Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ; mais je crains que, de même que le serpent trompa Ève par son astuce, vos pensées ne soient corrompues et détournées de la fidélité et de la chasteté qui sont dues à Christ ; car si le premier venu prêche un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accepté, vous vous y prêtez admirablement. Or j'estime que je n'ai été inférieur en rien aux, apôtres de la plus haute volée, mais, quoique je sois étranger à l'éloquence, je ne le suis pas à la connaissance, au contraire nous l'avons mise en évidence parmi vous en tous points sur toutes choses. Ou bien ai-je commis un péché, m'abaissant moi-même afin que vous fussiez élevés, parce que je vous ai gratuitement annoncé l'évangile de Dieu ? J'ai dépouillé d'autres églises en recevant d'elles un salaire pour vous servir, et pendant ma présence parmi vous, quoique dans le dénuement, je n'ai été à charge à personne, car ce sont les frères venus de Macédoine qui ont subvenu à mon dénuement, et sous tous les rapports je me suis gardé et je me garderai de vous être à charge. Une vérité dont Christ m'assure, c'est que ce motif de m'enorgueillir ne me sera point interdit dans les contrées de l'Achaïe. Pourquoi ? Est-ce que je ne vous aime point ? Dieu le sait !
Première lecture
La parole qui fut adressée à Jérémie par l'Éternel, dans le temps de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda, en ces mots : Rends-toi auprès de la maison des Réchabites, et parle-leur, et amène-les dans la maison de l'Éternel, dans l'une des chambres, et offre-leur du vin à boire. Et je pris Jaasénia, fils de Jérémie, fils de Habazinia, et ses frères et tous ses fils, et toute la maison des Réchabites, et je les amenai à la maison de l'Éternel, dans la chambre des fils de Hanan, fils de Gédalia, homme de Dieu, laquelle est à côté de la chambre des princes, au-dessus de la chambre de Mahaséïa, fils de Sallum, garde du seuil. Et je plaçai devant les fils de la maison des Réchabites des coupes pleines de vin, et des calices, et je leur dis : « Buvez du vin ! » Mais ils dirent : Nous ne buvons pas de vin ; car Jonadab, fils de Réchab, notre père, nous a donné ce commandement : Vous ne boirez point de vin, ni vous, ni vos fils, à perpétuité ; et vous ne bâtirez point de maisons, et ne sèmerez aucune semence, et ne planterez ni ne posséderez des vignes ; mais vous habiterez sous des tentes toute votre vie, afin que vous viviez longtemps dans le pays où vous séjournez. Et nous sommes dociles à la voix de Jonadab, fils de Réchab, notre père, en tout ce qu'il nous a prescrit, de sorte que nous ne buvons pas de vin durant toute notre vie, ni nous, ni nos femmes, ni nos fils, ni nos filles, et que nous ne bâtissons pas de maisons pour nous loger, et que nous ne possédons ni vignes, ni champs, ni terre ensemencée, et nous habitons sous des tentes, et nous écoutons et nous pratiquons tout ce que nous a prescrit Jonadab, notre père. Et, quand Nébucadnézar, roi de Babel, s'avança dans le pays, nous dîmes : Venez, et fuyons à Jérusalem devant l'armée des Chaldéens et devant l'armée de Syrie ; c'est ainsi que nous habitons dans Jérusalem. Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie en ces mots : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Va et dis aux hommes de Juda et aux habitants de Jérusalem : De là ne tirerez-vous pas cette leçon, qu'il vous faut obéir à mes paroles ? dît l'Éternel. On accomplit les préceptes de Jonadab, fils de Réchab, lesquels il a donnés comme règle à ses fils, de ne point boire de vin, et ils n'en ont pas bu jusques aujourd'hui, car ils sont dociles à l'ordre de leur père ; et moi je vous ai parlé dès le matin, et vous ne m'obéissez pas ! Et je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, dès le matin, pour vous dire : Renoncez donc chacun à votre mauvaise voie, et amendez votre conduite, et n'allez plus après d'autres dieux pour les servir ; alors vous resterez dans le pays que j'ai donné à vous et à vos pères ; mais vous n'avez point prêté l'oreille, et ne m'avez point obéi. Oui, les fils de Jonadab, fils de Réchab, observent la règle que leur donna leur père, et ce peuple ne m'obéit pas ! C'est pourquoi, ainsi parle l'Éternel, Dieu des armées, Dieu d'Israël : Voici, j'amène sur Juda et sur tous les habitants de Jérusalem tous les maux dont je les ai menacés, parce que je leur ai parlé, et qu'ils n'ont point écouté ; et que je les ai appelés, et qu'ils n'ont point répondu. Et Jérémie dit à la maison des Réchabites : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Parce que vous êtes dociles au commandement de Jonadab votre père, et que vous observez tous ses commandements et que vous faites selon tout ce qu'il vous a commandé, à cause de cela, ainsi prononce l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Il ne manquera point à Jonadab, fils de Réchab, d'un homme qui se tienne en ma présence, dans tous les âges.
