Bosko

Lectures du jour

Les lectures bibliques prévues pour le jour, avec le texte intégral dans votre langue. Suivez chaque matin les lectures quotidiennes de votre tradition, dans l'application Bosko.

Première lecture

Galates 4:21-31

Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne prêtez-vous point l'oreille à la loi ? Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la servante, et un de la femme libre ; mais celui de la servante naquit selon la chair, tandis que celui de la femme libre naquit par l'effet de la promesse. Ce sont là des allégories ; car ces femmes représentent deux alliances : l'une qui vient de la montagne de Sina, et qui engendré pour la servitude, c'est Agar, (or le mot Agar désigne en Arabie le mont Sina) ; mais elle correspond à la Jérusalem actuelle, car celle-ci est dans la servitude avec ses enfants, tandis que la Jérusalem d'en haut est libre ; c'est elle qui est notre mère ; car il est écrit : « Réjouis-toi stérile, qui n'enfantes point ; éclate et crie, toi qui ne ressens pas les douleurs de l'enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme qui a le mari. » Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; mais, de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit, il en est encore ainsi maintenant. Mais que dit l'Écriture ? « Chasse la servante et son fils ; car le fils de la servante n'héritera certainement pas avec le fils de la femme libre. » C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants d'une servante, mais de la femme libre ;

Première lecture

Jérémie 52

Sédécias était âgé de vingt-un ans, quand il devint roi, et il régna onze ans à Jérusalem ; et le nom de sa mère était Hamital, fille de Jérémie de Libna. Et il fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, tout comme avait fait Jéhojakim. A cause de cela l'Éternel fut tellement irrité contre Jérusalem et contre Juda, qu'il les bannit de sa présence. Or Sédécias s'était révolté contre le roi de Babel. Et la neuvième année de son règne, le dixième mois, le dixième jour du mois, Nébucadnézar, roi de Babel, arriva avec toute son armée devant Jérusalem ; et ils l'assiégèrent, et élevèrent des terrasses tout à l'entour. Et la ville fut bloquée jusqu'à la onzième année du roi Sédécias. Au quatrième mois, le neuvième jour du mois, la famine s'empara de la ville, et il n'y avait point de pain pour le peuple du pays. Et la brèche fut faite, et tous les hommes de guerre prirent la fuite, et sortirent de la ville pendant la nuit par la porte qui est entre les deux murs près du jardin du roi : cependant les Chaldéens cernaient la ville, et ils prirent le chemin de la plaine. Mais l'armée des Chaldéens poursuivit le roi, et ils atteignirent Sédécias dans les plaines de Jéricho, et toute son armée se débanda. Et ils se saisirent du roi, et le conduisirent au roi de Babel à Ribla, dans le pays de Hamath ; et celui-ci prononça son jugement. Et le roi de Babel égorgea les fils de Sédécias sous ses yeux, et il égorgea aussi tous les princes de Juda à Ribla. Et il creva les yeux à Sédécias, et le lia avec des chaînes, et le roi de Babel le fit conduire à Babel, où il le tint en prison jusqu'à sa mort. Et le cinquième mois, le dixième jour du mois, (c'était la dix-neuvième année du roi Nébucadnézar, roi de Babel) Nébuzaradan, chef des satellites, ministre du roi à Babel, vint à Jérusalem, et brûla la maison de l'Éternel et la maison du roi et toutes les maisons de Jérusalem ; il brûla par le feu toutes les grandes maisons. Et toute l'armée des Chaldéens qui était avec le chef des satellites, démolit tous les murs de Jérusalem dans toute sa circonférence. Et Nébuzaradan, chef des satellites, emmena [plusieurs] d'entre les petits du peuple, et le reste du peuple laissé dans la ville, et les transfuges qui avaient passé du côté du roi de Babel, et le reste de la multitude. Mais Nébuzaradan, chef des satellites, en laissa d'entre les petits du pays pour être vignerons et laboureurs. Et les Chaldéens brisèrent les colonnes d'airain qui étaient dans la maison de l'Éternel, et les piédestaux et la mer d'airain qui étaient dans la maison de l'Éternel, et ils en transportèrent tout l'airain à Babel. Et les chaudières, et les pelles, et les couteaux, et les fioles, et les coupes, et tous les ustensiles d'airain employés au service, ils les prirent ; et les bassins, et les brasiers, et les plats, et les pots, et les chandeliers, et les coupes et les calices, tout ce qui était d'or et d'argent, le chef des satellites le prit. Les deux colonnes, l'une des mers et les douze taureaux d'airain qui tenaient lieu de piédestal, et qu'avait faits le roi Salomon pour la maison de l'Éternel ; le poids de l'airain de tous ces meubles était immense. Quant aux colonnes ; chaque colonne avait dix-huit coudées de haut, et un cordon de douze coudées l'entourait, et leur épaisseur était de quatre doigts, car elles étaient creuses ; et elles étaient surmontées d'un chapiteau d'airain, et la hauteur d'un chapiteau était de cinq coudées ; il y avait aussi un réseau et des grenades tout autour du chapiteau, le tout d'airain ; il y avait les mêmes choses à l'autre colonne, et les grenades aussi. Et les grenades étaient au nombre de quatre-vingt-seize du côté visible, et toutes les grenades étaient au nombre de cent tout autour du réseau. Et le chef des satellites prit Séraïa, souverain sacrificateur, et Sophonie, sacrificateur en second, et les trois gardes du seuil ; et de la ville il prit un eunuque qui était préposé sur les hommes de guerre, et sept hommes parmi ceux qui voyaient le visage du roi, et qui furent trouvés dans la ville, et le secrétaire, général de l'armée, qui enrôlait le peuple du pays pour l'armée, et soixante hommes du peuple du pays, qui furent trouvés dans la ville ; Nébuzaradan, chef des satellites, les prit et les conduisit au roi de Babel à Ribla. Et le roi de Babel les frappa et les mit à mort à Ribla, dans le pays de Hamath. Et c'est ainsi que Juda fut emmené loin de son pays. C'est ici le peuple que Nébucadnézar emmena : la septième année, trois mille et vingt-trois Juifs ; la dix-huitième année de Nébucadnézar, de Jérusalem, huit cent trente-deux âmes ; la vingt-troisième année de Nébucadnézar, Nébuzaradan, chef des satellites, emmena sept cent quarante-cinq Juifs ; en tout quatre mille six cents âmes. Et la trente-septième année après la déportation de Jéhojachin, roi de Juda, dans le douzième mois, le vingt-cinquième jour du mois, Evilmérodach, roi de Babel, l'année où il devint roi, releva la tête de Jéhojachin, roi de Juda, et le fit sortir de prison ; et il lui dit des paroles de bonté, et plaça son siège au-dessus du siège des rois qui étaient avec lui à Babel, et il lui fit changer ses habits de prisonnier ; et il mangea constamment en sa présence pendant tout le temps de sa vie. Et son entretien lui fut toujours fourni par le roi de Babel, jour par jour, jusqu'au jour de sa mort, tout le temps de sa vie.

