Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

2 Corinthiens 12:11-21

Je me suis laissé aller à déraisonner ; c'est vous qui m'y avez contraint, car quant à moi j'aurais dû être recommandé par vous ; je n'ai en effet été inférieur en quoi que ce soit aux apôtres de la plus haute volée, quoique je ne sois rien. Les marques de l'apôtre se sont fait reconnaître parmi vous avec une pleine persévérance par des signes et des prodiges et des miracles. Car en quoi avez-vous été lésés par comparaison avec les autres églises, sauf en ce que moi-même je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à me rendre auprès de vous, et je ne vous serai pas à charge, car ce n'est pas ce qui est à vous que je recherche, mais c'est vous ; ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent thésauriser pour leurs parents, mais les parents pour leurs enfants. Quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même entièrement pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant toujours plus, être toujours moins aimé. Eh bien ! soit ; je ne vous ai pas été personnellement à charge, mais, étant plein d'astuce, je me suis emparé de vous par ruse. Est-ce qu'aucun de ceux que je vous ai envoyés m'a servi à vous duper ? J'ai encouragé Tite, et avec lui j'ai envoyé le frère ; est-ce que Tite vous a dupés ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit et suivi les mêmes traces ? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions devant vous ; c'est devant Dieu que nous parlons en Christ, mais tout ce que nous disons, mes bien-aimés, c'est pour votre édification ; car je crains qu'à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je désirerais, et que moi-même je ne sois pas trouvé par vous tel que vous désireriez ; je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des emportements, des intrigues, des calomnies, des délations, des vanteries, des révoltes. Est-ce qu'à mon arrivée mon Dieu m'humiliera de nouveau par rapport à vous, et aurai-je à pleurer sur beaucoup de ceux qui ont ci-devant péché, et qui ne se seront pas repentis de l'impureté, de l'impudicité, du débordement auxquels ils se sont livrés ?

Première lecture

Jérémie 39

Et lorsque Jérusalem fut prise, (la neuvième année de Sédécias, roi de Juda, le dixième mois, Nébucadnézar, roi de Babel, avec toute son armée, vint devant Jérusalem, et l'assiégea ; la onzième année de Sédécias, le quatrième mois, le neuvième jour du mois, la ville fut forcée ;) alors vinrent tous les généraux du roi de Babel, et ils se placèrent à la Porte du milieu ; c'étaient Nergal-Scharétser, Samgar-Nébo, Sareskim, chef des eunuques, Nergal-Scharétser, chef des mages, et tous les autres chefs du roi de Babel. Et lorsque Sédécias, roi de Juda, et tous les gens de guerre les virent, ils s'enfuirent, et sortirent nuitamment de la ville par le chemin des jardins du roi, et passant la porte entre les deux murailles, ils sortirent du côté de la plaine. Alors l'armée des Chaldéens se mit à leur poursuite, et ils atteignirent Sédécias dans les campagnes de Jéricho, et ils le prirent, et le menèrent à Nébucadnézar, roi de Babel, à Ribla dans le pays de Hamath, lequel prononça son jugement sur lui. Et le roi de Babel égorgea les fils de Sédécias à Ribla sous ses yeux ; et le roi de Babel égorgea aussi tous les nobles de Juda, et il creva les yeux à Sédécias, et le lia de chaînes pour le mener à Babel. Et les Chaldéens brûlèrent par le feu la maison du roi et les maisons du peuple, et abattirent les murs de Jérusalem. Et le reste du peuple demeuré dans la ville, et les transfuges qui avaient passé à lui, le reste du peuple, Nébuzaradan, chef des satellites, les déporta à Babel ; mais Nébuzaradan, chef des satellites, laissa dans le pays de Juda les petits d'entre le peuple qui ne possédaient rien, et il leur donna des vignes et des champs dans ce temps-là. Et Nébucadnézar, roi de Babel, donna ses ordres quant à Jérémie par Nébuzaradan, chef des satellites, et dit : Prends-le, et aie soin de lui, et ne lui fais aucun mal, et traite-le, ainsi qu'il te le dira. Alors Nébuzaradan, chef des satellites, et Nébuschasban, chef des eunuques, et Nergal-Scharétser, chef des mages, et tous les chefs du roi de Babel, envoyèrent chercher Jérémie du vestibule de la prison, et le remirent à Gédalia, fils d'Achikam, fils de Schaphan, pour le conduire dans sa maison. Et ainsi il demeura au milieu du peuple. Et la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie, pendant qu'il était détenu dans le vestibule de la prison, en ces mots : Va, et parle à Ebedmélech, l'Éthiopien, et lui dis : Ainsi parle l'Éternel des armées, Dieu d'Israël : Vois, je vais faire arriver ce que j'ai prononcé sur cette ville, du mal et non du bien, et tu seras témoin de ces événements en ce temps-là. Mais je te délivrerai en ce jour-là, dit l'Éternel, et tu ne seras point livré aux mains des hommes que tu redoutes, car je veux te sauver, et tu ne tomberas point sous le glaive, tu auras ta vie pour ton butin, parce que tu as eu confiance en moi, dit l'Éternel.