Première lecture
Le roi Nébucadnézar fit une statue d'or, qui avait soixante coudées de hauteur, et six coudées d'épaisseur ; il l'éleva dans la plaine de Doura, dans la province de Babel. Et le roi Nébucadnézar envoya l'ordre de convoquer les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, afin qu'ils vinssent à l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Alors se rassemblèrent les satrapes, les préfets et les gouverneurs, les grands-juges, les trésoriers, les légistes, les jurisconsultes, et tous les magistrats des provinces, pour l'inauguration de la statue qu'avait élevée le roi Nébucadnézar, et ils se placèrent debout devant la statue qu'avait élevée Nébucadnézar. Et le héraut cria avec force : Avis vous est donné, peuples, nations et hommes de toutes langues ! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous aurez à vous prosterner et à adorer la statue d'or qu'a élevée le roi Nébucadnézar : et quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas, sera au même instant jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. En conséquence, à l'instant où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de toutes les sortes d'instruments, tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues se prosternèrent devant la statue d'or qu'avait élevée le roi Nébucadnézar. Ensuite de cela, au moment même des hommes Chaldéens s'approchèrent, et accusèrent les Juifs, en prenant la parole, et en disant au roi Nébucadnézar : O roi, puisses-tu vivre éternellement ! O roi, tu as émis un décret portant que chacun, à l'ouïe du son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion et de la cornemuse, et de toutes les sortes d'instruments, eût à se prosterner et à adorer la statue d'or ; et que quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas, serait jeté dans la fournaise ardente qui est allumée. Or, il y a des hommes Juifs que tu as préposés à l'administration de la province de Babel, Sadrach, Mésach et Abednégo, ces hommes ne tiennent aucun compte de toi, ô roi ; ils ne rendent aucun culte à tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar irrité et courroucé dit qu'on amenât Sadrach, Mésach et Abednégo. En conséquence, ces hommes furent amenés devant le roi. Nébucadnézar prit la parole et leur dit : Était-ce dessein prémédité, Sadrach, Mésach et Abednégo ? Vous ne rendez pas un culte à mon dieu, et vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée ? Maintenant donc, si au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la lyre, de la sambuque, du psaltérion, et de la cornemuse et de toutes les sortes d'instruments, vous vous prosternez et adorez la statue que j'ai faite, [c'est bien] ; mais si vous n'adorez pas, vous serez au moment même jetés dans la fournaise ardente qui est allumée ; et quel est le Dieu qui vous délivrera de ma main ? Sadrach, Mésach et Abednégo répondirent et dirent au roi Nébucadnézar : Il n'est pas besoin que nous te répondions rien là-dessus. Si notre Dieu que nous servons a le pouvoir de nous délivrer de la fournaise ardente qui est allumée, Il nous délivrera aussi de ta main, ô roi. Sinon, sache néanmoins, ô roi, que nous ne servons point tes dieux et que nous n'adorons point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nébucadnézar fut rempli de colère, et tourna vers Sadrach, Mésach et Abednégo un visage altéré. Puis prenant la parole il commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu'on n'avait trouvé bon de la chauffer. Et il ordonna à des hommes, aux hommes les plus vigoureux de son armée, de lier Sadrach, Mésach et Abednégo, et de les jeter dans la fournaise ardente qui était allumée. Alors ces hommes furent attachés dans leurs caleçons, leurs tuniques et leurs manteaux et leurs vêtements, puis jetés dans la fournaise ardente qui était allumée. Ensuite de ce que l'ordre du roi avait été sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, les hommes qui avaient hissé Sadrach, Mésach et Abednégo, périrent par l'effet du feu. Cependant ces trois hommes, Sadrach, Mésach et Abednégo, tombèrent tout liés dans la fournaise ardente qui brûlait. Alors le roi Nébucadnézar fut stupéfait, et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N'avons-nous pas jeté trois hommes liés dans les flammes ? Ils répondirent et dirent au roi : Certainement, ô roi ! Il répliqua et dit : Voici, je vois quatre hommes marcher sans liens au milieu du feu, et on ne voit sur eux aucune lésion, et le quatrième par son air ressemble à un fils des dieux. Alors Nébucadnézar s'approcha de la porte de la fournaise ardente qui était allumée. Il prit la parole et dit : Sadrach, Mésach et Abednégo, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! Alors Sadrach, Mésach et Abednégo sortirent du milieu des flammes. Et les satrapes, les préfets et les gouverneurs et les conseillers du roi se rassemblèrent ; ils virent sur ces hommes que le feu n'avait eu aucune prise sur leurs corps, et que les cheveux de leurs têtes n'avaient pas été brûlés, et que même la partie inférieure de leur habillement n'avait éprouvé aucune altération, et que l'odeur du feu ne les avait point pénétrés. Nébucadnézar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, lequel a envoyé son ange, et sauvé ses serviteurs qui se confiaient en lui, et qui ont transgressé l'ordre du roi et livré leurs corps, pour ne point servir et ne point adorer un autre Dieu que leur Dieu ! Et de par moi ordre est donné que tout peuple, toute nation et homme de toute langue qui blasphémera le Dieu de Sadrach, Mésach et Abednégo, soit coupé par morceaux, et que sa maison soit changée en un tas de fumier, parce qu'il n'y a pas d'autre Dieu qui puisse délivrer de la sorte. Dès lors le roi rendit Sadrach, Mésach et Abednégo puissants dans la province de Babel.
Prière du matin — première lecture
Et la Reine de Séba, au bruit de la renommée de Salomon, du Nom de l'Éternel, vint pour l'éprouver par des problèmes énigmatiques. Et elle fit son entrée à Jérusalem avec très grand train, avec des chameaux portant des aromates et de l'or en très grande quantité et des pierres précieuses, et elle entra chez Salomon et lui exposa tout ce qu'elle avait dans la pensée. Et Salomon lui résolut toutes ses questions ; il n'y eut pour le Roi rien de trop difficile qu'il ne pût résoudre. Et comme la Reine de Séba contemplait toute la sagesse de Salomon, et le palais qu'il avait bâti, et les mets de sa table, et les appartements de ses serviteurs, et les loges de ses valets, et leurs costumes, et ses celliers et ses holocaustes qu'il offrait dans la Maison de l'Éternel, elle était toute hors d'haleine, et elle dit au Roi : Il étaient vrais les rapports que j'entendais faire dans mon pays de tes dits et faits et de ta sagesse, et je n'ajoutais pas foi à ces rapports jusqu'à ce qu'étant venue j'ai vu de mes yeux, et voilà qu'on ne m'a pas dit la moitié ; tu surpasses en sagesse et en prospérité ta renommée parvenue jusqu'à moi. Heureux ton monde ! heureux tes serviteurs que voilà en permanence debout devant toi, auditeurs de ta sagesse ! Que béni soit l'Éternel, ton Dieu, qui t'a fait la faveur de