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Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

1 Corinthiens 15:42-58

Il en est de même pour la résurrection des morts : il est semé dans la corruption, il ressuscite dans l'incorruptibilité ; il est semé dans le déshonneur, il ressuscite dans la gloire ; il est semé dans la faiblesse, il ressuscite dans la force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel ; s'il existe un corps animal, il en existe aussi un spirituel ; aussi est-il écrit : « Le premier Adam fut fait pour devenir une âme vivante, » le dernier Adam pour devenir un esprit vivifiant. Or ce qui est spirituel ne précède pas ce qui est animal, mais vient après ; le premier homme tiré de la terre est terrestre, le second homme vient du ciel ; tel qu'est le terrestre, tels aussi sont les terrestres ; et tel qu'est le céleste, tels aussi sont les célestes ; et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Or je vous déclare ceci, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'héritera pas non plus l'incorruptibilité. Voici, je vous annonce un mystère : nous tous, nous ne mourrons pas, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette, car on sonnera de la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés ; car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité ; mais, quand ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole de l'écriture : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est, ô mort, ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? » Or l'aiguillon de la mort, c'est le péché, tandis que la puissance du péché, c'est la loi ; mais grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus-Christ ! Ainsi donc, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant toujours davantage à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas inutile dans le Seigneur.

Première lecture

Jérémie 10

Écoutez la parole que vous dit l'Éternel, à vous, maison d'Israël ! Ainsi parle l'Éternel : Ne pratiquez point la voie des nations, et des signes du ciel ne vous épouvantez pas, parce que les nations s'en épouvantent. Car le culte des nations est une vanité. C'est du bois coupé dans la forêt, travaillé par la main du sculpteur avec la hache ; il le pare d'argent et d'or, le fixe avec des clous et des marteaux, pour qu'il ne vacille pas. Comme le palmier ils sont arrondis, mais ils ne parlent pas ; on les porte ; car ils ne marchent pas. N'ayez point peur d'eux, car ils ne sauraient nuire, et faire du bien n'est pas en leur puissance. Nul n'est ton égal, Éternel ; tu es grand, et ton nom est grand en puissance. Qui ne te craindrait, Roi des nations ? car cela t'appartient ; car entre tous les sages des peuples, et dans tous leurs empires personne n'est ton égal. Et tous ensemble ils sont stupides et insensés : vaine doctrine ! c'est du bois ! L'argent battu est amené de Tarsis, et l'on apporte d'Uphaz l'or que travaillent le sculpteur et la main de l'orfèvre ; la pourpre rouge et la pourpre bleue les habillent ; ils sont tous un travail de l'ouvrier. Mais l'Éternel est un Dieu qui est vérité ; Il est un Dieu vivant, et un Roi éternel ; à sa colère la terre tremble, et les nations ne soutiennent point son courroux. Vous leur parlerez en ces termes : Les dieux qui n'ont point fait le ciel et la terre, seront exterminés de la terre et de dessous les Cieux. Il a fait la terre par sa puissance, fondé le monde par sa sagesse, et déployé les Cieux par son intelligence. Au son de sa voix les eaux s'amassent dans les Cieux, et Il attire les vapeurs des bouts de la terre, Il envoie les éclairs avant la pluie, et fait sortir les vents de ses magasins. Tout homme est stupide faute de le connaître ; pour chaque fondeur ses idoles sont un sujet de honte, car l'image fondue par lui est un mensonge, et elle ne respire pas. C'est une vanité, une œuvre de la tromperie ; au jour de leur châtiment elles seront détruites. Il ne leur ressemble pas Celui qui est la part de Jacob, car Il a tout formé, et Israël est sa tribu d'héritage, L'Éternel des armées est son nom. Enlève du pays tes bagages, ô toi qui es en état de siège ! Car ainsi parle l'Éternel : Voici, cette fois je vais lancer avec la fronde les habitants du pays, et je les y serrerai, afin qu'ils atteignent. « Malheureuse ! je suis brisée ! ma plaie est douloureuse ! Toutefois je dis : Oui, ce que j'ai à souffrir, je le subirai ! Ma tente est détruite, et tous mes cordages sont rompus, mes fils m'ont quittée, je ne les ai plus ; personne ne tendra plus ma tente, et ne relèvera mes pavillons. Car les pasteurs s'étaient abrutis, et ils n'ont point cherché l'Éternel : c'est pour cela qu'ils n'ont point prospéré, et que tout leur troupeau a été dispersé. » Une rumeur se fait entendre ! le voici, il arrive avec un grand fracas de la région du Nord, pour réduire les villes de Juda en un désert, séjour des chacals. « Je sais, Éternel, que l'homme n'est pas maître de sa voie, que l'homme qui marche n'a pas le pouvoir de diriger ses pas. Châtie-moi, Éternel, mais équitablement, et non en ta colère, afin de ne pas m'anéantir. Verse ta fureur sur les nations qui ne te connaissent pas, et sur les tribus qui n'invoquent point ton nom ; car elles ont dévoré Jacob, elles l'ont dévoré et exterminé, et elles ont ravagé son séjour. »

Première lecture

Jérémie 18:1-12

La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel, quand Il dit : Lève-toi, et descends à la maison du potier, et là je te ferai entendre mes paroles. Et je descendis à la maison du potier ; et voici, il travaillait au tour. Et le vase qu'il faisait avec l'argile qu'il tenait en sa main, manqua, et il en refit un autre vase tel que le potier trouva bon de le faire. Alors la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Ne pourrai-je pas en agir avec vous, maison d'Israël, comme ce potier-là ? dit l'Éternel. Voici, telle l'argile dans la main du potier, tels vous êtes dans ma main, maison d'Israël. Une fois je parle, touchant un peuple et un royaume, d'extirper, de détruire et de perdre. Mais que ce peuple, touchant lequel j'avais parlé, revienne de sa méchanceté, je me repens du mal que j'avais pensé à lui faire. Et une autre fois je parle, touchant un peuple et un royaume, d'édifier et de planter. Mais qu'il fasse ce qui est mal à mes yeux, n'obéissant pas à ma voix, je me repens du bien que j'avais dit vouloir lui faire. Et maintenant parle aux hommes de Juda, et aux habitants de Jérusalem, et dis : Ainsi parle l'Éternel : Voici, je vous prépare des maux, et je médite un plan contre vous ; ah ! revenez chacun de votre mauvaise voie, et amendez vos voies et vos œuvres ! Mais ils disent : C'en est fait ! nous suivrons nos pensées, et nous agirons chacun selon l'obstination de son cœur mauvais.