Première lecture

Daniel 9:1-19

La première année de Darius, fils d'Assuérus, de la race Mède, qui devint roi du royaume des Chaldéens, la première année de son règne, moi Daniel, je fixai mon attention dans les livres [saints] sur le nombre des années que l'Éternel avait dit à Jérémie, le prophète, devoir s'accomplir pour les ruines de Jérusalem, [savoir] soixante-dix années. Et je tournai mes regards vers le Seigneur, mon Dieu, afin de chercher la prière et l'oraison dans le jeûne, dans le cilice et la cendre. Et je fis à l'Éternel, mon Dieu, ma prière et ma confession, et je dis : O Seigneur, qui es le Dieu grand et redoutable, qui garde l'alliance et la miséricorde pour ceux qui l'aiment et gardent ses commandements ! Nous avons été pécheurs et pervers, et nous avons été transgresseurs et rebelles, et nous nous sommes écartés de tes commandements et de tes lois. Et nous n'avons point écouté tes serviteurs, les prophètes, qui parlèrent en ton nom à nos rois, à nos princes et à nos pères et à tout le peuple du pays. Seigneur, à toi la justice, et à nous la confusion du visage en ce jour, aux hommes de Juda, et aux habitants de Jérusalem et à tout Israël, et à ceux qui sont près, et à ceux qui sont au loin dans toutes les contrées où tu les as chassés à cause du crime par lequel ils se sont rendus criminels envers toi. Seigneur, à nous la confusion du visage, à nos rois, à nos princes et à nos pères, pour avoir péché contre toi. Mais par devers le Seigneur, notre Dieu, il y a miséricorde et pardon. Car nous nous sommes rebellés contre lui, et nous n'avons point été dociles à la voix de l'Éternel, notre Dieu, pour suivre ses lois qu'il avait mises devant nos yeux par le ministère de ses serviteurs, les prophètes. Et tout Israël a transgressé ta loi, et s'est détourné pour ne point écouter ta voix ; et sur nous a été versée la malédiction et l'exécration consignée dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Lui. Et Il a réalisé sa menace prononcée par Lui contre nous et contre nos juges qui nous jugeaient, amenant sur nous une grande calamité, tellement que ce qui est arrivé à Jérusalem, n'était jamais arrivé sous le ciel entier. Conformément à ce qui est écrit dans la Loi de Moïse, toute cette calamité nous est survenue. Mais nous n'avons point imploré la grâce de l'Éternel, notre Dieu, pour renoncer à nos iniquités, et nous rendre attentifs à ta vérité. C'est pourquoi l'Éternel ne perdit pas de vue la calamité et la fit fondre sur nous ; car l'Éternel, notre Dieu, est juste dans tous les actes qu'il opère ; mais nous ne fûmes point dociles à sa voix. Et maintenant, Seigneur, notre Dieu, qui as tiré ton peuple du pays d'Egypte d'une main forte, et qui t'es fait un nom aujourd'hui : nous avons péché, nous avons été des impies. Seigneur ! conformément à tous tes actes d'équité, ah ! que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville de Jérusalem, ta sainte montagne ! Car nos péchés et les crimes de nos pères ont rendu Jérusalem et ton peuple l'opprobre de tous nos alentours. Écoute donc, ô notre Dieu, la prière de ton serviteur et sa requête, et fais luire ta face sur ton sanctuaire qui est dévasté, pour l'amour du Seigneur ! Incline, ô mon Dieu, ton oreille et écoute ! ouvre les yeux et regarde nos ruines et la ville appelée de ton nom ! et quand nous déposons nos requêtes devant toi, nous comptons non sur notre justice, mais sur tes compassions immenses. Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, aie égard et agis ! ne tarde pas, au nom de toi-même, O mon Dieu ! Car c'est de ton nom que cette ville et ce peuple sont appelés.

Prière du matin — première lecture

Ézéchiel 13

Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, prophétise contre les prophètes d'Israël qui prophétisent, et dis à ceux qui prophétisent d'après leurs sentiments propres : Écoutez la parole de l'Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Malheur aux prophètes insensés qui suivent leur esprit propre, et ne voient rien ! Tels des renards dans des ruines, tels sont tes prophètes, Israël. Vous ne montez pas à la brèche, et n'élevez point de mur autour de la maison d'Israël, afin de tenir ferme dans le combat à la journée de l'Éternel. Ils ont des visions trompeuses, et des présages menteurs, ceux qui disent : « L'Éternel a dit, » tandis que l'Éternel ne les a point envoyés ; et qui font espérer les effets de leur parole. Vos visions ne sont-elles pas trompeuses, et vos présages menteurs, quand vous dites : « L'Éternel a dit, » tandis que je n'ai point parlé ? Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que vos discours sont trompeurs et vos visions des mensonges, pour cela, c'est à vous que j'en veux, dit le Seigneur, l'Éternel. Et je ferai sentir ma main aux prophètes dont les visions sont trompeuses et les présages menteurs. Ils ne seront point associés à mon peuple, ni inscrits au rôle de la maison d'Israël, ni introduits au pays d'Israël, afin que vous sachiez que je suis le Seigneur, l'Éternel ; eparce que, oui, parce qu'ils égarent mon peuple en disant : Salut ! tandis qu'il n'y a point de salut, et que, s'il élève un mur, eux ils le recouvrent de plâtre. Dis à ceux qui replâtrent, qu'il s'écroulera : il pleuvra par torrents, et vous, pierres de la grêle, vous tomberez et le vent des tempêtes éclatera. Et voici, le mur croulera. Ne vous dira-t-on pas : Où est le plâtre dont vous l'avez recouvert ? Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Dans ma fureur je ferai éclater le vent des tempêtes, et dans ma colère la pluie viendra par torrents, avec les pierres de la grêle dans mon courroux, afin de détruire. Et je ferai crouler le mur que vous recouvrîtes de plâtre, et je le coucherai par terre, et ses fondements seront mis à nu ; il est tombé et vous périssez sous ses ruines, afin que vous sachiez que je suis l'Éternel. Et ainsi j'assouvirai ma fureur sur ce mur et sur ceux qui le recouvrent de plâtre ; puis je vous dirai : Le mur n'est plus ; ils ne sont plus ceux qui le replâtraient, les prophètes d'Israël, qui prophétisent à Jérusalem, et dont les visions lui présagent le salut, tandis qu'il n'y a pas de salut, dit le Seigneur, l'Éternel. Et toi, fils de l'homme, tourne tes regards du côté des filles de ton peuple qui prophétisent d'après leur sentiment propre, et prophétise contre elles ! et dis : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Malheur à vous qui cousez des coussinets pour toutes les jointures de la main, et faites des oreillers pour les têtes de toutes les tailles, pour prendre les âmes au piège ! Penseriez-vous prendre au piège les âmes de mon peuple, et conserver la vie aux vôtres ? Vous me déshonorez auprès de mon peuple pour quelques poignées d'orge et pour quelques bouchées de pain, en annonçant la mort aux âmes qui ne doivent pas mourir, et la vie aux âmes qui ne doivent pas vivre ; en trompant mon peuple qui prête l'oreille au mensonge. Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je m'attaque à vos oreillers où vous prenez les âmes au piège, afin qu'elles s'envolent, et je les arracherai de vos bras, et je dégagerai les âmes que vous prenez au piège, afin qu'elles s'envolent. Et je mettrai vos oreillers en pièces, et je tirerai mon peuple de vos mains, afin qu'il ne soit plus une proie entre vos mains et que vous sachiez que je suis l'Éternel. Parce que vous affligez le cœur du juste par le mensonge, quand moi-même je ne l'ai pas affligé, et parce que vous fortifiez le méchant dans ce qu'il fait, en sorte qu'il ne quitte pas sa mauvaise voie pour obtenir la vie, à cause de cela, vous n'aurez plus vos visions mensongères et vous ne ferez plus de prédictions, et je tirerai mon peuple de vos mains, afin que vous sachiez que je suis l'Éternel.