te placer sur le trône d'Israël ! C'est parce que le Seigneur a pour Israël un éternel amour qu'il t'a établi Roi pour que tu fasses droit et justice. Et elle donna au Roi cent vingt talents d'or et des aromates en immense quantité et des pierres précieuses : il ne vint plus une quantité d'aromates égale au don que la Reine de Séba fît au Roi Salomon. (La flotte d'Hiram qui rapportait l'or d'Ophir, ramenait aussi d'Ophir du bois de sandal en très grande quantité et des pierres précieuses. Et avec le bois de sandal le Roi Salomon fit une balustrade au Temple de l'Éternel et au palais royal et des luths et des harpes pour les chantres ; il n'était pas encore venu tant de bois de sandal et jusqu'aujourd'hui on n'en a pas vu au tant.) Et le Roi Salomon donna à la Reine de Séba tout ce qui fut à son gré et qu'elle demanda, outre les présents qu'il lui fit à la manière du Roi Salomon. Puis elle s'en retourna et regagna son pays, elle et sa suite. Et le poids de l'or qui formait le revenu annuel de Salomon, était de six cent soixante-six talents d'or, non compris ce qu'il retirait des marchands et du trafic des commerçants, et de tous les rois des étrangers et gouverneurs du pays. Et le Roi Salomon fit deux cents boucliers d'or laminé, plaquant chaque bouclier de six cents sicles d'or, et trois cents rondaches d'or laminé, plaquant chaque rondache de trois mines d'or ; et le Roi les plaça dans la Maison de la Forêt du Liban. Et le Roi fit un grand trône d'ivoire et il le recouvrit d'or affiné. Le trône avait six marches, et le haut du dossier en était arrondi, et au siège étaient les bras d'un côté et de l'autre, et deux lions debout à côté des bras, et douze lions debout se trouvaient là sur les six marches de part et d'autre : il n'en fut fait de pareil en aucun royaume ; et toutes les coupes du Roi Salomon étaient d'or et toute la vaisselle de la Maison de la Forêt du Liban était d'or fin : point d'argent ; au temps de Salomon, on n'en faisait aucun cas. Car le Roi avait en mer une flotte de Tharsis de conserve avec la flotte d'Hiram ; une fois, en trois ans arrivait la flotte de Tharsis, apportant de l'or et de l'argent, de l'ivoire et des singes et des paons. Et le Roi Salomon devint plus grand que tous les rois de la terre en opulence et en sagesse. Et tout le monde recherchait la présence de Salomon pour ouïr sa sagesse, de laquelle Dieu avait doué son cœur. Et chacun apportait son présent, de la vaisselle d'argent et de la vaisselle d'or, et des vêtements et des armes et des aromates, des chevaux et des mules, chaque année le contingent de l'année.
Épître
Vous savez comment, lorsque vous étiez des gentils, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes ; c'est pourquoi je vous informe que personne, quand il parle par l'esprit de Dieu, ne dit : « Maudit est Jésus, » et que personne ne peut dire : « Jésus est seigneur, » que par l'esprit saint. Il y a cependant des diversités dans les dons, mais c'est le même Esprit ; Il y a aussi des diversités dans les emplois, et le même seigneur ; il y a aussi des diversités dans les opérations, et c'est le même Dieu qui les opère toutes en tous. Mais la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun, en vue de ce qui est utile : en effet, à l'un est donnée par l'Esprit un discours de sagesse, tandis qu'à un autre c'est un discours de connaissance, conformément au même Esprit ; à un autre est donnée la foi, grâce au même Esprit, tandis qu'à un autre ce sont des dons de guérisons, grâce au seul et unique Esprit ; mais à un autre ce sont des opérations miraculeuses, à un autre une prophétie, à un autre des jugements d'esprits, à un autre des variétés de langues. Mais c'est le seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les dispensant en particulier à chacun comme il veut.
Première lecture
Il y avait un homme dans le pays de Uz ; Job était son nom, et cet homme était intègre et droit et craignant Dieu et fuyant le mal. Et il lui était né sept fils et trois filles. Et son bétail consistait en sept mille brebis, et trois mille chameaux, et cinq cents paires de bœufs, et cinq cents ânesses, et il avait un domestique nombreux, et cet homme était plus grand que tous les enfants de l'Orient. Or ses fils avaient la coutume de faire un festin dans leur maison chacun son jour ; et ils envoyaient et invitaient leurs trois sœurs à manger et boire avec eux. Et, quand le tour des jours du festin était terminé, Job les envoyait chercher, et les purifiait, et se levant matin, il offrait des holocaustes selon le nombre d'eux tous ; car, disait Job, peut-être mes fils ont-ils péché et renié Dieu en leur cœur. Ainsi faisait Job en tout temps. Et il arriva, un jour où les Fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel, que Satan vint aussi parmi eux. Et l'Éternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? » Et Satan répondit à l'Éternel et dit : « De parcourir la terre, et de m'y promener. » Et l'Éternel dit à Satan : « As-tu pris garde à mon serviteur Job ? Car nul n'est comme lui, sur la terre, intègre et droit et craignant Dieu et fuyant le mal. » Et Satan répondit à l'Éternel et dit : « Est-ce sans intérêt que Job craint Dieu ? Ne l'as-tu pas protégé lui et sa maison, et tout ce qui est à lui, de toutes parts ? Tu as béni le travail de ses mains, et ses troupeaux se sont répandus dans le pays. Mais étends donc ta main, et touche tout ce qu'il a, et tu verras s'il ne te renie pas en face. » Et l'Éternel dit à Satan : « Voici, que tout ce qu'il a, soit en ta main ; seulement ne mets point la main sur lui. » Et Satan sortit de la présence de l'Éternel. Et, le jour où ses fils et ses filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère premier-né, il arriva à Job un messager qui lui dit : « Les bœufs étaient à la charrue, et les ânesses paissaient à leurs côtés ; alors des Sabéens ont fondu sur eux, et les ont pris, et ont passé les gardiens au fil de l'épée, et seul j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. » Il parlait encore, qu'un autre vint et dit : « Le feu de Dieu est tombé du ciel, et a exercé ses ravages parmi les brebis et les gardiens, et les a dévorés, et seul j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. » Il parlait encore, qu'un autre vint et dit : « Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont pris, et ont passé les gardiens au fil de l'épée, et seul j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. » Il parlait encore, qu'un autre vint et dit : « Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère premier-né, et voici, un grand vent est venu de par delà le désert, et a frappé contre les quatre angles de la maison, et elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts, et seul j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. » Alors Job se leva, et déchira son manteau, et se rasa la tête, et tombant contre terre il adora et dit : « Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu je retournerai d'où j'ai été tiré : l'Éternel avait donné, l'Éternel a repris ; béni soit le nom de l'Éternel ! » A tous ces coups Job ne pécha point, et n'attribua point de mal à Dieu.
