Lectures du jour
Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.
Première lecture
Or, avant que vînt la foi, nous étions tous enfermés sous la garde de la loi, en attendant la foi qui devait être révélée ; en sorte que la loi a été le pédagogue qui nous a conduits à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. Mais une fois la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue ; car, tous, vous êtes fils de Dieu par la foi en Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ; il n'y a ici ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave, ni homme libre ; il n'y a point de mâle et point de femme, car tous vous êtes un seul être en Christ Jésus. Mais, si vous appartenez à Christ, vous êtes donc de la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.
Première lecture
Contre les fils d'Ammon.Ainsi parle l'Éternel : Israël n'a-t-il donc point de fils, ou est-il sans héritier ?…. Pourquoi Malcam est-il maître de Gad, et son peuple habite-t-il ses cités ?… C'est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l'Éternel, où je ferai retentir contre Rabbath des fils d'Ammon le cri de guerre, et elle deviendra un monceau de décombres, et ses filles seront brûlées par le feu, et Israël sera maître de ses maîtres, dit l'Éternel. Gémis, Hesbon, car Aï est désolée. Criez, filles de Rabbath, ceignez le cilice, lamentez-vous, et courez çà et là entre les enclos ; car Malcam part pour la captivité, et ses prêtres et ses princes avec lui. Pourquoi te glorifies-tu de tes vallées ? [Le sang] coulera dans ta vallée, fille rebelle qui te confiais dans tes trésors [disant] : « Qui est-ce qui m'envahirait ? » Voici, je te ferai envahir par la terreur, dit le Seigneur, l'Éternel des armées, de tous tes alentours, et vous serez chassés chacun devant soi, sans que personne recueille les fugitifs. Mais après cela, je ramènerai les captifs des fils d'Ammon, dit l'Éternel. Contre Édom.Ainsi parle l'Éternel des armées : N'y a-t-il plus de sagesse à Théman ? Les prudents conseillers ont-ils péri ? la sagesse leur a-t-elle échappé ? Fuyez, tournez le dos, cachez-vous dans les fonds, habitants de Dedan ! Car je fais venir la peine d'Ésaü sur lui, le temps de son châtiment. Si des vendangeurs t'envahissaient, ne laisseraient-ils pas à grappiller ? Et si c'étaient des voleurs de nuit, ils ne feraient que le dégât nécessaire. [Il n'en sera pas ainsi !] car moi, je vais dépouiller Ésaü, découvrir ce qu'il enfouit ; il voudra se cacher, et il ne pourra. Sa race est détruite, ses frères et ses voisins aussi, et ils ne sont plus. Abandonne tes orphelins, je les ferai vivre, et que tes veuves se reposent sur moi ! Car ainsi parle l'Éternel : Voici, ceux qui ne devaient pas boire le calice, le boivent ; et toi, tu serais exemptée ! Tu ne seras pas exemptée, car tu auras à le boire. Car je le jure par moi-même, dit l'Éternel, Botsra sera livrée à la désolation, à l'opprobre, au ravage et à la malédiction, et toutes ses villes deviendront des solitudes éternelles. J'ai reçu un avis de l'Éternel, et un messager a été envoyé parmi les nations : « Rassemblez-vous, et envahissez-la, et levez-vous pour le combat ! » Car voici, je te rendrai petit parmi les peuples, méprisé parmi les hommes. La terreur que tu inspirais, t'a séduite, l'orgueil de ton cœur, parce que tu habites les asiles des rochers, et que tu es maîtresse de la cime des montagnes. Quand même tu places ton aire aussi haut que l'aigle, de là je te précipiterai, dit l'Éternel. Et l'Idumée sera dévastée ; quiconque passera près d'elle, frissonnera et se rira de toutes ses plaies. Comme au bouleversement de Sodome et de Gomorrhe et des villes voisines, dit l'Éternel, de même il n'y habitera personne, elle ne sera le séjour d'aucun homme. Voici, tel qu'un lion il s'avancera des [bois], ornement du Jourdain, contre le pacage toujours vert ; car soudain je vais t'en chasser, et y préposer celui que je choisirai. Car qui est égal à moi ? qui m'assignera ? et quel est le berger qui me résisterait ? Aussi, entendez le décret décrété par l'Éternel contre Édom, et les pensées qu'il médite contre les habitants de Théman ! En vérité, ils les traîneront comme de faibles agneaux ; en vérité, il ravagera leur pâturage. Au bruit de leur chute la terre tremble, et leurs cris, jusqu'à la Mer des algues on les entend retentir. Voici, tel qu'un aigle, il s'avance, il vole et déploie ses ailes sur Botsra, et le cœur des héros d'Édom en ce jour sera comme le cœur de la femme en travail. Contre Damas.Hamath et Arpad sont dans la confusion ; car elles ont reçu une nouvelle funeste ; elles tremblent ; près de la mer règne l'angoisse, il ne peut y avoir de repos. Damas est défaillante ; elle se retourne pour fuir, et l'effroi la saisit ; l'angoisse et les douleurs s'emparent d'elle, comme de la femme en travail. « Dans quel abandonnement n'est-elle pas, la cité glorieuse, la ville de mes délices ! » Aussi, ses jeunes hommes tomberont dans ses rues, et tous ses guerriers périront en ce jour, dit l'Éternel des armées. Et j'allumerai un feu sur le mur de Damas, et il dévorera les palais de Benhadad. Contre Cédar et les royaumes de Hatsor, que défit Nébucadnézar, roi de Babel.Ainsi parle l'Éternel : Debout ! avancez-vous contre Cédar, et détruisez les enfants de l'Orient. Que leurs tentes et leurs troupeaux soient pris ! Que leurs pavillons, et tous leurs meubles, et leurs chameaux leur soient enlevés, et qu'on leur crie : Terreur de toute part ! Partez, fuyez en hâte, cachez-vous dans les fonds, habitants de Hatsor ! dit l'Éternel. Car Nébucadnézar, roi de Babel, a rendu contre vous un décret, et il médite contre vous une pensée. Debout ! avancez-vous contre un peuple tranquille, qui habite en sécurité, dit l'Éternel ; il n'a ni portes, ni verrous ; il habite solitaire. Et ses chameaux seront un pillage, et la multitude de ses troupeaux, une proie ; et je les disperserai à tous les vents, ceux qui se rasent les tempes ; et je ferai de toute part fondre sur eux la ruine, dit l'Éternel. Et Hatsor sera le gîte des chacals, une solitude éternelle, personne n'y fixera son séjour, et aucun homme sa demeure. La parole de l'Éternel qui fut adressée à Jérémie, le prophète, contre Elam, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, en ces mots : Ainsi parle l'Éternel des armées : Voici, je vais briser l'arc d'Élam, source de sa force, et amener sur Élam quatre vents des quatre extrémités du ciel, et les faire disperser par tous ces vents, et il n'y aura point de peuple où ne se rendent les fugitifs d'Élam. Et j'intimiderai Élam devant ses ennemis et ceux qui en veulent à leur vie, et j'amènerai sur eux une calamité, le feu de ma colère, dit l'Éternel, et j'enverrai après eux l'épée, jusqu'à ce que je les aie exterminés. Et je placerai mon trône en Élam, et j'y détruirai rois et princes, dit l'Éternel. Mais dans la suite des temps, je ramènerai les captifs d'Élam, dit l'Éternel.