Première lecture

Amos 7:10-17

Alors Amatsia, prêtre de Béthel, fit dire à Jéroboam, roi d'Israël : Amos conspire contre toi au sein de la maison d'Israël ; le pays ne peut supporter tous ses discours ; car ainsi a parlé Amos : Jéroboam périra par l'épée, et Israël sera emmené captif loin de son pays. Cependant Amatsia dit à Amos : Voyant, va-t'en, fuis au pays de Juda, et manges-y ton pain et y prophétise ! Mais à Béthel ne prophétise pas davantage, car c'est un sanctuaire royal, et une résidence royale. Alors Amos répondit et dit à Amatsia : Je ne suis point prophète, ni fils de prophète, mais un berger, et je cultive des sycomores ; et l'Éternel m'a fait quitter les troupeaux, et l'Éternel m'a dit : Va prophétiser contre mon peuple d'Israël. Or maintenant, écoute la parole de l'Éternel. Tu dis : « Ne prophétise plus contre Israël, et ne parle plus contre la maison d'Isaac ! » c'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Ta femme sera violée dans la ville, et tes fils et tes filles périront par l'épée, et ton pays sera partagé au cordeau, et toi tu mourras sur une terre impure, et Israël sera emmené captif loin de son pays.

Prière du matin — première lecture

Osée 10

Israël est une vigne développée qui se charge de fruits : plus il a de fruits, plus il bâtit d'autels ; plus son pays est beau, plus il élève de belles statues. Leur cœur s'est partagé ; ils vont en être punis ; Il renversera leurs autels, ravagera leurs statues. Car ils seront réduits à dire : Nous sommes sans roi, car nous n'avons pas craint l'Éternel ; et le roi que peut-il faire pour nous ? Ils prononcent des mots, font des faux serments, concluent des alliances ; aussi leur peine surgira, comme un pavot, dans les sillons des champs. Pour le veau de Bethaven l'habitant de Samarie est dans la crainte ; oui, son peuple prend le deuil pour lui, et ses prêtres tremblent pour lui, à cause de sa gloire, parce qu'elle le quitte. Car en Assyrie on le portera lui-même, comme une offrande au Roi vengeur ; la honte saisira Éphraïm, et Israël rougira du parti qu'il a pris. C'en est fait de Samarie, de son roi, comme d'un ais flottant sur les eaux. Et les hauts lieux de Bethaven, péché d'Israël, seront dévastés ; la ronce et le chardon croîtront sur leurs autels, et ils diront aux montagnes : Recouvrez-nous ! et aux collines : Croulez sur nous ! Dès le temps de Guibha tu as péché, Israël ! Là ils restèrent debout ; la guerre faite à Guibha contre les méchants ne les atteignit pas. A mon gré je les châtierai (et des peuples s'uniront contre eux) les enchaînant à leurs deux crimes. Éphraïm est une génisse dressée, qui aime à fouler le grain ; mais je marcherai sur son beau cou ; j'attellerai Éphraïm, Juda labourera, Jacob hersera. Semez en vue de la justice, et vous aurez une moisson conforme à la piété ! Faites-vous des novales ! Et c'est le temps de chercher l'Éternel, jusqu'à ce qu'il vienne et vous donne une rosée de justice. Vous avez cultivé l'impiété, récolté le mal, mangé le fruit du mensonge ; car tu as eu confiance dans ta voie, dans le nombre de tes guerriers. Aussi un tumulte s'élèvera contre tes peuples, et tous tes forts seront ravagés, comme Betharbel fut ravagée par Salman au jour de la bataille, quand la mère avec ses enfants fut écrasée. Voilà ce que vous produit Béthel à cause de votre extrême méchanceté. Une aurore, et c'en est fait du roi d'Israël !

Épître

2 Corinthiens 10:17-18;11:1-2

Du reste, que celui qui s'enorgueillit s'enorgueillisse dans le Seigneur ; car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même dont on reconnaît le mérite, mais celui que recommande le Seigneur. Puissiez-vous tolérer en moi un peu de déraison ; mais, au fait, vous me tolérez, car j'ai pour vous une jalousie semblable à celle de Dieu ; je vous ai en effet fiancés à un seul mari, qui est Christ, pour lui présenter une vierge chaste ;

Première lecture

Job 18

Et Bildad de Such répondit et dit : Jusques à quand chasserez-vous aux mots ? Prenez du sens, puis nous parlerons ! Pourquoi nous tient-on pour des brutes, sommes-nous stupides à vos yeux ? Toi, qui dans ta fureur te déchires toi-même, la terre à cause de toi sera-t-elle désertée, et le rocher transporté de sa place ? Aussi bien la lumière des impies s'éteint, et la flamme de son feu cesse de briller ; la lumière de sa tente s'éclipse, et sa lampe au-dessus de lui s'éteint ; sa vigoureuse allure s'embarrasse, et il se perd par les mesures qu'il prend ; car ses pieds mêmes le conduisent au piège, et il marche sur des lacs ; le lacet le saisit au talon, et le filet se rend maître de lui ; le sol pour lui recouvre des rêts, et la trappe l'attend sur le sentier. De toutes parts des terreurs l'épouvantent, et le pressent par derrière. Le malheur est avide de lui, et la misère s'apprête à le faire tomber. Il dévore les membres de son corps, il dévore ses membres, le Premier-né de la Mort. Il est arraché de sa tente, sa sécurité, et traîné vers le Roi de l'épouvante. D'autres que les siens viennent habiter sa tente, et le soufre tombe en pluie sur sa demeure ; à ses pieds ses racines sèchent, à son sommet son rameau se flétrit, sa mémoire disparaît du pays, et il n'a plus un nom dans les campagnes ; il est refoulé de la lumière dans la nuit, et banni de la terre ; il n'a dans son peuple ni race, ni lignée, et pas un reste de lui dans ses demeures ; son jour terrifie la postérité, et fait frissonner les contemporains. Ainsi seulement finissent les demeures du méchant, et ainsi le séjour de qui méconnaît Dieu.