Prière du matin — deuxième lecture
Cependant les apôtres et les frères qui étaient en Judée apprirent que les Gentils avaient aussi reçu la parole de Dieu, et, quand Pierre fut revenu à Jérusalem, les circoncis le querellaient en disant : « Tu es entré chez des hommes incirconcis, et tu as mangé avec eux ! » Pierre, reprenant dès le début, leur fit un exposé suivi, en disant : « J'étais en prière dans la ville de Joppé, et je vis en extase une vision, un objet qui descendait comme une grande toile, laquelle était abaissée du ciel par quatre coins, et elle vint jusques à moi ; y ayant jeté les yeux je regardais avec attention, et je vis les quadrupèdes de la terre, et les bêtes féroces, et les reptiles, et les oiseaux du ciel ; j'entendis aussi une voix qui me disait : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais je dis : « Point du tout, Seigneur, car rien de ce qui est souillé ou impur n'est jamais entré dans ma bouche. » Mais une voix du ciel reprit pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le tenir pour souillé. » Et ceci se répéta trois fois, et tout fut de nouveau hissé dans le ciel. Et voici, aussitôt trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions, lesquels étaient envoyés de Césarée vers moi ; or l'Esprit me dit de m'aboucher avec eux sans hésiter. Ils repartirent donc avec moi et les six frères que voici, et nous arrivâmes dans la maison du personnage. Il nous informa comment il avait vu dans sa maison l'ange qui s'était présenté à lui et lui avait dit : « Envoie à Joppé, et fais-en venir Simon qui est surnommé Pierre ; il t'adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta famille. » Or, comme je commençais à parler, l'esprit saint tomba sur eux, ainsi qu'il était aussi tombé sur nous au commencement ; et je me rappelai le mot du seigneur, lorsqu'il disait : « Jean a baptisé avec de l'eau, tandis que vous, vous serez baptisés avec l'esprit saint, » Puis donc que Dieu leur a fait le même don qu'à nous, pour avoir cru au seigneur Jésus-Christ, comment, moi, eussé-je été capable de m'opposer à Dieu ? » Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc, Dieu a aussi donné aux Gentils la repentance pour les amener à la vie. » Ceux donc qui s'étaient dispersés par suite de la persécution survenue à propos d'Etienne, passèrent jusques en Phénicie, dans l'île de Chypre et à Antioche, n'annonçant la parole à personne qu'aux seuls Juifs. Toutefois quelques-uns d'entre eux étaient des Cypriotes et des Cyrénéens qui, arrivés à Antioche, s'adressèrent aussi aux Hellénistes en leur annonçant la bonne nouvelle du seigneur Jésus. Et la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de croyants se convertit au Seigneur. Le bruit en vint aux oreilles de l'Église qui était à Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusques à Antioche. Lorsqu'il y fut arrivé et qu'il eut vu la grâce de Dieu, il fut réjoui, et il les exhortait tous à demeurer fidèles, dans le seigneur, à la résolution qu'ils avaient prise en leur cœur, car c'était un homme de bien, et rempli d'esprit saint et de foi. Et une foule considérable fut agrégée. Or il s'en fut à Tarse pour en tirer Saul, et, l'ayant trouvé, il le ramena à Antioche ; et il leur arriva de passer jusques à une année tout entière ensemble dans l'église et d'enseigner une foule considérable ; et ce fut à Antioche que, pour la première fois, on donna aux disciples le nom de chrétiens. Or, à la même époque des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche ; et l'un d'eux, nommé Agabus, s'étant levé, il dévoilait par l'Esprit qu'une grande famine devait avoir lieu sur toute la terre, (laquelle eut lieu sous Claude). Or, les disciples résolurent d'adresser, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée ; ce qu'ils firent en l'envoyant aux anciens par l'entremise de Barnabas et de Saul.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. Hymne de David, lorsque les Siphéens vinrent, et dirent à Saül : Voici, David est caché parmi nous.Dieu, sois par ton nom mon sauveur, et par ta puissance, mon défenseur ! O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche ! Car des étrangers s'élèvent contre moi, et des furieux attentent à ma vie ; ils ne mettent point Dieu en vue de leurs regards. (Pause) Voici, Dieu m'est secourable, le Seigneur est le soutien de ma vie : Il fera retomber sur mes ennemis leur méchanceté. Selon ta fidélité anéantis-les ! D'un cœur empressé je te ferai des sacrifices, je célébrerai ton nom, Éternel, car il est bon, car il m'a délivré de toute adversité, et mes ennemis réjouissent mes regards.
Évangile
Or il dit aussi à quelques personnes qui possédaient pour elles-mêmes l'assurance d'être justes et qui méprisaient les autres, la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier, l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, se tenant debout, faisait en lui-même cette prière : « O Dieu ! Je Te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres hommes qui sont spoliateurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. » Mais le publicain se tenant à distance ne se permettait pas même de lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « O Dieu, aie compassion de moi qui suis pécheur ! » Je vous le déclare, celui-ci redescendit justifié dans sa maison à l'inverse de l'autre, car quiconque s'élève lui-même sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse lui-même sera élevé. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Avec instruments à cordes. De David.Ecoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière ! Du bout de la terre je t'invoque, le cœur assombri : conduis-moi sur le rocher où je ne saurais monter ! Car tu es mon refuge, ma forte tour en face de l'ennemi. Laisse-moi faire de ta tente mon séjour éternel, et chercher mon asile sous l'abri de tes ailes. (Pause) Car, ô Dieu, tu exauces mes vœux, et tu remets en possession ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du Roi ! Que ses ans soient comme un âge ajouté à des âges ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Dispense-lui la grâce et la fidélité, qui le gardent ! Alors je chanterai ton nom à jamais, en accomplissant mes vœux tous les jours.