Prière du matin — première lecture

Jérémie 5

Parcourez les rues de Jérusalem, et observez, et informez-vous, et cherchez dans ses places, si vous trouvez quelqu'un, s'il y a un homme qui fasse le bien, qui cherche la vérité : et elle recevra de moi son pardon. Que s'ils jurent « par la vie de l'Éternel, » c'est encore un faux serment qu'ils font. Éternel, tes yeux ne voient-ils pas la vérité ? Tu les frappes, et ils ne sentent pas ; tu les détruis, ils refusent d'en tirer instruction ; ils ont un front plus dur que le roc, ils refusent de se convertir. Et je disais : Ce ne sont que les petits ; ils sont égarés, parce qu'ils ignorent la voie de l'Éternel, la loi de leur Dieu : je veux aussi aller vers les Grands, et leur parler ; car, pour eux, ils connaissent la voie de l'Éternel, la loi de leur Dieu… Mais eux tous aussi ont brisé le joug, ont rompu les liens. C'est pourquoi de la forêt le lion fondra sur eux, le loup du soir les détruira, la panthère épiera leurs villes ; quiconque en sortira, sera déchiré ; car leurs rébellions sont nombreuses, et leurs révoltes multipliées. Pourquoi te pardonnerais-je ? Tes fils m'ont quitté, et ils jurent par des dieux qui ne sont pas ; je reçus leurs serments, mais ils furent adultères, et firent foule dans la maison de la prostituée. Pareils à des étalons bien nourris, ils courent ça et là, ils hennissent, l'un pour la femme de l'autre. Tout cela ne le punirai-je point, dit l'Éternel, et d'une nation pareille ne me vengerai-je point ? Escaladez ses murs, et saccagez, mais ne consommez pas la ruine ! Arrachez ses sarments ! car ce ne sont pas ceux de l'Éternel ; car la maison d'Israël et la maison de Juda m'ont trahi, dit l'Éternel. Ils ont renié l'Éternel et ils ont dit : « Il n'est pas ; la calamité ne viendra pas jusqu'à nous, et nous ne verrons ni épée, ni famine. Les prophètes ne sont que du vent, ce n'est pas Lui qui inspire leurs discours : ainsi leur soit-il fait ! » C'est pourquoi, ainsi parle l'Éternel, le Dieu des armées : Parce que vous avez émis cette parole, voici, je ferai de mes paroles en ta bouche une flamme, et de ce peuple, le bois, et elle les dévorera. Voici, j'amène contre vous un peuple du lointain, maison d'Israël, dit l'Éternel ; c'est un peuple fort, c'est un peuple antique, un peuple dont tu ignores la langue, et dont tu ne comprendras pas les discours ; son carquois est comme un tombeau ouvert ; tous ils sont des héros. Ils dévoreront tes moissons et ton pain, ils dévoreront tes fils et tes filles, ils dévoreront tes brebis et tes bœufs, ils dévoreront ta vigne et ton figuier, ils détruiront tes villes fortes où tu mets ta sûreté, avec l'épée. Mais même dans ces jours, dit l'Éternel, je ne ferai pas de vous extermination. Et si vous dites : « Pourquoi l'Éternel, notre Dieu, nous a-t-Il fait tout cela ? » dis-leur : « Comme vous m'avez quitté, et que vous avez servi des dieux étrangers dans votre pays, ainsi vous servirez des étrangers dans un pays qui n'est pas le vôtre. » Publiez ceci dans la maison de Jacob, et annoncez-le en Juda, disant : Entends-le, nation folle et dénuée de sens, qui as des yeux et ne vois pas, des oreilles et n'entends pas ! Ne me craindrez-vous pas, dit l'Éternel, ne tremblerez-vous pas devant moi ? moi qui mis le sable pour limite de la mer, bornes éternelles qu'elle ne franchit pas ; que ses vagues s'agitent, elles sont impuissantes ; qu'elles bouillonnent, elles ne les franchissent pas. Mais ce peuple a un cœur réfractaire et rebelle ; ils désertent, ils s'en vont, et ils ne disent point en leur cœur : Ah ! craignons l'Éternel, notre Dieu, qui nous donne les pluies, les premières et les secondes pluies dans leur saison, et qui maintient fixes nos semaines de moisson. Vos iniquités ont interverti cet ordre, et vos péchés ont éloigné ces biens de vous ; car il se trouve dans mon peuple des méchants : ils épient comme l'oiseleur qui se baisse, ils tendent des pièges, et y prennent des hommes. Comme une cage remplie d'appâts, leurs maisons sont remplies de fraude ; c'est ainsi qu'ils croissent et s'enrichissent ; ils ont un embonpoint brillant, ils outre-passent le mal même ; ils ne défendent pas la cause, la cause de l'orphelin, et ils prospèrent, et au droit des pauvres ils ne font pas droit. Tout cela ne le punirai-je point, dit l'Éternel, et d'une nation pareille ne me vengerai-je point ? Des atrocités et des horreurs se font dans le pays. Les prophètes prophétisent le mensonge, et les prêtres règnent sous leur conduite, et mon peuple l'aime ainsi. Et que ferez-vous après ceci ?