Prière du matin — deuxième lecture

Actes 28

Et, quand nous nous fûmes tirés d'affaire, nous reconnûmes que l'île s'appelait Malte ; et les barbares nous montrèrent une humanité plus qu'ordinaire ; car, ayant allumé un feu, ils nous en firent tous approcher à cause de la pluie qui était tout à coup survenue, et à cause du froid. Or Paul ayant saisi un paquet de broussailles et l'ayant mis dans le feu, la chaleur en fit sortir une vipère qui s'attacha à sa main ; mais, lorsque les barbares virent l'animal suspendu à sa main, ils se dirent entre eux : « Certainement cet homme est un meurtrier que la Justice n'a pas voulu laissé vivre, après qu'il est sorti de la mer sain et sauf. » Quant à lui, ayant secoué l'animal dans le feu, il ne ressentait aucun mal, tandis que ces gens s'attendaient à ce qu'il enflerait ou tomberait mort incontinent. Mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d'opinion et dirent que c'était un dieu. Or, dans les environs de ce lieu-là se trouvaient des propriétés appartenant au premier personnage de l'île, appelé Poplius, qui nous fit un bon accueil et nous hébergea amicalement pendant trois jours. Or il advint que le père de Poplius était retenu au lit par des accès de fièvre et par une dyssenterie ; Paul, s'étant rendu auprès de lui, lui imposa les mains après avoir prié et le guérit ; là-dessus tous ceux qui, dans l'île, avaient des infirmités accoururent, et ils étaient guéris ; ils nous rendirent aussi toute sorte d'honneurs, et, quand nous partîmes, ils nous fournirent ce dont nous avions besoin. Ce fut au bout de trois mois que nous partîmes sur un navire d'Alexandrie qui avait hiverné dans l'île et qui portait le signe des Dioscures. Arrivés à Syracuse, nous y restâmes trois jours ; et de là, rangeant la côte, nous vînmes à Rhegio. Le lendemain, un vent du sud s'étant levé, nous arrivâmes en deux jours à Pouzzoles, où nous trouvâmes des frères qui nous pressèrent de rester avec eux sept jours, et c'est ainsi que nous arrivâmes à Rome. De cette dernière ville vinrent à notre rencontre, jusques au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes, des frères qui avaient entendu parler de nous ; leur vue fut pour Paul une occasion de rendre grâces à Dieu et de prendre courage. Lorsque nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de demeurer seul avec le soldat qui le gardait. Cependant, au bout de trois jours, il convoqua les principaux des Juifs, et, quand ils furent réunis, il leur dit : « Frères, moi qui n'avais commis aucun crime, ni contre le peuple, ni contre les coutumes de nos pères, on m'a, de Jérusalem, livré comme prisonnier entre les mains des Romains, qui, après m'avoir interrogé, voulaient m'élargir parce qu'il n'y avait rien en moi qui méritât la mort ; mais, les Juifs s'y étant opposés, j'ai été forcé d'en appeler à l'empereur, sans avoir toutefois l'intention de porter aucune plainte contre ma nation. C'est pourquoi donc je vous ai mandés afin de vous voir et de vous parler, car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte cette chaîne. » Mais ils lui dirent : « Nous n'avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et il n'est venu aucun frère qui ait transmis sur ton compte un rapport ou un bruit défavorable ; mais nous désirons apprendre de toi quelles sont tes opinions, car, quant à cette secte, nous savons qu'elle est partout contredite. » Ayant pris jour avec lui, ils se rendirent en plus grand nombre auprès de lui dans la maison de son hôte, et, du matin jusqu'au soir, il leur exposait, en rendant témoignage, le royaume de Dieu, cherchant à les persuader, d'après la loi de Moïse et les prophètes, de ce qui concerne Jésus. Et les uns se laissaient convaincre par ses paroles, tandis que les autres demeuraient incrédules. Comme ils étaient en désaccord entre eux, ils se séparèrent, après que Paul eut cité une seule autorité : « L'esprit saint a admirablement parlé par Ésaïe le prophète à vos pères, lorsqu'il dit : Va vers ce peuple, et dis : Vous entendrez par l'ouïe et vous ne comprendrez certainement pas, et en voyant vous verrez et vous n'apercevrez certainement pas, car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils ont difficilement ouï avec les oreilles, et ils ont fermé leurs yeux ; de peur qu'ils ne voient avec les yeux et qu'ils n'entendent avec les oreilles, et qu'ils ne comprennent avec le cœur, et qu'ils ne se convertissent, et Je les guérirai. Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux Gentils ; pour eux, certes, ils l'écouteront. » [Et quand il eut ainsi parlé, les Juifs s'en allèrent en ayant entre eux une vive discussion.] Or, il resta deux années entières dans son logement à lui, et il recevait tous ceux qui venaient le voir, prêchant le royaume de Dieu et enseignant, avec une pleine assurance, ce qui concernait le seigneur Jésus-Christ, sans qu'on l'en empêchât.

Psaume responsorial

Psaumes 90

Prière de Moïse, homme de Dieu.Éternel, tu as été notre refuge d'une génération à l'autre génération ; avant que les montagnes fussent enfantées, et que tu eusses engendré la terre et le monde, oui, de l'éternité à l'éternité tu es, ô Dieu. Tu fais rentrer l'homme dans la poudre, et tu dis : « Rentrez-y, enfants des hommes ! » Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier, quand il est passé, et comme une veille dans la nuit. Tu les emportes, ils sont un rêve ; le matin, comme l'herbe, l'homme lève ; le matin il fleurit et lève ; le soir il est tranché, et il sèche. Car nous sommes consumés par ta colère, et par ton courroux nous sommes terrassés. Tu produis nos péchés à ta vue, et nos secrets à la lumière de ta face. Car tous nos jours fuient devant ta fureur, nous perdons nos années, comme une pensée. Les jours de notre vie, ce sont soixante-dix années, et, pour les forts, quatre-vingts années ; et ce qui fait leur orgueil est peine et néant ; car il passe vite, et nous nous envolons. Qui connaît la puissance de ta colère, et mesure ton courroux sur la crainte qui t'est due ? Apprends-nous à faire un tel compte de nos jours, que nous acquérions un cœur sage ! Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?… \ Et prends pitié de tes serviteurs ! Rassasie-nous bientôt de ta grâce, et nous serons triomphants et joyeux durant tous nos jours ! Donne-nous de la joie pour le temps que tu nous affligeas, pour les années où nous connûmes le malheur ! Rends ton action visible à tes serviteurs, et ta majesté à leurs enfants ! Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Et consolide pour nous l'œuvre de nos mains, oui, consolide l'œuvre de nos mains !

Évangile

Matthieu 25:1-13

Alors le royaume des cieux ressemblera à dix vierges qui, après avoir pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Or cinq d'entre elles étaient étourdies, et cinq étaient prudentes. En effet les étourdies, après avoir pris leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles, tandis que les prudentes prirent de l'huile dans leurs burettes avec leurs lampes. Mais comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent, et elles dormaient. Or, au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : « Voici l'époux ! sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges s'éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Or les étourdies dirent aux prudentes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont éteintes ; » mais les prudentes répliquèrent : « Jamais il n'y en aura assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. » Or, pendant qu'elles allaient en acheter, survint l'époux, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui à la noce, et la porte fut fermée. Mais plus tard surviennent aussi les autres vierges disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais il leur répliqua : « En vérité je vous le déclare, je ne vous connais point. » Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour, ni l'heure.