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Cantique d'Asaph.Nous te louons, ô Dieu, nous te louons : car ton Nom est présent, tous racontent tes merveilles. « Quand j'aurai fixé l'époque, je rendrai droite justice : la terre tremble avec ceux qui l'habitent : c'est moi qui affermis ses colonnes. » (Pause) Je dis donc aux superbes : Ne soyez point superbes ! et aux impies : Ne portez point le front haut ! Ne portez point le front haut, et le col renversé ne parlez point avec audace ! Car ce n'est ni du Levant, ni du Couchant, ni du désert, que peut venir la hauteur ; mais Dieu est celui qui juge ; Il abaisse l'un, et Il élève l'autre. Car un calice est dans la main de l'Éternel, et le vin y écume, il est plein d'un mélange ; et Il en verse ; Oui, jusqu'à la lie, tous les impies de la terre devront s'en abreuver, en boire. Et c'est ce que j'annoncerai incessamment, en célébrant le Dieu de Jacob. « Et J'abattrai toutes les têtes des méchants ; que les têtes des justes se lèvent ! »
Psaume responsorial
Hymne d'Asaph.Pourquoi, ô Dieu, rejettes-tu toujours, ta colère fume-t-elle sur le troupeau dont tu es le pasteur ? Aie souvenir de ton peuple que tu acquis autrefois, réclamas comme ta tribu d'héritage, de la montagne de Sion, où tu fixas ta demeure ! Dirige tes pas vers des ruines déjà vieilles ! L'ennemi dévaste tout dans le Sanctuaire. Tes adversaires rugissent au sein de tes parvis : c'est leur culte qu'ils érigent en culte. On dirait des hommes qui lèvent et font retomber les haches dans l'épaisseur d'un bois. Et ils en brisent déjà les sculptures, sous les cognées et les marteaux à la fois. Ils mettent en feu ton Sanctuaire ; sacrilèges ils renversent la demeure de ton nom. Ils disent en leur cœur : « Accablons-les tous ensemble ! » Ils brûlent dans le pays tous les saints lieux d'assemblée. Nous ne voyons plus notre culte, il n'y a plus de prophète, nous n'avons personne qui sache jusques à quand… ! Jusques à quand, ô Dieu, l'ennemi sera-t-il insultant ? Toujours l'ennemi méprisera-t-il ton nom ? Pourquoi retires-tu ta main et ta droite ? Tire-la de ton sein, et extermine ! Cependant Dieu est mon Roi dès les temps de jadis, opérant des délivrances dans le sein du pays. Par ta puissance tu entr'ouvris la mer, tu brisas les têtes des dragons dans ses eaux. Tu fracassas les têtes des Léviathans, et les livras en proie aux hôtes du désert. Tu fis jaillir des sources et des torrents, tu desséchas des fleuves qui ne tarissent jamais. A toi est le jour, et à toi la nuit ; tu disposas les luminaires et le soleil. Tu as placé toutes les bornes de la terre ; l'été et l'hiver, c'est toi qui les as faits. Souviens-t'en : l'ennemi outrage l'Éternel, et un peuple en délire insulte à ton nom. Ne livre pas aux bêtes l'âme de ta tourterelle, et n'oublie pas pour toujours la vie de tes affligés ! Considère l'alliance ! car les retraites du pays sont pleines de repaires de la violence. Ne renvoie pas l'opprimé confus ! Que l'affligé et le pauvre aient à louer ton nom ! Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! Pense aux outrages que te fait l'impie tous les jours ! N'oublie pas la clameur de tes ennemis, la rumeur de tes adversaires qui s'élève sans cesse.
Prière du soir — première lecture
Et le Roi Salomon aima des femmes étrangères en grand nombre, et d'abord la fille de Pharaon, puis des Moabites, des Ammonites, des iduméennes, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux peuples desquels l'Éternel avait dit aux enfants d'Israël : Vous n'entrerez point chez eux, et ils n'entreront point chez vous ; certainement ils tourneront votre cœur du côté de leurs dieux ; c'est à eux que Salomon s'attacha par l'amour. Et il avait en femmes sept cents princesses et trois cents concubines ; et ses femmes firent dévier son cœur. Et à l'époque de la vieillesse de Salomon ses femmes tournèrent son cœur du côté d'autres dieux, et son cœur ne fut pas sans partage avec l'Éternel, son Dieu, comme le cœur de David, son père. Et Salomon se mit à la suite d'Astarté, divinité des Sidoniens, et de Milcom, l'Abominable des Ammonites. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, et il ne s'attacha point complètement à l'Éternel comme David, son père. Alors Salomon éleva un tertre à Camos, l'Abominable des Moabites, sur la montagne située devant Jérusalem, et à Moloch, l'Abominable des Ammonites. Et ainsi fit-il pour toutes ses femmes étrangères qui offraient de l'encens et des sacrifices à leurs dieux. Et l'Éternel se courrouça contre Salomon parce qu'il avait détourné son cœur de l'Éternel, Dieu d'Israël, qui lui était apparu deux fois, et lui avait donné sur ce point un ordre exprès en lui défendant de s'attacher à d'autres dieux ; mais Salomon n'observa point la défense de l'Éternel. Et l'Éternel dit à Salomon : Puisque tu t'es ainsi comporté, et que tu n'as pas gardé mon alliance et mes statuts que je t'avais prescrits, je t'arracherai le royaume et le donnerai à ton serviteur ; cependant je ne le ferai pas de ton vivant, pour l'amour de David, ton père ; c'est de la main de ton fils que je l'arracherai ; seulement ce n'est pas la totalité du royaume que je détacherai ; je laisserai une Tribu à ton fils pour l'amour de David, mon serviteur, et pour l'amour de Jérusalem que j'ai choisie. Et l'Éternel suscita un adversaire à Salomon, Hadad, l'Iduméen, de la race royale qui régnait en Edom. Et il arriva, David étant en Idumée, lorsque Joab, général de l'armée, eut gagné les hauteurs pour donner la sépulture aux morts, que celui-ci massacra tous les mâles de l'Idumée
Deuxième lecture
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas de charité, je suis un airain retentissant, ou une cymbale bruyante. Et quand j'aurais un don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la connaissance, et quand j'aurais toute la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas de charité, je ne suis rien. Et quand j'emploierais en libéralités tout ce que je possède, et quand je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire, si je n'ai pas de charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, la charité est bienveillante ; elle n'est pas jalouse, elle ne s'en croit point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'agit point avec indécence, elle ne recherche point ce qui ne lui appartient pas, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit avec la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle surmonte tout. La charité ne périt jamais ; mais quant à la prophétie, elle sera détruite ; quant aux langues, elles cesseront ; quant à la connaissance, elle sera détruite ; car c'est partiellement que nous connaissons, et c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera détruit. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu un homme, j'ai détruit ce qui était de l'enfant. Maintenant en effet nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors ce sera face à face ; maintenant je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Mais pour le moment ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; or la plus grande d'entre elles est la charité.
