dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem ? Les enfants ramassent du bois, et les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte pour faire des gâteaux à la reine des Cieux, et répandre des libations en l'honneur des dieux étrangers, afin de me causer du déplaisir. Est-ce à moi qu'ils causent le déplaisir ? dit l'Éternel ; n'est-ce pas à eux-mêmes, afin d'avoir la honte sur leurs fronts ? C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Ma colère et ma fureur s'épancheront sur ce lieu, sur l'homme et sur le bétail, sur les arbres de la campagne et sur les fruits de la terre : elle brûlera, et ne s'éteindra point. Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices, et mangez-en la chair !… Car je n'adressai à vos pères, le jour où je les tirai du pays d'Egypte, ni parole ni ordre quant à des holocaustes et à des sacrifices. Mais voici l'ordre que je leur donnai, et ce que je dis : Obéissez à ma voix, et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple, et suivez en plein la voie que je vous trace, afin d'avoir le bonheur. Mais ils n'obéirent point, et ne prêtèrent point l'oreille ; et ils marchèrent en suivant les conseils et l'obstination de leur cœur mauvais, et ils me présentèrent le dos et non pas le visage. Du jour où vos pères sortirent du pays d'Egypte jusqu'aujourd'hui, je vous déléguai tous mes serviteurs, les prophètes, journellement, dès le matin ; mais ils n'ont ni entendu, ni prêté l'oreille ; ils roidirent leur col, et ils firent pis que leurs pères. Dis-leur toutes ces paroles ! ils ne t'écouteront point ; et crie-leur ! ils ne te répondront pas. Alors tu leur diras : C'est ici le peuple qui n'a point obéi à la voix de l'Éternel son Dieu, et n'a pas reçu la correction ; la vérité est disparue, elle est bannie de leur bouche. Rase ta chevelure, [Jérusalem], et jette-la ; et du haut des collines élève ta complainte ! car l'Éternel a rejeté et réprouvé la génération, objet de sa colère ; car les enfants de Juda ont fait ce qui est mal à mes yeux, dit l'Éternel ; ils ont placé leurs infâmes idoles dans la maison appelée de mon nom, pour la souiller ; et ils ont élevé les tertres de Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, pour brûler au feu leurs fils et leurs filles, ce que je n'avais point commandé, et qui n'était point venu dans ma pensée. Aussi, voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où l'on ne dira plus Topheth, ni vallée des fils de Hinnom, mais vallée du carnage, et on enterrera à Topheth faute de place, et les cadavres de ce peuple seront la pâture des oiseaux des Cieux et des bêtes de la terre, que personne n'effarouchera, et je ferai cesser dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem les chants de réjouissance et les chants d'allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée ; car le pays sera une solitude.
Première lecture
Écoutez la parole que vous dit l'Éternel, à vous, maison d'Israël ! Ainsi parle l'Éternel : Ne pratiquez point la voie des nations, et des signes du ciel ne vous épouvantez pas, parce que les nations s'en épouvantent. Car le culte des nations est une vanité. C'est du bois coupé dans la forêt, travaillé par la main du sculpteur avec la hache ; il le pare d'argent et d'or, le fixe avec des clous et des marteaux, pour qu'il ne vacille pas. Comme le palmier ils sont arrondis, mais ils ne parlent pas ; on les porte ; car ils ne marchent pas. N'ayez point peur d'eux, car ils ne sauraient nuire, et faire du bien n'est pas en leur puissance. Nul n'est ton égal, Éternel ; tu es grand, et ton nom est grand en puissance. Qui ne te craindrait, Roi des nations ? car cela t'appartient ; car entre tous les sages des peuples, et dans tous leurs empires personne n'est ton égal. Et tous ensemble ils sont stupides et insensés : vaine doctrine ! c'est du bois ! L'argent battu est amené de Tarsis, et l'on apporte d'Uphaz l'or que travaillent le sculpteur et la main de l'orfèvre ; la pourpre rouge et la pourpre bleue les habillent ; ils sont tous un travail de l'ouvrier. Mais l'Éternel est un Dieu qui est vérité ; Il est un Dieu vivant, et un Roi éternel ; à sa colère la terre tremble, et les nations ne soutiennent point son courroux. Vous leur parlerez en ces termes : Les dieux qui n'ont point fait le ciel et la terre, seront exterminés de la terre et de dessous les Cieux. Il a fait la terre par sa puissance, fondé le monde par sa sagesse, et déployé les Cieux par son intelligence. Au son de sa voix les eaux s'amassent dans les Cieux, et Il attire les vapeurs des bouts de la terre, Il envoie les éclairs avant la pluie, et fait sortir les vents de ses magasins. Tout homme est stupide faute de le connaître ; pour chaque fondeur ses idoles sont un sujet de honte, car l'image fondue par lui est un mensonge, et elle ne respire pas. C'est une vanité, une œuvre de la tromperie ; au jour de leur châtiment elles seront détruites. Il ne leur ressemble pas Celui qui est la part de Jacob, car Il a tout formé, et Israël est sa tribu d'héritage, L'Éternel des armées est son nom.
