Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Recommençons-nous à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien avons-nous peut-être besoin, comme quelques personnes, de lettres de recommandation qui vous soient adressées, ou qui viennent de vous ? Notre lettre c'est vous, elle est écrite dans nos cœurs, connue et lue par tous les hommes, vous en qui l'on voit avec évidence que vous êtes une lettre de Christ remise à nos soins, et écrite, non avec de l'encre, mais avec l'esprit du Dieu vivant, non sur des tablettes de pierre, mais sur des tablettes qui sont des cœurs de chair. Or cette confiance-là, c'est par Christ que nous l'avons relativement à Dieu ; non pas que par nous-mêmes nous soyons capables de penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit ; car la lettre tue, tandis que l'esprit vivifie.
Première lecture
La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel, quand Il dit : Lève-toi, et descends à la maison du potier, et là je te ferai entendre mes paroles. Et je descendis à la maison du potier ; et voici, il travaillait au tour. Et le vase qu'il faisait avec l'argile qu'il tenait en sa main, manqua, et il en refit un autre vase tel que le potier trouva bon de le faire. Alors la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Ne pourrai-je pas en agir avec vous, maison d'Israël, comme ce potier-là ? dit l'Éternel. Voici, telle l'argile dans la main du potier, tels vous êtes dans ma main, maison d'Israël. Une fois je parle, touchant un peuple et un royaume, d'extirper, de détruire et de perdre. Mais que ce peuple, touchant lequel j'avais parlé, revienne de sa méchanceté, je me repens du mal que j'avais pensé à lui faire. Et une autre fois je parle, touchant un peuple et un royaume, d'édifier et de planter. Mais qu'il fasse ce qui est mal à mes yeux, n'obéissant pas à ma voix, je me repens du bien que j'avais dit vouloir lui faire. Et maintenant parle aux hommes de Juda, et aux habitants de Jérusalem, et dis : Ainsi parle l'Éternel : Voici, je vous prépare des maux, et je médite un plan contre vous ; ah ! revenez chacun de votre mauvaise voie, et amendez vos voies et vos œuvres ! Mais ils disent : C'en est fait ! nous suivrons nos pensées, et nous agirons chacun selon l'obstination de son cœur mauvais. C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Demandez parmi les nations qui ouït parler de telles choses ! La vierge d'Israël a fait de grandes horreurs ! La neige cesse-t-elle des roches du Liban de venir sur mes champs ? Tarissent-elles, les eaux étrangères, fraîches et ruisselantes ? Mais mon peuple m'oublie, il encense le néant ; on les a fait broncher dans leurs voies, sentiers d'autrefois, et ils cheminent dans des routes, dans une voie non frayée, pour faire de leur pays une désolation et une dérision éternelle : quiconque passera près de là, frissonnera et hochera la tête. Pareil à un vent d'Orient, je les dissiperai devant l'ennemi ; c'est la tête détournée et non de ma face que je les regarderai au jour de leur peine. Mais ils disent : Venez et formons des complots contre Jérémie, car la loi ne périra point faute de sacrificateurs, ni la prudence faute de sages, ni la parole [de Dieu] faute de prophètes. Venez et tuons-le avec la langue, et n'ayons égard à aucun de ses propos ! « Aie égard à moi, Éternel, et entends la voix de mes adversaires ! Le mal sera-t-il rendu pour le bien, qu'ils creusent une fosse contre ma vie ? Rappelle-toi comme je me suis tenu devant toi, afin de parler pour leur bien, et de détourner d'eux ton courroux ! Aussi, livre leurs fils à la famine, et abandonne-les à l'épée ; que leurs femmes tombent dans l'orbité et dans le veuvage, et que leurs hommes soient tués par la peste, et leurs jeunes gens frappés par l'épée dans le combat ! Qu'on entende des cris sortir de leurs maisons, quand tu feras fondre sur eux des escadrons soudain ; car ils ont creusé une fosse pour me prendre, et tendu des lacs devant mes pieds. Cependant, Éternel, tu sais que ce qu'ils méditent contre moi c'est la mort ; ne mets pas le voile sur leur crime, et ne mets pas en l'effaçant leur péché hors de ta vue, qu'ils trébuchent à ton aspect ! au moment de ta colère agis contre eux ! »
Première lecture
La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel, la dixième année de Sédécias, roi de Juda : c'était la dix-huitième année de Nébucadnézar. Or l'armée du roi de Babel assiégeait alors Jérusalem, et Jérémie, le prophète, était enfermé dans le vestibule de la prison qui était dans la maison du roi de Juda, où l'avait enfermé Sédécias, roi de Juda, en disant : Pourquoi prophétises-tu disant : « Ainsi parle l'Éternel : Voici, je vais livrer cette ville aux mains du roi de Babel, pour qu'il s'en empare, et Sédécias, roi de Juda, n'échappera pas aux mains des Chaldéens, mais il sera livré aux mains du roi de Babel, et il lui parlera bouche à bouche, et ses yeux rencontreront ses yeux ; et il conduira Sédécias à Babel, où il demeurera jusqu'à ce que je le visite, dit l'Éternel. Si vous vous battez contre les Chaldéens, vous n'aurez point de succès » ? Alors Jérémie dit : La parole de l'Éternel m'a été adressée en ces mots : Voici, Hanaméel, fils de Sallum ton oncle, s'approchera de toi pour te dire : Achète mon champ qui est à Anathoth, car tu as le droit de retrait pour le rachat. Et Hanaméel, fils de mon oncle, s'approcha de moi selon la parole de l'Éternel, dans le vestibule de la prison, et me dit : Achète mon champ qui est à Anathoth, dans le pays de Benjamin, car tu as le droit de succession et de retrait ; achète-le ! Et je reconnus que c'était là la parole de l'Éternel. Et j'achetai le champ de Hanaméel, fils de mon oncle, à Anathoth, et je lui pesai le prix, sept sicles [d'or], et dix sicles d'argent. Et je consignai cela dans une lettre que je scellai ; et je pris des témoins, et je pesai l'argent à la balance. Puis je pris la lettre d'achat, celle qui était scellée selon l'ordonnance et les statuts, et celle qui était ouverte ; et je remis la lettre d'achat à Baruch, fils de Nérija, fils de Mahaséïa, en présence de Hanaméel, mon parent, et en présence des témoins signataires de la lettre d'achat, et en présence de tous les Juifs assis dans le vestibule de la prison ; et en leur présence je donnai cet ordre à Baruch : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Prends ces lettres, cette lettre d'achat scellée, et cette lettre ouverte, et mets-les dans un vase de terre, afin qu'elles se conservent longtemps. Car ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Il sera encore acheté des maisons, et des champs, et des vignes dans ce pays-ci.