Psaume responsorial

Psaumes 78

Hymne d'Asaph. Mon peuple, écoute mes leçons ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche ! Je vais ouvrir la bouche par des chants, et du passé faire jaillir des sentences. Ce que nous avons entendu et appris, et que nos pères nous ont raconté, nous ne le cèlerons point à leurs enfants, redisant à la race future les louanges de l'Éternel, et sa puissance, et les miracles qu'il fit. Il érigea un témoignage en Jacob, et Il déposa une loi en Israël, qu'il ordonna à nos pères d'enseigner à leurs enfants, pour qu'elle fût connue de l'âge qui suivrait, des enfants qui naîtraient, grandiraient pour la redire à leurs enfants ; afin qu'ils missent en Dieu leur confiance, et n'oubliassent point les œuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements, et ne fussent pas, comme leurs pères, une race réfractaire et rebelle, une race qui n'avait pas un cœur constant, et dont l'âme ne Lui était pas fidèle. Les enfants d'Ephraïm furent des tireurs armés de l'arc, qui tournent le dos au jour du combat. Ils ne gardèrent point l'alliance de Dieu, et refusèrent de suivre ses lois ; et ils oublièrent ses hauts faits et ses miracles, dont Il les rendit témoins. Sous les yeux de leurs pères, Il fit des miracles, dans le pays d'Egypte, aux campagnes de Zoan. Il entrouvrit la mer et les fit passer, et Il fit tenir les eaux comme une digue ; et Il les guidait le jour par la nuée, et toute la nuit, à la clarté de la flamme ; Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme de flots abondants, et Il fit sortir des ruisseaux du rocher, et couler les eaux comme des torrents. Mais ils continuèrent encore à pécher contre Lui, à être rebelles au Très-haut dans le désert. Et ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant d'être nourris selon leur fantaisie ; et ils parlèrent contre Dieu, ils dirent : « Dieu pourra-t-Il dresser une table au désert ? Voici, Il frappa le rocher, et l'eau a ruisselé, et les fleuves ont coulé ; pourra-t-Il aussi donner du pain et fournir de la viande à son peuple ? » Et à l'ouïe de ces propos, l'Éternel s'irrita, et un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils n'avaient pas foi en Dieu, et ne comptaient pas sur son secours. Cependant Il commanda aux nuées d'en haut, et Il ouvrit les portes des Cieux ; et Il fit pleuvoir sur eux la manne pour les nourrir, et Il leur donna le froment céleste ; ils mangèrent chacun le pain des princes ; Il leur envoya de quoi se nourrir à rassasiement. Il fit lever dans le ciel le vent d'Orient, et amena par sa puissance le vent du Midi, et Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et des oiseaux ailés, comme le sable des mers, et Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs habitations. Alors ils mangèrent et se rassasièrent pleinement, Il avait ainsi satisfait leur désir. Ils ne s'étaient pas encore dépris de leur désir, ils avaient encore leur aliment dans leur bouche, que la colère de Dieu s'éleva contre eux, et qu'il fit un massacre parmi leurs hommes forts, et qu'il coucha par terre la jeunesse d'Israël. Néanmoins ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses miracles. Et d'un souffle Il consuma leurs jours, et leurs années par une ruine soudaine. Lorsqu'il les tuait, ils s'enquéraient de Lui, et revenaient, et cherchaient Dieu, et se rappelaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais leurs bouches le trompaient, et leurs langues lui mentaient, et leur cœur ne Lui fut pas fermement uni, et ils ne furent pas fidèles à son alliance. Toutefois, dans sa clémence, Il pardonna le crime et ne les détruisit pas ; et souvent Il contint son courroux, et ne donna pas cours à toute sa colère. Il se souvint donc qu'ils étaient des mortels, un souffle qui s'en va, et ne revient plus. Que de fois ils Lui furent rebelles au désert, et ils L'irritèrent dans la solitude ! Et de nouveau ils tentèrent le Seigneur, et provoquèrent le Saint d'Israël. Ils ne pensaient plus à ce qu'avait fait son bras, le jour où Il les délivra de l'ennemi, lorsque en Egypte Il opéra des prodiges, et des miracles dans les campagnes de Zoan. Il changea ses fleuves en sang, et de leurs eaux ils ne purent plus boire. Parmi eux Il envoya des moucherons qui les dévorèrent, et des grenouilles qui furent leur fléau ; et Il livra leur récolte à l'insecte vorace, et le fruit de leur labeur à la sauterelle. Il fit périr leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les fourmis, et Il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il lança contre eux le feu de sa colère, le courroux, la fureur et l'angoisse, une cohorte d'anges des malheurs. Il donna carrière à son courroux, ne refusa point leur âme à la mort, mais livra leur vie en proie à la peste, et frappa tous les premiers-nés en Egypte, et les prémices de la vigueur dans les tentes de Cham. Il fit ainsi partir son peuple comme des brebis, et le guida comme un troupeau dans le désert, et le mena sûrement, et ils furent sans crainte, et la mer recouvrit leurs adversaires. Et Il les fit arriver dans ses limites saintes, à cette montagne que sa droite conquit ; et devant eux Il chassa les nations, et les leur fit échoir en portion d'héritage, et Il établit dans leurs tentes les tribus d'Israël. Mais, rebelles ils tentèrent Dieu, le Très-haut, et ne gardèrent point ses commandements ; ils furent déserteurs et perfides, comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc trompeur ; ils excitèrent sa colère par leurs hauts-lieux, et sa jalousie par leurs idoles. Dieu l'entendit, et fut irrité, et conçut pour Israël une grande aversion. Alors Il quitta la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes, et Il laissa sa gloire s'en aller captive, et sa majesté tomber aux mains de l'ennemi, et Il livra son peuple à l'épée, et contre son héritage Il fut irrité ; le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent plus chantées ; ses prêtres succombèrent à l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas. Alors, comme celui qui a dormi, le Seigneur s'éveilla, tel que le héros dont le vin avait triomphé ; et Il repoussa ses ennemis, et les chargea d'une honte éternelle. Cependant Il répudia la tente de Joseph, et n'élut point la tribu d'Ephraïm ; et Il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aimait. Et Il affermit son sanctuaire à l'égal des Cieux, à l'égal de la terre, dont Il posa les fondements éternels ; et Il élut David, son serviteur, et le tira des parcs des troupeaux ; Il lui fit quitter les brebis qui allaitent, pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d'Israël, son héritage. Et il en fut le pasteur avec un cœur pur, et d'une main prudente il le conduisit.

Psaume responsorial

Psaumes 92

Cantique pour le jour du repos.Il est beau de louer l'Éternel, et de chanter ton nom, ô Très-haut ! le matin de redire ta faveur, et ta fidélité durant les nuits, aux sons du décachorde et du luth, aux accords de la harpe. Car tu me réjouis, Éternel, par tes hauts faits, et je suis ravi des ouvrages de tes mains. Que tes œuvres sont grandes, ô Éternel, et tes pensées profondes ! L'homme stupide l'ignore, et l'insensé ne le comprend pas. Que les impies lèvent comme la plante, et que tous les méchants fleurissent, c'est pour être détruits à jamais. Et toi, tu es éternellement élevé, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis, Seigneur, voici, tes ennemis périssent, tous ceux qui font le mal, sont dissipés. Mais tu relèves mon front, comme celui des taureaux, je suis arrosé d'une huile nouvelle ; mes adversaires réjouissent mes regards, et la chute de mes méchants ennemis flatte mon oreille. Le juste verdit comme le palmier, il croît comme un cèdre au Liban. Planté dans la maison de l'Éternel, il prospère dans les parvis de notre Dieu, et pousse encore des jets dans la vieillesse même ; il est plein de sève, et son feuillage est épais ; pour proclamer que l'Éternel est juste, qu'il est mon rocher, et ne fait rien d'inique.