Première lecture
Écoutez cette parole que l'Éternel adresse à vous, enfants d'Israël, à toute la race que j'ai retirée du pays d'Egypte ! Il dit : C'est vous seuls que j'ai voulu connaître de toutes les races de la terre, c'est pourquoi je vous ferai subir le châtiment de toutes vos transgressions. Deux hommes arrivent-ils au même lieu, sans être convenus du rendez-vous ? Le lion rugit-il dans la forêt, sans qu'il y ait une proie pour lui ? Le lionceau pousse-t-il sa voix de son repaire, sans avoir rien pris ? L'oiseau tombe-t-il dans le piège sur le sol, sans qu'un filet lui ait été tendu ? Le trébuchet se relève-t-il de terre sans que rien y ait été pris ? Sonne-t-on de la trompette dans une ville, sans que le peuple prenne l'alarme ? Arrive-t-il une calamité dans une ville, sans que l'Éternel en soit l'auteur ? Car le Seigneur, l'Éternel, ne fait rien sans avoir découvert son secret à ses serviteurs les prophètes. Le lion rugit, qui sera sans peur ? Le Seigneur, l'Éternel parle, qui pourrait ne pas prophétiser ? Faites-vous entendre dans les palais d'Asdod, et dans les palais du pays d'Egypte, et dites : Rassemblez-vous sur les montagnes de Samarie, et voyez la confusion qui y est-et l'oppression qui s'y trouve ! Et ils ne savent point faire le bien, dit l'Éternel, eux qui entassent les rapines et les violences dans leurs palais. Aussi, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : L'ennemi ! et il cerne le pays, et il va t'ôter, faire crouler ta puissance, et tes palais seront pillés. Ainsi parle l'Éternel : De même que le berger n'arrache de la gueule du lion que deux jambes [de la brebis] ou le bout d'une oreille, ainsi échapperont les enfants d'Israël qui dans Samarie reposent à l'angle du divan et sur les damas de leurs sofas. Écoutez et soyez témoins contre la maison de Jacob, dit le Seigneur, l'Éternel, le Dieu des armées. Car au jour où je ferai subir à Israël le châtiment de ses crimes, je ferai tomber le châtiment sur les autels de Béthel, et les cornes de l'autel seront brisées et tomberont sur la terre ; et j'abattrai la maison d'hiver avec la maison d'été, et les palais d'ivoire seront détruits, et les nombreux palais disparaîtront, dit l'Éternel.
Prière du matin — première lecture
Et longtemps après, la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, la troisième année, en ces termes : Va et te présente à Achab, puis je laisserai la pluie descendre sur la face de la terre. Alors Élie alla se présenter à Achab. Or la famine était extrême dans Samarie ; et Achab manda Obadia, préfet du palais (or Obadia avait une très grande crainte de l'Éternel, et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l'Éternel, Obadia recueillit cent prophètes et les cacha, cinquante hommes par grotte, et les fournit de pain et d'eau) ; et Achab dit à Obadia : Va dans le pays à toutes les sources et à tous les courants d'eau, peut-être se trouvera-t-il quelque herbe pour faire vivre nos chevaux et nos mulets, et n'avoir pas à nous défaire d'une partie du bétail. Et ils se distribuèrent entre eux le pays pour le parcourir ; Achab s'achemina par une voie seul, et Obadia s'achemina par l'autre voie, seul. Et comme Obadia était en route, voilà qu'Élie le rencontra ; et le reconnaissant, Obadia se jeta la face contre terre et dit : Est-ce toi, mon seigneur Élie ? Et il lui répondit : Moi-même. Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Et il dit : En quoi ai-je péché que tu veuilles livrer ton serviteur aux mains d'Achab pour qu'il me fasse mourir ? Par la vie de l'Éternel, ton Dieu, il n'est ni peuple, ni royaume où mon maître ne t'ait envoyé chercher, et quand on disait : Il n'est pas ici, le roi faisait jurer au royaume et au peuple qu'on ne te trouvait pas. Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! et si je te quitte et que l'Esprit de l'Éternel te transporte j'ignore où, et que je vienne donner l'avis à Achab, et qu'il ne te trouve pas, alors il me fera mourir, et pourtant ton serviteur a craint l'Éternel dès sa jeunesse. Mon seigneur n'a-t-il pas été informé de ce que j'ai fait lorsque Jézabel massacra les prophètes de l'Éternel, que je cachai cent hommes d'entre les prophètes de l'Éternel, cinquante par grotte, et les fournis de pain et d'eau ? Et maintenant tu dis : Va, dis à ton maître : Voici Élie ! Il me fera mourir. Mais Élie dit : Par la vie de l'Éternel des armées, aux ordres de qui je me tiens, aujourd'hui je me présenterai à lui. Alors Obadia alla au-devant d'Achab et lui fit rapport. Et Achab vint au-devant d'Élie. Et à la vue d'Élie, Achab lui dit : Est-ce toi, perturbateur d'Israël ? Et il répondit : Je ne suis point le perturbateur d'Israël, c'est toi au contraire et la maison de ton père, en désertant les commandements de l'Éternel, et quand tu as pris ton chemin après les Baals. Maintenant donc dépêche et convoque devant moi tout Israël au mont Carmel et les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangent à la table de Jézabel. Et Achab dépêcha chez tous les enfants d'Israël et convoqua les prophètes au mont Carmel. Alors Élie s'avança vers le peuple entier et dit : Jusques à quand boiterez-vous sur les deux jarrets ? Si l'Éternel est Dieu, suivez-le ! Si c'est Baal, suivez-le. Et le peuple ne lui répondit mot. Et Élie dit au peuple : Je suis resté seul prophète de l'Éternel, et de prophètes de Baal il y a quatre cent cinquante hommes. Qu'on nous procure deux taureaux, ils en choisiront l'un pour eux, puis le dépèceront et le placeront sur le bûcher, mais sans y mettre le feu ; moi j'immolerai l'autre taureau et le placerai sur le bûcher, mais sans y mettre le feu. Ensuite invoquez le nom de votre dieu et moi j'invoquerai le nom de l'Éternel, et que le dieu qui répondra par le feu, que celui-là soit Dieu ! Et le peuple entier répondit : Bien parlé ! Et Élie dit aux prophètes de Baal : Choisissez pour vous l'un des taureaux, et sacrifiez les premiers, car vous faites nombre, et invoquez le nom de votre dieu ; mais ne mettez pas le feu. Et ils prirent le taureau laissé à leur choix, et l'immolèrent et invoquèrent le nom de Baal du matin à midi, en disant : Baal, réponds-nous ! Mais pas un son, et personne qui réponde. Et ils marchaient en se balançant autour de l'autel qu'on avait élevé. Et à midi Élie les railla et dit : Invoquez à voix forte, car c'est un dieu ; il est sans doute préoccupé ; il est allé à l'écart ; sans doute il est en voyage ; peut-être sommeille-t-il ; alors il se réveillera. Et ils invoquèrent à voix forte, et ils se firent des incisions selon leur rite avec des poignards et avec des piques jusqu'à faire effusion de leur sang sur eux. Et quand midi fut passé, ils furent en frénésie jusqu'à l'oblation de l'offrande ; mais pas un son et personne qui répondît et personne qui écoutât. Alors Élie s'adressa à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Et le peuple entier s'approcha de lui ; et il remit en état l'autel de l'Éternel, démoli. Et Élie prit douze pierres d'après le nombre des Tribus des fils de Jacob, à qui la parole de l'Éternel avait été adressée en ces termes : Israël sera ton nom ; et avec les pierres il construisit un autel au Nom de l'Éternel, et il pratiqua autour de l'autel une rigole de la dimension de deux émines de grain, et il arrangea le bûcher, et il dépeça le taureau et il le plaça sur le bûcher. Et il dit : Remplissez quatre brocs d'eau, que vous verserez sur l'holocauste et sur le bûcher. Puis il dit : Réitérez ! Et ils réitérèrent. Puis il dit : Faites-le une troisième fois. Et ils le firent pour la troisième fois. Et l'eau circula autour de l'autel et l'on remplit aussi d'eau la rigole. Et au moment de l'oblation de l'offrande, Élie, le prophète, s'avança et dit : Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'il soit notoire aujourd'hui que tu es Dieu en Israël et que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai fait toutes ces choses. Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que tu es l'Éternel, le Dieu, et que c'est toi qui, derrière eux, convertissais leur cœur. Alors le feu de l'Éternel descendit et consuma l'holocauste et le bûcher et les pierres et la terre, et il absorba aussi l'eau dans la rigole. Et à ce spectacle le peuple entier se jeta la face contre terre en disant : C'est l'Éternel qui est Dieu, l'Éternel qui est Dieu ! Et Élie leur dit : Arrêtez les prophètes de Baal ! que pas un d'eux n'échappe ! Et ils les arrêtèrent et Élie les fit descendre dans le ravin du Kison et là il les immola. Et Élie dit à Achab : Remonte, mange et bois ! car j'entends le bruissement de la pluie. Alors Achab remonta pour manger et boire. Et Élie gagna le sommet du Carmel, et il se prosterna contre terre, et mit son visage entre ses genoux. Et il dit à son valet : Monte donc et regarde dans la direction de la mer. Et il monta, et regarda et dit : Il n'y a rien. Et Élie dit : Répète sept fois la course. Et à la septième il dit : Voilà un petit nuage, comme la paume de la main d'un homme, qui surgit de la mer. Alors Élie dit : Monte et dis à Achab : Attelle et descends, afin que la pluie ne t'arrête pas. Et en un tour de main le ciel s'obscurcit, il y eut nuages et vent, puis une forte pluie, et Achab monta sur son char et gagna Jizréel. Et la main de l'Éternel poussa Élie, qui ceignit ses reins et courut en devançant Achab jusqu'à Jizréel.