Deuxième lecture
Or, sachez que, dans les derniers temps, surgiront des circonstances difficiles, car les hommes seront égoïstes, épris de l'argent, fanfarons, superbes, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, impitoyables, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, plus amis du plaisir que de Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais en ayant renié la puissance. Ceux-là aussi, repousse-les ; car c'est de leurs rangs que sortent ceux qui se glissent dans les familles et captivent des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises et des voluptés de tout genre, toujours occupées à apprendre, et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. Mais, comme Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, de même aussi ces hommes résistent à la vérité, corrompus qu'ils sont dans leur intelligence et réprouvés quant à la foi ; mais ils ne feront pas de plus grands progrès, car leur pensée deviendra évidente pour tout le monde, comme le fut aussi celle des premiers. Quant à toi, tu t'es attaché à suivre mon enseignement, ma conduite, ma résolution, ma foi, ma constance, ma patience, mes persécutions, mes souffrances, telles que je les ai endurées à Antioche, à Icône, à Lystres. A quelles persécutions n'ai-je pas été en butte ? Et le Seigneur m'a délivré de toutes ! Mais tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus, seront aussi persécutés. Quant aux hommes méchants et aux imposteurs, ils iront de mal en pis, eux qui sont tout à la fois séducteurs et séduits. Pour toi, persévère dans ce que tu as appris et admis avec certitude, sachant de qui tu l'as appris, et que, dès l'enfance, tu connais les lettres sacrées qui peuvent te perfectionner pour le salut par la foi en Christ Jésus ; toute écriture inspirée de Dieu étant utile pour instruire, pour reprendre, pour redresser, pour corriger selon la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.
Deuxième lecture
Or Saul avait pris plaisir à son supplice.Or, ce jour-là, une grande persécution fut dirigée contre l'église qui était à Jérusalem ; mais tous se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie, sauf les apôtres. Toutefois des hommes pieux enterrèrent Etienne et le pleurèrent bruyamment. Saul, de son côté, ravageait l'église ; envahissant les maisons, il en arrachait hommes et femmes et les livrait pour être jetés en prison. Ceux donc qui s'étaient dispersés s'en allèrent de côté et d'autre annonçant la bonne nouvelle de la parole. Or Philippe, étant venu dans la ville de Samarie, leur prêchait le Christ. La foule s'accordait à prêter attention à ce que disait Philippe, parce qu'elle entendait parler et était témoin des miracles qu'il faisait ; en effet les esprits impurs sortirent de plusieurs de ceux qui en étaient possédés, en poussant de grands cris, tandis que plusieurs paralytiques et impotents furent guéris. Et ce fut une grande joie dans cette ville. Mais un homme nommé Simon, qui déjà auparavant habitait la ville, y exerçait la magie et tenait sous le charme la nation des Samaritains, en se disant un grand personnage. Tous, du petit au grand, lui prêtaient attention, et disaient : « Celui-ci est la puissance de Dieu, qui est appelée grande. » Et ils lui prêtaient attention, parce que pendant longtemps il les avait tenus sous le charme par ses sortilèges. Mais quand ils eurent cru Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se faisaient baptiser. Or Simon lui-même crut aussi, et après avoir été baptisé il s'attacha à Philippe ; la vue des miracles et des grands prodiges qui s'opéraient le tenait sous le charme.
Deuxième lecture
Que les anciens qui président bien soient honorés d'une double rémunération, surtout ceux qui s'appliquent à la prédication et à l'enseignement, car l'Écriture dit : « Tu n'emmusèleras point le bœuf qui foule le grain, » et l'ouvrier est digne de son salaire. Ne reçois pas d'accusation contre un ancien, à moins qu'elle ne repose sur le témoignage de deux ou trois personnes ; mais ceux qui pèchent, réprimande-les devant tous les autres, afin que ces derniers aussi en conçoivent de la crainte. Je t'adjure devant Dieu, devant Christ Jésus, et devant les anges élus, d'observer cette règle sans prévention, et de ne rien faire par suggestion. N'impose précipitamment les mains à personne, et ne te rends pas complice des péchés des autres. Conserve-toi toi-même pur ; ne continue plus à ne boire que de l'eau, mais use d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes incommodités. Les péchés de certains hommes sont évidents, avant même tout jugement, tandis que chez d'autres ils ne se manifestent qu'ensuite ; de même aussi les bonnes actions sont évidentes, celles qui ne le sont pas d'abord ne peuvent rester secrètes.