Psaume responsorial

Psaumes 91

Assis dans l'asile du Très-haut, on repose à l'ombre du Tout-puissant. Je dis à l'Éternel : O mon refuge et mon fort, ô mon Dieu en qui je me confie ! Oui, Il te dégage des rets de l'oiseleur, de la peste meurtrière ; Il te couvre de ses plumes, et sous ses ailes tu trouves un abri ; sa vérité est un bouclier et un rempart. Tu n'as pas à redouter l'épouvante de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui s'avance dans les ténèbres, ni la contagion qui sévit au milieu du jour. Que mille hommes tombent à ton côté, et des myriades à ta droite, tu es hors des atteintes. De tes yeux seulement tu en es spectateur, et tu assistes à la rétribution des impies. C'est, ô Éternel, que tu es mon refuge ; tu t'es choisi le Très-baut pour appui. Le malheur n'arrive point jusqu'à toi, et la plaie n'approche point ta tente. Car Il donne pour toi l'ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs bras, de peur que ton pied ne heurte contre la pierre, Tu marcheras sur le lion et la vipère, tu fouleras le lionceau et le dragon. « Puisqu'il s'attache à moi, je veux le sauver, le mettre en lieu sûr, puisqu'il connaît mon nom, Il m'invoque, et je l'exauce ; je suis près de lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. De longs jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon secours. »

Prière du soir — première lecture

Osée 11

Quand Israël était enfant, je l'aimai, et de l'Egypte j'appelai mon fils. Quand [mes serviteurs] leur faisaient des appels, ils se détournaient d'eux, aux Baals ils sacrifiaient et aux idoles ils offraient de l'encens. Cependant je menai Éphraïm à la lisière, le soutenant par ses bras ; mais ils ne reconnurent point que je voulais les guérir. Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, je fus pour eux comme quelqu'un qui desserre le joug près de leur bouche, j'étendis la main et leur donnai à manger. Ils ne retourneront pas en Egypte, mais c'est l'Assyrien qui sera leur roi, puisqu'ils ne veulent pas revenir à moi. Et l'épée fondra sur leurs villes, et détruira leurs verrous, et dévorera à cause du parti qu'ils ont pris. Mon peuple s'applique à s'éloigner de moi ; c'est aux lieux très hauts qu'on les convie, mais nul ne s'y élève. Comment dois-je te traiter, Éphraïm ? en agir avec toi, Israël ? Quoi ! dois-je te traiter comme Adma, t'assimiler à Tséboïm ? Mon cœur se retourne en moi, toutes mes compassions s'allument ; je ne donnerai pas suite à l'ardeur de mon courroux ; je ne détruirai pas de nouveau Éphraïm. car je suis Dieu et non pas un homme ! je suis le Saint au milieu de toi, et je ne viens point avec colère. A la fin ils suivront l'Éternel ; comme un lion Il rugira ; car Il rugira, et de l'occident les fils accourront, ils accourront comme des oiseaux de l'Egypte, et comme la colombe du pays d'Assyrie, et je les ferai habiter dans leurs maisons, dit l'Éternel. Éphraïm m'entoure de mensonge, et la maison d'Israël de fraude, et Juda court encore de côtés et d'autres, quoiqu'il ait Dieu, qu'il ait le Saint fidèle.

Deuxième lecture

Philémon 1

Paul, prisonnier de Christ Jésus, et le frère Timothée, au bien-aimé Philémon, notre coopérateur, et à la sœur Apphia, et à Archippe notre compagnon de combat, et à l'église qui se réunit dans ta maison : que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ ! J'adresse à mon Dieu de constantes actions de grâces, en faisant mention de toi dans mes prières, étant instruit de la charité et de la foi que tu témoignes envers le Seigneur Jésus, et envers tous les saints, afin que la communication de ta foi devienne efficace pour Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien. J'ai, en effet, éprouvé une grande joie et une grande consolation à cause de ta charité, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé. C'est pourquoi, quoique j'aie en Christ une assurance assez grande pour t'enjoindre ce qui est convenable au nom de la nécessité, je préfère l'exhortation. C'est dans cet esprit que, comme Paul, âgé, et maintenant en outre prisonnier de Christ Jésus, je t'adresse une exhortation à propos de l'enfant que j'ai engendré dans les chaînes, Onésime, qui t'a été naguère nuisible, mais qui maintenant t'est utile ainsi qu'à moi, et que je t'ai renvoyé, lui, mes propres entrailles, que je voulais retenir auprès de moi, afin que, à ta place, il me rendît service dans les chaînes que je porte pour l'évangile, mais je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que le bien que tu fais ne paraisse point le résultat de la nécessité, mais d'une volonté libre. Peut-être, en effet, n'a-t-il été momentanément séparé de toi, qu'afin que tu le retrouves pour l'éternité, non plus comme un esclave, mais, bien plus qu'un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi surtout, et à bien plus forte raison de toi, soit dans la chair, soit dans le seigneur. Si donc tu me regardes comme étant étroitement uni à toi, accueille-le comme moi-même, et s'il t'a fait quelque tort, ou s'il a contracté envers toi quelque dette, mets-les à mon compte. C'est moi, Paul, qui ai écrit de ma propre main ; c'est moi qui te rembourserai ; pour ne pas te rappeler que c'est aussi de ta propre personne que tu es encore mon débiteur. Oui, frère, c'est moi qui voudrais tirer de toi ce profit dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur en Christ. C'est parce que je compte sur ton obéissance, que je t'ai écrit, sachant que tu feras encore au delà de ce que je demande ; mais en outre prépare-moi un logement, car j'espère que, grâce à vos prières, je vous serai rendu. Epaphras, mon compagnon de captivité, te salue en Christ Jésus, ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes coopérateurs. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !

Deuxième lecture

Hébreux 12

Ainsi donc, nous aussi, puisque nous avons autour de nous une si grande nuée de témoins, après nous être débarrassés de tout ce qui nous alourdit et du péché qui nous enlace si aisément, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les yeux fixés sur Jésus le chef et le consommateur de la foi, lui qui, à cause de la joie qui lui était offerte, a supporté la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a supporté une telle opposition des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne perdiez pas courage en laissant défaillir vos âmes. Vous n'avez pas encore résisté jusques au sang en luttant contre le péché ; et avez-vous oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne te laisse pas non plus défaillir quand tu es repris par Lui, car celui que le Seigneur aime, Il le châtie, et Il fouette même tout fils qu'il reconnaît pour sien » ? Attendez-vous au châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils que son père ne châtie point ? Mais, si vous demeurez exempts du châtiment dont tous ont eu leur part, vous êtes donc des bâtards et non pas des fils. D'ailleurs, nous qui avons pour nous châtier les pères de notre chair, et qui les avons respectés, ne nous soumettrons-nous pas à bien plus forte raison au Père des esprits pour avoir la vie ? Les premiers, en effet, nous châtiaient pendant peu de temps comme bon leur semblait, tandis que Lui le fait pour notre bien, afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment ne paraît pas, au premier moment, être un sujet de joie, mais de tristesse, tandis que plus tard il rapporte à ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. C'est pourquoi restaurez, les mains fatiguées et les genoux défaillants, et faites de droites ornières avec vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se détraque pas, mais bien plutôt se guérisse. Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que par elle le plus grand nombre ne soit souillé ; à ce que personne ne soit impudique, ou profane comme Ésaü qui vendit pour un simple aliment ses droits de premier-né ; vous savez en effet que, plus tard, lorsqu'il voulut recevoir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes, car il ne trouva plus l'occasion de se repentir. Ce n'est pas, en effet, d'un feu tangible et brûlant que vous vous êtes approchés, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles qui fît refuser par ceux qui l'entendirent qu'on leur en adressât une de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : « Si même un animal touche la montagne, il sera lapidé ; » et l'apparition était si effrayante que Moïse dit : « Je suis effrayé et tout tremblant. » Ne vous êtes-vous pas, en effet, approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste, et des myriades dont se compose le grand chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, et du juge qui est le Dieu de tous, et des esprits des justes qui ont été amenés à la perfection, et de Jésus qui est le médiateur d'une nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux qu'Abel ? Prenez garde de ne pas refuser d'écouter Celui qui parle ; car si ceux-là n'échappèrent pas, pour avoir refusé d'écouter Celui qui, sur la terre, rendait des oracles, à combien plus forte raison n'échapperons-nous pas si nous nous détournons de Celui qui en rend du haut des cieux, Lui, dont la voix ébranla alors la terre, tandis que maintenant Il a fait cette promesse : « Une fois encore Je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. » Or les mots « une fois encore » indiquent le changement des choses qui peuvent être ébranlées parce qu'elles ont été faites. C'est pourquoi, comme nous sommes mis en possession d'un royaume inébranlable, soyons pénétrés d'une reconnaissance qui nous fasse rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec vénération et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Deuxième lecture

Actes 16:16-40

Or, il advint, pendant que nous nous acheminions vers le lieu de prière, qu'une certaine servante possédée d'un esprit ventriloque, laquelle procurait à ses maîtres un profit considérable par ses divinations, nous rencontra. Cette femme, se mettant à suivre Paul et nous, s'écriait : « Ces hommes-là sont des serviteurs du Dieu très haut, qui vous annoncent le chemin du salut. » Or elle fit cela pendant plusieurs jours ; mais Paul, importuné, se retourna et dit à l'esprit : « Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle ; » et il sortit au moment même. Et ses maîtres, ayant vu que l'espoir de leur profit s'en était allé, se saisirent de Paul et de Silas, les traînèrent sur la place publique devant les magistrats, et, après les avoir amenés aux préteurs, ils dirent : « Ces hommes-là troublent notre ville ; ce sont des Juifs, et ils proclament des coutumes qu'il ne nous est permis, ni de recevoir, ni de suivre, nous qui sommes Romains. » Et la foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, leur ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu'on les battît de verges ; puis, après leur avoir fait infliger plusieurs coups, ils les jetèrent en prison, en enjoignant au geôlier de les tenir sous bonne garde ; celui-ci, après avoir reçu cette injonction, les jeta dans la prison intérieure et fixa leurs pieds dans les ceps. Or, sur le minuit, Paul et Silas étant en prière, chantaient des hymnes à Dieu, et les prisonniers les entendaient ; mais, tout à coup, il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison en furent ébranlés ; puis toutes les portes s'ouvrirent et les chaînes de tous se détachèrent. Et le geôlier s'étant éveillé, et ayant vu les portes de la prison ouvertes, tira son épée, et il était sur le point de se tuer, croyant que les prisonniers s'étaient enfuis ; mais Paul l'appela à haute voix en disant : « Ne te fais aucun mal ; car nous sommes tous ici. » Et ayant demandé de la lumière, il s'élança et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas, et, les ayant fait sortir, il dit : « Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Et ils lui dirent : « Crois au seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille ; » et ils lui annoncèrent la parole de Dieu, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Et, les ayant pris avec lui à ce moment même de la nuit, il lava leurs plaies, et lui-même fut baptisé immédiatement ainsi que tous les siens ; puis, les ayant conduits chez lui, il leur servit un repas, et il fut tout réjoui d'avoir cru en Dieu avec toute sa famille. Cependant, quand le jour fut venu, les préteurs dépêchèrent leurs licteurs, en disant : « Élargis ces hommes-là. «  Or le geôlier transmit le message à Paul, en disant : « Les préteurs ont envoyé l'ordre de vous élargir ; maintenant donc sortez, et allez en paix. » Mais Paul leur dit : « Après nous avoir fait battre de verges en public, sans jugement, nous qui sommes des Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Non certes ! Mais qu'ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté. «  Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, et ils furent effrayés en apprenant qu'ils étaient Romains, et ils vinrent les apaiser, et, après les avoir fait sortir, ils les prièrent de quitter la ville. Mais, quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent.

Deuxième lecture

2 Timothée 4:19-22

Salue Prisca et Aquilas, et la famille d'Onésiphore ; Eraste est resté à Corinthe ; quant à Trophime, ils l'ont laissé malade à Milet. Tâche de venir avant l'hiver. Euboulos te salue, ainsi que Pudens, et Linus, et Claudia, et tous les frères. Que le seigneur Jésus soit avec ton esprit ! Que la grâce soit avec vous !