Prière du matin — première lecture
Ainsi parle l'Éternel : Va, et achète une bouteille d'un potier, et [prends avec toi] des Anciens du peuple, et des Anciens des Sacrificateurs ; et sors, et va dans la vallée des fils de Hinnom qui est en face de la porte orientale, et prononce là les paroles que je te dirai, et dis : Écoutez la parole de l'Éternel, rois de Juda, et habitants de Jérusalem ! Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Voici, j'amène une calamité sur ce lieu ; (de quiconque en ouïra parler, les oreilles résonneront ;) parce qu'ils m'ont abandonné, et ont aliéné ce lieu, et y ont encensé d'autres dieux qu'ils ne connaissaient ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda, et qu'ils ont rempli ce lieu du sang des innocents, et élevé des tertres à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal ; ce que je n'avais point commandé, et point dit, et qui n'était point venu dans ma pensée. Aussi, voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où ce lieu ne s'appellera plus Topheth, ni vallée des fils de Hinnom, mais vallée du carnage, et je viderai le conseil de Juda et de Jérusalem en ce lieu, et je les ferai tomber par l'épée devant leurs ennemis, et par la main de ceux qui en veulent à leur vie, et je ferai de leurs cadavres la proie des oiseaux du ciel et des bêtes de la terre. Et je rendrai cette ville une désolation et une dérision ; quiconque passera près d'elle frissonnera, et se rira de toutes ses plaies : et je leur ferai manger la chair de leurs fils, et la chair de leurs filles, et ils se mangeront l'un l'autre, dans la détresse et l'angoisse dont les angoisseront leurs ennemis et ceux qui en veulent à leur vie. Et brise la bouteille sous les yeux des hommes venus avec toi, et dis-leur : Ainsi parle l'Éternel des armées : Ainsi briserai-je ce peuple et cette ville, comme on brise la poterie, laquelle ne peut plus être remise en état. Et l'on enterrera à Topheth, faute d'autre place pour enterrer. Ainsi ferai-je à ce lieu, dit l'Éternel, et à ses habitants, rendant cette ville semblable à Topheth. Et les maisons de Jérusalem, et les maisons des rois de Juda, comme le lieu de Topheth, seront impures, toutes les maisons sur les toits desquelles on offrait de l'encens à toute l'armée des Cieux, et des libations aux autres dieux. Et Jérémie revint de Topheth où l'Éternel l'avait envoyé pour prophétiser, et il se plaça dans le parvis de la maison de l'Éternel, et dit à tout le peuple : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Voici, j'amène sur cette ville, et sur toutes ses villes, tous les maux dont je l'ai menacée ; car ils roidissent leur col pour ne point écouter mes paroles.
Épître
je parle d'une manière humaine à cause de la faiblesse de votre chair. Eh bien, de même que vous avez mis vos membres comme esclaves à la disposition de l'impureté et du désordre, de même mettez maintenant vos membres comme esclaves à la disposition de la justice pour parvenir à la sanctification. Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres quant à la justice. Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous rougissez maintenant ? Elles n'ont en effet d'autre résultat que la mort, tandis que maintenant que vous avez été affranchis du péché et asservis à Dieu, le fruit que vous retirez a pour effet la sanctification et pour résultat la vie éternelle. Car le salaire que paie le péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.