Épître
Or cette confiance-là, c'est par Christ que nous l'avons relativement à Dieu ; non pas que par nous-mêmes nous soyons capables de penser comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'esprit ; car la lettre tue, tandis que l'esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été accompagné d'une gloire telle que les fils d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, toute périssable qu'elle était, le ministère de l'esprit sera entouré de bien plus de gloire. Car, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice l'emporte bien davantage en gloire ;
Première lecture
Et Eliphaz de Théman reprit et dit : Un sage répond-il par des propos en l'air, et laisse-t-il la tempête gonfler sa poitrine ? Ses arguments sont-ils des mots qui ne disent rien, et des paroles qui ne sauraient lui servir ?… Bien plus, tu attentes à la crainte de Dieu, et tu entames la dévotion qui s'élève à lui. Ta bouche en effet révèle ton crime, quand même tu recours au langage des fourbes ; c'est ta bouche, et non moi, qui te condamne, et tes lèvres déposent contre toi. Es-tu né le premier des humains, et avant les collines fus-tu mis au jour ? Confident des secrets de Dieu, as-tu accaparé la sagesse ? Que sais-tu que nous ne sachions ? Qu'as-tu pénétré qui nous soit inconnu ? Il en est parmi nous qui ont vieilli, ont blanchi, par leur âge ont acquis plus de poids que ton père… Tiens-tu pour si peu les consolations de Dieu, et la douceur du langage dont on use avec toi ? Où t'emporte ton cœur ? d'où viennent ces roulements d'yeux, que tu retournes contre Dieu ta fureur, et exhales de ta bouche ces propos ? Qu'est-ce que l'homme, pour être pur ? et l'enfant de la femme, pour être juste ? Voici, Il ne fait pas fond sur ses Saints mêmes, et le ciel n'est pas pur à ses yeux… Combien moins l'abominable, le pervers, l'homme qui boit l'iniquité comme l'eau ? Je veux t'instruire ! écoute-moi ! et que je te dise ce que j'ai vu, ce que les sages ont proclamé, sans le cacher, d'après leurs pères : seuls ils étaient maîtres du pays, et nul étranger ne pénétrait chez eux. Toute sa vie l'impie est tourmenté, et le nombre de ses ans est caché au méchant. La voix de l'alarme sonne à ses oreilles : en temps de paix, le destructeur va fondre sur lui ! Il ne croit plus possible de sortir des ténèbres ; c'est à lui que l'épée vise ! Il court après du pain : Où [en trouverai-je] ? il sait qu'il touche au sombre jour qui est prêt ; la détresse et l'angoisse l'épouvantent, et l'assaillent comme un roi équipé pour la charge… C'est qu'il étendit sa main contre Dieu, et qu'il brava le Tout-puissant : il Lui livra l'assaut d'un front audacieux, serrant les dos hérissés de ses boucliers. C'est qu'il se couvrit le visage de sa graisse, et qu'il entoura ses reins d'embonpoint, et qu'il habite des villes détruites, des maisons inhabitées, destinées à être des ruines. Son opulence n'est pas durable, et sa richesse n'est point stable, et ses possessions ne s'étendent point dans le pays ; il n'échappe point aux ténèbres, la flamme sèche ses rejetons, et il périt par le souffle de Sa bouche. Qu'il ne se fie pas au mal ! il sera déçu ! car le mal sera sa rétribution, qui arrivera avant le terme de ses jours ; et ses rameaux ne verdiront plus : il est comme la vigne d'où se détache le raisin encore vert, comme l'olivier qui laisse tomber sa fleur. Oui, la maison de l'impie devient stérile, et le feu dévore le logis de la corruption ; ils conçoivent le crime et enfantent la misère, et leur sein tient le mécompte tout prêt.