Évangile

Marc 15

Et dès le matin, les grands prêtres ayant tenu conseil avec les anciens et les scribes, et le sanhédrin tout entier, après avoir enchaîné Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Et il lui répliqua : « C'est toi qui le dis. » Et les grands prêtres portaient contre lui de nombreuses accusations. Mais Pilate l'interrogeait de nouveau, en disant : « Est-ce que tu ne réponds pas ? Vois de combien de choses ils t'accusent. » Cependant Jésus ne répliqua plus rien, en sorte que Pilate était tout émerveillé. Or il leur accordait lors d'une fête l'élargissement d'un prisonnier, celui qu'ils demandaient ; or le nommé Barabbas se trouvait enchaîné avec les séditieux qui, dans la sédition, avaient commis un meurtre. Et la foule étant montée, commença à réclamer ce qu'il faisait ordinairement pour eux ; et Pilate leur répliqua : « Voulez-vous que je vous élargisse le roi des Juifs ? » Car il savait que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré. Mais les grands prêtres soulevèrent la foule, afin qu'il leur élargît plutôt Barabbas. Or Pilate prenant de nouveau la parole leur disait : « Que ferai-je donc, dites-moi, du roi des Juifs ? » Et ils crièrent derechef : « Crucifie-le. » Mais Pilate leur disait : « Eh ! quel mal a-t-il fait ? » Mais eux crièrent de plus belle : « Crucifie-le. » Or Pilate, voulant satisfaire la foule, leur, accorda l'élargissement de Barabbas, et livra Jésus après l'avoir fait flageller, afin qu'il fût crucifié. Cependant les soldats l'emmenèrent dans l'intérieur de la cour (c'est le prétoire), et ils convoquent toute la cohorte. Et ils le revêtent de pourpre ; et ils le ceignent, après l'avoir tressée, d'une couronne d'épines ; et ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ; » et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et se mettant à genoux ils l'adoraient. Et lorsqu'ils l'eurent bafoué, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses vêtements. Et ils l'emmenèrent pour le crucifier ; et ils mettent en réquisition, comme il passait, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs (le père d'Alexandre et de Rufus), afin qu'il portât sa croix, Et ils le conduisent à l'endroit de Golgotha (qui signifie, étant traduit, endroit du crâne). Et ils lui donnaient du vin parfumé, mais lui ne le prit pas. Et ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Or c'était la troisième heure, et ils le crucifièrent ; et l'inscription de sa sentence portait les mots : Le roi des Juifs. Et avec lui ils crucifièrent deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. [ Et ce passage de l'Écriture a été accompli, qui dit : « Et il a été compté parmi les criminels » ] Et les passants l'injuriaient, en branlant la tête et en disant : « Ohé ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! » De même aussi les grands prêtres, le bafouant entre eux avec les scribes, disaient : « Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Et quand la sixième heure fut venue, des ténèbres survinrent sur la terre entière jusques à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus s'écria en jetant un grand cri : « Eloi ! Eloi ! Lama sabaphthani ? » ce qui signifie, étant traduit : « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? » Et quelques-uns des assistants l'ayant entendu, disaient : « Voyez, il appelle Élie. » Mais quelqu'un étant accouru, et ayant rempli une éponge de vinaigre et l'ayant fixée à un roseau, lui donnait à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie vient le descendre. » Mais Jésus ayant poussé un grand cri expira. Et le rideau du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Mais le centurion, qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré de la sorte, dit : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Or il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles aussi Marie la Magdalène, et Marie mère de Jacques le petit, et la mère de Josès, et Salomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et beaucoup d'autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Et comme le soir était déjà venu (parce que c'était la préparation, c'est-à-dire l'avant-sabbat), arriva Joseph d'Arimathée, sénateur de distinction, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu, et il s'introduisit hardiment auprès de Pilate, et réclama le corps de Jésus. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, et ayant fait appeler le centurion, il lui demanda si déjà il était mort ; et l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph. Et ayant acheté un linceul, il l'enveloppa dans le linceul après l'avoir descendu, et il le déposa dans un sépulcre, qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre contre l'entrée du sépulcre. Or Marie la Magdalène et Marie mère de Josès regardaient où on le mettait.

Prière du soir — deuxième lecture

Jude 1

Judas, esclave de Jésus-Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père et gardés par Jésus-Christ : que la miséricorde, et la paix, et la charité vous soient multipliées ! Bien-aimés, comme j'étais tout occupé du désir de vous écrire sur notre salut commun, j'ai été forcé de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi, qui a été une fois pour toutes transmise aux saints. En effet certains hommes se sont glissés, qui d'avance ont été jadis désignés pour ce jugement : des impies, qui transforment en débauche la grâce de notre Dieu, et qui renient notre seul maître et seigneur, Jésus-Christ. Mais je veux vous rappeler, à vous qui savez tout une fois pour toutes, que Jésus, après avoir tiré le peuple hors du pays d'Egypte, fit, en second lieu, périr ceux qui n'avaient pas cru ; et qu'il retient dans l'obscurité, par des chaînes éternelles, pour le jugement du grand jour, les anges qui n'ont pas conservé leur propre puissance, mais qui ont abandonné leur séjour naturel ; que Sodome et Gomorrhe et les villes circonvoisines, qui, de la même manière, s'étaient livrées à l'impudicité et charnellement adonnées à des unions contre nature, subsistent sous le coup de leur châtiment comme une image du feu éternel. Néanmoins, ces hommes aussi, frappés d'hallucination, d'un côté souillent également la chair, de l'autre méprisent la Seigneurie et calomnient les gloires. Lorsque Michel l'archange, discutant jadis avec le diable, lui disputait le corps de Moïse, il n'osa pas porter contre lui un jugement calomniateur, mais il dit : « Que le Seigneur te réprimande ! » Mais, pour eux, ils calomnient tout ce qu'ils ignorent, tandis que tout ce qu'ils connaissent naturellement comme les animaux privés de raison, c'est par là qu'ils se perdent. Malheur à eux, car ils ont suivi le chemin de Caïn, et ils se sont jetés en vue du gain, dans l'égarement de Balaam, et ils se sont perdus par la rébellion de Coré. Ce sont eux qui sont les écueils dans vos agapes, y faisant effrontément bonne chère, se paissant eux-mêmes : nuages sans eau poussés par les vents ; arbres d'automne privés de fruits, deux fois morts, déracinés ; flots de la mer furieux, rejetant l'écume de leurs propres infamies ; astres errants, auxquels l'obscurité des ténèbres est réservée pour l'éternité. Or, c'est aussi pour eux qu'a prophétisé Enoch, le septième depuis Adam, en disant : « Voici, le Seigneur est venu avec Ses saintes myriades pour porter un jugement contre tous les hommes et pour faire rendre compte à tous les impies de toutes les œuvres d'impiété qu'ils ont commises, et de toutes les paroles insultantes qu'ont proférées contre Lui des pécheurs impies. Ce sont des mécontents qui murmurent sur leur sort ; ils suivent leurs propres convoitises, et leur bouche profère d'orgueilleux, discours ; ils admirent les gens par motif d'utilité. Mais, pour vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qu'ont prononcées d'avance les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ ; car ils vous disaient : « Dans l'époque dernière il y aura des railleurs, qui suivront leurs propres convoitises pleines d'impiété. » Ce sont ceux qui se séparent, hommes animaux qui n'ont pas l'esprit ; mais, pour vous, bien-aimés, vous établissant vous-mêmes sur la base de votre très sainte foi, priant par l'esprit saint, maintenons-nous nous-mêmes dans la charité de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Et quant aux uns, ayez-en pitié ; s'ils hésitent, sauvez-les, en les arrachant du feu ; mais quant aux autres, ayez en pitié avec crainte, vous qui devez haïr, même la tunique souillée par la chair. Or, c'est à Celui qui peut vous préserver de tout faux pas, et vous faire paraître devant Sa gloire irrépréhensibles et pleins d'allégresse, au seul Dieu, notre Sauveur par Jésus-Christ notre seigneur, qu'appartiennent la gloire, la majesté, la force et l'autorité, dès avant toute la durée du temps, et maintenant, et pour tous les siècles. Amen !