Première lecture
Ne te vante pas du lendemain, car tu ignores ce qu'un jour enfante. Qu'un autre te loue, et non ta propre bouche, un étranger, et non tes propres lèvres ! La pierre est lourde, et le sable pesant ; mais l'humeur de l'insensé pèse plus que tous deux. La fureur est cruelle, et la colère impétueuse ; mais qui pourra tenir devant la jalousie ? Mieux vaut un reproche franc, qu'une affection dissimulée. Les coups d'un ami viennent de fidélité ; mais un ennemi prodigue les baisers. L'homme rassasié foule le miel aux pieds ; mais pour l'affamé tout ce qui est amer, est doux. Tel l'oiseau qui erre loin de son nid, tel est l'homme qui erre loin de ses lieux. L'huile et l'encens réjouissent le cœur, et par un conseil cordial l'ami est doux à l'homme. Ne quitte pas ton ami, ni l'ami de ton père, mais ne va pas chez ton frère le jour de ton malheur ! Mieux vaut un voisin proche, qu'un parent éloigné. Sois sage, mon fils, et réjouis mon cœur, et je saurai que répondre à qui m'outragera. Le sage voit la calamité, et se met à l'abri ; les inconsidérés vont en avant, et sont punis. Prends-lui son manteau, car il a cautionné autrui, et nantis-toi de lui plutôt que de l'étranger. Quand de grand matin à haute voix on salue son prochain, cela est regardé comme une imprécation. L'eau d'une gouttière tombant sans relâche un jour de pluie, et la femme querelleuse sont choses pareilles ; qui l'arrêterait, arrêterait le vent, et sa main appellerait [bientôt] l'huile à son secours. Le fer aiguise le fer, et l'un aiguise la colère de l'autre. Qui garde son figuier, en mange le fruit, et qui a des soins pour son maître, obtient de l'honneur. Comme dans les eaux un regard {[}répond{]} à un regard, ainsi le cœur de l'homme [répond] au cœur de l'homme. Les Enfers et l'abîme ne sont jamais rassasiés, et les yeux de l'homme ne sont jamais rassasiés. Ce qu'est le creuset pour l'argent, la fournaise pour l'or, que chacun le soit pour la bouche qui le loue ! Quand tu pilerais le fou dans le mortier, parmi les gruaux avec le pilon, sa folie ne le quittera pas. Examine l'aspect de ton bétail, et sois attentif à tes troupeaux ! Car l'opulence n'est pas éternelle ; et une couronne se transmet-elle dans tous les âges ? L'herbe disparaît, et la tendre verdure se montre, et l'on recueille les herbes des montagnes ; les agneaux te donnent des vêtements, et les boucs, le prix d'un champ ; le lait des chèvres suffit à ta nourriture, à la nourriture de ta maison, et à l'entretien de tes servantes.
Prière du matin — deuxième lecture
« Je suis le véritable cep, et mon Père est le vigneron ; tout sarment en moi qui ne porte point de fruit, Il le retranche, et tout sarment qui porte son fruit, Il le nettoie, afin qu'il porte plus de fruit. Déjà vous êtes nets, à cause de la parole que je vous ai adressée. Demeurez en moi, et moi en vous ; comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s'il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Moi, je suis le cep, vous, les sarments ; celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez pas faire la moindre chose. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche ; puis on les rassemble, et on les jette dans le feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Pour que mon Père soit glorifié, il faut que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous deveniez mes disciples. Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour ; si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements du Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ; il n'est personne qui ait un plus grand amour que celui qui porte quelqu'un à sacrifier sa propre vie pour ses amis ; vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ; je ne vous appelle plus esclaves, parce que l'esclave ne sait pas ce que fait son seigneur ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne. Voici ce que je vous commande : c'est que vous vous aimiez les uns les autres. » « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous ; si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est sien ; mais comme vous n'êtes pas du monde, mais que c'est moi qui vous ai choisis du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : L'esclave n'est pas plus grand que son seigneur ; s'ils m'ont poursuivi, ils vous poursuivront aussi ; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre ; mais ils feront tout cela contre vous à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu, et si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant ils n'ont pas d'excuse pour leur péché. Celui qui me hait hait aussi mon Père ; si je n'avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant, quoiqu'ils les aient vues, ils ont haï, et moi, et mon Père. Mais il fallait que fût accomplie la parole qui est écrite dans leur loi : « Ils m'ont haï gratuitement. » Quand sera venu le défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de la vérité qui sort d'auprès du Père, c'est lui qui témoignera en ma faveur ; mais, vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes dès le commencement avec moi. »
Psaume responsorial
De David. L'Éternel est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je peur ? L'Éternel est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Quand des méchants contre moi s'avancent acharnés, mes ennemis et mes adversaires, ils trébuchent et tombent. Qu'une armée vienne camper contre moi, mon cœur est sans alarmes ; qu'une guerre s'élève contre moi, alors même je suis plein d'assurance. Il est une chose que je demande à l'Éternel, et que je voudrais obtenir, c'est d'habiter la maison de l'Éternel toute ma vie, pour contempler la majesté de l'Éternel, et jouir de la vue de ses parvis. Car Il me cache dans sa loge au mauvais jour, et Il me donne asile sous l'abri de sa tente, et Il m'élève jusques sur un rocher. Aussi désormais ma tête dominera les ennemis qui me cernent, et j'offrirai des victimes dans son tabernacle, au son de la trompette, et je louerai, et je chanterai l'Éternel. Éternel, entends ma voix, je t'invoque ! Sois-moi propice et m'exauce ! Mon cœur te rappelle ta parole : « Cherchez ma face ! » Aussi, Éternel, je cherche ta face. Ne me cache pas ta face ! Dans la colère ne repousse pas ton serviteur ! Tu es mon secours ! Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, mon Dieu sauveur ! Car mon père et ma mère m'abandonneraient, que l'Éternel me recueillerait. Éternel, montre-moi ta voie, et conduis-moi dans le droit sentier, à cause de mes ennemis ! Ne me livre pas à la merci de mes adversaires ! car il s'élève contre moi des témoins menteurs, et des hommes qui respirent la violence. Ah ! si je n'avais pas cru voir la bonté de l'Éternel sur la terre des vivants ! … Espère dans l'Éternel ! Courage ! que ton cœur soit ferme, et espère dans l'Éternel !