Prière du matin — deuxième lecture
Lors donc que Festus fut arrivé dans sa province, il monta, au bout de trois jours, de Césarée à Jérusalem, et les grands prêtres et les principaux des Juifs lui adressèrent une plainte contre Paul, et ils le sollicitaient, en demandant contre celui-ci qu'il leur accordât la grâce de le faire venir à Jérusalem, parce qu'ils avaient dressé un guet-apens pour le tuer sur la route. Mais Festus répliqua que Paul était en prison à Césarée et que lui-même allait bientôt repartir : « Que les principaux d'entre vous, ajouta-t-il, descendent donc avec moi, et, s'il y a quelque crime à la charge de cet homme, qu'ils l'accusent. » Puis, après être demeuré parmi eux pas plus de huit à dix jours, il revint à Césarée, et, s'étant, dès le lendemain, assis sur son tribunal, il ordonna qu'on amenât Paul. Quand il fut arrivé, les Juifs, qui étaient venus de Jérusalem, l'entourèrent en l'accablant de nombreuses et graves inculpations qu'ils ne pouvaient prouver, parce que Paul se justifiait de tout méfait, soit contre la loi des Juifs, soit contre le temple, soit contre l'empereur. Mais Festus, voulant s'assurer la gratitude des Juifs, répliqua à Paul : « Veux-tu monter à Jérusalem pour y être jugé là-dessus, en ma présence ? » Mais Paul dit : « C'est devant le tribunal de l'empereur que je comparais, c'est là que je dois être jugé ; je n'ai commis nulle offense contre les Juifs, comme toi-même aussi tu le sais mieux que personne. Si donc je suis coupable, et si j'ai fait quelque chose qui mérite la mort, je ne refuse point de mourir ; mais, si rien de ce dont ceux-ci m'accusent n'est vrai, personne ne peut me livrer à eux. J'en appelle à l'empereur. » Alors Festus, après avoir conféré avec son conseil, répliqua : « Tu en as appelé à l'empereur, tu iras devant l'empereur. » Cependant, au bout de quelques jours, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée pour saluer Festus. Et, comme ils faisaient un assez long séjour, Festus exposa au roi l'affaire de Paul en disant : « Il y a un certain personnage que Félix a laissé prisonnier, et contre lequel, lorsque je suis allé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs m'ont adressé une plainte, en demandant sa condamnation ; je leur ai répondu que ce n'est pas l'usage des Romains de livrer un homme, avant que l'accusé ait été mis en présence de ses accusateurs et qu'il ait obtenu la faculté de se justifier de l'accusation. Eux donc s'étant réunis ici je ne perdis pas un moment, et, dès le jour suivant, m'étant assis sur mon tribunal, j'ordonnai qu'on amenât cet homme. Les accusateurs ayant comparu n'articulèrent contre lui aucun des crimes auxquels je m'attendais, mais ils l'attaquaient sur des questions relatives à leur propre religion, et à un certain Jésus mort que Paul prétendait être vivant. Pour moi, comme j'étais fort embarrassé pour faire une enquête sur ces questions, je lui demandai s'il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé là-dessus ; mais Paul ayant interjeté un appel qui le constitue prisonnier en réservant sa cause à la connaissance de Sa Majesté, j'ai ordonné qu'il demeurât en prison jusques à ce que je l'envoyasse à l'empereur. » Et Agrippa dit à Festus : « Je désirerais pour ma part entendre aussi cet homme. » — « Demain, dit-il, tu l'entendras. » Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice étant arrivés en grande pompe, et s'étant rendus dans la salle d'audience avec les commandants militaires et les principaux personnages de la ville, Paul fut introduit sur l'ordre de Festus. Et Festus dit : « Roi Aprippa, et vous tous qui êtes présents, vous voyez cet homme au sujet duquel toute la multitude des Juifs m'a sollicité, soit à Jérusalem, soit ici, en criant qu'il ne devait plus rester en vie ; mais, pour moi, j'ai compris qu'il n'avait rien fait qui méritât la mort ; cependant, comme Paul lui-même en a appelé à Sa Majesté, j'ai résolu de le faire partir. Je ne sais pas trop qu'écrire de positif sur son compte à notre maître ; c'est pourquoi je l'ai fait comparaître devant vous, et principalement devant toi, roi Agrippa, afin que, lorsqu'il aura été examiné, je puisse écrire quelque chose ; car il me paraît absurde, en expédiant un prisonnier, de ne pas indiquer en même temps les crimes dont on l'accuse. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Cantique des fils de Coré.Tu as été, Éternel, propice à ton pays, tu as ramené les captifs de Jacob, pardonné les crimes de ton peuple, effacé tous ses péchés ; (Pause) tu as déposé toute la colère, éteint le feu de ton courroux ; rétablis-nous, ô notre Dieu sauveur, et fais cesser ta fureur envers nous ! Seras-tu donc toujours irrité contre nous, feras-tu durer ta colère d'âge en âge ? Ne veux-tu pas nous redonner la vie, pour que tu sois la joie de ton peuple ? Fais-nous, ô Éternel, jouir de ta faveur, et nous accorde ton salut. Je veux écouter ce que dit Dieu, l'Éternel. Oui, Il parle de salut à son peuple, à ses bien-aimés ; mais qu'ils ne retournent pas à la folie ! Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, la gloire reviendra habiter notre terre. L'amour et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ; la fidélité germe de la terre, et la justice regarde des Cieux. L'Éternel donne aussi les biens, et notre terre rend ses récoltes. La justice marche en sa présence, et maintient ses pas dans la voie.
Évangile
Et s'étant tourné à part vers les disciples, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, et entendre de moi ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Et voici, un certain légiste se leva pour le mettre à l'épreuve, en disant : « Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle ? » Mais il lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » L'autre répliqua : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Or il lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras. » Mais l'autre voulant se justifier, dit à Jésus : « Eh bien, qui est mon prochain ? » Jésus répliqua : « Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et il tomba parmi des brigands, qui, après l'avoir non seulement dépouillé mais roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Or un prêtre, qui d'aventure descendait par ce chemin, l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter ; de même aussi un lévite étant venu en cet endroit et l'ayant aperçu passa devant lui sans s'arrêter. Mais un Samaritain que sa route conduisit vers lui l'ayant aperçu fut ému de compassion, et s'étant approché il banda ses blessures en y versant de l'huile et du vin, puis l'ayant fait monter sur sa propre bête, il le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Et le lendemain ayant déboursé deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : « Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. » Lequel de ces trois-là te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé parmi les brigands ? » Or l'autre dit : « Celui qui lui a donné des preuves de sa compassion. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Psaume responsorial
Au maître chantre. Sur « Ne détruis pas ». Cantique d'Asaph.Nous te louons, ô Dieu, nous te louons : car ton Nom est présent, tous racontent tes merveilles. « Quand j'aurai fixé l'époque, je rendrai droite justice : la terre tremble avec ceux qui l'habitent : c'est moi qui affermis ses colonnes. » (Pause) Je dis donc aux superbes : Ne soyez point superbes ! et aux impies : Ne portez point le front haut ! Ne portez point le front haut, et le col renversé ne parlez point avec audace ! Car ce n'est ni du Levant, ni du Couchant, ni du désert, que peut venir la hauteur ; mais Dieu est celui qui juge ; Il abaisse l'un, et Il élève l'autre. Car un calice est dans la main de l'Éternel, et le vin y écume, il est plein d'un mélange ; et Il en verse ; Oui, jusqu'à la lie, tous les impies de la terre devront s'en abreuver, en boire. Et c'est ce que j'annoncerai incessamment, en célébrant le Dieu de Jacob. « Et J'abattrai toutes les têtes des méchants ; que les têtes des justes se lèvent ! »
Psaume responsorial