Épître

1 Corinthiens 4:9-14

Car il me semble que Dieu nous a placés, nous autres apôtres, au dernier rang des hommes, comme des condamnés à mort, car nous sommes devenus un spectacle pour le monde, pour les anges et les hommes. Quant à nous, nous sommes fous à cause de Christ, mais vous, vous êtes prudents en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts ; vous êtes couverts de gloire, mais nous d'ignominie ; jusques à l'heure présente nous souffrons et de la faim, et de la soif, et de la nudité ; et nous sommes frappés de coups ; et nous menons une vie errante ; et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous intercédons ; nous sommes devenus comme les immondices du monde, le rebut de tous jusques à présent. Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes chers enfants,

Première lecture

Proverbes 19

Meilleur est un pauvre qui marche dans son intégrité, qu'un homme aux lèvres fausses, qui est un insensé. A manquer de prudence il n'y a point d'avantage ; et qui précipite ses pas, bronche. C'est la folie de l'homme qui gâte sa carrière ; mais c'est contre l'Éternel que s'irrite son cœur. La richesse procure beaucoup d'amis, mais le pauvre est abandonné par son ami. Un faux témoin ne demeure pas impuni, et celui qui émet des mensonges, n'échappera pas. Il y a beaucoup de flatteurs pour l'homme libéral, et tous les amis sont pour celui qui donne. Tous les frères du pauvre ont de l'aversion pour lui ; combien plus ses amis le quitteront-ils ! Il se réclame de leurs promesses,… elles sont évanouies ! Acquérir du sens, c'est aimer son âme ; garder la prudence fait trouver le bonheur. Le faux témoin ne reste pas impuni ; et qui profère le mensonge, se perd. Une vie de délices ne va pas à l'insensé ; il va moins encore à l'esclave de commander aux princes. La raison de l'homme le rend patient, et sa gloire est de passer une faute. La colère d'un roi est le rugissement du lion ; mais sa faveur est comme la rosée sur la verdure. Le malheur d'un père, c'est un fils insensé ; et l'eau qui dégoutte d'un toit sans interruption, c'est une femme querelleuse. On hérite de ses pères une maison et des biens ; mais une femme sensée, est un don de l'Éternel. La paresse plonge dans le sommeil, et l'âme indolente sentira la faim. Qui garde le commandement, garde sa vie ; qui néglige sa voie, subira la mort. Celui qui donne au pauvre, prête à l'Éternel, et Il lui rendra son bienfait. Châtie ton fils, pendant qu'il y a espoir ; mais jusqu'à le tuer ne te laisse pas emporter ! Que l'emporté subisse la peine ; car si tu l'en exemptes, tu devras y revenir. Ecoute un conseil, et reçois les leçons, afin que tu sois sage dans la suite de ta vie ! Les projets du cœur de l'homme sont nombreux ; mais le décret de l'Éternel, c'est ce qui s'exécute. La bonté de l'homme fait sa gloire ; et le pauvre vaut mieux que le menteur. La crainte de l'Éternel mène à la vie ; on repose rassasié, sans être atteint de malheur. Le paresseux plonge sa main dans le plat ; mais à sa bouche il ne la ramènera pas. Frappe le moqueur, le faible deviendra sage ; avertis l'homme de sens, il entend raison. Il ruine son père, fait fuir sa mère, le fils impudent, et qui fait honte. Cesse, mon fils, d'écouter des doctrines qui te détourneraient des paroles de la sagesse. Un témoin pervers se rit de la justice ; et la bouche des impies se repaît d'iniquité. Les châtiments sont prêts pour les moqueurs ; et les coups, pour le dos de l'insensé.