Épître

Sirach 31:8-11

Aucune édition de ce livre dans votre langue n'appartient au domaine public, ce passage est donc affiché en anglais.

Blessed is the rich that is found without blemish, And that goes not after gold. Who is he? and we will call him blessed: For wonderful things has he done among his people. Who has been tried thereby, and found perfect? Then let him glory. Who has had the power to transgress, and has not transgressed? And to do evil, and has not done it? His goods shall be made sure, And the congregation shall declare his alms.

Première lecture

Job 5

Appelle donc ! y aura-t-il quelqu'un qui te réponde ? et auquel des Saints t'adresseras-tu ? Non, le chagrin tue l'insensé, et le fou trouve la mort dans sa fureur. J'ai vu l'insensé pousser des racines ; mais soudain j'ai dû dire sa maison maudite : ses enfants étaient loin de secours, on les foulait aux Portes, et point de sauveur ! L'affamé mangea ses moissons, et jusqu'entre les haies alla les saisir, et des hommes altérés engloutirent ses biens. Car les maux ne sortent point de terre, et sur le sol le malheur ne croît pas ; mais l'homme est né pour le malheur, comme l'étincelle pour s'élever et voler. Mais pour moi, je m'adresserais à Dieu, et j'exposerais ma cause au Seigneur. Il fait des choses grandes, insondables, merveilleuses, innombrables ; Il répand la pluie sur la terre, et envoie ses eaux sur les campagnes ; Il place en haut lieu les hommes abaissés, et les affligés atteignent le salut ; Il rompt les complots des gens rusés, pour que leurs mains n'exécutent pas leurs plans ; Il prend les habiles dans leurs ruses, et le projet des astucieux est déjoué ; de jour ils heurtent contre les ténèbres, et comme dans la nuit ils tâtonnent à midi. Ainsi sauve-t-il de l'épée de leur bouche, et de la main du puissant, le misérable ; et il y a pour le faible une espérance, et leur méchanceté a la bouche fermée. Voici, heureux l'homme que Dieu châtie !… Mais ne repousse pas la correction du Seigneur ! car Il blesse, et bande la plaie, Il brise, et ses mains guérissent : dans six détresses, Il est ton libérateur, et dans sept, le mal ne t'atteindra pas ; durant la famine, Il te sauve de la mort, et durant la guerre, des coups de l'épée ; au fouet de la langue tu seras dérobé, tu n'auras point peur du désastre, s'il arrive ; tu te riras du désastre et de la famine, et tu ne redouteras point les bêtes de la terre ; car tu as un pacte avec les pierres des champs, et les bêtes des champs sont en paix avec toi. Alors tu éprouveras que ta tente n'est que paix, et en visitant ta demeure, tu ne seras point trompé, et tu éprouveras que ta race est nombreuse, et ta postérité comme l'herbe de la terre ; tu descendras au sépulcre dans une verte vieillesse, ainsi que s'élève le tas des gerbes, quand c'en est la saison. Voilà ce que nous avons approfondi : il en est ainsi ; entends-le, et fais-en ton profit.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 15

quelques individus venus de Judée endoctrinaient les frères, en disant : « Si vous ne vous faites circoncire selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. » Mais, comme il en résulta une querelle et une discussion assez vive entre Paul et Barnabas et eux, les frères résolurent que Paul, Barnabas et quelques autres d'entre les leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter cette question. Après avoir donc été accompagnés par l'église, ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des Gentils et ils causèrent une grande joie à tous les frères ; arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'église, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Mais quelques membres du parti des pharisiens qui avaient embrassé la foi protestèrent, en disant : « Il faut les circoncire et exiger l'observation de la loi de Moïse. » Et les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner ce sujet ; mais une vive discussion s'étant engagée, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait Son choix parmi vous, pour que ce fût par ma bouche que les Gentils entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné pour eux en leur donnant l'esprit saint comme à nous, et Il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, dans le but de placer sur le col des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? Mais c'est par la grâce du seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux, » Or toute l'assemblée garda le silence ; et ils entendaient Barnabas et Paul raconter tous les miracles et les prodiges que Dieu avait opérés par leur moyen au milieu des Gentils. Mais, après qu'ils se furent tus, Jacques prit la parole, en disant : « Frères, écoutez-moi : Simon vous a raconté comment Dieu a d'abord pris soin de tirer du milieu des Gentils un peuple qui portât Son nom ; et avec ce fait s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit : « Après cela Je reviendrai et Je rebâtirai le tabernacle de Dieu qui est tombé, et Je rebâtirai ses ruines et Je le relèverai, afin que le reste des hommes recherche le Seigneur, ainsi que toute les nations auxquelles est donné Mon nom, dit le Seigneur, qui fait ces choses, » lesquelles sont connues dès longtemps. C'est pourquoi j'estime qu'il ne faut point importuner ceux des Gentils qui se convertissent à Dieu, mais leur écrire pour qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, et de l'impudicité, et de tout animal étouffé, et du sang ; car, dès les temps anciens, Moïse a, dans chaque ville, ses prédicateurs, puisqu'on le lit chaque sabbat dans les synagogues. » Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, avec toute l'église, de choisir parmi eux, pour les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas, Judas appelé Barsabbas, et Silas, hommes considérés parmi les frères, après avoir écrit, pour être remis par eux : « Les apôtres et les anciens, frères, aux frères d'entre les Gentils qui sont à Antioche, et en Syrie, et en Cilicie, salut ! Ayant appris que quelques-uns des nôtres vous ont troublés en vous tenant des discours qui ont bouleversé vos âmes, sans avoir reçu de nous aucun mandat, il nous a paru bon, après nous être réunis tous ensemble, de choisir des représentants pour vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, ces hommes qui exposent leurs vies pour le nom de notre seigneur Jésus-Christ. Nous avons donc envoyé Judas et Silas, qui vous diront aussi de bouche les mêmes choses ; car il a paru bon à l'esprit saint et à nous de ne vous imposer aucune charge nouvelle, sauf sur ces points-ci, qui sont indispensables : c'est que vous vous absteniez des viandes sacrifiées aux idoles, et de sang, et d'animaux étouffés, et d'impudicité, toutes choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Portez-vous bien ! » Eux donc, ayant pris congé, descendirent à Antioche, et, après avoir réuni la multitude, ils remirent la lettre. Or, après l'avoir lue, ils furent réjouis de l'encouragement qu'elle renfermait. Judas et Silas, qui étaient aussi prophètes, parlèrent longuement aux frères pour les encourager et les fortifier ; puis, après être demeurés un certain temps, ils prirent en paix congé des frères pour revenir auprès de ceux qui les avaient envoyés. [Or il parut bon à Silas de demeurer là, et Judas seul partit.] Mais Paul et Barnabas restèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec beaucoup d'autres, la bonne nouvelle de la parole du Seigneur. Or, au bout de quelques jours, Paul dit à Barnabas : « Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du seigneur, pour voir dans quel état ils se trouvent. » Or Barnabas voulait prendre aussi avec eux Jean qui est appelé Marc, mais Paul croyait convenable de ne point prendre avec eux celui qui s'était détaché d'eux en Pamphylie, et qui ne les avait pas secondés dans leur œuvre. Or, il en résulta de l'irritation, en sorte qu'ils se séparèrent l'un de l'autre, et que Barnabas, prenant Marc avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre. Paul, de son côté, ayant fait choix de Silas, partit, après avoir été recommandé à la grâce du Seigneur par les frères, et il parcourait la Syrie et la Cilicie, en fortifiant les églises ;