Évangile
Soyez en garde contre les faux prophètes qui viennent à vous sous des peaux de brebis, tandis qu'ils sont au dedans des loups rapaces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits : Est-ce que l'on récolte des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l'arbre pourri produit de mauvais fruits ; un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un arbre pourri produire de bons fruits ; tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé, puis il est jeté dans le feu. Par conséquent, vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Ce n'est pas quiconque me dit : « Seigneur, Seigneur ! » qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté, de mon Père qui est dans les cieux,
Psaume responsorial
Au maître chantre. Hymne des fils de Coré.O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté les exploits que tu fis en leurs jours, aux jours d'autrefois. De ta main tu chassas les nations, pour les établir ; tu détruisis les peuples, pour les multiplier. Car ce ne fut pas par leur épée qu'ils conquirent le pays, ni leur bras qui les rendit vainqueurs, mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face ; car tu leur fus propice. O Dieu ! tu es mon Roi ! Ordonne la délivrance de Jacob ! Avec toi nous battons nos ennemis, par ton nom nous terrassons nos adversaires Car dans mon arc je ne me confie point, ce n'est pas mon épée qui me délivre ; mais c'est toi qui nous délivres de nos ennemis, et qui confonds ceux qui nous haïssent. De Dieu nous faisons gloire en tout temps, et nous louons éternellement ton nom. (Pause) Cependant tu nous rejetas et nous couvris d'opprobre, et tu ne marchas plus avec nos armées ; tu nous fis reculer devant nos ennemis, et ceux qui nous haïssent, emportèrent des dépouilles ; tu nous livras comme la brebis que l'on mange, et parmi les nations tu nous disséminas ; tu vendis ton peuple à vil prix, et pour toi il n'eut pas une grande valeur ; tu nous exposas aux affronts de nos voisins, aux railleries et aux insultes de nos alentours ; tu nous fis passer en proverbe chez les nations, exciter des hochements de tête parmi les peuples. Toujours ma honte est devant mes yeux, et la confusion de ma face me couvre, à la voix de celui qui m'insulte et m'outrage, à l'aspect de l'ennemi et de l'homme hostile. Tout cela nous est arrivé, et pourtant nous ne t'avions pas oublié, nous n'avions pas violé ton alliance, notre cœur ne s'était point retiré de toi, et nos pas n'avaient pas dévié de tes voies, pour que tu nous écrases dans le pays des chacals, et que tu nous enveloppes d'une ombre de mort. Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, et tendu nos mains vers un dieu étranger, est-ce que Dieu ne le pénétrerait pas, lui qui connaît les secrets de nos cœurs ? Mais non, pour toi nous sommes tués tous les jours, et regardés comme des brebis à égorger. Veille ! pourquoi dors-tu, Seigneur ? Réveille-toi ! ne nous rejette pas à jamais ! Pourquoi cacher ta face, oublier notre misère et notre oppression ? Car jusqu'à la poussière notre âme est abattue, et notre corps à la terre est attaché. Lève-toi ! à notre secours ! et sauve-nous pour l'amour de ta grâce.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Ecrit de David.Prononcez-vous vraiment selon la loi, la justice, jugez-vous avec droiture, enfants des hommes ? Non ! en votre cœur vous commettez l'injustice, et vous dispensez dans le pays la violence de vos mains. Les impies prévariquent dès le sein maternel, les menteurs ont dévié dès leur naissance ; ils ont un venin pareil au venin du serpent, de la vipère sourde, qui se bouche les oreilles, qui n'écoute point la voix des enchanteurs, du magicien habile à former les nœuds. O Dieu ! brise leurs dents dans leur bouche ! Romps, ô Éternel, la mâchoire des lions ! Qu'ils s'évanouissent, comme une eau qui s'écoule ! Que les flèches qu'ils décochent, soient comme tronçonnées ! Qu'ils soient comme le limaçon qui va se fondant, comme l'avorton de la femme, qui n'a pas vu le jour ! Avant même que vos chaudières sentent le feu des épines, Il emportera par la tempête et l'épine encore verte, et celle qui déjà brûle. Alors le juste sera réjoui, car il verra la vengeance : il baignera ses pieds dans le sang de l'impie ; et l'homme dira : Oui, il est des fruits pour le juste ; oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas » Ecrit de David, quand, fuyant devant Saül, il se retira dans la caverne.Prends pitié de moi, ô Dieu ! prends pitié de moi ! Car mon âme cherche en toi son refuge ; et je me réfugie à l'ombre de tes ailes, en attendant que la calamité passe, J'invoque le Dieu suprême, le Dieu qui agit en ma faveur. Il enverra des Cieux, pour me sauver et confondre mes ennemis, (Pause) Dieu enverra sa grâce et sa fidélité. Je vis au milieu des lions, gisant parmi des hommes qui vomissent des flammes, des hommes dont les dents sont des dards et des flèches, et la langue, une épée tranchante. Montre, ô Dieu, que tu domines les Cieux ! Que sur toute la terre apparaisse ta gloire ! Ils tendent un filet sous mes pas, mon âme succombe, ils creusent une fosse devant moi ; ils y tombent eux-mêmes. (Pause) Mon cœur se rassure, ô Dieu ! mon cœur se rassure. Je veux te célébrer par mes chants et mes accords. Èveille-toi, mon esprit, éveille-toi, mon luth, ma harpe ! Je veux me lever avec l'aurore ! Je te célébrerai parmi les peuples, Seigneur, je te chanterai parmi les nations ; car ta miséricorde est grande jusques aux Cieux, et ta fidélité jusques aux nues. Montre, ô Dieu, que tu domines les Cieux ; et que sur toute la terre apparaisse ta gloire !