Prière du matin — première lecture
Et Samuel dit à Saül : C'est à moi que l'Éternel a donné la mission de t'oindre pour t'établir roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc l'énoncé des paroles de l'Éternel ! Ainsi parle l'Éternel des armées : Je veux punir ce qu'ont fait les Amalécites à Israël en se mettant sur son chemin lorsqu'il sortait de l'Egypte. Dès lors, marche et défais les Amalécites et dévoue tout ce qui est à eux, sans pitié pour eux, et fais mourir hommes et femmes, et l'enfant et le nourrisson, et le bœuf et la brebis, et le chameau et l'âne. Et Saül adressa l'appel au peuple, et le fit passer à la revue à Telaïm où il compta deux cent mille hommes d'infanterie, et dix mille hommes de Juda. Et Saül s'avança jusqu'à la ville d'Amalek et dressa une embuscade dans la vallée. Et Saül dit aux Kénites : Allez, faites votre retraite, descendez et sortez du milieu des Amalécites, afin que je ne vous emporte pas avec eux. Car vous avez montré de l'amitié à tous les Israélites lorsqu'ils venaient de l'Egypte. Et les Kénites se retirèrent du milieu des Amalécites. Et Saül battit Amalek de Havila à Sour qui est au devant de l'Egypte. Et il prit vivant Agag, roi d'Amalek ; et il exécuta l'anathème sur tout le peuple au fil de l'épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag et les meilleures pièces du menu et du gros bétail, et celles de seconde qualité, et les agneaux, et tout ce qui était bon ; et ils ne voulurent pas le dévouer ; mais tout ce qui était vil et détérioré, ils le dévouèrent. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Samuel en ces termes : Je me repens d'avoir fait Saül roi, car il s'est détourné de moi, et n'a point mis à effet mes paroles. Et Samuel fut irrité, et toute la nuit il éleva des cris vers l'Éternel. Et Samuel se leva pour rencontrer Saül le matin. Et Samuel reçut cet avis : Saül est venu au Carmel, et voilà qu'il s'érige un monument, et il s'en retourne et passe pour descendre à Guilgal. Et lorsque Samuel arriva près de Saül, Saül lui dit : Sois béni de l'Éternel, car j'ai mis à effet la parole de l'Éternel. Et Samuel dit : Mais qu'est-ce que ce que ces bêlements de brebis, qui arrivent à mes oreilles, et ces mugissements de bœufs que j'entends ? Et Saül dit : ils ont été amenés d'Amalek parce que le peuple a épargné les meilleures pièces du menu et du gros bétail, pour les offrir à l'Éternel, ton Dieu ; mais le reste, nous l'avons dévoué. Et Samuel dit à Saül : Arrête pour que je te déclare ce que l'Éternel m'a dit cette nuit. Et il lui dit : Parle. Et Samuel dit : Est-ce que, lors même que tu étais petit à tes propres yeux, tu n'es pas devenu le chef des Tribus d'Israël et par l'onction de l'Éternel ne t'a-t-Il pas créé roi d'Israël ? Et l'Éternel t'avait donné la mission de marcher, et Il t'avait dit : Va et mets sous l'anathème les pécheurs, les Amalécites, et leur fais la guerre jusqu'à ce que tu les aies extermines ; or, pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel, et t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel ? Et Saül dit à Samuel : J'ai écouté la voix de l'Éternel et suivi la route par laquelle Il m'envoyait ; et j'ai amené Agag, roi d'Amalek et exécuté l'anathème sur les Amalécites. Mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des bœufs, prémices de l'anathème, pour les sacrifier à l'Éternel ton Dieu, à Guilgal. Et Samuel dit : L'Éternel prend-Il plaisir aux holocaustes et aux victimes comme à l'obéissance rendue à l'Éternel ? Voici, l'obéissance est plus qu'une belle victime, l'attention plus que la graisse des béliers. Car la rébellion équivaut au péché de divination, et la révolte au crime d'idolâtrie. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, l'Éternel t'a rejeté pour t'ôter la royauté. Et Saül dit à Samuel : J'ai péché en transgressant l'ordre de l'Éternel et tes instructions, car j'ai eu peur du peuple et j'ai écouté sa voix.
Épître
Ou bien, ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous entrions dans un renouvellement de vie, car si nous nous sommes par ressemblance identifiés à sa mort, nous nous identifierons plus encore à sa résurrection. Sachant en outre que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps où règne le péché fût détruit, pour que nous ne fussions plus asservis au péché ; car celui qui est mort est soustrait à la juridiction du péché. Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, une fois ressuscité des morts, ne meurt plus ; la mort n'a plus de puissance sur lui ; car la mort qu'il a soufferte, c'est pour le péché qu'il l'a soufferte une fois pour toutes, tandis que la vie dont il vit, il en vit pour Dieu. De même, vous aussi, regardez-vous comme étant morts pour le péché, mais comme vivant pour Dieu en Christ-Jésus.