Prière du matin — deuxième lecture

Jean 7

Et après cela Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas parcourir la Judée parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. Or la fête des Juifs, celle des tabernacles, était proche : ses frères donc lui dirent : « Sors d'ici, et viens en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais ; car personne ne fait en cachette ce qu'il cherche en même temps à rendre public ; puisque tu fais ces choses, manifeste-toi toi-même au monde. » En effet pas même ses frères ne croyaient en lui. Jésus leur dit donc : « Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours venu ; le monde ne peut vous haïr, mais il me hait parce que je témoigne contre lui que ses œuvres sont mauvaises ; pour vous, montez à la fête ; quant à moi, je ne monte pas encore à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli. » Or, après leur avoir ainsi parlé, il restait en Galilée. Mais, lorsque ses frères furent montés à la fête, alors lui-même y monta aussi, non pas ouvertement, mais comme en cachette. Les Juifs donc le cherchaient dans la fête et disaient : « Où est-il ? » Et il y avait parmi la foule un grand murmure à son sujet ; tandis que les uns disaient : « Il est homme de bien, d'autres disaient : « Non ; mais il égare la foule. » Cependant personne ne parlait librement de lui par crainte des Juifs. Or, comme on était déjà vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple, et il enseignait. Les Juifs donc s'en émerveillaient, et disaient : « Comment celui-ci connaît-il les lettres, sans les avoir étudiées ? » Jésus leur répliqua donc : « Ma doctrine n'est pas la mienne, mais celle de Celui qui m'a envoyé ; si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra, quant à ma doctrine, si elle vient de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef recherche sa propre gloire ; mais celui qui recherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique, et il n'y a pas d'injustice en lui. Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et pourtant nul d'entre vous ne pratique la loi ! Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » La foule lui répliqua : « Tu as un démon ; qui est-ce qui cherche à te faire mourir ? » Jésus leur répliqua : « J'ai fait une seule œuvre, et vous êtes tous dans l'étonnement à cause de cela. Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des pères), et vous circoncisez un homme un jour de sabbat ; si l'homme subit la circoncision un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, pourquoi m'en voulez-vous de ce que j'ai guéri un homme tout entier un jour de sabbat ? Ne jugez pas selon l'apparence, mais portez le juste jugement. » Quelques-uns des Hiérosolymitains disaient donc : « N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir ? Et voici, il parle librement et ils ne lui disent rien ; est-ce que par hasard les chefs ont vraiment reconnu que c'est lui qui est le Christ ? Mais nous savons d'où sort celui-ci, tandis que lorsque le Christ vient personne ne sait d'où il sort. » Jésus éleva donc la voix dans le temple en enseignant et en disant : « Vous me connaissez et vous savez aussi d'où je sors ; et ce n'est pas de mon chef que je suis venu, mais Celui qui m'a envoyé est véritable, lequel vous ne connaissez pas ; moi, je Le connais, parce que je viens de Lui, et que c'est Lui qui m'a envoyé. » Ils cherchaient donc à le saisir, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. Mais plusieurs de la foule crurent en lui, et ils disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui n'en a fait ? » Les pharisiens entendirent la foule qui murmurait ces paroles à son sujet, et les grands-prêtres et les pharisiens envoyèrent des huissiers afin de le saisir. Jésus dit donc : « Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers Celui qui m'a envoyé ; vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et là où moi je suis, vous, vous n'y pouvez venir. » Les Juifs se dirent donc entre eux : « Où doit-il se rendre, que nous ne pourrons pas le trouver ? Est-ce qu'il doit se rendre parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseigner les Grecs ? Que signifie cette parole qu'il a proférée : Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et là où moi je suis, vous, vous n'y pouvez black venir ? » Or le dernier jour de la fête, qui était le grand, Jésus s'avança et éleva la voix en disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; celui qui croit en moi, comme a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive découleront de son ventre . » Or il dit cela relativement à l'Esprit que ceux qui ont cru en lui devaient recevoir ; car l'esprit saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. — Des gens de la foule ayant donc entendu ces paroles, disaient : « Celui-ci est vraiment le prophète. » D'autres disaient : « Il est le Christ. » Mais les premiers disaient : « Est-ce qu'en effet le Christ doit venir de Galilée ? L'Écriture n'a-t-elle pas dit que c'est de la race de David et de Bethléem, le village où était David, que doit sortir le Christ ? » Il y eut donc dissentiment parmi la foule à son sujet ; mais quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, toutefois personne ne mit la main sur lui. Les huissiers revinrent donc auprès des grands prêtres et des pharisiens, et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ? » Les huissiers répondirent : « Jamais homme n'a parlé de la sorte. » Les pharisiens répliquèrent : « Est-ce que, vous aussi, vous vous êtes laissés séduire ? Est-ce que l'un des chefs ou des pharisiens a cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. » Nicodème (celui qui était venu auprès de lui antérieurement et qui était l'un d'entre eux), leur dit : « Est-ce que notre loi juge l'homme sans l'avoir d'abord interrogé, et sans avoir constaté ce qu'il fait ? » Ils lui répliquèrent : « Est-ce que toi aussi, tu sors de la Galilée ? Examine, et vois qu'un prophète ne saurait surgir de la Galilée. » [Et chacun s'en alla dans sa maison.]

Psaume responsorial

Psaumes 16

Ecrit de David.Garde-moi, ô Dieu, car je me retire vers toi ! J'ai dit à l'Éternel : Tu es le Seigneur, en toi j'ai mon souverain bien. Les saints, qui sont dans le pays, sont les nobles en qui je prends tout mon plaisir. Nombreux sont les maux de ceux qui courent ailleurs ; je n'offre point leurs libations de sang, et leurs noms ne sont jamais sur mes lèvres. L'Éternel est mon lot, et la coupe qui est ma part ; c'est toi qui m'assures mon héritage. Mon domaine m'est échu dans de beaux lieux, et mon patrimoine est aussi mon délice. Je bénis l'Éternel qui a été mon conseil ; et, les nuits même, mon cœur me donne ses avis. Je me suis proposé l'Éternel devant moi constamment ; car s'Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé. Aussi la joie est dans mon cœur, et l'allégresse dans mon âme, et ma chair aussi repose sûrement ; car tu n'abandonneras pas mon âme aux Enfers, et tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie le tombeau. Tu me montreras les sentiers de la vie. En ta présence on trouve plénitude de joie, et dans ta droite, des plaisirs pour toujours.

Évangile

Luc 10:1-9

Or après cela le seigneur désigna soixante et douze autres personnes, qu'il envoya deux par deux devant lui dans chaque ville et dans chaque lieu où il devait lui-même passer. Or il leur disait : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le Maître de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. Allez ! Voici, je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Ne portez point de bourse, ni de besace, ni de sandales, et ne saluez personne sur la route ; mais dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : « Paix pour cette maison ! » Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui, autrement, elle reviendra à vous. Mais demeurez dans cette maison-là en mangeant et buvant ce qui s'y trouve, car l'ouvrier mérite son salaire ; ne passez point de maison en maison. Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous reçoit, mangez ce qui vous est servi, et guérissez les malades qui s'y trouvent, et dites-leur : « Le royaume de Dieu s'approche de vous. »

Psaume responsorial

Psaumes 36

Au maître chantre. Chant du serviteur de l'Éternel, de David.L'impie a le péché au dedans de son cœur, la crainte de l'Éternel n'est pas devant ses yeux. Par sa manière de voir il se flatte lui-même, pour consommer son crime, pour haïr. Les paroles de sa bouche sont vaines et trompeuses, il a cessé d'être sage et de faire le bien. Il pense au mal sur son lit, il pratique une voie qui n'est pas bonne, il n'a point le mal en aversion. Éternel, ta grâce atteint jusques aux Cieux, ta fidélité jusques aux nues. Ta justice est pareille aux montagnes de Dieu, et tes jugements sont pareils à l'immense mer. Éternel, tu es secourable aux hommes et aux bêtes. Que ta grâce est précieuse, ô Dieu ! et les fils des hommes se réfugient à l'ombre de tes ailes ; ils se repaissent de l'abondance de ta maison, et tu les abreuves au fleuve de tes délices. Car auprès de toi est la source de la vie, et à ta lumière nous voyons la lumière. Conserve ta grâce à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui ont le cœur droit ! Que le pied de l'orgueil ne me foule point, et que la main des impies ne me mette pas en fuite ! Déjà les méchants tombent, ils sont terrassés et incapables de se relever.