Hymne de Ethan Esrahite.Je veux chanter à jamais les grâces de l'Éternel, et d'âge en âge de ma bouche publier Ta fidélité ! Car je me dis : La grâce est édifiée pour jamais, le ciel est la base que Tu donnes à ta fidélité. « J'ai fait une alliance en faveur de mon élu, je l'ai juré à David, mon serviteur : J'affermirai ta race à jamais, et je fonderai ton trône pour tous les âges. » (Pause) « Et les Cieux, Éternel, célèbrent tes merveilles, et disent ta fidélité dans l'assemblée des Saints. Car, dans les lieux éthérés, qui s'égale à l'Éternel ? qui ressemble à l'Éternel, parmi les Fils de Dieu, à ce Dieu, redouté dans la vaste société des Saints, et plus formidable que tous ceux qui L'entourent ? Éternel, Dieu des armées, qui est comme toi puissant, ô Dieu ? Et ta fidélité t'environne. Tu domines l'orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, tu les apaises. Tu as écrasé l'Egypte d'un coup mortel, et de ton bras puissant dissipé tes ennemis. A toi sont les Cieux, et à toi la terre ; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il enserre. Tu as créé l'Aquilon et le Midi ; le Thabor et l'Hermon se réjouissent à ton nom. Tu as un bras armé de vigueur, ta main est forte, ta droite élevée. La justice et l'équité sont la base de ton trône, la grâce et la vérité marchent devant ta face. Heureux le peuple qui connaît l'appel de la trompette ! Éternel, il marche à la clarté de ta face ; à ton nom il se réjouit toujours, et il se glorifie de ta justice. Car tu es sa glorieuse parure ; et par ta faveur tu nous fais porter la tête levée. Car c'est de l'Éternel que vient notre bouclier, et du Saint d'Israël que vient notre Roi. Alors tu parlas en vision à ton bien-aimé, et tu dis : « J'ai prêté secours à un héros, et suscité un adolescent du milieu du peuple. J'ai trouvé David, mon serviteur, et je l'ai oint de mon huile sainte. Ma main lui est assurée, et mon bras le soutiendra. L'ennemi ne le surprendra pas, et le méchant ne l'humiliera point. Je déferai devant lui ses adversaires, et je battrai ses ennemis. Et ma fidélité et ma grâce seront avec lui, et à mon nom il lèvera la tête ; et je mettrai sa main sur la mer, et sa droite sur les fleuves. Il m'invoquera ainsi : « Tu es mon père, mon Dieu, et mon rocher sauveur ! » – Bien plus, je l'instituerai mon premier-né, le plus éminent des rois de la terre, Je lui garderai ma grâce éternellement, et mon alliance pour lui sera perpétuelle. Je rendrai sa race éternelle, et je donnerai à son trône la durée des Cieux. Si ses fils abandonnent ma loi, et ne se dirigent pas selon mes jugements, s'ils violent mes commandements, et n'observent pas mes préceptes ; Je punirai de la verge leur désobéissance, et de fléaux, leur crime ; mais je ne lui retirerai point ma faveur, et ne démentirai point ma fidélité ; je ne violerai point mon alliance, et ne changerai point la parole émise par mes lèvres. Je l'ai juré une fois par ma sainteté : Jamais envers David je ne serai menteur ! sa race subsistera éternellement, et son trône, comme le soleil, subsistera devant moi ; comme la lune, pour jamais il est consolidé ; et le témoin qui est dans la nue, est véridique. » Et Tu nous as rejetés, nous as répudiés, tu t'es irrité contre ton Oint ; tu as méprisé l'alliance faite avec ton serviteur ; tu as souillé, fait tomber son diadème en terre ; tu as abattu toutes ses murailles, mis ses boulevards en ruines. Tous les passants le pillent, il est l'opprobre de ses voisins. Tu as exalté la droite de ses oppresseurs, réjoui tous ses ennemis ; et tu as fait céder le tranchant de son glaive, et tu ne l'as pas soutenu dans le combat. Tu as réduit sa splendeur, et précipité son trône sur la terre ; tu as abrégé les jours de sa jeunesse, tu l'as couvert d'ignominie. (Pause) Éternel, jusques à quand te cacheras-tu toujours, et ton courroux sera-t-il enflammé comme un feu ? Pense à moi ! qu'est-ce que la vie ? Pour quel néant tu as créé les enfants des humains ! Quel homme vit, et ne voit pas la mort ? dégage son âme de la main des Enfers ? (Pause) Où sont tes grâces premières, Seigneur, qu'en ta fidélité tu promis par serment à David ? Souviens-toi, Seigneur, de l'opprobre de tes serviteurs ; songe que je porte en mon cœur tous ces peuples nombreux, que tes ennemis insultent, Éternel, insultent aux pas de ton Oint ! \csp{ Béni soit l'Éternel a jamais ! Ainsi soit-il ! Oui ! Ainsi soit-il !}
Psaume responsorial
Cantique des fils de Coré. Au maître chantre. A chanter avec les luths. Hymne de Héman Esrahite.Éternel, mon Dieu sauveur, je crie à toi et le jour et la nuit : qu'à toi parvienne ma prière ; prête l'oreille à ma supplication ! Car mon âme est rassasiée de malheur, et ma vie penche vers les Enfers. Je suis assimilé à ceux qui descendent dans la fosse, je suis comme un homme sans force ; ma couche est entre les morts, je suis tel que les morts gisants dans le tombeau, auxquels tu ne penses plus, et qui ne sont plus à portée de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, dans des ténèbres, dans des abîmes. Ton courroux pèse sur moi, et de tous tes flots tu m'as accablé. (Pause) Tu as éloigné de moi ceux que je connais, tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur ; enveloppé, je ne trouve point d'issue. Mes yeux fondent par l'effet du malheur ; Éternel, je t'invoque chaque jour, et je tends mes mains vers toi. Pour les morts feras-tu des miracles ? Les ombres se lèveront-elles pour te louer ? (Pause) Dans le tombeau parle-t-on de ta grâce, et de ta fidélité, dans le séjour de la mort ? Dans les ténèbres tes miracles sont-ils remarqués, et ta justice, dans la région de l'oubli ? Je t'implore donc, Éternel, et dès le matin ma prière te prévient. Éternel, pourquoi me rejettes-tu, et me caches-tu ta face ? Je suis malheureux et mourant dès ma jeunesse, je subis les terreurs et je suis éperdu. Ton courroux m'assaille, tes frayeurs m'anéantissent, m'enveloppent, comme des eaux, tout le jour, me cernent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons, et ceux que je connais, me sont invisibles.
Prière du soir — première lecture
Et Achab raconta à Jézabel tout ce qu'avait accompli Élie, et tout le carnage qu'il avait fait de tous les prophètes avec l'épée. Alors Jézabel envoya un messager vers Élie pour lui dire : Que les dieux me fassent ceci et pis encore, si demain je ne fais de ta personne ce que tu as fait de la personne de chacun d'eux ! Et voyant cela il se leva et partit pour sauver sa vie, et il gagna Béerséba, qui est à Juda, et il y laissa son valet. Quant à lui, il s'en alla dans le désert à une journée de marche, et arrivé il s'assit sous un genêt. Et il demandait la mort et disait : C'en est assez ! Maintenant, Éternel, reprends-moi mon âme, car je ne suis pas supérieur à mes pères. Et il se coucha et s'endormit sous un genêt. Et voilà qu'un ange le toucha et lui dit : Lève-toi ! mange. Il regarda, et voilà qu'à son chevet se trouvait une galette, cuite sur des cailloux chauffés, et une cruche d'eau. Et il mangea et but, puis se recoucha. Et l'ange de l'Éternel revint une seconde fois et le toucha et dit : Lève-toi ! mange, car la course est trop forte pour toi. Et il se leva et mangea et but, et par la vertu de cette nourriture il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. Et là il pénétra dans la grotte et il y passa la nuit. Et voilà que la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces termes : Qu'est-ce qui t'amène ici, Élie ? Et il répondit : Le zèle qui m'anime pour l'Éternel, le Dieu des armées, car les fils d'Israël ont déserté ton alliance, démoli tes autels et tué tes prophètes avec l'épée et j'ai survécu seul et ils attentent à ma vie pour me la ravir. Et dit : Sors et parais sur la montagne devant l'Éternel. Et voilà que l'Éternel passa, et un vent grand et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers précédait l'Éternel ; dans le vent n'était pas l'Éternel. Et après le vent ce fut un tremblement de terre ; dans le tremblement de terre n'était pas l'Éternel. Et après le tremblement de terre un feu ; dans le feu n'était pas l'Éternel. Et après le feu, murmure d'une brise légère. Et lorsque Élie l'entendit, il se couvrit le visage de son manteau, et sortit et se plaça à l'ouverture de la grotte, et voilà qu'une voix lui parvint, qui dit : Qu'est-ce qui t'amène ici, Élie ? Et il dit : Le zèle qui m'anime pour l'Éternel, le Dieu des armées, car les fils d'Israël ont déserté ton alliance, démoli tes autels, tué tes prophètes avec l'épée et j'ai survécu seul et ils attentent à ma vie pour me la ravir. Et l'Éternel lui dit : Pars, rebrousse par le désert vers Damas, et arrivé là tu oindras Hazaël comme roi de Syrie. De plus, tu oindras Jéhu, fils de Nimsi, comme roi d'Israël, et Elisée, fils de Schaphat, d'Abel-Mehola, tu l'oindras comme prophète pour te succéder. Et il se fera que qui échappera à l'épée d'Hazaël, périra par Jéhu, et qui échappera à l'épée de Jéhu, périra par Elisée. Et je laisserai survivre en Israël sept mille hommes, tout autant de genoux qui n'ont pas ployé devant Baal, et de bouches qui ne lui ont pas jeté de baiser. Il partit donc de là et il trouva Elisée, fils de Schaphat, comme il labourait précédé de douze paires de bœufs, et il était auprès de la douzième, et Élie s'avança vers lui et lui jeta son manteau. Sur quoi Elisée quitta ses bestiaux et courut après Élie et dit : Permets-moi de donner le baiser à mon père et à ma mère, puis je te suivrai. Et [Élie] lui dit : Va, retourne ! Cependant qu'est-ce que j'ai fait à ton égard ? Et le quittant il revint en arrière et il prit sa paire de bœufs et l'immola, et avec le harnais de l'attelage il en fit cuire la chair dont il donna à ses gens qui en mangèrent ; et il se leva et suivit Élie et fut à son service.