Première lecture
A l'homme de former des plans en son cœur ; mais à Dieu d'exaucer ce qu'exprime la langue. Toutes les voies d'un homme sont pures à ses yeux ; mais l'Éternel pèse les cœurs. Repose-toi sur Dieu de tes affaires, et tes plans seront assurés. L'Éternel a fait toutes choses pour leur fin ; ainsi, l'impie pour le jour du malheur. Tout orgueilleux est pour l'Éternel une abomination ; en aucun temps il ne demeure impuni. L'amour et la fidélité expient la faute, et la crainte de l'Éternel fait fuir le mal. Si l'Éternel est favorable à la voie d'un homme, Il réconcilie même ses ennemis avec lui. Mieux vaut peu avec la justice, qu'un gros revenu avec l'iniquité. L'homme en son cœur se trace sa voie ; c'est l'Éternel qui dirige sa marche. Les lèvres du roi prononcent des oracles ; et, quand il juge, sa bouche n'est point inique. Le poids et la balance justes viennent de l'Éternel ; Il a fait toutes les pierres qu'on a dans sa bourse. Les rois auront horreur de faire le mal ; car par la justice un trône est affermi. Les bonnes grâces du roi seront pour les lèvres vraies, et celui qui parle sincèrement, aura son amour. Colère de roi, messages de mort : aussi le sage la calmera. Un regard riant du roi donne la vie, et sa faveur est comme un nuage pluvieux du printemps. Combien la possession de la sagesse vaut mieux que l'or ! et que la possession de la sagesse est préférable à l'argent. La voie des gens de bien, c'est de fuir le mal ; il préserve sa vie celui qui surveille ses voies. L'orgueil précède la ruine, et la présomption, la chute. Mieux vaut vivre humble avec les pauvres, que de partager le butin avec les superbes. Qui dans les affaires agit sensément, trouve le bonheur ; et heureux qui se confie dans l'Éternel ! L'homme au cœur sage est appelé sensé, et l'aménité des paroles avance l'instruction. La prudence pour qui l'a est une source de vie ; les insensés sont punis par leur propre folie. Le cœur du sage rend sa bouche sensée, et par ses discours avance l'instruction. Les discours gracieux sont des rayons de miel, doux au cœur, restaurants pour le corps. Telle voie semble droite à l'homme ; mais elle aboutit au chemin de la mort. La faim du travailleur travaille pour lui, car sa bouche lui en impose la charge. L'homme dangereux prépare le malheur, et sur ses lèvres il y a comme un feu qui brûle. L'homme tortueux excite les divisions ; et le rapporteur désunit les intimes. L'homme qui veut nuire, séduit son prochain, et l'engage dans une voie qui n'est pas la bonne ; il ferme les yeux pour méditer la fraude, il serre les lèvres… il a consommé le crime. Les cheveux blancs sont une couronne d'honneur ; c'est sur le chemin de la justice qu'on la trouve. L'homme patient est supérieur au héros, et celui qui a l'empire de son âme, au preneur de villes. On jette le sort dans le pan de la robe ; mais sa décision vient de l'Éternel.
Prière du matin — deuxième lecture
Lors donc que le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris que Jésus faisait et baptisait plus de disciples que Jean, (toutefois ce n'était pas Jésus lui-même qui baptisait, mais ses disciples), il quitta la Judée, et se rendit en Galilée. Or il fallait qu'il traversât la Samarie. Il arriva donc dans une ville de Samarie nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph son fils ; or là se trouvait la source de Jacob. Jésus donc fatigué du voyage s'était tout simplement assis près de la source ; c'était environ la sixième heure ; survient une femme samaritaine pour puiser de l'eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Car ses disciples étaient allés à la ville afin d'acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : « Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » — Les Juifs en effet ne frayent pas avec les Samaritains. Jésus lui répliqua : « Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais sollicité, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où as-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui lui-même en a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus lui répliqua : « Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; tandis que celui qui aura bu de l'eau que je lui donnerai n'aura certainement plus jamais soif, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » Il lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ici. » La femme lui répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. » La femme lui dit: « Seigneur, je vois que tu es un prophète ; nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l'heure vient où vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Pour vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs ; mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; ce sont en effet de tels adorateurs que demande aussi le Père ; Dieu est Esprit, et il faut que ses adorateurs L'adorent en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qui est appelé Christ ; lorsque celui-là sera venu, il nous apprendra toutes choses. » « Jésus lui dit: « C'est moi qui le suis, moi qui te parle. » Et là-dessus survinrent ses disciples, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme. Nul cependant ne dit : « Que demandes-tu ? » ou, « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme laissa donc sa cruche et s'en fut à la ville, et elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; n'est-ce point lui qui est le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. Dans l'intervalle les disciples le sollicitaient en disant : « Rabbi, mange. » Mais il leur dit : « J'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient donc les uns aux autres : « Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé et d'achever Son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : Encore quatre mois et la moisson arrive ? Voici, je vous dis : Levez vos yeux, et voyez comme les campagnes blanchissent déjà pour la moisson. Le moissonneur reçoit un salaire, et il serre sa récolte pour la vie éternelle, afin que le semeur se réjouisse aussi bien que le moissonneur ; car c'est ici que s'applique avec vérité la parole qui dit : « Autre est le semeur, et autre le moissonneur. » C'est moi qui vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leur travail. » Or de cette ville-là il y eut plusieurs Samaritains qui crurent en lui, à cause de cette déclaration de la femme : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lors donc que les Samaritains furent venus vers lui, ils le sollicitaient de demeurer auprès d'eux ; et il demeura là deux jours. Et un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa prédication, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de tes discours, que nous croyons, car nous avons ouï nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est vraiment le sauveur du monde, le Christ. » Au bout de ces deux jours il sortit de là pour se rendre en Galilée. En effet Jésus lui-même avait déclaré qu'un prophète n'est point honoré dans sa propre patrie ; lors donc qu'il arriva en Galilée, les Galiléens l'accueillirent parce qu'ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête ; car eux-mêmes aussi étaient venus à la fête. Il vint donc derechef à Cana de Galilée, où il avait de l'eau fait du vin. Et il y avait à Capharnaoum un officier royal, dont le fils était malade ; cet homme, ayant appris que Jésus était arrivé de Judée en Galilée, se rendit auprès de lui, et il le sollicitait de venir guérir son fils ; car il était sur le point de mourir. Jésus lui dit donc : « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez absolument point. » L'officier royal lui dit : « Seigneur, descend avant que mon enfant ne meure. » Jésus lui dit : « Va, ton fils vit. » L'homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et il s'acheminait ; mais comme déjà il descendait, ses esclaves vinrent à sa rencontre en disant que son enfant vivait. Il s'informa donc de l'heure précise à laquelle il s'était trouvé mieux ; ils lui dirent donc : « C'est hier, à la septième heure, que la fièvre l'a quitté. » Le père reconnut donc que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : « Ton fils vit ; » et il crut, lui, et toute sa famille. Or ce fut là le second miracle que fit encore Jésus lorsqu'il fut venu de Judée en Galilée.