Psaume responsorial

Psaumes 50

Cantique d'Asaph.Dieu, l'Éternel Dieu parle, Il appelle la terre, du soleil levant au soleil couchant ; de Sion, perfection de beauté, Dieu apparaît resplendissant ; notre Dieu vient, mais non pas en silence ; devant lui le feu dévore, et autour de lui il y a grande tempête. Il appelle les Cieux d'en haut, et la terre, au jugement de son peuple : « Rassemblez-moi mes bien-aimés, qui solennisèrent mon alliance par le sacrifice ! » Que donc les Cieux proclament sa justice, car Dieu est celui qui va juger ! (Pause) « Ecoute, mon peuple, je vais parler ! Israël, je vais te sommer ! Je suis Dieu, ton Dieu. Je ne te reprends pas pour tes sacrifices, car tes holocaustes sont constamment devant moi. Je n'irai pas prendre des taureaux dans ta maison, ni des béliers dans tes bergeries. Car à moi sont toutes les bêtes des forêts, les animaux des montagnes par milliers ; je connais tous les oiseaux des montagnes, et les bêtes des champs sont en mon pouvoir. Si j'avais faim, je ne te le dirais pas ; car à moi est le monde avec ce qu'il enserre. Est-ce que je mange la chair des taureaux, et bois le sang des boucs ? Fais à Dieu l'offrande de tes actions de grâces, et accomplis tes vœux envers le Très-haut ! et invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai, et tu me glorifieras ! » Et Dieu dit au méchant : « Que fais-tu d'énumérer mes lois, et d'avoir mon alliance à la bouche, quand tu hais la discipline, et que tu jettes mes paroles derrière toi ? Si tu vois un voleur, tu te plais avec lui, et tu entres en part avec les adultères. Tu lâches la bride à ta bouche pour le mal, et ta langue ourdit la fraude ; tu t'assieds, et parles contre ton frère, et tu dresses des embûches au fils de ta mère. C'est ce que tu as fait, et je me suis tu ; tu t'es imaginé que je te ressemblais ; mais je te détromperai, et je mettrai la liste devant toi. Prenez-y garde, vous qui oubliez Dieu, de peur que Je ne déchire, sans que personne délivre ! Qui m'offre des actions de grâces, me glorifie ; et à quiconque règle sa voie, Je fais voir le salut de Dieu. »

Psaume responsorial

Psaumes 49

Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Ecoutez ces choses, vous tous les peuples ; prêtez l'oreille, vous tous habitants du monde, et vous enfants des hommes, et vous fils des humains, tous ensemble, et le riche et le pauvre ! Ma bouche exposera la sagesse, et mon cœur en méditant a trouvé la science : mon oreille en écoute les inspirations, et je vais au son du luth révéler ma pensée. Que craindrais-je au jour du malheur, quand je suis enveloppé de la malice de ceux qui me tendent des embûches, qui se confient en leurs biens, et sont vains de leur grande richesse ? L'homme ne saurait racheter son frère, ni donner à Dieu une rançon pour lui. Il en coûte trop pour racheter une vie, et jamais il n'aura les moyens de donner à quelqu'un une vie éternelle, ni de lui épargner la vue du tombeau. Non ! il le verra ! Les sages meurent, et avec eux le fou et le stupide périssent, et laissent leurs biens à d'autres. Leurs vœux sont d'avoir des maisons éternelles, et des demeures qui durent aux siècles des siècles : leurs noms sont célèbres sur la terre. Mais l'homme dans la splendeur n'est pas permanent, il est assimilé aux animaux que l'on égorge. Telle est la voie sur laquelle ils se fient ; et ceux qui les suivent, approuvent leur langage. (Pause) Comme un troupeau ils sont chassés aux Enfers ; la Mort devient leur berger, et les justes les foulent sous leurs pas ; en un instant leur figure est la proie des Enfers, bannie du séjour qu'on lui avait préparé. Cependant Dieu arrachera mon âme au pouvoir des Enfers, qui voudraient me saisir. (Pause) Ne crains point, quand un homme s'enrichit, quand sa maison croît en splendeur ! Car il n'emporte pas tout en mourant, sa splendeur après lui ne descendra pas. Que dans sa vie il se trouve heureux, qu'on te vante du bien-être que tu sais te donner ; il te faut rejoindre tes pères, qui jamais ne reverront la lumière. L'homme qui est dans la splendeur, et n'a pas la sagesse, est assimilé aux animaux que l'on égorge.