Deuxième lecture
Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ; mais je crains que, de même que le serpent trompa Ève par son astuce, vos pensées ne soient corrompues et détournées de la fidélité et de la chasteté qui sont dues à Christ ; car si le premier venu prêche un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accepté, vous vous y prêtez admirablement. Or j'estime que je n'ai été inférieur en rien aux, apôtres de la plus haute volée, mais, quoique je sois étranger à l'éloquence, je ne le suis pas à la connaissance, au contraire nous l'avons mise en évidence parmi vous en tous points sur toutes choses. Ou bien ai-je commis un péché, m'abaissant moi-même afin que vous fussiez élevés, parce que je vous ai gratuitement annoncé l'évangile de Dieu ? J'ai dépouillé d'autres églises en recevant d'elles un salaire pour vous servir, et pendant ma présence parmi vous, quoique dans le dénuement, je n'ai été à charge à personne, car ce sont les frères venus de Macédoine qui ont subvenu à mon dénuement, et sous tous les rapports je me suis gardé et je me garderai de vous être à charge. Une vérité dont Christ m'assure, c'est que ce motif de m'enorgueillir ne me sera point interdit dans les contrées de l'Achaïe. Pourquoi ? Est-ce que je ne vous aime point ? Dieu le sait ! Mais ce que je fais, je continuerai de le faire, pour ôter ce prétexte à ceux qui veulent un prétexte, afin que ce soit sur ce dont ils s'enorgueillissent qu'on les juge, comme nous-mêmes. Ces gens-là, en effet, sont de faux apôtres, des ouvriers mensongers, déguisés en apôtres de Christ ; et cela n'a rien d'étonnant ; car Satan lui-même se déguise en ange de lumière ; il n'y a donc rien d'étrange à ce que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice, eux dont la fin sera conforme à leurs œuvres. Je le répète : que personne ne s'imagine que j'ai perdu la raison, ou bien, s'il en est autrement, acceptez-moi néanmoins comme dépourvu de raison, afin que moi aussi je m'enorgueillisse un peu. Ce que je dis, quand je parle de m'enorgueillir, je ne le dis pas selon le seigneur, mais comme dans un état de déraison : puisque plusieurs s'enorgueillissent selon la chair, moi aussi je m'enorgueillirai ; car vous tolérez volontiers ceux qui manquent de raison, vous qui êtes raisonnables ! En effet, si quelqu'un vous asservit, si quelqu'un vous dévore, si quelqu'un s'empare de vous, si quelqu'un vous domine, si quelqu'un vous frappe au visage, vous le tolérez. Je dis à notre honte que, pour nous, nous avons été faibles ; toutefois tout ce que quelqu'un ose (je parle avec déraison) moi je l'ose aussi. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont la postérité d'Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres de Christ (je parle en insensé) ? Moi je le suis plus encore, par des travaux plus grands, par des emprisonnements plus nombreux, par des souffrances excessives, par de fréquents dangers de mort, (j'ai reçu cinq fois des Juifs quarante coups, moins un ; j'ai été trois fois battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme), par de fréquents voyages, par des périls sur les fleuves, par des périls venus des brigands, par des périls venus de ma nation, par des périls venus des païens, par des périls dans les villes, par des périls dans les déserts, par des périls en mer, par des périls au milieu des faux frères, par le travail et la fatigue, par de fréquentes veilles, par la faim et la soif, par de fréquents jeûnes, par le froid et la nudité. Sans parler du reste, ma préoccupation journalière c'est le soin qu'il faut prendre de toutes les églises : Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui succombe à la tentation, que ce ne soit moi qui me consume ? S'il faut s'enorgueillir, je m'enorgueillirai de ce qui fait ma faiblesse. Dieu, qui est aussi le Père du seigneur Jésus, sait, Lui qui est béni à jamais, que je ne mens point. A Damas, le gouverneur pour le roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, afin de se saisir de moi, et je fus dévalé par une fenêtre dans une manne le long du mur, et j'échappai à ses mains.
Deuxième lecture
Sans doute la première possédait un culte légitime et le sanctuaire terrestre. En effet, un tabernacle avait été construit, (je parle du premier), dans lequel se trouvaient le candélabre, et la table, et le dépôt des pains, et l'autel d'or pour l'encens ; et qui est appelé le lieu saint ; puis, au delà du second voile, un tabernacle qui est appelé le lieu très saint, renfermant l'arche de l'alliance entièrement recouverte d'or, dans laquelle se trouvaient une cruche d'or contenant la manne, la verge d'Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l'alliance ; puis, au-dessus d'elle, sont les chérubins de gloire qui ombragent le propitiatoire ; autant d'objets sur lesquels il n'y a pas lieu de parler maintenant en détail. Les choses étant ainsi disposées, les prêtres qui desservent le culte entrent en tout temps dans le premier tabernacle, tandis que, dans le second, n'entre qu'une fois par an le grand prêtre seul, avec le sang dont il fait offrande pour lui-même et pour les transgressions du peuple ; l'Esprit Saint montrant par là que la route du sanctuaire n'a pas encore été manifestée, tant que subsiste le premier tabernacle, qui est un symbole de l'époque actuelle, d'après lequel des offrandes et des sacrifices sont présentés qui ne peuvent point conduire à la perfection, en ce qui concerne la conscience, celui qui rend le culte, mais qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, sont seulement aussi des institutions charnelles imposées jusques à une époque de réformation. Mais Christ est survenu comme grand prêtre des biens accomplis, et c'est en traversant le plus grand et le plus parfait tabernacle, qui n'est pas fait de main d'homme (c'est-à-dire qui n'appartient pas à cette création-ci), et en offrant, non pas le sang des boucs et des veaux, mais son propre sang, qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, après avoir obtenu une rédemption éternelle. En effet, si le sang des boucs et des taureaux, et si la cendre d'une vache dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifie suffisamment pour la purification de la chair, à combien plus forte raison le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même à Dieu comme une victime immaculée, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez un culte au Dieu vivant et vrai. Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, une mort ayant eu lieu pour la rédemption des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés voient se réaliser pour eux la promesse de l'héritage éternel ; en effet, là où il y a un testament, il est nécessaire de constater la mort du testateur, car, pour être valable, un testament suppose la mort, puisqu'il n'a aucune force tant que vit le testateur. En sorte que, même la première alliance, n'a pas été inaugurée sans effusion de sang ; car, après que Moïse eut proclamé devant tout le peuple chaque commandement selon la teneur de la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine rouge et de l'hysope, et il aspergea le livre et tout le peuple, en disant : « Ceci est le sang de l'alliance que Dieu vous a imposée ; » puis il aspergea également avec le sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. Et, d'après la loi, presque tout est purifié par du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les copies des choses qui sont dans les cieux sont purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices bien supérieurs à ceux-là. En effet, ce n'est pas dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, que Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de comparaître maintenant devant la face de Dieu pour nous ; et il n'y est pas entré non plus pour s'offrir lui-même souvent en sacrifice, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec un sang étranger ; autrement il aurait fallu qu'il souffrît souvent depuis la fondation du monde, tandis que maintenant, à l'époque de la consommation des siècles, il a été manifesté une seule fois pour anéantir le péché par son sacrifice. Et, en tant qu'il est imposé aux hommes de mourir une seule fois, puis après cela d'être jugés, de même aussi Christ, qui s'est une seule fois offert en sacrifice pour enlever les péchés de plusieurs, se montrera une seconde fois, sans péché, à ceux qui l'attendent avec foi pour être sauvés.