Évangile
Et il advint, lorsque Jésus eut terminé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples : « Vous savez que dans deux jours a lieu la Pâque, et que le fils de l'homme doit être livré pour être crucifié. » Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se rassemblèrent dans la cour du grand prêtre appelé Caiaphas, et ils délibérèrent en commun, afin de se saisir par ruse de Jésus et de le mettre à mort. Mais ils disaient : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'émeute parmi le peuple. » Or Jésus s'étant trouvé à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui tenant une fiole d'albâtre qui renfermait un parfum de grand prix, et elle le versait sur sa tête pendant qu'il était à table. Ce que les disciples ayant vu ils s'en indignèrent en disant : « Pourquoi cette profusion ? Car il pouvait être vendu très cher, et être donné aux pauvres. » Mais Jésus l'ayant su, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car elle a accompli une bonne œuvre envers moi ; en effet vous devez toujours avoir les pauvres avec vous, mais moi, vous ne devez pas m'avoir toujours ; car celle-ci, en jetant ce parfum sur mon corps, l'a fait en vue de mes funérailles. Mais en vérité je vous le déclare : où que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce qu'elle a fait, en mémoire d'elle. » Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, s'étant rendu auprès des grands prêtres, leur dit : « Que voulez-vous me donner, et de mon côté je vous le livrerai ? » Et ils lui pesèrent trente pièces d'argent. Et dès lors il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Or le premier jour de la fête des pains sans levain les disciples vinrent à Jésus en disant : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour que tu manges la pâque ? » Et il dit : « Allez dans la ville auprès d'un tel, et dites-lui : « Le maître dit : Mon temps est proche ; je vais faire chez toi la pâque avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit, et ils préparèrent la pâque. Or, quand le soir fut venu, il était à table avec les douze ; et pendant qu'ils mangeaient, il dit : « En vérité je vous déclare que l'un d'entre vous me livrera. » Et vivement attristés ils se mirent chacun à lui dire : « Est-ce que c'est moi, Seigneur ? » Mais il répliqua : « Celui qui a trempé avec moi la main dans le plat, celui-là me livrera. Le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été écrit de lui, mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est livré ; il eût été bon pour lui que cet homme-là ne fût pas né. » Et Judas qui le livrait répliqua : « Est-ce que c'est moi, Rabbi ? » Il lui dit : « Tu l'as dit. » Or, pendant qu'ils mangeaient, Jésus, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction, le rompit, et après l'avoir donné aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps. » Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, celui de l'alliance, qui est versé pour plusieurs, en vue de la rémission des péchés. Mais je vous le déclare : désormais je ne boirai certainement plus de ce produit de la vigne, jusqu'à ce jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Et après avoir chanté, ils sortirent pour se rendre à la montagne des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous à cause de moi cette nuit-ci ; car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après être ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Or Pierre lui répliqua : « Si tous viennent à trébucher à cause de toi, pour moi je ne trébucherai jamais. » Jésus lui dit : « En vérité je te déclare que cette nuit-ci, avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai certainement pas. » Tous les disciples aussi parlèrent de même. Alors Jésus arrive avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, jusques à ce que, après m'être rendu là, j'aie prié. » Et ayant pris avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée, il commença à être triste et abattu. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi. » Et s'étant un peu avancé il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi. Toutefois non pas comme moi je veux, mais comme Toi. » Et il vient vers les disciples, et il les trouve endormis, et il dit à Pierre : « Ainsi vous n'avez pas pu veiller une seule heure avec moi ? Veillez et priez, afin que vous n'entriez pas en tentation ; l'esprit, il est vrai, est plein d'élan, mais la chair est faible. » S'étant retiré derechef une seconde fois, il fit cette prière : « Mon Père, si elle ne peut pas s'éloigner sans que je la boive, que Ta volonté se fasse. » Et étant revenu, il les retrouva endormis ; leurs yeux en effet s'étaient appesantis. Et les ayant laissés, il s'en alla derechef, et pria une troisième fois, en répétant encore les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Dormez désormais et reposez-vous ; car voici, l'heure s'approche, et le fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche. » Et pendant qu'il parlait encore, voici, Judas l'un des douze survint, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Or, celui qui le livrait leur avait donné une indication en disant : « Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. » Et s'étant aussitôt approché de Jésus il dit : « Salut, Rabbi, » et il lui donna un tendre baiser. Mais Jésus lui dit : « Camarade, sois à ce qui t'amène ! » Alors s'étant approchés ils mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voici, l'un de ceux qui étaient avec lui ayant étendu la main tira son épée, et ayant frappé l'esclave du grand prêtre, il lui enleva l'oreille. Alors Jésus lui dit : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui auront pris l'épée périront par l'épée ; ou bien t'imagines-tu que je ne puis invoquer mon Père, et Il me fournira tout de suite plus de douze légions d'anges ? Mais dans ce cas comment les écritures se fussent-elles accomplies ? Car il faut qu'il en advienne ainsi. » En ce moment-là Jésus dit à la foule : « Vous êtes sortis comme contre un brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre ; tous les jours j'étais assis dans le temple, occupé à enseigner, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. Mais tout cela est advenu, afin que les écritures des prophètes fussent accomplies. » Alors tous ses disciples l'ayant abandonné s'enfuirent. Mais ceux qui s'étaient saisis de Jésus l'amenèrent chez Caiaphas le grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient rassemblés. Or Pierre le suivait de loin jusqu'à la cour du grand prêtre, et y étant entré, il se tenait assis avec les valets pour voir la fin. Mais les grands prêtres et le sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le faire mourir, et ils n'en trouvèrent pas, quoiqu'il se fût présenté beaucoup de faux témoins. Mais à la fin il se présenta deux faux témoins qui dirent : « Celui-ci a dit : « Je peux détruire le sanctuaire de Dieu, et le rebâtir en trois jours. » Et le grand prêtre s'étant levé, lui dit : « Est-ce que tu ne réponds rien à ce dont ceux-ci témoignent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : « Je t'adjure, au nom du Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le fils de Dieu ? » Jésus lui dit : « C'est toi qui l'as dit. D'ailleurs je vous le déclare : dès à présent vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : « Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voyez ; maintenant vous venez d'entendre le blasphème. Que vous en semble ? » Et eux répliquèrent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage, et ils le souffletèrent, et il y en eut qui le fustigèrent en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est celui qui t'a frappé. » Cependant Pierre se tenait assis dehors dans la cour, et une servante s'approcha de lui en disant : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. » Mais il le nia devant tous en disant : « J'ignore de quoi tu parles. » Et une autre le vit comme il se retirait sous le porche, et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus le Nazoréen. » Et il nia derechef en disant avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » Et peu de temps après, ceux qui étaient là s'étant approchés dirent à Pierre : « Vraiment, tu es aussi des leurs, car ton langage encore te fait reconnaître. » Alors il se mit à proférer des imprécations et à dire : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq ait chanté tu m'auras renié trois fois. » Et étant sorti, il pleura amèrement.