Évangile

Matthieu 5:38-48

« Vous avez appris qu'il a été dit : « œil pour œil et dent pour dent. » Eh bien, moi, je vous dis de ne point résister au méchant ; mais quiconque te soufflette sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre ; à celui qui veut t'intenter un procès et prendre ta tunique, abandonne-lui aussi le manteau ; et quiconque te mettra en réquisition pour un mille, fais-en deux avec lui. Donne à qui te demande, et ne repousse pas celui qui veut emprunter de toi. « Vous avez appris qu'il a été dit : « Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux, car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en avez-vous ? Est-ce que les publicains aussi ne font pas la même chose ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Est-ce que les païens aussi ne font pas la même chose ? Pour vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Évangile

Matthieu 19:13-15

Alors on lui amena de petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et qu'il priât ; mais les disciples leur en firent des remontrances. Or Jésus dit : « Laissez ces petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux. » Puis, après leur avoir imposé les mains, il partit de là.

Évangile

Marc 6

Et il sortit de là. Et le sabbat étant venu, il commença à enseigner dans la synagogue, et le plus grand nombre étaient stupéfaits en l'entendant, et ils disaient : « D'où viennent à celui-ci ces choses ? » et : « Qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée, et les miracles de cette espèce qui se font par ses mains ? Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Josès et de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur dit : « Ce n'est que dans sa patrie, et parmi ses parents, et dans sa famille, qu'un prophète est méprisé. » Et il ne pouvait faire là aucun miracle, sauf qu'ayant imposé les mains à quelques infirmes, il les guérit ; et il s'émerveilla de leur incrédulité. Et il appelle à lui les douze, et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, sauf un bâton seulement, point de pain, ni de besace, ni de monnaie dans la ceinture, mais de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques. Et il leur disait : « Partout où vous serez entrés dans une maison, restez-y jusques à ce que vous sortiez de là ; et l'endroit qui ne vous aura pas reçus, et où l'on ne vous aura pas écoutés, secouez en sortant de là la poussière qui est sous vos pieds pour leur servir de témoignage. » Et étant partis ils prêchèrent qu'on eût à se repentir, et ils chassaient plusieurs démons, et ils oignaient d'huile plusieurs malades, et ils les guérissaient. Et le roi Hérode ouït parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et on disait : « Jean le baptiseur est ressuscité des morts, et c'est pourquoi les miracles s'opèrent par lui ; » mais d'autres disaient : « C'est Élie ; » tandis que d'autres disaient : « C'est un prophète comme l'un des prophètes. » Mais Hérode en ayant ouï parler, disait : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité. » En effet Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean, et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodias femme de Philippe son frère ; car il l'avait épousée, et Jean disait à Hérode : « Il ne t'est pas permis de posséder la femme de ton frère. » Mais Hérodias lui en gardait rancune, et elle voulait le faire mourir, et elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean ; sachant que c'était un homme juste et saint, il le protégeait ; et après l'avoir entendu, il était souvent inquiet, et il l'écoutait volontiers. Et un jour propice étant survenu, auquel Hérode, pour la fête anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux généraux, et aux principaux de la Galilée, et sa fille Hérodias étant entrée et ayant dansé, elle plut à Hérode et aux convives. Or le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il lui dit avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Et étant sortie, elle dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Et elle lui dit : « La tête de Jean le baptiseur. » Et étant aussitôt rentrée avec empressement auprès du roi, elle lui adressa sa demande en disant : « Je veux que tu me donnes immédiatement sur un plat la tête de Jean le baptiseur. » Et le roi devenu tout triste, ne voulut pas, à cause de ses serments et des convives, lui manquer de parole ; et aussitôt le roi expédia un de ses gardes, avec l'ordre de rapporter sa tête ; et étant parti il le décapita dans la prison, et rapporta sa tête sur un plat, et il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Et ses disciples l'ayant appris vinrent et enlevèrent son cadavre, et ils le placèrent dans un tombeau. Et les apôtres se réunirent auprès de Jésus, et ils lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné. Et il leur dit : « Venez, vous seuls, dans un lieu désert à l'écart, et reposez-vous un peu. » En effet les allants et venants étaient nombreux, et ils n'avaient pas même le loisir de manger. Et ils s'en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l'écart. Et on les vit partir, et plusieurs les reconnurent, et ils accoururent là à pied de toutes les villes, et ils les devancèrent. Et lorsqu'il aborda, il vit une foule nombreuse, et il fut ému de compassion envers eux, car ils étaient comme des brebis qui n'ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. Et comme l'heure était déjà fort avancée, ses disciples s'étant approchés de lui disaient : « Ce lieu est désert, et l'heure est déjà fort avancée, renvoie-les, afin qu'ils aillent dans les campagnes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. » Mais il leur répliqua : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils lui disent : « Allons acheter pour deux cents deniers de pains, et donnons-leur à manger ! » Mais il leur dit : « Combien avez-vous de pains ? Allez le voir. » Et après s'en être assurés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Et il leur ordonna que tout le monde s'assît, groupes par groupes, sur l'herbe verte ; et ils s'étendirent bandes par bandes de cent et de cinquante. Et après avoir pris les cinq pains et les deux poissons, il prononça, en levant les yeux vers le ciel, une bénédiction ; puis il rompit les pains, et il les donnait aux disciples, afin qu'ils les leur offrissent ; et il distribua à tous les deux poissons. Et tous mangèrent et furent rassasiés ; et on emporta des morceaux de quoi remplir douze corbeilles, ainsi que des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Et aussitôt il contraignit ses disciples à monter dans la barque et à passer les premiers sur l'autre rive, vers Bethsaïda, jusques à ce que lui-même eût renvoyé la foule. Et après les avoir congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Et le soir étant venu, la barque se trouvait au milieu de la mer, et lui-même était seul à terre. Et les ayant vus battus par les flots, pendant qu'ils ramaient, car le vent leur était contraire, il vient vers eux à la quatrième veille de la nuit, en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. Mais eux, en le voyant marcher sur la mer, s'imaginèrent que c'était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés ; mais aussitôt il leur parla et leur dit : « Courage, c'est moi, n'ayez pas peur ? » Et il monta auprès d'eux dans la barque, et le vent tomba. Et ils ressentirent en eux-mêmes une grande stupéfaction ; car ils n'avaient pas compris l'affaire des pains, mais leur cœur était endurci. Et ayant achevé leur traversée, ils touchèrent terre à Gennèsareth, et ils abordèrent. Et lorsqu'ils furent sortis de la barque, aussitôt qu'on l'eut reconnu, on parcourut toute cette contrée-là, et on se mit à transporter les malades sur leurs couchettes, partout où on entendait dire qu'il se trouvait. Et partout où il entrait dans les villages, ou dans les villes, ou dans les campagnes, on déposait les malades dans les places publiques, et on le sollicitait afin qu'ils pussent toucher, ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchèrent étaient guéris.

Un plan quotidien qui parcourt la Bible en continu. Le texte de la Bible est dans le domaine public. (Perret-Gentil et Rilliet 1899)

Les lectures du jour, chaque matin

Dans Bosko, les lectures du jour vous attendent chaque matin : marquez chacune comme lue pour ne jamais perdre le fil, lisez-les dans l'une des 30 traductions et prenez le temps d'une courte méditation. Les lectures quotidiennes de votre tradition, suivies et toujours dans votre poche.