Psaume responsorial

Psaumes 63

Cantique de David, lorsqu'il était dans le désert de Juda.O Dieu ! tu es mon Dieu, c'est toi que je cherche ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, comme une terre aride, altérée, privée d'eau. Ainsi, mes regards te suivent dans le Sanctuaire, pour contempler ta gloire et ta magnificence ; car ta grâce est meilleure que la vie : mes lèvres te glorifient. Ainsi, je te loue durant ma vie. c'est en ton nom que j'élève mes mains. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et d'une voix d'allégresse ma bouche te célèbre. Quand ta pensée me revient sur ma couche, c'est sur toi que je médite durant les veilles. Car tu es mon secours, et je me réjouis à l'ombre de tes ailes ; mon âme s'attache à toi, ta droite me soutient. Mais ceux qui, pour me perdre, attentent à ma vie, tomberont dans les profondeurs de la terre. Ils seront livrés à l'épée, et deviendront la proie des chacals. Et le Roi aura en Dieu une cause d'allégresse, et quiconque jure par Lui, fera éclater sa joie, quand les menteurs auront la bouche fermée.

Évangile

Luc 12:35-40

« Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent le moment où leur maître reviendra des noces, afin que, lorsqu'il sera arrivé et qu'il aura heurté, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves-là que le maître à son arrivée trouvera veillant ! En vérité je vous déclare qu'il se ceindra, et les fera mettre à table, et qu'il viendra les servir. Et, soit qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve en cet état, bien heureux sont-ils ! Mais sachez ceci, c'est que si le chef de famille savait à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé, et n'aurait pas laissé forcer sa maison. Vous aussi soyez prêts, car le fils de l'homme doit venir à l'heure dont vous ne vous doutez pas. ».

Psaume responsorial

Psaumes 65

Au maître chantre. Cantique de David.A toi confiance et louange, ô Dieu, en Sion ! et qu'en ton honneur des vœux soient accomplis ! O toi, qui exauces la prière ! toute chair s'adresse à toi. Les iniquités l'emportent sur moi, mais tu pardonneras nos péchés. Heureux celui que tu choisis, et admets à séjourner dans tes parvis ! Nous voulons être nourris du bonheur de ta maison, de ton saint temple ! Tu fais des prodiges pour nous exaucer, en nous donnant la grâce, ô notre Dieu sauveur, en qui se confient toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer ! Celui qui par sa force affermit les montagnes, est ceint de puissance. Il met fin au tumulte de la mer, au tumulte de ses flots, et à la rumeur des peuples ; les habitants de l'horizon s'effraient à ses miracles, et tu remplis d'allégresse les lieux d'où surgissent l'aube et le crépuscule. Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, tu l'enrichis de mille dons ; les eaux remplissent le ruisseau de Dieu ; tu prépares le blé des hommes, quand tu la prépares en abreuvant ses sillons, en nivelant ses glèbes ; tu l'amollis par des rosées, et tu bénis ses germes. Tu couronnes l'année que ta bonté nous donne, et sous tes pas coule la fécondité ; ils fertilisent les pacages du désert, et les collines prennent une ceinture riante ; les prairies se couvrent de brebis, et les blés revêtent les vallées : les cris de joie et les chants retentissent.

Psaume responsorial

Psaumes 79

Cantique d'Asaph.O Dieu ! les nations ont envahi ton héritage, profané ton saint temple, mis Jérusalem en ruines. Elles ont livré les cadavres de tes serviteurs en proie aux oiseaux des Cieux, la chair de tes bien-aimés aux bêtes de la terre. Elles ont versé leur sang, comme de l'eau, autour de Jérusalem, et il n'y eut point de sépulture. Nous sommes l'opprobre de nos voisins, le jouet et la risée des contrées d'alentour. Jusques à quand, Éternel, ne cesseras-tu d'être irrité, ta fureur s'embrasera-t-elle comme un feu ? Epanche ton courroux sur les nations qui t'ignorent, et sur les royaumes qui n'invoquent pas ton nom. Car on a dévoré Jacob, et dévasté sa demeure. Ne nous garde pas la mémoire des crimes du passé ! Hâte-toi de nous faire sentir tes compassions ! car nous sommes très misérables. Sois-nous en aide, ô Dieu, notre Sauveur, pour l'honneur de ton nom ! Et sauve-nous et pardonne nos fautes, pour l'amour de ton nom ! Pourquoi faut-il que les nations disent : « Où est leur Dieu ? » Que parmi les nations, à nos yeux, éclate la vengeance du sang de tes serviteurs qui fut répandu ! Que devant toi parviennent les soupirs des captifs, par le pouvoir de ton bras sauve les enfants de la mort ! Reverse à nos voisins sept fois dans leur sein les outrages dont ils t'outragèrent, Seigneur. Et nous, ton peuple, le troupeau dont tu es le pasteur, nous te rendrons grâces éternellement, et d'âge en âge nous redirons tes louanges.