Psaume responsorial
Éternel, pourquoi te tiens-tu à l'écart, te caches-tu dans des temps de détresse ? Le malheureux pâtit de l'orgueil des impies, il se prend dans les trames qu'ils ourdissent, Car l'impie fait gloire de sa convoitise, et le ravisseur maudit, méprise l'Éternel. L'impie présomptueux est sans inquiétude : « Il n'y a point de Dieu ! » voilà toutes ses pensées. Le succès est sur sa route en tout temps ; il n'élève point ses regards jusques à tes jugements ; sur ses ennemis il souffle avec dédain. Il dit en son cœur : « Je suis inébranlable, d'âge en âge à l'abri des revers. » Sa bouche est pleine de parjure, de fraude et de malice, et sa langue recèle la violence et la ruine. Posté en embuscade près des hameaux, en guet-apens il tue les innocents, et dans l'ombre son œil épie le malheureux. Il guette de sa retraite, comme le lion de son repaire, il guette pour saisir le malheureux ; il saisit le malheureux, le tirant dans son filet. Il se tapit, il se baisse, et entre ses griffes tombe le malheureux. Il dit en son cœur : « Dieu oublie ! Il voile sa face, et ne regarde jamais ! » Debout ! Éternel ! ô Dieu, lève ta main ! N'oublie pas les malheureux ! Pourquoi l'impie a-t-il pour Dieu ce mépris, dit-il en son cœur : « Tu ne recherches pas » ? Tu as vu ! car tu as l'œil sur la douleur et la peine, et tu l'inscris sur ta main ; le malheureux s'en remet à toi ; pour l'orphelin tu fus toujours un aide. Brise le bras de l'impie, et du méchant recherche le crime, afin que tu ne le retrouves plus ! Le Seigneur est un Roi permanent, éternel ; de son pays les nations sont exterminées. Éternel, tu entends les vœux des misérables, tu fortifies leur cœur, tu inclines ton oreille, tu fais droit à l'orphelin et au pauvre, afin que de la terre désormais l'homme ne te brave plus.
Évangile
En ces jours-là une foule nombreuse se trouvant de nouveau réunie, et n'ayant rien à manger, il appela à lui ses disciples et leur dit : J'ai compassion de cette foule, car voilà déjà trois jours qu'ils persistent, et ils n'ont rien à manger ; et si je les renvoie à jeun dans leurs demeures, ils défailleront en chemin ; et quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. » Et ses disciples lui répliquèrent : « Comment quelqu'un pourra-t-il les rassasier de pains, ici, dans un désert ? » Et il leur demandait : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils disent : « Sept. » Et il invite la foule à s'asseoir sur la terre, et ayant pris les sept pains, après avoir rendu grâces il les rompit, et il les donnait à ses disciples afin qu'ils les offrissent, et ils les offrirent à la foule ; et ils avaient quelques petits poissons, et après les avoir bénis, il dit qu'on les offrît aussi. Et ils mangèrent et ils furent rassasiés, et on emporta les restes des morceaux dans sept paniers. Or ils étaient environ quatre mille ; et il les congédia.
Psaume responsorial
Justes, chantez l'Éternel ! la louange sied aux hommes droits. Célébrez l'Éternel avec la harpe, touchez pour lui le luth à dix cordes ! Chantez-lui un cantique nouveau, joignez vos plus beaux accords au son des trompettes ! Car la parole de l'Éternel est juste, et toute son action fidèle ; Il aime le droit et la justice ; de la grâce de l'Éternel la terre est remplie. Par la parole de l'Éternel les Cieux ont été faits, et par le souffle de sa bouche toute leur armée. Il rassemble en une masse les eaux de la mer, et dépose ses flots dans des réservoirs. Que toute la terre craigne l'Éternel ! Que tous les habitants du monde le révèrent ! Car Il parle, et la chose est, Il commande, et elle existe. L'Éternel rompt les conseils des nations, Il déjoue les pensées des peuples. Les décrets de l'Éternel subsistent à jamais, et les pensées de son cœur demeurent dans tous les âges. Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu, le peuple qu'il choisit pour son héritage ! Des Cieux l'Éternel regarde, Il voit tous les enfants des hommes. De sa résidence Il observe tous les habitants de la terre, lui qui, en même temps, forme le cœur de tous, et qui est attentif à toutes leurs œuvres. Nul roi ne triomphe par la grandeur de sa puissance, nul héros n'est sauvé par la grandeur de sa force ; le cheval n'est rien pour la victoire, et par la grandeur de ses moyens il ne fait pas échapper. Voici, l'Éternel a l'œil sur ses fidèles qui espèrent dans sa grâce, pour arracher leur âme à la mort, et les faire vivre durant la famine. Notre âme espère dans l'Éternel, Il est notre aide et notre bouclier. Car Il ravit notre cœur, parce qu'en son saint nom nous avons confiance. Que ta grâce, Éternel, soit sur nous, comme nous l'attendons de toi !