Prière du soir — première lecture
Et Paschur, fils d'Immer, le sacrificateur, qui était surintendant de la maison de l'Éternel, entendit Jérémie prononcer ces prophéties, et Paschur frappa Jérémie, le prophète, et le mit dans la prison qui était à la porte supérieure de Benjamin, dans la maison de l'Éternel. Mais, dès le lendemain, Paschur fit sortir Jérémie de prison. Alors Jérémie lui dit : Ce n'est plus Paschur (entouré de sécurité) que l'Éternel t'appelle, mais Magor Missabib (terreur de toute part). Car ainsi parle l'Éternel : Voici, je te livre à la terreur, toi et tous tes amis, et ils tomberont par l'épée de leurs ennemis, et tes yeux le verront ; et je livrerai tout Juda aux mains du roi de Babel, pour qu'il les emmène à Babel, et les frappe de l'épée. Et je livrerai toutes les richesses de cette ville, et tous ses gains, et tout ce qu'elle a de précieux, et tous les trésors des rois de Juda, je les livrerai aux mains de leurs ennemis qui les pilleront, les emporteront et les emmèneront à Babel. Et toi, Paschur, et tous les habitants de ta maison, vous irez en captivité, et tu arriveras à Babel, et là tu mourras, et là tu seras enterré, toi et tous tes amis pour lesquels tu as été un prophète menteur. « Tu m'as persuadé, Éternel, et je me suis laissé persuader ; tu m'as pressé, et tu l'as emporté. Je suis tous les jours tourné en dérision ; tous se moquent de moi ; car toutes les fois que je parle, je dois crier, annoncer la violence et la ruine ! Aussi la parole de l'Éternel m'est-elle à honte et à opprobre chaque jour, et j'ai dit : Je ne ferai plus mention de Lui, et ne parlerai plus en son nom ; mais j'ai eu dans mon cœur comme un feu allumé, enfermé dans mes os, et je me fatiguai à le contenir, et je n'ai pu. Aussi j'entends les blasphèmes de la foule, terreur de toute part ! : « Dénoncez-le, et nous le dénoncerons ! » Tous mes amis qui sont à mes côtés, disent : « Peut-être il sera séduit, alors nous serons maîtres de lui, et nous tirerons vengeance de lui. » Mais l'Éternel m'assiste, comme un héros redoutable ; c'est pourquoi mes persécuteurs succomberont, et ne seront pas les maîtres ; qu'ils soient honteux d'avoir échoué ! c'est un opprobre éternel qui ne sera pas oublié. Car l'Éternel des armées éprouve le juste, Il pénètre les reins et le cœur ; je verrai tes vengeances s'exercer sur eux, car c'est à toi que je me suis ouvert de mes griefs. Chantez l'Éternel ! louez l'Éternel, car Il a retiré l'âme de l'affligé de la main des méchants ! » « Maudit le jour auquel je suis né, le jour auquel ma mère m'enfanta ! qu'il ne soit pas béni ! Maudit l'homme qui en porta la nouvelle à mon père, et lui dit : « Il t'est né un fils ! » et le combla de joie ! Que cet homme soit assimilé aux villes que l'Éternel détruit sans regret ; qu'il entende des plaintes le matin, et des cris à midi, parce qu'on ne me tua pas avant ma naissance, en sorte que ma mère eût été mon tombeau, et que son sein fût resté dans un état de grossesse éternelle ! Pourquoi sortis-je du sein maternel pour être témoin de la misère et de la peine, et consumer mes jours dans la honte ? »
Deuxième lecture
Or, la foi est une persuasion de ce qu'on espère, une conviction de choses qu'on ne voit point. C'est parce qu'ils possédaient une telle foi que les anciens ont reçu un bon témoignage. C'est par la foi que nous reconnaissons que l'univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce n'est pas de choses visibles que ce qu'on voit a été fait. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice préférable à celui de Caïn ; c'est par elle qu'il reçut le témoignage d'être juste, lui-même rendant témoignage à Dieu par ses offrandes ; c'est par elle que, quoique trépassé, il parle encore. C'est par la foi qu'Enoch fut enlevé afin qu'il ne vît pas la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l'avait enlevé ; en effet, avant cet enlèvement, il lui est rendu le témoignage d'avoir plu à Dieu ; or, sans la foi, il est impossible de Lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'il existe, et qu'il devient le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, instruit par un oracle des choses qu'on ne voyait point encore, construisit avec une pieuse prévoyance une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et qu'il devint héritier de la justice que procure la foi. C'est par la foi que celui qui est appelé Abraham se soumit à émigrer dans le pays qu'il devait recevoir en héritage, et il émigra sans savoir où il allait ; c'est par la foi qu'il s'établit dans la terre qui lui était promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait avec impatience la ville qui a les fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le fabricateur. C'est par la foi que Sara elle-même reçut, même au delà de l'âge ordinaire, la capacité de créer une postérité, parce qu'elle avait cru à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse. De là vient encore que c'est d'un seul homme, et même d'un homme décrépit, qu'ils sont nés aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, lequel est innombrable. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir vu se réaliser pour eux les promesses, mais après en avoir de loin aperçu et salué la réalisation, et avoir confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils soupirent après leur patrie. Et, si c'eût été de celle qu'ils avaient quittée qu'ils faisaient mention, ils auraient eu le temps d'y retourner ; mais on voit bien que c'en est une meilleure qu'ils désirent, je veux dire la patrie céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte, en ce qui les concerne, d'être appelé « leur Dieu », car Il leur a préparé une ville. C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac en sacrifice, et qu'il offrit son fils unique ; lui, qui avait accepté les promesses, et auquel il avait été dit : « C'est en Isaac que se réalisera pour toi le nom de postérité ; » mais il pensa que Dieu peut relever, même d'entre les morts ; d'entre lesquels (figurément, il est vrai,) il recouvra son fils. C'est par la foi, et en vue de l'avenir, qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü. C'est par la foi que Jacob, en mourant, bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, en s'appuyant sur l'extrémité de son bâton. — C'est par la foi que Joseph, en mourant, fit mention de la sortie des fils d'Israël, et donna des ordres relatifs à ses propres ossements. C'est par la foi que Moïse, après sa naissance, fut, pendant trois mois, tenu caché par ses parents (car ils voyaient la beauté de l'enfant), et qu'ils ne craignirent point le décret du roi. C'est par la foi que Moïse, étant devenu grand, se refusa à être appelé le fils d'une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que de goûter momentanément une jouissance coupable, et regardant comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte l'opprobre de Christ, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Egypte, sans redouter le courroux du roi, car il tint ferme comme s'il voyait l'Invisible. C'est par la foi qu'il institua la pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas leurs premiers-nés. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens qui s'y risquèrent furent engloutis. C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent, après avoir été investis pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab l'impudique ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait pacifiquement reçu les espions. Et que dire encore ? Car le temps me manquera si je parle de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, et de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu des promesses, fermé la gueule des lions, éteint la puissance du feu, échappé au fil de l'épée, recouvré les forces perdues, montré leur vaillance dans la guerre et fait décamper l'ennemi. Des femmes entrepris, par une résurrection, possession de leurs morts ; d'autres ont été torturés, après s'être refusés au rachat, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres ont eu à subir des outrages et des coups, et même des chaînes et la prison ; ils ont été lapidés, sciés, tentés ; ils sont morts par l'épée ; ils ont erré, vêtus de peaux de mouton, de peaux de chèvre, dénués de tout, persécutés, maltraités ; ils ont été, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts, les montagnes, les cavernes, et les crevasses de la terre. Et tous ceux-là, quoiqu'ils eussent reçu, à cause de leur foi, un bon témoignage, n'ont point vu se réaliser pour eux les promesses, car Dieu avait d'avance arrêté pour nous quelque chose de meilleur, afin qu'ils ne fussent pas amenés à la perfection sans nous.
Deuxième lecture
Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître dans le ciel. Persévérez dans la prière, y veillant avec actions de grâces, priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour notre parole, afin d'annoncer le mystère de Dieu, (à cause de qui je suis aussi dans les chaînes), afin que je le manifeste comme il faut que je parle. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, mettant bien le temps à profit. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, pour savoir comment il faut répondre à chacun. Vous serez informés de ce qui me concerne par Tychique, le frère bien-aimé, mon fidèle agent, et mon compagnon d'esclavage dans l'œuvre du seigneur, que je vous ai envoyé, précisément afin que vous fussiez instruits de l'état de nos affaires, et qu'il consolât vos cœurs, avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des ordres, (s'il vient chez vous, accueillez-le), et aussi Jésus, surnommé Justus ; ce sont les seuls d'entre les circoncis qui ont travaillé avec moi pour le royaume de Dieu, et ils ont été pour moi un réconfort. Épaphras, l'esclave de Christ Jésus, qui est des vôtres, vous salue ; il lutte constamment pour vous dans ses prières, afin qu'étant parfaits et pleinement persuadés, vous demeuriez soumis à toute volonté de Dieu ; car je lui rends le témoignage qu'il a de grands soucis pour vous, ainsi que pour ceux qui sont à Laodicée, et à Hiérapolis. Lucas, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nympha, et l'assemblée qui se tient chez elle. Puis, quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'église des Laodicéens, et que, de votre côté, vous lisiez celle de Laodicée, et dites à Archippe : « Fais attention au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. » La salutation de la main de moi, Paul : Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous !
Deuxième lecture
Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre ont disparu, et je ne vis plus la mer. Et je vis la ville sainte, Jérusalem nouvelle, descendant du ciel d'auprès de Dieu, préparée comme une épouse qui s'est faite belle pour son mari, et j'entendis sortir du trône une voix forte qui disait :« Voici le tabernacle de Dieu dressé parmi les hommes, Et Il habitera avec eux, et ils seront Ses peuples, Et Dieu Lui-même sera avec eux comme leur Dieu, Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. Et la mort ne sera plus ; Il n'y aura plus ni deuil, ni cris, ni peine. Les premières choses ont disparu. » Et Celui qui est assis sur le trône dit : « Eh bien, voici, Je renouvelle toutes choses. » Et il dit : Écris, car ces paroles sont dignes de foi et véritables. » Et Il me dit : « C'est fait. C'est Moi qui suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin ; à celui qui a soif Je donnerai gratuitement de l'eau de la vie. Le vainqueur possédera ces choses, et Je serai leur Dieu et il sera pour Moi un fils ; mais quant aux lâches, et aux infidèles, et aux abominables, et aux meurtriers, et aux impudiques, et aux magiciens, et aux idolâtres et à tous les menteurs, ils auront en partage l'étang tout brûlant de feu et de soufre : ce qui est la seconde mort. »
Deuxième lecture
lui, dont l'avènement est accompagné, par la puissance de Satan, de toute espèce de miracles, et de signes, et de prodiges mensongers, et de toute espèce d'erreur née de l'injustice, pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Et c'est pour cela que Dieu leur envoie une efficace d'égarement, afin qu'ils croient au mensonge, pour que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient jugés. Mais, pour nous, nous devons rendre de constantes actions de grâces à Dieu à votre sujet, frères bien-aimés du seigneur, parce que Dieu vous a choisis comme prémices pour le salut, par la sanctification de l'esprit et la foi en la vérité, ce à quoi Il vous a appelés par notre Évangile, afin que vous entriez en possession de la gloire de notre seigneur Jésus-Christ. Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les traditions que nous vous avons enseignées, soit de bouche, soit par lettre. Cependant, que notre Seigneur Christ Jésus, et Dieu notre Père, qui nous a aimés et qui nous a donné par Sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en tout bonne œuvre et en toute bonne parole !