Prière du soir — première lecture

Jérémie 6

Fuyez, enfants de Benjamin, du milieu de Jérusalem, et en Thécoa sonnez de la trompette, et à Beth-Carem élevez des signaux ! Car un malheur nous menace du nord, et un grand désastre. Belle et délicate fille de Sion, je vais te détruire ! Sur elle marchent les bergers et leurs troupeaux ; ils planteront leurs tentes tout à l'entour, brouteront chacun leur quartier. « Inaugurez son assaut ! Debout ! attaquons en plein jour ! quel contre-temps pour nous ! car le jour baisse, et déjà les ombres du soir s'allongent. Allons ! escaladons de nuit, et détruisons ses palais ! » Car ainsi parle l'Éternel des armées : Coupez le bois, et contre Jérusalem élevez les terrasses ; c'est la ville à punir ; elle est tout injustice en son cœur. Comme une fontaine fait jaillir les eaux, ainsi fait-elle jaillir le mal ; j'y entends incessamment la violence et la ruine, la douleur et les coups. Amende-toi, Jérusalem, pour que mon âme ne se détache pas de toi, que je ne te rende pas un désert, un pays inhabité ! Ainsi parle l'Éternel des armées : On grappillera comme une vigne les restes d'Israël. Mets et remets la main comme le vendangeur à sa corbeille ! A qui parlerai-je, et qui sommerai-je pour qu'on écoute ? Voici, leur oreille est incirconcise, et ils ne sauraient entendre. Voici, la parole de l'Éternel a été pour eux une dérision, ils n'ont aucun goût pour elle. Mais la colère de l'Éternel me pénètre, je suis las de la contenir. Verse-la sur l'enfant dans la rue et sur le cercle des jeunes gens à la fois ; car et l'homme et la femme seront pris, le vieillard et l'homme comblé de jours. Leurs maisons seront dévolues à d'autres, et leurs champs et leurs femmes aussi ; car j'étendrai ma main sur les habitants du pays, dit l'Éternel ; car du petit au grand tous sont avides de gain ; et du prophète au sacrificateur tous usent de fraudes ; et ils traitent la plaie de mon peuple comme chose légère, disant : « Salut ! salut ! » tandis qu'il n'y a point de salut. Ils seront dans l'opprobre, car ils commettent l'abomination ; mais ils ne rougissent pas, et ne connaissent pas la honte. Aussi tomberont-ils avec ceux qui tombent, et au jour de mes châtiments ils seront renversés, dit l'Éternel. Ainsi parle l'Éternel : Tenez-vous sur les routes, et regardez, et demandez quels sont les chemins d'autrefois, quelle est la bonne voie, et marchez-y, et vous trouverez du repos pour votre âme ! Mais ils disent : « Nous n'y marcherons point. » Et j'ai mis près de vous des sentinelles [pour vous dire] : Soyez attentifs au son de la trompette ! Mais ils disent : « Nous n'y serons point attentifs. » Aussi, écoutez, nations, apprenez, assemblée des peuples, ce qui en est d'eux. Terre, entends-le ! voici, je ferai arriver sur ce peuple les maux, fruits de ses pensées, car ils ne sont point attentifs à mes paroles, et ils méprisent ma loi. Que me fait cet encens venu de Séba, et ce roseau odorant apporté d'un pays lointain ? Vos holocaustes ne me plaisent point, et vos sacrifices ne me sont point agréables. Aussi, ainsi parle l'Éternel : Voici, je mettrai devant ce peuple des achoppements qui feront tomber à la fois les pères et les fils, le voisin et son ami, et ils périront. Ainsi parle l'Éternel : Voici venir un peuple de la région du Nord, et une grande nation se lève de l'extrémité de la terre ; ils manient l'arc et le javelot ; ils sont cruels et sans pitié ; leur voix, comme la mer, gronde, et sur des chevaux ils sont montés, rangés comme un seul homme en bataille contre toi, fille de Sion. Nous en entendons la rumeur, nos mains défaillent, l'anxiété nous saisit, l'angoisse de l'enfantement. Ne sors point dans les champs, et ne va pas sur les chemins, car l'épée de l'ennemi, la terreur est partout ! Fille de mon peuple, ceins le cilice, et roule-toi dans la poussière, prends le deuil comme pour un fils unique, gémis amèrement ! car soudain sur nous viendra la destruction. Je t'avais établi sentinelle de mon peuple dans une vedette, pour voir et examiner leurs voies. Tous ils sont rebelles et réfractaires, calomniateurs, de l'airain et du fer ; tous ils sont dépravés. Le soufflet est brûlant, par le feu le plomb est consumé, vainement on épure, on épure, les méchants ne sont point séparés : on les appelle argent réprouvé, car l'Éternel les a réprouvés.

Deuxième lecture

Hébreux 3

Ainsi donc, frères saints, vous auxquels est adressé un appel céleste, portez vos regards sur l'envoyé et le grand prêtre de notre confession, Jésus, qui est fidèle à Celui qui l'a créé, comme l'a été aussi Moïse, dans Sa maison. En effet il a été jugé d'autant plus digne d'une plus grande gloire que Moïse, que celui qui s'est construit une maison possède une plus grande gloire que la maison même ; car toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu ; et, tandis que Moïse a été fidèle dans toute Sa maison, comme un serviteur chargé de rendre témoignage à ce qui devait être proclamé, Christ l'est comme un fils à la tête de sa propre maison.C'est nous qui sommes sa maison, si nous persistons à être assurés et glorieux de notre espérance. C'est pourquoi, — selon ce que dit l'esprit saint : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion, le jour de la tentation dans le désert, où vos pères l'ont essayé par manière d'épreuve, et ils avaient vu Mes œuvres pendant quarante ans ! C'est pourquoi J'ai été courroucé contre cette génération, et J'ai dit : Toujours leur cœur s'égare. Mais ils n'ont point connu Mes voies ! Voici le serment que J'ai fait dans Ma colère : Jamais ils n'entreront dans Mon repos ! — Prenez garde, frères, qu'il n'y ait peut-être chez quelqu'un de vous un cœur gâté par l'incrédulité jusques à abandonner le Dieu vivant ; mais exhortez-vous réciproquement tous les jours, tant que l'on peut dire « aujourd'hui, » afin qu'aucun de vous ne soit endurci par la fourberie du péché ; car nous sommes devenus participants de Christ, si du moins nous persistons fermement jusques à la fin dans notre conviction première, selon qu'il est dit : « Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la rébellion. » Car quels sont ceux qui, après avoir entendu, se sont rebellés ? Est-ce que ce ne sont pas tous ceux que Moïse avait fait sortir d'Egypte ? Et contre lesquels fut-Il courroucé pendant quarante ans ? N'est-ce pas contre ceux qui avaient péché, et dont les membres jonchèrent le désert ? Et contre lesquels fit-Il le serment qu'ils n'entreraient jamais dans Son repos, si ce n'est contre ceux qui avaient désobéi ? Et nous voyons qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