Psaume responsorial

Psaumes 78

Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.

Prière du soir — première lecture

Ézéchiel 14

Et des hommes d'entre les Anciens d'Israël vinrent auprès de moi et s'assirent devant moi. Alors la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, ces gens-là se sont affectionnés à leurs idoles, et mettent devant leurs yeux ce qui les pousse au crime ; leur donnerais-je accès auprès de moi ? Aussi parle et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Si quelqu'un des hommes de la maison d'Israël, qui s'est affectionné à ses idoles, et met devant ses yeux ce qui le pousse au crime, vient néanmoins trouver un prophète, moi qui suis l'Éternel, je lui ferai sur cela une réponse conforme au grand nombre de ses idoles, de manière à prendre sur le fait dans son propre cœur la maison d'Israël que toutes ses idoles ont détachée de moi. Aussi dis à la maison d'Israël : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Revenez et détournez-vous de vos idoles, et de toutes vos abominations détournez vos regards. Car à tout homme de la maison d'Israël, et à tout étranger domicilié en Israël, qui s'est éloigné de moi, et affectionné à ses idoles, et qui met devant ses yeux ce qui le pousse au crime, s'il vient trouver un prophète pour me consulter par lui, moi, l'Éternel, je lui ferai une réponse digne de moi. Et je tournerai ma face contre cet homme-là, pour le perdre et faire de lui un signe et un proverbe, et je l'extirperai du milieu de mon peuple, afin que vous sachiez que je suis l'Éternel. Que si un prophète se laisse entraîner à parler, c'est moi l'Éternel qui laisserai entraîner ce prophète, et je lèverai ma main sur lui, et l'exterminerai du milieu de mon peuple d'Israël. C'est ainsi qu'ils porteront la peine de leur crime ; la peine de celui qui consulte sera la même que la peine du prophète, afin que la maison d'Israël ne s'éloigne plus de moi, et ne se souille plus désormais par tous ses crimes, mais qu'ils soient mon peuple et que je sois leur Dieu, dit le Seigneur, l'Éternel. Et la parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, si un pays péchait contre moi et se rendait coupable, et que, portant la main sur lui, je lui ôtasse le pain qui sustente, lui envoyant encore la famine, et en exterminant les hommes et les bêtes, et qu'il y eût dans son sein ces trois hommes, Noé, Daniel et Job ; ces hommes par leur justice sauveraient leurs âmes, dit le Seigneur, l'Éternel. Si je faisais parcourir le pays par des animaux féroces qui le dépeupleraient et en feraient un désert où personne ne passerait plus à cause de ces animaux, par ma vie, dit le Seigneur, l'Éternel, ces trois hommes qui s'y trouveraient, ne sauveraient ni fils, ni filles ; eux seuls seraient sauvés ; mais le pays serait dévasté. Ou bien si je faisais envahir ce pays-là par l'épée, et que je disse : Que l'épée parcoure le pays et y frappe les hommes et les bêtes ! par ma vie, dit le Seigneur, l'Éternel, ces trois hommes qui s'y trouveraient, ne sauveraient ni fils, ni filles, mais eux seuls seraient sauvés. Ou bien si j'envoyais la peste dans ce pays-là, et que je versasse sur lui ma colère en faisant couler le sang, pour y exterminer les hommes et les bêtes, et que Noé, Daniel et Job fussent dans son sein, par ma vie, dit le Seigneur, l'Éternel, ils ne sauveraient ni fils, ni fille, mais eux par leur justice ils sauveraient leurs âmes. Cependant, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Quand même j'envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments désastreux, l'épée, et la famine, et les animaux féroces, et la peste, pour en exterminer les hommes et les bêtes, cependant il restera des gens qui échapperont, et seront tirés de là, des fils et des filles. Voici, ils se rendront auprès de vous, et à la vue de leur conduite et de leurs forfaits, vous vous consolerez des maux que j'aurai fait tomber sur Jérusalem, de tout ce que je vais faire tomber sur elle. Et ils vous consoleront, quand vous connaîtrez leur conduite et leurs forfaits, et vous comprendrez que ce n'est pas à tort que je lui aurai fait tout ce que je vais lui faire, dit le Seigneur, l'Éternel.

Deuxième lecture

2 Corinthiens 1

Paul, apôtre de Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l'église de Dieu qui est à Corinthe, ainsi qu'à tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et par le seigneur Jésus-Christ ! Béni soit Dieu, qui est aussi le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des compassions et le Dieu de toute consolation, qui nous console de toute notre tribulation, afin que nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans toute espèce de tribulation par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ; car, de même que les souffrances de Christ surabondent en nous, c'est de même par Christ que surabonde aussi notre consolation. Mais, si nous sommes exposés à la tribulation, c'est pour votre consolation, laquelle résulte de votre patience à supporter les mêmes souffrances que nous souffrons nous-mêmes, et votre espérance demeure ferme en vous ; si nous sommes consolés, c'est pour votre consolation et votre salut, sachant que, de même que vous participez aux souffrances, vous participez aussi à la consolation. Nous ne voulons pas en effet que vous ignoriez, frères, quant à ce qui concerne la tribulation à laquelle nous avons été exposés en Asie, que nous avons eu à supporter un fardeau entièrement au-dessus de nos forces, de telle sorte que nous avons désespéré même de conserver la vie, ou plutôt, nous portions en nous-mêmes la sentence de mort, afin de ne point placer notre confiance en nous, mais en Dieu qui ressuscite les morts ; c'est Lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une mort semblable, Lui de qui nous espérons qu'il nous en délivrera encore, vous-mêmes aussi coopérant pour nous par la prière, afin que la grâce, obtenue pour nous par plusieurs personnes, fournisse à plusieurs l'occasion de rendre à votre sujet des actions de grâces. En effet voici ce qui nous donne le droit de nous enorgueillir : Notre conscience rend témoignage que c'est avec une sainteté et une pureté qui viennent de Dieu, et non avec une sagesse charnelle, mais selon la grâce de Dieu, que nous nous sommes conduits dans le monde, et plus encore parmi vous ; car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez. Mais j'espère que vous reconnaîtrez jusques à la fin, comme déjà vous l'avez fait pour nous en partie, que vous avez sujet de vous enorgueillir de nous, comme nous aussi de vous, dans la journée de notre Seigneur Jésus. Et c'était avec cette persuasion, que je voulais me rendre premièrement auprès de vous, afin que vous eussiez à deux reprises de la joie, et de chez vous passer en Macédoine, puis de Macédoine revenir auprès de vous, et être escorté par vous en Judée. Est-ce qu'en ayant cette volonté, j'ai réellement fait preuve de légèreté d'esprit ? Ou bien, les projets que je forme, est-ce que je les forme selon la chair, afin d'avoir à ma disposition le oui, oui, et le non, non ? Mais, grâce à la fidélité de Dieu, les paroles que nous vous adressons ne sont pas oui et non ; car le fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, dis-je, et par Silvanus et par Timothée, n'a pas été oui et non, mais c'est oui qui est en lui ; car toutes les promesses de Dieu ont en lui leur oui ; c'est pourquoi c'est aussi par lui que l'Amen est prononcé par nous à la gloire de Dieu ; mais celui qui nous affermit ainsi que vous en Christ, et qui vous a oints, c'est Dieu, qui nous a aussi scellés et qui a mis dans nos cœurs le gage de son esprit. Pour moi, j'atteste Dieu sur mon âme, que c'est afin de vous épargner que je ne suis pas encore revenu à Corinthe ; non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous devons coopérer à votre joie, car quant à la foi vous êtes fermes.