Psaume responsorial
Au maître chantre. Des fils de Coré. Cantique.Vous tous les peuples, battez des mains ! éclatez pour Dieu en acclamations ! Car l'Éternel, le Très-haut, est digne de crainte, Il est le grand Roi de toute la terre. Il a rangé des peuples sous nos lois, et mis des nations sous nos pieds ; Il nous a choisi lui-même notre héritage, orgueil de Jacob qu'il aime. (Pause) Dieu arrive avec des acclamations, et l'Éternel s'avance au son de la trompette. Chantez l'Éternel, chantez ! Chantez à notre Roi, chantez ! Car Dieu est Roi de toute la terre : chantez-lui des hymnes ! Dieu règne sur les peuples ; Dieu est assis sur son trône saint. Les princes des peuples se réunissent au peuple du Dieu d'Abraham ; car les boucliers de la terre sont à Dieu, Il est souverainement élevé.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Des fils de Coré. Chant avec voix de femmes.Dieu est pour nous un asile, un rempart, dans les maux on éprouve son puissant secours. Aussi nous ne craignons point, quand la terre change de face, et que les monts oscillent au sein des mers. Que leurs ondes grondent, et écument, et que leur fier courroux ébranle les montagnes ! (Pause) Un fleuve avec ses ruisseaux égaie la cité de Dieu, sanctuaire des demeures du Très-haut. Dieu est dans son enceinte, elle est inébranlable ; Dieu lui donne son secours dès l'aube du matin. Les peuples sont en rumeur, les empires branlent : Il émet sa voix, et la terre est craintive. L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause) Venez et contemplez les faits de l'Éternel, comme Il a ravagé la terre. Faisant cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé les arcs, et fracassé les lances, et Il a brûlé au feu les chars de bataille. « Abstenez-vous ! et sachez que je suis Dieu, qui domine les peuples, qui domine la terre ! » L'Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob nous est une citadelle. (Pause)
Prière du soir — première lecture
Et l'Éternel dit à Samuel : Jusques à quand t'attristeras-tu pour Saül, puisque moi je l'ai rejeté ? il est déchu de la royauté d'Israël. Remplis ta corne d'huile et pars ! je t'envoie chez Isaï de Bethléhem ; car j'ai remarqué parmi ses fils un roi pour moi. Et Samuel dit : Comment irais-je ! Si Saül l'apprend, il me fera mourir. Et l'Éternel dit : Prends avec toi une génisse et dis : Je viens offrir un sacrifice à l'Éternel. Et convie Isaï au sacrifice, et moi je t'indiquerai ce que tu auras à faire, et tu oindras pour moi celui que je te dirai. Et Samuel fit ce que prescrivait l'Éternel et vint à Bethléem. Alors les Anciens de la ville accoururent inquiets au-devant lui et dirent : Ta venue est-elle un signe de paix ? Et il dit : De paix ! C'est pour offrir un sacrifice à l'Éternel que j'arrive. Mettez-vous en état de sainteté et venez avec moi au sacrifice. Et il mit en état de sainteté Isaï et ses fils et les convia au sacrifice. Et lorsqu'ils parurent, il aperçut Eliab et se dit : Certes voilà devant l'Éternel son Oint ! Mais l'Éternel dit à Samuel : Ne considère pas sa figure et la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté ; car [je ne considère] pas ce que l'homme considère ; car l'homme considère l'aspect, mais l'Éternel considère le cœur. Alors Isaï appela Abinadab et le fit passer devant Samuel. Et il dit : De celui-ci l'Éternel n'a pas fait choix. Alors Isaï fit passer Samma. Et il dit : De celui-ci aussi l'Éternel n'a pas fait choix. Et Isaï fit ainsi passer sept de ses fils devant Samuel. Et Samuel dit à Isaï : L'Éternel n'a pas fait choix de ceux-ci. Puis Samuel dit à Isaï : Sont-ce là tous tes enfants ? Et il répondit il reste encore le cadet, et voici, il fait paître les brebis. Et Samuel dit : Envoie-le chercher ! car nous ne prendrons pas place qu'il ne soit ici. Isaï l'envoya donc chercher. Or il était blond ayant aussi de beaux yeux et bonne mine. Et l'Éternel dit : Lève-toi ! oins-le ; car c'est lui. Samuel prit la corne d'huile et l'oignit au milieu de ses frères. Et à partir de ce jour l'Esprit de l'Éternel descendit désormais sur David. Et Samuel se leva et partit pour Rama. Cependant l'Esprit de l'Éternel se retira d'avec Saül et de par l'Éternel il subit les atteintes d'un mauvais esprit. Et les serviteurs de Saül lui dirent : Te voilà assailli par un mauvais esprit de par Dieu. Que notre Seigneur parle donc, et tes serviteurs présents chercheront un homme habile à jouer du luth, et lorsque tu sentiras les atteintes du mauvais esprit divin, de sa main il jouera, et tu te trouveras mieux. Et Saül dit à ses serviteurs : Oui, cherchez un homme qui soit bon musicien et me l'amenez. Et l'un des servants prit la parole et dit : Voici, j'ai vu un fils d'Isaï de Bethléhem, habile musicien et très homme de bien, et guerrier et ayant le talent de bien dire et ayant une belle figure, et l'Éternel est avec lui. Alors Saül dépêcha des messagers à Isaï pour lui dire : Envoie-moi David, ton fils, qui est berger. Et Isaï prit un âne avec du pain et une outre de vin et un chevreau, qu'il envoya par David, son fils, à Saül. C'est ainsi que David entra chez Saül, et il fut à son service, et il prit beaucoup d'affection pour lui et il devint son écuyer. Et Saül envoya ce message à Isaï : Laisse donc David à mon service, car il a trouvé grâce à mes yeux. Et lorsque l'esprit de Dieu assaillait Saül, David prenait son luth et en jouait de sa main et Saül était soulagé et il se trouvait mieux, et le mauvais esprit s'éloignait de lui.