Deuxième lecture

Éphésiens 6

Enfants, obéissez à vos parents ; car cela est juste. « Honore ton père et ta mère ; » c'est le premier commandement qui soit accompagné d'une promesse : « afin que tu sois heureux, et que tu vives longtemps sur la terre. » Et vous, pères, n'irritez pas vos. enfants, mais élevez-les dans la discipline et l'admonition du Seigneur. Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non point avec une soumission extérieure comme pour plaire aux hommes, mais comme des esclaves de Christ qui font de cœur la volonté de Dieu, vous asservissant avec empressement, comme au seigneur et non à un homme, sachant que ce que chacun aura fait de bon, il en recevra la rétribution de la part du Seigneur, que ce soit un esclave ou un homme libre. Et vous, maîtres, agissez de même envers eux, mettant de côté la menace, sachant que leur Maître et le vôtre est dans les cieux, et qu'il n'y a pas devant Lui acception de personnes. Au reste, fortifiez-vous dans le seigneur et par la puissance de sa force ; revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister aux manœuvres du diable ; car ce n'est pas contre le sang et la chair que vous avez à lutter, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi saisissez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le jour mauvais, et, après avoir tout mis en œuvre, tenir ferme. Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant pris pour chaussure de vos pieds le zèle qu'inspire l'Évangile de paix, saisissant en toute circonstance le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du malin ; et munissez-vous du casque du salut et de l'épée de l'esprit, qui est la parole de Dieu ; adressant en toute occasion toute sorte de prières et d'intercessions par l'esprit, et veillant à cela avec une entière persévérance, priant pour tous les saints et pour moi, afin qu'il me soit donné, en ouvrant la bouche, de parler avec liberté, pour faire connaître le mystère pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, afin que je l'expose avec la liberté avec laquelle je dois parler. Mais, afin que, vous aussi, vous sachiez ce qui me concerne, et l'état où je suis, vous serez informés de tout par Tychique, le frère bien-aimé et le fidèle ministre dans le seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs. Que la paix soit avec les frères, ainsi que la charité unie à la foi, de la part de Dieu le Père et du seigneur Jésus-Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre seigneur Jésus-Christ d'une manière incorruptible !

Deuxième lecture

Apocalypse 5:1-14

Puis je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône un livre écrit intérieurement et sur le revers, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant criant d'une voix forte : « Qui est-ce qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux ? » Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. Et moi je pleurais abondamment, en voyant qu'il ne se trouvait personne qui fût digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. Et l'un des anciens me dit : « Ne pleure pas. Voici, il a réussi, le lion de la tribu de Juda, la racine de David, à ouvrir le livre et ses sept sceaux. » Et voici, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, était un agneau qui paraissait immolé : il avait sept cornes, et sept yeux qui sont les esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Et il vint, et il prît de la main droite de Celui qui était assis sur le trône, et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints, et ils chantent un chant nouveau, en disant : « Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, Car tu as été immolé, Et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, Des gens de toute tribu, langue, peuple et nation, Et tu en as fait un royaume et des prêtres, Et ils règnent sur la terre. » Et je vis, et j'entendis la voix d'anges nombreux autour du trône et des animaux et des anciens ; et leur nombre se comptait par myriades de myriades et par milliers de milliers. Ils disaient d'une voix forte : « L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, et la richesse, et la sagesse, et la force, et l'honneur, et la gloire, et la bénédiction ! » Et tous les êtres créés qui sont dans le ciel et sur la terre et sous la terre et sur la mer, et toutes les choses qui s'y trouvent, je les entendis qui disaient :« A l'agneau qui est assis sur le trône appartiennent la bénédiction, l'honneur, la gloire, et la puissance, aux siècles des siècles ! » Et les quatre animaux disaient : « Amen ! » Et les anciens se prosternèrent et adorèrent.

Deuxième lecture

1 Thessaloniciens 4:9-12

Quant à l'amour fraternel, nous n'avions pas besoin de vous en écrire ; car vous êtes vous-mêmes instruits de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c'est en effet ce que vous faites aussi pour tous les frères qui sont dans la Macédoine entière. Mais nous vous exhortons, frères, à le faire toujours plus, et à mettre votre amour-propre à demeurer en paix, et à faire vos propres affaires, et à travailler de vos mains comme nous vous l'avons commandé, afin que vous vous conduisiez convenablement à l'égard de ceux du dehors, et que vous n'ayez besoin de personne.

Évangile

Matthieu 1

Table généalogique de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham : Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; Juda engendra de Thamar Pharès et Zaré ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon engendra Boes de Rachab ; Boes engendra Jobed de Ruth ; Jobed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asaph ; Asaph engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ; Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amos ; Amos engendra Josias ; Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la déportation de Babylone. Après la déportation de Babylone Jéchonias engendre Sélathiel ; Sélathiel engendre Zorobabel ; Zorobabel engendre Abioud ; Abioud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Élioud ; Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ; Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle naquit Jésus qui est appelé Christ. Toutes les générations forment donc d'Abraham jusques à David, quatorze générations, et de David jusques à la déportation de Babylone, quatorze générations, et de la déportation de Babylone jusques au Christ, quatorze générations. Or, voici quelle fut la naissance du Christ Jésus : Sa mère Marie ayant été fiancée à Joseph, avant qu'ils eussent vécu ensemble elle se trouva enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Mais, comme Joseph son mari était un homme juste et qui ne voulait pas la déceler, il se résolut à la répudier secrètement. Or, après qu'il eut formé ce projet, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : « Joseph, fils de David, ne crains point de garder Marie pour ta femme, car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; or elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. » — Or tout cela est advenu afin que fût accompli ce dont le Seigneur a parlé par l'entremise du prophète lorsqu'il dit : « Voici, la vierge sera enceinte, et elle mettra au monde un fils, et ils lui donneront le nom d'Emmanouel ; » ce qui signifie, étant traduit : Avec nous Dieu. — Or Joseph s'étant éveillé de son sommeil agit comme le lui avait prescrit l'ange du Seigneur, et il garda sa femme ; et il ne la connaissait point jusqu'à ce qu'elle eût mis au monde un fils, et il lui donna le nom de Jésus.