Deuxième lecture

Tite 3

Mais invite-les à être soumis envers les puissances et les autorités, obéissants et prêts à toute bonne œuvre, à ne calomnier personne, à n'être point querelleurs, à se montrer équitables, à témoigner toute espèce de mansuétude à tous les hommes ; car nous aussi, nous étions naguère insensés, rebelles, égarés, asservis à des convoitises et à des voluptés de tout genre, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes de haine et nous haïssant les uns les autres ; mais, quand la bonté et l'humanité de Dieu notre sauveur a été manifestée, ce n'est point en conséquence d'œuvres conformes à la justice que nous eussions faites nous-mêmes, mais en vertu de Sa propre miséricorde, qu'il nous a sauvés par l'ablution régénératrice, et par un renouvellement de l'esprit saint qu'il a richement répandu sur nous par Jésus-Christ notre sauveur, afin que, après avoir été justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de sa vie éternelle. C'est une vérité certaine, et je veux que tu donnes ces choses pour assurées, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'occupent à pratiquer de bonnes œuvres ; voilà ce qui est bon et utile aux hommes, tandis que tu dois éviter les discussions folles, les généalogies, les querelles, et les disputes relatives à la loi ; car elles sont inutiles et vaines. Abandonne l'homme hérétique après une ou deux admonestations, sachant que les gens de cette espèce sont pervertis, et qu'ils pèchent tout en se condamnant eux-mêmes. Lorsque je t'aurai envoyé Artémas ou Tychique, empresse toi de venir me rejoindre à Nicopolis, car c'est là que j'ai décidé de passer l'hiver. Préside avec soin au départ de Zénas le docteur de la loi, et d'Apollos, afin qu'il ne leur manque rien ; mais il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres, lorsqu'il s'agit de besoins pressants, afin de n'être pas sans porter de fruits.Tous ceux qui sont avec moi te saluent. Saluez ceux qui nous aiment dans la foi.Que la grâce soit avec vous tous !

Deuxième lecture

Actes 10:1-23

Cependant, à Césarée, un homme nommé Cornélius, centurion de la cohorte qui est appelé Italienne, pieux et craignant Dieu ainsi que toute sa famille, lequel faisait de nombreuses aumônes au peuple et adressait à Dieu de constantes prières, vit clairement, dans une vision, environ vers la neuvième heure du jour, un ange de Dieu qui entrait vers lui et lui disait : « Cornélius ! » mais ce dernier, ayant fixé sur lui ses regards, et étant saisi de crainte, dit : « Qu'est-ce, Seigneur ? » Et il lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées en témoignage devant Dieu ; et maintenant envoie des gens à Joppé et fais-en venir un certain Simon, qui est surnommé Pierre ; il loge chez un certain Simon corroyeur, dont la maison est proche de la mer. » Quand l'ange qui lui parlait fut parti, il appela deux de ses serviteurs et un soldat pieux d'entre ceux qui étaient attachés à sa personne, et, après leur avoir tout raconté, il les dépêcha à Joppé. Or, le lendemain, comme ils étaient en route et s'approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Mais il eut faim, et il voulait manger ; or, pendant qu'on préparait le repas, il tomba en extase, et il vit le ciel s'ouvrir, et descendre un objet semblable à une grande toile, lequel par quatre coins était abaissé vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : « Lève-toi, Pierre, tue et mange. » Mais Pierre dit : « Point du tout, Seigneur, car jamais je n'ai mangé quoi que ce soit de souillé, ni d'impur. » Et derechef la voix s'adressant à lui pour la seconde fois : « Ce que Dieu a purifié, ce n'est pas à toi de le déclarer souillé. » Or ceci se répéta trois fois, et aussitôt l'objet fut remonté dans le ciel. Mais, comme Pierre était incertain en lui-même sur ce que pouvait signifier la vision qu'il avait vue, voici, les hommes dépêchés par Cornélius, après s'être enquis où était la maison de Simon, se présentèrent devant le porche, et, après avoir appelé, ils demandèrent : « Est-ce que Simon, surnommé Pierre, loge ici ? » Or, pendant que Pierre réfléchissait sur la vision, l'Esprit dit : « Voici, deux hommes te cherchent, mais lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. » Or, Pierre étant descendu dit à ces hommes : « Voici, c'est moi qui suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? » Et ils dirent : « Cornélius, centurion, homme juste et craignant Dieu, et auquel toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d'écouter ce que tu diras. » Les ayant donc priés d'entrer, il les hébergea ; mais le lendemain, il se leva pour partir avec eux ; et quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent.

Deuxième lecture

1 Timothée 6:17-21

Enjoins aux riches dans le présent siècle de ne point s'enorgueillir, et de ne pas non plus fonder leur espoir sur l'incertitude de la richesse, mais sur Dieu qui nous procure richement toutes choses pour notre usage ; enjoins-leur de faire de bonnes actions, d'être riches en bonnes œuvres, d'être généreux, libéraux, s'amassant, pour l'avenir, un trésor établi sur un fondement solide, afin d'entrer en possession de la véritable vie. O Timothée, garde le dépôt, en évitant les bavardages profanes et la polémique de la fausse science, dont font profession certains hommes qui se sont ainsi éloignés de la foi.Que la grâce soit avec vous !