Deuxième lecture
Or, je vous recommande Phébé notre sœur, qui est aussi diaconesse de l'Église qui est à Cenchrées, afin que vous la receviez selon le Seigneur comme il convient aux saints, et que vous l'assistiez dans toute affaire où elle aura besoin de vous ; car elle-même a été de son côté la protectrice de bien des gens, et la mienne en particulier. Saluez Prisca et Aquilas, mes coopérateurs en Christ-Jésus, qui ont offert leur propre tête pour sauver ma vie ; ce n'est pas moi seul qui leur en rends grâces, mais encore toutes les églises des Gentils. Saluez aussi l'église qui se réunit dans leur maison. Saluez mon bien-aimé Epaïnetus, qui a été pour Christ les prémices de l'Asie. Saluez Marie qui s'est donnée beaucoup de peine pour vous. Saluez Andronicus et Junie, mes parents et mes compagnons de captivité, qui sont avantageusement connus parmi les apôtres, et qui se sont aussi avant moi attachés à Christ. Saluez Amplias, qui est aimé dans le Seigneur. Saluez Urbanus notre coopérateur en Christ, et mon bien-aimé Stachys. Saluez Apelles qui a fait ses preuves en Christ. Saluez ceux de la maison d'Aristobule. Saluez Hérodion mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont amis du Seigneur. Saluez Tryphène et Tryphose qui travaillent pour le Seigneur. Saluez la chère Perside, qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur. Saluez Rufus l'élu dans le Seigneur, ainsi que sa mère qui est aussi la mienne. Saluez Asyncritos, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux. Saluez Philologus et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les saints qui sont avec eux. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les églises de Christ vous saluent. Je vous invite cependant, frères, à avoir l'œil sur ceux qui font naître les divisions et les occasions de chute, en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux ; car de tels hommes ne s'asservissent point à Christ notre Seigneur, mais à leur propre ventre ; et, grâce à leurs beaux discours et à leurs bonnes paroles, ils trompent les cœurs des innocents. Car pour vous, votre obéissance est connue de tout le monde ; j'ai donc de quoi me réjouir à votre sujet, mais je désire que vous soyez sages relativement à ce qui est bien et purs relativement à ce qui est mal. Or, le Dieu de paix broiera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre seigneur Jésus soit avec vous ! Timothée mon coopérateur vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipatros mes parents. Moi, Tertius, qui ai écrit la lettre, je vous salue dans le Seigneur. Gaïus, mon hôte et celui de toute l'église, vous salue. Eraste le trésorier de la ville vous salue, ainsi que Quartus son frère. [Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen !] A Celui qui peut vous affermir dans l'attachement à mon évangile et à la prédication de Christ-Jésus, conformément à la révélation d'un mystère de tout temps tenu secret, mais manifesté maintenant, et porté à la connaissance de tous les Gentils par des écrits prophétiques, selon l'ordre du Dieu éternel et pour produire l'obéissance de la foi, — à Dieu seul sage, soit rendue la gloire par Christ-Jésus, pour les siècles ! Amen !
Deuxième lecture
C'est pour cela que, moi Paul, je suis le prisonnier de Christ Jésus pour vous, les Gentils, si, en effet, vous avez ouï parler de la manière dont m'a été dispensée la grâce de Dieu qui m'a été donnée pour vous ; c'est par révélation que m'a été communiqué le mystère, tel que je l'ai ci-devant écrit en peu de mots ; d'après quoi vous pouvez, en me lisant, comprendre que je suis versé dans le mystère de Christ, lequel n'a pas été communiqué en d'autres générations aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à Ses saints et à Ses prophètes par l'Esprit ; c'est à savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et membres du même corps, et coparticipants de la promesse en Christ Jésus, par l'Évangile dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu qui m'a été donnée, et selon l'efficace de Sa puissance. C'est à moi, le moindre de tous les saints, qu'a été donnée cette grâce d'annoncer aux Gentils la bonne nouvelle de la richesse impénétrable de Christ, et de les éclairer tous sur la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que, maintenant, la sagesse infiniment diverse de Dieu fût portée par l'Église à la connaissance des dominations et des autorités dans les lieux célestes, selon le dessein formé de tout temps qu'il a accompli en Christ Jésus notre seigneur, en qui nous possédons avec confiance la liberté et l'accès par la foi que nous avons en lui. Aussi je vous demande de ne point vous laisser décourager par les tribulations que je souffre pour vous, ce qui est votre gloire. C'est à cause de cela que je ploie les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute lignée dans les cieux et sur la terre, afin qu'il vous donne, selon la richesse de Sa gloire, d'être puissamment fortifiés par Son esprit dans l'homme intérieur, en sorte que Christ habite par la foi dans vos cœurs, afin que, étant enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez pleinement comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, et connaître la charité de Christ qui surpasse la connaissance, afin que toute la plénitude de Dieu s'accomplisse. Or, qu'à Celui qui peut plus que tout faire, bien au delà de ce que nous demandons ou de ce que nous pensons, selon la puissance qui se déploie en nous, qu'à Lui soit rendue la gloire dans l'Église et en Christ Jésus, durant toutes les générations du siècle des siècles. Amen !