Évangile
Et étant monté dans une barque, il passa sur l'autre rive, et il vint dans sa propre ville. Et voici, on lui amenait un paralytique couché sur un lit, et Jésus ayant vu leur foi dit au paralytique : « Courage ! mon enfant, tes péchés sont pardonnes. » Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. » Et Jésus connaissant leurs pensées dit : « Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi et marche ? Or, pour que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre l'autorité de pardonner les péchés…. Lève-toi, » dit-il alors au paralytique, « prends ton lit et va-t-en dans ta maison. » Et s'étant levé, il s'en alla dans sa maison ; ce que la foule ayant vu elle fut effrayée, et elle glorifia Dieu qui avait donné une telle autorité aux hommes. Et s'éloignant de là Jésus vit un homme assis au bureau des péages, appelé Matthieu, et il lui dit : « Suis-moi ! » Et s'étant levé il le suivit. Et il advint, comme il était à table dans la maison, que, voici, beaucoup de publicains et de pécheurs survinrent, qui s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils disaient à ses disciples : « Pourquoi est-ce avec les publicains et les pécheurs, que mange votre maître ? » Ce que lui ayant ouï, il dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants. Mais allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Alors les disciples de Jean s'approchent de lui, en disant : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale peuvent être dans le deuil tant que l'époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Personne ne met une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit, car ce rapiécetage enlève une partie de l'habit, et il en résulte une déchirure pire. On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles, autrement les outres se rompent, et le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves, et ils se conservent réciproquement. » Pendant qu'il leur parlait ainsi, voici, un chef s'étant approché l'adorait, en disant : « Ma fille vient de trépasser, mais viens poser ta main sur elle, et elle vivra. » Et Jésus s'étant levé le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici, une femme, atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, s'étant approchée par derrière toucha la frange de son manteau, car elle disait en elle-même : « Si seulement je touche son manteau, je serai guérie. » Mais Jésus s'étant retourné et l'ayant vue, dit : « Courage ! ma fille, ta foi t'a guérie. » Et dès ce moment-là cette femme fut guérie. Et Jésus étant arrivé dans la maison du chef, et ayant vu les joueurs de flûte et la foule bruyante, disait : « Retirez-vous, car la petite fille n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais, lorsque la foule eut été chassée, il entra, prit sa main, et la petite fille se leva. Et cette nouvelle se répandit dans toute cette contrée-là. Et comme Jésus s'éloignait de là, deux aveugles le suivirent, qui s'écriaient : « Aie pitié de nous, fils de David ! » Et lorsqu'il fut arrivé dans la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors il toucha leurs yeux, en disant : « Qu'il vous soit fait selon votre foi. » Et leurs yeux furent ouverts, et Jésus les tança vertement en disant : « Prenez garde que personne ne le sache. » Mais, après qu'ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans toute cette contrée-là. Or, comme ils sortaient, voici, on lui amena un démoniaque muet ; et le démon ayant été chassé, le muet parla, et la foule étonnée disait : « Jamais chose semblable ne s'est vue en Israël. » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute espèce de maladies et d'infirmités. Or, en voyant la foule, il fut ému de compassion envers elle, parce qu'elle était lasse et abattue, comme des brebis qui n'ont pas de berger. Alors il dit à ses disciples : « La moisson est considérable, il est vrai, mais les ouvriers sont en petit nombre ; priez donc le maître de la moisson, afin qu'il envoie des ouvriers dans Sa moisson. »
Prière du soir — deuxième lecture
Quant à toi, proclame ce qui est conforme à l'enseignement salutaire : Que les vieillards doivent être sobres, dignes, sages, attachés à une foi saine, à la charité, à la patience : Que les femmes âgées doivent de même avoir la tenue qui convient à des saints, n'être ni médisantes, ni asservies par les excès du vin ; qu'elles doivent enseigner ce qui est bien, afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être sages, chastes, bonnes ménagères, soumises à leurs propres maris, afin que la parole de Dieu ne soit point calomniée. Exhorte de même les jeunes gens à être sages, te montrant toi-même en toutes choses comme un modèle de bonnes œuvres, et faisant preuve dans l'enseignement de pureté, de dignité, d'une doctrine saine et irrépréhensible, afin que l'adversaire ait la confusion de ne pouvoir dire aucun mal de vous. Que les esclaves soient soumis à leurs propres maîtres, qu'ils leurs plaisent en toutes choses, qu'ils ne soient point récalcitrants, qu'ils ne détournent rien, mais qu'ils se montrent à tous égards honnêtes et fidèles, afin de faire honneur, sous tous les rapports, à l'enseignement de Dieu notre sauveur. Elle a été en effet manifestée, la grâce de Dieu, source du salut pour tous les hommes, et elle nous apprend, après que nous avons renoncé à l'impiété et aux convoitises mondaines, à vivre dans le présent siècle sagement, justement et pieusement, en attendant la réalisation de notre bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de s'acquérir, en le purifiant, un peuple qui lui appartînt, zélé pour les bonnes œuvres. Enseigne ces choses, exhorte, et reprends avec tout pouvoir ; que personne ne te dédaigne. Mais invite-les à être soumis envers les puissances et les autorités, obéissants et prêts à toute bonne œuvre, à ne calomnier personne, à n'être point querelleurs, à se montrer équitables, à témoigner toute espèce de mansuétude à tous les hommes ; car nous aussi, nous étions naguère insensés, rebelles, égarés, asservis à des convoitises et à des voluptés de tout genre, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes de haine et nous haïssant les uns les autres ; mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle. C'est une vérité certaine, et je veux que tu donnes ces choses pour assurées, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'occupent à pratiquer de bonnes œuvres ; voilà ce qui est bon et utile aux hommes, tandis que tu dois éviter les discussions folles, les généalogies, les querelles, et les disputes relatives à la loi ; car elles sont inutiles et vaines. Abandonne l'homme hérétique après une ou deux admonestations, sachant que les gens de cette espèce sont pervertis, et qu'ils pèchent tout en se condamnant eux-mêmes. Lorsque je t'aurai envoyé Artémas ou Tychique, empresse toi de venir me rejoindre à Nicopolis, car c'est là que j'ai décidé de passer l'hiver. Préside avec soin au départ de Zénas le docteur de la loi, et d'Apollos, afin qu'il ne leur manque rien ; mais il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres, lorsqu'il s'agit de besoins pressants, afin de n'être pas sans porter de fruits.Tous ceux qui sont avec moi te saluent. Saluez ceux qui nous aiment dans la foi.Que la grâce soit avec vous tous !