Évangile

Marc 2

Et étant, quelques jours après, rentré à Capharnaoum, on ouït dire : « Il est à la maison. » Et il se fit un nombreux rassemblement, en sorte que les environs de la porte n'y suffisaient même plus, et il leur annonçait la parole. Et des gens surviennent lui amenant un paralytique porté par quatre hommes ; et comme ils ne pouvaient, à cause de la foule, le transporter vers lui, ils découvrirent le toit, là où il était ; et après avoir fait une ouverture, ils dévalent la couchette où le paralytique était couché. Et Jésus, ayant vu leur foi, dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or il y avait là quelques scribes qui étaient assis et qui se disaient dans leurs cœurs : « En parlant ainsi, cet homme blasphème ; qui est-ce qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » Et aussitôt Jésus, ayant connu en son esprit ce qu'ils pensaient en eux-mêmes, leur dit : « Pourquoi pensez-vous ces choses-là dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi, et prends ta couchette, et marche ? Or, pour que vous sachiez que fils de l'homme a l'autorité de pardonner les péchés sur la terre…  » il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton lit, et va-t-en dans ta maison. » Et il se leva, et aussitôt ayant pris sa couchette il sortit en présence de tous, en sorte que tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu : « car jamais nous n'avons rien vu de semblable. » Et il sortit de nouveau pour se rendre auprès de la mer, et toute la foule vint vers lui, et il les enseignait. Et en passant il vit Lévi fils d'Alphée assis au bureau des péages, et il lui dit : « Suis-moi. » Et s'étant levé il le suivit. Et il advient qu'il se met à table dans sa maison ; et beaucoup de publicains et de pécheurs s'attablaient avec Jésus et ses disciples ; car ils étaient nombreux, et ils le suivaient. Et les scribes du parti des pharisiens, ayant vu qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Eh quoi ! il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ce que Jésus ayant ouï, il leur dit : « Ce ne sont pas les valides qui ont besoin du médecin, mais les mal portants ; je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Et les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Et ils viennent et ils lui disent : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent-ils, tandis que les tiens ne jeûnent point. » Et Jésus leur dit : « Est-ce que les fils de la chambre nuptiale pendant que l'époux est avec eux peuvent jeûner ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ; mais des jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. Personne ne coud une pièce d'étoffe écrue à un vieil habit ; autrement le rapiécetage neuf du vieux s'emporte lui-même, et il en résulte une déchirure pire. Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement le vin rompra les outres, et le vin est perdu ainsi que les outres ; mais on met du vin nouveau dans des outres neuves. » Et il advint que le jour du sabbat il traversait les champs de blé, et ses disciples se mirent, tout en marchant, à arracher les épis. Et les pharisiens lui disaient : « Regarde ! pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ? » Et il leur disait : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, quand il sentit le besoin, et qu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? Il entra dans la maison de Dieu, du temps du grand prêtre Abiathar, et il mangea les pains de proposition, qu'il n'est pas permis de manger, sauf aux prêtres, et il en donna aussi à ceux qui étaient avec lui. » Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat ; en sorte que le fils de l'homme est maître, même du sabbat. »

Prière du soir — deuxième lecture

1 Pierre 2

Vous étant donc dépouillés de toute malice et de toute ruse, et de l'hypocrisie, et des meurtres, et de toute calomnie, comme des enfants nouveau-nés désirez avec ardeur le lait pur de la parole, afin que par son moyen vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le seigneur est bon. C'est en vous approchant de lui, la pierre vivante, que les hommes ont, il est vrai, rejetée, mais qui est devant Dieu choisie et honorée, que vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, maison spirituelle, pour former une prêtrise sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ ; en effet on trouve dans l'écriture : « Voici, Je place en Sion une pierre choisie, angulaire, honorée, et celui qui croit en elle n'aura certainement pas à en rougir. » C'est donc à vous qui croyez, qu'appartient l'honneur, tandis que pour les incrédules la pierre que les constructeurs ont rejetée, est celle qui est devenue le sommet de l'angle, et une pierre d'achoppement, et un roc de scandale, eux qui, par leur incrédulité, heurtent contre la parole ; ce à quoi aussi ils ont été destinés ; tandis que vous, vous êtes une race élue, une prêtrise royale, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous proclamiez les vertus de Celui qui, des ténèbres, vous a appelés à Son admirable lumière ; vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, vous auxquels il n'avait pas été fait miséricorde, mais à qui maintenant il a été fait miséricorde. Bien-aimés ! Je vous exhorte comme des étrangers et des voyageurs, à préserver des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme votre bonne conduite parmi les Gentils, afin que, sur les points où ils vous accusent calomnieusement de mal faire, ils glorifient Dieu, au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres, en y regardant de plus près. Soyez soumis à toute institution humaine à cause du Seigneur, soit au roi, comme au souverain, soit aux gouverneurs, comme à ceux qui sont délégués par lui pour châtier les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien ; car c'est ici la volonté de Dieu, qu'en faisant bien vous fermiez la bouche à l'ignorance des hommes dépourvus de sens. C'est comme étant libres, et non pas comme faisant de votre liberté un manteau pour votre malice, mais comme esclaves de Dieu, que vous devez honorer tous les hommes, aimer les frères, craindre Dieu, honorer le roi. Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et indulgents, mais encore à ceux de difficile humeur ; car c'est une grâce, que d'endurer des afflictions par motif de conscience envers Dieu, en souffrant injustement. Quelle gloire en effet vous reviendrait-il de supporter patiemment les coups que vous attirent vos péchés ? Mais si vous supportez patiemment les souffrances que vous attirent vos bonnes actions, ceci est une grâce devant Dieu ; car c'est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui, qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte, qui, maltraité, ne menaçait pas, mais s'en remettait à Celui qui juge avec justice ; lui, qui a porté lui-même vos péchés en son corps sur le bois, afin qu'ayant rompu avec les péchés, nous vivions pour la justice ; lui, par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ; vous erriez comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Évangile

Jean 19:31-42

Les Juifs donc (parce que c'était la préparation), afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix pendant le sabbat (car le jour de ce sabbat était grand), les Juifs demandèrent à Pilate qu'on leur rompît les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et rompirent les jambes du premier, et celles de l'autre crucifié avec lui, mais en venant à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le flanc avec une lance, et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau. — Et c'est celui qui l'a vu qui en a porté témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez ; car cela est advenu afin que ce passage de l'Écriture fût accompli : « Aucun de ses os ne sera brisé. » Et un autre passage de l'Écriture dit encore : « Ils verront celui qu'ils ont transpercé. » Or, après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en cachette par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps. Or Nicodème, qui était venu vers lui de nuit la première fois, vint aussi portant un rouleau de myrrhe et d'aloès, pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandelettes avec les parfums, selon la coutume suivie par les Juifs pour la sépulture. Or il y avait dans l'endroit où il avait été crucifié un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait encore été déposé ; ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche, qu'ils déposèrent Jésus.