Deuxième lecture
quelques individus venus de Judée endoctrinaient les frères, en disant : « Si vous ne vous faites circoncire selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. » Mais, comme il en résulta une querelle et une discussion assez vive entre Paul et Barnabas et eux, les frères résolurent que Paul, Barnabas et quelques autres d'entre les leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter cette question. Après avoir donc été accompagnés par l'église, ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des Gentils et ils causèrent une grande joie à tous les frères ; arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'église, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Mais quelques membres du parti des pharisiens qui avaient embrassé la foi protestèrent, en disant : « Il faut les circoncire et exiger l'observation de la loi de Moïse. » Et les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner ce sujet ; mais une vive discussion s'étant engagée, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait Son choix parmi vous, pour que ce fût par ma bouche que les Gentils entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné pour eux en leur donnant l'esprit saint comme à nous, et Il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, dans le but de placer sur le col des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? Mais c'est par la grâce du seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux, » Or toute l'assemblée garda le silence ; et ils entendaient Barnabas et Paul raconter tous les miracles et les prodiges que Dieu avait opérés par leur moyen au milieu des Gentils. Mais, après qu'ils se furent tus, Jacques prit la parole, en disant : « Frères, écoutez-moi : Simon vous a raconté comment Dieu a d'abord pris soin de tirer du milieu des Gentils un peuple qui portât Son nom ; et avec ce fait s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit : « Après cela Je reviendrai et Je rebâtirai le tabernacle de Dieu qui est tombé, et Je rebâtirai ses ruines et Je le relèverai, afin que le reste des hommes recherche le Seigneur, ainsi que toute les nations auxquelles est donné Mon nom, dit le Seigneur, qui fait ces choses, » lesquelles sont connues dès longtemps. C'est pourquoi j'estime qu'il ne faut point importuner ceux des Gentils qui se convertissent à Dieu, mais leur écrire pour qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, et de l'impudicité, et de tout animal étouffé, et du sang ; car, dès les temps anciens, Moïse a, dans chaque ville, ses prédicateurs, puisqu'on le lit chaque sabbat dans les synagogues. »
Deuxième lecture
Je t'en adjure devant Dieu, et devant Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, tant au nom de son apparition qu'au nom de son royaume : prêche la parole, insiste à propos et hors de propos, reprends, tance, exhorte avec toute sorte de patience et d'instruction. Car il y aura un moment où ils ne souffriront plus l'enseignement salutaire, mais où, selon leurs propres convoitises, ils se donneront une masse de docteurs, parce que leurs oreilles aiment à être flattées ; et, tandis que, d'un côté, ils les fermeront à la vérité, de l'autre, ils se jetteront dans les fables. Quant à toi, sois modéré à tous égards, endure les souffrances comme un bon soldat de Christ Jésus, fais l'œuvre d'un évangéliste, acquitte-toi parfaitement de ton ministère.
Évangile
Et il commença à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, et il l'entoura d'une clôture, et il creusa un pressoir, et il construisit une tour ; et il l'afferma à des vignerons, et il s'en alla. Et il dépêcha auprès des vignerons au temps voulu un esclave, afin qu'il reçût des vignerons une part de la récolte de la vigne ; et s'étant saisis de lui ils le battirent, et le renvoyèrent les mains vides. Et il dépêcha derechef auprès d'eux un autre esclave, et celui-là ils le frappèrent à la tête et l'outragèrent ; et il en dépêcha un autre, et celui-là ils le tuèrent ; et plusieurs autres, dont ils battirent ceux-ci et tuèrent ceux-là. Il avait encore un seul fils bien-aimé. Il le dépêcha le dernier auprès d'eux, en se disant : Ils respecteront mon fils. Mais ces vignerons se dirent entre eux : « Celui-ci est l'héritier, venez, tuons-le, et l'héritage nous appartiendra. » Et s'étant saisis de lui, ils le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le propriétaire de la vigne ? Il viendra et fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Vous n'avez pas lu non plus ce passage de l'écriture : La pierre que les constructeurs ont rejetée est celle qui est devenue le sommet de l'angle ; c'est par la volonté du Seigneur qu'elle l'est devenue, et il est admirable à nos yeux. Et ils cherchaient à s'emparer de lui, et ils craignirent la foule, (ils avaient en effet compris que c'était contre eux qu'il avait prononcé la parabole), et l'ayant quitté, ils s'en allèrent. Et ils députent auprès de lui quelques-uns des pharisiens et des Hérodiens, afin de le prendre par un mot. Et étant venus ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es véridique, et que tu ne fais pas acception de personnes, car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, mais tu enseignes avec vérité la voie de Dieu. Est-il permis ou non de payer l'impôt à l'empereur ? Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? » Mais lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi me mettez-vous à l'épreuve ? Apportez-moi un denier, afin que je le voie. » Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit : « De qui est cette effigie et cette légende ? » Et ils lui dirent : « De l'empereur. » Et Jésus dit : « Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils s'émerveillaient à son sujet. Surviennent auprès de lui des sadducéens, gens qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, et ils l'interrogeaient en disant : « Maître, Moïse nous a prescrit que, si le frère de quelqu'un vient à mourir et laisse une femme et ne laisse pas d'enfant, son frère prenne sa femme et suscite une postérité à son frère. Il y avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne laissa point de postérité ; et le second la prit, et il mourut sans laisser de postérité ; et le troisième de même ; et les sept n'ont point laissé de postérité ; après eux tous la femme mourut aussi. Lors de la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ? Car les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus leur dit : « Ne vous égarez-vous point parce que vous ne connaissez ni les écritures, ni la puissance de Dieu ? Car lorsqu'ils seront ressuscités des morts, ni les hommes ne prennent des femmes, ni les femmes des maris, mais ils sont comme les anges qui sont dans les cieux. Or, quant à ce que les morts ressuscitent, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson, comment Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; vous êtes dans un grand égarement. » Et l'un des scribes, qui, ayant entendu leur discussion, avait reconnu qu'il leur avait bien répliqué, s'approcha et lui demanda : « Quel commandement est le premier de tous ? » Jésus lui répliqua : « Le premier est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est seul Seigneur ; et, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : « Bien, maître ; tu as dit avec vérité qu'il l'est seul, et qu'il n'y en a point d'autre que Lui, et que L'aimer de tout son cœur, et de. tout son esprit, et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, l'emporte de beaucoup sur tous les holocaustes et les sacrifices. » Et Jésus, voyant qu'il avait répliqué avec sagacité, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger. Et Jésus ayant repris la parole, disait en enseignant dans le temple : « Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? David lui-même a dit par l'esprit saint : Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusques à ce que J'aie mis tes ennemis sous tes pieds. David lui-même l'appelle seigneur ; eh bien, d'où vient qu'il est son fils ? » Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Et il disait dans son enseignement : « Soyez en garde contre les scribes qui aiment à se promener en robes, et les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas. Ceux qui dévorent les maisons des veuves et qui par dissimulation font de longues prières, ceux-là recevront une punition d'autant plus sévère. » Et s'étant assis en face du trésor, il regardait comment la foule jetait de la monnaie dans le trésor, et plusieurs riches en jetaient beaucoup ; et une veuve pauvre étant venue jeta deux pites, ce qui fait un quadrant. Et ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : « En vérité je vous déclare que cette veuve pauvre a jeté plus que tous ceux qui jetaient dans le trésor ; car tous ont jeté de leur superflu, tandis que cette femme a jeté, de son dénuement, tout ce qu'elle avait, toute sa subsistance. »