Deuxième lecture
« Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Sardes :Voici ce que dit celui qui possède les sept esprits de Dieu et a les sept étoiles :Je connais tes œuvres ; je sais que tu passes pour être vivant, tandis que tu es mort. Deviens vigilant et fortifie le reste qui s'en allait mourir, car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et observe, et repens-toi. Si tu ne veilles donc pas, j'arriverai comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure j'arriverai sur toi. Cependant tu as à Sardes un petit nombre de personnes qui n'ont pas souillé leurs vêtements, et qui marcheront avec moi dans des vêtements blancs, car elles en sont dignes. Le vainqueur sera ainsi revêtu de vêtements blancs, et je n'effacerai certainement point son nom du livre de la vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant Ses anges. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. » « Écris aussi à l'ange de l'Église qui est dans Philadelphie :Voici ce que dit le véritable, le saint, celui qui tient la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, qui ferme et personne n'ouvre : Je connais tes œuvres ; voici, j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer ; car tu as une faible puissance, et tu as observé ma parole, et tu n'as pas renié mon nom. Voici, je permets que de la synagogue de Satan, de ceux qui se disent eux-mêmes Juifs, et ils ne le sont pas, mais ils mentent…. voici, je ferai qu'ils viennent adorer à tes pieds, et qu'ils sachent que moi je t'ai aimé, et que tu as observé la leçon de constance que je t'ai donnée ; et moi de mon côté je te préserverai de l'heure de la tentation, qui va venir sur l'univers entier afin de mettre à l'épreuve les habitants de la terre. Je vais venir promptement ; retiens ce que tu as, afin que personne n'enlève ta couronne. Le vainqueur, j'en ferai une colonne dans le sanctuaire de mon Dieu, et il n'en sortira certainement plus, et j'écrirai dessus le nom de mon Dieu et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, laquelle descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom. Que celui qui a une oreille entende ce que l'Esprit dit aux Églises. »
Deuxième lecture
C'est pourquoi, n'y tenant plus, nous avons jugé bon d'être laissé seul à Athènes, et nous avons envoyé Timothée, notre frère et notre coopérateur dans l'évangile de Christ, pour qu'il vous fortifiât, et qu'il vous exhortât dans l'intérêt de votre foi, afin qu'aucun de vous ne se laisse troubler par les tribulations présentes ; car vous savez vous-mêmes que c'est à cela que nous sommes destinés. Et en effet, lorsque nous étions auprès de vous, nous vous prédisions que nous aurions à souffrir la tribulation, comme cela a eu lieu, et comme vous le savez. C'est pourquoi, moi aussi n'y tenant plus, j'ai envoyé afin de savoir ce qui en était de votre foi, craignant que le tentateur ne vous eût tentés et que notre travail ne fût devenu inutile. Mais, Timothée étant récemment revenu vers nous d'auprès de vous, et nous ayant donné de bonnes nouvelles sur votre foi et votre charité, et sur ce que vous conservez un bon et constant souvenir de nous, désirant nous voir comme nous désirons aussi vous voir, nous avons ainsi, frères, été consolés en ce qui vous concerne, au milieu de toute notre épreuve et de toute notre tribulation, grâce à votre foi, car maintenant nous vivons, si vous demeurez fermes dans le Seigneur.
Évangile
Alors donc Pilate fit prendre et fustiger Jésus. Et les soldats, ayant tressé une couronne avec des épines, la posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre, et ils venaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnèrent des soufflets. Et Pilate sortit derechef et leur dit : « Voici, je vous l'amène, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et il leur dit : « Voici l'homme. » Lors donc que les grands prêtres et leurs satellites le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie, crucifie ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi je ne trouve pas de crime en lui. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon la loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait fils de Dieu. » Lors donc que Pilate eut ouï cette parole, il craignit davantage, et il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus-ne lui fit pas de réponse. Pilate donc lui dit : « Tu ne me parles pas ! Ne sais-tu pas que j'ai l'autorité de te relâcher, et que j'ai l'autorité de te crucifier ? » Jésus lui répondit : « Tu n'aurais nulle autorité sur moi, si elle ne t'avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi commet un plus grand péché. » Dès lors Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs s'écrièrent : « Si tu relâches celui-ci, tu n'es pas ami de l'empereur ; quiconque se fait roi se déclare contre l'empereur ! » Pilate donc, quand il eut ouï ces paroles, fit sortir Jésus, et s'assit sur un tribunal dans un endroit appelé Pavé, mais en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la pâque ; c'était environ la sixième heure, et il dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » Ceux-ci s'écrièrent donc : « Fais-le mourir ! Fais-le mourir ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres lui répondirent : « Nous n'avons d'autre roi que l'empereur. » Alors donc il le leur livra pour être crucifié. et, portant lui-même sa croix, il sortit pour se rendre à l'endroit appelé du crâne, qui en hébreu est appelé Golgoth, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, de droite et de gauche, et Jésus au milieu. Cependant Pilate composa aussi une inscription et la fit placer sur la croix ; or elle était ainsi conçue : Jésus le nazoréen, le roi des juifs. Plusieurs des Juifs lurent donc cette inscription, parce que l'endroit où fut crucifié Jésus était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs disaient donc à Pilate : « N'écris pas : Le roi des Juifs, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écris, je l'ai écrit. » Les soldats donc, lorsqu'ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, entièrement tissée du haut en bas ; ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons-la au sort, à qui l'aura. » — Afin que fût accompli le passage de l'Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré mon habit au sort. » — Les soldats firent donc ces choses, tandis que, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie la Magdalène. Jésus donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, — afin que l'Écriture fût accomplie, — dit : « J'ai soif. » Il y avait là un vase plein de vinaigre ; on attacha donc une éponge pleine de ce vinaigre à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « C'est accompli, » et ayant penché la tête, il rendit l'esprit. Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.