Évangile
Et après avoir dit cela elle s'en alla, et elle appela Marie sa sœur en lui disant en secret : « Le maître est ici et il t'appelle. » Celle-ci, dès qu'elle eut entendu, se leva en toute hâte et vint vers lui. Or Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était encore à l'endroit où l'avait rencontré Marthe. Les Juifs donc qui étaient avec elle dans la maison et qui la consolaient, voyant que Marie s'était levée en toute hâte et était sortie, la suivirent en pensant qu'elle allait au sépulcre afin d'y pleurer. Marie donc, lorsqu'elle fut arrivée là où était Jésus, l'ayant vu tomba à ses pieds, en lui disant : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Jésus donc, lorsqu'il la vit pleurer, et les Juifs venus avec elle pleurer aussi, fut irrité en son esprit, et il tressaillit et dit : « Où l'avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Juifs donc disaient : « Voyez comme il l'aimait. » Mais quelques-uns d'entre eux dirent : « Est-ce que celui-ci qui a ouvert les yeux de l'aveugle ne pouvait pas faire que celui-ci aussi ne mourût point ? » Jésus donc, derechef irrité en lui-même, se rend au sépulcre ; or c'était une grotte, et une pierre était placée dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du mort, Marthe, lui dit : « Seigneur, il donne déjà de l'odeur ; car voici quatre jours qu'il y est. » Jésus lui dit : « Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je Te rends grâce de ce que Tu m'as écouté ; pour moi je savais bien que Tu m'écoutes toujours, mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que c'est Toi qui m'as envoyé. » Et après avoir dit cela il s'écria à haute voix : « Lazare, viens dehors ! » Le mort sortit, avec les pieds et les mains attachés par des bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Évangile
Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, en sorte que ce muet parlait et voyait, et toute la foule fut stupéfaite, et elle disait : « Cet homme n'est-il point le fils de David ? » Mais les pharisiens l'ayant entendu dirent : « Cet homme ne chasse les démons que grâce à Béézéboul, chef des démons. » Mais connaissant leurs pensées, il leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou toute famille divisée contre elle-même ne subsistera pas. Et si Satan chasse Satan, il a été divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? Et si, moi, c'est grâce à Béézéboul que je chasse les démons, vos fils, grâce à qui les chassent ils ? C'est pourquoi ce sont eux qui seront vos juges. Mais, si c'est grâce à l'esprit de Dieu que moi je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusques à vous. Ou bien, comment quelqu'un peut-il entrer dans la maison de l'homme fort et piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison ? Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
Évangile
Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus s'y trouvait. Or Jésus avait aussi été invité à la noce ainsi que ses disciples. Et le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin ; » et Jésus lui dit : « Qu'y a-t-il de commun entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Quoique ce soit qu'il vous dise, faites-le. » Or il y avait là six vases de pierre destinés aux ablutions en usage chez les Juifs, contenant chacun deux ou trois métrètes. Jésus leur dit : « Remplissez ces vases d'eau. » Et ils les remplirent jusques en haut. Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez au chef de la salle à manger. » Et ils portèrent. Mais quand le chef de la salle à manger eut goûté l'eau devenue du vin, (et il ne savait d'où il venait, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau), le chef de la salle à manger appelle l'époux et lui dit : « Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand on est ivre, le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusques à présent. » Jésus fit ainsi son premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ; après cela il descendit à Capharnaoum, lui, et sa mère, et ses frères, et ses disciples, et ils y demeurèrent un petit nombre de jours. Et la Pâque des Juifs était proche ; et Jésus monta à Jérusalem, et il trouva dans le temple ceux qui vendaient des bœufs et des brebis et des colombes, ainsi que des changeurs sur leurs sièges ; et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les expulsa tous du temple ainsi que les brebis et les bœufs, et il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, et il dit à ceux qui vendaient les colombes : « Emportez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ! » — Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : « Le zèle pour Ta maison me dévore. » — Les Juifs donc prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir de la sorte ? » Jésus leur répliqua : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs dirent donc : « Il a fallu quarante-six ans pour que ce sanctuaire fût construit et toi, tu le relèveras en trois jours ! » — Mais lui parlait du sanctuaire de son corps ; lors donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole qu'avait dite Jésus. – Or, pendant qu'il était à Jérusalem, durant la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, en voyant les miracles qu'il opérait ; mais, quant à Jésus, il ne se fiait pas à eux, parce qu'il connaissait tout le monde, et qu'il n'avait pas besoin que personne rendît témoignage sur tel ou tel homme ; car lui-même savait ce qui était dans l'homme.
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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