Prière du soir — deuxième lecture
Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit ; mais examinez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes ont fait irruption dans le monde. Voici à quoi vous reconnaissez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, et tel est celui de l'antechrist, dont vous avez ouï dire qu'il doit venir, et maintenant il est déjà dans le monde. Pour vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Pour eux, ils sont du monde ; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les écoute. Pour nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est à cela que nous reconnaissons l'esprit de vérité et l'esprit d'égarement. Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que l'amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu ; « celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l'amour de Dieu a été manifesté envers nous : c'est que Dieu a envoyé Son fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste cet amour : c'est que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c'est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n'a jamais contemplé Dieu ; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et Son amour est accompli en nous. Voici à quoi nous connaissons que nous demeurons en Lui et Lui en nous : c'est qu'il nous a donné de Son Esprit. Et nous-mêmes nous avons vu, et nous l'attestons, que le Père a envoyé Son fils comme sauveur du monde. Quiconque aura confessé que Jésus-Christ est le fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous-mêmes nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru ; Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Voici comment l'amour est accompli en nous, afin que nous ayons une ferme assurance lors du jour du jugement : c'est que tel qu'est celui-là, tels nous sommes aussi dans ce monde. Il n'y a pas de crainte dans l'amour, mais l'amour accompli chasse la crainte ; car la crainte suppose le châtiment, et celui qui craint n'est pas accompli dans l'amour. Pour nous, nous devons aimer, parce qu'il nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de Lui : c'est que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
Évangile
Or, lorsqu'il vit cette foule, il monta sur la montagne, et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent, et ayant ouvert la bouche, il les instruisait en disant : « Heureux les pauvres d'esprit, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Heureux les affligés, car c'est eux qui seront consolés. Heureux ceux qui sont doux, car c'est eux qui hériteront la terre. « Heureux ceux qui sont affamés et altérés de la justice, car c'est eux qui seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car c'est à eux qu'il sera fait miséricorde. Heureux ceux qui sont purs de cœur, car c'est eux qui verront Dieu. Heureux ceux qui procurent la paix, car c'est eux qui seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux. Vous êtes heureux quand on vous aura injuriés et persécutés, et qu'on aura dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est considérable dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous.
Évangile
Mais si ton frère vient à pécher, va, reprends-le entre toi et lui seul ; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère ; mais s'il ne t'écoute pas, prends encore une ou deux personnes avec toi, afin que sur une déclaration de deux ou trois témoins toute affaire soit décidée. Mais, s'il refuse de les écouter, adresse-toi à l'église, et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. En vérité je vous le déclare, tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. En vérité je vous déclare encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour quoi que ce soit qu'ils aient à demander, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux. »
Évangile
Et il entra de nouveau dans une synagogue, et il se trouvait là un homme ayant la main desséchée. Et ils l'observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et viens ici au milieu. » Et il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de la détruire ? » Mais eux se taisaient. Et ayant porté tout autour de lui ses regards sur eux avec colère, étant vivement attristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : « Étends la main. » Et il l'étendit et sa main fut guérie. Et les pharisiens étant sortis tenaient aussitôt conseil contre lui avec les Hérodiens, afin de le faire mourir. Et Jésus se retira, avec ses disciples vers la mer, et une multitude nombreuse venue de la Galilée le suivit. Et de la Judée, et de Jérusalem, et de l'Idumée, et d'au delà le Jourdain, et des environs de Tyr et de Sidon, une multitude nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait, vint à lui. Et il dit à ses disciples de faire tenir près de lui des barques, à cause de la foule, afin qu'on ne se pressât pas contre lui ; en effet il avait guéri beaucoup de monde, en sorte que tous ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui, afin de le toucher. Et les esprits impurs, quand ils le voyaient, se jetaient à ses pieds et s'écriaient : « Tu es le fils de Dieu. » Et il leur adressait beaucoup de remontrances, pour qu'ils ne le fissent pas connaître. Et il monte sur la montagne, et il appelle à lui ceux qu'il voulait ; et ils vinrent vers lui. Et il en désigna douze, qu'il nomma aussi apôtres, afin qu'ils fussent avec lui, et afin de les envoyer prêcher, en ayant l'autorité de chasser les démons. Et il désigna les douze, et il donna à Simon le nom de Pierre, et Jacques fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il leur donna le nom de Boanerges, qui signifie fils du tonnerre, et André, et Philippe, et Barthélémy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d'Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscarioth, lequel aussi le livra. Et il se rend à la maison, et la foule se réunit de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. Et ceux qui lui tenaient de près l'ayant appris sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu l'esprit. » Et les scribes descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béézéboul, » et : « C'est par le chef des démons qu'il chasse les démons. » Et les ayant appelés à lui, il leur disait sous forme de paraboles : « Comment Satan peut-il chasser Satan ? Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra pas subsister ; et si Satan s'est soulevé contre lui-même et est divisé, il ne peut pas subsister, mais il prend fin. Mais personne ne peut, après être entré dans la maison de l'homme fort, piller ses biens, s'il n'a pas premièrement garrotté l'homme fort, et alors il pillera sa maison. En vérité je vous déclare que tous les péchés et les blasphèmes, qu'ils auront pu proférer, seront pardonnés aux fils des hommes ; mais celui qui aura blasphémé contre l'esprit saint n'a point de pardon à attendre pour l'éternité, mais il est coupable d'un péché éternel. » C'est qu'ils disaient : « Il a un esprit impur. » Et sa mère et ses frères viennent, et se tenant debout dehors ils envoyèrent vers lui pour l'appeler. Et la foule était-assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère et tes frères sont dehors qui te cherchent. » Et il leur réplique : « Qui est ma mère et mes frères ? » Ayant porté ses regards tout alentour sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voilà ma mère et mes frères ; quiconque aura fait les volontés de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)
Les lectures du jour, chaque matin
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