Prière du soir — deuxième lecture

1 Timothée 4

mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains hommes se détacheront de la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, grâce à l'hypocrisie de faux docteurs, qui portent dans leur propre conscience la marque de la flétrissure, qui interdisent le mariage, prescrivent de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés afin qu'ils fussent pris avec actions de grâces par les fidèles et ceux qui connaissent la vérité, car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté quand on le prend avec actions de grâces, puisque tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. En rappelant ces choses aux frères tu seras un bon ministre de Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu t'es attaché à suivre ; mais repousse les fables profanes et extravagantes, et exerce-toi à la piété ; en effet, l'exercice corporel n'est utile qu'à peu de chose, tandis que la piété est utile pour toutes choses, puisqu'elle possède la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir ; c'est là une vérité certaine et digne de toute créance ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles. Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner. Que personne ne méprise ta jeunesse, mais deviens un modèle pour les fidèles, en paroles, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusques à ce que j'arrive, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige point le don spirituel qui est en toi, lequel t'a été donné par une prophétie avec l'imposition des mains du collège des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-t'y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes pour tout le monde ; veille sur toi-même et sur l'enseignement ; persévères-y ; car en agissant ainsi tu te sauveras toi-même ainsi que ceux qui t'écoutent.

Évangile

Jean 8:12-30

Jésus s'adressa donc derechef à eux en disant : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera certainement point dans les ténèbres, mais il possédera la lumière de la vie. » Les pharisiens lui dirent donc : « Tu portes témoignage en ta faveur ; ton témoignage n'est pas véridique. » Jésus leur répliqua : « Lors même que je porte témoignage en ma faveur, mon témoignage est véridique, parce que je sais d'où je suis venu et où je vais, mais vous, vous ne savez d'où je viens et où je vais. Pour vous, vous jugez selon la chair, pour moi je ne juge personne ; mais d'ailleurs si je juge, mon jugement est véritable, parce que je ne suis pas seul, mais qu'avec moi est aussi le Père qui m'a envoyé. Et en outre dans votre loi il est écrit que le témoignage de deux hommes est véridique ; c'est moi qui porte témoignage en ma faveur, et le Père qui m'a envoyé porte aussi témoignage en ma faveur. » Ils lui disaient donc : « Où est ton Père ? » Jésus répliqua : « Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Il prononça ces paroles près du trésor, pendant qu'il enseignait dans le temple ; et personne ne le saisit, parce que son heure n'était pas encore venue. Il leur dit donc derechef : « Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir. » Les Juifs disaient donc : « Est-ce qu'il se tuera, qu'il dit : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir ? » Et il leur disait : « Pour vous, vous êtes d'en bas, mais je suis d'en haut ; vous, vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde. Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que c'est moi qui le suis, vous mourrez dans vos péchés. » Ils lui disaient donc : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur dit : « Cela même dont je vous parle dès le commencement. J'ai beaucoup à dire et à juger à votre égard, mais Celui qui m'a envoyé est véridique, et quant à moi, ce que j'ai entendu de Lui, c'est ce dont je parle dans le monde. » Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus dit donc : « Quand vous aurez élevé le fils de l'homme, alors vous connaîtrez que c'est moi qui le suis, et que je ne fais rien de mon chef, mais que je parle comme mon Père m'a enseigné, et que Celui qui m'a envoyé est avec moi ; Il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui Lui plaît. » Pendant qu'il parlait ainsi, plusieurs crurent en lui.

Évangile

Matthieu 11:1-6

Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ses ordres à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes. Or, Jean, ayant ouï parler dans la prison des œuvres de Christ, députa ses disciples pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou bien avons-nous à en attendre un autre ? » Et Jésus leur répliqua : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : des aveugles recouvrent la vue, et des boiteux marchent ; des lépreux sont guéris, et des sourds entendent, et des morts ressuscitent, et une bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; et il est heureux celui qui n'aura pas trébuché à propos de moi. »

Évangile

Marc 6

Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient. Et le roi Hérode ouït parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et on disait : « Jean le baptiseur est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui ; » mais d'autres disaient : « C'est Élie ; » tandis que d'autres disaient : « C'est un prophète comme l'un des prophètes. » Mais Hérode en ayant ouï parler, disait : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité. » En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau. Et les apôtres se réunirent auprès de Jésus, et ils lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné. Et il leur dit : « Venez, vous seuls, dans un lieu désert à l'écart, et reposez-vous un peu. » En effet les allants et venants étaient nombreux, et ils n'avaient pas même le loisir de manger. Et ils s'en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l'écart. Et on les vit partir, et plusieurs les reconnurent, et ils accoururent là à pied de toutes les villes, et ils les devancèrent. Et lorsqu'il aborda, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers eux, car ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Et comme l'heure était déjà fort avancée, ses disciples s'étant approchés de lui disaient : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà fort avancée, renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. » Mais il leur répliqua : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils lui disent : « Allons acheter pour deux cents deniers de pains, et donnons-leur à manger ! » Mais il leur dit : « Combien avez-vous de pains ? Allez le voir. » Et après s'en être assurés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Et il leur ordonna que tout le monde s'assît, groupes par groupes, sur l'herbe verte ; et ils s'étendirent bandes par bandes de cent et de cinquante. Et après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; puis il rompit les pains, et il les donnait aux disciples, afin qu'ils les leur offrissent ; et il distribua à tous les deux poissons. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta des morceaux de quoi remplir douze corbeilles, ainsi que des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.