Évangile

Matthieu 16:6-12

Or, Jésus leur dit : « Ayez soin de vous tenir en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et se disaient : « C'est parce que nous n'avons pas pris de pains. » Mais Jésus s'en étant aperçu dit : « Pourquoi réfléchissez-vous en vous-mêmes, gens de peu de foi, sur ce que vous n'avez pas des pains ? Ne comprenez-vous pas encore, et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des cinq mille, et combien de corbeilles vous emportâtes, ni les sept pains des quatre mille, et combien de paniers vous emportâtes ? Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas à propos de pains que je vous ai parlé ? Mais tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens et des sadducéens. » Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se tenir en garde contre le levain des pains, mais contre l'enseignement des sadducéens et des pharisiens.

Évangile

Matthieu 21

Et quand ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, sur la montagne des Oliviers, alors Jésus dépêcha deux disciples, en leur disant : « Allez dans le village qui est en face de vous, et vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. » — Or, tout cela est advenu, afin que fût accompli ce dont il a été parlé par l'entremise du prophète, lorsqu'il dit : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, doux et monté sur un âne et sur un ânon, fils d'une bête de somme. » — Or, les disciples s'en étant allés et ayant exécuté les ordres de Jésus ramenèrent l'ânesse et l'ânon, et ils placèrent sur eux leurs manteaux, et il s'assit dessus. Or, la plus grande partie de la foule étendit ses manteaux sur le chemin, tandis que d'autres coupaient des branches aux arbres et les étendaient sur le chemin. Mais la foule qui le précédait et celle qui le suivait s'écriait :« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très-hauts ! » Et lorsqu'il fut entré dans Jérusalem toute la ville fut en émoi, et elle disait : « Qui est celui-ci ? » Or la foule disait : « Celui-ci, c'est le prophète Jésus, qui est de Nazareth en Galilée. » Et Jésus entra dans le temple, et il expulsa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière, mais vous, vous en faites une caverne de brigands. » Et des aveugles et des boiteux s'approchèrent de lui dans le temple, et il les guérit. Mais les grands prêtres et les scribes, voyant les merveilles qu'il avait faites et les enfants qui criaient dans le temple : « Hosanna au fils de David ! » en furent indignés, et ils lui dirent : « Entends-tu ce qu'ils disent ? » Mais Jésus leur dit : « Oui. N'avez-vous jamais lu : De la bouche des petits enfants et des nourrissons Tu T'es préparé une louange ? » Et les ayant quittés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, et il y passa la nuit. Or, le matin, comme il avait repris le chemin de la ville, il eut faim, et ayant vu un figuier sur le chemin il s'en approcha et il n'y trouva rien que des feuilles, et il lui dit : « Qu'il ne provienne plus jamais de toi aucun fruit ! » Et subitement le figuier sécha. Ce que les disciples ayant vu, ils s'en étonnèrent en disant : « Comment ce figuier a-t-il subitement séché ? » Mais Jésus leur répliqua : « En vérité je vous déclare que si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : « Déplace-toi et te jette dans la mer, » cela se ferait. Et tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez. » Et, lorsqu'il fut arrivé dans le temple, les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui pendant qu'il enseignait, en disant : « En vertu de quelle autorité-fais-tu ces choses, et qui est-ce qui t'a donné cette autorité ? » Mais Jésus leur répliqua : « Je vous adresserai de mon côté une seule question, et si vous y répondez, je vous répondrai à mon tour en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Mais ils réfléchissaient en eux-mêmes et disaient : « Si nous répondons : du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru ? Tandis que si nous répondons : des hommes, nous avons à craindre la foule ; car tous tiennent Jean pour un prophète. » Et ils répliquèrent à Jésus : « Nous ne savons. » Lui de son côté leur dit : « Moi non plus je ne vous dis pas en vertu de quelle autorité je fais ces choses. Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants, et s'étant approché du premier, il lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. » Or celui-ci répliqua : « Oui, Seigneur, » et il n'y alla pas. Puis s'étant approché du second, il lui parla de même ; or celui-ci répliqua : « Je ne veux pas, » mais plus tard, s'étant repenti, il y alla. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? » Ils disent : « Le dernier. » Jésus leur dit : « En vérité, je vous déclare que les publicains et les prostituées entrent avant vous dans le royaume de Dieu ; car Jean est venu à vous, enseignant la justice, et vous ne l'avez pas cru, tandis que les publicains et les prostituées l'ont cru. Mais vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas même repentis plus tard pour le croire ! Écoutez une autre parabole : Il y avait un chef de famille qui planta une vigne, et qui l'entoura d'une clôture, et qui y creusa un pressoir, et qui construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Mais, lorsque le moment de la récolte approcha, il dépêcha ses esclaves auprès des vignerons pour prendre sa récolte. Et les vignerons s'étant saisis de ses esclaves battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il dépêcha derechef d'autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mais à la fin, il leur dépêcha son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais les vignerons, à la vue du fils, se dirent : Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et mettons-nous en possession de son héritage. Et s'étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne sera venu, que fera-t-il à ces vignerons-là ? » Ils lui dirent : « Il fera misérablement périr ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en remettront la récolte en sa saison. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable nos yeux ? C'est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produise les fruits. Et celui qui sera tombé sur cette pierre-là sera fracassé, tandis que celui sur lequel elle sera tombée, elle le fera voler en éclats. » Et après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c'était d'eux qu'il parlait, et, malgré leur désir de le faire arrêter, ils craignirent la foule, car on le tenait pour un prophète.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.