Prière du soir — deuxième lecture
Ne soyez pas un grand nombre à vous ériger en docteurs, mes frères, car vous savez que nous encourrons ainsi une plus grande condamnation. En effet, nous faillissons tous beaucoup ; si quelqu'un ne faillit pas en parole, c'est un homme parfait, capable de tenir aussi en bride le corps tout entier. Or, si nous plaçons les mors des chevaux dans leurs bouches pour qu'il nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, les vaisseaux même, qui sont si grands, quoique chassés par des vents violents, sont dirigés par un tout petit gouvernail là où veut les porter l'impulsion du pilote. De même aussi la langue est un petit membre, et elle a de quoi se targuer. Voici ! quel grand feu embrase une si grande forêt ! La langue aussi est un feu ! C'est le monde de l'iniquité ! La langue se montre parmi nos membres comme souillant le corps tout entier, et mettant en feu la roue de la vie, et étant mise en feu par la géhenne ! En effet, toute espèce de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et d'animaux marins sont domptés et ont été domptés par l'espèce humaine, mais nul homme ne peut dompter sa langue ; fléau désordonné, pleine d'un venin mortel ! Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes qui ont été faits à la ressemblance de Dieu ; de la même bouche sort la bénédiction et la malédiction ! Il ne faut pas, mes frères, que ces choses se passent ainsi. Est-ce que la source fait jaillir par la même ouverture l'eau douce et l'eau saumâtre ? Est-ce qu'un figuier, mes frères, peut produire des olives, ou une vigne des figues ? De l'eau salée ne peut pas non plus produire de l'eau douce. Qui est-ce qui est parmi vous sage et sensé ? Qu'il montre ses œuvres par sa bonne conduite avec la douceur de la sagesse ; mais si vous avez une envie amère et de l'intrigue dans votre cœur, ne vous glorifiez pas en bravant la vérité et ne mentez pas contre elle. Ce n'est pas là la sagesse qui descend d'en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique ; car là où il y a de l'envie et de l'intrigue, il y a du désordre et toute espèce de mal. Au contraire la sagesse d'en haut est d'abord pure, puis pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans duplicité, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix pour ceux qui procurent la paix.
Évangile
Cependant Simon Pierre suivait Jésus, avec un autre disciple ; or ce disciple-ci était connu du grand prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, mais Pierre se tenait dehors près de la porte. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc, et parla à la portière, et il fit entrer Pierre. La servante qui faisait office de portière dit donc à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme-là ? » Il lui dit : « Je n'en suis point. » Cependant les esclaves et les satellites se tenaient auprès d'un brasier qu'ils avaient allumé, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; or Pierre se tenait aussi avec eux et se chauffait. Le grand prêtre interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « Pour moi, c'est publiquement que j'ai parlé au monde ; j'ai constamment enseigné dans une synagogue et dans le temple où tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai rien dit en cachette. Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui ont entendu ce dont je leur ai parlé ; voici, ce sont eux qui savent ce que j'ai dit. » Or quand il eut dit cela, un des satellites qui se trouvait là donna un soufflet à Jésus, en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répondit : « Si j'ai mal parlé, porte témoignage du mal que j'ai dit, mais si c'est bien, pourquoi me frappes-tu ? » Annas l'envoya donc garrotté à Caïaphas le grand prêtre. Cependant Simon Pierre était à se chauffer ; ils lui dirent donc : « N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n'en suis point. » Un des esclaves du grand prêtre, qui était parent de celui dont Pierre avait coupé l'oreille, dit : « Est-ce que je ne t'ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Pierre donc nia derechef, et aussitôt un coq chanta.
Évangile
et voici, une femme chananéenne venue de cette contrée-là s'écriait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, ma fille est cruellement possédée du démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples étant survenus le pressaient en disant : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris. » Or il répliqua : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » Elle cependant, revenant à la charge, l'adorait en disant : « Seigneur, secours-moi ! » Mais il répliqua : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Sur quoi elle dit : « Assurément, Seigneur ! Les petits chiens aussi mangent une partie des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répliqua : « O femme ! ta foi est grande, qu'il te soit fait comme tu désires. » Et dès ce moment-là sa fille fut guérie.
Évangile
Et, six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et il les conduit à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en leur présence, et son visage brilla comme le soleil, tandis que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, qui conversaient avec lui. Mais Pierre prenant la parole dit à Jésus : « Seigneur, c'est une bonne chose pour nous que d'être ici ; si tu le veux, je ferai ici trois tentes, une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. » Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit, et voici, une voix sortant de la nuée dit : « Celui-ci est Mon fils bien-aimé en qui J'ai pris plaisir. Écoutez-le. » Ce que les disciples ayant ouï, ils tombèrent sur leur visage et furent saisis d'une grande peur. Et Jésus s'approcha d'eux, et après les avoir touchés, il dit : « Levez-vous, et n'ayez point peur. » Or, ayant levé les yeux, ils ne virent personne que Jésus lui-même seul. Et pendant qu'ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna ses ordres en disant : « Ne parlez à personne de cette vision, jusques à ce que le fils de l'homme soit ressuscité des morts. » Et ses disciples lui demandèrent : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne premièrement ? » Mais il répliqua : « Il est vrai qu'Élie doit venir, et il rétablira toutes choses ; mais je vous déclare qu'Élie est déjà venu, et qu'ils ne l'ont pas reconnu, mais qu'ils ont fait de lui tout ce qu'ils ont voulu ; c'est de la même manière que le fils de l'homme aussi doit souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent que c'était de Jean le baptiste, qu'il leur avait parlé. Et, quand ils furent arrivés près de la foule, un homme s'approcha de lui, en tombant à ses genoux, et en disant : « Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et très malade ; en effet, il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau ; je l'ai amené à tes disciples, et ils n'ont pu le guérir. » Et Jésus prenant la parole dit : « O génération incrédule et pervertie ! Jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. » Et Jésus lui fit des remontrances, et le démon sortit de lui, et dès ce moment l'enfant fut guéri. Alors les disciples s'étant approchés de Jésus à l'écart lui dirent : « Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser nous-mêmes ? » Et il leur dit : « A cause de votre peu de foi ; car en vérité je vous le déclare, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait, et rien ne vous serait impossible. [ Mais cette espèce-là ne sort que par la prière et le jeûne »] Or, pendant qu'ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. » Et ils furent dans une grande tristesse. Or, lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaoum, les percepteurs des deux drachmes s'approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? » Il dit : « Oui, » et dès qu'il fut entré dans la maison Jésus le prévint en disant : « Que t'en semble, Simon ? Sur qui les rois de la terre lèvent-ils des impôts ou une capitation ? Sur leurs fils, ou sur les étrangers ? Et lorsqu'il eut dit : « Sur les étrangers, » Jésus lui dit : « Ainsi donc les fils en sont exempts ; mais afin de ne pas les scandaliser, va-t-en à la mer, jette un hameçon et prends le premier poisson venu, et, après lui avoir ouvert la bouche, tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.