Prière du soir — deuxième lecture
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du seigneur coure, et soit glorifiée comme elle l'est parmi vous, et afin que nous soyons préservés des hommes déréglés et pervers, car tous n'ont pas la foi ; mais le Seigneur, qui est fidèle, vous affermira et vous garantira du mal. Cependant nous avons, en ce qui vous concerne, la confiance dans le seigneur, que vous avez fait, et que vous faites, et que vous ferez ce que nous ordonnons ; mais que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la persévérance de Christ ! Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition que vous avez reçue de nous ; vous-mêmes vous savez, en effet, comment il faut nous imiter, car nous n'avons pas vécu parmi vous dans le désordre, et ce n'est pas gratuitement que nous avons mangé le pain de personne, mais au prix de fatigues et de labeurs, en travaillant nuit et jour, afin de n'être à charge à aucun de vous ; non, parce que nous n'en avons pas le droit, mais afin de nous donner nous-mêmes en exemple à vous, pour que vous nous imitiez ; car, lorsque nous étions parmi vous, nous vous donnions aussi cet ordre : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Nous apprenons, en effet, qu'il en est parmi vous qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent point, mais qui s'occupent de choses inutiles, c'est à ceux de cette espèce, que nous ordonnons et que nous recommandons, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de travailler avec tranquillité pour manger leur propre pain. Quant à vous, frères, ne vous découragez pas de bien faire ; mais si quelqu'un n'obéit pas à votre injonction, signalez-le par votre lettre ; n'ayez aucun rapport avec lui, afin qu'il se réforme ; et ne le traitez pas en ennemi, mais avertissez-le comme un frère. Or, que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! La salutation est de la main de moi, Paul, ce qui sert de signe dans toute lettre ; c'est ainsi que j'écris. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous !
Évangile
Et après cela Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas parcourir la Judée parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche : ses frères donc lui dirent : « Sors d'ici, et viens en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; car personne ne fait en cachette ce qu'il cherche en même temps à rendre public ; puisque tu fais ces choses, manifeste-toi toi-même au monde. » En effet pas même ses frères ne croyaient en lui. Jésus leur dit donc : « Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours venu ; le monde ne peut vous haïr, mais il me hait parce que je témoigne contre lui que ses œuvres sont mauvaises ; pour vous, montez à la fête ; quant à moi, je ne monte pas encore à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » Or, après leur avoir ainsi parlé, il restait en Galilée. Mais, lorsque ses frères furent montés à la fête, alors lui-même y monta aussi, non pas ouvertement, mais comme en cachette. Les Juifs donc le cherchaient dans la fête et disaient : « Où est-il ? » Et il y avait parmi la foule un grand murmure à son sujet ; tandis que les uns disaient : « Il est homme de bien, d'autres disaient : « Non ; mais il égare la foule. » Cependant personne ne parlait librement de lui par crainte des Juifs. Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. »
Évangile
Or, quand ils vous persécuteront dans cette ville-ci, fuyez dans la suivante. Car, en vérité je vous le déclare : Vous n'en n'aurez pas fini avec les villes d'Israël jusques à ce que le fils de l'homme soit venu. Un disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni un esclave au-dessus de son seigneur ; il suffit au disciple qu'il devienne comme son maître, et l'esclave comme son seigneur. S'ils ont surnommé Béézéboul le chef de famille, à combien plus forte raison les membres de sa famille ? Ne les craignez donc pas ; car rien n'est couvert qui ne doive être révélé, ni caché qui ne doive être connu ; ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l'oreille, prêchez-le sur les toits ; et ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme ; mais craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne et l'âme et le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux passereaux pour un as ? Eh bien, un seul d'entre eux ne tombera pas à terre sans que votre Père le veuille. Mais pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point ; vous valez mieux que beaucoup de passereaux.
Évangile
Et il entra de nouveau dans une synagogue, et il se trouvait là un homme ayant la main desséchée. Et ils l'observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et viens ici au milieu. » Et il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la détruire ? » Mais eux se taisaient. Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux avec colère, étant vivement attristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : « Étends la main. » Et il l'étendit et sa main fut guérie. Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir. Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître. Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra. Et il se rend à la maison, et la foule se réunit de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Et ceux qui lui tenaient de près l'ayant appris sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu l'esprit. » Et les scribes descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béézéboul, » et : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et les ayant appelés à lui, il leur disait sous forme de paraboles : « Comment Satan peut-il chasser Satan ? Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra pas subsister ; et si Satan s'est soulevé contre lui-même et est divisé, il ne peut pas subsister, mais il prend fin. Mais personne ne peut, après être entré dans la maison de l'homme fort, piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison. En vérité je vous déclare que tous les péchés et les blasphèmes, qu'ils auront pu proférer, seront pardonnés aux fils des hommes ; mais celui qui aura blasphémé contre l'esprit saint n'a point de pardon à attendre pour l'éternité, mais il est coupable d'un péché éternel. » C'est qu'ils disaient : « Il a un esprit impur. » Et sa mère et ses frères viennent, et se tenant debout dehors ils envoyèrent vers lui pour l'appeler. Et la foule était-assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères sont dehors qui te cherchent. » Et il leur réplique : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ayant porté ses regards tout alentour sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ; quiconque aura fait les volontés de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

